Catégorie : Communication & Média

  • Le Madagascar a un internet plus rapide que le Royaume-Uni, la France et le Canada

    Le Madagascar a un internet plus rapide que le Royaume-Uni, la France et le Canada

    Le Madagascar, considéré comme l’ un des pays les plus pauvres du monde, a l’une des plus grandes vitesses d’Internet haut débit en Afrique et a une vitesse moyenne beaucoup plus rapide que certaines des nations les plus riches du monde, selon un rapport de UK Cable, qui recueille les données de 200 pays.

    À 24,9 mégabits par seconde, la vitesse du haut débit de Madagascar est plus de deux fois supérieure à la moyenne mondiale. Non seulement cela signifie-t-il que la nation insulaire africaine a l’une des vitesses Internet la plus rapide sur le continent, mais elle se classe au 22ème rang mondial, surpassant le Canada, la France ou encore le Royaume-Uni.

    La vitesse du haut débit à Madagascar est le fruit du système de câbles sous-marins est-africains (EASSy), long de 10 000 kilomètres. Un câble sous-marin à fibre optique qui s’étend du Soudan à l’Afrique du Sud. En 2014, le plus grand fournisseur d’accès Internet du pays, Telecom Malagasy, a signé un accord avec la division d’exploitation internationale de Hong Kong Telecom pour y parvenir.

    Mais malgré ce qui semble être un avantage technologique, l’Internet haut débit de Madagascar sert à peine sa population. Seulement 13% de ses 25 millions d’habitants ont accès à l’électricité et seulement 2,1% de la population a accès à Internet. Il n’y a que 2,75 adresses IP pour 1 000 personnes, contre une moyenne mondiale de 558 par personne.

    Madagascar n’est pas le seul pays connecté au système de câble sous-marin est-africain. Le câble à fibres optiques doit être relié aux pays allant de l’Afrique du Sud au Soudan.

  • Fake news: le combat stratégique en Afrique sur fond de lois liberticides 

    Fake news: le combat stratégique en Afrique sur fond de lois liberticides 

    Les fake news sont-elles en train de prendre « le pouvoir » sur le continent ? La toile africaine subit depuis quelques années l’emprise de fausses informations, induisant souvent plusieurs internautes dans l’erreur. Cette désinformation se fait parfois à dessein avec des robots spéciaux. Un consultant togolais en communication explique que les fake news peuvent être diffusées pour différentes raisons.

    L’expert cite en exemple les dernières élections au Kenya qui ont vu des hommes politiques créer de faux comptes et sites d’informations. Ils ont ensuite sponsorisé des publicités sur YouTube et Instagram dans le but de discréditer leur adversaire. Cependant, des voix s’élèvent pour mettre fin à la diffusion de fausses informations.

    Contourner les fake news par la vérification

    Des journalistes et des professionnels de la communication ne manquent pas de décrier ce qu’ils considèrent comme un obstacle à la diffusion de bonnes informations. Pour cela, ils proposent souvent aux internautes des astuces ou des techniques avec lesquelles ils peuvent s’assurer de la véracité d’une information. Le réseau social Facebook met également des outils éducatifs à la disposition de ses utilisateurs. Ils peuvent se servir des outils pour repérer et limiter la diffusion de fausses nouvelles à des occasions spéciales comme les élections.

    Les pouvoirs publics se sont aussi positionnés dans la lutte contre la prolifération de fausses informations. C’est notamment à travers les décrets ministériels ou des lois votées par des parlements que certains États envisagent combattre les fake news. Les dirigeants essuient cependant des critiques. Des spécialistes des questions liées à l’Internet en Afrique expliquent que l’argument brandi par les Etats leur permet de restreindre certaines libertés fondamentales comme le droit à l’information. Selon les experts tout est fait par les autorités publiques pour contrôler les réseaux sociaux dans des limites disproportionnées.

    Des lois jugées liberticides

    Il faut dire que la plupart de ces lois censées mettre fin aux fake news violent aussi la vie privée des populations. En Tanzanie, la loi sur les communications électroniques et postales oblige désormais les blogueurs ou autres responsables de plateformes en ligne à se faire enregistrer par l’État moyennant un payement annuel. Cette loi donne un pouvoir de contrôle aux autorités qui doivent d’abord certifier toutes les plateformes en ligne avant leur fonctionnement. Grâce à toutes les informations que peuvent détenir les autorités sur les blogueurs ou autres utilisateurs des réseaux sociaux, elles ont la possibilité de tout contrôler sur le « web tanzanien ».

