Catégorie : Maghreb

  • Algérie: Youchoz relie des professionnels de bâtiments aux particuliers

    Algérie: Youchoz relie des professionnels de bâtiments aux particuliers

    Cette startup qui existe depuis bientôt un an est le fruit d’un travail collaboratif. Youchoz a été lancé en juillet 2017 par de jeunes étudiants algériens qui sont Abdelkrim Chergui Senouci (24 ans), Sidi Mohammed Ziani Kerarti (25 ans), et Oussama Billami, (23 ans). Formés en génie civil, les trois étudiants ont réfléchi à la création d’une plateforme qui peut permettre de mettre en relation des acteurs œuvrant dans le bâtiment.

    Les trois entrepreneurs confient qu’il était important de lancer une telle plateforme en ligne. Le fait est que dans la plupart des villes du pays, les habitants éprouvaient des difficultés à trouver des professionnels du bâtiment. Depuis l’existence de la plateforme (youchoz.com), il est plus facile à des particuliers de trouver des maçons, des artisans pour leur effectuer des travaux à domicile.

    Si les trois responsables de la startup estiment être fiers de diriger la première plateforme du pays à répertorier les professionnels du bâtiment, ils confient avoir bénéficié de plusieurs formations entrepreneuriales pour parvenir à cette étape.

    A ce jour, Youchoz fonctionne en collaboration avec plus de 500 professionnels du bâtiment. Le site est de plus en plus visité chaque jour. Les trois entrepreneurs envisagent désormais attirer plus d’investisseurs pour faire prospérer leur startup.

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  • MediaTab: quand deux jeunes marocains réinventent la publicité

    MediaTab: quand deux jeunes marocains réinventent la publicité

    Dans la promotion d’une nouvelle forme de publicité sur le continent, MediaTab s’est construit en deux ans une réputation dans le domaine. Depuis 2016, cette startup marocaine allie « publicité ciblée, technologie digitale et économie d’espace ».

    A la tête de cette initiative entrepreneuriale, deux jeunes entrepreneurs passionnés par les questions de publicité. Il s’agit de Réda Bachir El Bouhali et Idder Idji Mounir. Les deux hommes expliquent qu’ils ont été guidés dans la réalisation de leur projet par l’idée de mieux marier publicité, technologie et gain d’espace.

    Depuis le début de ses activités, MediaTab a vu ses services qualifiés d’ « innovations intéressantes ». Concrètement, la startup incruste des écrans digitaux dans des miroirs d’établissement de sortie et de détente. Sur ces écrans, MediaTab diffuse des publicités.

    En deux ans, MediaTab compte plus de 250 écrans digitaux incrustés devant des établissements de quatre grandes villes marocaines. Réda Bachir El Bouhali et Idder Idji Mounir confient que MediaTab va disposer d’une application mobile qui permettra aux personnes d’interagir avec les écrans publicitaires.

    Mais la startup a déjà lancé Winzup, une application mobile gratuite qui propose des marchés premium et des cadeaux haut de gamme aux clients des restaurants où sont installés des écrans digitaux.

  • Tunisie: Omar Yaacoubi, l’entrepreneur qui veut contrôler le big data

    Tunisie: Omar Yaacoubi, l’entrepreneur qui veut contrôler le big data

    A 32 ans, cet entrepreneur fait ses preuves dans le domaine informatique. Omar Yaacoubi est un passionné de technologie. Diplômé de l’Institut Supérieur de Gestion de Tunis, il a également un Certificat professionnel en innovation et entrepreneuriat à l’université américaine de Stanford. Omar Yaacoubi a fondé en 2013 Trick Consulting une entreprise de conseil et de développement Big Data.

    Polyglotte, l’entrepreneur a également travaillé pour des opérateurs téléphoniques. Il explique avoir aidé ces opérateurs à réduire le temps de détection et de réparation des problèmes techniques.

