Catégorie : Inspiration

  • Cameroun: qui est Samuel Safo Tchofo, l’inventeur de la décortiqueuse de pistache?

    Cameroun: qui est Samuel Safo Tchofo, l’inventeur de la décortiqueuse de pistache?

    Samuel Safo Tchofo est un ingénieur en électromécanique et un chercheur qui a  conçu et fabriqué des machines à égrener les pistaches  qui intègrent une unité de séparation automatique. L’ensemble de l’unité de traitement industriel dispose de 10 machines toutes fabriquées au Cameroun et dénommées SEM (Safo Egusi Machines).

    C’est en 2013 que cet inventeur a quitté son poste de directeur général Guinée équatoriale et Cameroun chez Schlumberger, où il a effectué l’essentiel de sa carrière professionnelle, pour se consacrer à ses recherches, dans un laboratoire qu’il a aménagé à Douala, la capitale économique camerounaise. Une meule portative, une perceuse, la scie sauteuse ou encore l’appareil multifonctionnel portatif, beaucoup d’inventions sont à son actif. Mais la plus attrayante semble être sa décortiqueuse incorporée à une trieuse automatique qui sépare la coque amande par reconnaissance de forme bidimensionnelle. Cette machine qu’il a nommée SEM est conçue à partir de plus de 750 pièces mécaniques assemblées.

    En clair, avec SEM, les graines sont identifiées par reconnaissance de forme et envoyées à l’unité de décorticage. Une fois les graines décortiquées, elles sont automatiquement séparées de leur coque et envoyées à l’unité de contrôle qualité.

    Une invention unique

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    Le SEM est unique en raison de ses spécifications industrielles qui incluent le taux d’efficacité inégalé jusqu’à présent de 97%. Cette invention ouvre les portes des produits industriels dans les domaines tels que la santé, la nutrition et cosmétiques grâce à ces graines très riches.

    Initié en 1988, le brevet final de l’invention a été déposé en 2015 auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Depuis 2016, il a été officiellement attribué sous le numéro de marque déposée 17399. Comme l’explique l’ingénieur, cette invention est le résultat de plus de 27 ans de recherches scientifiques et technologiques.

    Aujourd’hui, le Camerounais est consultant en transfert technologique et développement du contenu local auprès des Nations-Unies. Sous cette casquette, il s’intéresse notamment aux questions de développement et à la gestion des sociétés, la formation du personnel et le développement des capacités.

    Mais Samuel Safo Tchofo ne compte pas s’arrêter là. Il est prêt à jurer qu’il est possible de faire du whisky crème avec le beurre de pistache. Dès lors, il a trouvé une piste pour de nouvelles recherches.

  • Farida Bedwei, femme Tech la plus influente du Ghana malgré son handicap

    Farida Bedwei, femme Tech la plus influente du Ghana malgré son handicap

     

    S’il est vrai qu’invalidité n’est pas forcément un désavantage, la Ghanéenne Farida Bedwei, ingénieure logicielle, en est une preuve vivante.

    Née en 1979, une paralysie cérébrale a été identifiée chez Farida Bedwei à l’âge d’un an. Mais déjà jeune, celle-ci a fermement refusé de laisser son handicap affecter son éducation et sa carrière.

    Aujourd’hui, cofondatrice et directrice technique d’une société de logiciels, Farida Bedwei est considérée comme l’une des femmes les plus puissantes de la technologie financière sur le continent.

    En 2013, le magazine CEO d’Afrique du Sud a nommé Bedwei la femme la plus influente du monde des affaires et des gouvernements.

    Son plus grand accomplissement est le développement d’une plateforme de logiciel de cloud qui est utilisé par près de 300 compagnies de microfinance à l’échelle nationale. Ces institutions administrent des prêts à leurs clients en envoyant un code à leurs téléphones mobiles par SMS. Ce code peut être échangé contre de l’argent dans n’importe quelle succursale, rendant les petits prêts disponibles immédiatement et sans protocole.

