Catégorie : Inspiration

  • Ola Orekunrin quitte Londres pour fonder le premier service d’ambulance aérienne au Nigeria

    Ola Orekunrin quitte Londres pour fonder le premier service d’ambulance aérienne au Nigeria

    Malgré ses grandes actions, Ola Orekunrin cultive toujours une simplicité. Médecin de formation, cette Nigériane est également un pilote d’hélicoptère. La trentaine, elle a fondé dans son pays Flying Doctors Nigeria qui est le premier service d’ambulance aérienne dans la sous-région ouest-africaine.

    Ce service qui joue le rôle d’ambulance aérienne au Nigéria vient en aide aux patients pour des soins de traumatologie.  « Le traumatisme est devenu une épidémie silencieuse en Afrique. De plus en plus d’Africains achètent des voitures et travaillent dans des industries lourdes et dangereuses, mais en même temps, les infrastructures sont médiocres, les lois de sécurité laxistes et les voitures mal entretenues », remarque-t-elle.

    Née à Londres, Ola Orekunrin  a grandi dans une famille d’accueil avec sa sœur dans la petite ville balnéaire de Lowestoft, dans le sud-est de l’Angleterre. La jeune femme explique qu’elle a décidé de fonder en 2007 Flying Doctors Nigéria après le décès de sa sœur qui n’a pas eu de service aérien pour son transport à l’hôpital. « Nous sommes fiers d’être la première entreprise indigène nigériane à le faire. Nous formons plus de gens pour aller dans le secteur de l’ambulance aérienne et je pense qu’ils ont maintenant énormément de compétences en gestion. Nous devons commencer à sortir des sentiers battus et être plus confiants dans le concept d’innovation africaine », explique-t-elle.

    Une dizaine d’années de services

    Cette diplômée de l’université d’York au Royaume-Uni est également membre de l’American Academy of Aesthetic Medecine. Avant de revenir s’installer dans son pays, Ola Orekunrin a effectué des voyages de recherches au Japon. La Nigériane y a étudié la médecine dégénérative à l’hôpital universitaire de Jikei. Depuis plus de dix ans, Flying Doctors Nigéria est essentiellement présent aux côtés des populations qui vivent dans les régions reculées du Nigéria.

    Ola Orekunrin qui est considéré dans le pays comme une experte en médecine des catastrophes et en soins pré hospitaliers ne lésine pas sur les moyens pour « aider ses compatriotes ». Flying Doctors Nigeria dispose d’un pool mixte de plus de 20 avions qu’il utilise pour différents types d’évacuation, et de plus de 40 employés. Ces derniers sont répartis dans trois grandes villes du pays. En début d’année, Ola Orekunrin a reçu au Nigéria l’Extraordinary Business Achievement Award. Devant ainsi la première femme et la plus jeune à remporter cette récompense.

  • Bénédicte Kuvuna [25 ans], revalorise les produits locaux en RDC

    Bénédicte Kuvuna [25 ans], revalorise les produits locaux en RDC

    À moins de trente ans, Bénédicte Kuvuna est très connue dans son pays. En 2015, le Forum économique mondial a sélectionné cette entrepreneure comme l’une des trois jeunes femmes qui veulent développer le continent à travers leurs initiatives privées. Pour comprendre la détermination de Bénédicte Kuvuna à réussir dans son entreprise, il faut remonter à son enfance.

    À moins de quinze ans, elle s’était déjà habituée à vendre des jus de fruit et d’autres produits naturels. L’entrepreneure explique avoir développé une passion pour « une alimentation saine ». C’est à juste titre qu’au lycée technique, elle a opté pour le parcours hôtelier. « Je rêvais sans cesse d’avoir un jour une grande entreprise dans le secteur alimentaire », affirme-t-elle.

