Catégorie : Afrique de l’ouest

  • Ghana: À 16 ans, un lycéen devient entrepreneur et roi du Bitcoin

    Ghana: À 16 ans, un lycéen devient entrepreneur et roi du Bitcoin

    Alors que la plupart des Africains luttent encore pour assimiler les principes fondamentaux de la crypto-monnaie et de la technologie blockchain, Elisha Owusu Akyaw, un lycéen de 16 ans, profite déjà des opportunités offertes par ces technologies.

    La fièvre de Bitcoin balaie l’Afrique et beaucoup y investissent. Un rapport de la société de services financiers Citibank a classé le Kenya au cinquième rang des détenteurs de bitcoins par habitant au monde. Le Nigeria s’est classé troisième et l’Afrique du Sud a pris la sixième place. Les observateurs ont blâmé l’intérêt croissant pour le Bitcoin sur le taux de chômage élevé en Afrique. D’autres croient qu’il s’agit de combattre le sentiment de ne pas être laissé pour compte en tant que jeunes.

    Au Ghana, Elisha Akyaw s’illustre aussi dans le domaine. Actuellement, chef de la direction de Token Media, une société de marketing de crypto monnaie qu’il a créée en 2017 pour aider les projets de blockchain à atteindre leur public cible, Elisha est l’un des plus prometteurs entrepreneurs au Ghana. S’il est vrai que son entreprise reste relativement petite, Elisha Akyaw et son équipe ont travaillé avec des sociétés financières locales pour développer leurs projets. Token Media, selon Bitcoinafrica.io, a permis de recueillir plus de 40 millions de dollars en ventes de jetons grâce à ses services marketing.

    Elisha, entrepreneur dans le sang

    Elisha est entré dans le monde de la technologie et de l’innovation précocement. Déjà à l’âge de 12 ans il a pu créer un site Web tout seul alors qu’il avait à peine accès à Internet. À son début, l’un de ses premiers travaux consistait à créer un blog commercial pour Firefox OS, le système d’exploitation mobile de Mozilla (firefoxcentral.com). À la fin du projet, il se lance dans la technologie de la crypto-monnaie, la technologie blockchain et Bitcoin. « Je me suis retrouvé dans l’espace technologique en 2013. J’ai eu mon deuxième téléphone après avoir utilisé un Nokia 3310, j’ai donc eu accès à Internet et j’ai commencé à explorer les téléphones mobiles, les systèmes d’exploitation et les sites Web », a-t-il confié.

    Pour Elisha, il semble que combiner l’éducation et l’esprit d’entreprise n’est qu’une partie des défis auxquels il est confronté en tant qu’entrepreneur. Son revers majeur a été les difficultés de transfert d’argent, car il y a peu de plateformes en Afrique qui supportent l’intégration de la crypto-monnaie. Mais pour le moment, l’adolescent est en train de mettre sur pied un événement blockchain axé sur la crypto-monnaie afin de susciter des discussions sur la réglementation et l’avenir de la crypto-monnaie en Afrique.

    Pour lui, c’est assez clair : l’avenir des crypto-monnaies en Afrique est prometteur, car il est passé de simples devises à diverses plateformes utiles qui seront essentielles pour le continent africain, croit-il.

    Le Ghana rattrape progressivement la fièvre Bitcoin alors que le pays a accueilli sa première conférence blockchain en novembre dernier.

  • Afrique : ces footballeurs qui misent sur l’éducation dans leur pays

    Afrique : ces footballeurs qui misent sur l’éducation dans leur pays

    En Afrique, les footballeurs, surtout internationaux, sont souvent impliqués dans des actions caritatives. Si ce n’est pour l’amélioration du système de soins et de santé, la construction des écoles de foot, des infrastructures sociales, alors ils sont présents dans le domaine de l’éducation.

    S’il faut souligner que dans l’ensemble ces actions ne sont pas assez importantes pour porter tout un développement national, elles sont néanmoins d’une grande utilité pour les communautés bénéficiaires.

    Asamoah Gyan (Ghana)

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    En 2017, Asamoah Gyan, footballeur professionnel ghanéen, a inauguré un complexe sportif au sein de son ancienne école, Accra Academy au Ghana. Le projet aurait coûté près de 155. 000 dollars. Une façon à lui de « redonner à son ancienne école, ce dont il avait bénéficié ». Le projet consiste à révéler des étudiants qui ont des talents en football.

    Asamoah Gyan, capitaine de l’équipe nationale du Ghana, joue actuellement en tant qu’attaquant au Kayserispor FC, un club turc.

