Catégorie : Afrique central

  • En Afrique, le vaudou résiste aux tempêtes d’évangélisations [Grand Angle]

    En Afrique, le vaudou résiste aux tempêtes d’évangélisations [Grand Angle]

    Croire que le Vaudou en Afrique a perdu ses lettres de noblesse à cause du modernisme, de l’éducation, de la colonisation ou des croyances exotiques est un constat erroné. Et aucun acteur ni politique ni religieux ou d’autre ne peut se permettre d’oublier son influence, ni par hypocrisie, ou par négligence.

    Pourtant, les églises ne cessent de pousser dans les coins de rue à Lomé, à Cotonou ou un peu partout dans la sous-région ouest-africaine. Il est vrai qu’il y a en Afrique, de Dakar à Lubumbashi, de Lomé à Bangui en passant par Cotonou, des forces surnaturelles, détentrices du pouvoir « du mal ». Dans la « basse population », le catholicisme et les autres religions monothéistes ont du mal à exorciser, même avec la plus grande rigueur, l’Afrique du vaudou et de ses religions polythéistes « mal-aimés ». Au Togo précisément, ce n’est pas exagéré : les églises dites de « réveil » ont beau être les endroits les mieux abrités par la population de toute catégorie, nul n’ose jouer avec la face cachée de la raison.


    L’invisible ayant un sens et une façon étrange de communiquer, la moindre anomalie est porteuse de messages des « ancêtres ».


    Au Bénin, lorsqu’on parle de religion, les statistiques indiquent 27 % de chrétiens, 22 % de musulmans et 37 % d’animistes. Mais demandez qui n’a jamais consulté le Vaudou, pour un problème de stérilité, de vol, d’un sort qu’on veut retourner à l’envoyeur ou d’un décès dont on révoque une origine naturelle, et vous vous rendrez compte que les statistiques seront beaucoup plus importantes en faveur de la religion traditionnelle. La question principale n’est plus de savoir si le Vaudou est un mythe ou une réalité, la réponse est évidente. La curiosité c’est de se demander comment cela fonctionne, ou comment cette pratique surmonte l’usure des temps ?

    Toutefois, assimilé à tort ou à raison à la sorcellerie, la présence du Vaudou est souvent redoutée. C’est pourquoi les hiboux « prédateurs » de chairs humaines, les cobras vengeurs, les tortues à doubles carapaces ou les lézards polymorphes à doubles queues sont toujours craints. L’invisible ayant un sens et une façon étrange de communiquer, la moindre anomalie est porteuse de messages des « ancêtres ». Dans ce domaine où les professions de foi sont très rares, il est très difficile de prouver à une tierce personne — en théorie du moins — l’efficacité du mode opératoire, ce ne sont pas que les civils qui s’en emparent.

    Le Vaudou salvateur

    1er septembre 2011. À Iroko, forêt sacrée de Kpassè en lisière de la cité côtière béninoise de Ouidah, jadis funeste fief de la traite négrière au Bénin, une foule pouvait se voir. Surtout, un Blanc dont la main gauche effleure le tronc de l’arbre vénéré. Mais qui est-il ? Le maire de Nantes et futur chef du gouvernement, le très cartésien Jean-Marc Ayrault. Et quelle requête le patron des députés du Parti socialiste, porté en février 2016 à la tête du Quai d’Orsay, soumet-il à la réincarnation végétale d’un monarque mythique du XIVe siècle ? « Que François Hollande détrône Nicolas Sarkozy au printemps suivant. » Mais, il précisera plus tard, « je n’ai formulé aucun vœu pour moi-même ».


    Au pays d’Angélique Kidjo, les adeptes vaudou sont convaincus. « Tout Africain est né vaudou.»


