Catégorie : Afrique de l’Est

  • Des élus américains portent le Kente Ghanéen pour protester contre Trump

    Des élus américains portent le Kente Ghanéen pour protester contre Trump

    Le premier discours sur l’état de l’Union du président américain Donald Trump restera dans l’histoire. En proie à de nombreuses critiques malgré la bonne santé économique de son pays, Donald Trump a encore fait face à des protestations durant son discours devant le Congrès. Cette fois-ci, la plus remarquable des protestations a été silencieuse, mais visuelle. En réponse aux commentaires « indignes et irrespectueux » du 45e président américain sur Haïti et les pays africains, certains législateurs ont choisi de porter durant le discours un tissu africain. Il s’agit du Kente.

    Face à Donald Trump, tous les membres du Congressional Black Caucus (CBC) ont porté du Kenté. Insensibles au discours du président, ces membres du Congrès ont expliqué que c’était une occasion de s’indigner contre les déclarations « honteuses » du président des États-Unis sur Haïti et les pays de l’Afrique. Un élu démocrate du Texas a affirmé qu’il avait porté du Kenté pour désapprouver « les propos du président ». C’était également une occasion pour le CBC de montrer sa solidarité envers les pays insultés.

    Image result for Black Lawmakers Protest President Trump in Kente Cloth

    Symbole de lutte

    Tissé au Ghana par les Akan-Ashanti depuis le 12e siècle, le Kente est un trésor de l’Afrique. Tissu royal composé de différentes couleurs, le Kente a pendant longtemps été l’apanage des rois, des chefs ou des notables. Mais il est depuis plusieurs années porté par la population à des occasions spéciales. Certains chefs d’État ghanéens aiment également le porter. Kente Master, une entreprise ghanéenne commercialise en ligne le tissu.

    Related image

    Le Kenté est donc exporté dans plusieurs pays du monde. Mais bien avant, il y a plus de cinquante ans, des Américains noirs avaient porté le tissu durant les luttes pour la reconnaissance de leurs droits. Comme en Afrique à la même époque, le kenté était devenu un symbole de lutte. D’autres personnalités ont aussi porté le Kenté durant de grandes occasions. Parmi eux, on peut citer l’ancien président ghanéen Kwame Nkrumah, le prix Nobel de la paix Martin Luther King, l’ancien boxeur Muhammed Ali, le chanteur Michael Jackson et l’icône de la lutte antiapartheid Nelson Mandela.

    Image result for mandela kente

  • Transport aérien: comprendre le marché unique lancé par l’Union Africaine

    Transport aérien: comprendre le marché unique lancé par l’Union Africaine

    C’est une des résolutions du 30e sommet des Chefs d’États africains qui intéresse le monde aéroportuaire en Afrique. Près de trois décennies après sa première proposition, les pays africains ont finalement fait un pas important vers la création de marchés uniques.

    Le marché unique africain du transport aérien (SAATM) est le premier projet phare de l’Agenda 2063 de l’UA, visant à créer un marché unique et unifié du transport aérien en Afrique pour libéraliser l’aviation. L’initiative qui repose largement sur les accords de la Décision de Yamoussoukro de 1999, veut également faire avancer le programme d’intégration économique de l’Afrique.

    Pourquoi ouvrir le ciel?

    L’Association du transport aérien international (IATA) a déclaré que le SAATM stimulerait la demande, améliorerait la compétitivité de l’industrie du transport aérien en Afrique et rendrait ce marché plus accessible. Une étude de l’IATA montre que si seulement 12 pays africains clés ouvraient leurs marchés et augmentaient leur connectivité, 155 000 emplois supplémentaires et 1,3 milliard de dollars de produit intérieur brut annuel seraient créés dans ces pays.

    A ce jour, c’est 23 pays africains qui ont lancé l’initiative du marché. Aussi, selon les experts, un avantage immédiat du marché unique aérien sera une connectivité accrue entre les pays africains et une réduction des prix des billets d’avion.

    En conséquence, cela devrait se traduire par des vols directs plus réguliers entre les pays africains plutôt que par des voyages qui impliquaient, comme avant, des escales au Moyen-Orient ou en Europe.

    Elan

    Le lancement du marché unique aérien se révèle comme une suite aux initiatives de plusieurs pays africains visant à assouplir les règles de visa pour les ressortissants africains. En outre, ce projet devrait stimuler le potentiel longtemps espéré du tourisme intra-africain.  Puisque l’année dernière, un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement a montré qu’entre 1995 et 2014, alors que le nombre total d’arrivées de touristes internationaux en Afrique avait plus que doublé, les Africains ne représentaient que quatre visiteurs sur dix. Principal problème doigté, la cherté du transport aérien. Un problème qui sera bientôt résolu.

