Catégorie : Kenya

  • Kenya: il invente un ‘WhatsApp’ local qui fonctionne sans l’Internet

    Kenya: il invente un ‘WhatsApp’ local qui fonctionne sans l’Internet

    Rodgers Wambua, jeune étudiant kenyan en informatique a développé une application de messagerie capable de fonctionner sans connexion Internet au Kenya. L’invention de ce jeune permet à ses camarades étudiants de l’université des Sciences et Technologies de Masinde Muliro (MMUST) d’échanger entre eux sans utiliser de data. « Grâce au Bluetooth Chat, vous pouvez discuter avec vos amis même si vous ne disposez pas d’un ensemble de données sur votre téléphone ou votre WI-FI dans votre environnement. Aucune charge n’est encourue », confie l’étudiant.

    Rodgers Wambua a dénommé son application Bluetooth Chat. « Mes camarades ont commencé par économiser leur argent de poche qu’ils utilisaient pour payer de la connexion pour s’écrire. Ils les consacrent à l’achat de livres et de nourritures », confie l’inventeur qui est en troisième année de technologie de l’information. Grâce à l’application, les étudiants économisent entre 200 et 350 shillings par jour.

    Amélioration

    Selon Rodgers Wambua, son application peut être utilisée dans un rayon de 100 mètres. Le jeune kenyan envisage à cet effet modifier « Bluetooth chat » pour élargir la distance de communication. Une manière de permettre aux utilisateurs « de communiquer avec leurs amis et leurs parents ».

    Mais déjà Rodgers Wambua, affirme qu’il a déjà breveté son invention et compte en tirer profit. « Je reçois actuellement un peu d’argent de Google annonces. Je vais mieux développer l’application et avoir davantage de gain », déclare-t-il. Le jeune inventeur peut surtout compter sur des appuis. « Nous l’aiderons à modifier l’application afin que la distance ne soit pas un obstacle à la communication. Ensuite, nous l’enregistrerons sur le Google Playstore afin que de nombreuses personnes puissent y avoir accès », a confié Dr Kevin Omieno, spécialiste en informatique.

     

  • Afrique: ces 5 chefs d’États qui ont réduit leurs salaires

    Afrique: ces 5 chefs d’États qui ont réduit leurs salaires

    George Weah, le nouveau président libérien, a récemment annoncé une réduction de 25% son salaire et ses avantages sociaux, et ce, avec effet immédiat.

    Cette réduction intervient à un moment où le nouveau dirigeant du Liberia a constaté une « détérioration rapide de la situation économique » de son pays. « Notre économie est brisée. Notre gouvernement est fauché. Notre monnaie est en chute libre; l’inflation augmente », a regretté Weah. « Le chômage est à un niveau sans précédent et nos réserves de change sont à leur plus bas niveau », a poursuivi l’ancien joueur.

    Cette réduction implique que le président du Libéria gagnera désormais environ 75.000 dollars, alors que son salaire était estimé à environ 100 000 dollars par an avant.

    Mais Weah n’est pas le premier président à le faire. Voici 5 autres qui l’ont fait avant lui :

    John Magufuli- Tanzanie

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    Afin de faire face aux dépenses de l’État, l’année dernière, la Tanzanie a opéré une réforme qui a permis de réduire les salaires des fonctionnaires.  Pour donner l’exemple, le Chef de l’État John Magufuli avait annoncé qu’il avait réduit son salaire mensuel à 4 000 dollars par mois, soit quatre fois moins que son prédécesseur, pour tenter de faire face à la crise.

    « Je ne l’augmenterai pas, parce que mon obligation est de servir les Tanzaniens d’abord. Les citoyens sont fatigués du vol d’argent » avait-il déclaré, en rapport à son salaire.

    Surnommé « le Bulldozer », John Magufuli est l’un des chefs d’État africains les moins payés actuellement.

    Muhammadu Buhari- Nigeria

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    Lorsqu’il venait de prendre le pouvoir en 2015 en remplacement à Goodluck Jonathan, l’actuel chef de l’État nigérian avait réduit son salaire de 50%. Cette réforme a concerné aussi son vice-président, Yemi Osinbajo.

    L’annonce avait a été faite au moment où la première économie d’Afrique faisait face à une situation économique très difficile en raison notamment de la chute des cours mondiaux du pétrole, dont le pays dépend.

    L’ancien chef militaire est connu pour être particulièrement austère, ayant peu de richesse personnelle. Le salaire présidentiel au Nigeria est d’environ 70 000 dollars, indemnités comprises.

