Catégorie : Afrique de l’Est

  • Polémique autour du renouvellement de la licence MTN Ouganda

    Polémique autour du renouvellement de la licence MTN Ouganda

    La plus grande compagnie de télécommunication de l’Ouganda, MTN Ouganda est prise dans une lutte pour assurer le renouvellement de sa licence qui expire cette année. Avec 55 % de part de marché des télécommunications ou environ 11,2 millions d’abonnés accumulés sur 20 ans d’exploitation, les enjeux sont élevés pour l’opérateur.

    La lutte s’est intensifiée en décembre après que le régulateur du secteur, Uganda Communications Commission (UCC), a annoncé que les télécoms avaient demandé à prolonger leur licence pour plus de dix ans à partir d’octobre 2017. Dans le cadre de l’annonce, l’UCC a demandé à ceux qui avaient des objections de les présenter en même temps que le rapport d’évaluation de la compagnie qui devait être dévoilé le 13 février avant une audience publique sur le même sujet le 26 février.

    Plusieurs acteurs exigent que MTN remplisse certaines conditions avant d’obtenir le renouvellement de sa licence. Un groupe de fournisseurs de services à la tête de la lutte a adressé une pétition au président Yoweri Museveni, au parlement et à l’autorité de régulation du secteur demandant que MTN soit sondé pour plusieurs violations présumées avant le renouvellement de son permis. Le groupe Association des applications sans fil et des fournisseurs de services de l’Ouganda (WASPA-U) a également écrit une lettre au chef de l’État dans laquelle il indique que l’impunité de MTN et le non-respect des règles et les règlements ont désavantagé l’Ouganda. Le WASPA-U accuse MTN d’avoir saisi des ressources des compagnies locales et retenu illégalement leurs revenus.

    Violations des lois

    Une pétition a été lancée. Les initiateurs de la pétition soulèvent des accusations contre MTN allant de la déclaration de revenus, à des pratiques commerciales contraires à l’éthique, à un comportement anticoncurrentiel, à une prise de contrôle illégale de leurs activités, à la violation des lois et paiements aux entreprises locales. Conscients que les dirigeants ougandais pourraient facilement ignorer ces préoccupations et faire pression sur ceux qui ont le pouvoir de renverser ces problèmes, certains membres de WASPA-U ont contacté des actionnaires clés en Afrique du Sud qui ont déjà fait pression sur les dirigeants ougandais avec ces tensions avant qu’elles ne se propagent.

    Un des membres de WASPA-U affirme que le président de MTN Ouganda, Charles Mbiire, les avait rencontrés et s’était engagé à accéder à leur revendication après avoir contacté de hauts responsables en Afrique du Sud. MTN a déjà fait face à des accusations de pratiques de concurrence déloyale, en cours de déclaration et de non-respect de la loi, y compris sur d’autres marchés africains où elle opère. En Ouganda, si les preuves déposées par certains des membres de WASPA-U sont vérifiées, MTN pourrait voir le renouvellement de sa licence être retardé. Pour l’heure, les autorités ougandaises indiquent que les préoccupations des pétitionnaires nécessitaient une enquête.

  • Tech: vers la création d’un Facebook et Twitter ougandais

    Tech: vers la création d’un Facebook et Twitter ougandais

    En Ouganda, le régulateur des télécommunications, l’Ugandan Communications Commission (UCC) lancera au cours de l’année des plateformes locales de médias sociaux dans le but de réduire les coûts de l’internet. Pour le directeur exécutif de l’UCC, Godfrey Mutabazi, il s’agit d’un des projets sur lesquels « nous travaillons. Il y a un investisseur qui apporte nos propres plateformes de médias sociaux, au lieu de Twitter, vous allez avoir quelque chose de local que vous allez utiliser ». Selon l’UCC, l’hébergement de contenu en dehors de l’Ouganda est la raison des coûts Internet prohibitifs. Mais la Commission estime aussi que des versions propres de Facebook et Twitter vont empêcher la propagation haineuse.

    L’UCC est l’agence de régulation des communications du pays. Elle est censée promouvoir et sauvegarder les intérêts des consommateurs et des opérateurs sur la qualité. Godfrey Mutabazi confie que des acteurs du gouvernement et de l’industrie des télécommunications seraient encouragés à utiliser et promouvoir les plateformes de médias sociaux locaux pour attirer davantage de personnes. Dans un pays qui compte environ 40 millions d’habitants, selon Godfrey Mutabazi, 10 millions de personnes peuvent s’abonner aux médias sociaux locaux. Le responsable de l’UCC compare la concurrence du marché à la compétition musicale. Alors que la musique des musiciens occidentaux a dominé, Godfrey Mutabazi affirme que les musiciens locaux ont également prospéré, un signal que les plateformes de médias sociaux locales que l’UCC a l’intention d’introduire peuvent s’épanouir aux côtés de Facebook et Twitter.