    Grâce à des formations en leadership et en entrepreneuriat, ses ambitions sont renforcées. En 2013, elle crée Surprise tropicale avec l’intention de pour mission de promouvoir les produits alimentaires locaux. Depuis cinq ans, l’entreprise fabrique de jus et chips vendus dans le pays. « On a beaucoup de matière première ici. Mais on manque de denrées alimentaires. Tout ce qu’on trouve au supermarché est importé », fait remarquer Bénédicte Kuvuna, pour qui « nos fruits et nos légumes sont récoltés ici, mais ils sont transformés ailleurs et des conservateurs y sont souvent ajoutés. Puis ils sont réimportés par notre pays et vendus à des prix très élevés ».

    Efforts

    L’entrepreneure ajoute que « c’est la pauvreté alimentaire dans mon pays qui a motivé mon projet ». Mais, elle a surtout fait grandir son entreprise en développant « une attitude ‘just do it’ toujours positive ». Diplômée en communication à l’université catholique du Congo, l’entrepreneure s’est démenée pour faire accepter ces jus de fruit par ses compatriotes. Ces derniers méfiants, il fallait « les rassurer et les convaincre des bienfaits d’une alimentation naturelle ».

    Bénédicte Kuvuna s’est surtout formée en innovation alimentaire pendant une année à Reggio Emilia en Italie. Un séjour d’étude marqué par une activité professionnelle au sein de l’entreprise agro-industrielle Barilla. Surprise tropicale vend également des légumes locaux. En plus de faire des repas à emporter, l’entreprise a surtout choisi d’offrir des services de livraison à domicile à ses clients. Surprise tropicale dispose également d’une boutique en ligne où sont commandés des produits d’agriculteurs congolais. Les clients payent à la livraison de leurs commandes.

    Modèle

    Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 7000 dollars, Bénédicte Kuvuna qui prévoit ouvrir des magasins dans d’autres villes du pays collabore avec plusieurs agriculteurs et producteurs. Elle compte également instaurer le payement par virement bancaire ou par PayPal. Dans sa dynamique de réussite, Bénédicte est devenue un modèle pour les jeunes. Un statut qu’elle assume en venant en aide bénévolement à des jeunes filles issues de milieux défavorisés.

    Pour celle qui estime que la réussite n’est pas à chercher dans un quelconque eldorado, les jeunes doivent se battre pour leur rêve. Elle veut qu’ils changent de mentalité et qu’ils arrêtent de croire que la vie est meilleure à l’étranger. « En RDC et en Afrique, il y a plus d’opportunités que partout ailleurs », rappelle Bénédicte Kuvuna.

  • Le Rwanda transforme des fibres de banane en serviettes hygiéniques

    Le Rwanda transforme des fibres de banane en serviettes hygiéniques

    Fondé en 2008 par l’Américaine Elizabeth Scharpf, Sustainable Health Enterprises (SHE) s’est associé à des réseaux de femmes au Rwanda pour fabriquer et vendre des serviettes hygiéniques à base de feuilles de bananier. La responsable de l’entreprise explique s’être basée sur les atouts du Rwanda. Entre autres, l’existence de réseaux organisés tels que des agents de santé communautaires et des groupes de femmes, des politiques favorables aux affaires et le fait que le pays soit très vaste.

    En réalité, dans le pays, selon les chiffres, près de 18% de filles manquent, en moyenne, 35 jours d’école chaque année en raison de leurs règles et de leurs coussins inefficaces. Grâce à des formations aux États-Unis, Elizabeth Scharpf a réussi à breveter la transformation des fibres de bananes. C’est à l’Est du Rwanda que l’entrepreneure produit des serviettes écologiques.

    1000 serviettes au quotidien

    SHE est également un modèle d’entreprise hybride qui implique des services d’éducation sanitaires et des liens de micro-entreprises pour distribuer les feuilles de bananier. «Nous ne sommes pas une entreprise de produits. Nous sommes plus d’une société de services », explique Elizabeth Scharp.

