Catégorie : Afrique central

  • Tchad : Parfait DJIMNADE réinvente le secteur agricole avec agro-businesstchad.com

    Tchad : Parfait DJIMNADE réinvente le secteur agricole avec agro-businesstchad.com

    Ingénieur en Génie Mécanique Parfait DJIMNADE a travaillé à  la société nationale de ciment Tchad (SONACIM) avant de découvrir sa passion pour l’entrepreneuriat. Il décide alors de se  faire former à distance à  l’Institut Internationale d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) à Ouagadougou/Burkina Faso en Management des Entreprises et des Organisations. Avec son frère, il crée l’Entreprise des Travaux Agricoles « ENTRAG.SARL »  spécialisée dans la production et la commercialisation des produits agricoles.

    La société intervient également dans assistance et conseil agro-écologique,   appui conseil et formation aux associations et groupement agricole et l’élevage des petits ruminants et des volailles.

    Parfait DJIMNADE s’est démarqué de ses concurrents  au Tchad en lançant www.agro-businesstchad.com, une boutique en ligne qui permet aux agriculteurs de commercialiser facilement leurs produits. En 2017, la plateforme a permis à 3000 petits producteurs et agricoles d’écouler leurs produits.

    www.agro-businesstchad.com  a ainsi permis à ces entrepreneurs agricoles d’augmenter leurs chiffres d’affaire de 300 millions de FCFA (500,000 $). ENTRAG.SARL emploie  huit (8) personnes essentiellement des  composée des ingénieurs agronomes et environnementalistes, un consultant économique et financier et un doctorant en génétique de production.

    Parfait DJIMNADE  a ouvert un centre d’incubateur dénommé «  Agro-Business Tchad Incubator » qui se veut un hub d’innovations agricoles au Tchad. « La révolution agricole tchadienne viendra de la jeunesse, et nous sommes là pour cette jeunesse à travers notre incubateur », explique-t-il.

    Parfait DJIMNADE a été respectivement Lauréat du prix Tchad Talents 2015, Lauréat du programme de financement de la Foundation Tony Elumelu (TEF Alumni2017) et Finaliste du prix de l’Innovation Numérique organisé par ONG Internationale Reach for Change et la Téléphonie mobile Tigo Tchad.

  • Felio Siby : la marque de luxe « made in Africa » qui séduit aux USA

    Felio Siby : la marque de luxe « made in Africa » qui séduit aux USA

    Ses sacs se vendent à 30 000 dollars la pièce et ses montres bracelets ; entre 80 et 200 000 dollars la pièce. C’est clair. La marque Felio Siby, s’adresse à une clientèle spécifique.  Derrière cette belle réussite se cache le Gabonais Dominique Siby. Diplômé en relation internationale, cet entrepreneur a décidé de dénommer son entreprise Felio Siby, en hommage à son père, son premier partenaire sur le projet.

    Pour atteindre ses objectifs, Dominique Siby s’est donné des principes. D’abord, il s’abstient de collaborer avec la Chine. Pour lui, il est concevable de fabriquer des produits de luxe en Chine.

    « Depuis que j’ai commencé, je sais ce que je veux faire et je sais où je vais. Je me suis construit un plan bien précis que je suis », explique-t-il.

    Résidant aux USA (Miami), Dominique Siby collabore cependant  avec des artisans locaux en Italie et en suisse pour la confection de ses produits de marque.  Pour sa cible, Dominique Siby a opté pour un marché de niche ; il s’agit notamment des fortunés qui ont déjà utilisé les plus grandes marques et souhaitent avoir quelque chose d’unique, de rare.

    Ces types de clients, il les trouve en Europe, aux USA et aussi en Afrique. Oui, Dominique Siby vend ses produits de luxe  en Angola, au Congo Brazaville et au Gabon.

    « Depuis que Felio Siby existe, ma plus grosse vente a été réalisée en Afrique…  Les Africains aiment se faire plaisir et dépensent beaucoup d’argent dans le luxe  », confie-t-il.

    La marque Felio Siby fut en 2016, le sponsor officiel du coureur brésilien de Formule 1 Felipe Nasr et de l’écurie anglaise Sahara Force India. Le Gabonais a également collaboré avec le tennisman Tomas Berdych.

    Pour recruter ses clients, Dominique Siby use de ses réseaux. Il procède également à des ventes en ligne. Peux importe l’endroit où se trouve le client, il se fait le plaisir de le livrer en personne si tel est le souhait de ce dernier.  L’ambition de Siby est de conquérir le Nigéria, deuxième puissance économique du continent avec ses milliers de millionnaires.

