Catégorie : Afrique central

  • À la découverte de Mossokouk, le futur ‘Amazon’ tchadien

    À la découverte de Mossokouk, le futur ‘Amazon’ tchadien

    Depuis sa création en 2014, cette plateforme web mobilise toutes les annonces du Tchad. Près de quatre ans après, Mossosouk se positionne comme le site d’annonces le plus visité du pays. Son fondateur Andréas Koumato explique que « Mosso » signifie « commerce » dans la langue maternelle la plus parlée au sud du pays. Quant à « souk », l’entrepreneur rappelle que le mot signifie « marcher » en arabe.

    Andréas Koumato ajoute qu’il a lancé sa plateforme dans une dynamique de voir ses compatriotes réunis autour d’un objectif commun. Le Tchadien a surtout eu un appui financier d’une valeur de 5000 dollars de la part la fondation Tony Elumelu

    Moussokouk est donc un « lieu de rencontre » entre des vendeurs et des acheteurs au Tchad. La plateforme offre surtout des services de livraison à domicile. « Moussokouk centralise des annonces ses services dans le domaine de l’immobilier, de la mode ou de l’électroménager», déclare Andréas Koumato qui ambitionne faire un hub régional du numérique, de l’innovation et de l’entrepreuriat. Des produits de beauté, des livres et du matériel informatique sont également mis en vente sur la plateforme.

    « Les vendeurs peuvent ouvrir leurs magasins en ligne en ayant leur produit disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, gagner en visibilité et faire plus de ventes. Les acheteurs ont un accès instantané à un catalogue riche et diversifié de produits de qualité, les commandent et sont livrés où qu’ils soient », précise Andréas Koumato.

    Des offres d’emploi et de stages sont aussi disponibles sur ce site de vente en ligne. « Cela aide beaucoup de nos compatriotes », résume Andréas Koumato. Ingénieur en informatique, ce « jeune leader » est également responsable du Pôle Innovation et Entrepreneuriat de l’initiative Generation ABCD (ABCD pour AnyBody Can Dream mais aussi Acting and Building The Chadian Dream). Avec ABCD, il œuvre pour la promotion de la culture d’excellence et de l’entrepreneuriat au sein de la jeunesse de son pays. « Il ne faut pas se limiter à quelque chose », lance-t-il à l’endroit des jeunes. Avant d’ajouter : « Il faut viser loin dans le lancement du projet de l’entrepreneuriat. Même si on commence petit, c’est de garder toujours les ailes, d’aller très loin dans la discipline et tout ».

  • Qui est Dominique Martin Saatenang, le premier africain moine Shaolin?

    Qui est Dominique Martin Saatenang, le premier africain moine Shaolin?

    Se rêver au temple Shaolin en Chine, vieux de 1500 ans, pour apprendre le Kung Fu afin de devenir le premier disciple africain du monastère, pour un Camerounais plutôt pauvre aux revenus limités, c’est oser.

    Lui, c’est Shi Yanma, l’Aigle noire, le Bruce Lee africain, ou plus exactement, car il est Camerounais, Dominique Martin Saatenang. Il n’était a priori pas destiné à arborer la réputée robe safran des moines de ce temple mythique de la Province du Henan. Parce que jeune, son père rêvait de lui un grand footballeur, un autre Roger Mila.

    Né en 1975 dans le village de Bafou, dans son Cameroun natal, Dominique Saatenang avait été envoyé dans la capitale Douala pour trouver un centre de formation de football. Mais le destin semblait avoir d’autres plans, quand il découvre le Kung Fu à l’âge de 10 ans dans une folle ignorance qu’il serait un jour le premier maitre Shaolin africain. « Je suis fasciné depuis que j’ai 10 ans par les arts martiaux. C’est grâce à ces films de kung-fu et grâce à Bruce Lee que je me suis retrouvé en Chine. C’était en 1999, mon premier voyage », a-t-il expliqué. Mais pour que ce voyage ne tienne, Dominique a dû vendre tout ce qu’il possédait. Et surtout, il avait choisi de rompre avec un destin princier.