    Restriction

    L’UCC continue d’encourager les fabricants de smartphones à apporter des produits de qualité, mais relativement bon marché, afin d’augmenter la consommation d’Internet dans le pays. « Dans quelques années, le prix de l’internet va baisser, car nous allons encourager l’importation de smartphones pour que la majorité des gens puissent utiliser les smartphones. Une des raisons pour lesquelles internet coûte cher, c’est parce que la capacité de télécommunication de Mombasa est utilisée par peu de gens », affirme-t-on à l’UCC.

    Cependant, les dernières décisions de l’UCC ne font pas unanimité. Plusieurs observent estiment qu’elle n’a pas le mandat légal de faire certaines choses à la place. Sur la création de réseaux propres à l’Ouganda, les critiques évoquent une volonté de restriction de la liberté de parole. Selon eux, l’UCC veut contrôler la liberté d’expression dans le pays. Le Réseau des droits de l’homme pour les journalistes en Ouganda (HRNJ-U) dénonce régulièrement les décisions de l’UCC. Pour le HRNJ-U, l’UCC a dépassé ses prérogatives pour devenir une agence répressive. Le Réseau des droits de l’homme pour les journalistes a souvent regretté les incidents dans lesquels l’UCC a bloqué l’accès aux médias sociaux, a empêché les médias de couvrir certains événements politiques et a fermé ou menacé de fermer les médias.

     

  • Afrique : ces footballeurs qui misent sur l’éducation dans leur pays

    Afrique : ces footballeurs qui misent sur l’éducation dans leur pays

    En Afrique, les footballeurs, surtout internationaux, sont souvent impliqués dans des actions caritatives. Si ce n’est pour l’amélioration du système de soins et de santé, la construction des écoles de foot, des infrastructures sociales, alors ils sont présents dans le domaine de l’éducation.

    S’il faut souligner que dans l’ensemble ces actions ne sont pas assez importantes pour porter tout un développement national, elles sont néanmoins d’une grande utilité pour les communautés bénéficiaires.

    Asamoah Gyan (Ghana)

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    En 2017, Asamoah Gyan, footballeur professionnel ghanéen, a inauguré un complexe sportif au sein de son ancienne école, Accra Academy au Ghana. Le projet aurait coûté près de 155. 000 dollars. Une façon à lui de « redonner à son ancienne école, ce dont il avait bénéficié ». Le projet consiste à révéler des étudiants qui ont des talents en football.

    Asamoah Gyan, capitaine de l’équipe nationale du Ghana, joue actuellement en tant qu’attaquant au Kayserispor FC, un club turc.

    Samuel Eto’o (Cameroun)

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    Outre la construction d’un centre pédiatrique pour réduire le taux de mortalité infantile à Douala, au Cameroun, l’année dernière, Samuel Eto’o a annoncé son intention de construire une école dans la région nord du Cameroun avec le soutien de donateurs. La fondation de l’ancien capitaine des Lions Indomptables a également fourni 100 bourses aux filles dans une école en Sierra Leone.

    Samuel Eto’ o est un footballeur professionnel camerounais qui joue en tant qu’attaquant pour le club turc d’Antalyaspor. Notamment passé par le club espagnol Barcelone FC, Eto’o est à ce jour le joueur africain au palmarès le plus garni de tous les temps, ayant remporté le titre de Joueur africain de l’année à quatre reprises.

     

    Didier Drogba (Côte d’Ivoire)

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    Didier Drogba, ancienne star ivoirienne du football, a récemment créé, en Côte d’Ivoire, une école destinée à permettre aux enfants d’une communauté rurale d’accéder à une éducation de qualité. L’école aurait été partiellement financée par Nestlé et l’International Cocoa Initiative. L’installation comprend des salles de classe, un jardin d’enfants, une cantine, des latrines, un terrain de football et des installations d’hébergement pour les enseignants.

    Didier Drogba, 40 ans, ancien capitaine des Éléphants, évolue désormais au sein du club American Phoenix Rising.

  • Musique: Top 10 des artistes africains à suivre en 2018

    Musique: Top 10 des artistes africains à suivre en 2018

    Ils ont fait la musique africaine en 2017, avec leurs tubes ou albums. De Lagos à Johannesburg, d’Accra à Bamako, de Lomé à Douala… Quels sont les artistes africains à suivre en 2018 ?

    10 — Black Coffee (Afrique du Sud)

    Image result for Black Coffee (Afrique du Sud)Black Coffee, à l’état civil Nkosinathi Maphumulo est l’artiste qui a relevé le niveau de musique « house » sud-africaine. L’artiste aux multiples récompenses est née au Kwazulu-Natal, la province de la musique house sud-africaine ou il a fait des études de musique. En musique africaine, il n’est pas du tout un inconnu.