  • RD  Congo : la justice annule la condamnation de l’opposant Moïse Katumbi

    RD  Congo : la justice annule la condamnation de l’opposant Moïse Katumbi

     

    Le jugement du 21 juin 2016 condamnant l’ex président du club de footaball TP Mazembe à trois ans de prison vient d’être annulée par la cour de cassation. Cette condamnation avait contraint en exil, l’ancien gouverneur du province du Katanga. Plus rien ne s’oppose désormais au retour en République Démocratique du Congo  de Moïse Katumbi.

    Le riche homme d’affaire et homme politique a dirigé le prestigieux club « Tout Puissant Mazembe » depuis 1990. Sous sa présidence le club a remporté cinq championnats d’Afrique et fut finaliste en 2010 à la Coupe du monde des clubs.

    L’opposant au régime de l’ancien président Joseph Kabila est considéré par le Magazine anglais The Economist comme « le deuxième homme le plus puissant en République démocratique du Congo après le président Joseph Kabila ».

    En 2018, son retour en RDC a été empêché par les autorités congolaises. L’homme avait saisi le conseil d’Etat pour être autorisé à pénétrer sur le territoire congolais et déposer sa candidature pour la présidentielle, sans suite.

  • Chef Anto : la promotrice du festival de cuisines africaines We Eat Africa

    Chef Anto : la promotrice du festival de cuisines africaines We Eat Africa

    Fille d’un père médecin et d’une mère nutritionniste,la Gabonaise  Chef Anto n’a pas opté pour la voie toute tracée pour elle.  Alors que son père l’imaginait, médecin, Anto Cocagne a préféré  s’orienter vers l’art culinaire.  Il a fallu l’intervention d’un oncle de sa famille pour que son père la laisse s’inscrire au lycée hôtelier Lesdiguières de Grenoble puis le «  Harvard » de la cuisine française : l’École Supérieure de Cuisine française Grégoire Ferrandi, à Paris.

    Titulaire d’un BTS en Arts culinaires à Lesdiguières, une Licence en Management des unités de restauration à l’IUT Pierre Mendès France de Grenoble et un Bachelor Restaurateur option Traiteur Organisateur de Réceptions à Ferrandi,  Anto Cocagne fut dans un premier temps commis avant de gravir les échelons pour devenir chef de cuisine.

    Pour diversifier ses recettes, elle entreprend un voyage aux USA où elle découvre de nouvelles saveurs « et un service différent de celui enseigné dans les écoles de cuisine françaises. »

    De retour en France Chef Anto a travaillé pour  de grandes maisons et des personnalités de renom comme Alain Hascoët, chef de l’hôtel cinq étoiles Le Carlton, à Cannes, ou encore Eric Pras, Meilleur Ouvrier de France en 2004, désormais trois étoiles au guide Michelin.

    Chef Anto s’installe  à son compte  et devient cheffe à domicile et consultante. « A travers mon métier de cheffe à domicile, je fais découvrir à mes clients, à 95% non Africains, une cuisine qui leur était jusque-là étrangère. Ma plus belle gratification est leur enthousiasme face aux recettes que je leur présente et leur désir de découvrir l’Afrique autrement après cette expérience. Organiser We Eat Africa s’inscrit dans cette continuité logique qui me tient à coeur de populariser les cuisines d’Afrique », explique-t-elle sur africavivre.com.

    Ne trouvant pas de cadre pour exprimer leurs talents en occident, le chef Anto et ses collègues cuisiniers africains ont lancé en 2018 à Paris, la première édition du festival des cuisines africaines « We Eat Africa ».

    « L’Afrique c’est 54 pays, c’est 54 façons de cuisiner. Vous partez d’un produit comme le manioc, suivant les pays chacun le traite de façon différente. Les gens avaient besoin de voir un autre visage de l’Afrique, côté gastronomie », explique-t-elle. Son festival met avant non seulement les chefs africains mais aussi les épices et plats et boisson du continent.

    Cette année, la deuxième édition du festival « We Eat africa » sera spécialement dédiée aux femmes. Elle se tiendra à Dakar du 24 au 28 avril 2019.

  • Arielle Kitio : la Camerounaise qui a formé  6000 africains en codage

    Arielle Kitio : la Camerounaise qui a formé  6000 africains en codage

    Arielle Kitio a remporté mercredi 17 avril à Paris, le Prix Margaret de la Femme Digitale Africaine lors de la 7ème édition de la journée de la Femme Digitale. La Camerounaise fondatrice de la startup Cameroon Youth School Tech Incubator (Caysti), forme une nouvelle génération d’Africains passionnés des TIC.