    Sustainable Health Enterprises fabrique chaque jour plus de 1000 serviettes. L’entreprise envisage atteindre plus de 30000 serviettes à la fin de l’année. « Nous nous sommes assurés de recevoir les commentaires de nos clients. Nous avons constaté qu’ils voulaient des serviettes qui ressemblaient à ceux fabriqués par les marques établies », indique pour sa part John Uwayezu, directeur général de l’entreprise. Il ajoute que tout se fait pour fabriquer un produit qui retienne l’attention de la clientèle.

    Les  clients se montrent pour le moment satisfaits. « Quand j’ai découvert qu’il y avait une fabrique de serviettes hygiéniques dans notre région, je les ai achetées. Je les utilise désormais. J’ai aussi commencé à jouer au basketball et au volleyball », confie Nicole Uwase, étudiante rwandaise.

     

     

     

     

     

     

  • L’entrepreneur qui contrôle le marché de l’antivirus en Afrique a commencé dans un garage

    L’entrepreneur qui contrôle le marché de l’antivirus en Afrique a commencé dans un garage

    Son histoire peut paraître invraisemblable. Justin Stanford fait partie de ces entrepreneurs qui ont réussi en renonçant aux études. Ce Sud-africain a décidé à moins de vingt ans de ne pas terminer ses études secondaires pour se consacrer à son rêve. Déménager dans la ville de Cap et entreprendre dans le domaine d’Internet. «Je voulais devenir un entrepreneur en technologie et je voulais le faire maintenant.

    J’étais obsédé par l’idée et j’ai perdu tout intérêt pour l’école. Je suis allé du haut en bas de la classe, et tout le monde était inquiet pour moi. Mais j’étais déterminé », explique-t-il. «J’avais 17 ans, j’ai réussi à convaincre mon père. Mais je n’avais pas de voiture, je n’avais pas d’argent et pas d’accès à Internet », ajoute-t-il.

    Justin Stanford convainc ensuite le directeur de son école qui accepte de l’héberger. C’est là qu’il vit en autodidacte. Il fait son propre programme d’études, axé principalement sur l’amélioration de ses compétences de codage, la recherche sur Internet et la découverte de tout ce qu’il pouvait sur la sécurité Internet. Un pari réussi. Justin Stanford est aujourd’hui l’un des jeunes entrepreneurs les plus en vue de son pays. Celui qui est investisseur et un capital-risqueur sont également conseillers ou investisseurs de différentes entreprises dans l’industrie de la technologie.

    Investisseur

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    Toutefois, le succès de ce trentenaire qui se passionne pour les initiatives privées n’a pas été immédiat. Après quelques années de tentatives infructueuses, il finit par s’imposer et lancer avec succès une société panafricaine basée sur Internet dans un garage de la banlieue du Cap, centrée sur le thème émergent de l’Internet. Depuis, Justin Stanford s’implique dans la création des startups et des entreprises technologiques en Afrique du Sud. Justin Stanford contrôle près de 5% du marché de l’antivirus en Afrique australe. Il détient en effet les droits de distribution du logiciel antivirus ESET qu’il exploite en Afrique australe.

    Il vend également dans une vingtaine de pays d’Afrique subsahariens des produits de sécurité Internet. Sa société ESET Southern Africa fait plus de 10 millions de chiffres d’affaires chaque année. Une quinzaine d’années d’expérience qui permettent à cet entrepreneur de conseiller et d’investir dans des sociétés nationales et étrangères. « J’adore les start-ups, c’est ma passion. J’aime construire de nouvelles choses », fait-il savoir. C’est désormais au 4D Innovations Group qu’il se consacre. L’homme a fondé ce groupe d’investissement mondial et s’illustre dans le capital-risque.

    Préoccupé par le développement de son pays, il a lancé avec d’autres collaborateurs en 2009 la Silicon Cape Initiative, une organisation qui vise à créer une communauté dynamique de jeunes entreprises en Afrique du Sud qui rassemble divers investisseurs. Souvent classé parmi les meilleurs jeunes entrepreneurs du continent par des magazines, Justin Stanford est également un homme influent dans son pays.

