Catégorie : Communication & Média

  • La Côte d’Ivoire va produire des téléphones Android en 2018

    La Côte d’Ivoire va produire des téléphones Android en 2018

    Sociam, le groupe ivoiro-libanais spécialisé dans la fabrication et la distribution des produits électroménagers a annoncé, avec son partenaire Samsung, la commercialisation de son smartphone Nasco. Une gamme de téléphones Android sous sa propre marque.

    En Côte d’Ivoire, Sociam accélère son implantation et l’entreprise est ambitieuse dans la conquête du marché africain. Jusqu’ici essentiellement consacrée à la fabrication et la distribution des produits électroménagers, dont des réfrigérateurs, des machines à laver, des climatiseurs, téléviseurs et autres, l’entreprise veut explorer une autre option en pleine croissance sur le continent : la téléphonie. En effet, le représentant exclusif du géant sud-coréen Samsung Electronics en Côte d’Ivoire a annoncé le lancement de la marque de Smartphones baptisée : « Nasco ».

    Selon les informations, plus de 30 000 exemplaires de ce smartphone viennent d’être mis sur le marché ivoirien par Sociam. Ces téléphones intelligents ont été fabriqués dans les usines du partenaire sud-coréen Samsung, avec les mêmes innovations technologiques Android et caractéristiques que le S8 de Galaxy.

    Pour le moment, les propriétaires, les frères Ali Pixie et Nasser Séklaoui veulent écouler toute la marchandise mise sur le marché avant cette fin d’année.  Pour atteindre l’objectif, ils misent sur leur réseau direct de 200 points de vente à Abidjan. Selon Nasser Séklaoui, le PDG du groupe, le projet était préparé minutieusement depuis des années. Toutefois, cette nouvelle aventure dans le domaine du mobile ne détournera pas le groupe de son activité première.

    Conquête

    Actuellement, le groupe fait une opération marketing pour cibler d’autres marchés d’écoulement. Sur ce, il devrait s’installer dans quatre nouveaux pays d’Afrique de l’Ouest en 2018, dont le Sénégal et le Nigéria, où les rivalités sur le secteur de la téléphonie mobile sont rudes, avec des grandes marques étrangères comme Infinix ou Tecno. Pour ce faire, Sociam veut croire en la différence avec la qualité et les prix raisonnables de ses appareils.

    Cette société qui emploie 2500 personnes en Afrique dont environ 1600 en Côte d’Ivoire ambitionne d’ouvrir plusieurs grandes surfaces Nasco (2 000 m²) dans le pays, où il présentera exclusivement les produits de sa marque. Sociam veut également poursuivre l’extension de son réseau au niveau national pour le porter à 300 showrooms, comme celui qu’il a ouvert fin 2016 au sein du centre Abidjan Mall, dans le quartier Riviéra-Bonoumin, à Cocody.

    Le groupe souhaite croitre le nombre de ses magasins à l’étranger, notamment son premier marché extérieur, le Ghana. Enfin, il est aussi prévu d’ouvrir une usine de fabrication de téléviseurs, de climatiseurs et téléphones Nasco à Abidjan si l’amélioration du cadre fiscal et douanier le lui permet dans cinq ans.

    Il faut noter c’est en 1984 que le groupe Sociam a été créé. Il s’est forgé au fil du temps un piédestal et se revendique aujourd’hui 65% de parts de marchés dans l’électroménager sur tout le continent, encore loin devant Whirlpool et Panasonic, seul le Sud-Coréen LG lui résistant encore. Actuellement, le groupe est présent en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Liberia, au Bénin, au Gabon, au Cameroun et en RD Congo.

  • Angosat 1, l’Angola s’invite à la conquête spatiale

    Angosat 1, l’Angola s’invite à la conquête spatiale

     En cette fin d’année, la concurrence en Afrique en matière de technologie spatiale a  produit bien de résultats. L’Angola s’est désormais lui aussi invité dans cette course.