    Abdel Fattah al-Sisi – Égypte

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    Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi s’est engagé à abandonner la moitié de son salaire et de ses biens en 2014, lorsque l’économie du pays s’est rétractée après le bouleversement du printemps arabe.

    « Il doit y avoir de vrais sacrifices de la part de chaque homme et femme égyptiens. Je prends le salaire maximum de 42 000 livres égyptiennes (5 200 $ par mois) et personne ne prendra plus que le maximum » avait-il déclaré, avant d’ajouter, « je vais faire deux choses: je ne vais pas prendre la moitié de cette somme et mes biens, même ce que j’ai hérité de mon père, je vais abandonner la moitié pour l’amour de notre pays ».

    Uhuru Kenyatta- Kenya

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    En 2014, lors d’une confrontation publique pour répondre à la masse salariale du secteur public du gouvernement, le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé une réduction de salaire de 20%. Il a réduit les salaires de son ministre de 10% et a exhorté tous les députés à suivre la tendance.

    « Nous devons faire face à ce monstre si nous voulons développer cette nation. Sinon, tôt ou tard, nous deviendrons un pays qui ne percevra que des impôts pour se payer », avait déclaré le président Kenyatta.

    Les politiciens du Kenya sont parmi les mieux payés du continent. Le président a un salaire de base de 14 000 $ par mois (168 000 $ par année).

    Joyce Banda- Malawi

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    L’ex-présidente du Malawi, Joyce Banda, avait également déclaré une réduction de salaire de 30% en 2012. Son salaire à l’époque était d’environ 60 000 $ par année, un chiffre qu’elle disait déjà « très bas ». Elle avait également vendu à 15 millions de dollars le jet présidentiel acquis par son prédécesseur Bingu wa Mutharika, décédé en fonction le 5 avril 2012, afin de lutter contre la malnutrition et relancer une économie à terre.

    Son successeur, Peter Mutharika, n’ayant pas souhaité continuer dans la même logique, est revenu à un salaire normal l’année dernière.

  •  Le dernier rhinocéros blanc au monde est mort au Kenya

     Le dernier rhinocéros blanc au monde est mort au Kenya

    Un rapport de l’OI Pejeta Conservancy et Kenya Wildlife Service a été publié le 20 mars, annonçant l’euthanasie du dernier rhinocéros blanc du Nord. Les scientifiques ont du coup confirmé la mort du rhinocéros surnommé Soudan. Les chercheurs de l’OI Pejeta Conservancy l’euthanasie a été décidée après l’aggravation significative de l’état de santé de l’animal. Il faut dire qu’à 45 ans, Soudan n’était plus en mesure de se lever. Les muscles et les os du rhinocéros avaient dégénéré et sa peau avait des plaies étendues, avec une infection profonde sur sa jambe droite.

    Pendant plusieurs années, Soudan et deux autres femelles (Najin 27 ans et Fatu 17 ans) ont été protégés par des scientifiques qui œuvraient pour sauvegarder cette espèce qui étaient en voie de disparition. L’année dernière, une collecte de fonds avait été organisée sur l’application de rencontre Tinder pour payer un traitement de fertilité de 9 millions de dollars à Soudan.

    Sauvegarde

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    Le rhinocéros blanc du nord a été décimé pendant plusieurs décennies par des braconniers. Les chercheurs ont déjà rassuré que la mort du dernier mal des rhinocéros n’aura pas d’impact sur les efforts de sauvegarde de l’espèce. Ils comptent sur les techniques de fécondation in vitro, le sperme stocké d’autres rhinocéros morts et les œufs extraits des deux femelles encore en vie.

    Précisons que ce dernier mal du rhinocéros mal était objet de curiosité et attirait de nombreux visiteurs. Pour Richard Vigne, PDG de la conservation, « Soudan était un grand ambassadeur de son espèce et on se souviendra de lui pour le travail qu’il a accompli pour sensibiliser le monde entier au problème non seulement des rhinocéros, mais aussi des milliers d’autres espèces menacées d’extinction par une activité humaine non durable ».

    Les espèces blanc du sud et noir

    Les rhinocéros blancs du nord ont déjà traversé des régions du Tchad, du Soudan, de l’Ouganda, du Congo et de la République centrafricaine, et étaient particulièrement vulnérables en raison des conflits armés qui ont balayé la région pendant des décennies.

