Catégorie : BTP & Infrastructures

  • Fibre : la statrup qui  simplifie les procédures de location de logements à Lagos

    Fibre : la statrup qui  simplifie les procédures de location de logements à Lagos

    Louer un appartement au Nigéria tout comme dans plusieurs capitales africaines n’est pas aisée. Non seulement la procédure de location demande du temps, il faut également avoir un budget conséquent. Les propriétaires des appartements exigent généralement deux ans de caution. Le jeune nigérian Obinna Okwodu, propriétaire de la startup Fibre a imaginé une  solution adaptée aux jeunes professionnels et cadres moyens.

    Fibre est une plateforme numérique qui propose à ses clients, des résidences avec des procédures de paiements allégés. La startup ne propose pas des prêts immobiliers mais des plans de paiement adaptés aux bourses des clients.

    «Dans la plupart des cas, nous ne possédons pas les propriétés que nous louons. Nous travaillons en partenariat avec les propriétaires et agissons en tant qu’agent, en les aidant à trouver un occupant approprié de leurs propriétés. Nous recevons et versons également des revenus de location pour le compte de nos partenaires propriétaires », peut-on lire sur le site de la startup.

    Fibre est une initiative d’ Obinna Okwodu. Né aux USA, Obinna a effectué son enfance au Nigéria avant de poursuive ses études universitaires à Cambridge, à l’Université du Massachusetts Institute of Technology. Là il obtient B.Sc. (Baccalauréat universitaire en sciences) en génie civil et en sciences de la gestion. Obinna Okwodu  a travaillé un an chez Morgan Stanley avant de revenir créer son entreprise au Nigéria.

    Sa passion, pour le bâtiment, il la tient de son père. « Mon père est ingénieur civil. Nous passions les samedis après-midi sur ses chantiers de construction à Lagos. Son travail a été l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai commencé à me soucier des structures et j’ai décidé d’étudier le génie civil à l’Université. C’est pourquoi j’ai choisi d’en apprendre davantage sur l’immobilier et d’essayer de faire la différence sur le marché immobilier du Nigéria », explique-t-il.

    Fibre fait partie des 30 entrepreneurs les plus prometteurs en 2018. Ses services couvrent essentiellement la grande ville de Lagos.

  • Afrique du Sud: des drones pour lutter contre la corruption sur les chantiers

    Afrique du Sud: des drones pour lutter contre la corruption sur les chantiers

    En Afrique du Sud, le gouvernement utilise désormais des drones pour prévenir la corruption sur les chantiers de construction à Johannesburg.

    Les travailleurs sud-africains de la construction qui envisagent d’exagérer les fournitures ou de bafouer les règlements de sécurité peuvent maintenant remarquer qu’un drone plane au-dessus d’eux.

    En effet, le département de développement des infrastructures de la province de Gauteng a lancé une flotte de drones qui seront utilisés dans des projets de construction de moniteurs, y compris ceux de Johannesburg et des environs.

    Le premier drone a décollé lundi 21 mai et suivra la liste ambitieuse des 340 projets du gouvernement provincial qui devraient être terminés au cours des trois prochaines années. Gauteng dépense 4,5 milliards de rands (près de 360 ​​millions de dollars) pour ces projets. Il est donc logique qu’ils aient besoin d’aide pour garder un œil sur eux.

    Les visites de sites des drones ont pour but de contrôler la qualité du travail et de s’assurer que les projets respectent leurs calendriers, a indiqué le département dans un communiqué. Les drones sont le dernier effort pour rendre le département plus expert en technologie et « sauter le pas » avec les opportunités de la « quatrième révolution industrielle ».

    Cependant, cela concerne plus que l’adoption de la technologie. L’un des plus grands scandales de corruption en Afrique du Sud a impliqué la construction des sites de la Coupe du monde 2010. Et bien que cette collusion en coulisse ait pu être trop sophistiquée pour qu’un drone puisse se repérer, une grande partie de la corruption dans le secteur des infrastructures se produit sur les chantiers de construction.

    Sur l’ensemble du continent, la corruption peut ajouter une «prime d’inefficacité» de 40% au coût des projets d’infrastructure. Les projets de construction publics ont pour but de stimuler la production et la richesse d’une nation, mais en Afrique, ils finissent souvent par peser sur les économies qui sont déjà à la traîne.