    Fruit d’un partenariat entre l’Angola et la Russie, Angosat 1, premier satellite de ce pays, a été mis en orbite depuis mardi dernier. Le projet conjoint qui a débuté en 2009 a coûté environ 300 millions de dollars et financé par un crédit des banques d’État russes, selon les informations du gouvernement angolais. Pesant 55 kilogrammes, Angosat a été construit par un consortium d’Etat russe et a été lancé avec la fusée ukrainienne Zenit-3SLB, ainsi qu’avec Roscosmo, une compagnie spatiale russe. Il sera placé sur l’équateur à une altitude de 36 000 kilomètres. La Russie supervisera le fonctionnement du satellite à partir d’un centre de contrôle construit près de Luanda.

    En effet, la construction de ce satellite dont le lancement a été retardé plusieurs fois a débuté en 2013. Angosat-1, qui sera dans une période d’essai jusqu’en mars, est destiné à fournir des services de télécommunications, de télévision, d’Internet et de gouvernance électronique à l’Angola et restera en orbite pendant au moins 15 ans. Mais pas que. Spécialement, AngoSat-1 jouera aussi un rôle crucial dans la prolifération de la télémédecine, un moyen de fournir des soins cliniques à distance en utilisant les télécommunications.

    Le ministre des Télécommunications et des Technologies de l’information, Carvalho da Rocha, a déclaré que 40% de la capacité du satellite avait déjà été réservée pour des objectifs commerciaux. Le gouvernement estime qu’il récupérera son investissement en deux ans au minimum.

    La conquête de l’espace en Afrique subsaharienne

    Plus tôt cette année, l’Angola avait rendu public son plan à long terme pour son programme spatial, qui prévoit une expansion régulière dans les années à venir. Avec le lancement ce mardi, l’Angola devient l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne dans la course pour une conquête spatiale.

    Le Nigeria, le Ghana et l’Afrique du Sud ont déjà plusieurs satellites en orbite, allant plus loin que les télécommunications de base. L’Afrique du Sud par exemple, utilise son engin spatial pour collecter des données sur les catastrophes environnementales potentielles telles que les inondations et les incendies. Le Ghana quant à lui utilise le cubesat, un petit satellite construit par l’Université des Nations Unies, pour surveiller son littoral et à des fins éducatives. Pendant ce temps, le Nigeria n’a pas seulement utilisé ses satellites pour surveiller les élections, mais même pour suivre les mouvements de Boko Haram, le groupe armé responsable des attaques meurtrières dans le nord-est du pays.

    Cependant, le Nigeria veut aller encore plus loin. D’ici 2030, il espère pouvoir envoyer son premier astronaute dans l’espace, un plan qui pourrait être à portée de main, grâce à des entreprises privées comme SpaceX et Blue Origin qui ouvriront des espaces dans les années à venir.

    Mais d’autres pays subsahariens regardent également vers le ciel. L’Éthiopie et le Kenya ont leurs propres programmes spatiaux.

    En 2016, l’Union africaine avait élaboré une politique et une stratégie spatiales africaines. Avec ce cadre, l’Union africaine espère œuvrer en faveur d’un programme spatial résilient qui profite à l’ensemble du continent dans les décennies à venir.

  • Burkina: la télévision numérique terrestre en 5 points

    Burkina: la télévision numérique terrestre en 5 points

    Le Burkina Faso est devenu le premier pays ouest-africain à lancer officiellement le passage à la télévision numérique terrestre (TNT). La mise en service de cette infrastructure est une grande aubaine pour les médias dans le pays. Le projet en 5 points.

    Périple

    Avant de connaitre une phase d’aboutissement ce 28 décembre 2017, la télévision numérique au Burkina aura fait un long chemin. Lancée sous Blaise Compaoré puis validée en un premier temps sous la Transition, ensuite sous Roch Marc Christian Kabore, la télévision numérique est enfin une réalité au Burkina. Le projet avait raté le délai initial de juin 2015, en partie à cause des difficultés de mobilisation des ressources et surtout à la crise politique qui a secouait encore le pays.

    Investissement

    Le projet mis en service par le haut représentant du chef de l’État Shérif Sy, aura exigé un investissement de 45 milliards de francs CFA (69 millions d’euros). La moitié de cet investissement été apportée par un pool bancaire, dont la branche Burkina de Bank of Africa.