  • Rachel Sibande, cette Malawite [31 ans] a appris à coder à 8.000 jeunes

    Rachel Sibande, cette Malawite [31 ans] a appris à coder à 8.000 jeunes

    Au Malawi, depuis la création de mHub, le premier incubateur technologique pour les startups, Rachel Sibande, 31 ans, est devenue une figure incontournable dans le monde émergent du tech-entrepreneuriat et précisément du codage. Fondatrice de  l’incubateur mHub qui accueille les tech-startup avec un accent particulier sur la formation, le développement des compétences et le mentorat, Rachel Sibande  est connue comme informaticienne et l’un des 14 entrepreneurs honorés l’année dernière par le Président égyptien Abdel Fattah Elsisi.

    Quand elle fondait cet incubateur en novembre 2013 en tant que premier centre d’incubation technologique, elle s’était fixé nombre d’objectifs aujourd’hui comblés : encourager les jeunes passionnés de technologie à acquérir des compétences techniques et à entreprendre.

    Le centre fournit un espace créatif et des opportunités pour les innovateurs jeunes afin d’interagir avec les ténors de l’industrie.

    Du codage à revendre

    Aujourd’hui, son unité de développement de logiciels permet aux jeunes malawites de promouvoir le développement de la technologie locale tout en créant  une communauté dynamique d’entrepreneurs passionnés et motivés aptes à apporter des solutions aux défis auxquels le Malawi et l’Afrique sont confrontés.

    Sibande a également créé un club de codage pour les enfants pour enseigner aux jeunes comment développer des jeux, des animations et des applications de technologie mobile. Aujourd’hui, c’est près de 8.000 jeunes qui sont déjà formés dans ce club.

    Décrite comme une « jeune visionnaire » pour sa contribution remarquable à la technologie lors de la cérémonie de clôture  du Forum Mondial de la Jeunesse en Egypte, Sibande a une grande considération auprès des enfants malawites. De son club notamment, est sorti le jeune codeur Malawite Panashe, âgé de 10 ans quand il a développé une application mobile qui permet aux enfants de saisir du texte, puis de le convertir en voix afin que ses camarades aient toujours quelqu’un à qui parler.

    Cette innovation ayant séduit Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, celui-ci avait posté sur sa page Facebook, une photo de lui avec Panashe sous-titrée « cette femme a commencé à coder plus tôt que moi ».

    De même, en juillet 2017, deux jeunes filles du club de Sibande avaient été sélectionnées pour participer au First Global Robotics Competition à Washington DC, un événement international de robotique qui rassemble des étudiants de près de 160 pays à travers le monde.

    En 2016, la boursière de la Young African Leaders Initiative (YALI) du président Obama est devenue l’ambassadrice du Malawi auprès du Next Einstein Forum Initiative (NEF), qui promeut la science, l’ingénierie, la technologie et les mathématiques (STEAM) en Afrique. Elle a également été la première Malawienne autorisée à accueillir TEDxLilongwe après avoir donné une conférence TED sur l’utilisation de la technologie pour le développement agricole en 2016.

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  • Sénégal: la tech, nouvel eldorado pour les femmes grâce à Bitilokho Ndiaye

    Sénégal: la tech, nouvel eldorado pour les femmes grâce à Bitilokho Ndiaye

    Dans l’univers des TIC au Sénégal, elle reste l’un des acteurs les plus actifs. Bitilokho Ndiaye s’investit dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Elle est surtout préoccupée par la cause féminine qu’elle s’emploie à promouvoir. Celle qui dirige l’association des femmes sénégalaises des TIC (Festic) veut contribuer dans son pays à la transformation numérique du monde féminin, mener des plaidoyers pour l’accès des femmes aux postes de responsabilités dans le secteur des Tic avec des activités de réseautage.