  • Kodisher, la startup qui gère la location au Kenya

    Kodisher, la startup qui gère la location au Kenya

    Kodisher, une jeune entreprise kenyane, a développé une plateforme de gestion de propriété exclusive qui permet aux clients, tels que les propriétaires et les agents, de gérer les processus, les transactions et les données associées aux propriétés locatives.

    Lancé en septembre de l’année dernière, Kodisher a développé une plateforme de bout en bout qui fournit aux clients toutes les informations sur leurs locations à portée de main, les aidants à gérer l’argent, les unités et les locataires.

    Cette plateforme automatise les procédures standards, générant des factures et des reçus en ligne pour les envoyer par courrier électronique, et notifiant aux propriétaires et aux agents le loyer en retard et les paiements à venir.

    « Nous avons également automatisé la plupart des tâches, car cela rend les choses plus faciles pour nous et nos clients », confie Solomon Mwangi, cofondateur de la startup, qui a été lancée après que les fondateurs ont remarqué que le marché de la gestion immobilière, contrairement à d’autres secteurs, n’avait pas encore vraiment adopté la technologie.

    Une mise à jour positive

    Autofinancé, Kodisher a augmenté organiquement depuis le lancement grâce à des recommandations de clients actuels. Il a intégré M-Pesa le mois dernier, un geste que Mwangi a déclaré avoir été bien reçu par les clients.

    La plupart des clients de Kodisher gèrent des propriétés dans les zones urbaines du Kenya, mais la startup lancera une commande plus tard cette année pour enrôler les gestionnaires immobiliers d’autres pays d’Afrique de l’Est. Mwangi a indiqué qu’il prévoit également de lancer un bureau en Afrique de l’Ouest, début de 2019.

    Kodisher gagne de l’argent grâce à un plan de licence SaaS basé sur le nombre d’unités qu’un utilisateur souhaite gérer via la plateforme. Le plan le moins cher coûte 10 dollars par mois et permet à un utilisateur de gérer jusqu’à 20 unités. Les utilisateurs ont la possibilité de payer mensuellement ou annuellement.

    Sans surprise, persuader les propriétaires et les agents des avantages des systèmes numériques n’a pas été facile, mais Mwangi pense que Kodisher fonctionne.

  • À 27 ans, il quitte le MIT aux USA pour entreprendre au Nigeria

    À 27 ans, il quitte le MIT aux USA pour entreprendre au Nigeria

    Grâce à l’initiative de ce jeune entrepreneur, la classe moyenne nigériane arrive à payer mensuellement ses loyers. Obina Okwodu a 27 ans et affiche un parcours brillant. Diplômé du MIT aux États-Unis, le Nigérian a également étudié en génie civil. Cet expert en sciences de gestion a surtout travaillé en tant qu’analyste dans une banque.

    Il a pourtant préféré rentrer en 2015 dans son pays pour venir en aide aux populations. Obina Okwodu a fondé Fiber, une plateforme en ligne de location. L’entrepreneur travaille avec des propriétaires pour permettre à certains de ses compatriotes de payer leur loyer. Basé à Lagos, Fiber permet en effet à des Nigérians de vivre dans des maisons entièrement meublées et de payer leur loyer mensuellement.

    Les maisons sont approvisionnées en fonction de la demande. Après que les utilisateurs fassent des demandes sur le site Web, Fibre recherche les appartements qui correspondent le mieux à leurs critères. Les locataires sont ensuite bloqués dans des contrats d’un an et ils doivent payer 25% de la redevance annuelle à l’avance – c’est essentiellement le loyer de trois mois – pour obtenir les clés. Ils répartissent ensuite ce qui reste du loyer au cours des 11 prochains mois.

    Avant l’existence des services de Fiber, même les personnes de la classe moyenne devaient payer par exemple deux ans de loyer avant d’occuper l’endroit où ils veulent vivre. Selon Obina Okwodu, le marché immobilier au Nigeria traite 100% de la population locative comme si elle était à 100% risquée. Il explique qu’il y a encore d’autres problèmes que Fiber envisage résoudre.

    Alors que Fiber ne couvre que Lagos, Obina Okwodu prévoit étendre la plateforme à d’autres villes du pays pour « soulager ses compatriotes ».