    Première vie

    Bedwei a vécu une enfance nomade grâce au travail de son père au Programme des Nations Unies pour le développement. En conséquence, la famille résidait à la Dominique, à la Grenade et au Royaume-Uni avant de s’installer définitivement au Ghana lorsque Bedwei avait neuf ans.

    Bedwei a été scolarisée à domicile jusqu’à l’âge de 12 ans, puis a poursuivi ses études dans une école publique. À cet âge déjà, Bedwei commençait par manifester une affinité pour les objets électroniques et l’ordinateur. Bedwei sautera alors le lycée afin de s’inscrire à un cours d’informatique d’un an au centre de technologie de l’information de rue Michael. À 15 ans, elle était l’une des plus prometteuses jeunes de la classe.

    Après son diplôme, la programmeuse passionnée a commencé à chercher du travail et a trouvé son poste de rêve chez Soft, une société de logiciels de premier plan dans la région. « Je suis un modèle pour beaucoup d’enfants handicapés et c’est très important pour moi de montrer au monde que … Oui … Vous pouvez avoir un enfant handicapé et ce n’est pas la fin du monde. Il y a tellement de choses qu’on peut finir par faire avec les bonnes ressources » pense l’ingénieure, grande défenseure des droits des personnes handicapées.

    En 2010, elle a rejoint G-Life Financial Services en 2010. Le système adopté par la société n’était pas efficace pour le micro financement, alors avec un collègue de l’entreprise, ils ont commencé à construire leur propre plateforme de logiciel cloud appelée gKudi.

    La tête sur les épaules, la Ghanéenne est toujours fière de son parcours. « Je suis fière de beaucoup de choses. Le numéro un est le fait que j’ai été capable d’aller aussi loin. Car même pour un homme, diriger une entreprise de technologie dans cette partie du monde n’est pas facile » confie-t-elle.

     

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  • Akin Alabi: l’ex-vendeur de poulets au Nigéria, devenu PDG grâce au sport

    Akin Alabi: l’ex-vendeur de poulets au Nigéria, devenu PDG grâce au sport

    Cet entrepreneur nigérian est le premier à faire fortune dans les partis sportifs en ligne dans la sous-région ouest-africaine. Spécialiste en marketing, Akin Alabi dirige a fini par créer NairaBet, sa société de pari sportif. Son objectif était de réussir et gagner de l’argent. Petit, « je voulais juste être aussi riche que légalement possible », explique-t-il. « Je m’en fous si je devais être un médecin riche, un riche vendeur ou un riche. Je voulais juste être riche », se disait-il.

    Akin Alabi n’a pourtant pas réussi ses études comme il le souhaitait, manquant à plusieurs reprises de s’inscrire à l’université. Autodidacte, Akin Alabi s’est formé grâce aux livres et à ses lectures. « J’ai consommé beaucoup de connaissances, que ce soit à partir de livres, de matériel audio, de sessions de formation et de séminaires », se rappelle-t-il.

    Puis il se lance dans les affaires. Il vend du poulet dans les rues d’Ibadan et fais ses premiers pas dans l’exportation et l’importation de cultures commerciales et d’autres matériaux. Ses connaissances lui ont permis de finalement préparer une maîtrise en marketing à l’université de Liverpool.

    Touche-à-tout

    En 2002, il se tourne vers Internet et le marketing de l’information. « Je n’avais pas besoin de trop de capital pour lancer mes affaires », affirme-t-il. L’entrepreneur crée alors son premier produit d’information, un programme d’immigration canadien, qu’il met en vente sur Internet. Akin Alabi lance surtout d’autres produits d’information dans le marketing d’affiliation, des séminaires et l’enregistrement d’un nom d’entreprise.

    Akin Alabi rappelle avoir misé sur les campagnes de publicité en ligne. « J’avais aussi commencé à publier des articles en ligne sur le marketing de l’information et à publier les opportunités d’affaires. J’ai dirigé une entreprise d’édition sportive qui a finalement échoué aussi. Cela ne m’a pas empêché d’essayer plusieurs autres choses », confie l’entrepreneur.