    Travaux

    Actuellement, quatorze chaînes nationales, dont la télévision publique, la RTB ou encore BF1, Burkina Info, 3 TV, Omega TV, sont donc accessibles. Les travaux effectués par l’entreprise espagnole BTesa, sont déjà achevés à 70 %. La mise en service de la TNT couvre au moins vingt villes. Mais selon les prévisions, une trentaine de villes est prise en compte. Le reste sera donc couvert progressivement à partir de février 2018.

    Technique

    Fin mai 2017, l’opérateur public en charge de la TNT au Burkina, la Société burkinabè de télédiffusion (SBT), avait finalisé un accord pluriannuel pour l’utilisation du satellite Eutelsat 3B, en vue d’alimenter 35 émetteurs numériques terrestres et mailler l’ensemble du territoire national. En effet, le signal satellitaire qui comprend une vingtaine de chaînes de télévision est désormais rediffusé par les émetteurs terrestres de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora ou encore Manga, auprès des foyers burkinabè équipés d’un décodeur numérique ou d’un téléviseur adapté.

    Attentes

    Si le paysage audiovisuel burkinabè est composé aujourd’hui, d’une dizaine de chaînes de télévision : Al Houda TV, CVKa, Impact TV, TV Maria, TVZ, Canal3, SMTV, Burkina Info et la Radiotélévision du Burkina (RTB – publique), il faut dire que plusieurs chaînes privées attendaient incessamment l’arrivée de la TNT pour en lancer de nouvelles. Certaines d’entre elles ont des projets déjà avancés dans le domaine. Parmi celles-ci, Omega TV, qui appartient au ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, patron d’Oméga FM, une chaîne radio très écoutée par les Ouagalais. D’autres médias numériques verront également bientôt le jour.

  • Algérie: les choses importantes à savoir sur le satellite Alcomsat-1

    Algérie: les choses importantes à savoir sur le satellite Alcomsat-1

    La fusée chinoise Longue Marche 3B a mis en orbite ce 10 décembre, le premier satellite de télécommunications algérien, Alcomsat-1.

    En la matière, l’Algérie n’est pas à son coup d’essai. Alcomsat-1 est le cinquième satellite algérien, et le premier en matière de télécommunications. Ce satellite qui devra atteindre son orbite de destination après 6 jours de la date du lancement a été envoyé dans l’espace dimanche depuis Sichuan, en Chine. Sa mission : permettre la multiplication de chaînes de radio et de télévision, mais aussi optimiser la qualité du signal des satellites de géolocalisation.

    Construit par la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), Alcomsat-1 permettra la diffusion de 200 à 300 chaînes de télévisions et du même nombre de radios numériques. Il a également pour mission d’améliorer certains services tels que la formation en ligne, la télémédecine et la visioconférence grâce à la diffusion de l’Internet à un très haut débit sur l’ensemble du territoire algérien.

    Technique

    Selon les autorités algériennes, Alcomsat-1 va optimiser la qualité du signal des satellites de géolocalisation (GPS, GLONASS, Galileo). Ce qui permettra aux services algériens de surveillance de bénéficier eux aussi de ce satellite grâce à des communications radio plus flexibles et qui pourront se faire au-delà des frontières. Ce satellite sera également utile à l’armée qui pourra piloter des drones sur de plus longues distances.

    En effet, pour contrôler le satellite, deux postes de commandement ont été installés, chargés de son activation, de sa surveillance et de son contrôle. Ces deux postes installés à Boughezoul (Médéa) et Bouchaoui (Alger) seront supervisés par des ingénieurs de l’Agence spatiale algérienne (ASAL), des agents formés en Chine.

    L’Algérie à la quête de l’espace

    Sur ce champ, l’Algérie est enviable sur le continent africain où la possession de satellites se trouve encore être un luxe réservé à quelques pays. Au Total, c’est désormais 5 satellites algériens qui se trouvent en orbite autour de la Terre.

    En effet, le lancement de ce 5e satellite algérien s’inscrit dans la mise en œuvre du programme spatial national de l’Algérie. Ce programme adopté par le gouvernement a pour but de renforcer les capacités algériennes dans le domaine spatial à l’horizon 2020. Ce chapitre a commencé d’abord avec le lancement en 2002 du Alsat-1, premier satellite d’observation à moyenne résolution.

