Catégorie : Cinema

  • Julio Teko : la nouvelle pĂ©pite du cinĂ©ma togolais

    Julio Teko : la nouvelle pépite du cinéma togolais

    Relevé au grand public par la série « mi-temps » de la réalisatrice Angela Aquereburu, Julio Teko fait partie de la crème des comédiens  du Togo. L’homme aux multiples casquettes se présente comme un entrepreneur culturel. Promoteur du Festival « TCHALELEKEMA » il est également slameur, maître de cérémonie et poseur de voix off.

    Julio Teko (32 ans) a vu le jour au Togo mais a passé une partie de son enfance à Libreville (Gabon). Il découvre le métier de comédien sur les bancs à Aného.  Son premier rôle, il l’a joué dans la pièce « Deux tickets pour le paradis » de Jean Paul Alègre.  Julio Teko côtoie les grands noms de comédie togolaise David Ganda ou encore Koumouna Eustache. Il apparait dans quelques spots publicitaires puis dans le clip « Vodoo Sakpata » du rappeur Elom 20ce.

    En 2015, Julio Teko a participé à son premier véritable casting avec Yobo Studio sur le projet « Mi-temps », une série co-produite et diffusée par Canal+. Il garde encore les souvenirs de ce jour où toute sa vie a basculé. Malgré tout son talent  Julio n’était pas retenu pour lors du casting.

    « J’ai d’abord échoué au casting… Malgré cela, Angela Aquereburu (la réalisatrice) m’a donné une seconde chance. Ils m’ont donné quelques phrases du rôle de l’acteur Bukary que j’ai bossé en dix (10) minutes », se rappelle-t-il. Sa deuxième tentative fut concluante. « J’ai marché pour rentrer à la maison en me faisant des films dans ma tête ».

    En 2016, Julio joue le principal rôle dans la série « Hopital It » diffusée sur Tv5 Monde. Il incarne son propre personnage dans un projet dénommé  » LE REVE TOGOLAIS » et apparait également en tant que guest dans la série « ZEM » DE YOBOSTUDIOS diffusée sur TV5 Monde, peut-on lire dans sa biographie.

    Le jeune talentueux acteur fut copté par le réalisateur ivoirien Hyacinthe Hounsou pour un long métrage. En 2019, la scénariste Madie Foltek lui confie le rôle principal de la série « Oasis ». Ce projet rassemble plusieurs  acteurs togolais, béninois, burkinabés, ghanéens et ivoiriens.

    Julio Teko comme plusieurs acteurs culturels togolais est confronté aux difficultés liées à son secteur. « Ailleurs, il existe de nombreuses opportunités mais tu dois constamment montrer que c’est possible à toute la société, que tu peux en vivre et que cela peut fonctionner. C’est usant », déplore-t-il.

    Néanmoins il est loin de baisser les bras. Julio n’envisage ni abandonner sa passion, ni quitter son pays le Togo  pour l’occident. En 2015 il a crée l’association« TCHALELEKEMA » avec laquelle il participe au développement de la culture togolaise. Il est également le promoteur d’un festival qui porte le nom de l’association.

    « Je souhaite être un modèle de réussite  pour moi-même avant tout et pour les jeunes. Je veux me prouver que c’est possible d’avoir une belle carrière depuis le Togo sans partir s’exiler ailleurs », a-t-il confié aux confrères d’Afrik.com.

  • Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    LaurĂ©ate du prix de la meilleure interprĂ©tation au Fespaco avec le film  «  L’Œil du cyclone » de SĂ©kou TraorĂ©, Maimouna N’Diaye est la seule africaine, membre du jury de la 72ème Ă©dition du Festival de Cannes prĂ©sidĂ© par le rĂ©alisateur et producteur mexicain Alejandro González Iñarritu.