    Depuis la création de NairaBet, l’entrepreneur estime avoir réalisé ses rêves. Mais son ambition est désormais de créer de l’emploi, de contribuer au développement de l’économie de son pays. « Je veux surtout toucher les vies », avoue-t-il.

  • Donald Donissen, pionnier de la caricature togolaise

    Donald Donissen, pionnier de la caricature togolaise

    Né au Togo, Aklassou-Gana Kossi Donald est caricaturiste. C’est dans ce domaine que cet artiste talentueux s’est taillé une reconnaissance. Il fait partie du cercle restreint et très fermé des célèbres caricaturistes du pays. Depuis plus de dix ans, celui que l’on surnomme Donald Donissen caricature, aborde plusieurs sujets, tourne en dérision les thématiques les plus importantes. Mais surtout l’artiste fait rire. Jugé calme et travailleur par ses proches, il collabore depuis 2008 avec des journaux. Ses services sont demandés par des quotidiens, des bihebdomadaires et des bimensuels.

    Dans les journaux d’information générale et ceux satiriques, il est fréquent de retrouver des caricatures signées de Donald. Il arrive que ces caricatures soient parfois à la une du quotidien Liberté, journal d’opposition au pouvoir du Togo. Et toujours c’est avec un style unique teinté d’humour que l’artiste s’arrange à faire comprendre à sa façon le sujet dont il traite. Dans Sika’a ou Viva, deux journaux de la « bonne humeur » très vendus dans le pays, des pages entières sont souvent confiées au caricaturiste. Ce dernier tient par exemple en haleine des lecteurs avec des feuilletons comiques. Ces dessins sont scrutés par des lecteurs. Avec ce caricaturiste, même les détails les plus simples accrochent et font rigoler.

    L’artiste en est convaincu. Il a réussi à se créer un univers à lui. « Le rire est une thérapie. Et avec une caricature, on peut parler de tout, même des sujets qui fâchent », explique-t-il. S’il considère qu’en une dizaine d’années il a réussi dans la caricature, Donald Donissen veut mieux s’imposer. L’année dernière, il a lancé Cari-Actu, le tome 1 d’un recueil de caricatures qui traitent de plusieurs sujets. Le livre porte sur ses dessins qu’il a faits en cinq ans, entre 2012 et 2017, et dispose des rubriques comme « politologie, connexiologie, diplomatologie, transportologie », fait-il savoir. Dans ce recueil, le caricaturiste aborde la politique togolaise, les relations internationales et lance des piques à l’endroit de personnalités politiques. Donald Donisen y évoque également l’économie, la santé ou encore l’éducation, toujours avec un style décalé.

  • Cote d’Ivoire: Narcisse Aman, plus de 30 hectares de banane plantain!

    Cote d’Ivoire: Narcisse Aman, plus de 30 hectares de banane plantain!

    Après des années études universitaires et une courte vie professionnelle, il a préféré se lancer dans ses propres activités. Narcisse Aman est un entrepreneur agricole ivoirien. Depuis bientôt trois ans, il est pépiniériste de banane plantain dans son pays dans la sous-préfecture d’Arrah. Diplômé de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, Narcisse Aman est ingénieur des techniques agricoles. La trentaine, cet ancien employé d’une société agro-industrielle construit désormais sa propre histoire de réussite.

    Le début de son initiative privée, Narcisse Aman le doit d’abord à sa volonté d’entreprendre. Mais l’entrepreneur a aussi compté sur le programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAO/WAAPP) lancé en Côte d’Ivoire. Il a bénéficié d’une formation sur la « Technique de Plant Issus de Fragments de Tige (PIF) ». « Après la formation, j’ai commencé avec 3 germoirs pour une production de 25 000 plants. La première année a été difficile vu que je n’avais pas d’importantes ressources financières », explique-t-il.