    En effet, le Bénin a vu défiler, en cachette comme au grand jour, des cohortes d’élus, candidats et ministres, exotiques ou non. Car nul politicien de l’ex-Dahomey n’oserait mépriser les forces de l’esprit, même si le politiquement correct demande le contraire. L’ancien premier ministre béninois, candidat à l’élection Lionel Zinsou ne l’ignore pas. Ce Béninois a beau passer sa première vie loin du Bénin natal, il devra s’habituer à ne pas serrer la main à tout le monde, à s’asseoir dans n’importe quelle chaise ou à boire avec n’importe quel verre. Au pays d’Angélique Kidjo, les adeptes vaudou sont convaincus. « Tout Africain est né vaudou. C’est pour cela que quand nos ancêtres, nos parents, nos grands-parents ont été emmenés en esclavage, leurs esprits retournent chez nous ici. »

    Vu de mauvais œil

    Le vaudou, à l’origine, n’a rien à voir avec la sorcellerie ou la magie noire. Dans la cosmogonie de l’aire culturelle Adja-Tado au sud, c’est une pratique religieuse qui consiste au culte d’un Dieu créateur (Mawou) au-dessous duquel se trouvent d’autres dieux inférieurs. Entre autres, Sakpata : dieu de la variole ; Ogoun : dieu du fer ; Mamie Wata : déesse de l’eau, etc. Eux, ils servent d’intercesseurs à l’homme pour atteindre Dieu tout-puissant. « C’est à partir de Ouidah que le vaudou s’est retrouvé partout dans le monde entier. Il faut le reconnaitre, c’est quelque chose qu’il ne faut pas nier. Le vaudou c’est quoi ? C’est la nature, les quatre éléments de la nature, les respecter et connaître et respecter leurs principes. » Explique, initié au culte vaudou.


    Il aura fallu la Conférence nationale souveraine de février 1990 pour redonner au vaudou ses lettres de noblesse.


    Au Bénin, sous le régime révolutionnaire qui a duré 17 ans, le vaudou a été traité de tous les noms : « pratique rétrograde », « fétichisme » voire, « obscurantisme ». Cela n’a pas pour autant empêché les dépositaires du culte vaudou de continuer à pratiquer leur religion comme si de rien n’était. Un chef religieux du nord du pays, défiant les marxistes-léninistes de l’époque, est allé jusqu’à dire, non sans humour, que « depuis que le monde existe, on n’a jamais vu les bouses de vache se transformer en vache ». Comme pour leur dire que la révolution ne pouvait pas empêcher les gens de pratiquer leur religion.

    Il aura fallu la Conférence nationale souveraine de février 1990 pour redonner au vaudou ses lettres de noblesse. Et c’est le président Nicéphore Soglo, chrétien bon teint qui, en son temps, concéda ce droit aux adeptes des religions traditionnelles.


    Je suis chrétien, mais cela ne m’empêche pas d’être attaché à la religion de mes ancêtres, le vaudou. Pour moi, cela n’est pas incompatible


    Depuis, le vaudou est une religion au même titre que l’islam et le christianisme. Mieux, elle connaît un engouement et une expansion certains. « Je suis chrétien, mais cela ne m’empêche pas d’être attaché à la religion de mes ancêtres, le vaudou. Pour moi, cela n’est pas incompatible », confie un religieux.

    Désormais, chaque année, le 10 janvier, des milliers d’initiés vaudou célèbrent au Bénin les quatre divinités de la nature. Venues d’Afrique, des Antilles, d’Europe ou des États-Unis, c’est sur la plage de la Porte du non-retour à Ouidah que les adeptes du culte se recueillent. Le vaudou est certes un culte ancestral, mais il n’a pas toujours eu bonne réputation, malgré environ ses 50 millions de membres à travers le monde.

    Emmanuel Vitus 

     

  • Gabon : A 27ans, un hermaphrodite opéré avec succès par des médecins africains

    Gabon : A 27ans, un hermaphrodite opéré avec succès par des médecins africains

    L’hôpital d’instructions des armées de Melen a opéré avec succès le 21 juin un hermaphrodite. Le patient dont nous taisons l’identité vivait pendant 27 ans avec les deux sexes (masculin et féminin).  La jeune étudiante titulaire d’une licence a décidé de garder son sexe féminin qui colle plus avec son apparence physique. L’opération, une première du genre au Gabon a été un véritable succès.