    « Nous appuyons la formation en Tic des membres du Festic, des femmes de tous les secteurs économiques et de tout citoyen sénégalais », explique-t-elle. Selon elle, la transformation numérique nécessite que Sénégalais inscrivent le numérique au cœur de leur vie de tous les jours. Cela à travers l’utilisation des équipements technologiques et les applications numériques de dernière génération, dans le cadre de leurs activités professionnelles et sociales.

    Pour cela, celle qui veut renforcer les compétences numériques des femmes milite pour un déploiement des applications numériques pour les opératrices économiques dans le secteur de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, du commerce. Au Sénégal, 30% de femmes occupent des postes de décisions dans le secteur des TIC. Bitilokho Ndiaye veut faire augmenter ce chiffre. « Il est crucial que plus de femmes participent à ses instances, et le Festic entend sensibiliser les dirigeants pour une implication massive des femmes à la définition des politiques numériques, mais également comme responsables de projets, programmes et de directeurs dans le secteur », affirme-t-elle.

    L’aventure Jiggencitic

    Avec le Festic, cette passionnée des TIC mise sur un réseau de partenariat entre des entrepreneurs et des décideurs dans le numérique. Ces partenariats vont, selon elle, permettre le partage d’expériences sur le plan national et international. En parallèle à ses activités au plan national, Bitilokho Ndiaye est également la fondatrice de l’association Jiggencitic qui veut inciter sur le continent les femmes à s’intéresser au secteur des TIC.

    L’association promeut surtout le leadership féminin à travers les TIC. Des concours de projets innovants et des Hackathon sont organisés à cet effet. Depuis sa création, elle compte plus de 2000 membres. Durant l’année en cours, des activités de promotion de l’entrepreneuriat numérique sont prévues sur le continent. Jiggencitic a levé près de 8000 euros pour tout financer. Début février Bitilokho a été classée parmi les dix femmes qui vont faire bouger la Tech africaine en 2018. La Sénégalaise prévoit d’ailleurs publier un livre sur l’économie numérique en Afrique.

     

     

  • Claude Grunitzky, quand l’esprit start-up souffle sur le Togo  

    Claude Grunitzky, quand l’esprit start-up souffle sur le Togo  

    C’est un entrepreneur togolais. Claude Grunitzky est cofondateur du groupe TRACE, président et éditeur en chef de True Africa, une plateforme de media-tech avec toutes les nouvelles sur la culture, la musique, le sport, la technologie, la politique et la mode en Afrique et dans la diaspora.  Après des expériences dans plusieurs domaines, c’est dans un rôle de mentor pour de jeunes entrepreneurs qu’il se cantonne désormais. À 47 ans, ce journaliste de formation participe au développement de son continent. Son idée est de « puiser dans ses  riches expériences pour le mettre au service du Togo en particulier et de l’Afrique en général », explique-t-il.

    « Je n’oublierai jamais que je suis un enfant de Lomé, de parents togolais, je suis Togolais avant tout », rappelle Claude Grunitzky. Au Togo, il est à l’origine depuis cinq ans de l’organisation du Forum des jeunes entrepreneurs, rencontre qui fournit à des jeunes des connaissances théoriques et pratiques nécessaires à la création d’entreprises pérennes. Fils d’un ancien ministre du Togo, l’entrepreneur a fait ses marques en France, en Angleterre et aux États-Unis. Passionné de culture, il a exercé tour à tour au magazine français actuel, à la revue Dazed & Confused et au quotidien britannique The Guardian.

    Expertise

     À son compte, Claude Grunitzky a créé la revue mensuelle Trace Magazine avant de cofonder en 2002 l’agence de communication True. Son projet entrepreneurial en télévision lui a permis de créer avec des collaborateurs Trace TV qui s’est révélée comme une réussite. Désormais, le Togolais s’affirme avec True Africa qu’il a incubé quand il était chercheur du programme Global Entrepreneurship Lab (G-Lab) du Massachusetts Institute of Technology de Boston.