    Depuis, Narcisse Aman contribue à la mise en place « dispositif formel de production et distribution de matériel végétal de banane plantain ». C’est surtout un pépiniériste qui arrive à écouler ses produits grâce à des soutiens. Ses plans de banane plantain sont commercialisés grâce au contrat de partenariat entre le réseau des pépiniéristes de banane plantain et le Conseil du Café-Cacao. En trois ans, l’Ivoirien a même créé son entreprise dénommée « CANAAN Agriculture » qui emploie près de vingt personnes.

    CANAAN Agriculture produit de plants de bananes plantain sur une trentaine d’hectares. L’entreprise œuvre également dans la création et la gestion des plantations. Narcisse Aman ajoute que CANAAN Agriculture forme aussi aux métiers agricoles grâce à une collaboration avec une école régionale.

  • Africa CEO Forum: la startup kenyane Twiga Foods récompensée

    Africa CEO Forum: la startup kenyane Twiga Foods récompensée

    Pour la première fois, l’Africa CEO Forum a récompensé la « Most promisisng company » de l’année. L’édition 2018 de cette rencontre économique qui s’est tenue à Abidjan a élu la startup kenyane Twiga Foods comme la startup la plus prometteuse de l’année. Le jury a apprécié les résultats déjà atteints par la startup et s’est réjoui de ses objectifs.

    Il faut dire que depuis cinq ans Twiga Foods travaille pour la satisfaction des producteurs et des revendeurs kenyans. La startup a mis en place une application mobile qui permet aux utilisateurs de se faire livrer des produits agricoles. Avec des services peu couteux, la startup œuvre pour un accès facile aux produits disponibles sur les marchés.

    Pour y arriver, « nous servons d’intermédiaire entre les producteurs et les revendeurs. Notre application nous permet également de servir des kiosques et des points de vente », explique un responsable de la startup. Ce dernier rappelle que Twiga Foods a été créé pour lutter contre les prix élevés des produits sur la chaîne de distribution.

    La startup dispose de tricycles motorisés pour ses services de livraison. « Nous produits de nos agriculteurs. Tout ce qui est produit localement », confie l’équipe dirigeante. Twiga Foods offre également la possibilité à ses clients de tracer les produits depuis les lieux de production jusqu’au marché.

    La startup mise depuis 2013 sur ses services pour contrôler la chaine de distribution des produits sur les marchés kenyans. Twiga Foods s’inscrit également dans une vision continentale. Son ambition est de s’installer dans d’autres pays pour conquérir de nouveaux marchés.

  • Siphiwe Ngcobo, 38 ans, pion essentiel de l’hôtellerie sud-africaine

    Siphiwe Ngcobo, 38 ans, pion essentiel de l’hôtellerie sud-africaine

    Siphiwe Ngcobo fait partie des entrepreneurs qui font bouger l’Afrique du Sud. Et pourtant l’homme n’a pas eu un début facile. Ingénieur mécanicien formé en Italie, il a traversé de nombreuses difficultés avant de réussir. L’entrepreneur a notamment multiplié les jobs à la fin de ses études. « Je vivais dans le garage de ma grand-mère », affirme-t-elle.

    Siphiwe Ngcobo est pourtant resté fidèle à son rêve de réussir dans les affaires. Il se base sur ses expériences dans l’industrie hôtelière italienne durant ses études. « Mon ambition était de créer des hôtels de haut niveau et de bien faire mon entrée dans l’industrie hôtelière ».

    Il a commencé sa carrière en hôtellerie en 2009 en achetant un bed and breakfast de huit chambres à Scottsville, dans la banlieue de Pietermaritzburg, après avoir vendu plusieurs parcelles résidentielles. « Il y avait des sites vacants dans la région et j’ai décidé de les acheter pour investir dans la propriété, et d’avoir la joie de détenir un titre de propriété dans ma main », se rappelle-t-il.

    Prospection

    À 38 ans, il dirige donc le groupe hôtelier iLawu qu’il a créé. Son entreprise dispose de cinq hôtels et guesthouses et emploie plus d’une centaine de personnes. Le groupe a connu depuis sa création une croissance spectaculaire. iLawu possède maintenant un hôtel boutique de 20 chambres à Prestbury, l’lawu Inn, un pavillon de luxe de 21 chambres à Newcastle et une autre propriété. L’entreprise dispose également d’une division d’événements et de restauration qui fournit des services de traiteur à une large clientèle.