  • Algérie: Youchoz relie des professionnels de bâtiments aux particuliers

    Algérie: Youchoz relie des professionnels de bâtiments aux particuliers

    Cette startup qui existe depuis bientôt un an est le fruit d’un travail collaboratif. Youchoz a été lancé en juillet 2017 par de jeunes étudiants algériens qui sont Abdelkrim Chergui Senouci (24 ans), Sidi Mohammed Ziani Kerarti (25 ans), et Oussama Billami, (23 ans). Formés en génie civil, les trois étudiants ont réfléchi à la création d’une plateforme qui peut permettre de mettre en relation des acteurs œuvrant dans le bâtiment.

    Les trois entrepreneurs confient qu’il était important de lancer une telle plateforme en ligne. Le fait est que dans la plupart des villes du pays, les habitants éprouvaient des difficultés à trouver des professionnels du bâtiment. Depuis l’existence de la plateforme (youchoz.com), il est plus facile à des particuliers de trouver des maçons, des artisans pour leur effectuer des travaux à domicile.

    Si les trois responsables de la startup estiment être fiers de diriger la première plateforme du pays à répertorier les professionnels du bâtiment, ils confient avoir bénéficié de plusieurs formations entrepreneuriales pour parvenir à cette étape.

    A ce jour, Youchoz fonctionne en collaboration avec plus de 500 professionnels du bâtiment. Le site est de plus en plus visité chaque jour. Les trois entrepreneurs envisagent désormais attirer plus d’investisseurs pour faire prospérer leur startup.

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  • Pamela Nkeng, la jeune architecte qui veut rebâtir le Cameroun

    Pamela Nkeng, la jeune architecte qui veut rebâtir le Cameroun

    Au Cameroun, quoique novice dans un domaine très rêvé par tous les jeunes et surtout dominé par les hommes, Pamela Nkeng compte pas mal de réalisations à son actif déjà. Et elle s’enorgueillit chaque fois.

    C’est dans son pays natal,  le Cameroun que la jeune cheffe d’entreprise passe son enfance où elle effectue ses études primaires et secondaires. Après avoir obtenu son baccalauréat au lycée Joss de Douala, Pamela Nkeng s’est envolée vers la ville française de Lille, où elle a étudié l’architecture et le génie civil.

    Pamela Nkeng enchaîne avec un Master en génie civil et en ingénierie des projets immobiliers à IST de Valenciennes. Consciente qu’elle ne pourrait se passer du management, elle poursuit dans la foulée un master en administration des entreprises.

    Une fois diplômée, Pamela a commencé à travailler dans la ville française dans le cadre d’un programme d’amélioration du logement. Cependant, ce ne sera jamais qu’une position à court terme, car elle admet qu’elle a toujours eu l’intention de retourner dans son pays d’origine, le Cameroun.

    Déjà enfant, elle accompagnait son père sur les chantiers de construction. Sa future carrière était donc presque évidente.

    6 années de construction

    C’était en 2012 que la diplômée est retournée dans son pays. Elle est accueillie au sein de l’entreprise familiale de Bak’s Engineering, spécialisée dans le génie civil et la construction.

    « Professionnellement, je dois admettre qu’il n’est pas toujours facile de s’implanter dans un domaine dominé par les hommes, comme le génie civil, et c’est encore plus difficile quand on est jeune. Votre point de vue est toujours remis en question, votre autorité mise en question, etc », affirme-t-elle. Mais rien de tout cela ne l’a dissuadée. Au contraire, cela l’a juste rendue plus motivée.

    Elle a donc soumis son offre après son premier grand succès: la construction d’une station-service pour Tradex, spécialisée dans la commercialisation de produits pétroliers au Cameroun. Dans environ 8 mois, elle a livré très fièrement l’installation achevée.

    Elle a ensuite paraphé un contrat pour la construction des magasins pour le géant du téléphone Huawei, sans compter des villas et immeubles… « Quand je me rends à un endroit pour voir le design d’intérieur, mes yeux d’ingénieur civil m’aident à m’assurer que les travaux de construction ont été menés avec succès, ce qui est très rassurant pour mes clients, sachant que bon nombre d’entre eux comprendre cette activité », confie Pamela Nkeng.

    La Camerounaise semble avoir trouvé la bonne formule pour composer avec l’environnement camerounais. Passionnée de la décoration intérieure, elle ne manque pas d’inspiration pour offrir les décors féeriques à ses clients.

