Catégorie : Afrique de l’Est

  • FinTech: M-Pesa s’allie à PayPal pour dynamiser le e-commerce au Kenya

    FinTech: M-Pesa s’allie à PayPal pour dynamiser le e-commerce au Kenya

    Le système kenyan de microfinancement et de transfert d’argent mobile M-Pesa a annoncé la signature d’un partenariat avec PayPal, le service de paiement en ligne. Ce partenariat ouvre de nouvelles perspectives commerciales pour le marché électronique kenyan et de l’Afrique de l’est.

    Grâce à ce partenariat avec PayPal, les Kenyans ont désormais la possibilité de lier leur compte PayPal à leurs portefeuilles M-Pesa. Ils peuvent surtout acheter des biens et services sur des sites ce commerce et recharger leurs comptes PayPal. Pour la réussite de leur partenariat, M-Pesa et PayPal ont choisi TransferTo, le réseau leader de paiements mobiles transfrontaliers pour les marchés émergents, pour faciliter leurs services.

    Essor

    La direction de M-Pesa ra rappelé que cette collaboration avec PayPal va ouvrir les marchés mondiaux à de nombreuses entreprises kenyanes. Elle a expliqué qu’au-delà des transferts d’argent, cette collaboration inaugure une nouvelle ère de rapidité et de commodité au-delà des frontières.  Les responsables M-Pesa travaillent actuellement sur des plates-formes innovantes et robustes permettant à plus d’entrepreneurs et de consommateurs de bénéficier de l’essor du commerce électronique.

    De son côté, le directeur général de PayPal pour l’Afrique, Efi Dahan, a déclaré que l’objectif était d’accroître l’activité de commerce électronique en Afrique et de démocratiser les services financiers. « Nous sommes ravis d’apporter le portefeuille mobile M-Pesa et les services conjoints PayPal au marché kenyan, ce qui rend plus pratique et sûr de retirer et ajouter de l’argent à leurs comptes tout en participant à l’économie numérique mondiale», a-t-il ajouté.

     

     

  • Salma al-Majidi, première femme coach d’un club masculin au Soudan 

    Salma al-Majidi, première femme coach d’un club masculin au Soudan 

    A 27 ans, c’est beaucoup de barrières que Salma al-Majidi a du briser pour devenir la première coach d’un club de foot masculin au Soudan, pays majoritairement musulman et conservatiste.

    À la Fédération internationale de football association (FIFA), Salma al-Majidi est présentée comme la première femme arabe et soudanaise à prendre en charge une équipe d’hommes dans le monde arabe.

    Fille d’un policier à la retraite, la jeune soudanaise n’a jamais caché son amour pour le football. « Pourquoi le football? Parce que c’est mon premier et dernier amour », dit-elle à tout curieux. En effet, c’est depuis l’âge de 16 ans que cette célibataire s’intéresse à ce sport. Elle était souvent spectatrice à l’entraînement de l’équipe de son frère à l’école. Séduite par les instructions du coach et ses gestes, Salma al-Majidi réalise très tôt qu’elle était destinée à cette activité. D’abord, elle a rêvé d’être joueuse, et finalement elle est devenue coach du fait que le Soudan n’a toujours pas d’équipe féminine, confie-t-elle. Dès lors, elle pousse loin sa curiosité, quitte à discuter chaque temps après l’entrainement avec le coach qui décide finalement de lui donner une chance.

    Après plusieurs formations et des diplômes, la « Sister coach », comme elle est nommée, devient entraîneuse de football à plein temps, avec une rémunération similaire à celle de ses homologues masculins. Elle a notamment coaché les clubs masculins de 2e ligue Al-Sasr, Al-Nahda, Al-Mourada…

    En 2015, la BCC classe la Soudanaise parmi les 100 femmes qui inspirent.

    Débuts compliqués

    Voile sur la tête, sifflet à la bouche et vêtements de sport… Les débuts ont été compliqués pour Salma al-Majidi. Imposer son autorité en tant que femme dans un pays conservatiste musulman n’est pas chose aisée. « Il y a des garçons qui refusent de m’écouter », explique-t-elle. Et d’ajouter, «  ils disaient appartenir à une tribu qui croyait que les hommes ne devraient jamais prendre leurs ordres auprès d’une femme. Il a fallu des mois pour qu’ils m’acceptent ». Aujourd’hui, l’entraineuse est fière de son parcours, et ses joueurs aussi.