    Fille d’un père sĂ©nĂ©galais et d’une mère nigĂ©riane, Maimouna N’Diaye  a vu le jour Ă  Paris (France). Elle grandit en GuinĂ©e et poursuit ses Ă©tudes en France oĂą elle obtint son diplĂ´me d’Etude théâtrale.   En 1992, elle joue son premier grand rĂ´le dans La Chasse aux papillons sous la direction de du cinĂ©aste gĂ©orgien Otar Iosseliani. En 1996 Maimouna N’Diaye   prĂŞtera sa voix Ă  Karaba la sorcière dans  le long mĂ©trage animĂ© Ă  succès Kirikou du rĂ©alisateur Michel Ocelot .

    De retour en Afrique, Maimouna N’Diaye    s’installe en CĂ´te d’Ivoire oĂą elle intègre la troupe de théâtre Ymako Teatri. Femme Ă  multiples casquettes, Maimouna N’Diaye     est Ă©galement rĂ©alisatrice de plusieurs films documentaires dont Warbassanga et Tranches de Vie prĂ©sentĂ© au FESPACO en 2009. Elle Ă©voque dans ses productions des maux dont souffre sa communautĂ© notamment, les violences faites aux femmes et le sort rĂ©servĂ© aux personnes atteintes de troubles mentaux.

    Maimouna N’Diaye    a jouĂ© dans une quarantaine de films courts et longs mĂ©trages.  Que se soit dans « Bol d’amour » de Jacques Trabi (2001), « Jardin en automne » (2005) d’Ottar Iosseliani ou encore « Une femme pas comme les autres » de Abdoulaye Dao (2008), Maimouna N’Diaye   incarne avec perfection ses personnages.

    En 2015, Maimouna N’Diaye    joue le rĂ´le d’une jeune avocate commise  pour juger Fargass AssandĂ© qui incarnait un dĂ©tenu accusĂ© de plusieurs crimes. Le film « l’œil du cyclone » a glanĂ© plusieurs rĂ©compenses.  Maimouna N’Diaye     et Fargass AssandĂ© ont respectivement Ă©tĂ© distinguĂ©s, « Meilleure interprĂ©tation fĂ©minine » et «  meilleure interprĂ©tation masculine » au Fespaco (Festival panafricain du cinĂ©ma et de la tĂ©lĂ©vision de Ouagadougou).

    « C’est une grande reconnaissance pour moi et pour mon travail et je dĂ©die ce trophĂ©e Ă  toutes les femmes, Ă  toutes les comĂ©diennes », avait dĂ©clarĂ© l’actrice panafricaine.

  • Genevieve Nnaji : la NigĂ©riane qui signe chez Netflix

    Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    C’est confirmé. Genevieve Nnaji est excellente aussi bien sur scène que derrière la caméra. L’actrice et réalisatrice nigériane a signé en avril avec Netflix pour un montant de 3,8 millions de dollars. Le géant du streaming et de la vidéo à la demande devient le distributeur du film « Lionheart » de la Nigériane.
    Fille d’un père ingĂ©nieur et d’une mère enseignante, Genevieve Nnaji a fait ses Ă©tudes primaires et secondaires Ă  Methodist Girls College Yaba. Elle entame ses Ă©tudes supĂ©rieures Ă  l’UniversitĂ© de Lagos oĂą elle s’intĂ©resse au cinĂ©ma.

    Genevieve Nnaji décroche son premier rôle à 19 ans. C’était dans le film « Most Wanted ». Elle devient rapidement l’un des acteurs influents de Nollywood et joue dans « Last Party », « Mark of the Beast » et dans 80 autres films.

    Devenue l’une des actrices les mieux payĂ©es dans l’industrie cinĂ©matographique nigĂ©riane, Genevieve Nnaji a remportĂ© plusieurs prix notamment celui de la meilleure actrice de l’annĂ©e 2001 aux « City People Awards », et celui de la meilleure actrice aux Africa Movie Academy Awards (AMAA) en 2005.

    En 2018, elle a réalisé « Lionheart », un long métrage qui retrace les aventures de Adaeze, une femme chef d’entreprise qui reprend la société de son père malade avec l’aide de son oncle. Dans ce film, figurent plusieurs grands noms du cinéma nigérian comme Nkem Owoh , Pete Edochie et bien évidemment Genevieve Nnaji.
    La star nigériane a également fait une virée dans l’univers musical en 2004 en sortant son premier album « One Logologo Line », un mélange de Hip hop et des musiques urbaines. Genevieve Nnaji est depuis 2008 propriétaire de la marque de vêtement « St Genevieve ».

