Catégorie : Inspiration

  • Bony Dashaco, le Camerounais qui murmure à l’oreille des grands

    Bony Dashaco, le Camerounais qui murmure à l’oreille des grands

    C’est un communicateur. À la tête d’Acmar Media Group qu’il a créé en 2008, Bony Dashaco s’est imposé comme un des entrepreneurs les plus brillants sur le continent. Le Camerounais a placé Acmar Media Group parmi les meilleures entreprises de conseil en communication en Afrique francophone.

    Diplôme de la London School of business and finance, Bony Dashaco a réussi en dix ans à installer son entreprise en Afrique centrale et en Afrique de l’ouest. Acmar Media Group dispose d’une vingtaine de bureaux. L’entrepreneur emploie près de 1000 personnes.

    À ce jour, Bony Dashaco dispose de nombreux clients. En dehors des centaines de chaînes qu’il conseille, Acmar Media Group peut se vanter d’être sollicité par des entreprises comme Total, L’Oréal ou encore Diageo pour des campagnes panafricaines. Pour bâtir la réputation de son entreprise, Bony Dashaco a misé sur la technologie. Ce quadragénaire reste guidé par un objectif qui est de faire de la communication média un secteur d’activité.

    Bony Dashaco a misé sur des capitaux camerounais. Ses employés sillonnent le terrain et à coup d’étude planifient des stratégies pour garder leur clientèle et conquérir de nouveaux marchés. À cet effet, ils utilisent des applications comme ICP (Integrated Communication Planning) et GRP (Gross Rating Point). L’ICP et le GRP permettent à l’entreprise de bien contrôler des chaînes radio et de télévision et « d’optimiser des messages publicitaires ». Des stratégies qui permettent à Acmar Media Group de rendre opérationnels ses différents bureaux.

    Considéré comme l’un des futurs leaders économiques en Afrique, Bony Dashaco a souvent été nominé comme jeune leader par l’institut Choiseul. Parmi les objectifs, de ce passionné de communication et de médias, créer suffisamment d’emplois pour ses compatriotes et lancer surtout un grand média.

     

     

     

  • Aristide Bounah, le seigneur de l’industrie de la pub au Cameroun

    Aristide Bounah, le seigneur de l’industrie de la pub au Cameroun

    Passionné de communication, Aristide Bounah dirige son entreprise CTEC installée à Douala.  CTEC qui est une régie publicitaire propose à des entreprises du pays des espaces publicitaires. L’objectif est de leur permettre de vendre des produits en touchant des cibles qu’il faut. « Il s’agit des espaces d’affichage outdoor, des espaces Radio et télé, des espaces publicitaires digitales », explique Aristide Bounah.

    Formé en maintenance industrielle à l’université de Douala il s’est d’abord tourné vers des domaines du chantier naval et industriel. Aristide Bounah a également exercé dans la maintenance automobile. Il y a près de dix ans lorsqu’il se lance dans la création de son entreprise, le Camerounais cible un secteur qui l’affectionne.

    Le jeune entrepreneur a réussi à faire imposer son entreprise dans un univers concurrentiel. Aristide Bounah a bâti la réputation de CTEC sur l’innovation. Au point où CTEC compte aujourd’hui une clientèle large. « Nous avons une entreprise ambitieuse qui croit en son pays et ses potentialités. Nous pensons que notre grande force reste l’innovation », affirme-t-il, avant d’ajouter : « la satisfaction du client est une qualité que toute entreprise devrait développer ».

    Du fait de sa notoriété, Aristide Bounah fait également ses marques dans le showbiz. Producteur d’un groupe musical, il veut apporter son soutien aux jeunes dynamiques de son pays. « Je souhaite à travers CTEC SARL impacter sur le développement du Cameroun et de l’Afrique », fait-il savoir.

    Désormais c’est grâce au digital, aux outils numériques qu’il consolide la réputation de son entreprise et développe sa e-reputation. Consulté sur des projets de communication sur le continent, l’entrepreneur n’hésite pas à partager son expérience. L’innovation reste son crédo. Et c’est à juste titre qu’il s’est lancé dans d’autres projets comme la création d’un média en ligne. A ce jour, il fait partie des jeunes entrepreneurs qui croient au rayonnement du Cameroun.