    Le Tunisien dirige depuis 2016 Barac, une startup qui s’est spécialisée dans l’analyse de données en temps réel en se basant sur l’intelligence artificielle. Barac aide ainsi les entreprises à analyser le fonctionnement de leur système. Omar Yaacoubi explique que les offres de Barac permettent surtout aux entreprises d’éviter des cyberattaques. Depuis près de deux ans, Barac se construit ainsi une réputation dans la protection de systèmes informatiques.

    Les systèmes de protection utilisés auparavant par les entreprises détectaient les dysfonctionnements tous les 100 et 150 jours, selon Omar Yaacoubi. Mais la solution que propose Barac permet de détecter en temps réel anomalie. L’entrepreneur est surtout convaincu d’une chose. Il affirme que ceux qui réussiront à contrôler le Data et l’intelligence artificielle contrôleront le monde.

  • Issam Smaali, 27 ans, surveille la consommation d’énergie en Afrique

    Issam Smaali, 27 ans, surveille la consommation d’énergie en Afrique

    Cet entrepreneur tunisien a posé depuis un an un pas de géant dans le domaine électrique. Issam Smaali est un passionné de technologie. Il a lancé en janvier 2017 sa startup dénommée Wattnow. Son objectif est d’offrir aux ménages la solution qui peut leur permettre de surveiller et d’analyser leur consommation électrique.

    Le lancement de sa startup est le résultat d’un projet bien pensé. L’entrepreneur formé en génie électrique et informatique industriel confie maîtrise également la gestion d’une entreprise.

    Sa startup a bénéficié de différents accompagnements depuis sa création. Sa solution a également été testée dans des hôtels ou de grandes compagnies dans lesquels on observe une grande consommation d’énergie.

    Wattnow met à la disposition de sa clientèle des moyens pour analyser dans les détails les consommations de leurs appareils électriques. Issam Smaali explique qu’il veut permettre à ses clients d’avoir un contrôle sur leur consommation et d’éviter les gaspillages électriques. Il s’agit en effet d’un boîtier qu’on peut installer en amont du disjoncteur et qui permet d’avoir la consommation de chaque appareil.

    Issam Smaali mise sur une levée de fonds de 500000 dollars pour positionner sa startup comme leader de la consommation d’énergie intelligente sur le continent.

  • Top 5 des meilleurs sites touristiques en Afrique favorables au budget

    Top 5 des meilleurs sites touristiques en Afrique favorables au budget

    En Afrique où les sites touristiques sont réputés très agréables, les moyens de relaxation sont parfois chers ou difficiles à trouver. Toutefois, il y a beaucoup d’endroits magnifiques et peu coûteux à explorer sur le continent. Nous mettons en évidence 5 emplacements touristiques à la fois passionnants et abordables.

    Les pyramides d’Égypte, Égypte

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    Les pyramides d’Égypte, en particulier les grandes pyramides de Gizeh, sont parmi les plus magnifiques structures artificielles de l’histoire. Les Égyptiens ont construit les pyramides comme des tombes pour leurs pharaons, et inclus des cadeaux et toutes sortes de fournitures dont ils estimaient utiles pour le roi dans l’au-delà.

    Les grandes pyramides de Gizeh sont situées sur un plateau sur la rive ouest du Nil, à la périphérie du Caire moderne. La plus ancienne et la plus grande des trois pyramides de Gizeh, connue sous le nom de Grande Pyramide, est la seule structure survivante des sept merveilles célèbres du monde antique. Il a été construit sur une période de vingt ans, et a pris le travail d’environ 20 000 hommes. Les billets pour les pyramides vont de l’entrée gratuite jusqu’à 50 $, selon celui que vous choisissez de visiter.

    Kachikally Crocodile Pool, Gambie

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    L’attraction touristique la plus populaire dans la ville touristique de Bakau en Gambie est une ancienne piscine d’eau douce située sur un site de 9 acres dans la section sud de la ville. Selon les croyances des populations autochtones, cette piscine a des pouvoirs surnaturels de guérison, et est considérée comme un dernier recours pour les femmes qui souhaitent concevoir. Il est ouvert de 7 h à 19 h tous les jours. Les visiteurs sont facturés aussi bas que 1,5 dollar pour entrer dans la piscine et le musée dans ses locaux.