    Dans un premier temps les chirurgiens ont enlevé l’organe masculin du patient constitué de la verge et les testicules. Ils ont ensuite recréer son vagin puis procéder à une chirurgie plastique pour donner un aspect visuel esthétique à ce dernier.

    L’opération a été une belle réussite. Cependant les médecins restent prudents.

     

    « L’intervention est assez longue. On a du passer 5h de temps pour y arriver. Parfois à mi-chemin on a l’impression qu’on ne va pas y arriver. Nous sommes satisfaits du résultat. C’est un résultat qui est pour l’instant jugé précaire parce qu’il faut voir après l’évolution », nous explique un des médecins chirurgiens interrogés par la chaîne nationale gabonaise Gabon 1ère.

    Pour les proches du patient. Cette opération, réalisé à 100% par des professionnels de santé africain est un soulagement. « Notre enfant est né de nouveau », s’est exclamé un parent.

     

    Le Gabon a depuis les années 2000 démarré le processus de modernisation de ses infrastructures sanitaires. Le pays dispose de trois centres hospitaliers universitaires (d’Angondjé, de Libreville et d’Owendo). Il dispose également d’un institut de cancérologie à Libreville et  d’un centre international universitaire de recherche et de santé à Lambaréné.

     

  • Monique Ntumngia : la première africaine lauréate du WWF international President’s Award

    Monique Ntumngia : la première africaine lauréate du WWF international President’s Award

    La Camerounaise Monique Ntumngia (29 ans) a reçu le 13 juin 2019 au Kenya,  le « WWF international President’s Award ». Elle est la première femme africaine à recevoir cette récompense qui distingue les personnes qui apportent une contribution personnelle importante à la conservation de la nature et au développement durable.

    Monique Ntumngia a créé en 2016 son association « Green Girls Project » qui a pour objectif de valoriser les femmes en leur apprenant les méthodes de fabrication du biogaz. Appuyés par le programme américain African Women’s Entrepreneurship Program, Monique Ntumngia et ses collaborateurs sillonnent les établissements scolaires du Cameroun où ils apprennent aux jeunes filles la fabrication du biogaz à base des déchets et excréments.

    « L’objectif est de former les jeunes femmes – qui vivent dans les zones reculées en particulier – à transformer les déchets en biogaz. J’ai décidé de me focaliser sur les femmes car elles ont généralement moins d’opportunités que les hommes pour développer leurs compétences, notamment car elles se marient plus jeunes. Il s’agit donc de favoriser l’égalité hommes-femmes », explique-t-elle.

    En 2017, Monique Ntumngia a formé plus de 600 jeunes filles issues de 23 communautés différentes. Ces dernières après leur formation sont en mesure d’utiliser les biodigesteurs et aptes à  partager leur connaissance avec leurs paires.

    En août 2017, la jeune juriste de formation avait remporté au Rwanda,  le WWF Africa Youth Award. Son ONG permet aujourd’hui à plus de 3000 ménages camerounais d’avoir de l’énergie grâce au biogaz.

    En recevant son prix le 13 juin 2019 au Kenya, Monique Ntumngia a rappelé l’importance des énergies renouvelables dans la construction d’une meilleure Afrique. « L’énergie renouvelable est un élément essentiel de toute solution si nous voulons répondre à la fois aux futurs besoins énergétiques de l’Afrique et aux défis environnementaux à venir. Les jeunes d’aujourd’hui seront au premier plan pour relever ces défis et les femmes auront un rôle central à jouer », a-t-elle précisé avant de réaffirmer son engagement sur les réseaux sociaux. « Merci #à tous pour l’amour et le soutien. J’apprécie sincèrement…. Le but ultime reste : faire du #Cameroun une référence dans le domaine des énergies renouvelables sur la scène mondiale… »

     

     

  • Des couveuses fabriquées au Cameroun pour sauver des nouveau-nés prématurés

    Des couveuses fabriquées au Cameroun pour sauver des nouveau-nés prématurés

    L’Agence Universitaire pour l’Innovation (AUI) basée au Cameroun,  s’est lancée dans la fabrication sur place de couveuses néonatales avec des matières achetées et/ou fabriquées au Cameroun. Dans un pays en manque de couveuses pour sauver les enfants prématurés ( 100 couveuses pour plus de 7 000 établissements de santé), l’invention de l’AUI se présente comme une des solutions pour la réduction du taux de décès des nouveau-nés. La découverte fait partie des cinq projets récompensés lors de  la troisième édition de  l’AFD Digital Challenge. La cérémonie de remise du prix a eu lieu le 09 mai 2019 à Paris (France).

