Catégorie : Afrique de l’ouest

  • Londres: 339.000 euros pour Tutu, la ‘Mona Lisa’ nigériane

    Londres: 339.000 euros pour Tutu, la ‘Mona Lisa’ nigériane

    Le portrait d’une princesse réalisé par l’artiste Ben Enwonwu en 1974, un tableau qui a atteint un statut presque mythique au Nigéria, perdu il y a  des décennies a été découvert dans un appartement du nord de Londres.

    Giles Peppiatt, le directeur de l’art africain moderne à la maison d’enchères Bonhams qui a fait la découverte a annoncé que le tableau sera vendu aux enchères « Africa Now » de Bonhams à Londres le 28 février. Pour la première fois, la vente aux enchères sera également diffusée à Lagos, ce qui permet aux collectionneurs nigérians de soumissionner pour cette pièce de l’histoire culturelle.

    Le prix estimé de sa vente est compris entre 200 000 et 300 000 de livres sterling (226.000 à 339.000 euros). S’il dépasse la limite supérieure, il établira un nouveau record pour un artiste nigérian moderne.

    Toutefois, pour l’écrivain romancier Ben Okri, sa valeur est plus que financière. « Ça nous donne un aperçu d’une importante recomposition africaine de l’art du portrait ». Selon lui, les peintres africains n’ont « jamais eu » l’attention méritée, « c’est l’œuvre parfaite pour commencer » à se demander pourquoi.

    Giles Peppiatt reste optimiste sur la vente de cette œuvre et pense que c’est probablement le tableau le plus célèbre à sortir d’Afrique. « Son apparition sur le marché est un événement important et nous nous attendons à ce qu’il suscite un énorme intérêt », a déclaré celui-ci, qui a indiqué avoir l’habitude de recevoir un appel environ toutes les huit semaines de quelqu’un qui croyait avoir le vrai Tutu.

    Tutu, l’histoire d’un tableau mythique

    Si la semaine dernière l’information sur la trouvaille de l’œuvre d’art le plus connu au Nigeria a fait écho, cela fait bien longtemps que la pièce originale n’a pas été retrouvée. Quoique dans nombre de maisons au Nigeria, il n’est pas rare de voir des copies du chef-d’œuvre accrochées aux murs.

    En effet, Tutu, le portrait de la princesse royale Ife Adetutu Ademiluyi que l’écrivain Ben Okri surnomme la Mona Lisa africaine, a été retrouvé dans un appartement londonien dans la maison d’une famille « parfaitement ordinaire », a déclaré Giles Peppiatt. Jusqu’alors, dans le monde de l’art on considérait cette œuvre comme perdue.

    Selon l’histoire, la princesse aurait rencontré l’artiste Enwonwu durant l’été 1973 et lui aurait demandé de peindre son portrait. Elle était une princesse royale d’Ife, une ancienne ville du sud-ouest du Nigeria considérée comme la maison ancestrale du deuxième groupe ethnique du pays. Cette représentation de la princesse Enwonwu est devenue un symbole de la réconciliation nigériane après la guerre pour l’indépendance du Biafra.

    Les propriétaires du tableau, qui ont demandé à rester anonymes, ont hérité de la peinture de leur père et « n’avaient pas la moindre idée ». C’était un original jusqu’à ce que Peppiatt confirme son authenticité. Jusque aujourd’hui, des 3 portraits, deux sont toujours non trouvés.

  • Basket-ball: Massaï Ujiri, un Nigerian au sommet de la NBA américain

    Basket-ball: Massaï Ujiri, un Nigerian au sommet de la NBA américain

    Âgé de 48 ans, Masai Ujiri est l’une des fiertés de la diaspora africaine aux États-Unis. S’il reste très connu, Massaï Ujiri n’oublie pas ses origines. Rappelant ses débuts dans le football au Nigéria avant de finalement préférer le Basket-ball. Il est surtout impressionné par le parcours de son compatriote Hakeem Olajuwon connu le premier africain à avoir évolué dans la NBA. Au Nigéria, Massai Ujiri joue du basket, entraine une équipe de Basket-ball avant de nourrir d’autres rêves.

    C’est alors qu’il décide d’émigrer aux États-Unis. Sur ses nouvelles terres, Massai Ujiri joue au Bismarck College avant d’être transféré à la Montana State University Billings. Il s’illustre et joue notamment en Europe. Avant de devenir entre 2003 et 2007 recruteur des Nuggets de Denver.

