Catégorie : Inspiration

  • Afrique du Sud: Kandua, la plateforme de survie à l’usage des bricoleurs 

    Afrique du Sud: Kandua, la plateforme de survie à l’usage des bricoleurs 

    Dès sa création en 2014 sous le nom de ID Work, cette startup sud-africaine a été considérée comme l’une des meilleures. Kandua est une sorte de marketplace qui permet à des utilisateurs de trouver des électriciens, des plombiers et des bricoleurs pour des travaux à domicile.

    Kandua a été fondée par deux jeunes entrepreneurs, Arjun Khoosal et Sayo Folawiyo. Il s’agissait pour eux de permettre à des artisans indépendants de trouver de l’emploi en travaillant avec professionnalisme.

    La plateforme est désormais utilisée par plusieurs Sud-africains. Ces derniers ont la possibilité de trouver des fournisseurs de services en effectuant des recherches sur la plateforme en ligne. Les responsables de Kandua s’assurent surtout des compétences des électriciens, des charpentiers ou autres artisans inscrits sur la plateforme. Kandua permet également aux utilisateurs de noter les prestataires en fonction de la qualité des travaux qu’ils réalisent.

    Sayo Folayiwo précise que cela a mis fin à la difficulté pour des propriétaires de trouver des artisans professionnels « qui ne peuvent les trahir ». Arjun Khoosal affirme de son côté son plaisir de voir les prestataires responsables et les clients toujours satisfaits.

    En quatre ans, l’apport de la plateforme aux communautés est considérable. Ces fondateurs expliquent qu’avoir misé sur la technologie pour faciliter les prestations de services informels a été une idée géniale. Ils ajoutent que Kandua compte de nombreux utilisateurs grâce à la qualité de ses prestataires. La startup est présente dans la région de Gauteng ainsi que dans quelques villes. Kandua compte plus de 300 prestataires qui ont déjà servi plus d’un millier de clients.

  • Oury Diallo, l’entrepreneur qui vulgarise « l’esprit startup » en Guinée

    Oury Diallo, l’entrepreneur qui vulgarise « l’esprit startup » en Guinée

    À 30 ans, Oury Diallo pose depuis janvier dernier ses premiers pas dans l’entrepreneuriat. Ce Guinéen réfléchit sans cesse à des projets qui peuvent impacter sa communauté.  Diplômé en management et développement commercial, Oury Diallo est également titulaire d’un master 1 en management des entreprises.

    Il explique s’être tôt intéressé à l’idée d’entreprendre qu’il considère comme un moyen d’épanouissement. L’entrepreneur dirige depuis janvier ODK Consulting, une société qu’il a créée. Oury Diallo mise sur son savoir-faire pour conseiller et former des entreprises. ODK Consulting propose en effet des formations en développement commercial en management et en stratégie.

    L’entrepreneur ajoute que le cabinet dispose également des compétences pour conseiller les entreprises dans la gestion des relations avec leur clientèle. « Mes clients sont des PME, des startups et des entrepreneurs. Je les accompagne selon leurs besoins afin qu’ils puissent passer un cap dans leur activité », soutient-il.

    Accompagnement

    Oury Diallo est surtout un entrepreneur qui veut contribuer à l’émergence de nouvelles idées portées par des talents. À cet effet, l’entrepreneur offre à travers son cabinet un accompagnement spécial aux jeunes entrepreneurs qui peuvent passer de « l’idée au projet ».

    Depuis le début de ses activités, l’entrepreneur s’attèle à nouer des relations pour conquérir des clients et développer son business. Oury Diallo finance les activités d’ODK Consulting avec ses propres économies. Mais il négocie avec des organismes dans le but de recevoir des appuis pour renforcer ses activités.

    Sensibilisation

    Oury Diallo compte sur la qualité de ses services pour s’imposer dans un secteur où la concurrence est rude. L’entrepreneur veut sans cesse innover pour faire la différence. Il compte à cet effet s’entourer de ses premiers collaborateurs au cours de l’année. En attendant, Oury Diallo qui est né et a grandi en France travaille sur des thématiques qui peuvent permettre à la jeunesse de son pays d’origine d’évoluer.

