Catégorie : Afrqiue Australe

  • Malawi: William Kamkwamba a éclairé seul son village à 14 ans

    Malawi: William Kamkwamba a éclairé seul son village à 14 ans

    Ce Malawite est l’un des esprits les plus brillants de sa génération. Pour preuve, il a connu la célébrité à moins de quinze ans pour son sens de l’innovation. Issu d’une famille pauvre, William Kamkwamba a grandi à Wimbe, une zone rurale. Faute de soutien financier, il abandonne l’école pour se tourner vers l’agriculture. William Kamkwamba crée une petite entreprise pour réparer des radios. Sa passion pour l’électronique l’emmène également à fréquenter régulièrement la bibliothèque du village.

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    Après avoir lu un livre sur l’électronique (Using Energy), il décide qu’il ressent le besoin de trouver une solution au manque d’électricité dans sa maison. À quatorze ans, il construit alors une éolienne pour éclairer la maison familiale et alimenter des appareils électriques. C’est à partir de pièces de bicyclette et de différents matériaux collectés qu’il construit l’éolienne. Peu de temps après, William Kamkwamba construit une autre éolienne pour irriguer les champs de ses parents. Par la suite, le jeune homme installe une pompe solaire dans son village pour exploiter une source d’eau potable dans la région.

    Bourses d’étude

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    Les actions de William Kamkwamba font sensation et attirent l’attention de la presse. William Kamkwamba acquiert une renommée dans son pays et son histoire est racontée par la presse internationale. Le Malawite est alors invité à des rencontres d’entrepreneurs où il présente ses projets. Ses présentations impressionnent. Et plusieurs investisseurs de capital-risque se sont engagés à aider à financer son éducation secondaire.

    William Kamkwamba est devenu un étudiant à l’académie chrétienne d’African Bible College à Lilongwe. Il a ensuite reçu une bourse d’études à l’African Leadership Academy et en 2014 il est diplômé du Dartmouth College à Hanover, New Hampshire.

    Accès à l’eau et à l’électricité

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    En 2013 a été le sujet d’un film documentaire (William and the Windmill) qui a remporté le Grand Prix du jury du meilleur long métrage documentaire au festival du film South By Southwest à Austin, au Texas. La même année, le Malawite a été nommé parmi les 30 entrepreneurs de moins de 30 ans à changer le monde. Élu à la la Sphinx Senior Honor Society l’entrepreneur a également coécrit le livre « The boy who harnessed the wind » avec le journaliste américain Bryan Mealer.

    Depuis, le jeune entrepreneur parcourt le continent et d’autres villes du monde. Son objectif est de convaincre les jeunes à créer. Pour lui, il est important de se baser sur ses difficultés pour innover. L’ingéniosité de William Kamkwamba est toujours en œuvre. Il a par ailleurs construit dans son pays des pompes à eau et des éoliennes. Son obsession est d’offrir aux populations démunies l’accès à l’eau potable et à l’électricité.

  • Afrique du Sud: le premier film western sera sur les écrans en avril

    Afrique du Sud: le premier film western sera sur les écrans en avril

    En Afrique du Sud, les cinéphiles ont hâte de voir à l’écran le premier film western produit localement, Five Fingers for Marseilles. « Il va redéfinir ce que peut être le cinéma africain », pensent-ils. La sortie est prévue sur le 6 avril prochain.

    Après le succès de « Black Panther » de Marvel qui a mis en lumière le besoin mondial de héros noirs, les critiques et le bouche-à-oreille positif ont contribué à entretenir le buzz autour du film. Et le sentiment est que cela augure bien pour le premier Western de l’Afrique du Sud, « Five Fingers for Marseille ».

    Vuyo Dabula, qui dirige le film avec son rôle de hors-la-loi qui rentre chez lui après 20 ans, a déclaré qu’« il est plus important que jamais pour l’industrie cinématographique de raconter des histoires qui sont enracinées dans la culture des “’gens de couleur”’, ce que l’industrie dans son ensemble a négligé de faire. Nos auditoires ont besoin de voir des histoires de personnages noirs forts, courageux et héroïques. “Five Fingers” est une histoire africaine puissante introduisant un nouveau type de héros africain »

    grâce à une bonne narration et un contenu original, « Five Fingers » a reçu des critiques élogieuses lors de divers festivals à travers le monde. Il a été décrit par un critique américain comme l’un des débuts les plus marquants de ces dernières années et cité comme faisant partie d’une « vague qui redéfinira complètement la perception internationale de ce que peut être le cinéma africain ».

    Le film a également été rendu possible grâce au soutien de la National Film & Video Foundation d’Afrique du Sud et du ministère du Commerce et de l’Industrie, avec le soutien supplémentaire de Dupa Films.