    Chez Caysti, Arielle Kitio apprend aux enfants de 7 à 15 ans, les bases du codage. Elle traverse tout le Cameroun d’écoles en écoles pour inciter les plus petits à s’intéresser à la robotique ou encore à l’intelligence artificielle. En 2019, elle peut se flatter d’avoir formé au moins 6000 enfants. Les élèves sortis de la startup Caysti ont déjà remporté 7 awards technologiques internationaux. Arielle Kitio ne se contente pas de ces succès. Elle rêve de voir ses apprenants au rang Mark zuckerberg, fondateur de Facebook ou encore Bill Gate.

    La jeune doctorante en génie logiciel de 26 ans a créé AbcCode, le premier logiciel de l’Afrique sub-saharienne qui initie les enfants au codage, à la robotique et aux bases de l’Intelligence Artificielle dans leur langue naturelle.

    « abcCode se situe à mi-chemin entre les approches d’apprentissage du code par le dessin et l’écriture du code. Le jeune apprenant est ainsi mieux préparé pour les langages de programmation «évolués ». Il a une meilleure maitrise des règles de sa langue naturelle. Ecrire son programme de façon ludique le rend plus conscient de sa pensée « algorithmique », a-t-elle déclare sur startup.orange.com.

    Tout est parti d’un constat simple ; le  manque d’intérêt des filles aux filières informatiques. « Je me suis rendue compte que les filles étaient moins intéressées par la technique, l’ordinateur et la configuration de réseaux. Elles déléguaient aux garçons qui, pour leur part, n’étaient pas au courant des opportunités ni des débouchés », déplore Arielle Kitio.

     

     

     

  •  Paradigm Initiative inquiet de l’état de la liberté numérique en Afrique [Étude]

     Paradigm Initiative inquiet de l’état de la liberté numérique en Afrique [Étude]

    C’est un rapport accablant et sans complaisance qu’a rendu public, il y a quelques jours, l’ONG Nigériane Paradigm Initiative sur les droits du numérique en Afrique. Le rapport rendu public lors du Forum Mondiale sur la gouvernance de l’Internet à Paris, dresse un tableau sombre de la dégradation de ces droits en Afrique. Parmi les mauvais élèves de ce rapport, on note entre autres les pays comme : l’Ouganda l’Égypte et le Cameroun.

    Selon Paradigm Initiative, la répression des Droits numériques et les violations à travers le continent ont revêtu une nouvelle dimension juridique et sophistiquée. Les dictateurs et les régimes répressifs avec l’avènement d’internet ont adopté la tactique dite de « l’État de droit » pour faire taire la dissidence, la mobilisation des citoyens et le discours civil en ligne. Cette tactique de « l’État de droit » est une utilisation cynique de lois et de la politique pour légitimer des actions qui restreignent l’espace pour la liberté d’expression, la vie privée, la liberté de réunion et d’association et d’autres Droits numériques en ligne.

    Le rapport en question explique, dans un premier, que les régimes de Tanzanie, d’Ouganda de Zambie d’Égypte du Maroc du Bénin et du Togo se sont inspirés du registre des dictateurs pour mettre en péril l’avenir des sociétés démocratiques, ouvertes et inclusives à travers le continent. Puis regrette le fait que ces états refusent de donner suite à des appels en faveur de la promulgation de lois protégeant les droits numériques ou retardent tout simplement l’adoption de ces lois et politiques.

    Le rapport Paradigm Initiative indique par ailleurs que seuls 23 pays ont mis en place une législation sur la protection des données sur le continent (15 autres avec un projet de législation), alors que la protection des données est devenue un fondement essentiel de la vie à l’ère numérique et du bon fonctionnement de l’économie numérique. Un nombre insuffisant au regard des réactions des militants des droits de l’homme sur le continent. Lesquels s’inquiètent du fait que plusieurs lois importantes nécessaires à la protection des Droits numériques n’existent pas ou sont à l’état de projet.

    En Afrique, des arrestations de citoyens pour des commentaires anodins faits en ligne, une surveillance illégale des citoyens et même des fermetures d’Internet sont effectuées dans des contextes où la constitution et la législation nationales déclarent de tels actes illégaux. Dans de tels scénarios, il est souvent devenu habituel pour les acteurs étatiques d’extraire littéralement des sections de la législation existante et de les utiliser comme justification légale d’actes illégaux.

    Des coupures d’internet fréquentes.