    Les autorités éthiopiennes ont quant à elles acquis des logiciels espions qui leur permettent de surveiller des journalistes et des dissidents. En Égypte, le gouvernement a déployé des technologies qui limitaient l’accès des utilisateurs à l’Internet, interdisant les appels vocaux sur les applications de médias sociaux en avril dernier et bloquant des centaines de sites locaux et internationaux dans un contexte de répression médiatique généralisée.

    Au Togo, le gouvernement s’est engagé en conseil des ministres à lutter contre les fausses informations sur les réseaux et les applications de messagerie. Beaucoup craignent néanmoins que cela soit un moyen pour les autorités de collecter des données personnelles pour mieux surveiller les réseaux sociaux. Dans d’autres pays comme le Burundi, l’État a pris des mesures jugées liberticides pour les journalistes.

    Arme politique

    Outre le droit à l’information qui est menacée, l’Internet ou les réseaux mobiles sont aussi coupés pour des raisons politiques. Une dizaine de pays de l’espace numérique africains ont souffert de cette « fermeture intentionnelle ». En Afrique centrale, au cours de l’année écoulée, des Camerounais de la région anglophone ont ainsi été privés d’Internet durant de longue semaine à cause de manifestations anti-gouvernementales.

    Plongée dans une instabilité politique, la République démocratique du Congo est aussi concernée. Le gouvernement du président Kabila n’hésite pas à couper la connexion Internet pour les Congolais en violation des lois. Le Kenya s’illustre pour sa part en Afrique de l’est avec la fermeture des réseaux sociaux. Les autorités kenyanes ont souvent évoqué des raisons sécuritaires dénoncées par des organisations non gouvernementales nationales et internationales. En décembre 2017, pour un temps, les populations n’ont pas eu accès à Twitter, Facebook et YouTube.

    Des associations de défenses des droits numériques citent aussi l’Algérie et le Maroc. Il est reproché à aux gouvernements de ces pays de contrecarrer les flux Internet pour les populations. En Afrique de l’Ouest, le régime du président Faure Gnassingbé du Togo utilise aussi la coupure des connexions mobiles pour dissuader les manifestations d’opposition. Les dernières coupures de la connexion Internet ont entraîné des pertes économiques pour le pays.

    Dénonciation

    Image result for internet shutdownEn dehors des organisations de défense des droits de l’homme, des experts du numérique déplorent aussi les constats sur le continent. Des organismes spécialisés commencent d’ailleurs à évoquer des sanctions. C’est le cas du Centre africain d’information sur les réseaux (AFRINIC), une agence basée à Maurice qui gère et attribue l’enregistrement des adresses IP Internet. L’AFRINIC estime qu’un refus d’adresse IP doit être opposé aux gouvernements qui supervisent une coupure d’Internet ou de leurs organes connexes.

    Des personnalités civiles du continent affirment aussi que ces législations sont en train de faire régresser l’Afrique en matière de droit à l’information. Le philanthrope Mo Ibrahim considère de son côté que la décision des États de contrôler ou de fermer l’Internet est un crime qui ne doit pas être toléré. Il n’encourage pas la diffusion des fausses informations. L’homme d’affaires déclare qu’elles peuvent être combattues autrement. « La pénétration d’Internet doit s’accentuer sur le continent. Elle peut stimuler la scène technologique dans les différents pays », rappelle-t-il.

     

     

  • Le Ghana, bon élève de la liberté de presse en Afrique

    Le Ghana, bon élève de la liberté de presse en Afrique

    Le peuple ghanéen continuera à défendre le droit à la liberté d’expression jusqu’à la fin, en raison de sa détermination à construire une société libre et ouverte avec une gouvernance responsable. C’est en substance la déclaration qu’a faite le président Ghana Nana Akufo-Addo, dans son discours lors du dîner des récompenses de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

    Selon lui, le Ghana a manifesté, dans la IVe République, son profond attachement aux principes de la responsabilité démocratique, du respect des libertés individuelles et des droits de l’homme, et de la primauté du droit.

    Le président Akufo-Addo a exhorté les professionnels des médias à continuer de travailler  avec la même honnêteté et la même passion. Et au cours de vos délibérations, souvenez-vous que le caractère sacré de l’avenir de la liberté de la presse est entre vos mains.