    « Les personnages sont durs, complexes et fiers. Principalement au Sesotho, c’est un conte d’un hors-la-loi inspiré de l’Occident qui rentre chez lui après des années de fuite et trouve une chance de rédemption. Il défie les stéréotypes et met en vedette de puissants héros noirs dans le contexte d’un paysage africain époustouflant », a ajouté le réalisateur Michael Matthews.

    Five Fingers

    Près de la ville coloniale de Marseille, dans le Cap-Oriental d’Afrique du Sud, un groupe d’amis rebelles surnommé les Cinq Doigts utilise des œufs et des lance-pierres bien placés pour chasser la force de police oppressive. Mais quand les flics s’emparent de l’amour d’enfance de Tau, tempéré, il passe de jeter des œufs à des balles tirées.

    Peur de la capture ou pire, Tau s’enfuit, revenant 20 ans plus tard dans une ville, et des amis, transformés par la violence provoquée ce jour-là. Avec les policiers tordus maintenant remplacés par un gang caustique, Tau doit rassembler ce qui reste des Fingers pour défendre une fois de plus leur maison.

    En effet, imprégné de la tradition occidentale, Five Fingers for Marseilles subvertit le genre en plaçant l’histoire au sein de la communauté indigène, avec les colons et les divisions provoqués par le colonialisme.

    Magnifiquement tourné, le film honore les « ancêtres » cinématographiques tout en explorant de nouveaux territoires. Après des années de consultation avec la communauté locale, Five Fingers représente un nouveau style de production cinématographique pour l’Afrique du Sud tout en émergeant comme l’un des meilleurs westerns de l’année et l’un des premiers films les plus convaincants qui sort bientôt.

    D’ici là, les producteurs espèrent que Five Fingers, sera sanctionné du même succès que Black Panther. Sinon presque.

     

  • À 32 ans, ce Sud-africain fait fortune dans la vente de livres d’occasion

    À 32 ans, ce Sud-africain fait fortune dans la vente de livres d’occasion

    Mpodumo Doubaba dirige Pimp my Book. Il fait partie des entrepreneurs africains qui ont réussi à ne partir de rien. Passionné par l’idée d’entreprendre, c’est après son baccalauréat qu’il décide de se lancer dans l’aventure. À l’université, celui qui estime que la volonté compte plus que l’argent, s’inscrit dans la filière comptabilité. Très tôt il se rend compte de l’importance des manuels scolaires. « Mais les manuels se vendaient à un prix très chers dans les magasins », confie-t-il.

    En deuxième année d’université, Mpodumo Doubaba fait le choix de recourir à des livres d’occasion. Le jeune entrepreneur décide donc de mettre des affiches dans les couloirs de l’université pour annoncer qu’il était disponible à aider ses pairs à vendre leurs vieux manuels. Il lance ainsi en 2006 Pimp my Book. « J’ai commencé dans ma chambre-dortoir à l’université du Cap. J’ai demandé à mes amis et colocataires si je pouvais leur vendre leurs manuels pour une commission. Quelques semaines après mon dortoir était rempli de livres », explique-t-il.

    Partenariat avec les universités

    Pendant deux, l’étudiant vend des livres dans sa chambre. « Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai réalisé que j’avais une entreprise viable », se rappelle-t-il. Avant d’affirmer : « La chose la plus difficile à faire dans l’entrepreneuriat est de commencer. Une fois que vous commencerez, vous ferez beaucoup d’erreurs, les choses tourneront mal, mais vous devez commencer pour que les gens puissent vous soutenir »,

    Quelques années après sa formation universitaire, le jeune entrepreneur ouvre alors un magasin. Les étudiants défilent dans son magasin et ses attentes sont satisfaites. En parallèle, il entre en négociation avec les universités du pays dans le but d’installer des magasins de vente sur leur campus.

    Large clientèle

    Plus de dix ans après, Pimp My Book prospère. L’entreprise s’est installée à l’université de Johannesburg, de Stellenbosch et de Pretoria. Elle enregistre un chiffre d’affaires annuel de 7 millions de rands. Pour Mpodumo Doubaba, « ce n’est pas seulement le rôle du gouvernement de trouver des solutions. Les entreprises et les entrepreneurs devraient également donner un coup de main ».

    L’entrepreneur a diversifié les produits de son entreprise. Pimp my Book propose également des sacs, des tablettes et des ordinateurs portables. Accréditée par le programme national d’aide financière aux étudiants, Pimp My Book a réussi à marquer de grands clients comme Allan Gray, en fournissant des livres pour les étudiants boursiers de l’entreprise. Un succès qui réjouit Mpodumo Doubaba. Nommé innovateur de l’année 2017 dans son pays, il envisage de couvrir toute l’étendue du territoire avec ses services.

  • Afrique: ces 5 chefs d’États qui ont réduit leurs salaires

    Afrique: ces 5 chefs d’États qui ont réduit leurs salaires

    George Weah, le nouveau président libérien, a récemment annoncé une réduction de 25% son salaire et ses avantages sociaux, et ce, avec effet immédiat.