    Au cours des trois dernières années, les coupures d’Internet ont eu lieu avec une régularité remarquable en Afrique, généralement autour des manifestations de citoyens et d’autres événements politiques. Le rapport de 2016 sur les Droits numériques en Afrique rendu public par Paradigm Initiative a fait état de 11 incidents des fermetures d’Internet sur le continent alors que le rapport de 2017 traitait de 8 incidents. En 2018, des interruptions ou des perturbations de l’Internet ont eu lieu en Éthiopie, au Mali, en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, au Cameroun et au Tchad. Dans le monde entier, de nombreuses personnes se souviendront de la fermeture de l’Internet au Cameroun, qui a duré 93 jours.

    Le plus long arrêt d’Internet de l’histoire du continent a montré que le respect des Droits numériques désespérément faible en Afrique était en baisse. En plus de la souffrance humaine, les arrêts d’Internet occasionnés causent également des pertes économiques comme l’ont montré certaines études. Il existe déjà des signes encourageants indiquant que le sujet est abordé dans les principaux forums internationaux. Cependant, il reste encore beaucoup à faire dans le contexte de l’Union africaine pour mettre un terme à la situation entourant les fermetures d’Internet en Afrique.

    Les mauvais élèves

    L’Ouganda a attiré l’attention de la Communauté internationale en raison de sa stricte position juridique et sociale à l’égard de la communauté LGBTQI. L’économie ougandaise a connu une croissance de 4,5 % au cours des deux dernières années. Cependant, la croissance économique a été plus rapide en raison de la forte croissance de l’agriculture et des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

    La dégradation de la situation des droits de l’homme en Tanzanie se reflète également dans la liberté de l’Internet et les Droits numériques. Bien que, comme indiqué précédemment, de nombreux organes de presse aient été fermés en Tanzanie en 2017, cette année a été marquée par une nouvelle répression de la liberté d’expression en ligne dans le pays. Les citoyens ordinaires ont également été touchés, comme le montrent les exemples ci-dessous.

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    Le gouvernement a fermé plusieurs journaux et attaqué plusieurs dirigeants, y compris des groupes minoritaires et des adolescentes enceintes. En avril, deux musiciens tanzaniens ont été arrêtés pour avoir publié des vidéos sur les réseaux sociaux. Le chanteur primé âgé de 28 ans, Nassib Abdul, également connu sous le nom de Diamond Platnumz, a été arrêté le 16 avril pour avoir partagé un clip vidéo avec ses 4,5 millions de followers sur Instagram le montrant en train d’embrasser une fille.

    En outre, Faustina Charles, âgée de 26 ans, connue sous le nom de Nandy, a également été arrêtée le même jour pour avoir publié un clip vidéo d’elle-même et d’un autre musicien via WhatsApp. Les autorités tanzaniennes ont estimé que la vidéo était « indécente ».

    Le Règlement de 2018 sur les communications électroniques et postales (contenu en ligne), entré en vigueur en avril 2018, introduit une série de restrictions radicales à la liberté d’expression, notamment en exigeant : La dégradation de la situation des droits de l’homme en Tanzanie se reflète également dans la liberté de l’Internet et les Droits numériques. Bien que, comme indiqué précédemment, de nombreux organes de presse aient été fermés en Tanzanie, et 2018 a été marquée par une nouvelle répression de la liberté d’expression en ligne dans le pays. Les citoyens ordinaires ont également été touchés.

    En Afrique blanche, l’Égypte et Maroc se sont illustrés négativement dans ce rapport. Depuis la prise du pouvoir en Égypte par le général Abdel Fattah El-Sisi, le contexte de répression brutale des voix dissidentes s’est accru ; y compris en 2018. L’Égypte dispose par exemple d’un des réseaux de surveillance les plus étendus ciblant les groupes d’opposition, les militants, les organisations de défense des droits humains, les blogueurs et les journalistes. Surtout sur les médias sociaux et autres plateformes de communication, cette réalité a créé un climat de peur au sein de la communauté activiste égyptienne.

    À cet égard, il y a eu un certain nombre d’arrestations et de détentions de voix dissidentes sur des plateformes numériques en Égypte. Le 23 mai 2018, l’éminent blogueur et journaliste égyptien Wael Abbas, l’un des blogueurs les plus populaires du monde arabe, a été arrêté par la police égyptienne, mais pas avant de publier « Je suis en train d’être arrêté » sur sa page Facebook. Wael Abbas a été un blogueur pionnier et influent en Égypte, connu pour ses critiques sur la corruption, les brutalités policières et le recours à la torture en Égypte.