    Son père ne le cache pas. Parler de la passion de sa fille à ses proches a été difficile. « Mon message aux hommes en général est de donner une chance aux femmes de faire ce qu’elles veulent », lance Salma al-Majidi. Elle espère inspirer d’autres jeunes filles à persévérer pour faire ce qu’elles aiment.

    Pour le moment, elle est déterminée à réussir et à évoluer pour entraîner une équipe internationale un jour. Ou alors, l’équipe nationale féminine du Soudan.

  •  Nati Gossaye, l’Éthiopien qui  invente des bots pour apprendre les langues

     Nati Gossaye, l’Éthiopien qui  invente des bots pour apprendre les langues

    Passionné de technologie, cet entrepreneur a fondé Langbot, une startup qui s’est spécialisée dans le domaine des langues. Langbot a pour objectif de faciliter l’apprentissage des langues grâce à l’utilisation des robots, des bots. « J’ai toujours été intéressé par l’apport de la technologie à la langue », explique Nati Gossaye.

    Diplômé en informatique, celui qui estime que les langues peuvent être mieux cernées grâce à la technologie a déjà travaillé dans des entreprises en tant que développeur ou sur des projets mobiles et web.

    L’entrepreneur a eu l’idée de créer sa startup quand il apprenait le français. « J’utilisais aussi des applications pour m’aider à apprendre le français. Je n’avais pas assez progressé. J’ai donc commencé par travailler sur Langbot que j’ai soumis au Messenger Bot Challenge pour le Moyen-Orient et l’Afrique lancé par Facebook. J’ai ensuite gagné 20 000 $ », affirme-t-il.

    Pour réaliser son projet, Nati Gossaye collabore avec un de ses camarades diplômés en linguistique et qui a développé diverses méthodologies pour l’acquisition de la langue. La startup peut surtout compter sur des partenariats. « Nous avons conclu un partenariat avec la plus grande école française d’Éthiopie, Alliance Ethio-Francaise, et avons mené avec succès des tests utilisateurs avec leurs étudiants », souligne Nati Gossaye qui confie vouloir vulgariser au cours de l’année les avantages de Langbot.

  • Rwanda: Yvonne Manzi Makolo, première femme PDG de RwandAir

    Rwanda: Yvonne Manzi Makolo, première femme PDG de RwandAir

    L’annonce a été faite en fin de semaine dernière : Yvonne Manzi Makolo devient directrice générale de RwandAir, la compagnie aérienne rwandaise.

    Yvonne Manzi Makolo remplace le colonel Chance Ndagano, qui a été le PDG intérimaire pendant près de 12 mois. Cette nomination par le président Paul Kagame fait partie d’un remaniement ministériel annoncé samedi. Mais la jeune Rwandaise n’est pas nouvelle dans l’entreprise. Elle travaille avec la compagnie aérienne depuis environ un an, où elle occupait le poste de vice-présidente exécutif en charge des affaires de l’entreprise.

    En effet, cette nomination coïncide avec le moment où le transporteur national planifie l’expansion de ses vols. RwandAir dessert actuellement environ 25 destinations en Afrique, en Asie et en Europe. Les plans pour lancer des vols directs vers la Chine sont dans les étapes avancées, avec le premier vol prévu en milieu de cette année. La compagnie aérienne a également mis le cap sur les vols vers les États-Unis et Israël, en plus de relier plus de villes africaines à son réseau.

    Qui est Yvonne Manzi Makolo ?

    Il y a 15 ans,  Yvonne Manzi Makolo a  fait ses valises et a quitté le Canada où elle avait vécu pendant une dizaine d’années, pour retourner au Rwanda. À son arrivée, elle a travaillé en informatique et dans le développement des applications avant de rejoindre  MTN-Rwanda. Jusqu’en 2016 et avant de travailler à Rwandair, elle a été Chief Marketing Officer, puis  Chief Executive Officer de MTN-Rwanda.

    Elle a aussi travaillé dans le secteur privé depuis son retour au Canada. Au Canada, elle avait également été associée à un projet de la Banque mondiale, de même qu’une ONG appelée World Links, pour informatiser les écoles et former les enseignants à l’utilisation des ordinateurs.

