Catégorie : Afrique central

  • Au Cameroun, Eloi Monkam, 29 ans, rapproche le médecin des patients

    Au Cameroun, Eloi Monkam, 29 ans, rapproche le médecin des patients

    Eloi Hermann Monkam a misé sur ses compétences en informatique et en médecine pour innover. Titulaire d’une licence en informatique, l’ancien étudiant de la faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Douala est aujourd’hui docteur.

    À moins de trente ans, le Camerounais dirige depuis janvier 2017 MH-OR, son entreprise qui s’est spécialisée dans le domaine de la télémédecine. L’homme explique avoir toujours voulu entreprendre. Il s’agit selon lui de montrer aux jeunes de sa génération l’importance pour eux de développer leur esprit créatif. Eloi Hermann Monkam est lui guider par la volonté de contribuer au développement de son continent.

    Celui qui confie être passionné par l’écriture a publié aux éditions Edilivre l’ouvrage « Le Modificateur d’Avenir ». Le Camerounais aime également le design, la méditation et passe ses journées à consulter des patients au centre médical de Logpom-Douala. Il y a un an, Eloi Hermann Monkam a lancé une application télémédicale dénommée Théa (That Health again). L’application permet à tout patient quelle que soit sa position géographique de discuter en ligne gratuitement et en temps réel avec un médecin.

    Améliorer la qualité des soins

    À ce jour, la startup d’Eloi Hermann Monkam compte 30 médecins et 4 pharmaciens venant de 5 pays d’Afrique (Burkina Faso, Cameroun, Mali, Benin, Sénégal). MH-OR dispose également de deux laborantins, deux informaticiens et trois assistantes en ligne.

    Depuis avril 2017, Thea compte près de 30 000 visiteurs et 6500 patients réguliers provenant de différents pays d’Afrique, notamment du Togo, Côte d’Ivoire, Mali, Bénin,  Cameroun, Botswana, Rwanda. Depuis son lancement, Thea offre ses services à des patients grâce à des efforts d’Eloi Hermann Monkam et son équipe. L’entrepreneur espère toutefois l’appui des investisseurs pour l’accompagner dans son initiative.

    Il envisage traduire son application dans d’autres langues comme l’arabe, le swahili ou le portugais. De nouvelles fonctionnalités vont aussi être ajoutées à l’application. Elles concernent des services de banques de sang et des Rendez-vous pour des examens physiques approfondis chez des spécialistes. Eloi Hermann Monkam espère aussi travailler en collaboration avec des médecins d’autres pays africains. Son objectif est de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins de santé sur le continent. Dans cinq ans, le responsable de Thea veut avoir 1 million de patients africains.

  • Andy Boumah Yovo, 26 ans, ses drones survolent le Gabon

    Andy Boumah Yovo, 26 ans, ses drones survolent le Gabon

    Andy Boumah Yovo est un homme soucieux de contribuer au développement de son pays. C’est aussi un entrepreneur qui a su faire de sacrifice. A moins de 30 ans, cet ingénieur gabonais spécialisé dans le déploiement d’infrastructures en réseau et télécoms a décidé de revenir dans son pays après des études en France.

    L’entrepreneur dirige depuis 2016 Adis, une société qui utilise des drones pour photographier le Gabon. Andy Boumah Yovo explique que Adis prend des images de forêts, d’infrastructures minières et d’autres sites. Sa société offre également des services dans le cadre des études topographiques et cartographiques.

    Sur un marché local sans concurrence, le jeune entrepreneur a réussi à s’imposer avec la qualité de ses services. Andy Boumah Yovo a effectué des travaux pour de nombreuses sociétés, notamment le groupe Bolloré ou encore l’Agence gabonaise de développement.

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    En moins de deux ans, il a fait preuve d’un savoir-faire et envisage atteindre un chiffre d’affaires de près de 20 millions de FCFA au cours de l’année 2018.