    Le Nigérian rejoint ensuite les Raptors de Toronto et occupe le poste de directeur de recrutement. Durant deux ans, soit de 2008 à 2010, Masai Majiri manage les Raptors et retourne finalement chez les Nuggets. Deux ans après, Denver réalise une saison fantastique et Massaï Ujiri est nommé meilleur dirigeant de NBA. Ce succès sera de courte durée pour les Nuggets qui sont très vite éliminés dans les playoffs.

    Parrain des camps de basket-ball au Nigéria

    Massaï Ujiri est depuis redevenu manager général des Raptors en 2013 suite à un contrat de 15 millions de dollars échelonné sur cinq ans. Le Nigérian s’occupe en parallèle des relations Afrique du programme de la NBA pour le Basket-ball en Afrique. Dans son pays d’origine, il parraine des camps de Basket-ball nigérians. Massai Ujiri participe à la formation de jeunes passionnés de Basket-ball. Des talents qui ont déjà eu la chance de faire des tests aux États-Unis et de poursuivre leur formation dans des clubs américains.

    Le responsable des Nuggets reste à ce jour l’un des défenseurs de son continent d’origine. Il a par exemple récemment peu apprécié les propos du président américain Donald Trump sur Haïti et les pays africains. Il a déclaré ne pas trouver ces propos « justes ». « Je ne pense pas que ce soit ce qui peut inspirer le leadership. Je suis fier d’être africain, d’avoir grandi dans un shithole », a-t-il affirmé.

     

  • Afrique: ces artistes talentueux morts en début d’une carrière brillante

    Afrique: ces artistes talentueux morts en début d’une carrière brillante

    Ils sont jeunes et ont malgré leur âge connu la célébrité. La scène musicale a en effet eu de brillants artistes qui ont vu leur carrière s’arrêter de façon tragique. Des étoiles qui sont parties tragiquement par maladie ou par accident de circulation. Afrotribune vous présente un top 8 d’artistes africains partis trop tôt.

    Ebony Reigns (Ghana)

    Image result for ebony Reigns

    Carrière courte, mais remarquable. Cette « étoile filante » est née en 1997. Celle qui a rendu l’âme le 9 février dernier était connue pour son style vestimentaire captivant et unique. Critiquée parfois sur cet aspect, Ebony Reigns n’a jamais voulu se départir de ce qu’elle considérait comme faisant partie d’elle. De son vrai nom, Priscilla Opoku-Kwarteng, la chanteuse d’afro-beat et de dance-hall est connue dans son pays et à l’étranger pour des chansons comme « Sponsor », « Dancefloor » et « Kupe ».

    Terry Bonchaka (Ghana)

    Artiste talentueux, il a été également fauché à la fleur de l’âge. Malgré son jeune âge, Terrence Nii Okang Mensah Adjetey était considéré dans les années 2000 parmi les meilleurs artistes. Né en 1982, c’est en octobre 2003 qu’il a rendu l’âme après un accident tragique intervenu alors qu’il revenait d’un concert. Ses chansons phares sont « Ghana Ladies » et « Pulele ».

    Cynthia Akudo Jonah dit Cynthomania (Nigeria)

    Image result for Cynthia Akudo Jonah Cynthomania

    Cette Nigériane était l’un des talents prometteurs de sa génération. De son vrai nom, Cynthia Akudo Jonah s’apprêtait à sortir son premier album avant de tomber malade. Celle qui a collaboré avec d’autres artistes connus de son pays est connue pour des chansons comme « Imo State Ebeano ». C’est en juin 2014 que Cynthomania a rendu l’âme, emportée par sa maladie.

    Carlton Williams Bongo Juma dit K- Rupt (Kenya)

    Au Kenya, ses chansons continuent d’être fredonnées. Les plus connues sont « Changamshwa », « Tukawake » ou encore « Chacha ». Il a été tué par balle alors qu’il se rendait à un concert. Sa voiture a été volée par des gangs qui se sont débarrassés de son corps. K-Rupt avait 24 ans.

    Oladapo Olaitan Olaonipekun dit DaGrin (Nigeria)

    Related image

    Fauché à 22 ans en avril 2010, DaGrin pouvait rapper en anglais et en yorouba avec une aisance qui lui était propre. C’est en 2010 qu’il remporte dans son pays l’Award de 2010 du meilleur album de rap. Avec ses chansons « Kondo », « Pon Pon Pon », DaGrin a eu des collaborations avec d’autres artistes célèbres de la scène musicale nigériane.