    Mission déguisée ?

    La mise en orbite de ce satellite ne s’analyse pas sans allusion au voisin marocain qui a envoyé son premier satellite le Mohammed VI-A, il y a juste 1 mois. Le Mohammed VI-A, satellite doté d’une très haute définition, est un outil de surveillance d’une grande performance que le Maroc reste pour l’instant le seul pays africain à détenir.

    Si pour l’heure, les informations disponibles présentent l’Alcom Sat 1 comme un satellite de communication, avec pour objectif principal d’améliorer l’accès à internet dans le pays, en permettant la couverture des zones enclavées et en permettant à l’Algérie de se prémunir de toute coupure susceptible de toucher les câbles physiques de liaisons internet, d’aucuns lui prêtent bien d’autres intentions. Certains médias locaux soutiennent que le satellite en question ne devrait pas être seulement à usage civil, mais bien beaucoup plus militaire. L’Alcom Sat 1 doit, à en croire ceux-ci, en premier lieu répondre aux besoins stratégiques de l’Algérie, notamment en matière de sécurité. D’autres préfèrent carrément parler de « satellite-espion ».

    Il faut toutefois noter que la volonté de l’Algérie de se doter d’un satellite de communication date de plusieurs mois. En avril dernier, des officiels locaux en avaient même fait l’annonce publiquement, en prophétisant une mise en orbite de l’engin avant la fin de l’année 2017. Au sein du gouvernement algérien, ce n’est donc qu’un pari réussi.

    Selon les spécialistes, les caractéristiques de l’Alcom Sat1 incluent des transpondeurs de bandes X, EHF et UHF. Des bandes qui sont souvent utilisées pour les besoins de l’armée et des secteurs stratégiques et sécuritaires de l’État. De ce point de vue, il suffirait de quelques modifications pour que le satellite réponde à d’autres exigences, comme l’interception de signaux transmis par d’autres satellites, par exemple.

     

  • L’Afrique positive que nous voulons!

    L’Afrique positive que nous voulons!

    Le paysage médiatique sur le continent est caractérisé par une pluralité. La presse papier, la radio et la télévision font partie du quotidien de nombreux Africains. Mais la presse en ligne reste encore un univers pas suffisamment exploré. Elle est en réalité un terreau où peut être bâtie « l’Afrique positive » tant souhaitée.

    Au moment où elle construit sa renommée sur le continent, Afrotribune, votre nouveau média, veut redéfinir à sa façon le traitement des informations sur l’Afrique. Il ne s’agit pas de progresser dans les sentiers battus ou d’opter pour un mimétisme adaptatif. Notre site web n’envisage pas faire dans l’idéologie ou relayer des réalités négatives du continent à l’heure où des histoires positives et des avancées sont constatées en Afrique.

    Après plusieurs décennies, il est important que la page d’une histoire souvent écrite par des médias inféodés aux puissances occidentales soit tournée. Parce qu’en Afrique, il y a des politiques de développement qui sont enclenchées, des dictatures qui s’écroulent, les libertés humaines qui sont acquises et des initiatives locales qui s’inscrivent dans l’amélioration des conditions de vie des populations.

    C’est cette Afrique-là que votre nouveau média en ligne Afrotribune vous fera découvrir. L’équipe qui entend accomplir cette tâche est composée de jeunes dynamiques formés aux exigences du monde médiatique, soucieux de contribuer au développement du continent et fiers de participer à la genèse de la presse en ligne en Afrique.

    Avec ardeur, l’équipe entend offrir à ses lecteurs des contenus de qualité sur l’Afrique. Sur votre site, vous pourrez lire des décryptages, des enquêtes et des analyses de nos rédacteurs. Ce n’est pas tout. À l’heure où prolifèrent de fausses informations, il ne s’agit pas pour Afrotribune de servir de l’approximatif. Des sujets originaux seront traités et les différentes faces de l’Afrique en pleine transformation vous seront présentées.

    Des jeunes entrepreneurs qui transforment le quotidien des communautés, aux nombreuses startups qui se créent sur le continent africain, votre nouveau portail d’informations vous les fera découvrir à travers des reportages et des interviews.