    D’autres rhinocéros, le rhinocéros blanc du Sud et une autre espèce, le rhinocéros noir, subissent une forte pression de la part des braconniers qui les tuent pour leurs cornes afin de fournir des marchés illégaux dans certaines parties de l’Asie. En Afrique un programme de conservation du Sud-africain Ian Player a permis de sauver le rhinocéros blanc du sud.

     

  • Mobuis, la voiture kényane qui veut supplanter les géants européens

    Mobuis, la voiture kényane qui veut supplanter les géants européens

    En 2014, lorsque le premier modèle de Mobuis était sorti, certains l’ont qualifié de laid, et d’autres ont affirmé que c’était une « machine puissante et économique » qui peut hausser l’image du Kenya. Quatre ans après, l’entreprise automobile a donné raison à la seconde catégorie.

    Mobius Motors fait partie d’un certain nombre de constructeurs automobiles locaux qui poussent le Kenya sur la scène mondiale. Depuis le lancement du modèle inaugural en 2014, le constructeur, malgré le succès mitigé de son produit, n’a pas baissé les bras. L’équipe a travaillé sur le Mobuis II, un modèle nettement amélioré qui séduit même au-delà du continent, et que certains appellent par le Land Rover africain.

    Ce modèle a une version perfectionnée de son modèle pionnier. Les fabricants de ce nouveau modèle qui vise à fournir une expérience de conduite de luxe, mais robuste pour le marché africain, ont déclaré fin 2017 que les commandes du Mobius II avaient dépassé les estimations.

    Cette marque de véhicules qui se veut propriétaire du produit le moins cher en Afrique a d’ailleurs dû doubler sa production. Markus Schroder, le directeur commercial de l’entreprise, a déclaré que, outre les commandes locales, le constructeur automobile a suscité des intérêts des pays voisins, de l’Europe et des États-Unis.

    Des véhicules « Made In Africa »

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    L’idée derrière Mobius Motors, la société de l’entrepreneur britannique Joel Jackson créée en 2009, était de concevoir et de produire des véhicules robustes et bon marché, adaptés à de nombreux sites ruraux et pouvant résister aux nids-de-poule. Jackson a travaillé dans les zones rurales où il a acquis une expérience de première main des défis de la mobilité, en particulier pour les entrepreneurs dans les régions éloignées.

    Ces entrepreneurs ont souvent dû faire face à des prix d’achat élevés des véhicules importés, dont beaucoup ne sont pas conçus pour résister aux routes africaines.

    La conception simpliste et l’absence de caractéristiques clés telles que la direction assistée, la climatisation et les vitres du Mobius d’origine ont été compensées par le prix relativement bas de 950 000 shillings kenyans (environ 9 500 dollars).

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    « Le prix est similaire à celui d’une berline qui n’est pas conçue pour rouler de manière fiable sur un terrain dégradé ni supporter les charges les plus lourdes courantes chez les utilisateurs dans ces zones », a indiqué la compagnie.

    Le véhicule a une capacité de charge de 625 kg et une vitesse de pointe de 120 km/h. Depuis son lancement, Mobius a attiré l’attention d’investisseurs locaux et internationaux. En mai 2014, le constructeur automobile a bénéficié d’un investissement du milliardaire américain Ronald Lauder à travers sa société d’investissement panafricaine (PIC). Objectif, aider la société à compléter la production initiale de 50 unités et établir une base de distribution au Kenya, comme souhaiter par les concepteurs.

    Pour rappel, la première tentative du Kenya de produire en série des voitures artisanales à bas prix destinées principalement aux citoyens ordinaires a commencé en 1986. Le président d’alors, Daniel Moi, avait demandé aux étudiants de l’Université de Nairobi de concevoir une voiture « aussi laide que lente ».  Cela a conduit à la naissance de Nyayo Pioneer, qui devait être sans doute la première voiture développée en Afrique.

    Jackson travaillait dans le Kenya rural où il a découvert que les gens avaient des véhicules qui n’étaient pas à la hauteur de la tâche de négocier le terrain accidenté et les longues distances.

    «Les entreprises automobiles sont toujours axées sur les économies BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), l’Afrique étant un marché négligé en général, et il y a une opportunité de faire quelque chose de différent», explique Jackson.

     

  • Qui sont-ils les Massai, ce peuple semi-nomade de l’Afrique de l’Est?

    Qui sont-ils les Massai, ce peuple semi-nomade de l’Afrique de l’Est?