    Issah Mmari Wangui dit E-Sir (Kenya)

    Image result for Issah Mmari Wangui

    Un accident de route aura également eu raison de cet excellent rappeur. En 2001 avec sa chanson « Jo », E-Sir reçoit les honneurs de tous les mélomanes kenyans. Issah Mmari Wangui de son vrai nom est né en 1981 aura eu une brève carrière. Des chansons immortelles comme « Mos Mos », « Boomba Train » et « Hamunitishi ». Des prix remportés au Music Awards en 2003. Puis un décès qui survient la même année.

    Kefee Obareki Don Momoh (Nigeria)

    Image result for Kefee Obareki Don Momoh

    Chanteuse, compositrice. Obareki Don Momoh, plus connue sous le nom de Kefee, avait un talent hors-norme. Cela lui a valu le prix de chanteuse nigériane de gospel féminin. Née en 1980, c’est grâce à son album « Trip » qu’elle s’est fait connaître sur la scène musicale. Suivra également un second album dénommé « Branama ». Récompensée par l’ONU avec le prix des jeunes ambassadeurs pour la paix en 2009, Kefee est morte cinq ans après à cause d’une maladie pulmonaire.

    Sharon Wangwe (Lady S) (Kenya)

    Le 3 septembre 2007, le Kenya a perdu une rappeuse talentueuse. Sharon Wangwe qui était plus connue sous le nom de Lady S n’est pas sortie indemne d’un accident de voiture. La chanteuse avait embrassé l’univers musical en hommage à son père artiste mort alors qu’elle avait 17 ans. Ses chansons « Ukimwona » et « Mighty King » continuent malgré tout de résonner.

  • Au Ghana, AgroCenta entame l’aventure du commerce équitable

    Au Ghana, AgroCenta entame l’aventure du commerce équitable

    L’agriculture, épine dorsale de l’économie du Ghana, a connu ces dernières années un déclin général en raison d’un certain nombre de facteurs qui nécessitent de nouvelles stratégies de promotion du secteur. Pour combler cette attente, une startup croit avoir la solution aux différents défis : AgroCenta.

    Francis Obirikorang, cofondateur de la startup, pense que les petits producteurs agricoles ghanéens souffrent d’achats abusifs d’intermédiaires, qui achètent leurs produits à des prix très bas pour les revendre à des prix exorbitants dans les centres urbains.

    Fondée en 2015, par deux jeunes Ghanéens (Francis Obirikorang et Michael K. Ocansey), AgroCenta est une startup qui s’attaque à ce problème réel. L’idée d’AgroCenta est de créer une plateforme de vente en ligne qui relie directement les petits agriculteurs à un marché en ligne, dont la taille géographique est plus large, pour écouler leurs productions. Et ce, plutôt que par le biais d’intermédiaires « coupe-profits ».

    « C’est là que les agriculteurs sont en mesure de tirer parti de leurs produits et de les vendre à des prix très compétitifs en fonction des informations dont ils disposent » est convaincu Francis Obirikorang.

    Un mécanisme simple

    Les services d’AgroCenta comprennent une plateforme de liaison commerciale (AgroTrade) reliant directement les agriculteurs aux acheteurs et supprimant les achats abusifs ; TruckR qui est un camion qui aide pour le transport des produits et AgroPay, qui est une plateforme d’inclusion financière pour les petits agriculteurs ruraux non bancarisés.

    « Une fois qu’un agriculteur reçoit des offres d’acheteurs intéressés, le problème de la logistique et du transport sont plus faciles à résoudre grâce à la solution TrucKR d’AgroCent. TrucKR permet aux petits producteurs de n’importe quel village reculé du Ghana d’accéder aux camions en un clic. Vous pouvez l’appeler l’Uber pour les camions. AgroCenta change la vie même de ceux-ci en utilisant la technologie pour résoudre les problèmes qu’ils rencontrent dans l’agriculture » explique les concepteurs.

    Depuis sa création, les promoteurs sont fiers aujourd’hui du résulta eu. « Les achats exploitables ont été réduits au strict minimum puisque les agriculteurs contrôlent la vente de leurs produits à des prix qui leur sont favorables », peut-on lire sur leur plateforme. En effet, bien que la solution proposée soit rentable, elle permet aussi également aux petits exploitants de produire davantage sans craindre de perdre des produits par manque d’acheteurs.

    Selon les informations communiquées par Agrocenta en fin d’année 2017, près de 7 000 petits exploitants agricoles ont déjà adhéré à ce service, ce qui représente un impact considérable qui rend son modèle digne d’être reproduit dans d’autres parties du pays.

    L’entreprise fait également parvenir à ses abonnés en temps opportun des informations sur le marché tel que les prix des produits entre autres dans les formats texte et voix dans leurs langues locales, afin de leur permettre de prendre des décisions d’information en fonction des changements.