  • Découvrez M-Shule, la startup d’apprentissage par SMS en Afrique

    Découvrez M-Shule, la startup d’apprentissage par SMS en Afrique

    Depuis plusieurs mois cette startup kenyane s’est donné pour objectif de rendre plus facile l’apprentissage des cours à chaque enfant en Afrique subsaharienne. M-Shule est la première plateforme d’apprentissage adaptatif en Afrique accessible aux étudiants par SMS.

    M-Shule a été créé par Claire Mongeau. Cette entrepreneure a d’abord travaillé dans des écoles privées à faible coût en Inde et au Kenya, avec des étudiants des réserves indigènes aux États-Unis. L’entrepreneure explique que ces années d’expérience lui ont permis de se rendre compte qu’il y a des familles et des éducateurs qui aimeraient mettre à la disposition de leurs enfants ou élèves un moyen simple d’apprentissage.

    La startup se base sur les innovations technologiques utiles au secteur de l’éducation. Elle fournit ainsi un tutorat personnalisé à chaque étudiant sur le continent. M-Shule utilise l’intelligence artificielle pour analyser ce que l’apprenant sait. Cette technique permet de définir le profil d’apprentissage ou le besoin éducatif de l’apprenant. L’objectif est de fournir aux apprenants, grâce à la messagerie, ce qui leur est nécessaire.

    M-Shule est dirigé par Claire Mongeau et neuf autres collaborateurs spécialisés dans l’éducation, la technologie et les affaires. M-Shule rédige des rapports aux parents et aux écoles qui bénéficient de ses services. Ces rapports rendent compte des avancées et sont à l’origine des améliorations à apporter aux offres de formation.

    La startup a déjà travaillé avec 400 apprenants de 15 écoles à faible revenu à Nairobi. Depuis, M-Shule voit ses utilisateurs augmenter significativement. Claire Mongeau et son équipe veulent désormais mettre l’accent sur le développement de produits et l’échelle à travers le Kenya, et ensuite à travers le continent.

  • Numida: la startup de gestion financière pour les PME ougandaises

    Numida: la startup de gestion financière pour les PME ougandaises

    Fondé par trois entrepreneurs cette startup ougandaise veut contribuer à un service de trésorerie de qualité dans les entreprises africaines. Depuis sa création, Numida a lancé une application gratuite de gestion financière pour les PME ougandaises. L’application offre surtout aux chefs d’entreprises un crédit non garanti.

    « Nous utilisons des données sur les flux de trésorerie et des données comportementales sur la gestion financière pour débloquer des crédits pratiques et équitables pour les entrepreneurs ougandais », explique Mina Shahid, l’un des responsables de la startup. L’entrepreneure confie avoir travaillé pendant plusieurs années sur l’accès au crédit pour les PME africaines.

    Avec Ben Best et Catherine Denis, les deux autres responsables de Numida, Mina Shahid affirme que leur startup s’attèle à construire les produits dont les PME africaines ont besoin. « La plupart des responsables de PME ont des dossiers financiers pauvres médiocres. Cela rend très difficile la détermination de la capacité des entreprises à rembourser un prêt », considèrent-ils.

    Les trois entrepreneurs misent sur leurs expériences pour réussir dans leur projet. Ils ont déjà été à la tête de startups au Rwanda et au Ghana. « Nous avons plus de 15 ans d’expérience dans les domaines de la pauvreté et du développement en Afrique, en Haïti et en Colombie », soutiennent-ils.

    Numida construit une suite de produits numériques pour rendre les entrepreneurs ougandais plus productifs. En plus de la gestion financière et le crédit non garanti déjà disponible, la startup compte lancer au cours de l’année un produit de gestion des stocks pour les détaillants. À cet effet, les responsables misent sur une levée de fonds et des partenariats avec des investisseurs.

  • Top 5 des meilleurs sites touristiques en Afrique favorables au budget

    Top 5 des meilleurs sites touristiques en Afrique favorables au budget

    En Afrique où les sites touristiques sont réputés très agréables, les moyens de relaxation sont parfois chers ou difficiles à trouver. Toutefois, il y a beaucoup d’endroits magnifiques et peu coûteux à explorer sur le continent. Nous mettons en évidence 5 emplacements touristiques à la fois passionnants et abordables.