    Le Gabonais envisage désormais renforcer ses services. Il compte investir dans l’achat de matériels professionnels pour améliorer le fonctionnement d’Adis. Jusqu’en 2019, la société compte en effet décrocher des contrats dans le secteur des lignes électriques à haute tension ou dans le domaine pétrolier. Andy Boumah Yovo veut également dans quelques années démarrer ses activités dans les pays de la sous-région, notamment les deux Congo.

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  • Sandrine Mubenga, la Congolaise inventrice de la voiture hybride

    Sandrine Mubenga, la Congolaise inventrice de la voiture hybride

    Sandrine Mubenga, c’est l’une des rares Congolaises qui marquent de leur nom l’histoire de son pays. Avec un Q.I de 120, la diplômée en génie électrique à l’université de Toledo a de quoi surprendre.

    Pourtant, à 17 ans,  Sandrine a frôlé la mort. Suite à une maladie qui l’a contrainte de subir une intervention chirurgicale, Kikwit, la ville où elle vivait avait malheureusement un problème d’électricité. Cette expérience que la Congolaise a du mal à oublier constitue pour elle désormais une source intarissable de motivation. Elle prend conscience de la nécessité de l’électricité et décide de faire des études dans le domaine des énergies. Avec un peu de génie, Sandrine a pensé à de l’énergie fiable, moins polluante et d’un coût relativement bas.

    C’est après qu’elle et ses parents vont s’installer aux États-Unis, précisément dans l’État de Ohio, où elle obtient en 2005 sa licence en génie électrique dans l’université de Toledo avec mention honorable. Et ce n’est qu’après cela que son génie éclate véritablement.

    Génie inventeur

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    A ses débuts, Sandrine a travaillé sur un système solaire portable qui permet de fournir de l’électricité à partir d’un panneau solaire. En travaillant pour Advanced Distributed Generation, le plus grand installeur de système solaire dans le Midwest américain, elle a eu l’occasion de faire le design et installer plusieurs systèmes solaires à Toledo.

    Elle poursuit ensuite avec une Maîtrise en Génie électrique, sous l’aile de Dr Stuart, un professeur connu dans le domaine. À côté de cet éminent scientifique et pour sa recherche, Sandrine Mubenga fait une démonstration sur les technologies d’énergie alternative.

    Mais de toutes ses inventions, celle de la voiture hybride reste la plus frappante. En effet, en  2009 la jeune scientifique conçoit un système qui permet à une voiture de rouler à l’hydrogène.

    En effet, elle rend une voiture électrique hybride en y intégrant une pile à combustible à hydrogène. La voiture créée roule en utilisant l’hydrogène comme carburant et le courant direct. Avec une vitesse maximale de 67 km/h au départ, le prototype est passé à une vitesse de 191 km/h grâce au système inventé par la Congolaise. Une autre caractéristique de cette voiture est qu’elle est silencieuse et ne produit que de l’eau comme déchet.

    Sandrine a également conçu une station-service à hydrogène qui fonctionne à l’énergie solaire. Cette station a la particularité de décomposer l’eau (H2O) en Hydrogène et Oxygène, puis recueillir l’hydrogène dans des réservoirs. La station est alimentée par un système solaire qui produit de l’électricité.

    L’année de l’invention de ce système, elle reçoit le Nkoyi Mérite, qui est un prix de l’Etat congolais pour ses prouesses.

    Son génie, Sandrine Ngalula souhaite également le mettre au service de son pays, le Congo. Aussi, a-t-elle commencé à développer un plan d’électrification des villages en RDC. Ce plan est essentiellement conçu autour de la technologie solaire.

     

  • Traveler: la startup camerounaise de sécurité routière

    Traveler: la startup camerounaise de sécurité routière

    Lancée par une équipe d’entrepreneurs camerounais avec à sa tête Achiri Arnold Njiri, Traveler est une plateforme en ligne et une application mobile qui visent à promouvoir la sécurité routière. Son lancement s’inscrit également dans l’objectif des entrepreneurs de contribuer à la réduction des accidents de route dans le pays.