  • La Congolaise Phylicia Wissa : une Ă©toile montante Ă  Hollywood

    La Congolaise Phylicia Wissa : une étoile montante à Hollywood

    Phylicia Wissa a fait son entrée dans l’univers cinématographique très jeune. A l’âge de 13 ans, la petite Californienne d’origine Congolaise fut inscrite à la Hollywood High School où elle s’initie à l’actorat. En parallèle, elle suit des cours de théâtre. En 2009, elle obtient son diplôme et participe à plusieurs tournages. Phylicia wissa Nson a déjà joué dans 25 films aux USA dont trois en 2019.

    Phylicia wissa Nson a perdu son père alors qu’elle avait 2 ans. Elle fut élevée par sa mère qui l’a accompagnée dans le choix de sa carrière. Avant de s’inscrire à la Hollywood High School, la jeune Congolaise rêvait d’être une journaliste présentatrice télé. Cependant sa passion pour le cinéma a pris le dessus.

    Après l’obtention de son diplôme en 2009, Phylicia wissa Nson a eu du mal à intégré l’univers cinématographique des USA. Elle a été rejetée sur plusieurs projets de films. Désespérée, sa mère a décidé de l’inscrire à un programme d’académie de police pour jeunes cadets. Elle déménage par lui suite à New York où elle améliore son art d’actrice en obtenant le diplôme du Conservatoire d’art dramatique de New York (NYCDA).

    De retour à Los Angeles, elle a participé à plusieurs programmes télé et web. Phylicia Wissa a joué dans « Criminal minds » (Esprits criminels) de Jeff Davis diffusé sur CBS et son réseau. En 2012, elle a joué le rôle principal dans « Color of Beauty », un cour métrage qui évoque la problématique de la peau noire en occident. Le film fut sélectionné au « Black Film Festival » de San Francisco la même année.

    Sur le cour métrage « XXV » qui retrace le parcours de 7 jeunes en quête de leurs identités, Phylicia wissa Nson a porté la casquette co-réalisatrice, actrice et co-scénariste . En 2019, elle déjà joué dans : « Overbooked », « The Obituary of Tunde Johnson et « The Office is Mine ». La congolaise apparait également dans l’épisode 20 de la saison 2 de la série « Swat ».

  • 72ème Festival de Cannes : la SĂ©nĂ©galaise Mati Diop en lice pour la Palme d’or

    72ème Festival de Cannes : la Sénégalaise Mati Diop en lice pour la Palme d’or

    La franco-sénégalaise, Mati Diop sera la seule Africaine qui foulera le tapis rouge du festival de Cannes 2019, pour présenter son long métrage « Atlantiques ». Le film produit par Les Films du bal, Cinekap, Frakas Productions  évoque l’immigration et le chômage en  Afrique subsaharienne.

    « Le sujet parle de l’économie, de politique, en passant par l’émigration pour atterrir à l’amour entre Ada et Souleymane et Issa. Le film raconte des choses de chez nous pour embrasser l’universel », a indiqué Oumar Sall  de Cinekap aux confrères de l’APS.

    « Atlantiques » est tourné à plusieurs endroits au Sénégal aussi bien en Wolof qu’en français. Ce film est le premier long métrage de la réalisatrice Mati Diop (37 ans). Mati avait déjà réalisé plusieurs cours métrages à succès notamment  « Mille Soleils », récompensé du Grand Prix du Festival international du film documentaire de Marseille. Le film « 35 rhums » fut nominé en 2010 au Prix Lumières du meilleur espoir féminin pour 35 rhums.

    Fille du musicien Wasis Diop Mati Diop est également une actrice. Elle a joué dans une dizaine de films notamment Le Garde corps (court-métrage) de Lucrezia Lippi ou encore Sleepwalkers de Thierry de Peretti.