    La couveuse AUI  fabriquée par l’Agence Universitaire pour l’Innovation est dotée de cartes électroniques adaptées aux variations de tensions et autres problèmes électriques souvent constatés au Cameroun.  Même si à première vue, la machine semble une fabrication artisanale, il convient de lui reconnaitre  l’incorporation des technologies modernes. La couveuse AUI  fournit à distance via une application mobile des informations relatives à la température, à l’humidité et autres détails de l’appareil.

    « Notre couveuse peut être assistée à distance. Elle communique avec le personnel de santé en charge de l’enfant. En cas de problème sur la couveuse, un message est envoyé  au médecin », explique le chef technicien de l’Agence Universitaire pour l’Innovation, Serge Njidjou.

    La nouvelle version de couveuse AUI permettra aux parents d’avoir à distance les images de leur bébé depuis la couveuse via une plateforme web.

    L’invention a reçu le prix Initiative de  l’AFD Digital Challenge. La startup bénéficiera ainsi d’une enveloppe financière de 15000 euros. En février 2018, elle avait décroché le Prix du chef de l’Etat pour l’innovation

    Comme la majorité des projets innovants développés en Afrique subsaharienne, la couveuse AUI aura pour prochain défi, son industrialisation. Pour cela, il faudra mobiliser d’importants moyens financiers pour une production en série des appareils. Ceci permettra de réduire le prix d’achat des couveuses.

  • Jeanine Mabunda : première femme élue présidente de l’Assemblée Nationale en RDC

    Jeanine Mabunda : première femme élue présidente de l’Assemblée Nationale en RDC

    Avant d’entamer sa carrière politique, Jeannine Mabunda Lioko a passé la majeure partie de sa vie professionnelle dans le monde de la finance. La première femme élue présidente de l’Assemblée Nationale de la RD Congo avait occupé plusieurs postes de responsabilité dans diverses banques au Congo.
    Diplomée en droit et détentrice d’une licence en sciences commerciales de l’Institut catholique des hautes études commerciales (ICHEC), Jeannine Mabunda Lioko a débuté sa carrière à Citibank Congo comme account officer, chargée des relations avec les grands comptes et analyste crédit en 1988.

    En 1997, elle devint conseillère au cabinet du gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC). En 2002, elle fut nommée administratrice-déléguée générale (ADG) du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) avant de faire son entrée au gouvernement le 05 février 2007. Elle occupe le portefeuille du ministre d’Etat, chargée de la réforme des entreprises publiques. L’ancien président Congolais Joseph Kabila avait décidé de faire de Jeannine Mabunda Lioko sa conseillère spéciale en matière de lutte contre les violences sexuelles en 2012. Ce poste qui sortait totalement des compétences de Lioko était sensible car plusieurs organisations dénonçaient régulièrement des actes de violences sexuelles sur les minieurs en RD Congo.

    La député de la circonscription de Bumba depuis 2011 est la première femme élue président de l’Assemblée Nationale. Elle succède depuis le 24 avril 2019 à Aubin Minaku. Elle n’est cependant pas la toute première femme présidente de l’Assemblée Nationale. Avant elle, Philomène Omatuku avait été nommée à ce poste par intérim

  • La Congolaise Phylicia Wissa : une étoile montante à Hollywood

    La Congolaise Phylicia Wissa : une étoile montante à Hollywood

    Phylicia Wissa a fait son entrée dans l’univers cinématographique très jeune. A l’âge de 13 ans, la petite Californienne d’origine Congolaise fut inscrite à la Hollywood High School où elle s’initie à l’actorat. En parallèle, elle suit des cours de théâtre. En 2009, elle obtient son diplôme et participe à plusieurs tournages. Phylicia wissa Nson a déjà joué dans 25 films aux USA dont trois en 2019.