    Ghana, pourtant bon élève

    Cette déclaration du chef de l’État ghanéen intervient en réalité à quelques jours de la révélation de l’indice mondial de la liberté de la presse, qui classe le Ghana, premier en Afrique.

    La nation ouest-africaine a détrôné la Namibie pour occuper la première place africaine, et la 23 sur le plan mondial, bien devant la France, le Royaume-Uni et les États-Unis.

    L’Indice mondial de la liberté de la presse 2018, récemment publié, compile le degré de liberté dont disposent les journalistes dans 180 pays. Il prend en considération le degré de capacité des médias à fonctionner indépendamment des sources de pouvoir politique, gouvernemental, commercial et religieux et constitue un indicateur fort du niveau de liberté de la presse en jeu.

    Un groupe d’experts a répondu à un questionnaire fondé sur le pluralisme, l’indépendance des médias, l’environnement médiatique et l’autocensure, le cadre législatif, la transparence et la qualité de l’infrastructure qui soutient la production de nouvelles et d’informations.

    L’Érythrée, Djibouti et le Soudan avaient zéro point et étaient les moins classés sur l’indice en Afrique.

  • Funke Opeke, la femme qui contrôle l’internet en Afrique de l’ouest

    Funke Opeke, la femme qui contrôle l’internet en Afrique de l’ouest

    Cette Nigériane est l’une des personnalités les plus connues du secteur de la Data économie dans le monde. La cinquantaine, Funke Opeke a fondé MainOne, une société de fourniture de solutions de connectivité et Datacenter qu’elle dirige. Diplômée de l’université de Columbia, elle a fait des études en génie électrique.

    La carrière de cette brillante cheffe d’entreprise a commencé aux États-Unis où elle a travaillé pendant une vingtaine d’années en tant que directrice générale, consultante et ingénieure dans différentes entreprises. Lorsqu’elle décide de rentrer au Nigéria, Funke Opeke occupe d’abord les fonctions de directrice technique chez MTN Nigéria avant de faire ses preuves à la direction de l’exploitation de la société nationale de télécommunication, Nitel.

    Mais Funke Opeke entreprend rapidement de révolutionner le secteur. Elle décide donc de créer MainOne. Pour parvenir à cet objectif, Funke Opeke a mobilisé des fonds nécessaires pour construire le premier câble sous-marin privé. Le câble sous-marin qui s’étend du Portugal est construit sur une distance de 7 000 kilomètres. Estimés à plus de 200 millions de dollars, les travaux de construction permettent désormais à MainOne de fournir plusieurs opérateurs de téléphonie du pays, notamment MTN et Airtel. L’avantage de MainOne est de fournir à sa clientèle une bonne connexion internet.

    Depuis, son entreprise fait ses preuves. Réussissant en dix ans à se positionner comme un leader dans le secteur de Data economy dans la sous-région ouest-africaine. Funke Opeke est considérée comme l’un des chefs d’entreprises les plus influents du continent. L’entrepreneure confie pour sa part ne s’être jamais découragée et avoir surmonté des difficultés pour atteindre ses objectifs. « Il faut persister pour réaliser une vision », affirme-t-elle.

  • L’Égypte lance son réseau social  EgFace pour concurrencer Facebook

    L’Égypte lance son réseau social  EgFace pour concurrencer Facebook

    L’Égypte a pris des mesures concrètes pour établir un « Facebook égyptien ». Ceci, dans le cadre d’un plan pour être un partenaire actif dans le domaine des médias sociaux à l’international, a fait savoir il y a une semaine le ministre des Télécommunications et des Technologies de l’information, Yasser El-Kady.

    Près de 10 jours après cette annonce, les autorités ont présenté le fruit des travaux aboutissant à la création du réseau social nommé EgFace. Les utilisateurs d’Egypt Face peuvent accéder à la plateforme en trois langues principales: l’arabe, l’anglais américain et le français.

    Le site regroupe les statistiques des utilisateurs, notamment le pays, la région, la ville, l’adresse IP ou le système d’exploitation utilisé et le navigateur.

    Comme Facebook, les membres peuvent partager des posts, télécharger des photos, des vidéos, des fichiers audio entre autres.