    La piscine Kachikally a été découverte il y a des centaines d’années par les natifs de Bakau, à 14 km de la capitale Banjul, et abrite plus de 100 crocodiles dociles qui se laissent toucher au dos ou à la queue.

    Djmaa El Fna, Maroc

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    Djemaa el Fna à Marrakech est la place la plus célèbre du Maroc, et attire des voyageurs du monde entier. Pour les habitants, il est simplement appelé « le lieu », ou « la mosquée au bout du monde » ; mais d’autres significations lui ont été attribuées, comme « une assemblée des morts », parce que c’était autrefois un site d’exécutions ;

    Pendant la journée, la place est occupée par des charmeurs de serpents, des vendeurs de jus et d’autres vendeurs qui donnent au touriste un avant-goût de la culture marocaine. Cependant, la scène change au fur et à mesure que le crépuscule approche, incluant des conteurs, des acrobates, des musiciens et des artistes. Place reconnue par l’UNESCO, Djemaa el Fna, plonge le touriste dans un monde de bazars mystérieux au milieu des anciens remparts de la médina de Marrakech.

    L’orphelinat des éléphants, Kenya

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    Le David Sheldrick Wildlife Trust, également connu sous le nom de l’orphelinat des éléphants, a été mis en place pour sauver les éléphanteaux qui sont devenus orphelins à cause des attaques des braconniers. L’orphelinat est situé à Nairobi, au Kenya.

    Pour accéder aux locaux, vous payez des frais de don de 5 $. Les touristes peuvent voir les éléphants vers 11 h et 12 h, quand les gardiens les sortent pour se nourrir et jouer avec eux. Il est possible d’adopter un bébé éléphant pour 50 dollars (5000 shillings) par an. Comme ils sont trop énormes pour être ramenés chez vous, les frais annuels servent à l’entretien de votre éléphant d’adoption.

    Dunes de Sossusvlei, Namibie

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    Probablement l’endroit le plus spectaculaire de la Namibie, la zone de conservation de Sossuvlei est caractérisée par les grandes dunes rouges qui l’entourent. À près de 400 mètres, les dunes de cette région sont parmi les plus hautes du monde et ont entre 60 et 80 millions d’années.

    Sossusvlei est une grande destination touristique toute l’année. Le meilleur moment pour voir Sossusvlei est le lever et le coucher du soleil, car les couleurs sont fortes et en constante évolution, présentant ainsi de grandes opportunités pour les amateurs de photographie. Le trajet depuis la capitale namibienne, Windhoek, jusqu’à cet endroit prend 4,5 heures. Le permis d’entrée à travers le parc Namib Naukluft est moins de 6 $ pour les touristes étrangers.

     

  • Tourisme religieux:  les coups de cœur et les bonnes adresses  en Afrique

    Tourisme religieux: les coups de cœur et les bonnes adresses en Afrique

    Les dernières années ont vu une prolifération rapide des institutions religieuses à travers l’Afrique, à mesure l’urbanisation devient importante. Bien que cela puisse brosser un tableau caricatural d’un continent nouvellement religieux, la vérité est que l’Afrique a longtemps été un continent imprégné de religion. Ceci est non seulement démontré par les croyances indigènes trouvées à travers le continent, mais aussi par les lieux de culte historiques qui ont résisté à l’épreuve du temps pour raconter l’histoire des croyances du continent dans toute sa diversité vibrante.

    Les célèbres édifices sacrés de l’Afrique sont une source de grande fascination à visiter. De l’histoire riche à l’architecture unique, il y a beaucoup qui donne de l’allure à ces structures.

    La Grande Mosquée de Djenné, Mali

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    La Grande Mosquée de Djenné au Mali est l’un des édifices les plus emblématiques au monde. La mosquée, qui est considérée comme l’une des plus grandes créations de l’architecture sahélienne, a été entièrement construite à partir de la boue, ce qui en fait le plus grand bâtiment en briques de boue du monde.  En fait, toute la ville de Djenné est composée de maisons construites à partir d’une architecture de boue depuis le 14e siècle.