    Achiri Arnold Njiri explique la mise en place de cette plateforme et la conception de l’application mobile était nécessaire dans un pays où plus de 20000 personnes ont perdu la vie à cause des accidents de route en moins de dix ans. L’entrepreneur soutient ensuite que Traveler est aussi devenu un moyen de suivre de près les conducteurs. En effet, durant leur trajet, ces derniers peuvent être surveillés à distance grâce à la plateforme.

    Système de signalisation

    Traveler fonctionne grâce à un système GPS. Bien équipée, la plateforme collecte aussi toutes les informations (vitesse, trajectoire, accélérations) relatives aux véhicules qu’elle surveille. Achiri Arnold Nji qui est ingénieur en génie électrique précise aussi que Traveler donne la possibilité aux passagers des véhicules de signaler les mauvaises conduites des chauffeurs.

    Grâce à son application, la startup s’est donné les moyens d’avoir toutes les informations importantes pour déterminer les causes d’un accident routier. Plus de 500 véhicules sont déjà enregistrés par Traveler. La population continue d’être sensibilisée sur les avantages de télécharger l’application.

    Depuis trois ans, Achiri Arnold Nji et son équipe ont été distingués grâce à leur startup. Outre leur place finaliste au grand prix de l’innovation PMExchange en 2015, ils ont eu en 2016 le African Entrepreneurship Award. L’année dernière, le prix Orange de l’entrepreneur social leur a été décerné.

  • Cameroun: qui est Samuel Safo Tchofo, l’inventeur de la décortiqueuse de pistache?

    Cameroun: qui est Samuel Safo Tchofo, l’inventeur de la décortiqueuse de pistache?

    Samuel Safo Tchofo est un ingénieur en électromécanique et un chercheur qui a  conçu et fabriqué des machines à égrener les pistaches  qui intègrent une unité de séparation automatique. L’ensemble de l’unité de traitement industriel dispose de 10 machines toutes fabriquées au Cameroun et dénommées SEM (Safo Egusi Machines).

    C’est en 2013 que cet inventeur a quitté son poste de directeur général Guinée équatoriale et Cameroun chez Schlumberger, où il a effectué l’essentiel de sa carrière professionnelle, pour se consacrer à ses recherches, dans un laboratoire qu’il a aménagé à Douala, la capitale économique camerounaise. Une meule portative, une perceuse, la scie sauteuse ou encore l’appareil multifonctionnel portatif, beaucoup d’inventions sont à son actif. Mais la plus attrayante semble être sa décortiqueuse incorporée à une trieuse automatique qui sépare la coque amande par reconnaissance de forme bidimensionnelle. Cette machine qu’il a nommée SEM est conçue à partir de plus de 750 pièces mécaniques assemblées.

    En clair, avec SEM, les graines sont identifiées par reconnaissance de forme et envoyées à l’unité de décorticage. Une fois les graines décortiquées, elles sont automatiquement séparées de leur coque et envoyées à l’unité de contrôle qualité.

    Une invention unique

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    Le SEM est unique en raison de ses spécifications industrielles qui incluent le taux d’efficacité inégalé jusqu’à présent de 97%. Cette invention ouvre les portes des produits industriels dans les domaines tels que la santé, la nutrition et cosmétiques grâce à ces graines très riches.

    Initié en 1988, le brevet final de l’invention a été déposé en 2015 auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Depuis 2016, il a été officiellement attribué sous le numéro de marque déposée 17399. Comme l’explique l’ingénieur, cette invention est le résultat de plus de 27 ans de recherches scientifiques et technologiques.

    Aujourd’hui, le Camerounais est consultant en transfert technologique et développement du contenu local auprès des Nations-Unies. Sous cette casquette, il s’intéresse notamment aux questions de développement et à la gestion des sociétés, la formation du personnel et le développement des capacités.

    Mais Samuel Safo Tchofo ne compte pas s’arrêter là. Il est prêt à jurer qu’il est possible de faire du whisky crème avec le beurre de pistache. Dès lors, il a trouvé une piste pour de nouvelles recherches.