    Devenir un moine religieux et faire vœu de célibat plutôt que de perpétuer la lignée familiale ancestrale, le dilemme était grand. Son grand-père était le roi de Bafou, et Dominique Saatenang était donc un prince. Il avait 24 ans.

    À l’époque, comme tant d’autres étrangers, arrivé en Chine, Dominique Saatenang a dû se contenter de quelques cours dans l’une des innombrables d’écoles qui foisonnent autour du célèbre temple fondé au 8e siècle. Premier obstacle du Camerounais, la langue chinoise dont il ne savait rien. Ajoutés à la gastronomie particulière, la solitude d’un noir en Chine, les hivers glaciaux et l’entraînement dur étaient des défis de taille.

    Peu d’étrangers ont réussi à pousser les portes de ce saint temple chinois, mais lui a eu de la chance. Dominique a fait une connaissance : « Au bout de quelques semaines de stage, j’ai rencontré le chef spirituel du temple, Shi Yongxin. Il m’a invité à venir y passer six mois. J’y suis resté quatre ans », rappelle-t-il. Commence la grande aventure.

    La métamorphose de Dominique Satennang à Shi Yanma aura duré quatre années. Une longue période durant laquelle le seul noir du temple a appris le chinois, la médecine traditionnelle et bien évidemment le célèbre art martial chinois, le kung-fu, avec un régime de vie fort peu enviable pour le commun. Chaque jour, se lever à 4 h 30. La première prière débutait à 5 heures, puis, le petit-déjeuner, frugal : une soupe de riz et de légumes. Suivaient ensuite huit heures d’entraînement. « J’ai failli abandonner plusieurs fois », a-t-il reconnu. « C’est un entraînement très difficile, beaucoup abandonnent », ajoute le maître.

    Nouvelle mission

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    Désormais, le premier moine bouddhiste africain et aussi le seul arbitre international étranger de kung-fu est, depuis 2011, ambassadeur itinérant du temple à l’étranger.

    Revenu à la vie civile, Dominique Saatenang parcourt maintenant le monde, avec les yeux rivés sur l’Afrique.

    En effet, depuis qu’il est devenu objet de curiosité mondiale, Dominique s’est assigné plusieurs missions, en guise de redevance à l’endroit de l’Afrique, son Cameroun et son village natal. Entre autres missions, apporter, comme un évangile, le Kung Fu, la philosophie et la médecine chinoise sur le continent africain pour améliorer la vie de nombreuses personnes en difficulté. Puis, sauver son Bafou natal de la pauvreté en fournissant l’électricité et l’eau potable. Enfin… fonder une famille.

    Aujourd’hui, père de trois enfants, l’ancien moine vit avec sa famille à Paris, mais revient en Afrique autant de fois qu’il le peut chaque année.

    Depuis, l’homme a ouvert plusieurs écoles de kung-fu sur le continent, notamment au Mali, au Gabon, au Sénégal, au Cameroun et en Côte d’Ivoire, fréquentées par plus de trois mille élèves.

    Dominique dirige son bureau parisien sur les Champs-Élysées son entreprise, la China-Africa Investment Federation, qui l’aide à atteindre son objectif le plus important : construire le premier temple africain Shaolin satellite au Cameroun, qui a été approuvé par l’abbé de Shaolin et dont les travaux devraient débuter cette année.

    Il est aussi devenu un homme d’affaires. Vice-président de la Fédération des investisseurs sino-africains, il a créé DMS International Group, une société dont il est le PDG et qui a, aujourd’hui, des bureaux en Afrique, en France et en Angleterre.

    Mais une de ses grandes fiertés est d’avoir réussi à faire admettre depuis 2011 dix étudiants originaires du Rwanda, du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Congo au temple de Shaolin, grâce à des bourses accordées sur ses conseils. Cette bourse couvrira cinq ans de séjour en Chine pour les nouveaux Bruce Lee africains.