    Cette réduction intervient à un moment où le nouveau dirigeant du Liberia a constaté une « détérioration rapide de la situation économique » de son pays. « Notre économie est brisée. Notre gouvernement est fauché. Notre monnaie est en chute libre; l’inflation augmente », a regretté Weah. « Le chômage est à un niveau sans précédent et nos réserves de change sont à leur plus bas niveau », a poursuivi l’ancien joueur.

    Cette réduction implique que le président du Libéria gagnera désormais environ 75.000 dollars, alors que son salaire était estimé à environ 100 000 dollars par an avant.

    Mais Weah n’est pas le premier président à le faire. Voici 5 autres qui l’ont fait avant lui :

    John Magufuli- Tanzanie

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    Afin de faire face aux dépenses de l’État, l’année dernière, la Tanzanie a opéré une réforme qui a permis de réduire les salaires des fonctionnaires.  Pour donner l’exemple, le Chef de l’État John Magufuli avait annoncé qu’il avait réduit son salaire mensuel à 4 000 dollars par mois, soit quatre fois moins que son prédécesseur, pour tenter de faire face à la crise.

    « Je ne l’augmenterai pas, parce que mon obligation est de servir les Tanzaniens d’abord. Les citoyens sont fatigués du vol d’argent » avait-il déclaré, en rapport à son salaire.

    Surnommé « le Bulldozer », John Magufuli est l’un des chefs d’État africains les moins payés actuellement.

    Muhammadu Buhari- Nigeria

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    Lorsqu’il venait de prendre le pouvoir en 2015 en remplacement à Goodluck Jonathan, l’actuel chef de l’État nigérian avait réduit son salaire de 50%. Cette réforme a concerné aussi son vice-président, Yemi Osinbajo.

    L’annonce avait a été faite au moment où la première économie d’Afrique faisait face à une situation économique très difficile en raison notamment de la chute des cours mondiaux du pétrole, dont le pays dépend.

    L’ancien chef militaire est connu pour être particulièrement austère, ayant peu de richesse personnelle. Le salaire présidentiel au Nigeria est d’environ 70 000 dollars, indemnités comprises.

    Abdel Fattah al-Sisi – Égypte

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    Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi s’est engagé à abandonner la moitié de son salaire et de ses biens en 2014, lorsque l’économie du pays s’est rétractée après le bouleversement du printemps arabe.

    « Il doit y avoir de vrais sacrifices de la part de chaque homme et femme égyptiens. Je prends le salaire maximum de 42 000 livres égyptiennes (5 200 $ par mois) et personne ne prendra plus que le maximum » avait-il déclaré, avant d’ajouter, « je vais faire deux choses: je ne vais pas prendre la moitié de cette somme et mes biens, même ce que j’ai hérité de mon père, je vais abandonner la moitié pour l’amour de notre pays ».

    Uhuru Kenyatta- Kenya

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    En 2014, lors d’une confrontation publique pour répondre à la masse salariale du secteur public du gouvernement, le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé une réduction de salaire de 20%. Il a réduit les salaires de son ministre de 10% et a exhorté tous les députés à suivre la tendance.

    « Nous devons faire face à ce monstre si nous voulons développer cette nation. Sinon, tôt ou tard, nous deviendrons un pays qui ne percevra que des impôts pour se payer », avait déclaré le président Kenyatta.

    Les politiciens du Kenya sont parmi les mieux payés du continent. Le président a un salaire de base de 14 000 $ par mois (168 000 $ par année).

    Joyce Banda- Malawi

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    L’ex-présidente du Malawi, Joyce Banda, avait également déclaré une réduction de salaire de 30% en 2012. Son salaire à l’époque était d’environ 60 000 $ par année, un chiffre qu’elle disait déjà « très bas ». Elle avait également vendu à 15 millions de dollars le jet présidentiel acquis par son prédécesseur Bingu wa Mutharika, décédé en fonction le 5 avril 2012, afin de lutter contre la malnutrition et relancer une économie à terre.

    Son successeur, Peter Mutharika, n’ayant pas souhaité continuer dans la même logique, est revenu à un salaire normal l’année dernière.

  • Femmes propriétaires d’entreprise: l’Afrique a le lead

    Femmes propriétaires d’entreprise: l’Afrique a le lead

    Le géant américain de transactions, MasterCard, a dévoilé son « Mastercard Index of Women Entrepreneurs », un rapport qui vise à aider à combler l’écart entre les hommes et les femmes dans une économie donnée. Il s’est révélé que le Ghana a le meilleur pourcentage dans le monde.

    Suite à la publication de l’indice MasterCard de l’entrepreneuriat féminin (MIWE), il a été admis que 46,4% des entreprises au Ghana appartiennent à des femmes, ce qui en le pays le plus performant dans ce domaine. Il est suivi par l’Ouganda, qui occupe la 3e place sur l’échiquier mondial, avec un score de 33,8%.