  • Thierry Nyamen: ex-vendeur de bouillie, concurrent de Nestlé au Cameroun

    Thierry Nyamen: ex-vendeur de bouillie, concurrent de Nestlé au Cameroun

    Au Cameroun, NTFoods vend dans presque toutes les rues, comme du lait du Nestlé pour le petit déjeuner.

    Si son chiffre d’affaires est encore loin derrière les multinationales qui sont dans le même domaine que lui, Thierry Nyamen ne s’en frustre pas pour autant. Il sait que la bataille pour avoir le monopole du marché camerounais ne sera pas éphémère. Le NTFoods, entreprise spécialisée dans la transformation des produits locaux et la production de céréales infantiles, se porte bien, et son président-directeur général s’en félicite auprès de qui veut l’entendre.

    NTFoods, c’est la marque Tanty déclinée en une vingtaine de produits, visibles dans plus de 1 500 points de vente, des boutiques aux pharmacies en passant par des supermarchés. Son produit phare, qui constitue à près de 80 % son chiffre d’affaires, reste les céréales infantiles au soja.

    Tanty commercialise des croquettes, des chips, des caramels, des cacahuètes, des huiles végétales, faits à base de produits issus à « 100 % » des plantations du Cameroun telles que le maïs, le plantain, la noix de coco, le soja, l’arachide, et les fruits.

    Métamorphose

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    Dans une première vie, Thierry Nyamen était beaucoup plus animé par la peur que par le défi.

    Après un parcours académique édifiant sanctionné par un doctorat en mécanisation agricole à l’université de Kharkov en Ukraine, Thierry Nyamen, décide de rentrer mettre son expertise au service du développement du Cameroun.

    Alors qu’il rêvait d’un emploi bien rémunéré, celui-ci va être désillusionné très tôt, quand il verra que les courriers de demande d’emploi envoyés n’ont abouti à rien, même pas « un stage gratuit ». Thierry Nyamen avait pourtant envoyé pas moins de 750 demandes. Il en conclu, après calomnie de ses amis qui lui reprochent d’être retourné au Cameroun, qu’il devra prendre son destin en main. Il devient alors vendeur ambulant de riz et sauce d’arachide au départ, ensuite de bouillie.

    Le Camerounais transformait lui-même sa bouillie à travers une de ses inventions. Il profite pour ficeler petit à petit son projet d’entreprise. Avec un capital départ de 150 000 FCFA, Thierry Nyamen lance son entreprise. Sa bouillie en poudre gagne du terrain et en 2003, il gagne le prix spécial du président de la République pour son innovation et il empoche 10 000 000 FCFA. Aujourd’hui, son capital n’est pas moins de 500 millions de FCFA.

    Mais son innovation lui a permis également de glaner plusieurs autres récompenses, dont le prix de la meilleure invention de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).

    Fervent défenseur de la consommation des produits locaux, leader de sa génération, son parcours reste un exemple pour nombre de jeunes Camerounais.

    Désormais animé par l’unique désir de concurrencer Nestlé au Cameroun, le jeune entrepreneur est conscient de la tâche, mais reste déterminé. « Vous avez suivi la guerre du Vietnam ? Vous connaissez l’histoire de David contre Goliath dans la Bible ? Je peux vous dire que les personnes qui réussissent ne font pas des choses différentes. Ils ont une manière différente de faire des choses », croit-il.

  • Njorku: la startup africaine qui centralise les offres d’emplois en ligne

    Njorku: la startup africaine qui centralise les offres d’emplois en ligne

    Mambe Churchill Nanje est Camerounais. Cet entrepreneur a nourri l’envie depuis 2009, avec trois autres associés (Bertrand Kima, Segue Gontran et Ebot Blaise), d’encadrer le secteur de recrutement sur le continent à travers une solution innovante. Alors que l’Afrique est confrontée à un taux de chômage élevé, il existe pourtant des postes qui ne sont pas pourvus et des offres auxquelles de potentiels postulants n’ont pas accès.