    Dans un autre incident qui témoigne du climat répressif qui règne dans le pays, une touriste libanaise, Mona El-Mazbouh, a été condamnée par un tribunal du Caire le 7 juillet à huit ans d’emprisonnement. Sa peine concernait une vidéo de 10 minutes qu’elle a postée sur Facebook dénonçant le harcèlement sexuel et les conditions de vie en Égypte.

    Toujours en Égypte, depuis le 14 août 2018, les autorités égyptiennes ont ordonné la détention de quatre journalistes dans le cadre d’une affaire où plusieurs journalistes, militants et universitaires étaient accusés d’appartenance à un groupe interdit et de diffusion de fausses informations. Parmi eux, Islam el-Refai, également connu sous le nom de Khorm, un blogueur satirique qui gérait également un compte satirique sur Twitter avec 75 000 abonnés.

    Le 11 mai 2018, Amy Fathy et Mohamed Lotfy, son mari, ont été arrêtés pour avoir publié une vidéo sur Facebook dans laquelle elle parlait de harcèlement sexuel en Égypte et du manque de protection du gouvernement envers les femmes. La police a fait irruption chez elle au Caire et les a conduits au poste de police avec leur enfant de 3 ans. Sa vidéo de 12 minutes a également abordé la dégradation de la situation des droits de l’homme et de la situation socio-économique en Égypte.

    Au Maroc par contre malgré l’existence de l’article 25 de la Constitution marocaine de 2011 garantissant les libertés de pensée, d’opinion et d’expression sous toutes leurs formes. Plusieurs web journalistes ont été inquiétés. C’est le cas en juin 2018, du web -video-journaliste et éditeur marocain, Mohamed al-Asrihi condamné à 5 ans de prison et à une amende de 2 000 dirhams marocains (environ 210 $), dont le travail porte sur la corruption, les droits de l’homme et la politique, un autre cas plus palpant est celui du journaliste et rédacteur en ligne sur Internet, Hamid al-Mahdaoui, qui couvre la corruption, la politique et les droits de l’homme.

    Il a été arrêté le 20 juillet 2017 par la police marocaine alors qu’il se rendait dans la région du Rif, dans le nord du Maroc, pour couvrir des manifestations organisées par le Mouvement populaire. Le même mois, il a été condamné par le tribunal pénal à trois mois d’emprisonnement et à une amende de 20 000 dirhams marocains (2 200 dollars) pour « avoir commis des délits par des discours et des cris dans des lieux publics ». À cette liste vient s’ajouter un manifestant du non d’El Mortada Lamrachen ; lui a été arrêté chez lui le 10 juin 2017 après avoir utilisé sa page Face book pour appeler à des manifestations pacifiques lors des troubles qui se sont déroulées dans la région de Hoceima, au Maroc, d’octobre 2016 à juillet 2017. Une situation moins reluisante similaire à la situation qui prévaut en Afrique centrale et de l’ouest.

    Dans cette partie du continent africain les restrictions liées au des Droits numériques ont également été enregistrés dans les pays comme : le Cameroun la République démocratique du Congo, le Nigéria et le bénin.

    Le Cameroun n’a pas encore de loi spécifique sur les médias sociaux et Internet. La loi n ° 2010/012 du 21 décembre 2010 sur la cybersécurité et la cybercriminalité est utilisée, le cas échéant, et « régit le cadre de sécurité des réseaux de communication électroniques et des systèmes d’information, définit et sanctionne les infractions liées à l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication au Cameroun ». Bien que cette loi soit appliquée pour contenir la menace croissante de la cybercriminalité, les fausses informations et les discours de haine restent critiqués pour leur manque de précision sur les Droits.

     

    Le pays a enregistré une fermeture d’Internet de 93 jours en 2017 dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, deux régions en conflit depuis 2016. Le 6 décembre 2017, l’écrivain camerounais Patrice Nganang a été arrêté dans la région du Littoral camerounais avant son voyage au Zimbabwe. L’arrestation a eu lieu après plusieurs publications sur son compte Facebook critiquant le président Paul Biya et son gouvernement.

    Le 20 janvier 2018, une lettre circulaire du ministre de la Justice enjoignait aux magistrats de « s’engager, après identification précise par les services de sécurité, à poursuivre juridiquement toute personne résidant au Cameroun qui utilise les réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations ».

    Cette circulaire est considérée par les activistes comme un prétexte pour le contrôle de l’Internet. En 2018, la RD Congo a enregistré plusieurs perturbations et fermetures d’Internet. L’accès aux médias et aux réseaux sociaux tels que WhatsApp, Facebook, YouTube et Skype a été interrompu à plusieurs reprises pour entraver la communication entre les manifestants de l’opposition dans plusieurs régions du pays.