    Pour soutenir le modèle géré par AgroCenta, l’entreprise facture aux acheteurs ce qu’elle appelle le « coût de transaction », en tant que paiement pour la commodité qu’elle offre.

    Actuellement, la startup recherche à établir un partenariat avec le gouvernement et d’autres agences du secteur privé pour intensifier ses travaux. Elle ambitionne par ailleurs s’étendre à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest à l’horizon 2020.

  • Top 5 des multimillionnaires sénégalais les plus discrets

    Top 5 des multimillionnaires sénégalais les plus discrets

    Si l’économie du Sénégal ces dernières années présente une perspective reluisante, les rapports sur l’état de finance dans ce pays ont déjà achevé de convaincre que ce pays est un pays pauvre.

    Sur une population de 14 millions d’habitants, près de la moitié tombe sous le seuil de pauvreté de 50 dollars par an. Toutefois, dans cette écrasante pauvreté, certains entrepreneurs sénégalais ont pu tirer leur épingle du jeu pour construire des entreprises au demeurant prospères. Voici 5 entrepreneurs sénégalais multimillionnaires qui possèdent des entreprises dont les revenus annuels dépassent 100 millions de dollars.

    Abdoulaye Diao, le pétrolier

    Dans son pays, Abdoulaye Dio, 71 ans, est présenté comme « un surdoué aux talents multiples ». D’un passé d’étudiant brillant, l’homme est désormais à la tête d’une des plus grandes fortunes en Afrique francophone.

    En effet, c’est depuis 1987 que le richissime Sénégalais Abdoulaye Diao a fondé l’International Trading Oil and Commodities Corporation (ITOC SA), une entreprise pétrolière. L’ITOC exploite du pétrole brut ainsi que de l’essence, du GPL et du carburéacteur. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 600 millions de dollars.

    Yerim Sow, l’investisseur

    Yerim Sow est le fils du légendaire magnat de la construction sénégalais Aliou Sow, décédé en août dernier.

    Fondateur du Teyliom Group, une société d’investissement, le succès de cette entreprise lui fait acquérir avec un vaste portefeuille qui comprend des hôtels de luxe comme Radisson Blu Dakar, Noom, Seen et Yaas ainsi qu’une banque commerciale, Bridge Bank. Il détient également 7% de participation de MTN Côte d’Ivoire. A 51ans, sa fortune est étiquetée comme l’une des plus importantes au Sénégal.

    Mohammed Choubassi & Famille, biens de consommation

    Mohammed Choubassi et ses frères ont misé sur une brasserie dans un pays musulman. L’investissement a porté ses fruits.

    En effet, cette famille possède SEBO, la deuxième plus grande brasserie du Sénégal avec une part estimée à 30% du marché de la bière. Mais l’empire des affaires de Choubassi ne se limite pas là. La famille gère également Sofiex, un fabricant et distributeur de pâtes, de produits laitiers et d’aliments congelés. La société a des revenus annuels estimés à plus de 220 millions de dollars.

    Kabirou Mbodje, Transfert d’argent

    L’entrepreneur sénégalais de 53 ans est le fondateur et actionnaire majoritaire de Wari, le service de transfert d’argent le plus populaire au Sénégal.

    Wari, entreprise que le Sénégalais a fondée en 2008, surpasse dans son pays les géants internationaux du transfert d’argent tels que Moneygram et Western Union. Wari opère désormais à partir de plus de 20 000 points de vente à travers le Sénégal et 500 000 dans le monde. La société compte plus de 300 employés et opère dans 60 pays. L’année dernière, Wari a eu des revenus de plus de 150 millions de dollars.

    Ameth Amar, Nourriture

    Ameth Amar, 66 ans, est un milliardaire sénégalais à la discrétion légendaire. Il est l’un des chefs d’entreprise les plus influents du Sénégal.

    En 1996, il fonde la nouvelle minoterie africaine, Nma Sanders, une entreprise industrielle sénégalaise qui produit de la farine de blé, des aliments pour bétail, de la volaille, des aliments pour poissons et des pâtes alimentaires. Les revenus annuels dépassent 130 millions de dollars et l’entreprise emploie plus de 400 personnes.

  • Nigeria: une startup lève 1 million de dollars pour connecter les paysans

    Nigeria: une startup lève 1 million de dollars pour connecter les paysans

    L’introduction de petits producteurs agricoles nigérians aux moyens limités sur un marché plus large, a permis à la nouvelle start-up Farmcrowdy de bénéficier d’un million de dollars auprès d’investisseurs tels que Techstars, Cox Ventures et Social Capital.