    Au cours des décennies, la Grande Mosquée s’est effondrée deux fois, et celle qui existe aujourd’hui a été achevée en 1907. Pour éviter que le bâtiment ne s’effondre à nouveau, un festival annuel d’une semaine est organisé, où les résidents viennent en nombre pour le recouvrir et le réparer.

    Basilique de Yamoussoukro, Côte d’Ivoire

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    La ville de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire abrite l’une des églises les plus importantes du monde : la basilique de Yamoussoukro, également connue sous le nom de Notre-Dame de la Paix de la basilique de Yamoussoukro. À 158 mètres de haut et avec une capacité de 18 000 personnes à l’intérieur et 300 000 dans la cour, l’imposant édifice est la plus grande église chrétienne du monde, ayant dépassé Saint-Pierre au Vatican à son achèvement en 1989.

    Cette basilique été construite avec du marbre importé d’Italie et 5 000 teintes de vitraux de France. Chacun des 7 000 sièges de l’église a son propre système de conditionnement. L’église a été commandée par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. Malgré l’ironie de la population chrétienne du pays, ce temple est devenu une fierté nationale et l’un des plus importants sanctuaires catholiques d’Afrique et du monde.

    La construction de la basilique de Yamoussoukro a duré cinq ans et a coûté 300 millions de dollars.

    Mosquée de Nizamiye, Côte d’Ivoire

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    Situé à Johannesburg, en Afrique du Sud, Nizamiye est considéré comme le plus grand complexe de mosquées de l’hémisphère sud. Ce centre religieux a été construit par l’homme d’affaires et philanthrope turc, Ali Katircioglu en 2012. Nizamiye est façonné d’après la mosquée Selimiye du 16e siècle en Turquie, un bâtiment qui présente un design ottoman spectaculaire.

    La mosquée possède 21 dômes, dont le principal est encadré par quatre minarets imposants. Plus de 200 vitraux ornent le bâtiment. L’intérieur est un spectacle à couper le souffle, avec des motifs complexes peints à la main.

    Le complexe comprend des installations communautaires telles qu’une école qui accueille 800 élèves, une clinique, des salles de conférence, des magasins, une boulangerie, une librairie et un restaurant.

    La Synagogue Ben Ezra, Égypte

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    L’Égypte abritait autrefois une communauté juive florissante de plus de 100 000 membres. Suite à leur exode massif vers Israël après 1948, les chiffres ont diminué à moins de 50.000. Mais, les rappels physiques de la riche histoire juive du pays nord-africain demeurent. Le pays est parsemé de synagogues qui attestent de son passé juif. L’une de ces maisons de culte est la 9e synagogue Ben Ezra, à l’origine, une église chrétienne au 9e siècle.

    Située au Caire, la synagogue serait construite à l’endroit où la fille du pharaon aurait trouvé Moïse dans les roseaux. Le bâtiment a été rénové de nombreuses fois au cours des siècles. Au 12e siècle, il a été restauré par Abraham Ben Ezra, rabbin de Jérusalem. En 1890, un trésor de documents historiques a été découvert dans la synagogue, révélant l’histoire de la communauté juive d’Afrique du Nord.

    Église de Saint George, Éthiopie

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    La ville de Lalibela, en Éthiopie, est connue pour ses extraordinaires églises creusées dans le roc. Créées entre les XIIe et XIIIe siècles, les onze églises médiévales ont été taillées dans un tuf volcanique, chacune étant littéralement taillée dans la pierre, avec le toit au niveau du sol. Les églises témoignent du niveau suprême de l’architecture ancienne de l’Éthiopie.

    Le plus beau de ces sites chrétiens est l’église de Saint-Georges, à environ 12 mètres de haut. Il possède un toit en forme de croix, trois portes, un intérieur décoré avec des peintures murales et des sculptures remarquablement réalisées, ainsi que plusieurs fenêtres en forme d’arc. Certaines de ces fenêtres présentent des motifs croisés. L’église a été construite par le roi Gebre Mesqel Lalibela, qui a régné de 1181 à 1221.