    Son objectif est de développer l’esprit entrepreneurial en Guinée. L’entrepreneur confie sa volonté de sensibiliser les jeunes sur l’importance de créer sa propre structure par choix et non par défaut. En Afrique où l’on retrouve la population la plus jeune, le Guinéen estimé que le continent va se développer grâce à ces jeunes. Ces derniers ont un potentiel exceptionnel qu’on doit exploiter, assure-t-il.

  • Tanzanie: Idris Sultan, cordonnier millionnaire à 25 ans

    Tanzanie: Idris Sultan, cordonnier millionnaire à 25 ans

    En Tanzanie les chaussures d’Idris Sultan sont connues de tout le monde. La créativité de ce jeune entrepreneur de 25 ans est appréciée par ses compatriotes. Conséquence, la marque de chaussure qu’il a créée est très aimée. C’est en 2017 qu’Idris Sultan fait son entrée dans l’univers entrepreneurial. Très connu pour ses succès dans la téléréalité, il se construit désormais une nouvelle réputation à la tête de Sultan By Foremen, l’entreprise qu’il a créée.

    Sultan By Foremen assure la promotion de Sultan Shoes, une ligne de chaussure pour hommes. Les chaussures sont fabriquées avec un style particulier. Ils sont avec du cuir et de daim qui les rend très lisses. La qualité des produits est confirmée par de nombreux clients. En 2017 Sultan By Foremen a réalisé un chiffre d’affaires annuel de plus de 100 millions de FCFA.

    Idris Sultan explique que la création de Sultan by Foremen a été l’aboutissement de plusieurs mois de travail de conception. L’entrepreneur ajoute avoir bénéficié de l’appui de concepteurs et de fabricants de chaussures pour créer sa marque.

    En un an, le jeune entrepreneur est plutôt fier de son initiative. Il estime participer à la valorisation de l’esprit créatif tanzanien. Ses chaussures expriment la classe, l’élégance et le confort. Idris Sultan veut continuer à innover et à produire des chaussures. L’entrepreneur annonce que Sultan by Foremen va suivre les dernières tendances de la mode et s’affirmer comme la marque qui valorise la Tanzanie.

  • Rajiv Mehta, [32 ans], millionnaire au Kenya grâce à la publicité

    Rajiv Mehta, [32 ans], millionnaire au Kenya grâce à la publicité

    32 ans et déjà une dizaine d’années de vie entrepreneuriale marquée la réussite. Rajiv Mehta a fondé en 2008 Tangerine Investments, une entreprise de publicité extérieure qui utilise des véhicules de transport en commun, des poubelles et des poteaux de rue pour commercialiser des biens de consommation de premier plan au Kenya. En dix ans, l’entrepreneur fait désormais un chiffre d’affaires annuel de plus d’un million de dollars. Parmi ses clients, Rajiv Mehta peut se targuer de compter Kenya Airways, Pizza Inn, Subway ou encore Coca Cola HP.

    Avant de lancer son entreprise, Rajiv Mehta a connu des moments difficiles. L’entrepreneur évoque le décès de son père, l’abandon de ses études universitaires et le manque de soutiens des membres de sa famille. C’est alors qu’il décide de se lancer dans la vie active pour s’occuper de sa maman et de ses frères et sœurs. Rajiv Mehta importe des mastics liquides et des accessoires, notamment des treuils de voiture qu’il vend à des clients locaux. En parallèle, il multiplie de petits jobs et travaillait même les nuits.

    L’aventure Tangerine

    Il finit par se lancer dans le domaine de la publicité. Tangerine Investments qu’il a créé est devenu une société publicitaire importante au Kenya. Son entreprise compte désormais parmi sa clientèle plus de 500 entreprises, notamment des multinationales et des entreprises locales. Tangerine Investments couvre toutes les villes du pays avec ses services. « Nous travaillons sur les besoins de nos clients et nous nous assurons que nous essayons de leur fournir ce qu’ils recherchent », soutient-il.

    L’entreprise s’est surtout diversifiée en offrant ses services dans des pays de la sous-région. Rajiv Mehta affirme que Tangerine Investments s’est associé à des entreprises étrangères. La vision de Rajiv Mehta est de développer Tangerine Investments comme une entreprise mondiale de publicité extérieure et d’impression présente dans tous les continents du monde. L’entrepreneur s’intéresse aussi à d’autres domaines. Il a étendu les services de son entreprise à d’autres secteurs tels que le commerce électronique, la santé.