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  • RDC: Découverte du plus grand puits de carbone au monde

    RDC: Découverte du plus grand puits de carbone au monde

    C’est une grande découverte. Une grande tourbière. C’est dans la région de la Cuvette-Centrale située entre la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville que des chercheurs britanniques ont fait la découverte de ce grand stock de carbone. Selon les informations, la quantité du stock de carbone découvert est comparable à des émissions d’énergies fossiles d’une durée de trois ans. La découverte a été faite par des chercheurs de l’université de Leeds en collaboration avec Greenpeace.

    Le stock de carbone s’est formé il y a plus de 10000 ans forme une couche épaisse de 2,4 mètres en moyenne. Sa surface est de 145500 km2, ce qui fait d’elle la plus grande tourbière du monde. « Cette tourbière couvre une surface colossale. Elle est 16 fois plus large que les précédentes estimations, c’est la plus grande jamais trouvée sous les tropiques. Nous y avons trouvé 30,6 gigatonnes de carbone, jusqu’alors ignorées de tous », a expliqué l’un des chercheurs.

    Un enjeu climatique

    Mais déjà, les spécialistes appellent à une protection de ce stock de carbone qui constitue un grand atout pour les pays de la région. « La protection de cette tourbière, ainsi que celle des forêts, pourrait constituer la plus grande contribution de l’Afrique centrale au problème mondial du changement climatique », affirme un enseignant chercheur de l’université Marien Ngouabi. Le chercheur ajoute que cette découverte devrait appeler à un sens de responsabilité de la part des États, notamment les deux Congo. Au risque de se précipiter sur ce carbone et dégrader aussi la biodiversité de la Cuvette-Centrale. En effet, on trouve dans cette région de l’Afrique centrale des éléphants et des gorilles, des espèces menacées.

    « Cette zone joue un double rôle. La forêt stocke le carbone et la tourbe aussi. Or il n’y a pas de tourbe sans la forêt. Ce qui veut dire que si vous rasez cette zone, vous émettez doublement du CO2 dans la nature », rappelle Corneille Ewango, botaniste à l’université de Kisangani. Les populations qui exploitent les forêts du bassin du Congo devront dans ce cas arrêter leurs activités qui risquent de faire disparaitre la zone de la tourbière.

    Des négociations seront ouvertes pour permettre à l’État d’avoir une compensation au « sacrifice des riverains ». Les chercheurs indiquent en effet que continuer par cultiver les terres de la zone peut accélérer le réchauffement climatique.

  • Olivier Madiba [32 ans], il a mis le Cameroun sur le marché du jeu vidéo

    Olivier Madiba [32 ans], il a mis le Cameroun sur le marché du jeu vidéo

    C’est un habitué du sérail entrepreneurial au Cameroun. Et pour cause, Olivier Madiba a choisi depuis plus de dix ans de créer et d’innover. Son univers est celui des jeux. Ce diplômé de l’université de Yaoundé a été formé en informatique. En 2004, il a créé dans la capitale camerounaise une société de production de jeux vidéo dénommée Kiro’o Games. Cela lui a permis en 2016 de lancer « Aurion : l’Héritage des Kori-Odan » qui est à ce jour le premier jeu vidéo camerounais.

    Depuis le lancement d’Aurion : l’Héritage des Kori-Odan il y a deux ans, Olivier Madiba a réellement placé le Cameroun sur le marché du jeu vidéo en Afrique. Produit par un Camerounais et pour les Camerounais, Aurion a été financé par une campagne de financement participatif.

    A la tête d’une équipe de développeurs, l’entrepreneur camerounais ne cache pas l’absence d’un marché immédiat au Cameroun. Malgré le fait que Kiro’o Games crée au Cameroun, « il n’y a pas de réelle industrie dans le domaine », assure-t-il. Pour le moment, « nous vendons aux États-Unis et en Europe où le marché est déjà organisé et où nous sommes bien installés comme le jeu africain le plus prometteur de l’histoire », ajoute celui qui est aussi designer.