  • Burkina Faso: construction d’une épine dorsale en fibres optiques

    Burkina Faso: construction d’une épine dorsale en fibres optiques

    Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a donné le feu vert pour la construction de la première phase de l’épine dorsale nationale de fibres optiques, d’une longueur de 2 001 km du Burkina Faso. Le projet, entrepris par la multinationale Huawei, a débuté à Gaoua, dans la région de Bafuji.

    « Le gouvernement est fermement déterminé à faire en sorte que nos régions soient interconnectées et que nos collectivités soient interconnectées », a déclaré le chef de l’État burkinabé, Roc Marc Kaboré en fin d’année 2017.

    Pour ces travaux, c’est le groupe français d’ingénierie Tactis qui est chargé de superviser l’avancement du projet. Le groupe a déjà confirmé que la première phase serait achevée dans un an.

    La première phase devrait coûter 50 milliards de FCFA (environ 90 millions de dollars) et sera financée par une facilité de crédit de 12 ans, dont 60 % ont été fournis par la Banque de Chine, les 40 % restants étant fournis par BNP Paribas. Le prêt comprend une période de grâce de 3 ans, ce qui signifie que le pays a 15 ans pour rembourser sa dette.

    Hadja Fatimata Ouattara, ministre du Développement de l’économie numérique et des postes depuis février 2017, a déclaré que l’épine dorsale nationale de 2 001 km sera ajoutée aux 307 km du projet d’interconnexion Afrique de l’Ouest et aux 650 km de fibre.

    À terme, le Burkina Faso devra disposer d’un total de 2 957 km d’infrastructures en fibre optique et, au cours de la deuxième phase, 8 000 km supplémentaires d’infrastructures en fibre optique seront déployés.

    Le projet d’épine dorsale nationale reliera les 45 provinces du pays, ainsi que ses principales zones urbaines, à un coût estimé à 100 milliards FCFA (environ 180 millions de dollars).

  • La Cote d’Ivoire lance son plus grand barrage hydroélectrique à Soubré

    La Cote d’Ivoire lance son plus grand barrage hydroélectrique à Soubré

    Début novembre, la Côte d’Ivoire a inauguré le barrage hydroélectrique de Soubré censé augmenter de 10% la capacité énergétique du pays.

    Le nouveau barrage de Soubré est désormais le plus important du pays. Le coût des travaux est estimé à plus de 300 milliards de francs CFA. Les travaux de construction ont duré près de quatre ans. Ils s’inscrivent dans le cadre d’un projet énergétique financé à plus de 80% par la Chine à travers l’Exim Bank. Construite sur le fleuve Sassandra, l’infrastructure hydroélectrique va contribuer au renforcement énergétique de la Côte d’Ivoire. Le pays envisage doubler sa capacité énergétique en 2020, soit 2000 mégawatts.

    En février 2013, le chef de l’Etat ivoirien évoquait l’importance pour le pays d’avoir une importance énergétique. Il nous faut suffisamment d’énergie pour illuminer nos foyers, nos villes et villages, pour faire fonctionner nos industries, nos hôpitaux, nos écoles, nos universités », avait déclaré Alassane Ouattara. Le secteur énergétique de la Côte d’Ivoire est dépendant à 80% de la production de centrale thermique au gaz naturel. L’Etat mise donc sur de nouveaux projets énergétiques pour électrifier les villages de plus de 500 habitants.

    Indépendance énergétique

    Thierry Tanoh, ministre du pétrole de l’énergie et du développement, s’est félicité de la coopération sino-ivoirienne à l’origine de la réalisation de ce projet énergétique. La ville de Soubré qui abrite ce barrage hydroélectrique a par ailleurs vu « sa capacité en eau potable triplée », selon le ministre. Il a également indiqué que le barrage va permettre d’électrifier plus de dix villages. Des forages seront également construits.

    Pour renforcer son indépendance énergétique, la Côte d’Ivoire envisage construire d’autres barrages hydroélectriques. Ces dernières devront permettre au pays d’augmenter la part de l’hydraulique dans la fourniture d’électricité qui est estimé à ce jour à moins de 50%. Alassane Ouattara a déjà à cet effet lancé les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Gribo Popoli. Située à 7 km en aval de la ville de Soubré, la localité de Gribo Popoli devrait abriter en 2020, après plusieurs mois de travaux, un barrage d’une puissance de 112 mégawatts. Les travaux seront financés par la Chine à hauteur de 173 milliards de francs CFA. Deux autres chantiers devraient ensuite être lancés, confie-t-on au ministère du pétrole de l’énergie et du développement.