    En dehors du film « Atlantiques », en lice pour la palme d’or, deux autres films de réalisatrices africaines font également partie de la sélection officielle de la 72ème édition du Festival de Cannes. Il s’agit de « Papicha » de l’Algérienne Mounia Meddour et «  Adam », le premier long métrage de l’actrice et réalisatrice marocaine  Maryam Touzani.

  • Infinity War : non, Black Panther est aussi invincible!

    Infinity War : non, Black Panther est aussi invincible!

    En Afrique, la mort de Black Panther a produit un effet qui va au-delĂ  du fait que le blockbuster Marvel’s Avengers: Infinity War soit une fiction. Pour cause, l’Afrique venait de connaitre son premier superhĂ©ros, il y a juste quelques mois encore.

    Il a fallu une patience lĂ©gendaire aux cinĂ©philes africains, avant de connaitre enfin, juste en fĂ©vrier dernier, le premier superhĂ©ros noir au mĂŞme rang (ou presque) que Super Man, Iron Man, Hulk, Wonder Woman, etc… Mais contre toute attente, Black Panther ne brillera plus que par la petitesse de la longĂ©vitĂ© après la sortie d’Infinity War. Bien que les deux films aient eu beaucoup Ă  prouver au public, Black Panther semble ĂŞtre créé pour ĂŞtre le joyau de la couronne dans l’histoire cinĂ©matographique de l’univers cinĂ©matographique de Marvel, une production qui a pu bouleverser un ordre.

    Mais Ă  vrai dire,  Black Panther est le film le plus important parce qu’il en dit beaucoup plus que ce qu’Infinity War pourrait dire. Du moins, pour les Africains. Black Panther ne pousse pas seulement les points de l’intrigue ; mais il ouvre les tĂ©lĂ©spectateurs Ă  un monde qui affecte non seulement la manière dont ils perçoivent les superhĂ©ros et l’hĂ©roĂŻsme, puis plonge dans un afro-futurisme sans prĂ©cĂ©dent dans le monde cinĂ©matographique. Cette production a ramĂ© Ă  contrecourant des prĂ©jugĂ©s presque standards eus sur l’Afrique, tout en nous donnant un drame shakespearien.

    C’est sans doute que c’est un Ă©norme changement psychologique qui peut dire aux tĂ©lĂ©spectateurs qui se sont longtemps vus dans le dĂ©cor qu’ils sont, eux aussi, qu’ils peuvent ĂŞtre perçus par les autres comme Ă©tant assurĂ©s et significatifs.

    T’Challa, si différent

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    Le hĂ©ros du film, T’Challa (Chadwick Boseman), est Ă©galement diffĂ©rent des superhĂ©ros Marvel standards. Dans T’Challa, il y a un hĂ©ros qui pourrait admettre quand il avait tort.

    T’Challa est un superhĂ©ros qui accueille la force naturelle des femmes. Les femmes l’entourent dans toutes les facettes de sa vie, et il ne montre jamais une masculinitĂ© toxique ou ne se sent en quelque sorte Ă©masculĂ© par des femmes comme la Dora Milaje qui lui sauve la vie. C’est un personnage qui rĂ©sonne avec les tĂ©lĂ©spectateurs noirs Ă  un niveau plus profond que Iron Man ou Captain America, bien Ă©videmment.

    La mort de T’Challa est comme du sel dans une blessure qui commençait juste Ă  guĂ©rir. Tuer T’Challa, fut-ce par imprĂ©vision (c’est ce que fait comprendre le scĂ©nariste du film), est encore aux yeux des Africains, une façon de montrer que les succès en Afrique sont Ă©phĂ©mères. Que les hĂ©ros sur ce continent n’ont pas les meilleurs destins, et qu’ils n’ont de gloire que le temps d’un rĂ©pit. Mais Ă  vrai dire, tout comme Captain America, Spider Man, Iron Man, Black Panther peut ĂŞtre Ă©galement invincible. A l’image de la bataille d’Adoua d’il y a plus d’un siècle dĂ©jĂ  Ă  l’issue de laquelle les Ethiopiens ont rĂ©ussi Ă  repousser les colons italiens, de l’armĂ©e de BĂ©hanzin du Dahomey, de l’armĂ©e des Amazones du mĂŞme peuple qui a rĂ©ussi Ă  traverser le temps, T’Challa pouvait ĂŞtre un superhĂ©ros qui sait assumer son succès.