    L’entrepreneur explique avoir éprouvé de difficultés pour recruter en ligne pour sa société de conseil. L’idée ingénieuse de Mambe Churchill Nanje est d’avoir créé, avec ses associés, Njorku (éléphant dans la langue Dikome Balue), une plateforme qui centralise de nombreuses offres d’emplois. Njorku rend accessible d’offres d’emplois récents et aident de nombreuses personnes. Il est également possible de déposer sur Njorku son CV. « Nous le proposons ensuite à des employeurs que cela peut intéresser », justifie Mambe Churchill Nanje. Njorku enregistre près de 20000 visites par jour et plus de 50000 annonces après son lancement.

    Réalisation

    En sept ans, la startup a contribué à la relance du secteur de la recherche d’emplois sur internet. Outre la publication des offres, Njorku a également servi de base à la création de SAAS nukeboard.co, une plateforme qui encourage les entrepreneurs du continent à lancer leurs sites d’emploi. La startup fournit aussi des données et des études sur le secteur de l’emploi aux autorités de certains pays. Des réalisations qui ont permis à Njorku d’être classé par le magazine Forbes un an après son lancement parmi les 20 startups qui comptent pour l’Afrique.

    A ce jour, la startup est présente dans plusieurs pays, notamment le Ghana, le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Kenya ou encore l’Égypte. Mais depuis 2011, Njorku fait néanmoins face à des difficultés, notamment le faible taux de pénétration d’internet qui ne permet pas à un nombre suffisant de demandeurs d’emploi de se connecter régulièrement.

    Servir des millions de professionnels

    L’entrepreneur explique aussi que l’utilisation de l’outil internet pour des raisons professionnelles n’est pas totalement ancrée dans les habitudes. Pour cela, la plateforme mise sur différentes méthodes de vulgarisation pour se faire connaître. Njorku veut par exemple opter pour des « opérations hors ligne pour aider les demandeurs d’emploi et les recruteurs à utiliser le numérique dans leurs besoins de carrière et de recrutement ».

    Grâce à des partenariats, la startup camerounaise veut désormais créer des sites d’emplois dans différents domaines. L’objectif pour Njorku est d’être utile à 350 millions de professionnels africains d’ici 2025.

  • Le Camerounais Em’Kal Eyongakpa remporte le Prix Henrike Grohs

    Le Camerounais Em’Kal Eyongakpa remporte le Prix Henrike Grohs

    C’est enfin la reconnaissance pour cet artiste talentueux. Passionné d’art, Em’Kal Eyongakpa s’adonne depuis plusieurs années à la sculpture, à la poésie et à la photographie. L’artiste s’illustre également dans le dessin. Début mars, il a remporté le Prix d’art Henrike Grohs organisé en hommage à l’ancienne directrice de l’Institut Goethe d’Abidjan qui avait perdu la vie en 2016 à la suite d’un attentat.

    Em’Kal Eyongakpa a remporté une prime de 20000 euros devant deux autres concurrents de nationalité zimbabwéenne et togolaise. À 37 ans, l’artiste est devenu le premier lauréat de ce prix. Le président du Goethe-Institut, Klaus-Dieter Lehmann a félicité Em’Kal Eyongakpa. « Après un processus de sélection intensif, les juges ont fait un excellent choix », a-t-il déclaré.

    Ce prix biennal a pour objectif de valoriser les talents artistiques sur le continent. Les organisateurs du prix ont rappelé qu’il devra récompenser un collectif d’artistes ou d’arts pratiquant les arts.

    Polyvalence

     

    Né au Cameroun, Em’Kal Eyongakpa est diplômé en botanique et en écologie. L’artiste a préféré l’art à une carrière de médecin. S’il n’est pas très connu dans son pays, ces photographies ont pourtant été exposées dans des grandes galeries à l’étranger. Em’Kal Eyongakpa est également présent dans des grands festivals en Afrique.