     

  • Il renonce à sa carrière de banquier en France pour investir au Cameroun

    Il renonce à sa carrière de banquier en France pour investir au Cameroun

    Né à Douala en 1983, Christian Ngan a fait ses études au Cameroun puis en France. Le Camerounais titulaire d’un Master en ingénierie financière a travaillé à la banque Société Générale, à Quilvest Group et à Findercod. Malgré un cadre favorable en France, Christian Ngan a préféré rentrer dans son pays pour créer son entreprise. Il reconnait avoir osé avec moins de 2 millions francs CFA lancer ses activités et affronter des « tempêtes ». « L’aventure entrepreneuriale est une course de fonds, se précipiter n’est pas forcément la meilleure des stratégies », rappelle-t-il quand même.

    Depuis six ans, il s’impose dans le cosmétique dans son pays. Il a à cet effet créé Madlyn Cazalis, entreprise à laquelle il se consacre. Et il faut dire que ses efforts paient. Christian Ngan s’illustre par la qualité de ses produits. Convaincu que les Africains peuvent créer pour les Africains et concurrencer avec les produits étrangers parfois de mauvaises qualités, il ne cesse d’améliorer la production de Madlyn Cazalis. Avec ses produits cosmétiques, Christian Ngan veut lutter contre les éclaircissements de peau.

    Le créateur de Madlyn Cazalis peut également compter sur des employés dévoués. L’entrepreneur envisage d’ailleurs augmenter la production de ses usines. Depuis ses premiers produits en 2012, celui qui est âgé de 35 ans, a déjà eu des distinctions.

    Exemple de réussite pour la jeunesse de son pays, Christian Ngan est également connu sur le continent. Nommer par le magazine Forbes comme l’un des entrepreneurs les plus prometteurs, il a également créé un fonds d’investissement, Goldsky’s partners. Ce fonds finance des initiatives africaines. « Goldsky’s partners veut valoriser notre continent et rendre les Africains fiers d’eux-mêmes », ajoute un membre du fonds.

    Ses succès l’emmènent à penser à d’autres projets sur lesquels il travaille. Mais Christain Ngan reste un entrepreneur humble. Aux jeunes entrepreneurs qui veulent emboîter ses pas, il conseille de la patience, de l’audace, du travail et de l’humilité. C’est la voie idéale de réussite, selon le PDG de Madlyn Cazalys pour qui les jeunes Africains doivent être des leaders et des acteurs de changement.

     

  • Kingsley Azieh Che [37 ans], le baron camerounais des vestes en Chine

    Kingsley Azieh Che [37 ans], le baron camerounais des vestes en Chine

    Il n’est pas devenu entrepreneur par hasard. Mais Kingsley Azieh est aujourd’hui à la tête d’une société de transport de voyageurs en autocar de façon inattendue. Il y a quatorze ans, le Camerounais débarque en Chine en tant que touriste. C’est là finalement qu’il a appris à investir avant finalement d’envisager de créer sa propre entreprise.

    D’abord enseignant d’anglais en Chine, il a fini par être consacré meilleur professeur de son école en 2006. L’entrepreneur décide ensuite d’innover dans un contexte économique chinois où plusieurs opportunités se présentaient. En 2007, le Camerounais tisse un partenariat avec une connaissance chinoise et crée son usine de fabrication de costume dénommée Hong – Kong King’s Group Co. Basée dans le district de Haifeng, l’usine fonctionne à destination de l’Afrique. Kingsley Azieh explique que son partenaire chinois est responsable de la production alors qu’il s’occupe du marketing du fait de sa connaissance du marché africain.

    Depuis, Kingsley Azieh organise ses affaires dans la province industrielle chinoise du Giangdong. Son entreprise a déjà produit des millions de costumes vendus en Afrique dans des pays comme le Cameroun, le Congo et le Nigéria. La réussite de son commerce tient aussi à des nombreuses commandes qu’effectuent des clients sur le continent.

    Investir et entreprendre au Cameroun

    Du fait de quelques difficultés rencontrées il y a quelques années, l’entrepreneur s’est tourné vers son pays et mise sur ses potentialités. « Le Cameroun d’aujourd’hui est comme la Chine des années 1970. Il dispose d’un grand potentiel de développement », estime-t-il. Kingsley Azieh a ainsi fondé l’année passée au Cameroun l’agence de voyage VIP United Express. Pour lui, il s’agit d’un marché qui peut beaucoup rapporter. Pour cela, il mise surtout sur la qualité des services à offrir aux clients, aux voyageurs. « Les services de transports en commun au Cameroun sont loin d’être satisfaisants, et les trajets entre différentes villes sont longs et fatigants. Ainsi, je veux proposer un service VIP, avec des véhicules plus performants et des produits de bonne qualité fabriqués en Chine », ajoute-t-il.