    Toutefois, Rapahel Kuuchi, vice-président de l’IATA pour l’Afrique, affirme que ses retombées ne se concrétiseront pas, à moins d’une « mise en œuvre effective » du projet par les pays signataires et d’une adoption future par les pays restants.

  • Éthiopie: découverte d’un gisement d’or inexploité de 46 tonnes

    Éthiopie: découverte d’un gisement d’or inexploité de 46 tonnes

    Si Hailé Sélassié, empereur d’Éthiopie de 1930 à 1974, pensait que son pays avait le potentiel de devenir un leader mondial de l’or, il n’a peut-être pas tort. Asosa, une zone située à l’ouest de l’Éthiopie, non loin de la frontière soudanaise, pourrait être l’emplacement de la plus ancienne mine d’or au monde. C’est en tout cas ce que présentent les résultats des recherches géologiques dans cette zone.

    La zone d’Asosa est composée de plaines, de vallées accidentées, de crêtes montagneuses, de ruisseaux et de rivières. Densément végétalisée, cette zone qui fait partie de la région de Benishangul-Gumuz en Éthiopie est recouverte de sites archéologiques contenant des indices sur la façon dont les gens y vivaient il y a des milliers d’années, ainsi que de vieilles fosses et tranchées minières.

    Datant de 6000 ans, Asosa a fourni une source clé d’or à l’empire égyptien antique, dont la grande richesse était mondialement connue. Aujourd’hui, les résultats des recherches relancent les perspectives. Certains habitants locaux vivent déjà de la prospection, et plusieurs sociétés minières ont également été actives dans la région au cours des dernières années.

    Éthiopie, prochain grand exploiteur de l’or ?

    Image result for gold ghana

    L’exploitation plus substantielle des richesses de la région remonte à l’invasion italienne des années 1930. Les Italiens ont exploré le district aurifère de Welega et le sud-est d’Asosa. Mais quand le gouvernement révolutionnaire Derg fut plongé dans la guerre civile, l’extraction de l’or a disparu de l’ordre du jour pendant une décennie et demie. Il a fallu attendre le début des années 2000 avant que le gouvernement ne commence à accorder des permis d’exploration.

    En effet, si plusieurs mines sont en activité dans le pays, aucune d’elles n’est à Asosa. Le bénéficiaire des efforts italiens des années 1930 à Welega est la prospection aurifère Tulu Kapi, contenant 48 tonnes d’or. Ce dernier a été acquis en 2013 par le groupe minier chypriote KEFI Minerals pour une valeur d’environ 2,3 milliards de dollars américains.

    Quant à Asosa, la société égyptienne ASCOM a réalisé une importante découverte aurifère dans la zone en 2016. Elle a publié une première déclaration de ressources qui revendiquait la présence de 48 tonnes d’or. Pourtant, cela pourra n’être que le début.

    Explications

    Image result for gold ghana

    Selon l’explication technique fournie par les chercheurs, la géologie de la zone d’Asosa est caractérisée par divers types de roches volcaniques et sédimentaires qui ont plus de 600 millions d’années. La région a été intensément déformée par les forces géologiques, ce qui a entraîné des failles de plusieurs kilomètres à de minuscules fissures.

    Certaines de ces veines contiennent du quartz, et c’est principalement là que l’or de la région s’est accumulé. En réalité, l’or provenait de matériaux fondus au plus profond de la Terre qui se frayait un chemin vers le haut au cours d’un processus connu sous le nom de subduction. C’est ce qui explique par exemple les gisements d’or dans les arcs insulaires comme en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

    De fait, les chercheurs en sont convaincus : il y a plus d’or de classe mondiale dans cette région. Selon ceux-ci, il n’est pas exagéré de dire que le potentiel aurifère de l’Éthiopie pourrait rivaliser avec celui de l’Afrique du Sud, ce qui placerait le pays dans le top cinq des pays producteurs d’or dans le monde. Cependant, il existe encore des défis importants.

    Faire face à la bureaucratie gouvernementale peut être difficile. Dans une zone comme Asosa, il y a des espèces sauvages à éviter, comme les serpents venimeux, les babouins et même les singes. L’extraction de l’or ayant déjà une très mauvaise réputation internationale pour les dommages environnementaux, Asosa pour se plier aux mêmes conséquences.