    Par ailleurs, le Nigeria et le Ghana ont obtenu des résultats particulièrement encourageants en termes d’avancement: le taux d’activité des femmes entrepreneures était de 100%, avec des scores globaux à cet égard de 62,4% et 59,1% respectivement. Les pays africains ont également obtenu de très bons résultats en termes de participation des femmes au marché du travail, avec le Malawi à 100%, le Ghana à 96,1% et l’Éthiopie à 86,6%.

    De son côté, l’Afrique du Sud a excellé dans le partage des connaissances avec les femmes et dans l’accès aux services financiers, avec un score de 84,3%, se classant ainsi au 6ème rang sur 57 pays. Le Botswana a suivi de près avec un score de 73%. Ce dernier et l’Afrique du Sud ont été les pays africains les mieux notés en la matière dans l’Indice avec des scores respectifs de 66,5% et 64,2%.

    Comparé à d’autres marchés africains étudiés, le Botswana est en tête avec le taux le plus élevé de conditions entrepreneuriales à l’appui, à 68,1%, soit une augmentation de 2% par rapport à l’année dernière, indiquant que le pays a des perceptions culturelles positives des femmes entrepreneurs. Le continent a obtenu une note élevée en termes d’inclusion financière des femmes avec l’Afrique du Sud à 98,7%, le Ghana avec 84,6% et 77,1% en Éthiopie.

    « Le Botswana, le Ghana et l’Ouganda brillent comme des exemples de la détermination des femmes à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. L’Afrique excelle à créer de fortes femmes entrepreneures avec la volonté de réussir malgré les contraintes financières, réglementaires ou techniques » a félicité Beatrice Cornacchia, directrice de Marketing et Communications de MasterCard au Moyen-Orient et en Afrique.

    Un résultat intéressant de l’Indice est que les perceptions culturelles des femmes entrepreneurs en Afrique sont principalement positives, avec 69,1% en Ouganda et 67,2% au Nigéria, ce qui est bien au-dessus de leurs homologues du Moyen-Orient.

    Épine dorsale de la croissance économique

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    Le MIWE est un indice qui aide à mieux comprendre et identifier les facteurs et les conditions les plus propices à combler l’écart entre les hommes et les femmes. Ce rapport prend en compte trois facteurs comprenant les résultats de l’avancement des femmes, l’accès aux connaissances et aux services financiers et les facteurs entrepreneuriaux à l’appui.

    Cette année, l’indice a examiné 57 économies différentes dans le monde. En Afrique, il a pris en compte le Botswana, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Ouganda; avec le Ghana, le Nigeria et le Malawi en tant que nouveaux ajouts.

    Dans l’ensemble, les résultats de l’Index ont révélé que les femmes entrepreneures des pays en développement sont animées par le courage et la détermination, ainsi que par le désir de subvenir aux besoins de leurs familles. Les résultats renforcent le fait que les femmes entrepreneurs sont l’épine dorsale de la croissance économique et de puissants moteurs de développement et d’inclusion financière, en particulier en Afrique.

    L’Index a également montré un contraste intéressant: les progrès des femmes en tant qu’entrepreneurs ne sont pas nécessairement alignés sur le rythme de la croissance économique et de la richesse de leur propre pays. En fait, les taux de propriété les plus élevés sont observés dans les économies en développement où l’entrepreneuriat est généralement axé sur les besoins.

  • 4 raisons pour investir au Mozambique

    4 raisons pour investir au Mozambique

    Au cours des deux dernières décennies, le Mozambique, l’un des cinq premiers partenaires commerciaux africains de l’Afrique du Sud, a été l’une des économies à la croissance la plus rapide du continent africain.

    Le pays a dépassé les moyennes régionales et mondiales de croissance, avec de riches réserves de pétrole et de gaz qui attirent des investissements substantiels à travers le monde. Lourenço Sebastião Sambo, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations du Mozambique (APIEX), a récemment déclaré que son pays a accueilli une délégation sud-africaine dirigée par le ministère du Commerce et de l’Industrie. Mission, identifier et explorer les opportunités commerciales et d’investissement au Mozambique. Mais pourquoi investir en Mozambique ?

    Une économie en pleine croissance

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    Le Mozambique est en pleine réforme économique. Le pays prévoit des investissements dans le secteur de l’énergie de plus de 10 milliards de dollars dans les 10 prochaines années, ainsi que dans le secteur pétrolier et gazier, le graphite (diverses concessions minières ont commencé), le tourisme, et le secteur agricole.

    Le Fonds monétaire international et le gouvernement mozambicain prévoient une croissance du PIB de 5,3% en 2018, l’inflation devant être inférieure à 10% selon la Banque centrale du gouverneur. Un   rapport de Deloitte 2017 qualifie les perspectives économiques du Mozambique de « positives »

    Pétrole et gaz

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    Le Mozambique est  le troisième plus grand détenteur  de gaz naturel liquéfié (GNL) en Afrique, avec des réserves d’environ 180 trillions de pieds cubes. Deux consortiums principaux, l’un dirigé par Anadarko au Texas et l’autre par l’italien ENI, veillent actuellement à ce que le Mozambique devienne un important exportateur d’ici 2023.