    En attendant que Marvel décide de ressusciter T’Challa à son goût, pour nombre d’Africains, Black Panther reste un héros qui ne saurait si facilement mourir.

     

  • En Afrique francophone, les salles de cinĂ©ma refont surface

    En Afrique francophone, les salles de cinéma refont surface

    Ces dernières annĂ©es ont Ă©tĂ© difficiles pour les cinĂ©astes en Afrique francophone. Pas plus tard qu’en 2015, il n’y avait pas de salle de cinĂ©ma au Cameroun et les cinĂ©astes ne pouvaient faire passer leurs films aux spectateurs qu’Ă  travers des DVD, en dĂ©pit des risques de piratage.

    La rĂ©alitĂ© est Ă©cĹ“urante dans de nombreux pays africains oĂą bien de cinĂ©mas avaient fermĂ© après une apparition et un apogĂ©e dans les annĂ©es 1960 et 1970.  En cette pĂ©riode-lĂ , YaoundĂ© avait jusqu’à 7 salles. Les chaĂ®nes cinĂ©matographiques ont commencĂ© Ă  revenir dans plusieurs pays au milieu des annĂ©es 2000, mais les progrès n’ont pas Ă©tĂ© rĂ©guliers.

    Alors qu’un pays comme l’Afrique du Sud abrite des dizaines de salles de cinĂ©ma et que Nollywood a connu une Ă©mergence rapide, les entrepreneurs nigĂ©rians ont reconstruit leurs théâtres locaux, quand dans une grande partie de l’Afrique francophone, les théâtres ont pratiquement disparu.

    Renouveau

    La rĂ©alitĂ© change lentement avec les mĂ©dias internationaux et les gĂ©ants de la technologie, faisant une pièce pour un marchĂ© jeune avec plus de 120 millions de personnes dans 24 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Orange, le gĂ©ant français des tĂ©lĂ©coms en Afrique francophone s’associe Ă  CanalOlympia, le rĂ©seau cinĂ©matographique dĂ©tenu par le gĂ©ant français des mĂ©dias Vivendi, pour Ă©quiper sa chaĂ®ne de huit cinĂ©mas qui ont Ă©tĂ© ouverts ces sept dernières annĂ©es dans sept pays francophones. D’ailleurs, Vivendi prĂ©voit d’Ă©tendre sa chaĂ®ne de cinĂ©mas dans la rĂ©gion Ă  20 d’ici la fin de l’annĂ©e.

    Dans cette perspective d’attirer Ă  nouveau les populations, des solutions plus faciles ont Ă©tĂ© proposĂ©es. Les cinĂ©philes pourront acheter des billets avec Orange Money par exemple, le service d’argent mobile avec 37 millions d’utilisateurs.

    L’implication d’Orange Studios, la filiale de l’entreprise, axĂ©e sur le cinĂ©ma, dans les industries cinĂ©matographiques francophones locales a consistĂ© Ă  financer des cinĂ©astes locaux Ă  travers des coproductions et Ă  lancer des services de streaming vidĂ©o dans des pays comme le SĂ©nĂ©gal et la CĂ´te d’Ivoire.

    Une plus grande diffusion des cinĂ©mas est essentielle pour les industries cinĂ©matographiques africaines locales, car elles offrent aux cinĂ©astes un flux de revenus important qui est crucial pour faire des profits. L’avantage, c’est que les cinĂ©astes sont libĂ©rĂ©s des films directement sur DVD qui laissent gĂ©nĂ©ralement les cinĂ©astes sans gains Ă  cause des piratages favorisĂ©s par les faibles lois sur la propriĂ©tĂ© intellectuelle et la culture de l’application.