    S’il a déjà reçu l’appui de quelques investisseurs chinois, Kingsley Azieh veut faire venir au Cameroun une centaine de cars qui vont permettre à son entreprise de remplir ses objectifs. Il envisage aussi entreprendre dans le BTP. « En Chine, on dit qu’il faut d’abord construire des routes pour s’enrichir. Ce n’est que lorsque les pays africains seront connectés par des routes qu’il sera possible de promouvoir les mouvements des personnes et des marchandises et de développer l’économie », justifie cet entrepreneur ambitieux âgé de 37 ans.

     

  • Chude Jideonwo, 33 ans, patron d’une startup qui répand le bonheur

    Chude Jideonwo, 33 ans, patron d’une startup qui répand le bonheur

    À 33 ans, Chude Jideonwo ne croit pas que la réussite d’une personne peut être résumée à sa richesse. Pour ce Nigérian la réussite peut être aussi mentale. En dix ans, il estime avoir réussi avec son entreprise RED un pari fou. L’entrepreneur a gagné un maximum de confiance et de satisfaction. La réussite de ses collaborateurs est une chose qui lui fait également plaisir. Avec eux, il a tissé des liens particuliers et a appris d’eux. « Ceux qui sont partis sont aussi devenus des leaders dans des entreprises de médias dans notre pays », justifie-t-il.

    En réalité, en 2003, alors qu’il n’avait pas encore vingt ans, Chude Jideonwo a cofondé RED qui lui a permis de créer des entreprises médiatiques au Nigéria et dans d’autres pays du continent. Avec son ami Williams Adebola cofondateur de RED, Chude Jideonwo confie avoir toujours réinvesti les profits dans leurs activités. « Nous avons toujours eu des processus financiers adéquats dès le départ, et nous n’avons jamais fait ce genre de choses où vous ne connaissez pas les limites entre l’argent de l’entreprise et l’argent personnel ».

    Réussite

    Avec RED, Chude Jideonwo a organisé pendant une dizaine d’années The Future Awards Africa qui a récompensé des gens sur le continent. L’entreprise propose aussi des produits de télévision et travaille surtout sur des questions politiques et d’engagements citoyens. RED a conseillé des hommes politiques au Liberia, au Kenya, au Nigéria et même au Ghana.

    « Nous avons décidé très tôt d’être payés sur des commissions personnelles, et n’avons jamais pris de salaire, de sorte que nos fortunes sont liées à la fortune de l’entreprise. Et nous avons commencé à nous encourager dès le début, à renforcer les capacités des autres membres de l’équipe en tant que moteurs de ressources », explique-t-il dans une interview à Forbes. En ce début d’année, l’entrepreneur a décidé de quitter la tête de son entreprise. « Je voudrais que RED existe sans mon apport. Ce sera la preuve que j’ai construit quelque chose », affirme-t-il.

    Du bonheur et de la confiance

    Image result for Chude Jideonwo startup

    S’il reste membre du conseil d’administration de RED, Chude Jideonwo va désormais diriger Joy, Inc, une entreprise d’enseignement et de médias qui intègre la recherche et les preuves sur les émotions positives et la résilience. Étudiant boursier à Yale il a quelques mois, l’entrepreneur veut désormais participer à la formation d’une nouvelle génération d’Africains qui doivent chercher le bonheur pour le plus grand nombre. Chude Jideonwo pense qu’un intérêt doit être accordé à l’économie du bonheur qui doit permettre aux Africains d’avoir plus confiance en eux.

    Les profits de sa nouvelle entreprise sont reversés à des organismes de bienfaisance. Chude Jideonwo trouve la société actuelle en désordre et guidée par l’argent. Pour lui, il n’est plus urgent d’avoir des startups qui incitent les gens à devenir matérialistes. « Je pense que nous avons besoin d’entreprises et d’organisations qui répondent aux vraies questions que les gens posent au monde dans leurs cœurs et dans leurs âmes aujourd’hui », considère-t-il.