    Au Nigeria, la possibilité que plus de Nigérians de classe moyenne puissent s’impliquer dans l’agriculture gagne la conviction des investisseurs et fait le succès de la tech-startup Farmcrowdy. Cette plateforme numérique agritech révolutionne le secteur agricole local en connectant les petits producteurs agricoles aux sponsors nigérians de la région, des États-Unis et du Royaume-Uni pour investissement.

    Lancée en novembre 2016, la startup n’a cessé de gagner en popularité et en intérêt international. En août 2017, Farmcrowdy est devenue la première startup africaine acceptée dans le programme accélérateur de Techstars Atlanta.

    Le modèle de crowdfarming de la startup permet aux Nigérians de parrainer des fermes existantes (les cultures comprennent le manioc, le maïs, le riz et les fèves de soja) avec une somme comprise entre 260 et 790 dollars. En retour, lors de la récolte, les bailleurs agricoles gagnent entre 9 % et 25 % de profit sur leur investissement initial.

    Cette injection de capitaux permet aux agriculteurs de cultiver de plus grandes terres agricoles afin de se développer plus rapidement. La proposition de Farmcrowdy a vu 1 000 commanditaires agricoles depuis son lancement, et la startup a maintenant construit un réseau de plus de 3 000 agriculteurs.

    Des problèmes complexes aux marchés numériques

    L’application offre aux sponsors de « Farm Shop » des opportunités agricoles filtrées par type de produit, le montant du financement, la durée du contrat, et les rendements attendus sur un investissement. Les profils comprennent des détails sur ce que le parrainage finance (intrants agricoles, conseils techniques ou soutien logistique) pour atteindre les rendements. Les cultures courantes sont le manioc, le soja et le riz. Via la même plateforme, les investisseurs peuvent suivre la performance de leurs placements.

    « Ce qui différencie Farmcrowdy des autres plateformes, c’est qu’il transforme un problème complexe en marché numérique », a déclaré Onyeka Akumah, PDG de Farmcrowdy, lors d’une interview dans le média local. Et d’expliquer, « nous prenons en charge le financement des agriculteurs, la formation des agriculteurs, en fournissant le marché pour les agriculteurs à vendre. Nous nous occupons de la logistique pour mettre les récoltes agricoles sur le marché et nous assurer que les agriculteurs obtiennent un rendement décent à la fin de leur cycle ».

    En réalité, farmcrowdy sélectionne des fermes à petite échelle dans tout le Nigéria et travaille avec des partenaires tels que Syngenta et l’Institut international d’agriculture tropicale d’Afrique pour élaborer des programmes de parrainage afin de leur fournir une expertise. Puisqu’un grand problème, selon Akumah, est que beaucoup de fermes n’ont pas les intrants nécessaires pour atteindre le plein potentiel de récolte de leurs parcelles.

    Perspectives

    Image result for agriculture in Nigeria

    Le modèle de revenu de Farmcrowdy fonctionne sur un système principal de distribution selon le quota de 40 % pour les sponsors, 40 % pour les agriculteurs, et 20 pour cent pour Farmcrowdy.

    Selon les ambitions de Farmcrowdy, la startup utilisera son nouveau financement pour étendre ses opérations dans à 20 États nigérians (elle opère actuellement dans huit états) et ajoutera 4 000 agriculteurs à son réseau.

    Le PDG de Farmcrowdy, Onyeka Akumah, considère que le potentiel de revenus pour l’agriculture au Nigeria est « aussi important », en notant la taille et la croissance du pays. « Le Nigeria compte 186 millions de personnes et devrait devenir le troisième plus grand pays du monde au cours des 30 prochaines années. Toutes ces personnes vont avoir besoin de nourriture pour manger », croit-il.

  • Liberté humaine : l’Ile Maurice et le Cap-Vert champions en Afrique

    Liberté humaine : l’Ile Maurice et le Cap-Vert champions en Afrique

    La publication du dernier indice de liberté humaine révèle que l’Afrique du Nord est la région la moins libre du continent. La Libye, l’Égypte et l’Algérie ont des scores de liberté inférieurs à ceux de n’importe quel pays subsaharien. Les pays africains qui promeuvent le mieux la liberté humaine sont l’Ile Maurice, les Seychelles et le Cap-Vert. Précisons que l’indice de liberté humaine est basé sur des critères qui mesurent la liberté économique et personnelle dans 159 pays du monde.