    On pourrait dire qu’ils font d’une manière ou d’une autre l’histoire du Kenya. Connus comme un peuple guerrier les Massaï sont aussi des éleveurs semi-nomades. C’est en Afrique de l’Est, notamment au Kenya et en Tanzanie, que ce peuple fait découvrir à ses visiteurs sa culture. Rencontrer les Massai, apprendre de leur culture, s’informer sur leurs habitudes quotidiennes. Ce sont les raisons pour lesquelles le Kenya voit débarquer sur son territoire chaque année de nombreux touristes. Jusqu’à présent, cela a toujours été un atout pour l’économie du pays. Le secteur touristique représente plus de 10% du produit intérieur brut du Kenya.

    Si le pays a compté près de 3 millions de visiteurs en 2017, une bonne partie des touristes a été attirée par le peuple Massaï. Tant les médias occidentaux évoquent l’histoire de ce peuple du Kenya qui aime la couleur rouge. Il faut dire que le ministère du Tourisme a surtout créé un cadre pour faciliter l’arrivée de touristes sur le sol kényan. Une exonération de la redevance d’atterrissage pour les compagnies aériennes a par exemple été instaurée. Les compagnies reçoivent en plus 30 dollars par passager transporté.

    Peuple traditionnel

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    Installés dans la réserve de Massai Marai, les Massaï reçoivent de milliers de visites chaque année. Objet de curiosité pour plusieurs visiteurs, le peuple Massai a su conserver sa culture. Les Massaï sont un peuple de tradition et sont très tôt initiés à l’art du combat et aux secrets des plantes médicinales. Pour apprendre de leur culture, les touristes leur payent. Ces fonds les aident à payer parfois de quoi vivre. Ces semi-nomades vendent également du bétail pour payer du riz, du maïs et d’autres choses que les autres ethnies leur ont appris à manger. Cependant, les Massaï préfèrent vivre entre eux et aiment se retirer du monde moderne. La sécheresse et la création de réserves animalières dans le pays les ont souvent privés de leur terre.

    Estimé à près d’un million d’habitants au Kenyan, le peuple Massai est jugé accueillant par les touristes. Ces derniers s’installent parfois dans le village de leur hôte pour assister contre payement aux spectacles de chants et de danses. Les Massai peuvent également les aider à faire des safaris. D’autres touristes ne se rendent pas au Kenyan pour partager la vie du peuple guerrier. Au contraire, ils viennent prendre en photo les Massai. Ces images splendides sont après exposées à de grandes rencontres. Pour ce peuple dont la richesse principale est le bétail, le dérèglement climatique constitue depuis quelques années un risque.

    Menace

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    La nouvelle génération décide parfois de plus en plus d’abandonner le mode de vie traditionnel pour embrasser la modernité. De jeunes Massaï se sédentarisent et émigrent en Europe ou en Amérique pour des études. Malgré leur apport au tourisme et à l’économie, les Massai se sentent désormais menacés par les décisions des autorités. Ils craignent  d’être totalement dépossédés de leur terre. En Tanzanie où la menace est grandissante, les Massaï estiment être en danger et craignent pour la disparition de leur culture.

     

  • Des éleveurs kenyans combattent le vol des bétails grâce à la technologie

    Des éleveurs kenyans combattent le vol des bétails grâce à la technologie

    Au Kenya, le vol de bétail a longtemps été difficilement combattu. Cela a souvent représenté un défi pour les éleveurs. En effet, dans le pays, de nombreux cheptels paissent dans un système pastoral, où les aires ouvertes exposent les animaux à des risques de vol. Pour mettre fin au vol, différentes méthodes ont été pratiquées sans succès.

    Depuis quelques mois une technologie a été mise en place pour combattre le phénomène. Il s’agit de la plateforme Chipsafer qui met à disposition des propriétaires de bétail un système de suivi à distance pour identifier et géolocaliser le bétail. Ce système offre aux éleveurs une sécurité de leur bétail. C’est à la fois un aspect des avantages que comporte de nos jours l’introduction de la technologie dans l’agropastoralisme.

    Atout

    Image result for Masai shepherdL’avantage de la plateforme Chipsafer est que son système travaille à longue distance et met automatiquement à jour les utilisateurs sur l’emplacement de leur bétail en temps réel. C’est un grand atout, car jusqu’à présent, « la plupart de nos méthodes, notamment l’utilisation des implants par radiofréquence (RFID), ne nous permettaient d’avoir des informations qu’à faible distance », rappelle un propriétaire de bétail.