    Monastère de Saint Antoine, Égypte

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    C’est en Égypte que se trouve le monastère le plus ancien du monde: le monastère de Saint Antoine. Plantée au fond des montagnes de la mer Rouge, l’église remonte au 4e siècle.

    Le monastère a été fondé par les disciples de Saint Antoine, le premier moine chrétien. À l’âge de 34 ans, Anthony a choisi de consacrer sa vie à Dieu et a commencé à vivre une vie d’ascèse. Il a donné sa richesse et ses possessions aux pauvres et s’est retiré dans le désert où il vivait dans la solitude comme un ermite. Après environ neuf ans de réclusion, le saint est sorti de sa retraite. En 313, quand la persécution chrétienne a pris fin, il a déménagé dans une grotte dans une montagne dans le désert oriental, où le monastère de Saint-Antoine a été établi.

    Au fil des années, le monastère a été agrandi. Aujourd’hui, les parties principales comprennent l’église de Saint-Antoine, l’église des Apôtres, l’église de la Vierge, la nouvelle église, le fort et une maison d’hôtes. Il y a aussi une bibliothèque, qui abrite un immense ensemble de manuscrits, et un musée qui raconte l’histoire du site.

    Mosquée Jummah Masjid, Maurice

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    Il y a plus à Maurice que des plages, des lagunes et des récifs magnifiques. L’un des édifices religieux les plus importants de l’île de l’océan Indien est la mosquée Jummah Masjid, incontournable dans la capitale Port-Louis.

    Anciennement connu comme la mosquée des Arabes, l’édifice a été construit dans les années 1850, combinant l’architecture indienne, créole et islamique. Comme la population musulmane a grandi à Port-Louis, une plus grande mosquée était nécessaire. Ainsi, en 1857, plus de terres ont été achetées par les marchands musulmans, ce qui a conduit à l’expansion de la mosquée Jummah Masjid.

  • Maroc: Rania Belkahia [29 ans], CEO de l’Amazon africain  

    Maroc: Rania Belkahia [29 ans], CEO de l’Amazon africain  

    Pour cette entrepreneure, il ne s’agissait pas de solutionner un problème africain en misant uniquement sur le continent. Rania Belkahia, 29 ans, a également compté sur la diaspora africaine pour implanter depuis 2014 Afrimarket, un grand réseau de commerce en ligne en Afrique. Et si beaucoup tentent de comparer son initiative à Amazon, cette Marocaine préfère se concentrer sur ce qu’elle fait.

    Passionnée de science, elle a suivi une formation d’ingénieur télécom. Après des stages de fin de formation et un travail dans les secteurs des télécommunications, Rania Belkahia est prise par l’ambition d’entreprendre. Pour cela, l’entrepreneure explique s’être formée en management. Vient ensuite le grand pas. Elle fonde Afrimarket avec son associé Jérémy Stoss et organise des levées de fonds.

    L’objectif pour l’entrepreneure était d’apporter au continent des services à valeur ajoutée. Mais c’est d’abord vers les Africains de la diaspora que Afrimarket se tourne. La plateforme de commerce en ligne donne la possibilité à ses derniers d’acheter « des produits locaux de qualité ». Lancée en Côte d’Ivoire et au Sénégal, Afrimarket est désormais présente au Mali, au Cameroun et au Bénin. Pour Rania Belkahia, la plateforme est leader de l’e-commerce dans la sous-région grâce à sa logistique intégrée.

    Livraison express

    Rania Belkahia rappelle que Afrimarket dispose des véhicules de livraisons et d’entrepôts pour les produits commandés. Outre cet avantage, l’entrepreneure a également bénéficié du soutien de certains investisseurs. Des apports qui permettent à la Marocaine de positionner sa plateforme dans différents secteurs pour réponse au besoin du continent. Afrimarket dispose en effet d’une offre très large avec un service de livraison express en moins de 24 heures, disponible depuis l’année passée. « Nous sommes obligés d’avoir un catalogue étendu pour répondre à tous les besoins, du mouton vivant à l’iPhone », justifie l’entrepreneure.