    Phylicia wissa Nson a perdu son père alors qu’elle avait 2 ans. Elle fut élevée par sa mère qui l’a accompagnée dans le choix de sa carrière. Avant de s’inscrire à la Hollywood High School, la jeune Congolaise rêvait d’être une journaliste présentatrice télé. Cependant sa passion pour le cinéma a pris le dessus.

    Après l’obtention de son diplôme en 2009, Phylicia wissa Nson a eu du mal à intégré l’univers cinématographique des USA. Elle a été rejetée sur plusieurs projets de films. Désespérée, sa mère a décidé de l’inscrire à un programme d’académie de police pour jeunes cadets. Elle déménage par lui suite à New York où elle améliore son art d’actrice en obtenant le diplôme du Conservatoire d’art dramatique de New York (NYCDA).

    De retour à Los Angeles, elle a participé à plusieurs programmes télé et web. Phylicia Wissa a joué dans « Criminal minds » (Esprits criminels) de Jeff Davis diffusé sur CBS et son réseau. En 2012, elle a joué le rôle principal dans « Color of Beauty », un cour métrage qui évoque la problématique de la peau noire en occident. Le film fut sélectionné au « Black Film Festival » de San Francisco la même année.

    Sur le cour métrage « XXV » qui retrace le parcours de 7 jeunes en quête de leurs identités, Phylicia wissa Nson a porté la casquette co-réalisatrice, actrice et co-scénariste . En 2019, elle déjà joué dans : « Overbooked », « The Obituary of Tunde Johnson et « The Office is Mine ». La congolaise apparait également dans l’épisode 20 de la saison 2 de la série « Swat ».

  • Manka Angwafo : Elle augmente le revenu des agriculteurs camerounais de 200%

    Manka Angwafo : Elle augmente le revenu des agriculteurs camerounais de 200%

    Manka Angwafo (33 ans) est la lauréate de Cartier Women’s initiative Awards 2019 (Afrique subsaharienne), l’évènement qui récompense chaque année 21 femmes de toutes les régions du monde. La Camerounaise est la promotrice de « Grassland Cameroon », une entreprise sociale qui aide les petits producteurs céréaliers du Cameroun à améliorer leurs conditions de vie. Les agriculteurs bénéficiaires des appuis de « Grassland Cameroon » ont vu augmenter leurs revenus de 200%.

    Au Cameroun, les femmes font partie des couches les plus vulnérables. Celles qui se retrouvent dans le secteur agricoles n’arrivent pas à vivre de leur métier faute de financement pour moderniser leur production. Les rares structures qui acceptent d’octroyer des prêts le font à des taux d’intérêt avoisinant les 30%.
    Comme solution, Manka Angwafo à travers sa structure « Grassland Cameroon », finance les petits agriculteurs qui la remboursent en céréales. Mieux, « Grassland Cameroon » rachète 70% des récoltes des agriculteurs, permettant à ces derniers de subvenir aux besoins de leurs familles. « Grassland Cameroon » revend après les céréales à d’autres sociétés.

    Pour être efficace, Manka Angwafo a organisé les petits producteurs en groupements. Ils sont donc solidairement responsables des prêts contractés. Et ça marche. Le taux de remboursement des prêts est estimé à 97%.

    En dehors du financement, Manka Angwafo offre aux groupements agricoles, des formations. Elle leur propose également de matériel agricole à louer pour améliorer leurs productions. Près de 400 agriculteurs bénéficient des services de structure « Grassland Cameroon »
    Sa passion pour le secteur agricole, Manka Angwafo l’a découverte en assistant sa grand-mère dans les travaux champêtres. Elle se rend compte des moyens rudimentaires que cette dernières utilise et les manques à gagner qui en résultent.
    «Nous avons cassé beaucoup de noyaux et avons perdu du bon grain. Je savais que cela pouvait être fait différemment », explique la jeune entrepreneure.