    Le système fonctionne en utilisant des récepteurs distants de cinq à vingt milles. Ces récepteurs captent les signaux des capteurs sans fil attachés au bétail comme des étiquettes ou des colliers. Équipés de GPS et d’accéléromètres, les capteurs transmettent des données sur l’emplacement, la vitesse et les mouvements du bétail, que Chipsafer livre aux utilisateurs par satellite. La société développe un ensemble d’algorithmes pour analyser les anomalies du comportement du bétail, souvent des signes de maladie ou de vol.

    3 dollars par tête.

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    Avec des ensembles de données plus volumineux, les algorithmes peuvent apprendre à déterminer la cause exacte de ces anomalies. Selon Victoria Alonso Perez, fondatrice de la plateforme Chipsafer, il est possible d’avoir plusieurs informations sur un animal grâce à la géolocalisation et au mouvement.

    Chipsafer a récemment mis sa technologie à l’épreuve dans des programmes pilotes en Namibie et au Kenya. Reste maintenant le coût du système. Les responsables de Chipsafer l’estime à 3 dollars par tête durant un mois en fonction du pays et de la taille du troupeau. Les éleveurs kenyans s’intéressent de plus en plus au système. Ils espèrent avec son utilisation avoir la traçabilité de leurs bêtes.

  • Au Kenya, le Bitcoin trouve une concurrence locale

    Au Kenya, le Bitcoin trouve une concurrence locale

    Au Kenya, une nouvelle monnaie numérique développée localement est disponible sur le marché, ciblant principalement les investisseurs qui sont dans le monde du commerce électronique.

    La nouvelle cryptomonnaie, baptisée Nurucoin, a été développée par les propriétaires du site de commerce électronique BlazeBay, elle-même filiale de Churchblaze Christian Association, qui gère un certain nombre de plateformes technologiques et de réseaux sociaux.

    L’offre de Nurucoin, qui intervient à un moment où des milliers de Kenyans ont les yeux rivés sur des devises virtuelles comme moyen de gagner rapidement de l’argent, est actuellement en phase de prévente qui a commencé la semaine dernière à l’intention des particuliers fortunés. Cette devise sera disponible en vente pour le public à partir de ce 15 février.

    Selon les informations données par les concepteurs de Nurucoin, la pièce devrait être vendue à 10 cents US (Sh10), pour les nouveaux acheteurs, les développeurs étant dans une logique de rabais pour attirer les acheteurs anticipés.

    « Si vous l’achetez lors de la vente de la foule à partir du 15 février, vous l’obtiendrez à 10 cents américains par jeton, soit environ 10 shillings », a déclaré jeudi passé le directeur général de Nurucoin, Isaac Muthui.

    Celui-ci explique que « ceux qui achètent pendant la prévente qui a débuté la semaine dernière, et qui ciblent les entreprises associées et les investisseurs fortunés, doivent acheter des Nurucoin d’une valeur minimale de 5 000 $ (510 000 shillings). Mais ils bénéficient d’une réduction de 40 %. Un jeton à environ six cents Américains »,

    Les développeurs de Nurucoin surfent sur la vente des pièces pour le développement de leur système de blockchain qui ciblera consortiums d’entreprises et les gros investisseurs du monde d l’e-commerce.

    « Notre objectif est d’encourager les Africains à commercer entre eux au lieu de trop compter sur le commerce avec d’autres régions. », a confié le dirigeant à un média local.

    Obstacles

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    Les développeurs de Nurucoin n’ont pas l’approbation de l’Autorité des marchés de capitaux pour collecter des fonds auprès du public.

    En effet, les monnaies virtuelles restent un sujet controversé au Kenya, la Banque centrale du pays les classant comme « une bulle et un système de Ponzi ».

    La Banque centrale a d’ailleurs averti les Kenyans de ne pas attendre une aide réglementaire si leur pari sur ces cryptomonnaies se passait mal.

    Cependant cette mise en garde officielle de la CBK a été largement ignorée. En réalité, les Kenyans sont parmi les acheteurs les plus avides des monnaies numériques à travers le monde, détenant des bitcoins évalués à environ 163 milliards de shillings (1,6 milliard $). Dans ce pays, une bonne partie de la population considère cet instrument comme un moyen rapide de se faire de l’argent.