    Ce nouveau classement ne prend pas en compte l’Érythrée, la Somalie et les deux Soudan, pays dans lesquels les conditions de vie restent difficiles avec des libertés toujours menacées. Selon l’indice, la Libye est l’un des pays les moins libres du monde. Le pays est classé 158e. Depuis 2011 la Libye vit des affrontements entre mouvements armés. L’absence de l’État a renforcé la violation des libertés humaines comme c’était le cas au temps de Mouammar Kadhafi. La Libye est d’ailleurs devenue un marché d’esclaves.

    Dans ce nouveau classement, la République démocratique du Congo est le pays le moins libre de l’Afrique subsaharienne. La RDC traverse une période crise politique marquée par des violations des droits humains. Outre la répression sanglante des marches pacifiques, des acteurs de la société civile sont souvent arrêtés et mis en prison. Le pays voit également certaines de ses régions en proie à des exactions et des viols. La RDC se situe presque dans le même cas que la République centrafricaine et le Burundi, deux autres pays où règne encore un climat d’insécurité et de peur. La RCA et le Burundi sont respectivement classés 150e et 152e. Le Cameroun a perdu 11 places et s’est classé 145e au classement général.

    Image result for monusco

    Progression

    D’autres pays ont pourtant progressé depuis le dernier classement. Le Botswana a par exemple gagné beaucoup de places et est en voie d’être considéré comme un exemple de promotion des libertés humaines. Pour Tanja Porčnik, spécialiste des questions de liberté humaine, l’espoir de liberté vient de la Gambie, où après plus de deux décennies de règne oppressif du président Yaya Jammeh, responsable des emprisonnements, des tortures et des disparitions des membres de l’opposition, des journalistes et des militants de la société civile, la victoire des élections présidentielles d’Adama Barrow va dans le bon sens. Le gouvernement gambien garantit de plus en plus de libertés à son peuple, y compris en libérant des prisonniers politiques, selon Tanja Porčnik.

    Le Zimbabwe qui a connu pendant plusieurs décennies la fermeture des médias, l’oppression politique et l’absence d’une véritable démocratie figure aussi dans les pays où des efforts doivent être faits pour promouvoir les libertés humaines. Beaucoup estiment que la venue au pouvoir du président Mnangagwa ancien proche de Robert Mugabé peut sonner le déclic.

    Image result for smilling gambians

  • Chude Jideonwo, 33 ans, patron d’une startup qui répand le bonheur

    Chude Jideonwo, 33 ans, patron d’une startup qui répand le bonheur

    À 33 ans, Chude Jideonwo ne croit pas que la réussite d’une personne peut être résumée à sa richesse. Pour ce Nigérian la réussite peut être aussi mentale. En dix ans, il estime avoir réussi avec son entreprise RED un pari fou. L’entrepreneur a gagné un maximum de confiance et de satisfaction. La réussite de ses collaborateurs est une chose qui lui fait également plaisir. Avec eux, il a tissé des liens particuliers et a appris d’eux. « Ceux qui sont partis sont aussi devenus des leaders dans des entreprises de médias dans notre pays », justifie-t-il.

    En réalité, en 2003, alors qu’il n’avait pas encore vingt ans, Chude Jideonwo a cofondé RED qui lui a permis de créer des entreprises médiatiques au Nigéria et dans d’autres pays du continent. Avec son ami Williams Adebola cofondateur de RED, Chude Jideonwo confie avoir toujours réinvesti les profits dans leurs activités. « Nous avons toujours eu des processus financiers adéquats dès le départ, et nous n’avons jamais fait ce genre de choses où vous ne connaissez pas les limites entre l’argent de l’entreprise et l’argent personnel ».

    Réussite

    Avec RED, Chude Jideonwo a organisé pendant une dizaine d’années The Future Awards Africa qui a récompensé des gens sur le continent. L’entreprise propose aussi des produits de télévision et travaille surtout sur des questions politiques et d’engagements citoyens. RED a conseillé des hommes politiques au Liberia, au Kenya, au Nigéria et même au Ghana.

    « Nous avons décidé très tôt d’être payés sur des commissions personnelles, et n’avons jamais pris de salaire, de sorte que nos fortunes sont liées à la fortune de l’entreprise. Et nous avons commencé à nous encourager dès le début, à renforcer les capacités des autres membres de l’équipe en tant que moteurs de ressources », explique-t-il dans une interview à Forbes. En ce début d’année, l’entrepreneur a décidé de quitter la tête de son entreprise. « Je voudrais que RED existe sans mon apport. Ce sera la preuve que j’ai construit quelque chose », affirme-t-il.