    « La position multidisciplinaire de sa pratique qui comprend des connaissances issue de la science, de l’ethnobotanique, du réalisme magique, de l’expérimentation et de l’utopie répond avec justesse aux valeurs fondamentales du Prix d’art Henrike Grohs », ont déclaré les organisateurs du prix.  Em’Kal Eyongakpa espère que cette récompense va lui permettre de réaliser d’autres projets. Les œuvres de cet artiste qui déplore l’absence d’une politique culturelle au Cameroun devront désormais être objet de curiosité dans le pays.

  • Bénédicte Kuvuna [25 ans], revalorise les produits locaux en RDC

    Bénédicte Kuvuna [25 ans], revalorise les produits locaux en RDC

    À moins de trente ans, Bénédicte Kuvuna est très connue dans son pays. En 2015, le Forum économique mondial a sélectionné cette entrepreneure comme l’une des trois jeunes femmes qui veulent développer le continent à travers leurs initiatives privées. Pour comprendre la détermination de Bénédicte Kuvuna à réussir dans son entreprise, il faut remonter à son enfance.

    À moins de quinze ans, elle s’était déjà habituée à vendre des jus de fruit et d’autres produits naturels. L’entrepreneure explique avoir développé une passion pour « une alimentation saine ». C’est à juste titre qu’au lycée technique, elle a opté pour le parcours hôtelier. « Je rêvais sans cesse d’avoir un jour une grande entreprise dans le secteur alimentaire », affirme-t-elle.

    Grâce à des formations en leadership et en entrepreneuriat, ses ambitions sont renforcées. En 2013, elle crée Surprise tropicale avec l’intention de pour mission de promouvoir les produits alimentaires locaux. Depuis cinq ans, l’entreprise fabrique de jus et chips vendus dans le pays. « On a beaucoup de matière première ici. Mais on manque de denrées alimentaires. Tout ce qu’on trouve au supermarché est importé », fait remarquer Bénédicte Kuvuna, pour qui « nos fruits et nos légumes sont récoltés ici, mais ils sont transformés ailleurs et des conservateurs y sont souvent ajoutés. Puis ils sont réimportés par notre pays et vendus à des prix très élevés ».

    Efforts

    L’entrepreneure ajoute que « c’est la pauvreté alimentaire dans mon pays qui a motivé mon projet ». Mais, elle a surtout fait grandir son entreprise en développant « une attitude ‘just do it’ toujours positive ». Diplômée en communication à l’université catholique du Congo, l’entrepreneure s’est démenée pour faire accepter ces jus de fruit par ses compatriotes. Ces derniers méfiants, il fallait « les rassurer et les convaincre des bienfaits d’une alimentation naturelle ».

    Bénédicte Kuvuna s’est surtout formée en innovation alimentaire pendant une année à Reggio Emilia en Italie. Un séjour d’étude marqué par une activité professionnelle au sein de l’entreprise agro-industrielle Barilla. Surprise tropicale vend également des légumes locaux. En plus de faire des repas à emporter, l’entreprise a surtout choisi d’offrir des services de livraison à domicile à ses clients. Surprise tropicale dispose également d’une boutique en ligne où sont commandés des produits d’agriculteurs congolais. Les clients payent à la livraison de leurs commandes.

    Modèle

    Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 7000 dollars, Bénédicte Kuvuna qui prévoit ouvrir des magasins dans d’autres villes du pays collabore avec plusieurs agriculteurs et producteurs. Elle compte également instaurer le payement par virement bancaire ou par PayPal. Dans sa dynamique de réussite, Bénédicte est devenue un modèle pour les jeunes. Un statut qu’elle assume en venant en aide bénévolement à des jeunes filles issues de milieux défavorisés.

    Pour celle qui estime que la réussite n’est pas à chercher dans un quelconque eldorado, les jeunes doivent se battre pour leur rêve. Elle veut qu’ils changent de mentalité et qu’ils arrêtent de croire que la vie est meilleure à l’étranger. « En RDC et en Afrique, il y a plus d’opportunités que partout ailleurs », rappelle Bénédicte Kuvuna.