  • Et si Black Panther était inspiré par les Amazones du Dahomey?

    Et si Black Panther était inspiré par les Amazones du Dahomey?

    Si Black Panther, le nouveau film du studio américain Marvel a quelque chose d’intéressant auprès des Africains, ce n’est non seulement la forte présence d’acteurs d’origine africaine qui y est présente. Mais bien aussi parce que l’histoire est bien inspirée de l’Afrique. Le cas des Amazones du Dahomey serait une évidence.

    Le studio Marvel vient de sortir un autre thriller de Black Panther. Dans cette nouvelle vidéo de moins de deux minutes, les projecteurs ont été braqués sur l’armée exclusivement féminine, les Dora Milaje, dont le rôle a été démontré comme déterminant dans le scénario du film. Dans la vidéo, celles-ci se sont livrées à une démonstration de bravoure.

    Danai Gurira, l’actrice américaine d’origine zimbabwéenne, qui sert aussi de général d’armée au sein de la Dora Milaje, a déclaré que « les Dora Milaje sont des femmes qui ont donné leur vie au trône et à la sécurité du royaume ». Il y a de quoi penser aux Amazones du Dahomey.

    Mais, qui étaient vraiment les Amazones ?

    Nous sommes au XIXe siècle, sous le règne du roi Gézo. Le corps militaire se façonne pour devenir l’unité d’élite féminine du roi. Elles avaient toujours le crâne rasé. Elles étaient couronnées d’un bonnet blanc orné de caïmans bleus.

    En fait, dans l’ancien Royaume du Dahomey (actuel Bénin), existait une armée de guerrières qui avait défié tous les clichés sexistes dont les femmes sont victimes. « Vaincre ou mourir » était leur devise. Plus vaillantes que les hommes, elles mettaient sans difficulté à épreuve l’autre sexe. Ni l’ennemi ni la mort ne pouvaient les décourager. De leur vrai nom Mino (nos mamans, en langue Fon), les colons les avaient nommées les Amazones, en référence à l’armée mystique et puissante de toutes les femmes appelées Amazones dans la mythologie grecque.

    Related image

    Selon l’histoire, alors qu’elles n’étaient que d’environ 800 au départ, leur nombre a très vite augmenté pour avoisiner les 6000. Plus tard, ces femmes vaillantes allaient se battre dans d’autres royaumes alors que le Dahomey commençait à se développer. Elles perdront alors des soldats à la guerre et finalement attaqués par les colons français. Elles gardent malgré tout leur réputation. La culture de la détermination et de la rigueur qu’elles menaient avait fait qu’elles pouvaient jouir de relations privilégiées avec le roi. On ne les regardait pas dans les yeux, seul le roi avait ce privilège. Elles étaient craintes. Elles prêchaient le célibat, vivaient dans le palais royal, auquel seuls le roi et son entourage immédiat avaient, avant elles, accès.

    En réalité, connues pour être particulièrement habiles, chacun de leurs exercices et défilés militaires était spectaculaire, parce que toujours exécutés en chorégraphique. Mais cela n’aura pas échappé au vent de la colonisation. À la fin du XIXe siècle, lorsque le royaume du Dahomey est tombé, l’armée des Amazones fut démantelée aussi, à en croire les récits de l’UNESCO.

    Aujourd’hui, il y a de quoi les remémorer.

     

  • Six pays africains parmi les dix plus fortes croissances en 2018

    Six pays africains parmi les dix plus fortes croissances en 2018

    Selon la Banque mondiale, les pays du continent devraient encore enregistrer une forte croissance au cours de l’année 2018. C’est le cas depuis quelques années. L’institution financière indique dans ses prévisions que six pays africains feront partie des dix premiers à plus forte croissance durant l’année. Ces prévisions confirment la poursuite de la reprise économique dans les pays de l’Afrique subsaharienne.

    Il faut dire que certains gouvernements ont amorcé des réformes économiques dans le but de développer des secteurs importants dans leur pays. Ces réformes favorisent une augmentation de la croissance économique, mais aussi l’inclusion financière. Dans certains pays des conditions favorables sont créées pour lutter contre le chômage et faciliter l’emploi des jeunes.

    Image result for dar es salaam

    En tête des pays qui sont attendus, on peut citer le Ghana. Ce pays de la sous-région ouest-africaine sera en tête des économies les plus dynamiques avec 8,3 % de croissance. « Les récents efforts entrepris par le gouvernement ghanéen sont en train de porter des fruits », analyse un expert de la Banque mondiale. Ce dernier explique surtout que la hausse de prix des matières premières est l’une des raisons qui justifient la reprise économique de la plupart des États.