    À de jeunes entrepreneurs africains qui souhaitent lui emboiter le pas, l’entrepreneur kenyan leur conseille de donner le meilleur d’eux-mêmes. « N’ayez jamais peur de prendre un risque. N’écoutez pas non plus les autres qui sont toujours négatifs et disent que vous ne pouvez pas faire quelque chose à cause de la concurrence. Lisez les histoires de réussite », déclare celui qui est l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent.

  • Sénégal: Babacar Birane, 29 ans, coach virtuel de startups

    Sénégal: Babacar Birane, 29 ans, coach virtuel de startups

    Babacar Birane est cofondateur de Baobab Entrepreneurship. Pour se lancer dans l’entrepreneuriat, il a fait des sacrifices. Avec des études supérieures à Grenoble et des expériences professionnelles au sein des entreprises comme Airbus et Schneider Electric, il a préféré rentrer dans son pays pour se consacrer à son projet de développement. Ce Sénégalais de 29 ans est diplômé en ingénierie économique avec une spécialisation dans le management de projet.

    Avec Baobab Entrepreneurship, Babacar Birane veut offrir aux entrepreneurs les compétences pour faire face aux challenges du monde entrepreneurial. Baobab Entrepreneurship met à disposition de jeunes entrepreneurs des ressources nécessaires et des solutions de financement innovantes et diversifiées.

    Depuis 2015, Babacar Birane fait montre de son savoir avec Concree, un incubateur virtuel de Baobab Entrepreneurship. Grâce à cette plateforme, l’entrepreneur offre des services à des entreprises en quête de performance et de croissance.

    Coaching

    Le Sénégalais explique que Concree est un incubateur virtuel qui permet à un entrepreneur d’avoir accès à une communauté d’acteurs pouvant l’aider à progresser dans son projet.

    Dans cette optique, Concree a déjà aidé des entreprises installées aux États-Unis. Il ajoute qu’il s’agit d’une plateforme de partage de bonnes pratiques que les jeunes entrepreneurs peuvent utiliser pour modéliser leur projet, le tester, le valider, avant d’avoir accès à des outils pour le Business-plan.

    Récompensé il y a deux ans par le Mandela Washington fellowship et le Forum de l’entrepreneuriat en Afrique francophone, Babacar Birane est convaincu que les technologies peuvent permettre aux entrepreneurs de mieux développer leurs projets. En trois ans, la plateforme virtuelle a accompagné près de 300 entrepreneurs. Concree a incubé près de 30 startups.

  • Au Nigeria, la startup Dropque aide à interviewer n’importe où

    Au Nigeria, la startup Dropque aide à interviewer n’importe où

    La startup nigériane Dropque veut réduire de 50% le temps passé par un employeur à recruter. Et ce, via sa plateforme d’interview vidéo qui permet de mener des interviews n’importe où, n’importe quand.

    Lancé l’an dernier à l’École de technologie entrepreneuriale Meltwater (MEST) au Ghana et soutenu financièrement par MEST depuis janvier, Dropque permet aux entreprises de créer des interviews vidéo et d’inviter les candidats à y répondre.

    Tout ce que les employeurs doivent faire, c’est utiliser l’interface intuitive de Dropque pour créer des entrevues vidéo, textuelles ou sur fichiers, et les envoyer à leurs candidats potentiels. Sa fonction d’importation de contacts facilite l’envoi à un grand groupe.

    Les candidats répondent à l’interview, ces réponses étant immédiatement disponibles pour évaluation sur le tableau de bord. L’enregistrement vidéo et le téléchargement sont délibérément conçus pour prendre en charge des débits Internet lents. Les employeurs peuvent ensuite évaluer, noter et présélectionner les candidats avec d’autres membres de leur équipe de recrutement.

    La startup affirme qu’elle réduit de 50% le temps de recrutement en réduisant le temps nécessaire pour programmer et organiser des réunions en face à face.

    « Nous nous sommes rendu compte que même si l’accès à Internet et la création et la consommation de gros volumes de données vidéo étaient en augmentation, peu d’entreprises africaines tiraient parti de la facilité d’une interview vidéo », confie Opeyemi Akinwoleola, cofondateur et PDG de la startup.