    Les gains rapportés par True Africa permettent à Claude Grunitzky de se fixer d’autres objectifs. Il envisage lever près de 10 millions de dollars pour augmenter les activités de son agence. True Africa est d’ailleurs en lice au Togo pour être retenu à l’issue d’un appel d’offres lancé par l’État pour un troisième opérateur de téléphonie mobile.

    Rappelons que Claude Grunitzky a enseigné à Young African Leaders Initiative (Initiative des Jeunes Leaders Africains) au Département d’État des États-Unis. Il est également membre du Conseil de la fondation Humanity in Action, focalisé sur le droit humain. Titulaire d’un MBA à Massachusetts Institute of Technology, Claude Grunitzky détient aussi un BSc en Economie Financière à London University. Avec des études de Sciences politiques, de Philosophie et d’Économie à l’institut d’Études politiques à Paris, l’entrepreneur togolais est auteur de publications et essais. Il parle couramment l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais.

     

  • Yeesal Agri hub: les agriculteurs peuvent cultiver l’espoir au Sénégal

    Yeesal Agri hub: les agriculteurs peuvent cultiver l’espoir au Sénégal

    Créé en 2016 au Sénégal, Yeesal Agri hub est une startup de l’innovation dans l’agriculture. Il s’agit en effet d’un projet de l’ONG Tostan. Yeesal Agri hub a été lancé avec le concours de la coopération allemande GIZ et l’appui technique de l’ONG italienne LVIA.

    La startup est composée de nombreux jeunes entrepreneurs. « L’objectif général du hub est de créer un réseau multidisciplinaire des jeunes impliqués dans l’agriculture afin de permettre aux étudiants, agriculteurs et entrepreneurs de trouver ensemble des solutions TIC innovantes face à des problèmes auxquels le monde rural est confronté tous les jours », selon Abdourahmane Diop, agronome, l’un des responsables de Yeesal Agri hub.

    Depuis deux, Yeesal Agri hub est donc la première startup de la sous-région à se consacrer uniquement à l’agriculture. La startup s’est donné pour mission de sensibiliser et de former les jeunes à l’entrepreneuriat agricole à travers une approche durable. L’objectif est de promouvoir en même temps l’agroécologie et les énergies renouvelables. Yesaal Agrihub met également des informations à la disposition des acteurs agricoles. Depuis sa création, elle a servi de cadre d’opportunités pour des entrepreneurs dans le secteur.

    Sensibilisation à l’agriculture bio

    Yeesal Agrihub développe également des projets durables à travers les TIC et l’agriculture. Il s’agit en effet de projets qui peuvent améliorer les conditions de vie des populations. Selon les responsables, Yeesal Agri hub s’attèle à avoir un « écosystème de jeunes experts dans les chaînes de valeur agricoles pour fournir des services et développer des solutions innovantes ».

    Des partenariats avec des partenaires agricoles sont signés. Mais plus que tout, c’est à l’auto-emploi que la startup prépare les jeunes chômeurs. Lancée à partir d’un AgriHackathon, les principales thématiques sur lesquelles la startup a déjà proposé des solutions digitales concernent la commercialisation de produits locaux, la sensibilisation à l’agriculture bio et l’accès au foncier.

    Yeesal Agri hub a également proposé une solution digitale sur la chaîne de valeur de la filière lait au Sénégal. Dans la région de Thiès où la startup est basée, son apport est reconnu par de jeunes passionnés du numérique qui font leur pas dans le secteur agricole.

     

     

     

  • Le Ghana offre une bourse à l’inventeur du vélo aquatique

    Le Ghana offre une bourse à l’inventeur du vélo aquatique

    Au Ghana, une bourse universitaire a été octroyée à Frank Darko, le jeune inventeur devenu célèbre suite à un documentaire de la BBC sur son vélo aquatique.