    Diplômée en économie et en relations internationales à l’université de Tufts Manka Angwafo est également titulaire d’un master en« European business » de l’ESCP Europe à Paris . A l’âge de 23 ans, elle a rejoint la banque mondiale comme analyste de recherche au bureau de l’économiste en chef.

    Les Cartier Women’s Initiative Awards sont un concours international de business plan créé en 2006 par Cartier en partenariat avec l’INSEAD Business School et McKinsey & Company pour identifier, soutenir et promouvoir les femmes entrepreneures et leurs projets. Chaque année, ils récompensent 21 femmes entrepreneures, soit trois finalistes par région : Amérique latine, Amérique du Nord, Europe, Afrique sub-saharienne, Moyen-Orient et Afrique du Nord, Extrême-Orient et Asie du Sud-Est.

  • Qui est Charly Tchatch ? L’animateur gabonais qui a fait  sensation à la CAN 2017 ?

    Qui est Charly Tchatch ? L’animateur gabonais qui a fait  sensation à la CAN 2017 ?

    Vous avez suivi la cérémonie d’ouverture de la CAN 2017 (au Gabon) et des 8ème Jeux de la Francophonie (à Abidjan)? Vous avez surement découvert ce maitre de cérémonie hors pair avec un style américain qui séduisait plus d’un. Lui c’est Charly Tchatch de son vrai nom Hanse Charly Mougniengou. Le jeune gabonais de 30 ans impressionne par son art oratoire et son audace. Son histoire est atypique tout comme la personne.

    En année de licence en sociologie, Charly Tchatch était déjà un entrepreneur. Il achetait des friperies qu’il revendait. Avec la petite économie qu’il réalise, il se lance dans la vente des produits de la pâtisserie sur le campus.  Pour ce faire, il allait récupérer les produits à 350 f cfa qu’il venait revendre à 500 f cfa au campus. Les affaires marchaient bien pour lui jusqu’au moment où les responsables de l’université décident  de le virer du campus.

    Charly Tchatch décide alors de créer sa propre sandwicherie.  En manque de fonds d’investissement, il se tourne vers les banques pour avoir un prêt. Sans caution, ni garantie, Charly Tchatch savait qu’il avait peu de chance d’être pris au sérieux par le personnel de la banque mais il décide de tenter sa chance.  Audacieux, une fois arrivée à la banque, il demande le bureau du responsable des crédits et lui rencontre son histoire ; son parcours entrepreneurial. La dame impressionnée accepte financer  personnellement son projet.

    « Soyons audacieux. N’attendons rien de l’Etat car l’Etat ne connait pas notre état », aime-t-il dire.

    Entre temps, le petit restaurant de Charly Tchatch ne faisait pas assez de bénéfice comme prévu. Il était obligé de le fermer et se retrouve sans emploi et sans domicile. Il passe un mois chez une ex et plus d’un an dans un bureau du conseil national de la jeunesse du Gabon où il devint volontaire. Les soirs il dormait sur le plancher de son bureau.

    L’audace encore l’audace

    Dans les bureaux du conseil national de la jeunesse, Charly Tchatch s’est découvert un talent d’artiste chanteur. Ses chansons ne sont ni en français ni en anglais. C’est une invention propre à lui qu’il a baptisé le tchatching.

    « Le Tchatching  est simplement un mélange de consonnes et de syllabes qui ne respecte pas la logique de la syntaxe de la langue française et anglaise. C’est dans ce mélange que je trouve mon inspiration pour m’épanouir en musique, et avec ma voix j’essaie de transmettre une émotion. En somme consonnes et syllabes sont l’essence même du Tchatching », explique Charly Tchatch.

     

    C’est ainsi que Charly a commencé par animer les petites soirées à Libreville  jusqu’au jour où il parvient à convaincre un des organisateurs du New York Forum Africa de le laisser chanter une minute. Après cette prestation, il s’est  une fois de plus fait  inviter dans l’organisation de Coupe d’Afrique des Nations CAN 2017 en se montrant une fois de plus convainquant. Pour la première fois Charly Tchatch fait son show devant des milliers des milliers de spectateurs. Il sera aussi à Abidjan pour présenter la cérémonie d’ouverture des Jeux de la Francophonie d’Abidjan.