    En 2017, la Collaboration sur la Politique internationale relative aux TIC en Afrique Orientale et Australe (CIPESA) estimait que la République Démocratique du Congo perdait 2 millions de dollars par jour à cause de ces perturbations. Le 30 décembre 2017, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Information a demandé par lettre officielle au Directeur général d’Africell Congo de suspendre totalement les fournitures Internet et SMS dans le pays. Cette fermeture de trois jours a eu lieu après le début des manifestations de l’opposition.

    La République du Bénin a quant à elle maintenu un bilan décent en matière de droits de l’homme au cours de la dernière décennie. Malheureusement, la décision du gouvernement d’imposer une taxe sur les services payants dans le pays a gâché ce record. Le gouvernement, par le décret 218-341 du 25 juillet 2018, a imposé une taxe sur l’utilisation des médias sociaux. Le décret prévoit le paiement d’une redevance de 5 FCFA par mégaoctet utilisé par l’utilisateur des services Over the Top (OTT) tel que Facebook, WhatsApp, Twitter, Viber et Telegram. Cela s’est traduit par une augmentation de 400 % du prix d’un mégaoctet dans le pays.

    Outre cette mesure Le Bénin a un bilan moins que remarquable en matière de liberté de la presse et est actuellement classé 84e sur 180 pays dans un classement de Reporters Sans Frontières. La menace de fermer des publications en ligne non enregistrées dans un pays sans procédure connue d’enregistrement devrait être considérée dans le contexte plus large d’un pays qui a montré une tendance à fermer à volonté les médias.

    Au Nigéria les cas de restrictions et de violations des droits numériques. Depuis l’instauration du nouveau gouvernement au Nigéria en 2015, on a le sentiment que la situation des droits de l’homme s’est détériorée. La liberté d’expression, la liberté d’association et les voix dissidentes ont été mises à rude épreuve, une situation qui a désillusionné des millions de Nigérians qui espéraient une vie meilleure. Les actions, les politiques et les déclarations du gouvernement fédéral et de certains gouvernements d’États ont porté atteinte aux droits de l’homme, y compris les Droits numériques.

    3Le 1er janvier, Daniel Elombah, l’éditeur de elombah.com, a été arrêté à l’aube avec son frère Timothy dans sa résidence dans l’État d’Anambra au Nigéria par des agents de la sécurité, sur un article qu’il avait écrit et jugé offensant pour l’inspecteur général de la police du Nigéria, publié sur le site Web privé Opinion Nigéria. Les deux hommes ont été traduits devant la Haute Cour d’Abuja le 1er mars 2018 et ont plaidé « non coupables » à dix chefs d’accusation de diffamation. Bolouere Opukiri, une employée du bureau de l’amnistie présidentielle, a été relevée de ses fonctions pour avoir critiqué le vice-président et la première dame sur Twitter.

    En réponse à des plaintes de partisans du président ayant une présence en ligne, ses supérieurs au travail ont lancé une enquête qui a abouti à son licenciement. Ibrahim Garba Lawal, communément appelé IG Lawal, a été arrêté par des agents de sécurité pour avoir partagé des détails sur des allégations de corruption, le président de la Commission nigériane du Hadj sur Facebook M. Lawal a été traduit en justice mercredi devant une haute cour d’Abuja à Jabi pour trois chefs d’accusation de diffamation de caractère criminel, d’incitation publique et d’exploitation d’une organisation illégale (CATBAN).

    Au cours des trois dernières années, l’espace des Droits numériques a évolué assez rapidement en Afrique. Cependant, une chose est clairement apparue : la lutte pour le contrôle d’Internet n’a fait que s’intensifier et les acteurs étatiques du continent ont mis au point de nouvelles méthodes pour étouffer les Droits numériques.

    Bien que les coupures d’Internet, les arrestations de citoyens et de blogueurs/journalistes, la surveillance illégale, le déploiement de logiciels malveillants et de logiciels espions sophistiqués demeurent des instruments d’atteinte aux droits numériques, les acteurs étatiques du continent adoptent de plus en plus de voies légales pour promulguer des lois portant atteinte à la vie privée, liberté d’expression, liberté d’association et autres Droits numériques.

  • André Siaka, figure de proue du management au Cameroun

    André Siaka, figure de proue du management au Cameroun

    À 69 ans, André Siaka fait partie des hommes d’affaires les plus connus au Cameroun. Ce manager hors pair totalise plusieurs années d’expérience. L’homme a fait notamment ses preuves à la tête de la Société anonyme de brasserie du Cameroun (SABC) et en tant que patron des patrons camerounais.