    Les opportunités d’investissement autour du gaz naturel abondent dans des domaines tels que la fourniture d’équipements, entraînés par la construction d’usines à gaz.

    D’autres opportunités majeures existent dans le secteur pétrolier et gazier; par exemple, Anadarko LNG Plant a promis 20 milliards de dollars US pour son projet de gaz naturel liquéfié (GNL)

    Exploitation minière

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    Le Mozambique possède des gisements importants de charbon (charbon à coke et charbon thermique de haute qualité), de rubis, du graphite, du fer, et pas que. Le pays a aussi le titane, l’apatite, le marbre, la bentonite, la bauxite, le kaolin, le cuivre, et l’or. Il détient également certains des plus importants gisements de charbon inexploités au monde.

    La société Vale du Brésil a réalisé des investissements importants dans une mine de charbon à coke. Il a été suivi par d’autres investisseurs d’Australie et d’Inde.

    Avec les investissements actuels dans l’infrastructure du pays, et l’attente que les coûts miniers en Afrique du Sud augmenteront considérablement au cours des prochaines années, le Mozambique pourrait obtenir un avantage concurrentiel régional.

    Tourisme

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    Le dernier rapport du Forum économique mondial sur la compétitivité a classé le Mozambique parmi les dix premières destinations touristiques qui devraient enregistrer une croissance plus forte de la demande de voyages d’agrément au cours de la prochaine décennie.

    Avec ses plages bien entretenues et son hospitalité réputée, le Mozambique a tout ce qu’il faut pour la prochaine «Réunion» ou «Seychelles». En effet, le gouvernement du Mozambique a choisi le tourisme comme l’un des quatre secteurs prioritaires pour l’investissement dans le cycle gouvernemental actuel.

    D’ailleurs, le tourisme est une source importante de commerce inclusif et de réduction de la pauvreté en Mozambique. Les autorités mozambicaines pensent que ce secteur peut stimuler la  compétitivité,  élargir les perspectives économiques  et offrir un  chemin vers la prospérité.

  • Afrique du Sud: Aerobotics, des drones et satellites pour booster l’agriculture

    Afrique du Sud: Aerobotics, des drones et satellites pour booster l’agriculture

    L’Afrique dépense chaque année plus de 35 milliards de dollars pour importer de la nourriture. Aujourd’hui, une start-up du Cap essaie de réduire cette facture en développant des drones intelligents pour aider les agriculteurs à augmenter leurs rendements.

    Environ 60% des Africains vivent dans les zones rurales, et ces communautés dépendent fortement de l’agriculture. Il est donc sans doute important de stimuler la productivité et d’améliorer l’accès aux outils modernes et à l’information sur la gestion des terres. À cette fin, Aerobotics est une innovation qui séduit les agriculteurs en Afrique du Sud, pays constamment secoué par la sècheresse.

    Des drones et satellites mis en contribution

    Fondée par James Paterson, la jeune entreprise espère résoudre certains de ces problèmes urgents. Selon l’entreprise, son application utilise l’intelligence artificielle et des algorithmes pour transformer l’imagerie des satellites et des drones en informations utiles dans le but d’aider les agriculteurs à identifier les zones problématiques dans les champs.

    Grâce à une caméra, les agriculteurs peuvent localiser chaque zone problématique en utilisant les coordonnées GPS. L’application, disponible sur Apple et Android, permet également de prendre des notes, des photos, ou encore de suivre les progrès de chaque zone affectée afin que les agriculteurs puissent mieux gérer leur temps et leurs ressources sur une base régulière, réduisant ainsi le gaspillage dans l’irrigation et la lutte antiparasitaire.

    En réalité, les images satellites sont utilisées pour mettre en évidence les tendances à plus long terme, tandis que les drones volent à des moments précis de la saison pour obtenir des informations plus détaillées.

    James Paterson a grandi dans une ferme fruitière près du Cap avant d’obtenir un Master en Aéronautique et Astronautique. En 2014, il a commencé à construire des drones dans son garage avec le cofondateur Benji Meltzer.

    Aerobotics promet à ses clients que les rendements vont augmenter jusqu’à 10%. La startup est désormais présente dans 11 pays, dont les États-Unis, la Russie et le Royaume-Uni. Avec près de 200 clients dans le monde (environ 85% en Afrique du Sud), les promoteurs prévoient d’étendre rapidement leurs équipes de développement commercial et le logiciel.

    Le potentiel précoce de l’entreprise a attiré l’attention du géant américain Google. La jeune équipe d’innovateurs vient de rentrer du programme Launchpad Accelerator de la société.

    Désormais, Aerobotics travaille à améliorer sa technologie afin de pouvoir promettre à ses clients des récoltes encore plus importantes.