    L’entrepreneur veut désormais renforcer les activités de son groupe. Pour cela, il est constamment à la recherche du marché, voyageant à l’étranger pour comparer les normes de service et assister à des conférences de l’industrie pour rester à jour avec la nouvelle technologie, les tendances et les développements dans l’industrie. « Nous perfectionnons constamment nos systèmes, testons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Nous préférerions dépenser de l’argent pour la recherche et nous assurer que lorsque nous investissons, cela rapporte », justifie-t-il.

     

  • À 32 ans, ce Sud-africain fait fortune dans la vente de livres d’occasion

    À 32 ans, ce Sud-africain fait fortune dans la vente de livres d’occasion

    Mpodumo Doubaba dirige Pimp my Book. Il fait partie des entrepreneurs africains qui ont réussi à ne partir de rien. Passionné par l’idée d’entreprendre, c’est après son baccalauréat qu’il décide de se lancer dans l’aventure. À l’université, celui qui estime que la volonté compte plus que l’argent, s’inscrit dans la filière comptabilité. Très tôt il se rend compte de l’importance des manuels scolaires. « Mais les manuels se vendaient à un prix très chers dans les magasins », confie-t-il.

    En deuxième année d’université, Mpodumo Doubaba fait le choix de recourir à des livres d’occasion. Le jeune entrepreneur décide donc de mettre des affiches dans les couloirs de l’université pour annoncer qu’il était disponible à aider ses pairs à vendre leurs vieux manuels. Il lance ainsi en 2006 Pimp my Book. « J’ai commencé dans ma chambre-dortoir à l’université du Cap. J’ai demandé à mes amis et colocataires si je pouvais leur vendre leurs manuels pour une commission. Quelques semaines après mon dortoir était rempli de livres », explique-t-il.

    Partenariat avec les universités

    Pendant deux, l’étudiant vend des livres dans sa chambre. « Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai réalisé que j’avais une entreprise viable », se rappelle-t-il. Avant d’affirmer : « La chose la plus difficile à faire dans l’entrepreneuriat est de commencer. Une fois que vous commencerez, vous ferez beaucoup d’erreurs, les choses tourneront mal, mais vous devez commencer pour que les gens puissent vous soutenir »,

    Quelques années après sa formation universitaire, le jeune entrepreneur ouvre alors un magasin. Les étudiants défilent dans son magasin et ses attentes sont satisfaites. En parallèle, il entre en négociation avec les universités du pays dans le but d’installer des magasins de vente sur leur campus.

    Large clientèle

    Plus de dix ans après, Pimp My Book prospère. L’entreprise s’est installée à l’université de Johannesburg, de Stellenbosch et de Pretoria. Elle enregistre un chiffre d’affaires annuel de 7 millions de rands. Pour Mpodumo Doubaba, « ce n’est pas seulement le rôle du gouvernement de trouver des solutions. Les entreprises et les entrepreneurs devraient également donner un coup de main ».

    L’entrepreneur a diversifié les produits de son entreprise. Pimp my Book propose également des sacs, des tablettes et des ordinateurs portables. Accréditée par le programme national d’aide financière aux étudiants, Pimp My Book a réussi à marquer de grands clients comme Allan Gray, en fournissant des livres pour les étudiants boursiers de l’entreprise. Un succès qui réjouit Mpodumo Doubaba. Nommé innovateur de l’année 2017 dans son pays, il envisage de couvrir toute l’étendue du territoire avec ses services.

  • À la découverte de Kris Miranda, l’étoile montante du make up au Togo

    À la découverte de Kris Miranda, l’étoile montante du make up au Togo

    À 26 ans,, Anoko Miranda Christopha Sitsofé Lawson-Placca, s’est forgé une réputation dans le make-up au Togo. La Togolaise dirige Kris MakeUp, une structure de maquillage professionnelle et artistique. Après des études universitaires en économie, elle prend la décision de devenir une maquilleuse professionnelle. Une occupation en déphasage avec ses études supérieures, reconnait celle  qui a obtenu un baccalauréat scientifique. Mais c’est avec passion qu’elle dirige sa structure.