    C’est un dirigeant intelligent qui a su construire une brillante carrière professionnelle après ses études supérieures. André Siaka s’est formé en France en étudiant l’ingénierie à l’École polytechnique de Paris. Très tôt, il devient le directeur de la filiale Cameroun de Société Générale. Malgré son jeune âge André Siaka fait montre d’un savoir-faire qui surprend plus d’un. Ce qui lui vaut de devenir en 1976, à moins de 30 ans, un acteur principal de la direction de la société anonyme des brasseries du Cameroun (SABC). André Siaka devient en effet directeur général de la SABC où il passe une trentaine d’années.

    Alors qu’il dirige depuis 1993 le groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM), ce chef d’entreprise apprécié par ses pairs décide de démissionner en 2008. On le dit très convaincant et toujours passionné par les projets sur lesquels il travaille. André Siaka a fondé Routes d’Afrique (Routd’Af), son entreprise avec laquelle il se positionne désormais le secteur de la construction d’infrastructures au Cameroun. Routd’Af a également une vision continentale avec l’objectif de fournir ses services dans d’autres pays africains.

    Respecté par son entourage, André Siaka est aussi un conseiller pour ses proches. L’homme d’affaires leur prodigue des conseils dans le management des entreprises. Comme c’est souvent le cas où il partage aussi ses expériences avec la jeune génération d’entrepreneurs. André Siaka reste administrateur et président de conseil d’administration de certaines sociétés nationales.

    Distingué à plusieurs reprises, celui qui est le consul honoraire de Monaco au Cameroun est un grand motivateur. Selon lui le monde l’entreprise rime avec compétition. Un constat qui le pousse constamment à répéter à de jeunes entrepreneurs l’importance de cultiver l’originalité et de s’adapter aux différents changements.

     

  • En RDC, le Blockchain pour suivre le cobalt de la mine jusqu’à son utilisation    

    En RDC, le Blockchain pour suivre le cobalt de la mine jusqu’à son utilisation    

    Au Congo et pour la première fois, le Blockchain va être utilisé afin de suivre le parcours du cobalt depuis les mines artisanales jusqu’aux produits utilisés dans les smartphones et les voitures électriques.

    Des sources proches d’un projet pilote qui devrait être lancé cette année indiquent que l’objectif est de donner aux fabricants un moyen de s’assurer que le cobalt contenu dans les batteries lithium-ion pour des produits tels que iPhone et Teslas n’a pas été exploité par des enfants.

    Le projet pilote prévoit de donner à chaque sac scellé de cobalt produit par un mineur artisanal, une étiquette numérique qui entre sur blockchain à l’aide d’un téléphone portable, avec le poids, la date, l’heure et peut-être une photo.

    Le projet impliquera des organisations dans toute la chaîne d’approvisionnement, des observateurs sur le terrain vérifiant que les sites n’utilisent pas enfants, à travers le processus d’affinage pour les utilisateurs finaux, selon les personnes aidant à développer le système.

    En effet, le suivi du cobalt présente de nombreux défis, car il faudrait surveiller un grand nombre de sites miniers informels, tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement devraient adhérer au système, et des données électroniques précises devraient être transmises depuis des régions reculées. Le tout, dans un vaste pays en proie à la corruption.

    Mais les utilisateurs subissent une pression croissante de la part des consommateurs et des investisseurs pour prouver que le cobalt qu’ils utilisent provient de chaînes d’approvisionnement sans abus de droit, tout comme les minéraux utilisés dans l’électronique tels que le tantale, l’étain, le tungstène et l’or.

    Confiance

    La technologie Blockchain est déjà utilisée dans l’industrie du diamant. Les pierres précieuses reçoivent une empreinte numérique qui est ensuite suivie par la blockchain au fur et à mesure que les pierres précieuses sont vendues, ce qui donne un enregistrement infalsifiable de l’origine des pierres.

    Toutefois, la chaîne d’approvisionnement en cobalt est beaucoup plus complexe, mais les développeurs du projet pilote espèrent que la blockchain peut au moins suivre certaines des étapes qui inquiètent les utilisateurs finaux.

    Amnesty International, qui a détaillé l’ampleur du travail des enfants dans les mines de cobalt au Congo dans un rapport publié en 2016, a déclaré qu’elle étudiait la blockchain, en particulier en vue de rechercher les paiements aux intermédiaires.