  • Afrique: parmi les 8 sports les plus populaires, le football demeure roi!

    Afrique: parmi les 8 sports les plus populaires, le football demeure roi!

    L’Afrique est désormais mondialement reconnue pour son excellence dans divers domaines sportifs. Sur le continent, le sport est un élément qui peut rassembler au-delà des différences culturelles et des affiliations sociales. Aujourd’hui, cette industrie continue de contribuer positivement à l’économie africaine. Mais quels sont les sports les plus populaires sur le conscient ?

    Football

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    C’est sans aucun doute. Le football est le sport le plus populaire en Afrique. Introduit par les colons, cette discipline sportive a su s’imposer très rapidement. Et la raison, contrairement à d’autres sports, il nécessite des ressources minimales. En effet, la prolifération des clubs de football africains a débuté il y a plus de 50 ans et, depuis lors, le nombre de clubs et de ligues de football professionnel a augmenté.

    En 2010, l’Afrique du Sud a accueilli la Coupe du Monde de la FIFA pour la première fois sur le sol africain, un coup de pouce majeur pour le football africain.

    Les pays bien connus pour leurs prouesses en football sont le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Tunisie ou encore le Sénégal. Parmi les meilleurs joueurs africains, figurent Samuel Eto’o, Didier Drogba, Emmanuel Adebayor, Yaya Touré, et bien entendu l’emblématique Gorge Weah.

    Rugby

    Image result for Rugby SOUTH AFRICASaviez-vous que l’Afrique du Sud compte à elle seule plus de 600 000 joueurs de rugby enregistrés ? La popularité de Rugby sur le continent a commencé en Afrique du Sud où elle a joué un rôle clé dans le début de l’ère postapartheid.

    En 1995, l’équipe nationale sud-africaine, Springboks, a remporté la Coupe du monde de rugby à domicile et Nelson Mandela, alors président sud-africain, portait une chemise de François Pienaar, un Sud-Africain blanc. Ce sport a ainsi symbolisé la réconciliation en Afrique du Sud.

    Parmi les autres pays africains qui ont excellé dans ce sport figurent le Kenya, la Namibie et le Ghana.

    Au Kenya, l’industrie du rugby a connu une croissance rapide avec le tournoi international annuel Safari Sevens qui attire des participants du monde entier. En 2016, l’équipe nationale kenyane de rugby a remporté l’IRB Sevens World Series à Dubaï.

    Selon le classement 2017, l’Afrique du Sud occupe le 5e rang mondial derrière la Nouvelle-Zélande, l’Angleterre, l’Irlande et l’Australie.

    Cyclisme

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    Très populaire en Afrique du Sud, le Cape Town Cycle Tour, qui attire plus de 35 000 cyclistes, est la plus grande course cycliste au monde à durée individuelle.

    Actuellement en Afrique du Sud, il y a plus de 25 600 membres cyclistes inscrits. L’un des meilleurs cyclistes d’Afrique du Sud est Greg Minnaar, triple vainqueur de la Coupe du Monde Mountain Bike UCI.

    L’Érythrée est également considérée comme une nation cycliste à venir, dont le potentiel a vu Daniel Teklehaimanot et Merhawi Kudus devenir les premiers Africains à participer au Tour de France. En effet, c’est en 1898 que les colons italiens ont introduit les bicyclettes en Érythrée et, depuis lors, le cyclisme est resté un sport favori.

    L’Éthiopie voisine est célèbre pour le cyclisme féminin avec un talent phénoménal à la base.

    Athlétisme

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    L’Afrique est une puissance de l’athlétisme, en particulier dans les épreuves sur le terrain et sur piste où le continent s’est très bien comporté dans les compétitions mondiales. Il ne fait aucun doute que l’athlétisme a mis l’Afrique sur la carte mondiale, et ses succès ont commencé il y a quelques décennies. Plusieurs pays d’Afrique sont connus pour leurs performances athlétiques, notamment le Kenya, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Algérie.

    L’histoire de l’athlétisme remonte à l’époque de Reggie Walker, un sprinter sud-africain, qui fut le premier Africain à remporter une médaille d’or olympique de 100 mètres en 1908. Au fur et à mesure que les pays ont commencé à gagner en indépendance, l’athlétisme a continué de se populariser également.

    Selon les données des championnats du monde d’athlétisme de l’IAAF de tous les temps, le Kenya est en tête du classement africain avec 128 médailles, l’Éthiopie avec 72 médailles et l’Afrique du Sud avec 21 médailles.

    Criquet

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    Le cricket est un sport populaire en Afrique du Sud, au Kenya et au Zimbabwe. En 2003, l’Afrique a accueilli la Coupe du monde de cricket, organisée conjointement par l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Kenya.