    Dropque vise à changer cela, et a déjà signé près de 250 entreprises sur la plateforme. « L’adoption sera lente dans un premier temps, mais augmentera au fur et à mesure que l’éducation au marché augmentera. Nous observons cela avec Dropque à mesure que nous grandissons », ajoute  Akinwoleola.

    La startup, qui facture aux recruteurs un abonnement pour accéder à ses services, est si satisfaite de l’adoption qu’elle envisage déjà de développer à l’extérieur du Nigeria cette année. L’Afrique de l’Ouest en un premier temps, ensuite couvrir tout le continent.

  • Angola: la startup Manifexto s’arme contre les « Fake news »

    Angola: la startup Manifexto s’arme contre les « Fake news »

    La pénétration de la technologie et d’Internet a révolutionné l’accès aux nouvelles et à l’information. Cependant, la quantité d’informations émanant de diverses sources d’information et circulant sur les médias sociaux peut devenir écrasante. La startup angolaise Manifexto s’est donné pour mission de fournir une plateforme d’accès à des sources d’information fiables et de combattre les «Fake news».

    Lancé en version bêta le 23 août de l’année dernière, le jour de l’élection en Angola, Manifexto propose un agrégateur de nouvelles en ligne qui vise à offrir un guichet unique aux citoyens pour accéder aux nouvelles et aux informations de toute la gamme des services publics, privés et internationaux et des médias locaux.

    La fiabilité est la clé, et la startup veut être partie intégrante en aidant la population à passer au crible la grande quantité de fausses nouvell1es générées, en particulier sur les médias sociaux, et ainsi faciliter la vérification de vraies sources d’information.

    « Nous voulons être un lieu neutre qui offre des informations au public, quel que soit le programme derrière chaque source d’information. De cette façon, une personne peut être informée de ce qui se passe, lire plusieurs perspectives d’un sujet et ensuite faire un choix ou une décision éclairée et personnelle », confie Zedilson Almeida, cofondateur et PDG de Manifexto.

    La startup a de grands projets pour augmenter exponentiellement sa base de lecteurs jusqu’en 2018. D’abord, totalement couvrir l’Angola, mais aussi à d’autres s’ouvrir à d’autres marchés lusophones. L’équipe de Manifexto travaille également à développer une gamme de technologies de vérification.

  • Depuis Paris, cette Malgache rêve de former 10.000 digital workers en Afrique

    Depuis Paris, cette Malgache rêve de former 10.000 digital workers en Afrique

    À seulement 20 ans, Matina Razafimahefa veut participer au développement du secteur de l’informatique au Madagascar. D’origine malgache, la jeune entrepreneure a également la nationalité française. Matina Razafimahefa a créé la startup Sayna avec laquelle elle veut contribuer à la formation de développeurs dans son pays d’origine.

    Matina Razafimahefa explique que les formations des développeurs doivent se faire grâce à des partenariats entre sa startup et différentes entreprises malgaches. Pour la jeune entrepreneure, il s’agit pour ces entreprises locales, qui s’engagent à embaucher le développeur, de payer une partie de ses frais de formations. Ces frais peuvent être après prélevés sur le premier salaire du développeur.

    Intéressée par le secteur de l’informatique et de la technologie, Matina Razafimahefa est aussi étudiante en science politique. Celle qui reconnaît que la formation numérique manque dans le pays veut offrir à travers sa startup les compétences nécessaires à de nombreux jeunes développeurs.

    Matina Razafimahefa confie que l’objectif de Sayna est de former 10 000 digital workers durant les cinq prochaines années. Le besoin se faisant ressentir sur le marché, l’entrepreneure justifie que près de 1000 sociétés devraient trouver satisfaction grâce à Sayna. Dans cette dynamique, des entreprises malgaches et françaises ont déjà donné leur accord pour collaborer avec la startup dans l’atteinte de ses objectifs.

  • À 20 ans, l’Ivoirien O’Plerou crée des émoticônes africaines

    À 20 ans, l’Ivoirien O’Plerou crée des émoticônes africaines

    Le défi du jeune Ivoirien O’Plerou est bien clair : concevoir cette année 365 icônes pour les réseaux sociaux qui reflètent la diversité du continent africain, à raison d’une émoticône chaque jour.

    Si les Kim K West ont leurs kimojis, l’application snapchat les bitmojis, de même que les géants Google et Apple, l’Ivoirien Luc Denis Grebet, connus sous le nom d’O’Plerou a aussi pensé à l’Afrique.