    C’est comme cela que vous arriverez à nous faire confiance. Nous en sommes conscients. Notre vision est de nous imposer et de jouer notre rôle d’éducateur et d’influence. Nous espérons meilleure l’aventure que nous entamons avec des universitaires, des juristes, des ingénieurs, des économistes et des éditorialistes. C’est pourquoi l’équipe s’est entourée de personnes ressources compétentes. Avec eux, Afrotribune proposera des contenus sur les choix importants qui doivent être faits pour l’avancée du continent.

    L’Afrique, continent de l’avenir, a besoin d’un empire médiatique à ses côtés. Afrotribune jouera ce rôle. Avec son équipe, la richesse du continent, ses success-stories, ses héros et ses cultures seront présentés autrement à des milliers de lecteurs pour reprendre une place longtemps occupée par des médias occidentaux. De Lomé à Lubumbashi, de Tunis à Johannesburg, de Kampala à Freetown, de Kigali à Windhoek, nous allons célébrer l’Afrique et ses acquis. Il est question d’une information produite par des Africains pour les Africains.

     

  • Niger: les retombées de la suppression des taxes sur les appels

    Niger: les retombées de la suppression des taxes sur les appels

    Les députés nigériens ont voté le 26 novembre la suppression des taxes sur les appels internationaux. Ce vote intervient dans le cadre de la loi de finances 2018.

    C’est à une manne financière que l’État nigérien a volontairement décidé de renoncer. La suppression par le Parlement des taxes sur les appels internationaux va faire perdre au Niger plusieurs milliards de francs CFA. Pour cette année en cours, les taxes sur les appels internationaux entrants ont rapporté au pays près de 20 milliards de francs CFA. Des sources proches de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, des négociations avaient déjà commencé depuis quelques semaines entre députés du pouvoir et d’opposition pour la suppression de la taxe sur la terminaison du trafic international entrant (TATTIE). Mais les élus de l’opposition n’ont pas été favorables à une suppression de ces taxes. Ils ont évoqué un cadeau fiscal injustifié pour les compagnies.

    Le ministre des Finances, Hassoumi Massoudou, a expliqué le vote des élus du peuple comme une décision réfléchie. Selon lui, la taxe sur la terminaison du trafic international entrant a, depuis plusieurs années, facilité un « rétrécissement en volume et en valeur du rendement des appels internationaux ». Conséquence, la TATTIE a entraîné une « perte tendancielle des recettes fiscales générées par les compagnies de télécoms ». Hassoumi Massoudou a indiqué que la suppression de la TATTIE était également motivée par l’engagement du gouvernement d’offrir aux populations de meilleures conditions de communication et des appels téléphoniques moins onéreux.

    Amélioration de la qualité des services

    En réponse au vote du Parlement, les compagnies de téléphonie ont annoncé leur engagement d’augmenter leur investissement pour mieux s’implanter sur le terrain. Elles ont également annoncé une amélioration de leur couverture sur toute l’étendue du territoire. Selon les informations, la suppression de ces taxes longtemps voulue par les compagnies devrait permettre à ces opérateurs d’améliorer la qualité de leurs services.  D’ores et déjà, le gouvernement prévoit en mars 2018 évaluer les compagnies sur leurs engagements. « Nous resterons extrêmement vigilants », prévient Hassoumi Massoudou.

    À ce jour, quatre compagnies de télécoms sont présentes au Niger. Elles tentent de répondre aux attentes d’une clientèle souvent insatisfaite. Les populations dénoncent de plus en plus la mauvaise qualité de leurs services. En octobre dernier, l’Autorité de régulation des télécommunications et de la poste du Niger (ARTP) avait d’ailleurs fait payer aux quatre compagnies une amende de plus de 3 millions de francs CFA. Les critiques des près de 8 millions d’abonnés dans le pays portent aussi parfois sur la mauvaise qualité de la connexion internet et le faible taux (19%) de pénétration de l’Internet. Une situation souvent dénoncée par les organisations de la société civile. Des responsables d’associations de consommateurs ont surtout critiqué la suppression de la TATTIE qui serait fait dans le simple but « de plaire à la Banque mondiale ». L’institution financière a en effet promis aux autorités nigériennes d’importantes aides budgétaires en contrepartie de la suppression de la taxe sur les appels internationaux.