    En Afrique, ce sport est également utilisé pour autonomiser les communautés Chose qui s’illustrent auprès des jeunes Guerriers Maasai au Kenya, qui ont abandonné la lance traditionnelle et utilisent le cricket pour aider à lutter contre la mutilation génitale féminine.

    Au Nigeria, le cricket est le sport le plus ancien avec le premier match international officiel disputé en 1904, vingt ans avant que le Nigeria ne participe à un match de football. Aujourd’hui, de nombreux pays africains participent à de nombreux matches internationaux de cricket tout en affichant des résultats impressionnants.

    Lutte

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    La lutte a toujours fait partie de nombreuses communautés africaines depuis des temps immémoriaux, où les combats étaient monnaie courante dans les arènes des villages. Cette tradition s’est perpétuée dans de nombreuses communautés, en particulier au Sénégal, chez les Nubiens du Soudan et dans le sud de l’Égypte.

    Passée bien avant le football au Sénégal, la lutte a également joué un rôle clé dans l’intégration sociale et l’autonomisation économique. En plus d’être un sport, c’est une représentation parfaite de la culture et de la tradition africaine.

    Les matchs sont animés avec des chants, des danses, des acclamations et attirent aussi de grandes foules. Ils se déroulent principalement dans des zones sablonneuses. Les statistiques ont révélé que la lutte reçoit des commandites annuelles d’environ 1 million de dollars à 2 millions de dollars par an et les meilleurs lutteurs nationaux peuvent gagner jusqu’à 200 000 $ par match.

    Rallye automobile

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    Les rallyes africains sont considérés comme les plus difficiles au monde et rassemblent des pilotes de renoms. Ce sport est très célèbre au Kenya, au Sénégal, au Zimbabwe et en Ouganda. L’Africa Rally Championship (ARC) est un événement annuel qui se déroule dans plusieurs pays africains sélectionnés.

    Le KCB Safari Rally au Kenya est l’un des événements les plus médiatisés et les plus fréquentés du continent africain. Lancé en 1953, les fans viennent du monde entier pour assister à cet événement spectaculaire qui retient l’attention des médias.

    Parmi les autres évènements organisés sur le continent figurent le Rallye de l’Afrique de l’Ouganda, qui a débuté en 1997, le Rallye de la Zambie, l’un des plus anciens d’Afrique, et le Rallye de Côte d’Ivoire.

    Selon les statistiques publiées par la FIA, l’organisation mondiale du sport automobile, l’Ouganda arrive en tête du continent africain. Le Rwanda est en 2e position et le Zimbabwe est 3e.

    Basketball

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    Depuis son introduction dans les années 1960, le Basketball a conquis bien de pays. Ces derniers temps, le nombre d’équipes professionnelles a augmenté avec de nombreuses compétitions organisées pour améliorer la qualité de ce sport, célèbre en l’Égypte, en Tunisie, au Cameroun, au Ghana, en Ouganda, au Kenya et au Nigéria.

    Parmi les Africains célèbres qui ont joué sur la scène internationale figurent les anciennes stars de la NBA, Hakeem Abdul Olajuwon et Dikembe Mutombo.

    Selon les statistiques de 2017, le Nigeria est en tête du classement africain. La Tunisie est 2e.

  • L’aide publique au développement n’aide pas l’Afrique!

    L’aide publique au développement n’aide pas l’Afrique!

    La principale menace faite parfois à l’Afrique par des « pays développés » est la réduction de l’aide au développement. Bien que l’aide étrangère ne représente qu’une infime partie du budget de ces puissances occidentales, elle est brandie souvent à tort comme le seul moyen par lequel l’Afrique peut accélérer son développement.

    Certes, dans la plupart de nos États, on constate que la baisse de cette aide internationale a toujours affecté négativement les projets de développement. Il est aussi indéniable que certains programmes d’aide au développement comme le Millenium Challenge Corporation (MCC) et l’Africa Development Foundation (ADF) ont donné des résultats durables dans des programmes qui stimulent les économies locales et réduisent l’aide.

    Mais il serait irresponsable de ne pas considérer la baisse de l’aide étrangère comme une opportunité pour l’Afrique de se prendre en charge. Le développement d’un continent si riche en ressources ne peut pas dépendre de quelques pays occidentaux. C’est pourquoi il est urgent que l’Afrique identifie ses priorités, les définisse afin de les mettre en œuvre.

    L’un des efforts à faire pour mettre fin à cette dépendance est la poursuite des politiques qui stimulent la démocratie. Nos États doivent créer un environnement favorable à la prospérité du continent et à l’éclosion d’initiatives privées.

    Créer des conditions propices

    L’Afrique a la population la plus jeune du monde, avec 200 millions d’individus âgés de 15 à 24 ans. Dans vingt ans, cette population va doubler, selon la Banque africaine de développement. Notre continent aura surtout un déficit de 74 millions d’emplois à créer d’ici 2020. Voilà pourquoi les gouvernements doivent créer des politiques et des plans de mise en œuvre qui permettront un secteur privé plus compétitif favorisant la croissance des entreprises, la création d’emplois et la stimulation de l’Afrique.