    Mentoring

    Soucieux de participer à la formation d’une relève compétente, Olivier Madiba a également mis en place Kiro’o Rebuntu. Il s’agit en effet d’une plateforme de mentoring de jeunes entrepreneurs. « Il faut absolument qu’on mette en place une chaîne de formation », aime-t-il à rappeler.

    Avec son expérience, Olivier Madiba qui a déjà fait ses marques sur sa terre natale envisage étendre ses activités sur le continent. « Nous projetons de créer et gérer une communauté de 18.7 millions d’utilisateurs de nos services et nous comptons nous établir dans 12 pays de l’Afrique subsaharienne », explique-t-il. En attendant, il rêve également de créer dans vingt ans plus d’un million d’emplois au Cameroun.

     

  • Flavien Kouatcha, le pionnier camerounais de l’agritech

    Flavien Kouatcha, le pionnier camerounais de l’agritech

    Ses proches lui reconnaissent une ingéniosité incroyable. Il n’a pas encore trente ans. Flavien Kouatcha est la figure d’une jeunesse africaine battante. L’entrepreneur qui a cofondé Organiz agency se fait remarquer depuis trois ans par sa startup Save Our Agriculture.

    Vainqueur de l’African Entrepreneurship Awards il y a quelques mois, ce spécialiste de l’agritech a bénéficié de 100000 dollars qui vont lui permettre de continuer ses activités. Avec Save Our Agriculture, depuis mars 2015, il met à la disposition des agriculteurs et des éleveurs différents types d’appareils.

    La startup de Flavien Kouatcha est spécialisée dans l’aquaponie. Les kits vendus par Save Our Agriculture permettent aux utilisateurs de produire des légumes et d’élever des poissons dans des kits vendus entre 80000 et 250 000 FCFA. Flavien Kouatcha est entouré d’une équipe d’employés qui fabriquent les kits.

    Passionné d’initiative privée, il a renoncé à un emploi bien payé pour se lancer dans son entreprise. Il explique avoir pensé à une méthode qui permettrait aux agriculteurs d’éviter que leurs récoltes pourrissent.

    Lauréat en 2016 du prix de Champion digital de l’agriculture décerné lors de la conférence Africa 4 Tech tenue à Marrakech avant la COP22, Flavien Kouatcha s’attèle aussi à former d’autres agriculteurs sur les techniques de l’aquaponie. L’entrepreneur ambitionne surtout renforcer son équipe pour satisfaire des demandes extérieures.

    Pour lui, l’aquaponie ne constitue pas seulement un avantage, permettant de produire dans un espace urbain. Elle peut aussi permettre de réaliser une production bio plus importante qu’en agriculture traditionnelle.

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  • Réseau sociaux: Chedjou Kamdem, [29 ans], le Camerounais le plus connecté

    Réseau sociaux: Chedjou Kamdem, [29 ans], le Camerounais le plus connecté

    Née en Beijing en août 1989, c’est pourtant au Cameroun qu’il a grandi. Il y fait des études secondaires avant d’opter pour une filière communication à l’université. Chedjou Kamdem est un boulimique du savoir. Ce spécialiste du marketing digital peut se targuer d’avoir à son compte plusieurs années d’expériences dans le domaine. Ce qui ne le dissuade pas de continuer à suivre des cours en ligne.

    Dynamique, Chedjou Kamdem est devenu dans son pays l’une des figures du Community Management. Il a depuis 2013 créé Histoires de CM, un blog sur lequel il partage les réalités du community management au Cameroun. Cet expert du marketing digital également dispense depuis bientôt quatre ans des cours à des personnes intéressées. Histoires de CM propose surtout des sondages, des enquêtes sur l’usage des outils numériques au Cameroun.