    Dynamisme

    Image result for Côte d’Ivoire.

    Outre le Ghana, deux autres pays de l’Afrique de l’Ouest feront partie des économies les plus dynamiques. Il s’agit du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Le premier, selon la Banque mondiale, devrait enregistrer une croissance économique de 6,9 % et le second aura 7,2 % de croissance économique. Des économistes s’accordent en effet à reconnaître au Sénégal et à la Côte d’Ivoire de véritables avancées sur le plan économique.

    Image result for Éthiopie addis ababa

    L’Afrique de l’Est est également représentée dans le dynamisme économique du continent. L’Éthiopie (8,2 %), Djibouti (7 %) et la Tanzanie (6,8 %) verront ainsi leurs croissances économiques augmentées. Les prévisions de la Banque mondiale font remarquer que ce dynamisme économique peut être pérenne. Le fait est que ces « pays dynamiques » s’emploient à développer des secteurs comme l’agriculture, l’élevage ou les infrastructures. Beaucoup estiment cependant que les gouvernements devraient faire plus d’efforts pour faire bénéficier les fruits des croissances aux populations.

  • Fundi Bots, le laboratoire qui libère le génie de la robotique en Ouganda

    Fundi Bots, le laboratoire qui libère le génie de la robotique en Ouganda

    À une époque où la plupart des systèmes éducatifs africains ne répondent plus aux attentes des étudiants « geek », un laboratoire robotique, Fundi Bots, est né en Ouganda. Il a été créé par Solomon King qui a décidé d’arrêter ses études universitaires parce que fatigué d’étudier pour des examens. « Je ne suis pas un rebelle, je suis juste un homme déçu par notre système d’éducation », déclare-t-il.

    Il y a près de vingt ans lorsqu’il a abandonné ses études ce passionné de robotique s’est formé sur internet. Ses réalisations lui ont permis de remporter en 2014 deux prix au plan national (Echoing Green Fellowship et Ashoka fellow). Son laboratoire robotique reçoit de jeunes passionnés d’ingénierie. « Ici, dans ce laboratoire, nous mettons davantage l’accent sur la pratique que sur de longues théories. Nos écoles et universités forment les gens à passer des examens, mais rien de pratique », affirme Solomon King, qui explique que le mot fundi signifie « ingénieux » en swahili.

    Image result for Fundi Bots uganda

    Fundi Bots veut aider des milliers de jeunes à révéler leurs talents. Le laboratoire dispose d’une salle d’apprentissage où tout est démontable et mobile : c’est le cas des murs, du mobilier et du laboratoire. « Tout est mobile ici, nous pouvons personnaliser la salle d’apprentissage en fonction de ce que nous voulons. C’est notre magie », explique Rosebell Nsita, responsable des relations publiques chez Fundi Bots.

    Comme Solomon King, elle aussi a été déçue par le système éducatif, avant de découvrir ses talents dans les relations humaines dans cette organisation. Rosebell Nsita a été passionnée par l’art depuis qu’elle était très jeune. Mais les leçons théoriques des universités ougandaises ne l’ont pas aidée à poursuivre sa passion. Elle explique que c’est surtout en s’inspirant de son expérience qu’elle a eu le désir d’aider d’autres jeunes à découvrir leur potentiel grâce à Fundi Bots.

    Plus de 3000 apprenants

    A Fundi Bots, les cours sont donnés gratuitement. Les apprenants sont surtout orientés vers les cours de leur choix. Un laboratoire spécial est également ouvert à des étudiants « insatisfaits de ce qu’ils apprennent à l’université ». « Nous leur enseignons les rudiments de l’informatique, de la mécanique et de l’électronique. Nous faisons tout pour qu’ils apprennent de manière amusante », confie un membre du laboratoire.

    Fundi Bots a prouvé ses compétences, au point qu’il est demandé dans les écoles primaires et secondaires en Ouganda pour proposer des cours pratiques en parallèle avec la théorie. Cela génère un revenu pour les dépenses administratives du laboratoire, qui s’ajoute au financement externe déjà collecté par les bailleurs de fonds Fundi. L’apprentissage dans ce laboratoire se fait via des robots. Cette façon d’apprendre à travers la pratique vise à rendre les élèves plus performants et plus rapides.