     

  • IrokoTV: la Netflix africaine qui accroche tout un continent

    IrokoTV: la Netflix africaine qui accroche tout un continent

    Sept ans après sa création, la plateforme de vidéo à la demande s’étend sur le continent avec des programmes disponibles en téléchargement sur téléphone. Retour sur comment IrokoTV a construit son succès grâce à son fondateur Jason Njoku.

    Ce sont des millions de visiteurs qu’IrokoTV enregistre chaque mois depuis plusieurs années. La plateforme qui compte plus de 5000 films a été pensée par Jason Njoku. Diplômé en chimie, celui qui a voulu se faire un nom en Grande-Bretagne a fini par retourner dans son pays natal. C’est au Nigéria que Jason Njoku sera confronté à d’autres difficultés, notamment le manque de moyens financiers. Toutefois, l’entrepreneur réussit en 2010 à entrer en contact avec des professionnels du monde du cinéma dans son pays. Des relations se tissent alors entre des producteurs de films locaux et l’entrepreneur.

    C’est grâce à l’appui de quelques partenaires financiers comme son « ami Bastien Gotter » que Jason Njoku achète des droits de contenu pour IrokoTV qui succède à sa chaîne Youtube Nollywoodlove. Depuis sa création, la plateforme s’est spécialisée dans le divertissement mobile apprécié de plus en plus sur le continent. Mais également, IrokoTV propose à ses utilisateurs de la télévision sur internet. C’est sur cette offre que la plateforme a construit sa popularité et augmenté le nombre de ses utilisateurs. IrokoTV propose un grand nombre de films africains Nollywood.

    Des programmes en téléchargement sur téléphone

    Dans l’évolution de sa startup, Jason Njoku a pu compter sur des partenariats d’affaires et les sociétés de capital-risque. En sept ans, la startup nigériane a connu une ascension fulgurante. IrokoTV s’est imposée dans le divertissement mobile et dans la télévision sur Internet. Au point où pour le moment son fondateur trouve « les réalisations satisfaisantes ». En effet, depuis 2010, IrokoTV a attiré près de 40 millions de dollars en financement d’investissement auprès d’investisseurs étrangers, principalement des investisseurs en capital de risque, selon Jason Njoku. Parmi les investisseurs de la jeune startup, on peut citer la société américaine Tiger Global et l’investisseur suédois Investment AB Kinnevik.

    Il y a un an, le Nigéria a réussi à lever pour le compte de IrokoTV 19 millions de dollars. Objectif, étendre ses activités dans les pays francophones et conquérir un marché encore inoccupé dans certains pays. Et le moins qu’on puisse dire est que le pari est réussi. De plus en plus de contenus africains sont diffusés. Comme c’est le cas dans la sous-région ouest-africaine où grâce à un contrat signé avec Canal+ la visibilité de la plateforme s’est accrue avec des films nigérians sous-titrés en français. Dans d’autres régions du continent, les films sont sous-titrés en swahili et en zoulou. Les populations bénéficient désormais des programmes de IrokoTV disponibles en téléchargement sur une application mobile et accessible sur téléphone et sur une tablette. Cette application a été lancée en 2015 au prix de 500 nairas par mois. Les abonnés africains de la chaîne cryptée française ont considérablement augmenté et sont aujourd’hui estimés à plus de deux millions.

    Mieux, « nous avons mis en place des kiosques connectés pour faciliter des téléchargements aux abonnés », explique Jason Njoku. Surnommée « Netflix of Africa » par le magazine Forbes, IrokoTV occupe depuis quelques années le marché africain toujours convoité par le géant américain de la vidéo à la demande. À ce jour, de nombreux spécialistes de cinéma et de la télé web considèrent IrokoTv comme « un projet bien pensé ». Ils prédisent encore des succès pour ce qu’ils estiment être « une plateforme bien établie ».

     

     

     

     

  • Canal+, Vivendi […] Bolloré à la conquête de l’Afrique 2.0  

    Canal+, Vivendi […] Bolloré à la conquête de l’Afrique 2.0  

    Bolloré, le groupe français dirigé par Vincent Bolloré entend poursuivre sa conquête du continent africain. Le groupe veut créer au moins 50 salles de spectacles sur le continent, déployer la fibre optique et poursuivre son implantation dans le vaste marché de la TNT. Grâce à ses diverses activités en Afrique, le groupe français affiche un chiffre d’affaires en hausse de 5 % au troisième trimestre 2017.