    Enjeu: préservation des données

    Dans des déclarations faites lors d’un atelier organisé le 12 mars par le ministère égyptien de la Justice pour faire face à l’extrémisme et aux moyens de le combattre, El-Kady a déclaré que le pays devrait être actif en termes de médias sociaux. Et ce, même si le pays arrive en tête du nombre d’utilisateurs de Facebook arabes selon les statistiques en 2017, avec environ 34,5 millions de comptes actifs, soit 23% de tous les utilisateurs arabes de Facebook.

    El-Kady pense que la préservation de l’information et des données est extrêmement importante à un moment où l’Égypte a développé ses capacités à protéger l’information et à préserver la vie privée des citoyens égyptiens en ligne. Celui-ci explique que Facebook et Google faisaient des millions de dollars à partir de publicités sur leurs sites Web, qui sont utilisés par des millions d’Égyptiens tout en n’étant pas soumis à des taxes ou des frais sur ces produits.

    Depuis 2014, l’Égypte a fait des plans pour fermer Facebook et d’autres pages de médias sociaux qui incitent à la violence contre les institutions étatiques et les forces de sécurité. Le ministère de l’Intérieur a officiellement lancé un programme de surveillance des médias sociaux en septembre 2014 pour suivre les menaces à la sécurité telles que le terrorisme.

    Il faut aussi noter que la création de cette plateforme intervient à une période où Facebook fait face à la crise de vente des données personnelles de ses utilisateurs à Cambridge Analytica. D’ores et déjà, nombre d’internautes pensent que l’initiative est une manœuvre du gouvernement et des agences de renseignement pour recueillir des informations sur les utilisateurs et surveiller leurs comptes, à quelques jours de la tenue des élections, dont le premier tour aura lieu du 26 au 28 mars 2018.

  • À 55 ans, Elisabeth Medou Badang prend la tête du groupe Orange  pour la zone MEA

    À 55 ans, Elisabeth Medou Badang prend la tête du groupe Orange pour la zone MEA

    Excellente cheffe d’entreprise, Elisabeth Medou Badang est connue dans son pays comme la première femme directrice générale de l’entreprise de télécommunication Orange Cameroun. À 55 ans, celle qui a étudié les finances et la comptabilité à l’Université Paris XI est également diplômée de la Cranfield School of Management ou de l’EM de Lyon.

    C’est en France qu’elle commence sa brillante carrière professionnelle. Elisabeth Medou Badang a d’abord travaillé dans la société de gestion de portefeuilles Thorp. La Camerounaise fait ensuite ses preuves à Parpharm Agro-Industrie. Dans cette société filiale de l’agence française de développement, elle occupe la fonction de contrôleur de gestion puis celle de directrice déléguée.

    Désireuse de revenir au pays pour travailler, elle rentre au Cameroun en 1999. Celle qui s’est spécialisée en stratégie, en management et en commerce est engagée en tant que directrice administrative et financière à Mobilis. Elisabeth Medou Badang devient ainsi la première camerounaise à intégrer le comité de direction de cette entreprise qui devient quatre ans plus tard Orange Cameroun. Puis suivront des promotions. Elle devient directrice générale adjointe en 2004. Cinq ans plus tard, en 2009, elle est mutée au Botswana au poste de Chief Executive Officer de Orange.

    Plus de trente ans d’expérience

    L’expérience botswanaise s’avère être une réussite. Mais Elisabeth Medou Badang revient en 2013 dans son pays pour diriger Orange Cameroun. Elle a réorganisé la filiale locale du groupe français. Avec son management elle s’est investie dans le déploiement de la stratégie de la société et le contrôle d’un marché de télécommunications où Orange est leader. Cela lui a valu dès 2014 la récompense de meilleure manager d’entreprise des télécoms en Afrique.

    Mais avec plus de trente ans d’expérience, la Camerounaise ne veut pas se contenter des acquis. Le 14 février dernier, à l’issue d’une réunion du Conseil d’Administration, Orange Cameroun a annoncé la nomination d’Elisabeth Medou Badang au comité de direction d’Orange Moyen-Orient et Afrique en tant que directrice de zone et porte-parole. « Mes nouvelles fonctions au sein du Groupe Orange me permettront de poursuivre ces actions dans d’autres pays africains et de continuer de porter haut le flambeau du Cameroun », a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

  • Polémique autour du renouvellement de la licence MTN Ouganda

    Polémique autour du renouvellement de la licence MTN Ouganda

    La plus grande compagnie de télécommunication de l’Ouganda, MTN Ouganda est prise dans une lutte pour assurer le renouvellement de sa licence qui expire cette année. Avec 55 % de part de marché des télécommunications ou environ 11,2 millions d’abonnés accumulés sur 20 ans d’exploitation, les enjeux sont élevés pour l’opérateur.