    Cette année, le film à succès de Marvel, Black Panther, a rapporté plus de 9 millions de dollars à travers le continent. Ce ne sont pas seulement les superproductions américaines. Le Nigeria, qui abrite Nollywood, la plus grande industrie cinématographique du continent, commence à voir une nouvelle génération de films et de cinéastes battre des records au box-office local et international. Les cinéastes africains ont désormais de nombreux défis à relever.

  • AfroLandTV: l’Afrique que les mĂ©dias ne vous montreront jamais

    AfroLandTV: l’Afrique que les mĂ©dias ne vous montreront jamais

    Michael Maponga n’est pas nouveau dans le monde des écrans. Acteur, ce Zimbabwéen a déjà été dans l’industrie cinématographique pendant plus d’une décennie, connu de Bollywood à Hollywood. Avec la prise de conscience que les Africains n’ont pas d’industrie cinématographique spécifique et que les histoires africaines ne sont pas racontées d’un point de vue purement africain, Michael Maponga a lancé AfroLandTV.

    « Nous avons tellement d’histoires originales inédites que le monde apprécierait des guerriers zoulous, des tribus royales, les combattants de la liberté comme Patrice Lumumba. En tant qu’Africains, nous avons une voix inouïe, avec AfroLandTV nous donnons à nos cinéastes une plate-forme pour projeter cela » explique le concepteur. Et d’ajouter, « les hubs de films aux États-Unis, en Inde, en Asie et au Royaume-Uni sont florissants, car ils créent un contenu de qualité et fournissent à leurs propres cinéastes des plateformes leur permettant de distribuer leur contenu à un public digne ».

    Faire « africainement »

    En effet, AfroLandTV est une chaine de streaming qui propose du contenu africain dans les catégories Film, Web et Documentaires. Selon le fondateur de la chaine, AfroLandTV vise à révolutionner l’industrie cinématographique africaine via Internet. Plus largement, avoir une bibliothèque très diversifiée de films de tous les pays d’Afrique.

    Fondé pour cet objectif, Michael a investi dans la technologie qui permet aux téléspectateurs de diffuser facilement du contenu sur le continent africain. Cible principale, la génération millénaire, spécifiquement les 18-34 ans, les Africains aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, au Nigeria et au Ghana.

    AfroLandTV se distingue par la haute qualité du contenu qu’elle propose avec des films primés et des documentaires mettant en vedette le meilleur travail des Africains avec chaque film ou série sur le site web trié sur le volet. La plateforme a mis en ligne plusieurs vidéos telles que « Tjitji la Fille Himba, une histoire originale sur une fille Himba (tribu) avec des aspirations pour devenir la prochaine Oprah, Katutura, un drame d’action acclamé filmé en Namibie, Diembe, une comédie drôle sur un garçon kenyan migrant vers Royaume-Uni et les stéréotypes qui viennent avec, et la série web Daughters in America environ quatre femmes africaines instruites vivant aux États-Unis », cite le concepteur.

    À en croire Michael, ce qui en ressort est le fait qu’il y a une retombée positive sur tout le contenu. À cet effet, tout ce qui met en évidence les aspects et les perceptions négatifs sur l’Afrique n’est pas pris en compte.

    Depuis le lancement d’AfroLandTV, sa croissance a été incroyable. La mission n’a pas changé. « Devenir la plus grande plateforme panafricaine de télévision en ligne », déclare Michael.

    L’un des points forts de la plateforme a été la multitude de cinéastes primés qui se sont joints à lui et, depuis 2016, Michael a conclu un accord avec une autre start-up, Stream TV, dirigée par Banele Damane. Avec cet accord, AfroLand TV est hébergé sur le lancement de l’application Android de Stream TV depuis 2017.

  • Afrique du Sud: le premier film western sera sur les Ă©crans en avril

    Afrique du Sud: le premier film western sera sur les écrans en avril

    En Afrique du Sud, les cinéphiles ont hâte de voir à l’écran le premier film western produit localement, Five Fingers for Marseilles. « Il va redéfinir ce que peut être le cinéma africain », pensent-ils. La sortie est prévue sur le 6 avril prochain.