    9 — Ferre Gola (Congo)

    Image result for 9 — Ferre Gola (Congo)À 41 ans, le Congolais Ferre Gola a été élu en 2017 meilleur artiste africain au Canal 2’Or. Bien connu dans le monde de la rumba, Ferre Gola est considéré comme celui qui assure la relève de feu Papa Wemba, ou encore Franco Luambo.

    8— Shyn, (Madagascar)

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    Rafler les prix de la révélation aux AFRIMA 2017 sur un continent où le domaine de la musique est presque devenu une auberge espagnole, ce n’est pas chose ordinaire. Tête haute, le jeune malgache tente de croire en sa musique dans un pays qui n’est pas très connu dans le monde musical. Il prévoit d’ailleurs sortir son premier album en cette année.

    7 — Daphné (Cameroun)

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    À 28 ans, la Camerounaise native de Buea est sur une bonne voie pour rayonner en Afrique. Et ce, même en étant étudiante. Meilleure artiste musicienne de l’Afrique centrale de l’année 2016, Daphnée s’est encore illustrée en 2017 avec ses tubes comme Calée, jusqu’à la gare, ou encore Je te promets, des chansons qui ont tous connu de gros succès.

    6 — Sidiki Diabaté (Mali)

     

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    Récompensé déjà en 2010 dans son pays pour ses qualités de beatmaker, instrumentaliste et compositeur alors qu’il n’avait que 19 ans, le Malien Sidiki Diabaté a la cote montante en Afrique, surtout francophone. Issu de la 72e génération d’une des plus exceptionnelles familles de griots et de joueurs de Kora, instrument du griot par excellence, Sidiki a connu une année 2017 plutôt remplie.

    5 — Sarkodie (Ghana)

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    En Afrique, Michael Owusu Addo aka Sarkodie a une réputation enviable. Même s’il ne rappe qu’en Twi, une langue parlée par quelque 6 millions de Ghanéens, l’artiste de 29 ans est un grand influenceur dans le monde du rap. Cet artiste au talent incontesté se trouve être l’ambassadeur de la jeunesse ghanéenne ainsi que celui de nombreuses marques internationales telles que Samsung. Engagé, Afroptimiste, Sarkodie a connu une légère baisse de régime en 2017, mais a récemment promis un grand retour.

    4- Yemi Alade (Nigeria)

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    Yemi Alade n’est pas que connue au Nigeria. À 28 ans, la star nigériane qui est devenue très célèbre depuis sa chanson « Johnny » n’a pas fini d’impressionner. La fille « Yoruba-ibo » comme elle est surnommée, a remporté 2 prix majeurs aux MTV African Music Awards et la meilleure performance d’artiste féminine en 2015 et 2016. Si l’année 2017 n’a pas été celle de grandes récompenses, la star est une travailleuse et fera surement de gros coups en 2018.

    3 — Eddy Kenzo (Ouganda)

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    Edrisa Musuuza, alias Eddy Kenzo, est très connu en Afrique de l’Est et de l’Ouest après la sortie de sa chanson Sitya Loss en 2014. Une chanson qui avait en moyenne 10 000 vues par jour, et partagée par des célébrités comme Akon, Ronaldinho, Tevin Cambell, Ellen Degeneres, Puff Daddy, Sanaa Lathan et tant d’autres dans le monde entier. En 2017, il a été récompensé au festival AFRIMA, raflant le trophée de meilleur album de l’année avec son opus Biology.

    2 — Toofan (Togo)

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    2017 aura été une année de grandes réussites pour le groupe togolais Toofan. En novembre de l’année dernière, les deux artistes ont gagné deux trophées lors de la cérémonie officielle de remise des prix d’AFRIMA Awards : le Best Group et le Best Pop Act. Mais pas que. Le groupe togolais a aussi signé avec maison de musique Universal Music France, un rêve de longue date. La collaboration avec le Nigérian Patoranking sur le concept « Gné bras » a aussi enregistré un succès continental. Ces artistes qui ont habitué leurs fans aux nouveaux concepts presque chaque année en sortiront surement un autre en 2018.

    1— Le duo  Wizkid – Davido (Nigeria)

    Image result for Wizkid and davidoDifficile de dire celui d’entre les deux qui mène actuellement la danse au Nigeria, pays disposant la plus grande industrie musicale en Afrique. En 2017, les deux artistes ont chacun remporté un prix lors de la 12e édition de Futur Awards Africa. Si Wizkid (26 ans) a marqué l’histoire en devenant le premier artiste africain a remporté le prix du meilleur acte international aux MOBO Awards, Davido (25 ans) a, de son côté, remporté le trophée du musicien de l’année. Wizkid a remporté plusieurs prix cette année et ce n’est pas étranger de voir son nom aux côtés de son compatriote nigérian. Les deux ont été nominés dans la catégorie du meilleur acte africain aux MTV Europe Music Awards, qui ont été remportés par le hit « Fall », tandis que Wizkid s’est distingué aux AFRIMA avec trois trophées. Magique.

  • Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    La science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM) ont toujours été connues comme des domaines réservés aux hommes. Si depuis quelque temps dans les pays développés les donnes ont changé, en Afrique également, certaines femmes commencent par exceller dans ces secteurs d’activité qui demandent habileté et grande réflexion, voire une capacité physique. Et il faut noter, ces domaines d’activités se révèlent être ceux souvent qui sont étroitement liés au développement des pays.

    Tolu Oni

    Image result for Tolu OniStimulée par un vif intérêt pour la médecine dès son plus jeune âge, la Nigériane Tolu Oni ​​a étudié l’interaction entre les infections chroniques et les maladies non infectieuses, et l’impact de l’environnement sur la santé de l’homme. Enseignante, experte en politique de santé publique à l’Université de Cape Town, les travaux de Tolu Oni lui ont valu de nombreux postes de direction tels que l’élection à l’Académie des sciences de l’Afrique du Sud en 2013. Elle a mis en place l’Initiative de recherche pour la santé et l’équité des villes (RICHE), un programme de recherches en santé urbaines en Afrique.

    Funk Opeke

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    Nantie d’une maîtrise en génie électrique à l’Université de Columbia, Funke Opeke a eu une carrière remarquable dans les TIC aux États-Unis en tant que directrice exécutive de la division de Verizon Communications à New York. En 2005, elle a rejoint MTN Nigeria en tant que responsable technique (CTO). Elle a été conseillère chez Transcorp et chef de l’exploitation de NITEL. Touchée par la faible connectivité Internet au Nigeria, elle a fondé MainOne, un fournisseur de services de communications et de solutions de réseau en Afrique de l’Ouest.

    Regina Honu

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    Regina Honu est un développeur de logiciel ghanéen et l’une des rares femmes à faire des progrès technologiques en Afrique. Elle a fondé Soronko Academy, la première école de codage et de design centrée sur l’homme pour les enfants et les jeunes adultes en Afrique de l’Ouest. Elle a été nommée par CNN comme l’une des 12 femmes inspirantes qui font la promotion des STEM. Cadre de la prochaine génération de codeuses en Afrique à travers ses nombreuses initiatives technologiques, elle a également été nommée l’une des six femmes ayant un impact sur la technologie en Afrique.

    Blessing Kwomo

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    Blessing Kwomo est une entrepreneure et une ingénieure nigériane. Elle a connu une réorientation dans le domaine de la santé après avoir été témoin de certains cas de maladies auxquels sa communauté a été confrontée en raison d’une mauvaise condition de vie. Elle a ensuite créé le studio thérapeutique Roroboth qui offre des soins à domicile aux familles à faible revenu. Elle utilise une approche qui s’attaque à la cause principale des maladies en ce qui concerne l’environnement.

    Ethel Coffie

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    Ethel Coffie est une entrepreneure ghanéenne spécialiste des TIC. Fondatrice de Women in Tech Africa qui compte plus de 30 membres dans les pays africains et la diaspora, Ethel Coffie est bien connue en Afrique pour son expertise dans le domaine tech. Elle a également fondé EDEL Technology Consulting et a lancé la première réunion panafricaine sur les femmes dans les TIC. Grâce à la richesse de ses compétences techniques et commerciales acquises de son travail, elle a soutenu plusieurs femmes dans les TIC. Ethel est nommée parmi les cinq premières femmes ayant un impact sur les technologies de l’information en Afrique.

  • Volkswagen va désormais  assembler des voitures au Rwanda

    Volkswagen va désormais  assembler des voitures au Rwanda

    En mai prochain, Volkswagen va commencer par assembler des voitures au Rwanda. Le constructeur allemand prévoit assembler trois de ses modèles dans le pays. Ce début d’assemblage va également marquer l’expérimentation d’un service d’autopartage du constructeur. Trois phases sont prévues dans la cadre de l’installation de la marque au Rwanda. On  note en premier la construction d’une usine dans la zone économique spéciale de Kigali. Le coût de cet investissement est estimé à 20 millions de dollars.