    « Vous devez vous méfier des solutions technologiques à des problèmes qui sont aussi politiques et économiques, mais la blockchain peut aider. Nous ne sommes pas contre », a déclaré le chercheur d’Amnesty Mark Dummett.

    Il faut noter que la RD Congo détient la moitié des réserves mondiales de cobalt et la demande pour la principale composante minérale des batteries lithium-ion devrait augmenter à mesure que les voitures électriques proliféreront. En 2016, le Congo a extrait 54% des 123 000 tonnes de cobalt produites dans le monde.

     

     

  • En RDC, WapiMED allie santé et transfert d’argent pour guérir   

    En RDC, WapiMED allie santé et transfert d’argent pour guérir   

    Si la RDC est peut-être un terrain difficile pour l’éclosion des startups technologiques, la société d’e-santé WapiMED est lui, en train de monétiser sa plateforme, qui combine soins de santé et paiements.

    Lancé en 2016, WapiMED est un répertoire géolocalisé pour les fournisseurs de soins en Afrique, aidant les utilisateurs à trouver et à accéder aux professionnels de la santé répertoriés. Mais pas que. La startup développe aussi MEDpay, considéré par les promoteurs comme le «  Western Union ou MoneyGram pour les dépenses de santé en Afrique ».

    A en croire José Zefu Kimpalou, co-fondateur de WapiMED, le service proposé par la startup combine les paiements en ligne, les services bancaires mobiles et les cartes de paiement dans le but de faciliter les transferts de fonds entre les expéditeurs d’argent de la diaspora africaine et les prestataires de soins de manière simple, rapide et sécurisée dans leurs pays d’origine.

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    « En utilisant MEDpay, l’expéditeur d’argent sait exactement comment l’argent sera utilisé pendant que les prestataires de soins reçoivent des patients pour lesquels les factures sont prépayées. C’est une expérience gagnant-gagnant » rassure José Zefu Kimpalou

    Kimpalou a été inspiré pour lancer WapiMED après avoir découvert la plateforme américaine de réservation de rendez-vous Zocdoc. L’objectif est d’améliorer la façon dont la diaspora africaine soutient les membres de la famille lorsqu’ils ont besoin d’un traitement dans leur pays d’origine.

    WapiMED est autofinancé, mais a été sélectionné pour participer au programme d’entrepreneuriat Tony Elumelu (TEEP), lui donnant accès à une subvention de 5 000$ US.

    Bien que fonctionnant uniquement en RDC pour le moment, WapiMED a également des prestataires de soins enregistrés dans plusieurs autres pays, dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun.

  • Gabon: cet entrepreneur illumine les zones rurales avec ses kits solaires

    Gabon: cet entrepreneur illumine les zones rurales avec ses kits solaires

    Aubin N’Gouan est un jeune entrepreneur qui impacte de nombreuses communautés grâce à son initiative. Ce Gabonais a cofondé il y a trois ans Solar Box, une startup qui loue et commercialise des kits solaires photovoltaïques mobiles sous forme de cubes pour capter les rayons chauffants du soleil. Diplômé en génie électrique Aubin N’Gouan a fait des études à l’École polytechnique d’Agadir. Il explique que ses « Solar Box » sont capables de fournir trois fois plus d’énergie que d’autres kits solaires.

    En réalité, pour développer son projet, l’entrepreneur s’est intéressé aux besoins principaux des populations de son pays. Il a ensuite créé sa startup dans le but d’apporter aux foyers nécessiteux de l’électricité solaire. Aubin N’Gouan reconnaît d’ailleurs avoir tout lancé dans sa chambre d’étudiant.

    Partenariat

    Selon lui, il était important de faire de l’énergie solaire une alternative énergétique sérieuse au Gabon. Le fait est que cette énergie était habituellement utilisée pour des lampes dans des zones publiques. Depuis 2015, le Solar Box proposé par l’entrepreneur est composé d’une batterie, d’un onduleur et d’un cube solaire capable de fonctionner pendant près de dix heures.

    La solution énergétique de Aubin N’Gouan comble donc le déficit énergétique constaté dans les zones rurales du pays. Solar Box propose à sa clientèle trois offres, notamment une consommation mensuelle (10000 FCFA) pour une maison et une offre premium dont peuvent bénéficier de grands bâtiments.

    Ces innovations ont permis à Aubin N’Gouan d’être récompensé par le prix du Start-upper au plan national. L’entrepreneur a déjà tissé des partenariats avec des entreprises étrangères, notamment en Chine. Aubin N’Gouan veut désormais implanter sa startup dans des pays du continent où la demande est forte.