    Étudiant graphiste, il a décidé de commencer son année 2018 avec un projet appelé Zouzoukwa, qui veut littéralement dire image en langue bété, l’une des 70 qui coexistent en Côte d’Ivoire. Son projet consiste à concevoir et publier une nouvelle émoticône pour chaque jour de l’année, pour un total de 365 représentant la diversité et la richesse des 54 pays d’Afrique.

    En effet, l’idée lui est venue en mars 2017, quand il a décidé de concevoir une série de masques qui représenteraient la vaste culture de son pays. « Mais je ne savais pas vraiment comment l’exécuter, alors j’ai abandonné l’idée », dit-il. Un jour de septembre dernier a été l’inspiration finale du jeune, alors qu’il discutait avec un ami grâce à une application de messagerie. Il a alors pensé à créer des émoticônes pour exprimer l’ethnicité, l’histoire, la gastronomie et la vie quotidienne. Finalement, il a décidé d’étendre le projet à l’ensemble de l’Afrique.

    Dans les publications faites jusqu’à présent sur son compte Instagram, les émoticônes publiées sont des représentations des différents groupes ethniques du continent et des objets du quotidien ou de la nourriture typique.

    Son idée l’a conduit à remporter les Adicom Awards dans la catégorie des jeunes innovateurs.

    Perspectives

    Les émoticônes créées par O’Plerou ne sont pas encore incluses dans les plateformes numériques telles que Whatsapp ou Facebook Messenger/ le concepteur, pour l’instant, n’a non plus reçu d’offres pour les intégrer.

    « La société qui les gère est le consortium Unicode et tout le monde peut proposer. Cependant il faut qu’ils répondent à certains critères qui sont principalement la popularité, une forte demande et une compréhension par “un grand nombre de personnes”. Honnêtement, je ne pense pas que les emojis spécifiques aux pays puissent être acceptés, mais il y a de l’espoir pour certains autres » confie-t-il.

    Mais pour celui-ci, l’objectif principal est en train d’être atteint : partager la culture africaine avec le monde entier. En plus de ça, celui-ci espère réaliser une application où ses créations seront utilisables. Il compte aussi vendre des vêtements et autres accessoires sur lesquels il y aura les zouzoukwa. Mais pas que. En parallèle, l’étudiant a créé un site web où il compte partager le processus créatif de chaque emoji et des recettes pour les nourritures.

  • Traveler: la startup camerounaise de sécurité routière

    Traveler: la startup camerounaise de sécurité routière

    Lancée par une équipe d’entrepreneurs camerounais avec à sa tête Achiri Arnold Njiri, Traveler est une plateforme en ligne et une application mobile qui visent à promouvoir la sécurité routière. Son lancement s’inscrit également dans l’objectif des entrepreneurs de contribuer à la réduction des accidents de route dans le pays.

    Achiri Arnold Njiri explique la mise en place de cette plateforme et la conception de l’application mobile était nécessaire dans un pays où plus de 20000 personnes ont perdu la vie à cause des accidents de route en moins de dix ans. L’entrepreneur soutient ensuite que Traveler est aussi devenu un moyen de suivre de près les conducteurs. En effet, durant leur trajet, ces derniers peuvent être surveillés à distance grâce à la plateforme.

    Système de signalisation

    Traveler fonctionne grâce à un système GPS. Bien équipée, la plateforme collecte aussi toutes les informations (vitesse, trajectoire, accélérations) relatives aux véhicules qu’elle surveille. Achiri Arnold Nji qui est ingénieur en génie électrique précise aussi que Traveler donne la possibilité aux passagers des véhicules de signaler les mauvaises conduites des chauffeurs.

    Grâce à son application, la startup s’est donné les moyens d’avoir toutes les informations importantes pour déterminer les causes d’un accident routier. Plus de 500 véhicules sont déjà enregistrés par Traveler. La population continue d’être sensibilisée sur les avantages de télécharger l’application.

    Depuis trois ans, Achiri Arnold Nji et son équipe ont été distingués grâce à leur startup. Outre leur place finaliste au grand prix de l’innovation PMExchange en 2015, ils ont eu en 2016 le African Entrepreneurship Award. L’année dernière, le prix Orange de l’entrepreneur social leur a été décerné.