    La lutte s’est intensifiée en décembre après que le régulateur du secteur, Uganda Communications Commission (UCC), a annoncé que les télécoms avaient demandé à prolonger leur licence pour plus de dix ans à partir d’octobre 2017. Dans le cadre de l’annonce, l’UCC a demandé à ceux qui avaient des objections de les présenter en même temps que le rapport d’évaluation de la compagnie qui devait être dévoilé le 13 février avant une audience publique sur le même sujet le 26 février.

    Plusieurs acteurs exigent que MTN remplisse certaines conditions avant d’obtenir le renouvellement de sa licence. Un groupe de fournisseurs de services à la tête de la lutte a adressé une pétition au président Yoweri Museveni, au parlement et à l’autorité de régulation du secteur demandant que MTN soit sondé pour plusieurs violations présumées avant le renouvellement de son permis. Le groupe Association des applications sans fil et des fournisseurs de services de l’Ouganda (WASPA-U) a également écrit une lettre au chef de l’État dans laquelle il indique que l’impunité de MTN et le non-respect des règles et les règlements ont désavantagé l’Ouganda. Le WASPA-U accuse MTN d’avoir saisi des ressources des compagnies locales et retenu illégalement leurs revenus.

    Violations des lois

    Une pétition a été lancée. Les initiateurs de la pétition soulèvent des accusations contre MTN allant de la déclaration de revenus, à des pratiques commerciales contraires à l’éthique, à un comportement anticoncurrentiel, à une prise de contrôle illégale de leurs activités, à la violation des lois et paiements aux entreprises locales. Conscients que les dirigeants ougandais pourraient facilement ignorer ces préoccupations et faire pression sur ceux qui ont le pouvoir de renverser ces problèmes, certains membres de WASPA-U ont contacté des actionnaires clés en Afrique du Sud qui ont déjà fait pression sur les dirigeants ougandais avec ces tensions avant qu’elles ne se propagent.

    Un des membres de WASPA-U affirme que le président de MTN Ouganda, Charles Mbiire, les avait rencontrés et s’était engagé à accéder à leur revendication après avoir contacté de hauts responsables en Afrique du Sud. MTN a déjà fait face à des accusations de pratiques de concurrence déloyale, en cours de déclaration et de non-respect de la loi, y compris sur d’autres marchés africains où elle opère. En Ouganda, si les preuves déposées par certains des membres de WASPA-U sont vérifiées, MTN pourrait voir le renouvellement de sa licence être retardé. Pour l’heure, les autorités ougandaises indiquent que les préoccupations des pétitionnaires nécessitaient une enquête.

  • Tech: vers la création d’un Facebook et Twitter ougandais

    Tech: vers la création d’un Facebook et Twitter ougandais

    En Ouganda, le régulateur des télécommunications, l’Ugandan Communications Commission (UCC) lancera au cours de l’année des plateformes locales de médias sociaux dans le but de réduire les coûts de l’internet. Pour le directeur exécutif de l’UCC, Godfrey Mutabazi, il s’agit d’un des projets sur lesquels « nous travaillons. Il y a un investisseur qui apporte nos propres plateformes de médias sociaux, au lieu de Twitter, vous allez avoir quelque chose de local que vous allez utiliser ». Selon l’UCC, l’hébergement de contenu en dehors de l’Ouganda est la raison des coûts Internet prohibitifs. Mais la Commission estime aussi que des versions propres de Facebook et Twitter vont empêcher la propagation haineuse.

    L’UCC est l’agence de régulation des communications du pays. Elle est censée promouvoir et sauvegarder les intérêts des consommateurs et des opérateurs sur la qualité. Godfrey Mutabazi confie que des acteurs du gouvernement et de l’industrie des télécommunications seraient encouragés à utiliser et promouvoir les plateformes de médias sociaux locaux pour attirer davantage de personnes. Dans un pays qui compte environ 40 millions d’habitants, selon Godfrey Mutabazi, 10 millions de personnes peuvent s’abonner aux médias sociaux locaux. Le responsable de l’UCC compare la concurrence du marché à la compétition musicale. Alors que la musique des musiciens occidentaux a dominé, Godfrey Mutabazi affirme que les musiciens locaux ont également prospéré, un signal que les plateformes de médias sociaux locales que l’UCC a l’intention d’introduire peuvent s’épanouir aux côtés de Facebook et Twitter.