    A périmètre et taux de change constants, le chiffre d’affaires du groupe Bolloré (transport, logistique, médias, stockage d’électricité) progresse de 4,9 %, selon un communiqué diffusé jeudi soir. Cette évolution, le Groupe français la justifie par les résultats satisfaisants enregistrés dans divers domaines d’activités dans lesquels il intervient. Il s’agit principalement de la croissance de 10 % de l’activité transport et logistique qui bénéficie de la hausse des taux de fret et des volumes, et des bonnes performances des terminaux portuaires notamment en Afrique. A cela s’ajoute la progression de 10 % de l’activité logistique pétrolière consécutive à l’augmentation des prix des produits pétroliers, ainsi que la progression des activités communication (+2 %) et la hausse du stockage d’électricité et solutions (+2 %)

    En Afrique où le groupe français n’est plus à présenter, Bolloré affiche une santé de fer. Son PDG, Vincent Bolloré veut surfer sur la vague numérique qui inonde le continent africain. Depuis plusieurs mois, Vivendi et Canal+ multiplient les projets à destination d’une classe moyenne grandissante et de plus en plus connectée en Afrique, où la révolution numérique est constamment prometteuse. Cette forme du groupe français semble imputable à l’intégration de Vivendi dans ses comptes, et la stabilisation de l’activité de Canal+, qui était en recul l’an dernier.

    Dans cette « réforme » du groupe qui vise à conquérir le territoire africain de plus en plus démographiquement grand, la télévision payante. Depuis 2016, la chaîne cryptée propose des offres disponibles sur la télévision numérique terrestre (TNT) dans certains pays comme la République démocratique du Congo (Kinshasa et Lubumbashi) et au Congo Brazzaville (Pointe-Noire). Et en 2017, Canal+ vise la Côte d’Ivoire. « La TNT nous permet d’aller chercher des clients moins fortunés avec des tarifs d’abonnement de 4.000 francs CFA (environ 6 euros) pour 30 chaînes, précise David Mignot, le Directeur général de Canal+ Afrique. C’est une technologie de transition en attendant l’essor de l’ADSL, la fibre optique, la 4G et la 5G ». Et Canal+ compte bien accélérer cette transition.

    3 millions d’abonnés

    Autre projet impulsé depuis la reprise en main de Vincent Bolloré : la construction de 50 à 100 salles de cinéma et de spectacles en Afrique subsaharienne dans les prochaines années. La première a ouvert ses portes en juin 2016 à Yaoundé (Cameroun), s’en est suivies d’autres dans certaines capitales comme la salle de Lomé inaugurée octobre 2017. Accra (Ghana) et surtout Lagos (Nigeria), la plus grande ville du continent avec ses 22 millions d’habitants, sont dans la mire. Ce projet baptisé Canal Olympia est dédié à la projection de films, mais aussi à l’organisation de concerts d’artistes africains et étrangers, ainsi qu’à l’accueil de stand-up d’humoristes. « Chaque salle doit permettre de détecter des talents locaux, de les faire connaître et valoriser ainsi la culture africaine » selon David Mignot.

    Canal+, qui a aussi lancé en octobre 2014 la chaîne de divertissement 100 % africaine, A+, a fait depuis 2011 du continent un axe majeur de son développement à l’international. La branche du groupe en charge de l’Afrique est ainsi passée en six ans de 300 à environ 1.500 salariés. En 2011, le média avait 400.000 abonnés en Afrique, précise David Mignot. Aujourd’hui il ne compte pas moins de 2,5 millions d’abonnés actifs.

    Un succès qui s’explique notamment par la multiplication des offres proposées par Canal+. La chaîne a par exemple signé des accords de diffusion avec Walt Disney et la Fédération ivoirienne de football. Depuis, Canal+ dispose presque saine en Afrique. Des émissions dédiées au continent, à l’instar de The Voice, l’Afrique a un incroyable talent font les choux gras du groupe de médias.