    Mais il reste des défis que l’entrepreneure entend relever. Entre autres, le contournement des difficultés liées au manque d’infrastructures dans des endroits reculés et les réalités d’une bancarisation faible sur le continent. Si Rania Belkahia peut compter sur le payement mobile, elle se réjouit également d’avoir une avance par rapport à d’autres concurrents sur le marché du commerce en ligne en Afrique. « Notre spécificité aujourd’hui, c’est de livrer tout, partout », assure-t-elle.

  • L’Égypte lance son réseau social  EgFace pour concurrencer Facebook

    L’Égypte lance son réseau social  EgFace pour concurrencer Facebook

    L’Égypte a pris des mesures concrètes pour établir un « Facebook égyptien ». Ceci, dans le cadre d’un plan pour être un partenaire actif dans le domaine des médias sociaux à l’international, a fait savoir il y a une semaine le ministre des Télécommunications et des Technologies de l’information, Yasser El-Kady.

    Près de 10 jours après cette annonce, les autorités ont présenté le fruit des travaux aboutissant à la création du réseau social nommé EgFace. Les utilisateurs d’Egypt Face peuvent accéder à la plateforme en trois langues principales: l’arabe, l’anglais américain et le français.

    Le site regroupe les statistiques des utilisateurs, notamment le pays, la région, la ville, l’adresse IP ou le système d’exploitation utilisé et le navigateur.

    Comme Facebook, les membres peuvent partager des posts, télécharger des photos, des vidéos, des fichiers audio entre autres.

    Enjeu: préservation des données

    Dans des déclarations faites lors d’un atelier organisé le 12 mars par le ministère égyptien de la Justice pour faire face à l’extrémisme et aux moyens de le combattre, El-Kady a déclaré que le pays devrait être actif en termes de médias sociaux. Et ce, même si le pays arrive en tête du nombre d’utilisateurs de Facebook arabes selon les statistiques en 2017, avec environ 34,5 millions de comptes actifs, soit 23% de tous les utilisateurs arabes de Facebook.

    El-Kady pense que la préservation de l’information et des données est extrêmement importante à un moment où l’Égypte a développé ses capacités à protéger l’information et à préserver la vie privée des citoyens égyptiens en ligne. Celui-ci explique que Facebook et Google faisaient des millions de dollars à partir de publicités sur leurs sites Web, qui sont utilisés par des millions d’Égyptiens tout en n’étant pas soumis à des taxes ou des frais sur ces produits.

    Depuis 2014, l’Égypte a fait des plans pour fermer Facebook et d’autres pages de médias sociaux qui incitent à la violence contre les institutions étatiques et les forces de sécurité. Le ministère de l’Intérieur a officiellement lancé un programme de surveillance des médias sociaux en septembre 2014 pour suivre les menaces à la sécurité telles que le terrorisme.

    Il faut aussi noter que la création de cette plateforme intervient à une période où Facebook fait face à la crise de vente des données personnelles de ses utilisateurs à Cambridge Analytica. D’ores et déjà, nombre d’internautes pensent que l’initiative est une manœuvre du gouvernement et des agences de renseignement pour recueillir des informations sur les utilisateurs et surveiller leurs comptes, à quelques jours de la tenue des élections, dont le premier tour aura lieu du 26 au 28 mars 2018.

  • Coupe du monde 2026: le Maroc, ce pays qu’il faut soutenir

    Coupe du monde 2026: le Maroc, ce pays qu’il faut soutenir

    Après l’Afrique du Sud en 2010, c’est au tour du Maroc de rêver de l’organisation d’une coupe du monde. Alors que le royaume se confronte à des concurrents sérieux, il y a de quoi nourrir les espoirs.

    Le 13 juin prochain, le nom du (des) pays hôte (s) de la Coupe du monde 2026 sera annoncé par la Fédération internationale de football (FIFA). La candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde 2026 a été officiellement présentée en mars. Depuis, tout le Royaume s’est mobilisé pour que ce rêve devienne réalité. En effet, pour ce pays nord-africain de 35 millions d’habitants, c’est la cinquième tentative de remporter l’organisation d’une Coupe du monde. Après les échecs de 1994, 1998, 2006 et 2010, le Maroc espère enfin devenir la deuxième nation africaine à accueillir ce championnat.