    Une vision africaine

    L’expérience au plan national a permis à Chedjou Kamdem de réfléchir à une vision continentale. Depuis 2016, il pilote avec d’autres professionnels du marketing digital, CM d’Afrique, un cadre qui réunit des community et social média managers africains. CM d’Afrique envisage réaliser des projets qui permettront de mieux valoriser le community management sur le continent. En Afrique où le métier n’est pas encore totalement compris, Chedjou Kamdem reste conscient des difficultés. Pour lui, il faut malgré tout continuer par surmonter les obstacles qui s’imposent.

    « Pour ceux qui veulent se lancer dans le Community Management, soyez passionnés et rigoureux », conseille celui qui sillonne désormais le continent pour donner des conférences sur l’utilisation des réseaux sociaux. Au Cameroun, il est présent dans tous les rendez-vous sur l’économie numérique ou le digital. S’il n’est pas speaker, c’est qu’il est conférencier. À 29 ans, Chedjou Kamdem est fier de susciter des vocations.

     

  • Alain Nteff, l’entrepreneur qui sauve les femmes enceintes au Cameroun

    Alain Nteff, l’entrepreneur qui sauve les femmes enceintes au Cameroun

    Le lancement en 2013 de sa plateforme médicale a redessiné le parcours de ce jeune brillant. Ancien ambassadeur de Google au Cameroun, ce jeune entrepreneur de 26 ans ne se détourne pas depuis cinq ans de son objectif : celui de réduire au maximum la mortalité maternelle et infantile sur le continent. Il a créé la plateforme médicale Gifted Mom et est considéré comme l’un des jeunes entrepreneurs les plus prometteurs du continent. Diplômé de l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, cet ingénieur informatique met depuis plus de quatre ans ses compétences au service d’une cause sanitaire et humanitaire.

    Gifted Mom qui fait du social s’est donné pour tâche de fournir des informations médicales aux femmes enceintes qui vivent dans des endroits reculés du Cameroun. Les téléphones portables de ces femmes sont donc reliés à une plateforme informatique mise en place par Alain Nteff. Elles reçoivent quotidiennement des informations utiles et peuvent également envoyer à partir de leur des messages d’alerte au besoin. Pour le patron de Gifted Mom, il ne s’agit pas simplement de fournir des informations médicales, mais il est important de sauver des femmes enceintes et des bébés qui peuvent mourir sans soutien. Pour bien faire fonctionner sa plateforme, Alain Nteff s’est entouré d’une équipe dynamique composée d’employés, de bénévoles et d’étudiants en médecine.

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    Récompenses

    Depuis son lancement, Gifted Mom a déjà touché une vingtaine de zones enclavées du Cameroun. Plus de 3000 femmes ont déjà bénéficié du suivi de Gifted Mom. Ce qui vaut à l’entrepreneur d’être connu au plan national et international comme le sauveur des femmes enceintes. En 2015, il a même été invité au forum économique mondial de Davos aux côtés des chefs d’État et des hommes d’affaires les plus connus. Alain Nteff est devenu le plus jeune à participer à cette grande rencontre économique. Gifted Mom envisage accorder son suivi à plus de femmes camerounaises. L’autre objectif est de s’installer dans des pays du continent pour offrir ses services.

    A moins de 30 ans, Alain Nteff a déjà été récompensé à différentes reprises. En 2014, ce jeune ambitieux a reçu le Prix Anzisha. Il a également été nommé comme meilleur entrepreneur social de l’Afrique en 2014 par la Fondation Master Card. A l’issue de sa participation au forum économique de Davos en 2015, le Camerounais avait été nommé par CNN et Forbes Afrique parmi les 30 jeunes entrepreneurs d’Afrique. Son initiative en faveur des femmes enceintes lui a valu le premier Prix du Jeune Leader de la Reine. A cette occasion Alain Nteff a reçu son prix des mains de la reine Elizabeth II.