    En position d’attaque

    Lorsque Vincent Bolloré reprend en main la chaîne en 2015, il demande à ses équipes de favoriser les synergies entre Vivendi et Canal+. L’un de ces rapprochements vise à construire un réseau de fibres optiques en Afrique subsaharienne. L’idée est de déployer la fibre en aérien, le long des poteaux électriques.

    Une technique jugée moins coûteuse que le creusement de tranchées pour enfouir la fibre dans le sol. L’industriel breton s’appuie notamment sur le succès de GVT, l’ex-filiale de Vivendi revendue à prix d’or au groupe espagnol Telefonica (7,5 milliards d’euros) en 2015 et connu pour avoir bâti un réseau haut débit de qualité au Brésil.

    L’empire Bolloré en Afrique

    Vincent Bolloré a développé son empire comme personne d’autre. Françafrique, influence politique, propagande, censure, tout y passe. En Afrique et en France, l’influence du milliardaire est connue. Bolloré Africa Logistics est incontournable sur le continent. Il est présent dans une quarantaine de pays africains.

    Il contrôle la manutention, seul ou en partenariat avec d’autres sociétés, de 14 ports en Afrique ainsi que 23 ports secs. Parfois, Bolloré Africa Logistics contrôle également le réseau ferroviaire et routier. Dans certaines régions d’Afrique, on peut même parler d’omniprésence de Bolloré qui jouit par exemple d’un quasi-monopole sur les ports du golfe de Guinée.

    En 2016, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption avaient soupçonné le groupe Bolloré d’avoir utilisé Havas, son bras publicitaire, pour obtenir des concessions. Deux ports avaient été pointés du doigt : Conakry et Lomé. En Guinée, Havas s’est occupée en 2010 de la campagne électorale d’Alpha Condé. En 2011, le président fraîchement élu débarquait Getma, la compagnie qui gérait le port depuis 2008 pour confier la concession à Bolloré.

    Même scénario au Togo. En 2010, le groupe Bolloré obtient la concession du terminal à conteneurs du port de Lomé pour 35 ans. La même année, Faure Gnassingbé, conseillé par Havas, était réélu.

    Bolloré est présent en Afrique dans les activités logistiques depuis les années 1980. Mais c’est dans les années 1990, quand la Banque mondiale et le FMI incitent les pays africains à privatiser les concessions portuaires, qu’il se taille la part du lion.

    Entre-temps, le groupe Bolloré a diversifié ses activités sur le continent. Outre le rail, Bolloré assure aussi la logistique pour des groupes pétroliers comme Total en Angola. Le groupe possède également des plantations d’hévéa et de palmiers à huile, à travers sa filiale Socfin présente au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Libéria ou encore en RDC.

    Le secret de la réussite du groupe, selon Olivier de Noray, directeur des ports et terminaux chez Bolloré Africa Logistics : une stratégie entièrement centrée sur l’Afrique.

     

     

     

     

  • L’Angola lance très bientôt son satellite

    L’Angola lance très bientôt son satellite

    Dans un souci d’indépendance et de contrôle des dépenses de communication, l’Angola va probablement lancer dans en cette fin d’année 2017, son premier satellite dénommé Angosat1.

    Le Satellite en question a été construit par des entreprises russes, et sera géré sur le sol angolais par des citoyens angolais qui ont depuis suivi des formations dans ce sens.

    Avec une durée de vie de 15 ans, le satellite pourrait être utilisé par des pays allant de l’Afrique du Sud au Sud de l’Europe.

    Selon les responsables angolais, le satellite et le centre qui sera dédié à son contrôle sont déjà prêts. « Les 45 techniciens qui seront en charge du décodage des signaux d’Angosat1 sont actuellement en formation. Le centre de contrôle sera basé dans la municipalité de Caruaco» ont-ils déclaré. Ce satellite permettra à l’Angola de le substituer aux autres satellites régionaux pour l’acquisition de la bande passante et de payer ce service en devise locale.

    L’Angola va être ainsi le quatrième pays africain à disposer de son propre satellite, après le Nigéria et l’Egypte et plus récemment le Ghana.

    La RDC est actuellement à l’étude aussi pour acquérir son propre satellite.