  • Afrique: parmi les 8 sports les plus populaires, le football demeure roi!

    Afrique: parmi les 8 sports les plus populaires, le football demeure roi!

    L’Afrique est désormais mondialement reconnue pour son excellence dans divers domaines sportifs. Sur le continent, le sport est un élément qui peut rassembler au-delà des différences culturelles et des affiliations sociales. Aujourd’hui, cette industrie continue de contribuer positivement à l’économie africaine. Mais quels sont les sports les plus populaires sur le conscient ?

    Football

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    C’est sans aucun doute. Le football est le sport le plus populaire en Afrique. Introduit par les colons, cette discipline sportive a su s’imposer très rapidement. Et la raison, contrairement à d’autres sports, il nécessite des ressources minimales. En effet, la prolifération des clubs de football africains a débuté il y a plus de 50 ans et, depuis lors, le nombre de clubs et de ligues de football professionnel a augmenté.

    En 2010, l’Afrique du Sud a accueilli la Coupe du Monde de la FIFA pour la première fois sur le sol africain, un coup de pouce majeur pour le football africain.

    Les pays bien connus pour leurs prouesses en football sont le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Tunisie ou encore le Sénégal. Parmi les meilleurs joueurs africains, figurent Samuel Eto’o, Didier Drogba, Emmanuel Adebayor, Yaya Touré, et bien entendu l’emblématique Gorge Weah.

    Rugby

    Image result for Rugby SOUTH AFRICASaviez-vous que l’Afrique du Sud compte à elle seule plus de 600 000 joueurs de rugby enregistrés ? La popularité de Rugby sur le continent a commencé en Afrique du Sud où elle a joué un rôle clé dans le début de l’ère postapartheid.

    En 1995, l’équipe nationale sud-africaine, Springboks, a remporté la Coupe du monde de rugby à domicile et Nelson Mandela, alors président sud-africain, portait une chemise de François Pienaar, un Sud-Africain blanc. Ce sport a ainsi symbolisé la réconciliation en Afrique du Sud.

    Parmi les autres pays africains qui ont excellé dans ce sport figurent le Kenya, la Namibie et le Ghana.

    Au Kenya, l’industrie du rugby a connu une croissance rapide avec le tournoi international annuel Safari Sevens qui attire des participants du monde entier. En 2016, l’équipe nationale kenyane de rugby a remporté l’IRB Sevens World Series à Dubaï.

    Selon le classement 2017, l’Afrique du Sud occupe le 5e rang mondial derrière la Nouvelle-Zélande, l’Angleterre, l’Irlande et l’Australie.

    Cyclisme

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    Très populaire en Afrique du Sud, le Cape Town Cycle Tour, qui attire plus de 35 000 cyclistes, est la plus grande course cycliste au monde à durée individuelle.

    Actuellement en Afrique du Sud, il y a plus de 25 600 membres cyclistes inscrits. L’un des meilleurs cyclistes d’Afrique du Sud est Greg Minnaar, triple vainqueur de la Coupe du Monde Mountain Bike UCI.

    L’Érythrée est également considérée comme une nation cycliste à venir, dont le potentiel a vu Daniel Teklehaimanot et Merhawi Kudus devenir les premiers Africains à participer au Tour de France. En effet, c’est en 1898 que les colons italiens ont introduit les bicyclettes en Érythrée et, depuis lors, le cyclisme est resté un sport favori.

    L’Éthiopie voisine est célèbre pour le cyclisme féminin avec un talent phénoménal à la base.

    Athlétisme

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    L’Afrique est une puissance de l’athlétisme, en particulier dans les épreuves sur le terrain et sur piste où le continent s’est très bien comporté dans les compétitions mondiales. Il ne fait aucun doute que l’athlétisme a mis l’Afrique sur la carte mondiale, et ses succès ont commencé il y a quelques décennies. Plusieurs pays d’Afrique sont connus pour leurs performances athlétiques, notamment le Kenya, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud et l’Algérie.