  • Depuis les USA, Vanessa entreprend pour sauver contre le diabète au Cameroun

    Depuis les USA, Vanessa entreprend pour sauver contre le diabète au Cameroun

    Aux yeux de ceux qui la connaissent depuis un moment, Vanessa Zommi Kungne n’est rein d’autres qu’une âme bien née. Du haut de ses 22 ans dont déjà 5 dans le monde entrepreneurial, la Camerounaise a su inspirer bien d’entrepreneurs plus âgés qu’elle.

    En effet, alors qu’elle avait encore 17 ans, étudiante en génie chimique à l’université de catholique de Buea, la post pubère découvre l’entrepreneuriat et décide de s’auto-employer.

    Depuis le début, elle était très claire là-dessus : « faire dans l’entrepreneuriat social afin d’apporter un plus à sa communauté. » De cette détermination, elle ne se contentera plus de cours magistraux qu’elle recevait à l’université. Elle devient curieuse et participe aux séminaires et formations en entrepreneuriat.

    Au même moment, confronté à la mort programmée de sa mère du diabète comme ce fut le cas pour ses grands-parents, Vanessa a décidé d’écarter l’option de la fatalité.

    Puis, elle découvre les vertus du moringa. Une plante à base de laquelle la Camerounaise va réussir à produire un thé 100 % naturel, lui permettant de réduire le taux de sucre dans le sang.

    En réalité, dans la région de Buéa où le diabète touche 15 % des 15 – 99 ans, le produit de Vanessa est d’une importance à caractère social et sanitaire. Une initiative qui lui vaudra plusieurs prix et reconnaissance tant au Cameroun chez elle que sur le plan international.

    Actuellement étudiante à l’université de Villanova aux États-Unis, elle suit le développement de son activité tout en accumulant les prix et distinctions.

     

  • Étudiante en l’Allemagne, elle lance son entreprise dans 4 pays africains

    Étudiante en l’Allemagne, elle lance son entreprise dans 4 pays africains

    Lydie Idel Makamdem Tchidjo, fondatrice de Familov, est née et grandie au Cameroun au milieu d’une famille de 6 sœurs.  Depuis son enfance, elle nourrissait secrètement le rêve d’avoir sa propre entreprise et d’émerger.

    Lydie est surement sur une bonne pente. Issue d’une famille modeste où le père est un enseignant, elle est la seule dans la famille à faire de longues études.

    Alors qu’elle était arrivée en Allemagne, la Camerounaise a avoué qu’elle avait senti son rêve d’entrepreneure lointain, devant la nécessité de financer ses propres études et soutenir financièrement ses sœurs au Cameroun avec des transferts d’argent. « Ces transferts d’argent sont chers; chaque transfert coûte 12% de frais. Et il n’y a aucune garantie que l’argent servira réellement à acheter de la nourriture à laquelle il est destiné » raconte-t-elle. Cette situation l’a poussée en 2013, à penser transférer directement de la nourriture plutôt que de l’argent.

    Pour cela, Lydie a eu l’idée de mettre en place une boutique en ligne pour l’achat d’aliments. Le mécanisme de transfert est de telle sorte que les marchandises ne sont pas expédiées d’Allemagne, d’où Lydie gère son entreprise, mais distribuées par l’intermédiaire d’une chaîne de supermarchés dans trois grandes villes du Cameroun: Douala, Bafoussam et Jaunde.

    « Cela signifie que la famille collectera les articles commandés et payés directement auprès du supermarché partenaire,» précise-t-elle.

    Actuellement, la plateforme Familov a plus un millier d’utilisateurs. En ce moment, Familov s’est installé au Kenya et au Gabon. L’option d’extension vers Nigeria est en cours d’étude.

    Image result for Lydie Idel Makamdem Tchidjo

  • Nigeria: Il quitte l’université à 19 ans pour faire fortune via WhatsApp

    Nigeria: Il quitte l’université à 19 ans pour faire fortune via WhatsApp

    Anjola Adebayo-Oyetoro, un Nigérian âgé de 19 ans, ayant quitté l’université a fondé Offers.ng, un marché pour la vente et l’achat de biens. La plateforme a été lancée en novembre dernier et a déjà sa propre part d’utilisateurs.

    En effet, Offers.ng est une plateforme de commerce en ligne pour la vente et l’achat de biens au Nigeria. La plateforme permet aux commerçants de poster leurs annonces d’une manière innovante qui reproche davantage le client au commerçant.