    Image result for Fundi Bots uganda

    Certains ont de meilleures notes dans leurs universités après leurs stages à Fundi Bots. « Nos méthodes ont récemment aidé un jeune qui, tout au long de sa carrière scolaire, était terrible en physique. Mais après avoir appris de la pratique ici à la maison, ses notes dans cette classe se sont améliorées. Il s’est distingué et fait de la science à l’université », explique Rosebella Henry, formateur chez Fundi Bots. Pour Solomon King, changer ou avoir une incidence sur une vie est déjà un succès — des douzaines d’histoires de vies ont changé positivement depuis la création du bot Fundi.

    « Nous avons déjà eu plus de 3000 apprenants dans nos murs, et nous envisageons nous installer au Rwanda et en Tanzanie avec l’aide de nos partenaires », annonce le responsable du laboratoire pour qui l’Afrique doit rattraper le retard qu’elle accuse dans le domaine de la technologie et créer des conditions pour l’emploi des jeunes.

  • Cette Ougandaise fabrique des serviettes hygiéniques à partir de la canne à sucre

    Cette Ougandaise fabrique des serviettes hygiéniques à partir de la canne à sucre

    Lydia Asiimwe Sabiiti est la fondatrice d’EcoSmart Pads, startup qui fabrique des serviettes à bas prix à partir de la canne à sucre. La jeune entrepreneure s’est lancée dans cette initiative lorsqu’elle a rencontré une jeune fille de 16 ans, Kyomuhendo, qui avait parcouru un long chemin depuis son village de Rwanyamahenbe, dans la partie occidentale de l’Ouganda. Selon elle, Kyomuhendo était escortée par sa mère à la recherche de meilleurs soins de santé à l’hôpital régional de référence de Mbarara.

    Elle avait développé des plaies vaginales qui s’étaient d’abord présentées avec des démangeaisons peu après sa période de menstruation. « J’ai appris que la jeune fille avait utilisé 3 morceaux du même vieux linge au cours des deux dernières années de gestion de son flux menstruel. Elle a appris que le même tissu était partagé entre trois de ses sœurs et deux autres cousines qui vivaient toutes avec elles », explique Lydia Asiimwe Sabiiti. Après cette expérience, Lydia Asiimwe Sabiiti s’est engagée à sensibiliser des étudiantes sur l’hygiène sanitaire. C’était au cours du programme de stages CAMTech Uganda.

    Après sa sensibilisation, Lydia Asiimwe Sabiiti a été rejoint sur son projet par trois étudiants avec qui elle forme désormais l’équipe d’EcoSmart Pads. Depuis, la dynamique équipe s’est lancée dans la fabrication des serviettes hygiéniques à coûts très réduits. L’objectif pour EcoSmart Pads est de garantir l’égalité, le dynamisme et la dignité dans la gestion des « règles chez les filles et les femmes en Ouganda ». Les Eco Smart Pads sont des serviettes hygiéniques fabriquées à partir de résidus recyclés de canne à sucre pour les filles et les femmes d’âge menstruel issues de familles à faible revenu. « Les résidus de canne à sucre dans les usines de fabrication de sucre sont les matières premières de notre produit et sont obtenus à un prix abordable », explique la fondatrice de la startup.

    Lydia Asiimwa Sabiiti est convaincue que cette idée fonctionnera en raison des faibles coûts de production qui permettront de réduire considérablement le prix de ce produit. L’équipe a d’abord mené une expérience dans le laboratoire de microbiologie de l’Université des sciences et de la technologie de Mbarara pour déterminer laquelle des deux entre le maïs et la canne à sucre avait des résidus à fort taux d’absorption. La canne à sucre a émergé avec un pourcentage d’absorbance plus élevé et a été sélectionnée comme plante à considérer comme matière première pour cette innovation.

    Bénéficiaires

    « Nous avons procédé à une évaluation des besoins, nous avons interagi avec nos utilisateurs finaux et nous en avons tiré des conclusions, informant nos estimations de prix et les quantités d’emballages de produits », explique un membre de l’équipe de la startup. EcoSmart Pads distribue ainsi sur le marché des serviettes hygiéniques dans un paquet de 12 pièces à prix de 1500 shilling ougandais (soit 0,34 euro). « Nous ne cherchons pas à générer beaucoup de chiffres d’affaires nous vendons aux personnes à faible revenu. Nous cherchons à travailler avec des philanthropes pour avoir un impact dans notre communauté locale. En ce qui concerne la durabilité de notre entreprise, nous examinons d’autres options génératrices de revenus. », fait savoir Lydia Asiimwa Sabiiti.