    Charly Tchatch est aujourd’hui, maitre de cérémonie et présentateur télé, « motivateur » et artiste.

     

  • Simpala : l’avenir de l’éducation au Cameroun 

    Simpala : l’avenir de l’éducation au Cameroun 

     

    Depuis 2012, le Camerounais Cyrille Feugang travaillait pour la mise sur pied d’une suite de logiciels qui devraient permettre aux enseignants, aux parents et aux chefs d’établissements  de mieux gérer leurs relations au quotidien. C’est désormais chose faite. Simpala.net, disponible sur le web et sur mobile, est opérationnel dans plusieurs établissements scolaires du Cameroun avec des résultats plus que satisfaisants.

    Cyrille Feugang fondateur de Simpala.net

    Plus besoin de passer des semaines à renseigner les bulletins de notes, calculer les moyennes et classer les résultats. La plateforme Simpala, s’en occupe. Chaque enseignant doit juste porter ses notes dans l’application et le tour est joué. La simplicité de l’opération émerveille les enseignants.

    « Avant il fallait marcher avec des calculatrices, se déplacer  partout avec des bulletins,  mais aujourd’hui avec notre simple téléphone  Android, on remplit seulement les notes et l’application fait le reste », se réjouit Alain Njugnia, un enseignant qui a adopté l’application.

    Avec Payroll de la plateforme Simpala, les chefs d’établissements peuvent facilement suivre n’importe où les activités de leur personnel. Ils peuvent également générer des bons de caisse et traiter les salaires en quelques minutes.

    L’application a également mérite de créer en quelques clics, les cartes d’identité scolaire des élèves.  Les établissements qui ont souscrit aux services de Simpala,  informent régulièrement par SMS les parents d’élève de la moyenne de leurs enfants (avant la distribution des bulletins), des réunions et autres informations utiles.

    « En fin de trimestre, les messages nous parviennent.  Avant même que l’enfant ne rentre avec le bulletin, nous avons déjà le résultat », témoigne un parent.

    Cyrille Feugang attend étendre ses services à d’autres pays sur le continent. Pour y arrive, il a démarré le développement d’une version anglaise de sa plateforme.

     

  • Viamap: l’application camerounaise pour lutter contre l’insécurité

    Viamap: l’application camerounaise pour lutter contre l’insécurité

     

    Ce qui était censé être un exercice de classe, est sur le point de devenir une œuvre d’utilité publique. Viamap est une application mobile  développée  par deux jeunes étudiants camerounais Brice Dounkeng Zélé et Wilfried Joh Ekoka pour réduire l’insécurité au Cameroun.

    Viamap se veut une communauté de partage d’avis sur les zones à risque au Cameroun.  L’application permet aux victimes ou témoin d’une infraction de signaler la dangerosité de la zone concernée.  L’idée dans un premier temps est de prévenir le grand public des zones à risque au Cameroun.

    Les « lanceurs d’alerte » peuvent faire leur dénonciation dans différentes catégories selon l’infraction. Il est ainsi prévu des catégories pour les agressions, les drogues, les homicides, la prostitution…

    Viamap pourrait également être d’une grande utilité pour les forces de l’ordre et de sécurité qui pourraient agir plus rapidement une fois avoir identifié les zones où les infractions sont commises. Légère (7,8 Mo), l’application est facilement téléchargeable.

    « Je suis encore entrain de tester. Mais l’initiative est vraiment novatrice et très utile » à indiqué Choibou Gambo, un internaute.

    L’application est toujours en développement et les apports des premiers utilisateurs sont attendus. « Viamap, une application qui j’ose croire contribuera drastiquement à faire baisser le taux de criminalité dans notre pays le Cameroun. Elle est toujours en cours de développement vos retours et avis nous aideront à l’améliorer », a déclaré Brice Zélé, co-concepteur de l’application.

    Brice Zélé et  Wilfried et Joh Ekoka sont des étudiants en management des systèmes d’informations à l’institut universitaire de la Côte de Douala,