    La grande concurrence

    L’offre du Maroc se heurte au bloc des États-Unis, du Mexique et du Canada. Dans le royaume, les autorités sont convaincues : il faudra beaucoup de travail pour tâcher de convaincre les 207 fédérations internationales afin d’obtenir des votes. Cependant, contrairement aux tentatives précédentes, le Maroc fera tout pour éviter de répéter les mêmes erreurs qui l’ont empêché d’accueillir des événements passés.

    Malgré la forte concurrence, la candidature marocaine a plusieurs atouts. Cette fois, plus que jamais auparavant, l’effort marocain est fort et présente toutes les caractéristiques pour ramener l’épreuve de la Coupe du Monde en Afrique en 2026.

    Stratégies

    Les autorités marocaines estiment que leur offre reste un projet fort grâce à la position géographique du royaume, au cœur de la carte du monde. Sa sécurité par rapport aux pays de la région, et l’expérience accumulée dans l’organisation des compétitions internationales vont prouver qu’ils sont prêts. « Le Maroc se trouve à 14 kilomètres de l’Europe et le fuseau horaire joue en sa faveur. Les fans de football découvriront un pays tolérant, authentique et passionné de football », a déclaré Moulay Hafid Elalamy, président du comité d’organisation.

    Le royaume chérifien peut également tabler sur un aspect important : s’il venait à abriter la compétition, les pays européens, asiatiques et africains pourront regarder quatre matches par jour, ce qui représente plus de 50% des revenus des droits TV.

    Mais au-delà de cet aspect, le Maroc est revenu au premier plan avec le changement de présidence à la tête de la Fédération marocaine de football. Le nouveau dirigeant de la fédération, Faouzi Lekjaa est très proche du numéro 1 de la CAF, le malgache Ahmad Ahmad, désireux lui aussi de mettre l’Afrique au sommet de l’affiche du football mondial. Il voit en le Maroc, l’ambassadeur parfait. Mais pas que.

    Le Marco a aussi positionné tant de stars africaines comme ambassadeurs de sa candidature, notamment Samuel Eto’o et Didier Drogba. « De 1930 à 2030, le continent africain n’a organisé qu’une seule fois la Coupe du Monde. Il ne doit pas rester dans la marge », a lancé Faouzi Lekjaa.

    Le président du comité de candidature du Maroc pour l’organisation de la Coupe du Monde 2026, Moulay Hafid Elalamy, a expliqué lors d’une réunion à Casablanca que le Royaume est « un pays qui respecte les règles du jeu » et qui mènera sa campagne « selon les règles ».

    Actuellement, le Maroc travaille à l’agrandissement et à la rénovation de cinq stades situés à Marrakech, Agadir, Fès, Tanger et Rabat, en plus de la construction de quatre nouveaux stades: deux à Casablanca, Oujda et Tétouan. Il y aura également cinq stades modulaires à construire à Ouarzazate, Meknès, El Jadida, Nador et Marrakech II. Tous, conformes aux exigences de la FIFA. Le choix des villes, toutes situées à moins de 550 kilomètres de Casablanca et idéalement reliées au transport.

    Par ailleurs, les autorités marocaines ont aussi annoncé la construction de 21 hôpitaux aux normes internationales et 130 sites de formation, pour un total de 110 mille emplois.

    Dès lors, les responsables marocains sont convaincus que la popularité du football et la stabilité politique feront la différence.

     

     

     

     

     

  • Maroc: qui est Nawal El Moutawakel, la première femme arabe olympique?

    Maroc: qui est Nawal El Moutawakel, la première femme arabe olympique?

    Quand en ce mois de mai 2017, le président français Emmanuel Macron attendait en audience Nawal El Moutawakel, ce n’est pas qu’une vice-présidente du comité international olympique (CIO) qu’elle recevait. Nawal El Moutawakel fait également partie de la Commission d’évaluation du CIO en vue de l’attribution des JO 2024, une Marocaine qu’il devait tenter de séduire pour l’attribution des JO 2024 à Paris.