    Volkswagen devrait également mettre en place une plateforme de location et d’autopartage dans le pays, qui sera géré par une compagnie rwandaise. Une entreprise locale va de son côté s’occuper de la conception de l’application pour ce service familier à Uber adopté dans différents pays européens. Le constructeur allemand va surtout s’atteler à la formation de ses futurs employés. Il s’agit de leur donner les connaissances nécessaires afin qu’ils puissent bien remplir leurs tâches. Volkswagen compte créer près de 1000 emplois. Une fois opérationnelle, l’usine va produire près de 5000 véhicules par an.

    Véhicules hybrides

    L’usine rwandaise de Volkswagen va assembler des véhicules hybrides. Les trois modèles qui seront assemblés sont la citadine Polo, la berline Passat et la voiture de sport Teramont. Le choix du Rwanda s’explique d’abord par la stabilité politique que vit le pays. Pour Thomas Schaefer, directeur général de Volkswagen Afrique du Sud, le climat de paix qui règne au Rwanda a motivé le constructeur. À cela s’ajoute le niveau de développement remarquable porté par des réformes économiques engagées par l’État. Rappelons que le Rwanda enregistre régulièrement une forte croissance économique et s’est engagé dans une lutte efficace contre la corruption.

    En s’installant au Rwanda, Volkswagen continue de mettre en œuvre son projet de conquête du continent africain. Volkswagen assemble déjà des véhicules au Nigéria, en Afrique du Sud et depuis quelques mois au Kenya. Selon les informations, l’Algérie devrait être le prochain pays à accueillir les usines d’assemblages de Volkswagen.

  • Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Les Etats doivent légiférer sur les migrations de protocole internet version 6 (IPV6). C’est ce que pensent plusieurs experts du domaine. Ils estiment que les gouvernements doivent rechercher des moyens législatifs pour assurer une conformité rapide aux migrations de protocole internet version 6 (IPV6). En décembre dernier, une réunion du Comité régional africain d’Internet (AFRINIC-27) organisée à Lagos a vu la participation de plusieurs acteurs, dont plusieurs boursiers financés par l’organisation pour discuter des enjeux. Tous ont reconnu l’urgence pour le continent d’accélérer le processus de migration afin d’éviter la « panne d’Internet ». Depuis sa création, Afrinic s’investit dans le développement d’Internet sur le continent.

    Son PDG, Alan Barret, affirme que plus de 100 millions d’adresses IPv4 et plus de 9000 préfixes IPv6 / 32 ont été alloués en Afrique avec environ 42% de ses 1500 membres recevant un préfixe IPv6. L’année dernière, Afrinic a alloué 7,2 millions d’adresses IPv4, 95/32 préfixes IPv6 et 127 ASN avec 122 nouveaux membres. Alan Barret considère qu’une législation unique des gouvernements africains sera un grand atout pour le processus de migration. Une décision au niveau de l’Union africaine peut « changer le jeu », insiste le PDG de Afrinic. « C’est la raison pour laquelle nous engageons les principaux responsables gouvernementaux et le groupe de travail à trouver des solutions durables à la migration IPV6 », ajoute-t-il.

    Création d’un environnement favorable

    Selon Sunday Folayan, président du conseil d’administration d’AFRINIC, en dehors des politiques gouvernementales et de la volonté des dirigeants nécessaires pour conduire l’ordre du jour, les opérateurs de télécommunications devraient envisager de mener le processus. Par exemple, « si MTN Nigeria peut transformer tout son équipement pour se plaindre d’IPV6 ou passer du réseau à ce nouveau protocole internet, alors le Nigeria aurait réalisé une migration de 35% », précise-t-il. De son côté, le professeur Umar Danbatta, vice-président exécutif de la Commission des communications du Nigeria (NCC), explique que pour soutenir les technologies émergentes, « nous devons créer un environnement favorable au déploiement d’IPv6 ».

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    « Nous devons nous engager davantage dans le domaine de la gouvernance de l’Internet et d’autres initiatives similaires, du niveau national au niveau sous-régional, régional et mondial pour contribuer et partager les meilleures pratiques qui peuvent contribuer à la croissance d’Internet », conseille le vice-président de NCC. Le professeur Danbatta, qui a reconnu les efforts de la société Internet et des parties prenantes pour contribuer au développement de l’Internet dans la région africaine, annonce que la NCC s’engage à soutenir l’industrie africaine de l’Internet autant que possible. Ce qui assurera la disponibilité, l’abordabilité et l’accessibilité à l’Internet haute vitesse. Cela va entraîner l’émergence de nouvelles technologies et le déploiement de plus de services.