  • La Côte d’Ivoire injecte  900 millions  de $ dans ses infrastructures

    La Côte d’Ivoire injecte 900 millions de $ dans ses infrastructures

    En Côte d’Ivoire, les plaintes des passagers de la route sont presque les mêmes : le réseau routier est mauvais et ne cesse de se dégrader. Face la situation, le gouvernement veut s’attaquer au plus tôt au mal.

    Le premier ministre ivoirien vient d’annoncer un investissement de 475 milliards de francs CFA (près de 900 millions $) dans les infrastructures. Selon Amadou Gon Coulibaly, « l’ensemble de ces investissements contribuera à décongestionner le trafic à Abidjan, mais également son potentiel de développement économique. »


    Plus de 60 % du réseau routier a été dégradé suite à la décennie de crise sociopolitique survenue dans le pays.


    S’il y a quelques années en arrière la Côte d’Ivoire s’était engagée dans un vaste programme d’investissements dans les infrastructures rendant son réseau routier enviable, les choses ne sont plus exactement ça. Selon les autorités ivoiriennes, plus de 60 % du réseau routier a été dégradé suite à la décennie de crise sociopolitique survenue dans le pays. Mais selon Pierre Dimba, directeur général de l’Ageroute, l’Agence de gestion des routes, la dégradation de nombreuses voies à travers le pays est due à l’ancienneté des constructions.

    En effet, il n’y a pas qu’à Abidjan que l’on trouve des routes en piteux état. A Yamoussoukro, capitale politique et administrative du pays, la quasi-totalité des voies sont dégradées, comme dans la ville portuaire de San Pedro ou à Daloa dans le centre-ouest du pays.

    Ce nouvel important investissement servira entre autres, à la réhabilitation du pont Felix Houphouët Boigny, et à la construction de l’échangeur Akwaba.

    Pour précision, l’ensemble des chantiers couverts par ce financement s’inscrit dans la liste des projets prioritaires du Millennium Challenge Corporation (MCC) dont le pays est bénéficiaire.

    Négligence

    Le gouvernement ivoirien a été avare en financement des travaux liés aux infrastructures en général durant l’année 2006. Selon le rapport 2016 du Consortium pour les Infrastructures en Afrique (ICA) publié ce mois d’octobre, la première économie de l’UEMOA a injecté seulement 64,5 millions $ dans les infrastructures en 2016, soit moins de 0,5 % de son PIB. Selon le même rapport, des pays moins nantis ont investi doublement que le leader de l’économie de la CEDEAO. Le Togo a par exemple investi 297,5 millions $, 199,3 millions pour le Mali, 179,3 millions au Burkina Faso, ou encore le Sénégal qui chapeaute avec ses 575,4 millions.

    Pour une quasi-négligence de l’entretien et de la construction des nouvelles infrastructures et leur entretien, la conséquence a été claire.

    Pour rappel, l’annonce intervient au moment où la Côte d’Ivoire s’apprête à lancer la construction du métro d’Abidjan.

  • Tunisie: la construction du pont de Bizerte va durer trois ans

    Tunisie: la construction du pont de Bizerte va durer trois ans

    Estimés à 600 millions de dinars tunisiens les travaux de construction du pont de Bizerte devraient être livrés en 2021.

    Au troisième trimestre de 2018, les premiers coups de pioche pour la construction du pont de Bizerte seront lancés. L’annonce a été faite par le ministère de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire. Cela marque l’aboutissement de plusieurs rencontres organisées par le ministère sur le projet de construction du pont de Bizerte.

    Les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet avaient notamment échangés sur le taux d’avancement des études, le planning du lancement des travaux et la réalisation complète du projet. Il faut préciser que la Banque européenne d’investissement (BEI) a financé le projet d’étude dudit projet.

    Relier Bizerte à Sidi Hamad

    Cette infrastructure va relier Bizerte à la région de Sidi Hamad. Selon Mohamed Salah Arfaoui, ministre de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire, les travaux de construction du pont vont durer trois ans. Le coût des travaux est estimé à « 600 millions de dinars tunisiens ». Ces coûts seront pris en charge par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD).

    A la fin des travaux, le nouveau pont qui reliera également Sidi Hamad à Ben Nadaa sera un peu plus développé par rapport à l’ancien. La nouvelle infrastructure aura une hauteur plus élevée.