    Les pyramides d’Égypte, Égypte

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    Les pyramides d’Égypte, en particulier les grandes pyramides de Gizeh, sont parmi les plus magnifiques structures artificielles de l’histoire. Les Égyptiens ont construit les pyramides comme des tombes pour leurs pharaons, et inclus des cadeaux et toutes sortes de fournitures dont ils estimaient utiles pour le roi dans l’au-delà.

    Les grandes pyramides de Gizeh sont situées sur un plateau sur la rive ouest du Nil, à la périphérie du Caire moderne. La plus ancienne et la plus grande des trois pyramides de Gizeh, connue sous le nom de Grande Pyramide, est la seule structure survivante des sept merveilles célèbres du monde antique. Il a été construit sur une période de vingt ans, et a pris le travail d’environ 20 000 hommes. Les billets pour les pyramides vont de l’entrée gratuite jusqu’à 50 $, selon celui que vous choisissez de visiter.

    Kachikally Crocodile Pool, Gambie

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    L’attraction touristique la plus populaire dans la ville touristique de Bakau en Gambie est une ancienne piscine d’eau douce située sur un site de 9 acres dans la section sud de la ville. Selon les croyances des populations autochtones, cette piscine a des pouvoirs surnaturels de guérison, et est considérée comme un dernier recours pour les femmes qui souhaitent concevoir. Il est ouvert de 7 h à 19 h tous les jours. Les visiteurs sont facturés aussi bas que 1,5 dollar pour entrer dans la piscine et le musée dans ses locaux.

    La piscine Kachikally a été découverte il y a des centaines d’années par les natifs de Bakau, à 14 km de la capitale Banjul, et abrite plus de 100 crocodiles dociles qui se laissent toucher au dos ou à la queue.

    Djmaa El Fna, Maroc

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    Djemaa el Fna à Marrakech est la place la plus célèbre du Maroc, et attire des voyageurs du monde entier. Pour les habitants, il est simplement appelé « le lieu », ou « la mosquée au bout du monde » ; mais d’autres significations lui ont été attribuées, comme « une assemblée des morts », parce que c’était autrefois un site d’exécutions ;

    Pendant la journée, la place est occupée par des charmeurs de serpents, des vendeurs de jus et d’autres vendeurs qui donnent au touriste un avant-goût de la culture marocaine. Cependant, la scène change au fur et à mesure que le crépuscule approche, incluant des conteurs, des acrobates, des musiciens et des artistes. Place reconnue par l’UNESCO, Djemaa el Fna, plonge le touriste dans un monde de bazars mystérieux au milieu des anciens remparts de la médina de Marrakech.

    L’orphelinat des éléphants, Kenya

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    Le David Sheldrick Wildlife Trust, également connu sous le nom de l’orphelinat des éléphants, a été mis en place pour sauver les éléphanteaux qui sont devenus orphelins à cause des attaques des braconniers. L’orphelinat est situé à Nairobi, au Kenya.

    Pour accéder aux locaux, vous payez des frais de don de 5 $. Les touristes peuvent voir les éléphants vers 11 h et 12 h, quand les gardiens les sortent pour se nourrir et jouer avec eux. Il est possible d’adopter un bébé éléphant pour 50 dollars (5000 shillings) par an. Comme ils sont trop énormes pour être ramenés chez vous, les frais annuels servent à l’entretien de votre éléphant d’adoption.

    Dunes de Sossusvlei, Namibie

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    Probablement l’endroit le plus spectaculaire de la Namibie, la zone de conservation de Sossuvlei est caractérisée par les grandes dunes rouges qui l’entourent. À près de 400 mètres, les dunes de cette région sont parmi les plus hautes du monde et ont entre 60 et 80 millions d’années.

    Sossusvlei est une grande destination touristique toute l’année. Le meilleur moment pour voir Sossusvlei est le lever et le coucher du soleil, car les couleurs sont fortes et en constante évolution, présentant ainsi de grandes opportunités pour les amateurs de photographie. Le trajet depuis la capitale namibienne, Windhoek, jusqu’à cet endroit prend 4,5 heures. Le permis d’entrée à travers le parc Namib Naukluft est moins de 6 $ pour les touristes étrangers.