    Plus connue dans la capitale togolaise sous le nom de Kris Miranda, l’entrepreneure a appris seule son métier. Sans formation professionnelle dans le domaine, elle est devenue une référence en suivant des techniques de maquillage en ligne. Depuis, sa structure est présente sur les réseaux sociaux, canaux par lesquels elle gagne de nouveaux clients.

    En attendant d’ouvrir un salon, l’entrepreneure reste persuadée que ses clientes préfèrent des services à domicile. Elle offre donc ses services en se déplaçant. Kris Miranda reçoit « des appels, discuté avec ses clientes et leurs livre quand il le faut leur make up ». La jeune femme précise qu’elle maquille également lors des défilés de mode et des shootings artistiques. Parfois, lors des tournages vidéo, « on me fait appel. C’est aussi le cas durant d’autres événements artistiques ».

    Cette passionnée d’art rêve grand pour sa structure. Kris Miranda envisage mieux s’implanter dans son pays. Et réfléchir ensuite sur l’élargissement de ses services. Faire connaître davantage Kris MakeUp dans la sous-région ouest-africaine.

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  • Un Nigérian invente une voiture capable de rouler sur terre et sur l’eau

    Un Nigérian invente une voiture capable de rouler sur terre et sur l’eau

    Si l’idée séduit le Nigeria entier, c’est bien parce que dans les mégapoles comme Lagos ou Abuja, les embouteillages constituent des problèmes quotidiens auxquels les populations font face.

    Kehinde Durojaiye, 47 ans, est un inventeur nigérian dont la cote de popularité va grimper les jours à venir, avec un peu d’optimisme pour son projet.

    Au Nigeria, il est connu pour être sorti de son atelier dans lequel il passe une grande partie de ses journées, une voiture capable de rouler sur terre et sur l’eau. « Je l’ai testé dans la mer et beaucoup de gens ont été surpris qu’il puisse se déplacer sur terre et sur mer », at-il déclaré.

    Du nom de « Kenny jet », Durojaiye a parcouru dans cet engin 135 kilomètres entre Lagos et Ibadan, avec une vitesse pouvant atteindre 120 km/h sur terre et au moins six nœuds sur la mer.

    Cette voiture, dont l’inventeur a déjà 4 prototypes, a été fabriquée à partir de déchets qui abondent les dépotoirs nigérians comme un clavier d’ordinateur, un volant recyclé à partir d’un tricycle et des matériaux plastiques.

    Depuis la réussite de cette première phase de son projet, le Nigérian a monté d’un important cran en ambition. Il pense désormais créer une voiture à réaction capable de rouler sur terre, en mer et dans les airs pour un objectif intéressant : alléger le trafic et la congestion à Lagos.

    « Nous voulons que le monde entier sache qu’il est possible d’avoir une machine capable de se déplacer sur terre, sur mer et de voler, et peut-être de se déplacer sous la mer », pense-t-il. Si jusqu’ici l’inventeur dit avoir un modèle réalisable de ce nouvel engin qu’il désigne par « seacraft », il est confronté à un défi : le financement.

    Père de trois enfants, Durojaiye vit à Ikotun, une banlieue de Lagos, mais passe la plupart de son temps à Obadia, un quartier qui offre un accès à la lagune de Lagos. La raison est évidente : il préfère être proche de l’endroit où il « s’invente ».

    Actuellement, l’inventeur renommé du Nigéria travaille toujours sa magie, avec seulement son esprit et quelques ressources « très limitées ». Le « seacraft » fonctionne pour le moment sur un moteur de propulsion à réaction, la même technologie qui alimente la plupart des avions traditionnels.

    Quand il trouvera de financement pour construire son modèle final, l’engin made in Nigeria, sera capable de contenir au moins16 personnes, a-t-il promis.