    Après le succès de « Black Panther » de Marvel qui a mis en lumière le besoin mondial de héros noirs, les critiques et le bouche-à-oreille positif ont contribué à entretenir le buzz autour du film. Et le sentiment est que cela augure bien pour le premier Western de l’Afrique du Sud, « Five Fingers for Marseille ».

    Vuyo Dabula, qui dirige le film avec son rôle de hors-la-loi qui rentre chez lui après 20 ans, a déclaré qu’« il est plus important que jamais pour l’industrie cinématographique de raconter des histoires qui sont enracinées dans la culture des “’gens de couleur”’, ce que l’industrie dans son ensemble a négligé de faire. Nos auditoires ont besoin de voir des histoires de personnages noirs forts, courageux et héroïques. “Five Fingers” est une histoire africaine puissante introduisant un nouveau type de héros africain »

    grâce à une bonne narration et un contenu original, « Five Fingers » a reçu des critiques élogieuses lors de divers festivals à travers le monde. Il a été décrit par un critique américain comme l’un des débuts les plus marquants de ces dernières années et cité comme faisant partie d’une « vague qui redéfinira complètement la perception internationale de ce que peut être le cinéma africain ».

    Le film a également été rendu possible grâce au soutien de la National Film & Video Foundation d’Afrique du Sud et du ministère du Commerce et de l’Industrie, avec le soutien supplémentaire de Dupa Films.

    « Les personnages sont durs, complexes et fiers. Principalement au Sesotho, c’est un conte d’un hors-la-loi inspiré de l’Occident qui rentre chez lui après des années de fuite et trouve une chance de rédemption. Il défie les stéréotypes et met en vedette de puissants héros noirs dans le contexte d’un paysage africain époustouflant », a ajouté le réalisateur Michael Matthews.

    Five Fingers

    Près de la ville coloniale de Marseille, dans le Cap-Oriental d’Afrique du Sud, un groupe d’amis rebelles surnommé les Cinq Doigts utilise des œufs et des lance-pierres bien placés pour chasser la force de police oppressive. Mais quand les flics s’emparent de l’amour d’enfance de Tau, tempéré, il passe de jeter des œufs à des balles tirées.

    Peur de la capture ou pire, Tau s’enfuit, revenant 20 ans plus tard dans une ville, et des amis, transformés par la violence provoquée ce jour-là. Avec les policiers tordus maintenant remplacés par un gang caustique, Tau doit rassembler ce qui reste des Fingers pour défendre une fois de plus leur maison.

    En effet, imprĂ©gnĂ© de la tradition occidentale, Five Fingers for Marseilles subvertit le genre en plaçant l’histoire au sein de la communautĂ© indigène, avec les colons et les divisions provoquĂ©s par le colonialisme.

    Magnifiquement tournĂ©, le film honore les « ancĂŞtres » cinĂ©matographiques tout en explorant de nouveaux territoires. Après des annĂ©es de consultation avec la communautĂ© locale, Five Fingers reprĂ©sente un nouveau style de production cinĂ©matographique pour l’Afrique du Sud tout en Ă©mergeant comme l’un des meilleurs westerns de l’annĂ©e et l’un des premiers films les plus convaincants qui sort bientĂ´t.

    D’ici là, les producteurs espèrent que Five Fingers, sera sanctionné du même succès que Black Panther. Sinon presque.

     

  • The Woman King: les Amazones du Dahomey reviennent Ă  Hollywood

    The Woman King: les Amazones du Dahomey reviennent Ă  Hollywood

    Après la superproduction Ă  succès Black Panther qui vante une Afrique très technologique, les salles de cinĂ©ma sur le continent auront encore bientĂ´t de quoi attirer les spectateurs. En perspective, le nouveau projet The Woman King, un film qui porte sur l’unitĂ© militaire ouest-africaine guerrière connue sous le nom des Amazones du Dahomey, actuel BĂ©nin.