    Restriction

    L’UCC continue d’encourager les fabricants de smartphones à apporter des produits de qualité, mais relativement bon marché, afin d’augmenter la consommation d’Internet dans le pays. « Dans quelques années, le prix de l’internet va baisser, car nous allons encourager l’importation de smartphones pour que la majorité des gens puissent utiliser les smartphones. Une des raisons pour lesquelles internet coûte cher, c’est parce que la capacité de télécommunication de Mombasa est utilisée par peu de gens », affirme-t-on à l’UCC.

    Cependant, les dernières décisions de l’UCC ne font pas unanimité. Plusieurs observent estiment qu’elle n’a pas le mandat légal de faire certaines choses à la place. Sur la création de réseaux propres à l’Ouganda, les critiques évoquent une volonté de restriction de la liberté de parole. Selon eux, l’UCC veut contrôler la liberté d’expression dans le pays. Le Réseau des droits de l’homme pour les journalistes en Ouganda (HRNJ-U) dénonce régulièrement les décisions de l’UCC. Pour le HRNJ-U, l’UCC a dépassé ses prérogatives pour devenir une agence répressive. Le Réseau des droits de l’homme pour les journalistes a souvent regretté les incidents dans lesquels l’UCC a bloqué l’accès aux médias sociaux, a empêché les médias de couvrir certains événements politiques et a fermé ou menacé de fermer les médias.

     

  • Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Les Etats doivent légiférer sur les migrations de protocole internet version 6 (IPV6). C’est ce que pensent plusieurs experts du domaine. Ils estiment que les gouvernements doivent rechercher des moyens législatifs pour assurer une conformité rapide aux migrations de protocole internet version 6 (IPV6). En décembre dernier, une réunion du Comité régional africain d’Internet (AFRINIC-27) organisée à Lagos a vu la participation de plusieurs acteurs, dont plusieurs boursiers financés par l’organisation pour discuter des enjeux. Tous ont reconnu l’urgence pour le continent d’accélérer le processus de migration afin d’éviter la « panne d’Internet ». Depuis sa création, Afrinic s’investit dans le développement d’Internet sur le continent.

    Son PDG, Alan Barret, affirme que plus de 100 millions d’adresses IPv4 et plus de 9000 préfixes IPv6 / 32 ont été alloués en Afrique avec environ 42% de ses 1500 membres recevant un préfixe IPv6. L’année dernière, Afrinic a alloué 7,2 millions d’adresses IPv4, 95/32 préfixes IPv6 et 127 ASN avec 122 nouveaux membres. Alan Barret considère qu’une législation unique des gouvernements africains sera un grand atout pour le processus de migration. Une décision au niveau de l’Union africaine peut « changer le jeu », insiste le PDG de Afrinic. « C’est la raison pour laquelle nous engageons les principaux responsables gouvernementaux et le groupe de travail à trouver des solutions durables à la migration IPV6 », ajoute-t-il.

    Création d’un environnement favorable

    Selon Sunday Folayan, président du conseil d’administration d’AFRINIC, en dehors des politiques gouvernementales et de la volonté des dirigeants nécessaires pour conduire l’ordre du jour, les opérateurs de télécommunications devraient envisager de mener le processus. Par exemple, « si MTN Nigeria peut transformer tout son équipement pour se plaindre d’IPV6 ou passer du réseau à ce nouveau protocole internet, alors le Nigeria aurait réalisé une migration de 35% », précise-t-il. De son côté, le professeur Umar Danbatta, vice-président exécutif de la Commission des communications du Nigeria (NCC), explique que pour soutenir les technologies émergentes, « nous devons créer un environnement favorable au déploiement d’IPv6 ».

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    « Nous devons nous engager davantage dans le domaine de la gouvernance de l’Internet et d’autres initiatives similaires, du niveau national au niveau sous-régional, régional et mondial pour contribuer et partager les meilleures pratiques qui peuvent contribuer à la croissance d’Internet », conseille le vice-président de NCC. Le professeur Danbatta, qui a reconnu les efforts de la société Internet et des parties prenantes pour contribuer au développement de l’Internet dans la région africaine, annonce que la NCC s’engage à soutenir l’industrie africaine de l’Internet autant que possible. Ce qui assurera la disponibilité, l’abordabilité et l’accessibilité à l’Internet haute vitesse. Cela va entraîner l’émergence de nouvelles technologies et le déploiement de plus de services.