    Les principaux bénéficiaires de ce produit sont les filles scolarisées issues de milieux défavorisés et dont la poursuite des études a été affectée par ce défi. D’autres femmes non scolarisées issues de milieux défavorisés comme les femmes en prison, les camps de réfugiés, les hôpitaux publics, sont également les principales bénéficiaires de ce produit. En général, les femmes ougandaises issues de milieux à revenu élevé bénéficieront aussi du faible coût de ce produit, car elles pourront réaliser des économies. EcoSmart Pads envisage mobiliser des fonds pour poursuivre ses activités. En juin 2017, dans le cadre du défi Up Accelerate de l’UNFPA, la startup avait déjà reçu un prix de 10 000 $.

  • Ces athlètes africains à suivre aux prochains Jeux olympiques d’hiver

    Ces athlètes africains à suivre aux prochains Jeux olympiques d’hiver

    Cette année, plus de pays africains se sont intéressés aux jeux Olympiques d’hiver qui se tiendront du 9 au 25 février prochains à Pyeongchang, en Corée du Sud. Pour bien de pays sur le continent, l’édition 2018 des jeux d’hiver marque leurs premières participations. En effet, il faut noter que l’Afrique subsaharienne est longtemps restée en marche de cet évènement pour des raisons de conditions climatiques non favorables. En 2014, seulement 4 nations africaines avaient été représentées : les habituels Maroc et Algérie, en plus du Togo et du Zimbabwe.

    Portrait de 5 profils hors pair à suivre lors de cette compétition :

    Akwasi Frimpong (Ghana)

    Image result for Akwasi Frimpong (Ghana)

    Akwasi Frimpong, compétiteur en Skeleton, est le seul représentant de son pays aux jeux de cette année où le Ghana fera sa deuxième apparition. Le Ghana qui a été représenté pour la première fois à cette compétition en 2010 a raté les Jeux de 2014 pour rebondir en 2018 avec Frimpong.

    Akwasi Frimpong est un sprinter hollandais d’origine ghanéenne. Né et élevé au Ghana, Akwasi a déménagé aux Pays-Bas à l’âge de huit ans. L’athlète n’a pas commencé à courir jusqu’à l’âge de 15 ans, mais quand il l’a fait, il n’a jamais regardé derrière. Déterminé à représenter son pays aux épreuves sportives les plus prestigieuses, Akwasi a travaillé dur, et c’est sa passion infatigable et ses efforts continus qui lui ont valu le surnom de « GoldenSprint ». Aujourd’hui, l’athlète est le fier gagnant de 4 médailles de bronze, 4 médailles d’argent et 8 médailles d’or à divers événements sportifs locaux et internationaux.

    Aminata Gabriella Fall (Sénégal)

    Image result for Aminata Gabriella Fall (Sénégal)

    À 33 ans, la skieuse italienne d’origine sénégalaise rêve aussi de ramener une médaille à Dakar.

    D’un père Sénégalais et d’une mère Italienne, Aminata habite à Lonato sur le lac de Garda en Italie. Athlète membre de la Fédération sénégalaise de ski depuis 2011, elle pratique cette discipline sportive, avec une spécialité dans le slalom géant. Actuellement, Aminata est encore à la recherche de sponsors qui pourraient la soutenir afin de réaliser son rêve olympique. Néanmoins, le président de la Fédération sénégalaise de Ski, Lamine Guèye, se réjouit de sa skieuse. Parce qu’il aura donc attendu près de 33 ans pour voir le Sénégal être représenté en dames.

    Mathilde-Amivi Petijean (Togo)

    Image result for Mathilde-Amivi Petitjean (Togo)

    Après Sotchi 2014, la Franco-Togolaise représentera encore le Togo aux prochains jeux d’hiver. En 2014, alors qu’elle représentait pour la première fois le pays à cette compétition à l’âge de 19 ans, Mathilde-Amivi finit sa course au 68e rang sur 75. Mais elle ne s’était pas découragée. « Ma participation représente beaucoup pour les Togolais, je pense. Elle montre qu’il faut passer au-dessus des stéréotypes et qu’il n’y a pas que les pays européens qui peuvent faire du ski. Même les Africains peuvent en faire », s’est-elle réconfortée.

    En effet, Mathilde-Amivi Petijean, aujourd’hui 23 ans, née d’un père français et d’une mère togolaise, a débuté le ski en Haute-Savoie en France, pays qu’elle représente au début de sa carrière. Aux JO de Sotchi, Mathilde-Amivi PETITJEAN est qualifiée pour les dix kilomètres classiques. Elle est le porte-drapeau du Togo qui était présent pour la première fois à cet évènement sportif. En mars 2016, elle prit part à sa première épreuve de Coupe du monde à l’occasion du Ski Tour Canada.