    Le mois dernier, un échange de cryptomonnaie sur l’île de Man connu sous le nom de CoinDirect.com a été lancé au Kenya. Cet échange cible les commerçants locaux en leur offrant une plateforme pour convertir leurs jetons en shillings kenyans dans 25 cryptomonnaies différentes.

  • Kenya : la ruée des investisseurs vers les ‘techlabs’ non métropolitaines

    Kenya : la ruée des investisseurs vers les ‘techlabs’ non métropolitaines

    Pendant des années, Nairobi a été le berceau de l’innovation technologique au Kenya, et le centre de l’écosystème des startups florissantes du pays, connu sous le nom de Silicon Savannah. Mais depuis peu, d’autres « techlab » loin de Nairobi émergent.

    La plupart des espaces d’innovation, des centres d’incubation, des accélérateurs et des laboratoires de fabrication au Kenya sont concentrés dans la capitale Nairobi, une des grandes villes africaines attrayantes pour les investisseurs.

    Mais au cours des dernières années, des centres technologiques ont vu le jour dans d’autres villes du pays, notamment Mombasa (SwahiliBox), Kisumu (LakeHub), Eldoret (Dlab Hub), Voi (Sote Hub), Machakos (Ubunifu) et Nyeri (Mt. Kenya Hub et DeHub). Certains de ces centres fonctionnent de manière indépendante, tandis que d’autres évoluent dans le cadre d’institutions universitaires. Mais tous soutiennent des entrepreneurs travaillant à l’intersection des secteurs technologique, créatif et culturel.

    En effet, la décentralisation de l’industrie technologique kenyane est une preuve que le marché de Nairobi est saturé. En réalité, malgré les avantages commerciaux et logistiques de la capitale, c’est toujours une ville très chère où vivre et opérer pour de jeunes entrepreneurs n’est pas aisé.

    Marché attrayant

    L’omniprésence de la connectivité et la qualité du réseau à travers le pays attirent un grand nombre d’investisseurs : la pénétration du mobile parmi les 45 millions de populations du Kenya s’élève à plus de 90 % et le pays possède l’une des vitesses d’Internet mobile les plus rapides au monde. L’introduction d’un système de gouvernance plus décentralisé en 2010 a également permis de se tourner vers la technologie pour construire des économies locales. Ce sont quelques-uns des facteurs qui ont poussé Ahmed Maawy à lancer SwahiliBox à Mombasa il y a quatre ans. En tant que programmeur et développeur de produits prospère basé à Nairobi, Maawy a toujours voulu établir un espace où les jeunes entrepreneurs et les innovateurs pourraient se rencontrer et échanger des idées dans sa ville natale.

    Selon lui, malgré la technologie permettant la communication et la collaboration à distance, un espace physique permet la création d’une communauté dédiée à la construction de systèmes plus complexes et de solutions locales qui profitent aux communautés locales.

    Défis

    Sylvia Musalagani, chargée de projet à l’organisation hollandaise de développement Hivos, qui a travaillé avec des hubs comme SwahiliBox et LakeHub, affirme que les centres technologiques à l’extérieur de Nairobi sont toujours confrontés à des défis qui entravent leur croissance. Il s’agit notamment de la qualité moins bonne de la qualité d’Internet, du manque d’inscription officielle, de l’absence d’expertise commerciale et de la capacité de gérer les finances ou de commercialiser leurs propres produits et innovations. A cela, s’ajoute l’étroitesse des différents marchés.

    Pour celle-ci, beaucoup d’entre eux n’ont pas la capacité de gérer ces organisations, et par conséquent, luttent avec la durabilité. Pour cette raison, note Musalagani, les centres de technologie à l’extérieur de Nairobi ont besoin de plus de financement que leurs homologues à Nairobi.

    Un cofondateur de LakeHub, James Odede, estime quant à lui que les organisations qui financent les hubs sont réticentes à fournir un soutien dans des villes où le modèle n’a pas encore été prouvé, et où une communauté visible de technophilies n’existe pas. Quand ils ont initialement demandé des fonds, Odede rappelle qu’ils ont dû « faire beaucoup d’efforts pour trouver » comment convaincre les bailleurs de fonds qu’il y avait un besoin d’espace. Aujourd’hui, LakeHub compte  2 000 membres inscrits.

    Pour surmonter ce défi, Sylvia Musalagani pense qu’il doit y avoir un effort concerté entre le gouvernement, le secteur privé et les investisseurs étrangers pour s’assurer que ces centres reçoivent un soutien adéquat. Cela inclut le fait de leur faciliter l’accès aux finances et de mettre en place des structures bancaires alternatives qui pourraient aider à soutenir leurs modèles d’affaires.