    S’il existe des champions dont les noms transcendent le temps, construisent la légende et l’histoire olympique, plus rare sont les championnes dont le succès s’impose comme une évidence. Nawal El Moutawakel en est une.

    Au Maroc, son nom est toujours rattaché à la date fétiche du 8 août 1984, lorsqu’elle est devenue la première femme arabo-musulmane à remporter une médaille d’or olympique. Elle est une histoire vivante de  succès, de gloire et de défi ; d’une athlète amateur dans les rues de Casablanca à un champion olympique, puis vice-président de l’institution sportive la plus prestigieuse au monde.

    8 août 1984

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    Nawal El Moutawakel a marqué l’histoire du sport africain en général, et celle du Maroc en particulier, lors de sa victoire au 400 mètres haies des Jeux olympiques de Los Angeles en 1984. C’est ce record qui en a fait une sportive légendaire, tant être la première femme musulmane afro-arabe à remporter une médaille d’or aux Jeux olympiques est un symbole de fierté pour les femmes africaines.

    « Le roi Hassan II m’a appelé juste quelques minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée », a confié Nawal El Moutawakel. « Quelqu’un m’a emmené dans une pièce privée et m’a dit: ‘’le roi est au téléphone. Il veut te parler.’’ Alors, il m’a dit: ‘’Je suis si fier de toi, Nawal. Tout le pays est heureux et fier de votre réussite.’’ En fait, j’étais sans voix », se rappelle l’athlète.

    « Je ne pouvais pas croire que le roi était encore éveillé et me regardait, même si c’était au petit matin au Maroc » raconte la quinquagénaire. Mais sa plus grande fierté vient de la surprise du roi, comme Nawal El Moutawakel le mentionne toujours dans ses interviews, qui décide de célébrer sa victoire en nommant chaque fille née au Maroc pendant cette journée par son nom.

    Des rues de Casablanca au CIO

    Cette militante et féministe a fait de sa carrière sportive la pierre angulaire de son entrée en politique. Animée par le désir d’émanciper les femmes à travers le sport, Nawal El Moutawakel organise chaque année la course féminine à Casablanca. Elle incarne la femme marocaine moderne et double son engagement au Maroc et sa carrière sportive à travers son implication dans les institutions internationales.

    Titulaire d’une maîtrise en éducation physique de l’Université de l’Iowa aux États-Unis, sa carrière universitaire l’a amenée au poste d’entraîneur sportif avant d’être décideuse.

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    Sa victoire en 1984 déclenche la jubilation au Maroc. Il marque son entrée sur la scène politique lorsque feu le roi Hassan II, l’a nommée secrétaire d’État à la jeunesse et aux sports, puis, ministre des Affaires sociales. Elle a de nouveau été nommée au même poste de 2007 à 2009 à titre de ministre des Sports et de la Jeunesse.

    En effet, cette femme reste celle qui illustre mieux cette mentalité qui veuille que l’institution sportive surpasse le privilège masculin. En 1983, elle reçoit le ‘National Merit’, et devient membre de la Fédération internationale d’Athlétisme en 1993, puis en 1998, elle est devenue membre du Comité international olympique du CIO, occupant des postes importants au sein du Comité exécutif.

    Plus tard, elle a été nommée ambassadrice de bonne volonté pour l’UNICEF en 1999 et à l’ONU en 2011 pour les objectifs du Millénaire pour le développement. Nawal El Moutawakel est classée parmi les « 50 personnalités africaines les plus influentes au monde» selon le magazine Young Africa.

    En 2015, celle qui a supervisé la préparation des Jeux olympiques de 2016 au Brésil a été décorée à la Légion d’honneur par le président François Hollande, en tant que femme marocaine et africaine puissante et influente.

    Nawal El Moutawakel, ainsi que des femmes au Maroc, croit que sa victoire aux Jeux olympiques de 1984 a aidé à changer la vie de milliers de femmes musulmanes à travers le monde, marginalisées et sans voix ni rôle dans la société à cette époque.