    Du bonheur et de la confiance

    Image result for Chude Jideonwo startup

    S’il reste membre du conseil d’administration de RED, Chude Jideonwo va désormais diriger Joy, Inc, une entreprise d’enseignement et de médias qui intègre la recherche et les preuves sur les émotions positives et la résilience. Étudiant boursier à Yale il a quelques mois, l’entrepreneur veut désormais participer à la formation d’une nouvelle génération d’Africains qui doivent chercher le bonheur pour le plus grand nombre. Chude Jideonwo pense qu’un intérêt doit être accordé à l’économie du bonheur qui doit permettre aux Africains d’avoir plus confiance en eux.

    Les profits de sa nouvelle entreprise sont reversés à des organismes de bienfaisance. Chude Jideonwo trouve la société actuelle en désordre et guidée par l’argent. Pour lui, il n’est plus urgent d’avoir des startups qui incitent les gens à devenir matérialistes. « Je pense que nous avons besoin d’entreprises et d’organisations qui répondent aux vraies questions que les gens posent au monde dans leurs cœurs et dans leurs âmes aujourd’hui », considère-t-il.

  • Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Sur 300.000 candidatures venues de 173 pays retenues pour le Global Teacher Prize 2018, 50 ont finalement été sélectionnées pour la finale de ce prix. Parmi les finalistes figurent sept enseignants africains. Il s’agit de Ayodele Odeogbola, et Itodo Anthony du Nigeria, Marjorie Brown et Wendy Horn d’Afrique du Sud, Catherine Nakabugo d’Ouganda, Abdikadir Ismail du Kenya et Sitsofe Enyonam Anku du Ghana.

    Le Global Teacher Prize qui récompense un enseignant pour une contribution particulière à sa profession est un prix d’une valeur de 1 million de dollars US créé par la Fondation Varkey, fondée par le milliardaire indien Sunny Varkey. Pour l’édition 2018, Afrotribune vous présente les sept Africains en lice pour ce prestigieux prix qui sera remis en mars prochain.

    Sitsofe Enyonam Anku

    Ce Ghanéen a créé la Meagasa Mathematics Academy pour soutenir les enfants de 6 à 18 ans et ses programmes d’enseignement ont aidé les élèves à trouver du plaisir et de l’excitation en mathématiques. Sitsofe Enyonam Anku est un éducateur de mathématiques de renommée internationale, qui promeut des mathématiques pratiques pour surmonter les craintes des élèves et leur permettre d’apprécier ses applications dans la vie réelle. Ses méthodes d’enseignement sont utilisées dans les salles de classe au Ghana et dans d’autres parties du monde.

    Itodo Anthony

    En mai 2017, cet enseignant nigérian crée New Frontiers Youth Forum qui accueille des membres de 13 à 35 ans formés sur le leadership et les actions positives à mener pour une transformation de leur communauté. Itodo Anthony est sans cesse guider par l’intérêt général. Pour lui, il est nécessaire d’inculquer à la relève nigériane des valeurs. Il s’attèle donc dans ses cours à parler service communautaire, justice, solidité institutionnelle et sutout création de valeur. Il y a quelques mois, le New Frontiers Youth Forum s’est doté d’une bibliothèque communautaire pour permettre à ses membres de bien étudier.

    Abdikadir Ismail

    Il administre une école kenyane défavorisée. Mais Abdikadir a saisi une opportunité de faire la différence en utilisant la technologie. N’ayant pas de laboratoire scientifique à son école, cet enseignant a envoyé des collègues dans les écoles bien équipées pour filmer les expériences et d’autres cas pratiques. Dans son école, Abdikadir Ismail fait ensuite lire via son ordinateur les vidéos intégrées dans des présentations PowerPoint

    Marjorie Brown

    ses étudiants ont ensuite représenté l’Afrique du Sud dans des forums de jeunes, les Paris Climate Talk et diverses universités de l’Ivy League. Marjorie Brown est une ancienne activiste des droits de l’homme. Elle enseigne l’histoire aux filles et encourage la pensée critique. A ce jour, elle dirige le programme Kids Lit in SA consacré à l’alphabétisation des enfants et son Kids Lit Lit, lancé il y a près de trente ans. Ce programme auquel participent plus de 100 écoles, a augmenté les stocks de livres dans les bibliothèques de l’Afrique du Sud et mobilisé les enseignants.

    Catherine Nakabugo

    Cette Ougandaise est passionnée par l’éducation des filles. Catherine Nakabugo a aidé ses élèves à mettre en place un certain nombre d’entreprises scolaires prospères qui les aident à acquérir de précieuses compétences de vie et à renforcer leurs compétences scolaires, comme les mathématiques en travaillant sur les comptes. En 2014, son district a remporté un concours national de sciences avec son projet de chaise de Pythagoras.