  • Nairobi: une jeune Kenyanne rivalise les géants du cosmétique

    Nairobi: une jeune Kenyanne rivalise les géants du cosmétique

    « Je suis fière d’avoir construit une marque de cosmétiques locale qui est en concurrence avec des sociétés internationales sur le marché. En ce moment, je peux entrer dans un magasin de beauté et mon stand est juste à côté des géants, tels que Revlon et Maybelline. C’est tellement incroyable. » Ces mots, quand Nelly Tuikong les prononce, ce n’est pas sans émotion. Cette dernière est fondatrice et directrice exécutive de la ligne de beauté basée au Kenya, Pauline Cosmetics. La société, baptisée du nom de la mère de Tuikong, fabrique une gamme de produits qui se vendent partout au Kenya, en gagnant lentement du terrain en Ouganda et au Rwanda.

    En revenant sur son voyage jusqu’à présent, Tuikong, maintenant dans la trentaine, dit qu’elle a dû tout apprendre d’être une femme d’affaires à partir de zéro. « L’esprit d’entreprise, c’est comme avoir un enfant pour la première fois. Vous avez tous ces gens et ces livres qui vous disent quoi faire, mais quand ce bébé apparaît, vous n’avez aucune idée de ce qu’il faut faire » caricature-t-elle son aventure en entrepreneuriat.

    En effet, Tuikong a grandi dans la partie ouest du pays, avec un mode de vie typique de la classe moyenne du Kenya. Mais vers l’âge de 10 ans, sa situation a soudainement empiré après que son père ait perdu son emploi, forçant la famille à compter sur le revenu de sa mère, qui travaillait comme infirmière. C’est plus tard qu’un couple américain l’aiderait à continuer ses études aux États-Unis.

    « La nouvelle entreprise allait toujours être un succès »

    En réalité, c’est dans sa dernière année d’études aux États-Unis qu’elle s’est découverte passionnée par l’entrepreneuriat et elle a commencé à penser à développer sa propre marque de beauté. « J’ai vu quelqu’un lancer une ligne de cosmétiques aux États-Unis et j’ai pensé… qui a besoin d’un autre produit sur ce marché ?

    Il y a des centaines de marques de maquillage aux États-Unis, mais je savais que la nouvelle entreprise allait toujours être un succès. Puis je me suis dit : et l’Afrique ? Il y avait un écart dans la division des couleurs et des cosmétiques. J’ai commencé à mûrir l’idée et bientôt je ne pouvais plus m’en débarrasser », raconte Tuikong.

    Il lui a fallu quatre ans (de 2009 à 2013) pour lancer sa marque. Elle a déclaré avoir fait face à des « luttes internes » en abandonnant une carrière en soins infirmiers pour devenir entrepreneure. D’ailleurs après son retour au Kenya en 2011, elle a trouvé un travail dans la recherche clinique, en s’occupant de son entreprise de cosmétiques dans son temps libre. En réalité, elle a gardé l’entreprise secrète de la plupart de ceux qui l’entouraient à ses débuts.

    En 2013, elle a importé sa première livraison de produits d’Asie. À ce moment-là, Pauline Cosmetics était inconnue sur le marché kenyan. Elle a reconnu plus tard que c’était une erreur d’importer des produits avant même de savoir comment et à qui elle allait les vendre. Bien qu’elle pensait que l’industrie de la beauté et des cosmétiques au Kenya allait connaître un changement majeur, à ce stade, le marché n’était tout simplement pas encore prêt pour ses produits.

    Une courbe d’apprentissage abrupte

    Tous les produits Pauline Cosmetics sont actuellement fabriqués à l’étranger, principalement en Chine et à Taïwan. Les produits de Pauline Cosmetics sont principalement stockés dans les magasins de beauté et les pharmacies. En raison de leurs conditions de paiement défavorables, Tuikong ne dessert pas actuellement de supermarchés traditionnels. Mais contrairement aux pays développés, le secteur du commerce de détail au Kenya est très fragmenté et comprend beaucoup de magasins indépendants. Les marques ne peuvent donc pas compter uniquement sur quelques chaînes de magasins.