    L’innovation du jeune Ghanéen Frank Darko a fortement séduit au Ghana et au-delà. À l’Université technique de Takoradi (TTU) où il est étudiant, l’inventeur est devenu la curiosité tant auprès de ses camarades que chez le corps enseignant. À cet effet, en guise de félicitation à son travail, l’université a déclaré sur son site officiel qu’elle attribuera une bourse complète à Frank Darko.

    Cette note officielle de l’université précise que le but est d’encourager les autres étudiants à « suivre le même chemin ». Le vice-chancelier de l’université, le professeur John Frank Eshun, a déclaré que la décision avait été prise afin de « motiver Darko à entreprendre plus d’innovations pour résoudre les défis de la société ghanéenne et du monde en général ».

    Selon ses déclarations, l’université soutiendra d’autres étudiants qui s’efforcent d’apporter de telles innovations, et l’université a également établi un centre d’incubation d’entreprises et d’innovation pour aider à exploiter les talents des étudiants qui sont passionnés par l’innovation.

    Quant à Frank, le vice-chancelier affirme que l’Université serait heureuse de collaborer à ce projet et à d’autres afin de l’améliorer afin qu’elle puisse résister à l’épreuve du temps.

    Résoudre les problèmes quotidiens 

    C’est avec un investissement personnel de 100 dollars (environ 53 000 FCFA) que le jeune Frank a conçu un vélo qui roule sur l’eau à partir de lièges, d’aluminium et de petits morceaux de bois.

    Selon l’inventeur de l’engin, il a été inspiré après avoir suivi un documentaire montrant de jeunes enfants qui devraient traverser une rivière en nageant avant de se rendre à l’école. Une situation qui avait marqué Frank et l’avait motivé à inventer un outil qui permettrait à ces enfants de rejoindre les classes sans se mouiller.

    Frank Darko a révélé que sa créativité était le résultat de son amour pour la science, la technologie et le désir de résoudre les problèmes quotidiens rencontrés par les personnes vivant dans sa communauté.

    À l’horizon, le Ghanéen pense améliorer son invention.

  • Réseau sociaux: Chedjou Kamdem, [29 ans], le Camerounais le plus connecté

    Réseau sociaux: Chedjou Kamdem, [29 ans], le Camerounais le plus connecté

    Née en Beijing en août 1989, c’est pourtant au Cameroun qu’il a grandi. Il y fait des études secondaires avant d’opter pour une filière communication à l’université. Chedjou Kamdem est un boulimique du savoir. Ce spécialiste du marketing digital peut se targuer d’avoir à son compte plusieurs années d’expériences dans le domaine. Ce qui ne le dissuade pas de continuer à suivre des cours en ligne.

    Dynamique, Chedjou Kamdem est devenu dans son pays l’une des figures du Community Management. Il a depuis 2013 créé Histoires de CM, un blog sur lequel il partage les réalités du community management au Cameroun. Cet expert du marketing digital également dispense depuis bientôt quatre ans des cours à des personnes intéressées. Histoires de CM propose surtout des sondages, des enquêtes sur l’usage des outils numériques au Cameroun.

    Une vision africaine

    L’expérience au plan national a permis à Chedjou Kamdem de réfléchir à une vision continentale. Depuis 2016, il pilote avec d’autres professionnels du marketing digital, CM d’Afrique, un cadre qui réunit des community et social média managers africains. CM d’Afrique envisage réaliser des projets qui permettront de mieux valoriser le community management sur le continent. En Afrique où le métier n’est pas encore totalement compris, Chedjou Kamdem reste conscient des difficultés. Pour lui, il faut malgré tout continuer par surmonter les obstacles qui s’imposent.

    « Pour ceux qui veulent se lancer dans le Community Management, soyez passionnés et rigoureux », conseille celui qui sillonne désormais le continent pour donner des conférences sur l’utilisation des réseaux sociaux. Au Cameroun, il est présent dans tous les rendez-vous sur l’économie numérique ou le digital. S’il n’est pas speaker, c’est qu’il est conférencier. À 29 ans, Chedjou Kamdem est fier de susciter des vocations.