    La bonne gouvernance, un meilleur climat d’investissement et une réduction de la corruption sont les clés du développement de l’Afrique. Avec ses propres ressources, le continent peut mettre fin à l’insécurité alimentaire. Cela passe par le développement de l’agriculture, secteur qui peut créer des opportunités d’emplois à des jeunes africains. Mais cela ne peut être réalisé si les États négligent la qualité de l’éducation. L’afro-responsabilité doit miser sur une éducation de qualité pour combattre le complexe d’infériorité et produire une main-d’œuvre qualifiée.

    S’intégrer pour résister

    Pour tourner le dos à l’aide occidentale, l’Afrique doit améliorer ses initiatives d’intégration régionale. Les organisations sous-régionales sont essentielles pour soutenir le développement et encourager la prospérité à long terme pour l’Afrique. Et pourquoi ne pas opter pour un commerce intra-africain plus compétitif ? C’est un moyen d’augmenter la concurrence dans l’industrie, d’améliorer la productivité et de développer nos infrastructures locales.

    Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le niveau actuel des échanges entre les États africains n’est que de 12% contre 60% en Europe, 40% en Amérique du Nord et 30% pour l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). La zone de libre-échange continentale (CFTA) d’Afrique veut établir d’ici 2019 un libre-échange continental. Ce sera le plus grand marché unique du monde. Il stimulera efficacement le commerce entre les États africains de 50%. La croissance économique va surtout accélérer dans nos États. C’est la voie idéale pour mettre fin à la dépendance à l’aide étrangère. L’Afrique détient les clés de son développement.

  • L’entrepreneur qui contrôle le marché de l’antivirus en Afrique a commencé dans un garage

    L’entrepreneur qui contrôle le marché de l’antivirus en Afrique a commencé dans un garage

    Son histoire peut paraître invraisemblable. Justin Stanford fait partie de ces entrepreneurs qui ont réussi en renonçant aux études. Ce Sud-africain a décidé à moins de vingt ans de ne pas terminer ses études secondaires pour se consacrer à son rêve. Déménager dans la ville de Cap et entreprendre dans le domaine d’Internet. «Je voulais devenir un entrepreneur en technologie et je voulais le faire maintenant.

    J’étais obsédé par l’idée et j’ai perdu tout intérêt pour l’école. Je suis allé du haut en bas de la classe, et tout le monde était inquiet pour moi. Mais j’étais déterminé », explique-t-il. «J’avais 17 ans, j’ai réussi à convaincre mon père. Mais je n’avais pas de voiture, je n’avais pas d’argent et pas d’accès à Internet », ajoute-t-il.

    Justin Stanford convainc ensuite le directeur de son école qui accepte de l’héberger. C’est là qu’il vit en autodidacte. Il fait son propre programme d’études, axé principalement sur l’amélioration de ses compétences de codage, la recherche sur Internet et la découverte de tout ce qu’il pouvait sur la sécurité Internet. Un pari réussi. Justin Stanford est aujourd’hui l’un des jeunes entrepreneurs les plus en vue de son pays. Celui qui est investisseur et un capital-risqueur sont également conseillers ou investisseurs de différentes entreprises dans l’industrie de la technologie.

    Investisseur

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    Toutefois, le succès de ce trentenaire qui se passionne pour les initiatives privées n’a pas été immédiat. Après quelques années de tentatives infructueuses, il finit par s’imposer et lancer avec succès une société panafricaine basée sur Internet dans un garage de la banlieue du Cap, centrée sur le thème émergent de l’Internet. Depuis, Justin Stanford s’implique dans la création des startups et des entreprises technologiques en Afrique du Sud. Justin Stanford contrôle près de 5% du marché de l’antivirus en Afrique australe. Il détient en effet les droits de distribution du logiciel antivirus ESET qu’il exploite en Afrique australe.

    Il vend également dans une vingtaine de pays d’Afrique subsahariens des produits de sécurité Internet. Sa société ESET Southern Africa fait plus de 10 millions de chiffres d’affaires chaque année. Une quinzaine d’années d’expérience qui permettent à cet entrepreneur de conseiller et d’investir dans des sociétés nationales et étrangères. « J’adore les start-ups, c’est ma passion. J’aime construire de nouvelles choses », fait-il savoir. C’est désormais au 4D Innovations Group qu’il se consacre. L’homme a fondé ce groupe d’investissement mondial et s’illustre dans le capital-risque.

    Préoccupé par le développement de son pays, il a lancé avec d’autres collaborateurs en 2009 la Silicon Cape Initiative, une organisation qui vise à créer une communauté dynamique de jeunes entreprises en Afrique du Sud qui rassemble divers investisseurs. Souvent classé parmi les meilleurs jeunes entrepreneurs du continent par des magazines, Justin Stanford est également un homme influent dans son pays.