    A Hollywood, la lutte anti-impĂ©riale du Dahomey sera bientĂ´t cĂ©lĂ©brĂ©e dans un long-mĂ©trage. Lupita Nyong’o, actrice du dĂ©sormais cĂ©lèbre Black Panther va y avoir un rĂ´le clĂ©, celui d’une amazone d’un des royaumes les plus puissants aux 18è et 19è siècles. Elle sera fille de Nanisca, incarnĂ©e par la noire AmĂ©ricaine Viola Davis.

    BasĂ© sur une histoire originale de Maria Bello, le film s’inspire de vĂ©ritables Ă©vĂ©nements qui ont eu lieu aux XVIIIe et XIXe siècles dans le Royaume du Dahomey, l’actuel BĂ©nin.

    L’histoire se concentre sur Nanisca, gĂ©nĂ©rale des Amazones, et sa fille Nawi. Ensemble, elles combattent les tribus françaises et voisines qui violeraient leur honneur, asserviraient leur peuple et menaceraient de dĂ©truire tout ce pour quoi elles vivaient.

    L’armĂ©e des femmes guerrières a Ă©vitĂ© l’esclavage, le colonialisme et la guerre intertribale pour unifier une nation. Le film sera produit par Welle Entertainment de Cathy Schulman, JuVee Productions de Davis et, Julius Tennon et Jack Blue Productions de Bello.

    A en croire Julius Tennon, The Woman King « a le potentiel d’ĂŞtre un changeur de mentalitĂ© sur les femmes de couleur partout dans le monde », tandis que Schulman a comparĂ© le projet à Black Panther, la super-superproduction Afrofuturistic de Disney. «  Black Panther vient de nous montrer comment le pouvoir de l’imagination et du savoir pourrait rĂ©vĂ©ler un monde sans stĂ©rĂ©otypes sexuels et raciaux » », a-t-elle dĂ©clarĂ©.

    Pour le moment, aucune date n’est encore fixĂ©e pour le dĂ©but de la production, de mĂŞme que le nom du rĂ©alisateur principal n’a pas Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©. Mais Nyong’o va bientĂ´t produire et interprĂ©ter une minisĂ©rie de l’Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie. Davis Ă©galement continue de jouer dans le très populaire How to Get Away With Murder, dont la quatrième saison commence le 8 mars.

    Les amazones, ces fiertés féminines en Afrique

    Les Guerrières du Dahomey Ă©taient traditionnellement appelĂ©es « Minon », littĂ©ralement «nos mères» en Fon, la langue du peuple Fon au BĂ©nin. Certains historiens et observateurs europĂ©ens les appelaient les Amazones du Dahomey, en souvenir Ă  l’armĂ©e mystique et puissante de toutes les femmes appelĂ©es Amazones dans la mythologie grecque. Elles Ă©taient connues pour ĂŞtre particulièrement habiles, compĂ©titives et courageuses, aptes Ă  dĂ©fier tout le monde.

    Leurs exercices et dĂ©filĂ©s militaires ont toujours Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s Ă  la danse, la musique et les chansons et leurs armes Ă©taient parfois utilisĂ©es comme accessoires chorĂ©graphiques. Comme exprimĂ© dans leurs chansons, leur but Ă©tait d’Ă©clipser les hommes Ă  tous Ă©gards. Elles Ă©taient plus rapides et beaucoup plus courageuses que les soldats masculins.

    Le Dahomey entretenait également des relations privilégiées avec le roi, prêtant serment au célibat et vivant dans le palais royal, auquel seuls le roi et son entourage avaient accès.

    L’armĂ©e des femmes amazoniennes n’est devenue dĂ©funte que lorsque le royaume du Dahomey est tombĂ© Ă  la fin du XIXe siècle. Selon l’UNESCO, après deux mois de combats et d’accords auparavant rompus entre les Français et le Dahomey, le roi du Dahomey met le feu Ă  la plupart des palais royaux, marquant la fin du Royaume du Dahomey et de son armĂ©e de femmes en 1892.