    L’une des premières erreurs que Tuikong a commises en traitant avec les détaillants était de trop se concentrer sur l’expansion vers de nouveaux points de vente, et de négliger certains de ses revendeurs existants. Étant donné que de nombreux propriétaires de magasins de beauté sont eux-mêmes des entrepreneurs inexpérimentés, ils ont souvent besoin de soutien en termes de choses telles que les promotions en magasin.

    Aujourd’hui, Tuikong n’a aucun regret d’abandonner une carrière stable en soins infirmiers pour l’entrepreneuriat, mais il conseille ceux qui sont seulement intéressés à faire de l’argent qu’il est mieux de gravir les échelons de l’entreprise que de se jeter d’un coup.

  • Nairobi: Twende Twende, une application qui sauve 300.000 automobilistes

    Nairobi: Twende Twende, une application qui sauve 300.000 automobilistes

    Face aux fréquents embouteillages dans les villes africaines, des solutions sont imaginées pour éviter les longues attentes aux automobilistes. Cela va des applications mobiles aux sites d’informations sur le trafic routier.

    Dans les capitales et grandes Africaines, le boom démographique est suivi depuis quelques années par des embouteillages dans les rues aux heures de pointe. Dans la plupart des cas, les automobilistes se voient obligés de subir. Mais ce n’est pas toujours le cas dans certaines villes comme Nairobi où une application de messagerie « vient au secours des automobilistes ».

    Appelée Twende Twende (« allons-y, allons-y » en swahili), l’application permet à ses utilisateurs d’informer les automobilistes sur leurs situations et le trafic. Les automobilistes peuvent donc sur leurs recommandations emprunter des voies indiquées pour éviter les embouteillages et retrouver leurs clients.

    Lancée il y a plus d’un an, Twende Twende a été conçue par IBM Research Africa. Twende Twende est générée par ordinateur et est à ce jour disponible sur deux réseaux de télécommunications mobiles du pays. Il s’agit de Safaricom et Airtel. Uyi Stewart, expert d’IBM explique que l’application fournit aux utilisateurs des informations sur l’état du trafic sur des routes stratégiques. « Les conducteurs, ainsi que les usagers de la route, initient la demande en envoyant à notre serveur un message SMS indiquant la route sur laquelle ils veulent des informations en matière de circulation », ajoute-t-il.

    Avant de préciser que « le serveur réagit alors en renvoyant au conducteur l’information demandée ». Depuis son lancement, les experts estiment à près de 600 000 dollars US le manque à gagner évité « en contournant les embouteillages ». Dans une capitale de 3 millions d’habitants et qui fait 696 kilomètres carrés avec plus de 300 000 automobiles, l’initiative est appréciée par la population.

    Améliorer la mobilité urbaine

    En Afrique de l’Ouest, des entrepreneurs et de jeunes start-upeurs se mobilisent également. Certains usagers réfléchissent aussi à des solutions pour éviter « des longues heures d’attente sur des routes congestionnées ». Certaines solutions sont par ailleurs trouvées dans quelques villes.

    C’est le cas de la capitale ghanéenne Accra. Jamless un service d’information sur le trafic permet depuis quatre ans à des automobilistes d’éviter les embouteillages. Le service emploie des indics qui passent leurs journées dans les artères de la ville. Les indics sont chargés de fournir des informations aux automobilistes et à d’autres usagers de la route. L’apport de Jamless reste pour le moment satisfaisant, constate Guillaume Boniface, fondateur du service d’information.

    À Lagos le phénomène fruste plus d’un. La circulation dans la ville nigériane est souvent ralentie par des files interminables de voitures contraintes de rouler doucement. Mais Giditraffic aide pour le moment certains automobilistes. La plateforme partage avec ses followers sur Twitter des informations sur le trafic routier. Des conducteurs évitent ainsi des embouteillages dans cette mégalopole africaine. À des milliers de kilomètres, Abidjan est également l’une des villes où l’on constate des embouteillages des heures de pointe. Comme solution, le site web Civroute fournit des informations aux usagers de la route.

    Mais c’est à Dakar que la solution envisagée pour désengorger la capitale et mettre fin aux bouchons est tout autre. Les autorités ont lancé des travaux de construction d’une nouvelle ville à Diamniadio située à une vingtaine de kilomètres de Dakar. Cela va décongestionner les routes et éviter de « fatigantes attentes aux Dakarois à des heures de pointe », justifie-t-on à l’Agence de promotion des investissements et grands travaux (Apix). La même source indique que c’était la meilleure option pour améliorer la mobilité urbaine.