    Pour mettre sa stratégie en perspective, Anjola et son équipe ont franchi un pas dans la redéfinition de l’espace du commerce électronique en devenant le premier site à implanter l’option WhatsApp Seller au Nigeria. Une option qui permet désormais de vendre à travers l’application de messagerie WhatsApp.

    L’autre point sur lequel Anjola et son équipe (actuellement composée de 3 personnes) ont misé, c’est la sécurité informatique dans un pays exposé à la cyberattaque.

    D’ailleurs, c’est avec une série d’innovation de sa plateforme en perspective qu’il reste ambitieux sur son projet.

    Image result for ecomerce offers.ng

    La rude concurrence dans le e-commerce au Nigeria

    Le Nigeria, plus gros marché de consommation en Afrique fort de ses 186 millions de populations, est une terre fertile pour le commerce électronique, tant le taux de pénétration de la téléphonie mobile et de la connexion internet sont de gros atouts.

    En effet, le Nigeria a enregistré son premier site spécialisé dans les petites annonces depuis 2008, avec Nairalist lancé par un Nigérian. Le site Web a fermé ses portes après l’entrée de DealFish dans l’espace. Dealfish lui-même a ensuite été fermé par sa société mère, Nasper, qui l’a remplacé par OLX, un acteur international dans le secteur des petites annonces, et où Nasper détient une participation de 71 %.

    D’autres sites ont également marqué de façon éphémère cet univers au Nigeria comme Efritin, qui a été lancé en 2015 ou encore Kaymu.ng. Actuellement, OLX semble être le principal meneur du secteur, suivi de près par Jiji, de gros vendeurs auxquels Anjola devra opposer une concurrence. Mais celui-ci ne se décourage pas.

    Dans une interview accordée à un journal local, l’adolescent pense que malgré le nombre important de plateformes de e-commerce déjà existantes, le marché nigérian est assez grand pour se tailler une place. « Nous ne voyons pas de concurrence, nous voyons des opportunités, nous prévoyons d’aller de l’avant avec notre plateforme » ambitionne-t-il.

    A nombre de curieux qui l’ont interrogé sur sa recette pour le succès, il aime répondre avec une hargne complaisante : « A 19 ans, j’ai abandonné l’université pour entreprendre. Posez-moi cette question dans 5 ans ». Il y a de quoi l’espérer.

  • Cette Ougandaise fabrique des serviettes hygiéniques à partir de la canne à sucre

    Cette Ougandaise fabrique des serviettes hygiéniques à partir de la canne à sucre

    Lydia Asiimwe Sabiiti est la fondatrice d’EcoSmart Pads, startup qui fabrique des serviettes à bas prix à partir de la canne à sucre. La jeune entrepreneure s’est lancée dans cette initiative lorsqu’elle a rencontré une jeune fille de 16 ans, Kyomuhendo, qui avait parcouru un long chemin depuis son village de Rwanyamahenbe, dans la partie occidentale de l’Ouganda. Selon elle, Kyomuhendo était escortée par sa mère à la recherche de meilleurs soins de santé à l’hôpital régional de référence de Mbarara.

    Elle avait développé des plaies vaginales qui s’étaient d’abord présentées avec des démangeaisons peu après sa période de menstruation. « J’ai appris que la jeune fille avait utilisé 3 morceaux du même vieux linge au cours des deux dernières années de gestion de son flux menstruel. Elle a appris que le même tissu était partagé entre trois de ses sœurs et deux autres cousines qui vivaient toutes avec elles », explique Lydia Asiimwe Sabiiti. Après cette expérience, Lydia Asiimwe Sabiiti s’est engagée à sensibiliser des étudiantes sur l’hygiène sanitaire. C’était au cours du programme de stages CAMTech Uganda.

    Après sa sensibilisation, Lydia Asiimwe Sabiiti a été rejoint sur son projet par trois étudiants avec qui elle forme désormais l’équipe d’EcoSmart Pads. Depuis, la dynamique équipe s’est lancée dans la fabrication des serviettes hygiéniques à coûts très réduits. L’objectif pour EcoSmart Pads est de garantir l’égalité, le dynamisme et la dignité dans la gestion des « règles chez les filles et les femmes en Ouganda ». Les Eco Smart Pads sont des serviettes hygiéniques fabriquées à partir de résidus recyclés de canne à sucre pour les filles et les femmes d’âge menstruel issues de familles à faible revenu. « Les résidus de canne à sucre dans les usines de fabrication de sucre sont les matières premières de notre produit et sont obtenus à un prix abordable », explique la fondatrice de la startup.