    Implication de coût

    Toutefois, le Dr Chris Nwannenna, PDG de SystMetrics Systems Limited, estime que l’IPV6 offre de meilleures technologies, mais que les coûts pourraient être responsables d’une migration lente, ajoutant que les opérateurs auraient besoin de temps pour changer d’équipement. « IPV6 va à une meilleure technologie, mais l’implication de coût pourrait être la raison pour laquelle les opérateurs et les autres utilisateurs ne sautent pas dessus. Nous devons considérer les pouvoirs d’investissement des opérateurs pour accéder à leur capacité de migrer maintenant ou plus tard. Mais, définitivement, la migration vers IPv6 devrait être encouragée », déclare-t-il. Selon lui, le Nigeria doit faire tout son possible pour éviter la «course aux rats» en ce qui concerne la migration vers le nouveau protocole.

  • Afrique : comment les médias tentent de propulser l’industrie musicale?

    Afrique : comment les médias tentent de propulser l’industrie musicale?

    En Afrique, la promotion et la distribution des productions musicales est l’un des défis auxquels les artistes font souvent face. Dans cette tâche, les médias tentent de leur donner un coup de main.

    C’est sans nul doute. En Afrique, le rôle des médias est divers. S’ils sont bien utiles dans la sensibilisation et connus pour leurs objectifs éducatifs, ils sont aux yeux des acteurs musicaux, un outil sine qua non pour le commerce des produits. Dans ce rôle, la radio, média qui reste le plus suivi en Afrique, se fait leader.  Sur le continent, il existe une grande variété de stations de radio parce qu’elles sont relativement peu coûteuses à exploiter et peuvent jouer un rôle majeur dans la promotion de la culture et de la politique locales. Tangible en Gambie.

    La radio, la meilleure formule

    C’est désormais de notoriété publique. La Gambie est un pays pauvre et ne possède pas de grands médias. Sa première chaine de télévision a à peine 20 ans.  Toutefois, ce pays enclavé par le Sénégal a une réputation pour sa radio, notamment Radio Syd, lancée en 1969 par la Suédoise Britt Wadner. Aujourd’hui, le pays compte15 stations radio, dont la plupart jouent jusqu’à 20 heures de musique par jour.

    Cependant, les musiciens locaux dans le pays n’ont pas autant de notoriété que leurs homologues sénégalais. Pour améliorer la situation, en 2012 l’Association gambienne des journalistes musicaux a été créée à Banjul. Objectif, promouvoir les artistes locaux et soutenir leurs carrières, non seulement dans le pays mais aussi à l’étranger.

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    Le cas est presque pareil au Congo-Brazzaville, pays ayant une réputation musicale qui dépasse les frontières africaines. Dans ce pays francophone d’Afrique centrale, les stations de radio se sont montrées depuis les années 1990 incontournables dans l’industrie musicale. Alors que le pays inaugure une nouvelle phase de démocratie et de liberté de la presse en 1991, Radio-Océan, DRTV, Ponton FM, Radio Louvakou, Radio Liberté, Radio Brazza, DVS + ou encore Radio Mucodec sont nés.

    Dans le nord de l’Afrique, les pays de la région du Maghreb, tels que le Maroc et l’Algérie, possèdent des radios locales et internationales. En guise d’exemple, la station marocaine Radio Medi 1 diffuse dans toute l’Afrique. C’est également le cas de la station gabonaise Africa Numéro 1, qui opère depuis Paris, en France.

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    L’écran, la nouvelle opportunité

    La télévision en Afrique, et comme dans le reste du monde, a connu un grand succès. Parallèlement, la montée en puissance des chaînes musicales payantes sur le continent contribue à la promotion de la musique locale.

    Cette numérisation de la télévision a principalement permis l’internationalisation et une « panafricanisation » des contenus culturels en général. Et cette vision de la chose a été partagée en 2015 par le président sud-africain, Jacob Zuma, lors du lancement en Afrique de la chaine SABC News. Il avait principalement partagé le vœu selon lequel SABC News soit une vitrine au travers de laquelle les téléspectateurs se considèreront comme « un peuple africain ».

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    L’un de ces exemples est The Voice Afrique Francophone, le plus grand salon du talent sur le continent. The Voice Afrique est diffusé sur Vox Africa, la première chaîne de télévision indépendante, panafricaine et bilingue  disponible en Afrique, ainsi que sur les principaux réseaux de télévision en Europe et aux États-Unis.

    Par ailleurs, le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, est un exemple dans le domaine des médias musicaux sur le continent. Avec plus de 250 groupes ethniques différents, le Nigeria a montré, depuis la chute de son régime militaire dans les années 1990, un énorme potentiel dans les sphères de la création, en particulier dans la musique et la télévision. La musique pop nigériane domine actuellement le paysage musical africain à travers la montée des chaînes de télévision diffusant ce contenu très divertissant et à la mode.