    Seun Adigun (Nigeria)

    Image result for Seun Adigun (Nigeria)

    L’initiative de la Nigériane est optimiste, sinon très ambitieuse. Alors qu’elle se fait entourée de 2 autres Nigérianes (Ngozi Onwumere et Akuoma Omeoga), Seun Adigun et son équipe aspirent remporter une médaille en bobsleigh, une discipline sportive très peu connue au Nigeria et pour laquelle elle a commencé par s’appliquer il y a à peine quatre ans.

    Annoncé depuis 2016, ce projet a connu l’adhésion plusieurs personnes, au rang desquelles, la tenniswoman américaine Serena Williams, qui a tenu à féliciter le trio nigérian sur les réseaux sociaux.

    Née à Chicago aux États-Unis, Seun Adigun, 31 ans, est une ancienne athlète nigériane, spécialiste du 100 mètres haies. Dans cette première vie, elle s’est distinguée notamment lors de la saison 2010 en remportant la médaille d’or du 100 m haies lors des Championnats d’Afrique de Nairobi. Depuis 2013, elle est bobeuse.

    Simidele Adeagbo (Nigeria)

    Image result for Simidele Adeagbo (Nigeria)

    La Nigériane Simidele Adeagbo est la première femme africaine à participer aux épreuves de skeleton des Jeux olympiques d’hiver. Adeagbo, qui rejoindra l’équipe historique de bobsleigh nigérian, s’est qualifiée après avoir terminé 3e de sa 5e course qualificative. Âgée de 36 ans, elle est actuellement classée au 84e rang mondial, bien qu’elle ait touché un traîneau de skeleton pour la première fois en juste en… septembre 2017 !

    Avant cette nouvelle aventure, Simidele a été quadruple championne américaine et triple record de saut à l’université du Kentucky. Après avoir abandonné ses ambitions sportives en 2008, la Nigériane d’origine s’est relancée en 2016, quand elle a entendu parler d’une équipe nigériane de bobsleigh qui voulait participer aux Jeux d’hiver.

  • Pourquoi visiter l’Afrique malgré les perceptions négatives?

    Pourquoi visiter l’Afrique malgré les perceptions négatives?

    Si le continent africain fait l’objet de nombre de clichés et de préjugés, il reste néanmoins une terre convenable pour les aventures.

    L’Afrique continue d’être une destination privilégiée pour nombre de touristes et ce n’est pas le dernier rapport du Baromètre mondial du tourisme de l’OMT qui fera la preuve du contraire.

    Ce rapport récemment paru jette plus de lumière sur les visites touristiques internationales accrues de l’Afrique pour l’année 2017. Le rapport a noté que l’Afrique a combiné son rebond 2016 et atteint un record de 62 millions d’arrivées internationales l’année dernière.

    Dans cette perspective, l’Afrique du Nord s’est redressée avec une augmentation de 13 % des arrivées et de 5 % en Afrique subsaharienne. En fin de compte, Baromètre mondial du tourisme a enregistré la plus forte arrivée de touristes internationaux dans le monde, avec une augmentation de 7 % en 2017 et l’Afrique devrait continuer de croître de 5 % à 7 % en 2018.

    En clair, l’Afrique a attiré plus de touristes dans la région au cours des dernières années. Et ceci, même son image est présentée par les grands médias comme un continent très pauvre, fragilisé par nombre d’épidémies et déchiré par la guerre. Mais pourquoi l’Afrique attire malgré tout ?

    Pour répondre, voici cinq éléments qui motivent les gens à venir en Afrique.

    Tourisme

    Image result for africa safari adventure park

    Le tourisme est sans doute le premier point qui attire en Afrique. Bien de gens optent pour l’Afrique pour de nouvelles aventures. L’Afrique a beaucoup de sites touristiques fascinants comme les chutes Victoria en Zambie et les pyramides de Gizeh, en Égypte. Le Mont Kilimandjaro, la plus haute montagne d’Afrique est un endroit populaire qui attire des touristes de partout dans le monde.

    Opportunité commerciale

    Image result for business mauritius shops

    L’Afrique au cours des dernières décennies semble attirer des gens partout dans le monde à des fins commerciales. Avec une croissance démographique impressionnante et donc un marché de consommation sans cesse grandissant, de grandes villes comme Lagos, Nairobi, Kigali présentent désormais bien d’opportunités alléchantes pour les investisseurs. Il faut noter aussi que l’Afrique est l’une des régions qui possèdent les plus grandes croissances économiques dans le monde.