    Lydia Asiimwa Sabiiti est convaincue que cette idée fonctionnera en raison des faibles coûts de production qui permettront de réduire considérablement le prix de ce produit. L’équipe a d’abord mené une expérience dans le laboratoire de microbiologie de l’Université des sciences et de la technologie de Mbarara pour déterminer laquelle des deux entre le maïs et la canne à sucre avait des résidus à fort taux d’absorption. La canne à sucre a émergé avec un pourcentage d’absorbance plus élevé et a été sélectionnée comme plante à considérer comme matière première pour cette innovation.

    Bénéficiaires

    « Nous avons procédé à une évaluation des besoins, nous avons interagi avec nos utilisateurs finaux et nous en avons tiré des conclusions, informant nos estimations de prix et les quantités d’emballages de produits », explique un membre de l’équipe de la startup. EcoSmart Pads distribue ainsi sur le marché des serviettes hygiéniques dans un paquet de 12 pièces à prix de 1500 shilling ougandais (soit 0,34 euro). « Nous ne cherchons pas à générer beaucoup de chiffres d’affaires nous vendons aux personnes à faible revenu. Nous cherchons à travailler avec des philanthropes pour avoir un impact dans notre communauté locale. En ce qui concerne la durabilité de notre entreprise, nous examinons d’autres options génératrices de revenus. », fait savoir Lydia Asiimwa Sabiiti.

    Les principaux bénéficiaires de ce produit sont les filles scolarisées issues de milieux défavorisés et dont la poursuite des études a été affectée par ce défi. D’autres femmes non scolarisées issues de milieux défavorisés comme les femmes en prison, les camps de réfugiés, les hôpitaux publics, sont également les principales bénéficiaires de ce produit. En général, les femmes ougandaises issues de milieux à revenu élevé bénéficieront aussi du faible coût de ce produit, car elles pourront réaliser des économies. EcoSmart Pads envisage mobiliser des fonds pour poursuivre ses activités. En juin 2017, dans le cadre du défi Up Accelerate de l’UNFPA, la startup avait déjà reçu un prix de 10 000 $.

  • A 16 ans, un Nigérian construit pour la première fois un réacteur nucléaire

    A 16 ans, un Nigérian construit pour la première fois un réacteur nucléaire

    Steven Udotong est rentré dans l’histoire. À 16 ans, ce Nigérian est devenu le premier étudiant noir à construire un réacteur nucléaire. Steven Udotong, 16 ans, étudie dans le sud du New Jersey aux États-Unis. Le jeune nigérian passionné de science espère améliorer son réacteur. L’objectif est de le rendre complet. Le réacteur sera ainsi capable de conduire des atomes d’hydrogène avec une force formidable dans un orbe en acier, les fusionnant dans l’hélium et produisant une petite quantité d’énergie.

    Le réacteur de fusion nucléaire de Steven Udotong sera une version à petite échelle de la réaction qui se déroulera au soleil. Steven Udotong a déclaré qu’il a eu l’idée de construire un réacteur après qu’il ait appris en classe des leçons sur la production d’énergie nucléaire: « J’ai été curieux après avoir survolé le sujet de l’énergie nucléaire dans mon cours de chimie l’année dernière. J’ai décidé de faire plus de recherches, et j’ai vite appris que je pouvais réellement fabriquer une fusée nucléaire ».

    Soutien

    En plus de sa mère, Nonye Udotong, instructrice de physique à l’Université Rowan qui a encouragé son intérêt et l’a soutenu activement, Steven, Udotong a également bénéficié du soutien de ses quatre frères intelligents, dont l’un a aidé à mettre en place une page GoFundMe pour mobiliser des fonds. Cela lui a permis de construire son réacteur de fusion. Mais surtout de réaliser son rêve de devenir le premier étudiant afro-américain à mener à bien un tel projet.

    Outre son réacteur, Steven Udotong entreprend également d’autres recherches dans le but d’apprendre davantage sur la fusion nucléaire. Le jeune nigérian a déjà dans le cadre de ses recherches rencontré et interagi avec d’autres amateurs de fusion.