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  • Arthur Zang, 31 ans, père de l’électrocardiogramme camerounais

    Arthur Zang, 31 ans, père de l’électrocardiogramme camerounais

    Ingénieur informatique de formation, cet entrepreneur a mis cinq ans pour mettre au point le CardioPad, une tablette qui l’a fait connaître en Afrique et dans le monde.

    Pour fabriquer le CardioPad, l’ancien étudiant de l’École polytechnique du Cameroun a suivi des cours des lignes. Arthur Zang a pu compter sur le financement de Microsoft. « J’avais envoyé mon projet à Microsoft dans le cadre de la compétition Imagine Cup organisée tous les ans », explique-t-il. Primé à l’issue de la compétition, il a reçu des matériels qui lui ont permis de développer son projet. En plus d’un prêt bancaire, Arthur Zang a également bénéficié du soutien financier de sa famille. Puis vient l’appui de Paul Biya. « En 2011, j’ai enregistré une vidéo sur le fonctionnement du prototype de Cardio Pad sur YouTube. La presse en a parlé et le président Paul Biya l’a remarquée. Il m’a octroyé une subvention de 35 000 euros pour fabriquer les premiers appareils », confirme Arthur Zang.

    L’utilité du projet a permis à Arthur Zang d’être sélectionné par Rolex Awards pour bénéficier d’un accompagnement financier de 48 000 euros. Par la suite, il lance une campagne de financement participatif qui lui permet de récolter près de 9000 euros. En 2014, il a créé sa société dénommée Hilmore Medical Equipment. Le CardioPad qu’il a conçu permet à des patients de faire des électrocardiogrammes à distance. Les données du cœur peuvent être enregistrées par un infirmier et envoyées à un cardiologue. Ce dernier renvoie après le résultat à l’infirmier qui le communique au patient.

    Des tablettes à 3000 dollars

    Quatre ans après sa création, Hilmore Medical Equipment dispose d’un investissement de plus de 500 millions d’euros grâce à l’appui de partenaires privés qui croient en cette entreprise. Arthur Zang emploie une dizaine de personnes qui fabriquent des tablettes. Pour régler l’aspect technique de la fabrication, l’entrepreneur camerounais a noué des partenariats avec des entreprises asiatiques situées en Corée du Sud et en Chine. Depuis 2016, Hilmore Medical Equipment a vendu près de 300 CardioPad en « Afrique centrale, aux Comores et au Népal », selon Arthur Zang. Les tablettes sont payées par des centres de santé à 3000 dollars. Elles sont ensuite louées à des patients par abonnement annuel à 29 dollars.

    A 31 ans, Arthur Zang figure parmi les entrepreneurs qui font bouger l’Afrique. Il faut dire que l’ancien étudiant de l’université de Yaoundé est également responsable de ZNG Smart Cards Factory, la première usine de fabrication de cartes et puces magnétique en Afrique centrale. Pour lui, l’Afrique doit miser la construction de laboratoires pour faciliter les recherches dans ses universités. Arthur Zang considère également que les universités du continent doivent commencer à intégrer les MOOC dans leurs formations. Ces cours en ligne représentent l’avenir de l’enseignement dans le monde. « En 2050, en Afrique, nous serons 2 milliards d’habitants et les infrastructures éducatives ne pourront pas répondre à une telle demande », prévient-il.

     

  • Aristide Bounah, le seigneur de l’industrie de la pub au Cameroun

    Aristide Bounah, le seigneur de l’industrie de la pub au Cameroun

    Passionné de communication, Aristide Bounah dirige son entreprise CTEC installée à Douala.  CTEC qui est une régie publicitaire propose à des entreprises du pays des espaces publicitaires. L’objectif est de leur permettre de vendre des produits en touchant des cibles qu’il faut. « Il s’agit des espaces d’affichage outdoor, des espaces Radio et télé, des espaces publicitaires digitales », explique Aristide Bounah.