    Agriculture

    Image result for farmer africa

    L’Afrique a de vastes terres relativement moins chères à des fins agricoles, avec des politiques de propriétés terriennes avantageuses. Et cela semble être un facteur de motivation pour s’aventurer en Afrique. Encore que le continent a un climat naturellement favorable à l’agriculture et à l’élevage.

    Le soleil

    Related image

    Bien que l’exposition excessive au soleil puisse être dommageable, certaines recherches montrent que le contact avec le soleil améliore réellement le fonctionnement du cerveau et le système immunitaire. Pour des populations dans les pays très froids, l’Afrique sert alors le mieux cet objectif.

    « Motherland »

    Image result for Motherland ghana obama

    Pour les personnes d’ascendance africaine vivant en dehors de l’Afrique, la visite à la « maison » est un privilège et une opportunité de créer des liens avec leur patrie. Ce déménagement leur permet de découvrir leurs véritables identités tout en renouant avec des proches qu’ils n’avaient jamais rencontrés. Le continent reste un repère.

  • Ces clips qui cartonnent de Dar es Salam à Lomé en passant par Lagos

    Ces clips qui cartonnent de Dar es Salam à Lomé en passant par Lagos

    2017 a été une excellente année pour la musique africaine. Les artistes africains ont travaillé sans relâche au cours de l’année pour améliorer leur production et renforcer leur présence sur les scènes musicales. De nombreuses chansons sont ainsi sorties. Certaines d’entre elles ont été particulièrement bien accueillies. Elles ont fait danser de nombreux mélomanes sur le continent.

    If, Davido

    Image result for If, Davido

    L’année écoulée a été une superbe pour Davido. La superstar nigériane a fait sortir un hit et a été partout. Son premier single de l’année « If » a été une énorme réussite sur le continent et à l’échelle mondiale avec la vidéo de plus de 50 millions de vues sur YouTube.

    Melanin, Sauti Sol feat Pato Ranking

    Image result for Melanin, Sauti Sol feat Pato Ranking

    Le groupe afropop kenyan Sauti Sol a également connu une excellente année. Leur dernier single, « Melanin », qui célèbre la beauté noire, met en vedette Pato Ranking, un artiste de dancehall nigérian. Il a été reçu avec beaucoup de succès.

    Wo, Olamide

    Image result for Wo, Olamide

    Autre réussite nigériane, la chanson « Wo » de Olamide. Composé en Yoruba, le chanteur qui rappe dans sa langue natale a fait bouger plusieurs fans dans les pays de la sous-région ouest-africaine. La chanson a fait plus de 11 millions de vues sur YouTube et continue d’être jouée dans les « endroits chauds » des capitales africaines.

    Pain Killer, Sarkodie ft. Runtown

    Image result for Pain Killer, Sarkodie ft. Runtown

    Sarkodie, celui que l’on considère actuellement comme le meilleur rappeur du continent a encore fait étalage de son talent dans la chanson « Pain Killer » dans laquelle il a réalisé un featuring avec l’artiste nigérian de l’afrobeat Runtown.

    Come closer, Wizkid ft Drake

    Image result for Come closer, Wizkid ft Drake

    Très connue en Afrique, la star nigériane de l’afrobeat a frappé fort en réalisant un featuring avec le célèbre rappeur canadien Drake. Cette collaboration a été beaucoup appréciée, consacrant Wizkid comme l’un des artistes africains les plus connus sur la scène mondiale.

    Leg over, M. Eazi

    Image result for Leg over, M. Eazi

    Cette chanson mérite également d’être écoutée, pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. « Leg over » du Nigérian M. Eazi figure parmi les chansons les plus écoutées durant l’année écoulée.

    Zilipendwa, artistes de la WCB Wasafi

    Image result for Zilipendwa, artistes de la WCB Wasafi

    Diamond Platnumz, Rayvanny, Harmoniser, Mbosso, Lavalava, Reine Darleen et Rich Mavoko sont les artistes de la WCB Wasafi. Leur chanson « zilipendwa » a reçu des critiques positives et a fait danser plus d’un. En témoignent les nombreux vidéos et commentaires postés par des fans sur les réseaux sociaux.

    Iskaba, Wande Coal, DJ Tunez

    Image result for Iskaba, Wande Coal, DJ Tunez

    Dernière chanson de cette sélection, le featuring entre Wande Coal et DJ Tunez. La chanson Iskaba continue d’être jouée.