    Les nouveaux medias, un manque à gagner

    Image result for stonebwoyDe Lagos à Abuja, les sociétés de télécommunications sont les plus grands distributeurs de musique au Nigeria. Selon un rapport de PricewaterhouseCoopers (PwC) publié fin 2016, l’industrie musicale nigériane valait 47 millions de dollars en 2015, chiffre qui devrait doubler 5 ans après cette date. Aussi, faut-il rappeler que ces 10 dernières années ont été marquées par des essors de certaines économies, dont principalement le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud ; Une croissance qui a rimé avec le boom dans les communications téléphoniques, et qui rejailli principalement sur les secteurs de divertissement comme la musique.

    L’industrie musicale sud-africaine est plus développée que la plupart des pays du continent et peut être comparée aux marchés occidentaux. En Afrique du Sud, les téléchargements en ligne et le streaming sont à l’origine d’une croissance exponentielle de l’industrie musicale locale, qui devrait maintenir une trajectoire positive dans un avenir prévisible.

    Avec MTN en tête du peloton, les opérateurs télécoms voient un énorme potentiel dans des marchés, surtout les plus vastes  tels que le Nigeria, un pays de 190 millions d’habitants, où la musique peut être décrite comme une religion. Ce groupe de téléphonie se présente comme « le plus grand distributeur de musique » en Afrique avec plus de 60 millions d’abonnés rien qu’au Nigeria. Pour ce faire, MTN offre des sonneries grâce à sa plateforme de téléchargement MTN Music Plus à 0,25 $. Le leader de l’industrie est actuellement en concurrence directe avec des géants mondiaux en ligne tels qu’iTunes. Au bénéfice des musiciens africains…

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  • Kenya : la ruée des investisseurs vers les ‘techlabs’ non métropolitaines

    Kenya : la ruée des investisseurs vers les ‘techlabs’ non métropolitaines

    Pendant des années, Nairobi a été le berceau de l’innovation technologique au Kenya, et le centre de l’écosystème des startups florissantes du pays, connu sous le nom de Silicon Savannah. Mais depuis peu, d’autres « techlab » loin de Nairobi émergent.

    La plupart des espaces d’innovation, des centres d’incubation, des accélérateurs et des laboratoires de fabrication au Kenya sont concentrés dans la capitale Nairobi, une des grandes villes africaines attrayantes pour les investisseurs.

    Mais au cours des dernières années, des centres technologiques ont vu le jour dans d’autres villes du pays, notamment Mombasa (SwahiliBox), Kisumu (LakeHub), Eldoret (Dlab Hub), Voi (Sote Hub), Machakos (Ubunifu) et Nyeri (Mt. Kenya Hub et DeHub). Certains de ces centres fonctionnent de manière indépendante, tandis que d’autres évoluent dans le cadre d’institutions universitaires. Mais tous soutiennent des entrepreneurs travaillant à l’intersection des secteurs technologique, créatif et culturel.

    En effet, la décentralisation de l’industrie technologique kenyane est une preuve que le marché de Nairobi est saturé. En réalité, malgré les avantages commerciaux et logistiques de la capitale, c’est toujours une ville très chère où vivre et opérer pour de jeunes entrepreneurs n’est pas aisé.

    Marché attrayant

    L’omniprésence de la connectivité et la qualité du réseau à travers le pays attirent un grand nombre d’investisseurs : la pénétration du mobile parmi les 45 millions de populations du Kenya s’élève à plus de 90 % et le pays possède l’une des vitesses d’Internet mobile les plus rapides au monde. L’introduction d’un système de gouvernance plus décentralisé en 2010 a également permis de se tourner vers la technologie pour construire des économies locales. Ce sont quelques-uns des facteurs qui ont poussé Ahmed Maawy à lancer SwahiliBox à Mombasa il y a quatre ans. En tant que programmeur et développeur de produits prospère basé à Nairobi, Maawy a toujours voulu établir un espace où les jeunes entrepreneurs et les innovateurs pourraient se rencontrer et échanger des idées dans sa ville natale.

    Selon lui, malgré la technologie permettant la communication et la collaboration à distance, un espace physique permet la création d’une communauté dédiée à la construction de systèmes plus complexes et de solutions locales qui profitent aux communautés locales.

    Défis

    Sylvia Musalagani, chargée de projet à l’organisation hollandaise de développement Hivos, qui a travaillé avec des hubs comme SwahiliBox et LakeHub, affirme que les centres technologiques à l’extérieur de Nairobi sont toujours confrontés à des défis qui entravent leur croissance. Il s’agit notamment de la qualité moins bonne de la qualité d’Internet, du manque d’inscription officielle, de l’absence d’expertise commerciale et de la capacité de gérer les finances ou de commercialiser leurs propres produits et innovations. A cela, s’ajoute l’étroitesse des différents marchés.