     

  • Kenya: Cosmas Ochieng, l’énergie renouvelable à partir des noix de croton

    Kenya: Cosmas Ochieng, l’énergie renouvelable à partir des noix de croton

    À 31 ans, Cosmas Ochieng est cofondateur d’une startup qui produit de l’énergie renouvelable et des produits agricoles à partir de noix de croton indigènes. Il s’agit de Eco Fuels Kenya. Le Kenyan propose à travers sa startup des solutions novatrices qui sauvent les communautés.

    Né à l’ouest du Kenya, dans la ville rurale de Homa Bay, Cosmas Ochieng a grandi dans une famille pauvre et un foyer polygame. Il s’accroche pourtant à ses études, réussissant à obtenir son baccalauréat et à suivre des études universitaires. Il a développé son sens de l’entrepreneuriat en fabriquant et en réparant des vélos tout jeune. Diplômé de l’université technique de Nairobi, celui qui se considère comme persévérant .a d’abord travaillé dans des industries agroalimentaires.

    Après avoir servi dans un organisme de production de biodiesel à partir de noix de croton, il décide en 2012 de créer sa propre entreprise. Au début, « j’ai commencé par écraser les noix de croton à la main, et il faudrait toute la journée pour écraser un sac », se rappelle-t-il, avant d’ajouter : « Commencez avec ce que vous pouvez, peu importe le niveau ». Depuis, Eco Fuels Kenya produit des biocarburants, mais également des engrais qui revitalisent le sol, des briquettes et des aliments pour volailles.

    Collaboration

    Pour la réussite de sa startup, Cosmas Ochieng a misé sur sa communauté à travers la collecte de croton. « Ils me fournissent des noix. Je leur propose ce que nous produisons. Ils ont le droit de bénéficier des ressources de leur environnement », explique l’entrepreneur. Il collabore avec des communautés qui peuvent lui fournir jusqu’à vingt tonnes de graines de croton par semaine. Pour détecter les communautés, l’entrepreneur utilise la carte des forêts du pays avant de rentrer en contact avec les groupes et l’administration de la région concernée.

    Grâce à son dynamisme, le magazine Forbes l’a nommé l’un des meilleurs entrepreneurs d’Afrique de moins de 30 ans. Il y a six ans, Eco Fuels Kenya a également remporté le programme Village Capital / GrowthAfrica de GrowthHub et un investissement de 50 000 dollars des États-Unis. Avec Eco Fuels Kenya, Cosmas Ochieng emploie près d’une trentaine de personnes.

    « Eco-entrepreneur »

    Pour cet environnementaliste, il est important que les États s’emparent des énergies renouvelables. « Elles sont sans danger pour l’environnement. Cela aide à maintenir les ressources naturelles », justifie-t-il. Selon lui, dans la recherche de solutions, chaque individu doit se demander « qu’est-ce qui peut résoudre notre problème » et non « qu’est-ce qui peut résoudre mon problème ».

    Cinq ans après sa création, Eco Fuels Kenya reste fidèle à son objectif. La startup est dans une dynamique de protection de l’environnement. Cosmas Ochieng continue de sensibiliser les populations sur la culture des graines de croton. Il veut à la fois faire prospérer son entreprise et offrir aux populations le moyen de se nourrir de leurs semences.

  • Tourisme religieux:  les coups de cœur et les bonnes adresses  en Afrique

    Tourisme religieux: les coups de cœur et les bonnes adresses en Afrique

    Les dernières années ont vu une prolifération rapide des institutions religieuses à travers l’Afrique, à mesure l’urbanisation devient importante. Bien que cela puisse brosser un tableau caricatural d’un continent nouvellement religieux, la vérité est que l’Afrique a longtemps été un continent imprégné de religion. Ceci est non seulement démontré par les croyances indigènes trouvées à travers le continent, mais aussi par les lieux de culte historiques qui ont résisté à l’épreuve du temps pour raconter l’histoire des croyances du continent dans toute sa diversité vibrante.

    Les célèbres édifices sacrés de l’Afrique sont une source de grande fascination à visiter. De l’histoire riche à l’architecture unique, il y a beaucoup qui donne de l’allure à ces structures.