    Formé en maintenance industrielle à l’université de Douala il s’est d’abord tourné vers des domaines du chantier naval et industriel. Aristide Bounah a également exercé dans la maintenance automobile. Il y a près de dix ans lorsqu’il se lance dans la création de son entreprise, le Camerounais cible un secteur qui l’affectionne.

    Le jeune entrepreneur a réussi à faire imposer son entreprise dans un univers concurrentiel. Aristide Bounah a bâti la réputation de CTEC sur l’innovation. Au point où CTEC compte aujourd’hui une clientèle large. « Nous avons une entreprise ambitieuse qui croit en son pays et ses potentialités. Nous pensons que notre grande force reste l’innovation », affirme-t-il, avant d’ajouter : « la satisfaction du client est une qualité que toute entreprise devrait développer ».

    Du fait de sa notoriété, Aristide Bounah fait également ses marques dans le showbiz. Producteur d’un groupe musical, il veut apporter son soutien aux jeunes dynamiques de son pays. « Je souhaite à travers CTEC SARL impacter sur le développement du Cameroun et de l’Afrique », fait-il savoir.

    Désormais c’est grâce au digital, aux outils numériques qu’il consolide la réputation de son entreprise et développe sa e-reputation. Consulté sur des projets de communication sur le continent, l’entrepreneur n’hésite pas à partager son expérience. L’innovation reste son crédo. Et c’est à juste titre qu’il s’est lancé dans d’autres projets comme la création d’un média en ligne. A ce jour, il fait partie des jeunes entrepreneurs qui croient au rayonnement du Cameroun.

     

  • Il renonce à sa carrière de banquier en France pour investir au Cameroun

    Il renonce à sa carrière de banquier en France pour investir au Cameroun

    Né à Douala en 1983, Christian Ngan a fait ses études au Cameroun puis en France. Le Camerounais titulaire d’un Master en ingénierie financière a travaillé à la banque Société Générale, à Quilvest Group et à Findercod. Malgré un cadre favorable en France, Christian Ngan a préféré rentrer dans son pays pour créer son entreprise. Il reconnait avoir osé avec moins de 2 millions francs CFA lancer ses activités et affronter des « tempêtes ». « L’aventure entrepreneuriale est une course de fonds, se précipiter n’est pas forcément la meilleure des stratégies », rappelle-t-il quand même.

    Depuis six ans, il s’impose dans le cosmétique dans son pays. Il a à cet effet créé Madlyn Cazalis, entreprise à laquelle il se consacre. Et il faut dire que ses efforts paient. Christian Ngan s’illustre par la qualité de ses produits. Convaincu que les Africains peuvent créer pour les Africains et concurrencer avec les produits étrangers parfois de mauvaises qualités, il ne cesse d’améliorer la production de Madlyn Cazalis. Avec ses produits cosmétiques, Christian Ngan veut lutter contre les éclaircissements de peau.

    Le créateur de Madlyn Cazalis peut également compter sur des employés dévoués. L’entrepreneur envisage d’ailleurs augmenter la production de ses usines. Depuis ses premiers produits en 2012, celui qui est âgé de 35 ans, a déjà eu des distinctions.

    Exemple de réussite pour la jeunesse de son pays, Christian Ngan est également connu sur le continent. Nommer par le magazine Forbes comme l’un des entrepreneurs les plus prometteurs, il a également créé un fonds d’investissement, Goldsky’s partners. Ce fonds finance des initiatives africaines. « Goldsky’s partners veut valoriser notre continent et rendre les Africains fiers d’eux-mêmes », ajoute un membre du fonds.

    Ses succès l’emmènent à penser à d’autres projets sur lesquels il travaille. Mais Christain Ngan reste un entrepreneur humble. Aux jeunes entrepreneurs qui veulent emboîter ses pas, il conseille de la patience, de l’audace, du travail et de l’humilité. C’est la voie idéale de réussite, selon le PDG de Madlyn Cazalys pour qui les jeunes Africains doivent être des leaders et des acteurs de changement.