    Wendy Horn

    Elle est passionnée par la science et la technologie. En plus d’enseigner les sciences à son école, elle parle aux éducateurs de la façon d’enseigner la science, d’engager les apprenants, d’utiliser la technologie et de la mettre en pratique. En tant que directrice d’une nouvelle école, la Sud-africaine encadre et guide ses enseignants, dont beaucoup étaient des débutants.

    Ayodele Odeogbola

    Ce Nigérian est un passionné de pratique. Pour bien faire comprendre ses cours à ses étudiants, il n’hésite pas à faire venir des experts dans sa classe pour qu’ils parlent du concret. Ayodele Odeogbola a aussi relié sa classe à d’autres écoles en Inde et au Liban avec l’utilisation de Skype et d’autres médias sociaux. Son point fort est de toujours innover dans sa façon d’enseigner. Pour lui, il est important d’explorer toutes les opportunités d’apprentissage. Avec ses collaborations, sa créativité et sa passion pour la technologie, cet enseignant forme des étudiants exceptionnels.

     

     

     

  • Qui est Tonyi Senayah, le fabricant des chaussures présidentielles au Ghana ?

    Qui est Tonyi Senayah, le fabricant des chaussures présidentielles au Ghana ?

    À Kumasi, Tonyi Senayah est un entrepreneur à succès qui inspire les jeunes voulant se frayer une success-story dans l’auto-emploi. Il est connu pour avoir fabriqué des chaussures portées par l’ancien président John Mahama.

    Guidé par un instinct d’entrepreneuriat depuis l’adolescence, Tonyi Senayah ne s’est contenté que de sa licence en sociologie pour quitter l’université en 2007.

    En 2009, il a remarqué une forte demande pour des chaussures de haute qualité et connaissait beaucoup de jeunes talentueux fabricants de chaussures qui cherchaient du travail. «  J’avais acheté une paire de chaussures d’un fabricant local et je les ai portées au travail. Mes collègues ont été impressionnés et en ont voulu aussi. Même après le travail, j’avais encore des contacts qui m’appelaient pour passer des commandes » raconte le trentenaire.

    Il a alors trouvé un moyen de s’auto-employer tout en aidant les jeunes talentueux à trouver de l’emploi. Il s’est alors décidé de commencer avec seulement 100 dollars américains (73 euros) dans sa poche. D’abord en achetant auprès de fabricants locaux, puis en établissant son propre atelier en 2010.

    Selon lui il a été important dans cette démarche de surmonter la peur de l’échec. « Vous devez avoir quelque chose d’extraordinaire pour réussir ici en Afrique », dit celui qui ambitionne conquérir le marché international sous peu. Et d’ajouter, « le plus grand défi à surmonter est la peur de l’échec : si vous parvenez à surmonter ces doutes quant à la possibilité de réussir ou non, alors je crois que tous les autres obstacles sont surmontables ».

    Évolution fulgurante

    Horseman Shoes a connu une émergence rapide. Son idée, clairement définie au départ, était de mener son entreprise à devenir le plus grand fabricant de chaussures made in Africa. L’entreprise est spécialisée dans les chaussures de qualité et à la mode avec le meilleur du cuir, dont des chaussures habillées pour hommes, des sandales et des pantoufles, ou encore des bottes de sécurité.

    De fait, il n’a fallu qu’un an pour que Senayah soit nommé jeune entrepreneur de l’année aux Global Professional Achievers Awards à Accra. En 2013, le Ghanéen et sa petite entreprise a également été distingués par le prix Outstanding Product Quality de l’African Leadership Magazine en 2013.

    Dans son usine, plus de 300 paires de chaussures sont produites chaque mois. En 2012, deux ans après le lancement, l’entreprise avait enregistré un bénéfice net de 15 000 $.

    Toutefois, le promoteur du projet raconte que son entreprise a enregistré une forte demande suite à l’approbation présidentielle. En effet, en 2014, le président du Ghana, John Dramani Mahama avait déclaré son amour pour Horseman Shoes lors du discours sur l’état de la nation dans le cadre du lancement de la campagne « Made in Ghana ». Le président avait affirmé que ces chaussures faites localement sont « très confortables et durables. » Et de lâcher finalement, « en fait, je porte une paire en ce moment »

    À la suite de cela, les commandes ont gonflé et Tonyi Senayah a été encore élu jeune entrepreneur le plus influent du Ghana pour 2015.

    L’entrepreneur pense que les approbations présidentielles des produits locaux sont très utiles pour les startups.