    La Grande Mosquée de Djenné, Mali

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    La Grande Mosquée de Djenné au Mali est l’un des édifices les plus emblématiques au monde. La mosquée, qui est considérée comme l’une des plus grandes créations de l’architecture sahélienne, a été entièrement construite à partir de la boue, ce qui en fait le plus grand bâtiment en briques de boue du monde.  En fait, toute la ville de Djenné est composée de maisons construites à partir d’une architecture de boue depuis le 14e siècle.

    Au cours des décennies, la Grande Mosquée s’est effondrée deux fois, et celle qui existe aujourd’hui a été achevée en 1907. Pour éviter que le bâtiment ne s’effondre à nouveau, un festival annuel d’une semaine est organisé, où les résidents viennent en nombre pour le recouvrir et le réparer.

    Basilique de Yamoussoukro, Côte d’Ivoire

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    La ville de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire abrite l’une des églises les plus importantes du monde : la basilique de Yamoussoukro, également connue sous le nom de Notre-Dame de la Paix de la basilique de Yamoussoukro. À 158 mètres de haut et avec une capacité de 18 000 personnes à l’intérieur et 300 000 dans la cour, l’imposant édifice est la plus grande église chrétienne du monde, ayant dépassé Saint-Pierre au Vatican à son achèvement en 1989.

    Cette basilique été construite avec du marbre importé d’Italie et 5 000 teintes de vitraux de France. Chacun des 7 000 sièges de l’église a son propre système de conditionnement. L’église a été commandée par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. Malgré l’ironie de la population chrétienne du pays, ce temple est devenu une fierté nationale et l’un des plus importants sanctuaires catholiques d’Afrique et du monde.

    La construction de la basilique de Yamoussoukro a duré cinq ans et a coûté 300 millions de dollars.

    Mosquée de Nizamiye, Côte d’Ivoire

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    Situé à Johannesburg, en Afrique du Sud, Nizamiye est considéré comme le plus grand complexe de mosquées de l’hémisphère sud. Ce centre religieux a été construit par l’homme d’affaires et philanthrope turc, Ali Katircioglu en 2012. Nizamiye est façonné d’après la mosquée Selimiye du 16e siècle en Turquie, un bâtiment qui présente un design ottoman spectaculaire.

    La mosquée possède 21 dômes, dont le principal est encadré par quatre minarets imposants. Plus de 200 vitraux ornent le bâtiment. L’intérieur est un spectacle à couper le souffle, avec des motifs complexes peints à la main.

    Le complexe comprend des installations communautaires telles qu’une école qui accueille 800 élèves, une clinique, des salles de conférence, des magasins, une boulangerie, une librairie et un restaurant.

    La Synagogue Ben Ezra, Égypte

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    L’Égypte abritait autrefois une communauté juive florissante de plus de 100 000 membres. Suite à leur exode massif vers Israël après 1948, les chiffres ont diminué à moins de 50.000. Mais, les rappels physiques de la riche histoire juive du pays nord-africain demeurent. Le pays est parsemé de synagogues qui attestent de son passé juif. L’une de ces maisons de culte est la 9e synagogue Ben Ezra, à l’origine, une église chrétienne au 9e siècle.

    Située au Caire, la synagogue serait construite à l’endroit où la fille du pharaon aurait trouvé Moïse dans les roseaux. Le bâtiment a été rénové de nombreuses fois au cours des siècles. Au 12e siècle, il a été restauré par Abraham Ben Ezra, rabbin de Jérusalem. En 1890, un trésor de documents historiques a été découvert dans la synagogue, révélant l’histoire de la communauté juive d’Afrique du Nord.

    Église de Saint George, Éthiopie

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    La ville de Lalibela, en Éthiopie, est connue pour ses extraordinaires églises creusées dans le roc. Créées entre les XIIe et XIIIe siècles, les onze églises médiévales ont été taillées dans un tuf volcanique, chacune étant littéralement taillée dans la pierre, avec le toit au niveau du sol. Les églises témoignent du niveau suprême de l’architecture ancienne de l’Éthiopie.