    Pour celle-ci, beaucoup d’entre eux n’ont pas la capacité de gérer ces organisations, et par conséquent, luttent avec la durabilité. Pour cette raison, note Musalagani, les centres de technologie à l’extérieur de Nairobi ont besoin de plus de financement que leurs homologues à Nairobi.

    Un cofondateur de LakeHub, James Odede, estime quant à lui que les organisations qui financent les hubs sont réticentes à fournir un soutien dans des villes où le modèle n’a pas encore été prouvé, et où une communauté visible de technophilies n’existe pas. Quand ils ont initialement demandé des fonds, Odede rappelle qu’ils ont dû « faire beaucoup d’efforts pour trouver » comment convaincre les bailleurs de fonds qu’il y avait un besoin d’espace. Aujourd’hui, LakeHub compte  2 000 membres inscrits.

    Pour surmonter ce défi, Sylvia Musalagani pense qu’il doit y avoir un effort concerté entre le gouvernement, le secteur privé et les investisseurs étrangers pour s’assurer que ces centres reçoivent un soutien adéquat. Cela inclut le fait de leur faciliter l’accès aux finances et de mettre en place des structures bancaires alternatives qui pourraient aider à soutenir leurs modèles d’affaires.

  • Afrique: 159 startups numériques ont reçu 195 millions de $ en 2017

    Afrique: 159 startups numériques ont reçu 195 millions de $ en 2017

    Les investissements dans les startups africaines de technologie ont atteint les niveaux les plus élevés, avec 159 startups rassemblant plus de 195 millions de dollars, selon Disrupt Africa Tech Startups Funding Report 2017.

    Les résultats de cette recherche révèlent que le financement total des entreprises technologiques africaines en 2017 a augmenté de 51 % par rapport à 2016, tandis que le nombre de startups financées a également augmenté de 8,9 %.

    L’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya sont restés les trois premières destinations d’investissement pour la troisième année consécutive. Pour la première fois, le financement assuré par les startups nigérianes a dépassé l’Afrique du Sud en 2017, bien qu’il y ait beaucoup plus d’entreprises sud-africaines.

    Gabriella Mulligan, cofondatrice de Disrupt Africa, affirme que l’un des principaux enseignements de cette recherche est la mesure dans laquelle le nombre de startups ayant obtenu des fonds et le montant global des investissements recueillis ont considérablement augmenté. « Il ne fait aucun doute que la “révolution technologique” africaine est en train de se produire. De plus en plus d’entreprises de qualité sont en cours de construction, et les investisseurs sont prêts à les soutenir, plus que jamais auparavant », explique Mme Mulligan.

    Autres points intéressants, alors qu’au cours des dernières années presque tous les fonds ont été consacrés à des startups dans les trois premiers pays (Afrique du Sud, Nigeria, Kenya), la part des financements vers ces pays diminue rapidement. Ce qui signifie que de plus en plus de financements vont vers des marchés alternatifs, montrant que les investisseurs ne sont plus confinés à ces hubs traditionnels, mais recherchent des talents et des opportunités d’affaires sur tout le continent.

    Le lead nigérian

    Selon Gabriella Mulligan, l’histoire du Nigeria est intéressante. « Alors que 2017 marque la première année où elle a dépassé l’Afrique du Sud en termes de montant total des fonds collectés, plus les 60 % du financement total du Nigeria vont à une seule entreprise : Andela. Et selon les chiffres du rapport, exempté des fonds collectés par Andela, le Nigeria présente un moins bon bilan que l’Afrique du Sud et le Kenya.

    A en croire Disrupt Africa, des signes d’un intérêt croissant des investisseurs pour les marchés moins développés ont également été observés, le pourcentage total des financements reçus par ces trois principaux écosystèmes passant de 81,7 % à 74,7 % en 2015. Le Ghana, l’Égypte et l’Ouganda apparaissent clairement comme des hotspots.

    Tendances

    Les entreprises Fintech se sont montrées de loin le secteur le plus attractif pour les investisseurs, avec 45 start-ups fintech représentant près d’un tiers du financement total destiné aux entreprises technologiques africaines en 2017. L’intérêt pour le commerce électronique a rebondi, en hausse de 350 % par rapport à l’année précédente. Les start-ups ont levé plus de 16,7 millions de dollars US, tandis que l’agrotechnologie a couru sur le devant de la scène, avec un financement de 203 % en 2016.

    Pour l’avenir, Disrupt Africa s’attend à ce que la reprise générale se poursuive avec des fonds et des financements supplémentaires. La société estime que l’Afrique du Sud retrouvera la première place, tandis que le Kenya continuera de performer fortement. Quant au Ghana, le pays commencera à laisser sa marque.

    Toutefois, l’accès à un financement suffisant pour les startups en dehors des trois premiers marchés reste un défi, tout comme le soutien aux startups qui ne sont pas basées dans les grandes villes.