    L’histoire de l’athlétisme remonte à l’époque de Reggie Walker, un sprinter sud-africain, qui fut le premier Africain à remporter une médaille d’or olympique de 100 mètres en 1908. Au fur et à mesure que les pays ont commencé à gagner en indépendance, l’athlétisme a continué de se populariser également.

    Selon les données des championnats du monde d’athlétisme de l’IAAF de tous les temps, le Kenya est en tête du classement africain avec 128 médailles, l’Éthiopie avec 72 médailles et l’Afrique du Sud avec 21 médailles.

    Criquet

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    Le cricket est un sport populaire en Afrique du Sud, au Kenya et au Zimbabwe. En 2003, l’Afrique a accueilli la Coupe du monde de cricket, organisée conjointement par l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Kenya.

    En Afrique, ce sport est également utilisé pour autonomiser les communautés Chose qui s’illustrent auprès des jeunes Guerriers Maasai au Kenya, qui ont abandonné la lance traditionnelle et utilisent le cricket pour aider à lutter contre la mutilation génitale féminine.

    Au Nigeria, le cricket est le sport le plus ancien avec le premier match international officiel disputé en 1904, vingt ans avant que le Nigeria ne participe à un match de football. Aujourd’hui, de nombreux pays africains participent à de nombreux matches internationaux de cricket tout en affichant des résultats impressionnants.

    Lutte

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    La lutte a toujours fait partie de nombreuses communautés africaines depuis des temps immémoriaux, où les combats étaient monnaie courante dans les arènes des villages. Cette tradition s’est perpétuée dans de nombreuses communautés, en particulier au Sénégal, chez les Nubiens du Soudan et dans le sud de l’Égypte.

    Passée bien avant le football au Sénégal, la lutte a également joué un rôle clé dans l’intégration sociale et l’autonomisation économique. En plus d’être un sport, c’est une représentation parfaite de la culture et de la tradition africaine.

    Les matchs sont animés avec des chants, des danses, des acclamations et attirent aussi de grandes foules. Ils se déroulent principalement dans des zones sablonneuses. Les statistiques ont révélé que la lutte reçoit des commandites annuelles d’environ 1 million de dollars à 2 millions de dollars par an et les meilleurs lutteurs nationaux peuvent gagner jusqu’à 200 000 $ par match.

    Rallye automobile

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    Les rallyes africains sont considérés comme les plus difficiles au monde et rassemblent des pilotes de renoms. Ce sport est très célèbre au Kenya, au Sénégal, au Zimbabwe et en Ouganda. L’Africa Rally Championship (ARC) est un événement annuel qui se déroule dans plusieurs pays africains sélectionnés.

    Le KCB Safari Rally au Kenya est l’un des événements les plus médiatisés et les plus fréquentés du continent africain. Lancé en 1953, les fans viennent du monde entier pour assister à cet événement spectaculaire qui retient l’attention des médias.

    Parmi les autres évènements organisés sur le continent figurent le Rallye de l’Afrique de l’Ouganda, qui a débuté en 1997, le Rallye de la Zambie, l’un des plus anciens d’Afrique, et le Rallye de Côte d’Ivoire.

    Selon les statistiques publiées par la FIA, l’organisation mondiale du sport automobile, l’Ouganda arrive en tête du continent africain. Le Rwanda est en 2e position et le Zimbabwe est 3e.

    Basketball

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    Depuis son introduction dans les années 1960, le Basketball a conquis bien de pays. Ces derniers temps, le nombre d’équipes professionnelles a augmenté avec de nombreuses compétitions organisées pour améliorer la qualité de ce sport, célèbre en l’Égypte, en Tunisie, au Cameroun, au Ghana, en Ouganda, au Kenya et au Nigéria.

    Parmi les Africains célèbres qui ont joué sur la scène internationale figurent les anciennes stars de la NBA, Hakeem Abdul Olajuwon et Dikembe Mutombo.

    Selon les statistiques de 2017, le Nigeria est en tête du classement africain. La Tunisie est 2e.