    Implication de coût

    Toutefois, le Dr Chris Nwannenna, PDG de SystMetrics Systems Limited, estime que l’IPV6 offre de meilleures technologies, mais que les coûts pourraient être responsables d’une migration lente, ajoutant que les opérateurs auraient besoin de temps pour changer d’équipement. « IPV6 va à une meilleure technologie, mais l’implication de coût pourrait être la raison pour laquelle les opérateurs et les autres utilisateurs ne sautent pas dessus. Nous devons considérer les pouvoirs d’investissement des opérateurs pour accéder à leur capacité de migrer maintenant ou plus tard. Mais, définitivement, la migration vers IPv6 devrait être encouragée », déclare-t-il. Selon lui, le Nigeria doit faire tout son possible pour éviter la «course aux rats» en ce qui concerne la migration vers le nouveau protocole.

  • En Afrique du Sud, MTN va déployer la technologie 5 G

    En Afrique du Sud, MTN va déployer la technologie 5 G

    MTN, le groupe multinational sud-africain a mené le premier essai de technologie et d’applications de la 5G en Afrique à son siège social à Johannesburg.

    Alors que la plupart des pays africains peine encore à s’offrir la 4G, le Sud-Africain MTN compte déployer prochainement en Afrique du Sud la très haute connexion de génération 5. Un essai a récemment été mené en partenariat avec Ericsson et fait partie de la démonstration 5G prévue par les entreprises. « Cet essai fait suite à la signature par les deux sociétés d’un protocole d’accord pour collaborer au déploiement des technologies 5G en Afrique du Sud », a communiqué MTN.

    Déploiement

    Ce test révèle un débit de plus de 20 Gb/s avec moins de 5 ms de latence dans l’essai 5G, ce qui est « le plus haut atteint sur un réseau mobile en Afrique », selon MTN. Un communiqué publié par le groupe rappelle que l’essai 5G est basé sur du matériel en bande de bases disponible dans le commerce.

    Les tests effectués devront conduire au déploiement commercial des technologies 5G dans un proche avenir. Actuellement, MTN et ses partenaires continuent d’identifier les cas d’utilisation et les applications de la 5G pour la transformation numérique des industries.

    Le groupe a affirmé que la 5 G offre un nouveau monde de potentiel pour l’Afrique du Sud. « Avec la 5G, les soins à distance via des robots connectés pourraient offrir une chirurgie de classe mondiale dans les régions les plus reculées du continent et du monde. Les voitures autonomes pourraient changer les donnes actuelles de la sécurité routière, ainsi que l’agriculture intelligente, l’exploitation minière intelligente et les villes intelligentes », ont-ils projeté.

    Notons que la 5 G est la convergence des technologies de réseautage basées sur IP, notamment IoT/M2M, multimédia, virtualisation de fonctions réseau, MEC (Mobile Edge Computing), réseaux satellitaires et haut débit fixe, selon les explications du professeur Thomas Magadanz de l’Institut Fraunhofer FOKUS.

    La 5 G en question

    Le pas vers un réseau de connexion de 5e génération est presque inévitable. Les professionnels des télécommunications reconnaissent que la convergence de plusieurs technologies influentes et un progrès par rapport aux prédécesseurs 4G et LTE devraient améliorer les processus dans des secteurs clés comme l’éducation et la santé.

    En effet, parmi les avantages attendus de l’évolution de la 5G et de son déploiement, il y a non seulement le haut débit mobile amélioré, mais aussi une révolution et la communication critique de machine à machine à grande échelle dans l’industrie.

    Selon le constructeur finlandais de téléphone Nokia, le chemin vers la 5G permettra d’augmenter considérablement la capacité, la couverture et la vitesse LTE là où et quand ils sont nécessaires, en fournissant jusqu’à dix fois la vitesse des réseaux 4 G initiaux.

    Mais s’il est vrai que les pays d’Afrique australe ont déjà des capacités 3G et 4 G et qu’il y a une possibilité d’évoluer vers la 5G, cela est limité aux zones métropolitaines.

    Un autre défi auquel le continent est confronté est le manque d’infrastructure de base pour soutenir la technologie sans fil et à fibre. Mais d’ici là, l’Afrique du Sud devra donner l’exemple.