    Le plus beau de ces sites chrétiens est l’église de Saint-Georges, à environ 12 mètres de haut. Il possède un toit en forme de croix, trois portes, un intérieur décoré avec des peintures murales et des sculptures remarquablement réalisées, ainsi que plusieurs fenêtres en forme d’arc. Certaines de ces fenêtres présentent des motifs croisés. L’église a été construite par le roi Gebre Mesqel Lalibela, qui a régné de 1181 à 1221.

    Monastère de Saint Antoine, Égypte

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    C’est en Égypte que se trouve le monastère le plus ancien du monde: le monastère de Saint Antoine. Plantée au fond des montagnes de la mer Rouge, l’église remonte au 4e siècle.

    Le monastère a été fondé par les disciples de Saint Antoine, le premier moine chrétien. À l’âge de 34 ans, Anthony a choisi de consacrer sa vie à Dieu et a commencé à vivre une vie d’ascèse. Il a donné sa richesse et ses possessions aux pauvres et s’est retiré dans le désert où il vivait dans la solitude comme un ermite. Après environ neuf ans de réclusion, le saint est sorti de sa retraite. En 313, quand la persécution chrétienne a pris fin, il a déménagé dans une grotte dans une montagne dans le désert oriental, où le monastère de Saint-Antoine a été établi.

    Au fil des années, le monastère a été agrandi. Aujourd’hui, les parties principales comprennent l’église de Saint-Antoine, l’église des Apôtres, l’église de la Vierge, la nouvelle église, le fort et une maison d’hôtes. Il y a aussi une bibliothèque, qui abrite un immense ensemble de manuscrits, et un musée qui raconte l’histoire du site.

    Mosquée Jummah Masjid, Maurice

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    Il y a plus à Maurice que des plages, des lagunes et des récifs magnifiques. L’un des édifices religieux les plus importants de l’île de l’océan Indien est la mosquée Jummah Masjid, incontournable dans la capitale Port-Louis.

    Anciennement connu comme la mosquée des Arabes, l’édifice a été construit dans les années 1850, combinant l’architecture indienne, créole et islamique. Comme la population musulmane a grandi à Port-Louis, une plus grande mosquée était nécessaire. Ainsi, en 1857, plus de terres ont été achetées par les marchands musulmans, ce qui a conduit à l’expansion de la mosquée Jummah Masjid.

  • Kenya: il invente un ‘WhatsApp’ local qui fonctionne sans l’Internet

    Kenya: il invente un ‘WhatsApp’ local qui fonctionne sans l’Internet

    Rodgers Wambua, jeune étudiant kenyan en informatique a développé une application de messagerie capable de fonctionner sans connexion Internet au Kenya. L’invention de ce jeune permet à ses camarades étudiants de l’université des Sciences et Technologies de Masinde Muliro (MMUST) d’échanger entre eux sans utiliser de data. « Grâce au Bluetooth Chat, vous pouvez discuter avec vos amis même si vous ne disposez pas d’un ensemble de données sur votre téléphone ou votre WI-FI dans votre environnement. Aucune charge n’est encourue », confie l’étudiant.

    Rodgers Wambua a dénommé son application Bluetooth Chat. « Mes camarades ont commencé par économiser leur argent de poche qu’ils utilisaient pour payer de la connexion pour s’écrire. Ils les consacrent à l’achat de livres et de nourritures », confie l’inventeur qui est en troisième année de technologie de l’information. Grâce à l’application, les étudiants économisent entre 200 et 350 shillings par jour.

    Amélioration

    Selon Rodgers Wambua, son application peut être utilisée dans un rayon de 100 mètres. Le jeune kenyan envisage à cet effet modifier « Bluetooth chat » pour élargir la distance de communication. Une manière de permettre aux utilisateurs « de communiquer avec leurs amis et leurs parents ».

    Mais déjà Rodgers Wambua, affirme qu’il a déjà breveté son invention et compte en tirer profit. « Je reçois actuellement un peu d’argent de Google annonces. Je vais mieux développer l’application et avoir davantage de gain », déclare-t-il. Le jeune inventeur peut surtout compter sur des appuis. « Nous l’aiderons à modifier l’application afin que la distance ne soit pas un obstacle à la communication. Ensuite, nous l’enregistrerons sur le Google Playstore afin que de nombreuses personnes puissent y avoir accès », a confié Dr Kevin Omieno, spécialiste en informatique.