    Samuel Eto’o (Cameroun)

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    Outre la construction d’un centre pédiatrique pour réduire le taux de mortalité infantile à Douala, au Cameroun, l’année dernière, Samuel Eto’o a annoncé son intention de construire une école dans la région nord du Cameroun avec le soutien de donateurs. La fondation de l’ancien capitaine des Lions Indomptables a également fourni 100 bourses aux filles dans une école en Sierra Leone.

    Samuel Eto’ o est un footballeur professionnel camerounais qui joue en tant qu’attaquant pour le club turc d’Antalyaspor. Notamment passé par le club espagnol Barcelone FC, Eto’o est à ce jour le joueur africain au palmarès le plus garni de tous les temps, ayant remporté le titre de Joueur africain de l’année à quatre reprises.

     

    Didier Drogba (Côte d’Ivoire)

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    Didier Drogba, ancienne star ivoirienne du football, a récemment créé, en Côte d’Ivoire, une école destinée à permettre aux enfants d’une communauté rurale d’accéder à une éducation de qualité. L’école aurait été partiellement financée par Nestlé et l’International Cocoa Initiative. L’installation comprend des salles de classe, un jardin d’enfants, une cantine, des latrines, un terrain de football et des installations d’hébergement pour les enseignants.

    Didier Drogba, 40 ans, ancien capitaine des Éléphants, évolue désormais au sein du club American Phoenix Rising.

  • Musique: Top 10 des artistes africains à suivre en 2018

    Musique: Top 10 des artistes africains à suivre en 2018

    Ils ont fait la musique africaine en 2017, avec leurs tubes ou albums. De Lagos à Johannesburg, d’Accra à Bamako, de Lomé à Douala… Quels sont les artistes africains à suivre en 2018 ?

    10 — Black Coffee (Afrique du Sud)

    Image result for Black Coffee (Afrique du Sud)Black Coffee, à l’état civil Nkosinathi Maphumulo est l’artiste qui a relevé le niveau de musique « house » sud-africaine. L’artiste aux multiples récompenses est née au Kwazulu-Natal, la province de la musique house sud-africaine ou il a fait des études de musique. En musique africaine, il n’est pas du tout un inconnu.

    9 — Ferre Gola (Congo)

    Image result for 9 — Ferre Gola (Congo)À 41 ans, le Congolais Ferre Gola a été élu en 2017 meilleur artiste africain au Canal 2’Or. Bien connu dans le monde de la rumba, Ferre Gola est considéré comme celui qui assure la relève de feu Papa Wemba, ou encore Franco Luambo.

    8— Shyn, (Madagascar)

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    Rafler les prix de la révélation aux AFRIMA 2017 sur un continent où le domaine de la musique est presque devenu une auberge espagnole, ce n’est pas chose ordinaire. Tête haute, le jeune malgache tente de croire en sa musique dans un pays qui n’est pas très connu dans le monde musical. Il prévoit d’ailleurs sortir son premier album en cette année.

    7 — Daphné (Cameroun)

    Image result for 7 — Daphné (Cameroun)

    À 28 ans, la Camerounaise native de Buea est sur une bonne voie pour rayonner en Afrique. Et ce, même en étant étudiante. Meilleure artiste musicienne de l’Afrique centrale de l’année 2016, Daphnée s’est encore illustrée en 2017 avec ses tubes comme Calée, jusqu’à la gare, ou encore Je te promets, des chansons qui ont tous connu de gros succès.

    6 — Sidiki Diabaté (Mali)

     

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    Récompensé déjà en 2010 dans son pays pour ses qualités de beatmaker, instrumentaliste et compositeur alors qu’il n’avait que 19 ans, le Malien Sidiki Diabaté a la cote montante en Afrique, surtout francophone. Issu de la 72e génération d’une des plus exceptionnelles familles de griots et de joueurs de Kora, instrument du griot par excellence, Sidiki a connu une année 2017 plutôt remplie.

    5 — Sarkodie (Ghana)

    Image result for 5 — Sarkodie (Ghana)

    En Afrique, Michael Owusu Addo aka Sarkodie a une réputation enviable. Même s’il ne rappe qu’en Twi, une langue parlée par quelque 6 millions de Ghanéens, l’artiste de 29 ans est un grand influenceur dans le monde du rap. Cet artiste au talent incontesté se trouve être l’ambassadeur de la jeunesse ghanéenne ainsi que celui de nombreuses marques internationales telles que Samsung. Engagé, Afroptimiste, Sarkodie a connu une légère baisse de régime en 2017, mais a récemment promis un grand retour.

    4- Yemi Alade (Nigeria)

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    Yemi Alade n’est pas que connue au Nigeria. À 28 ans, la star nigériane qui est devenue très célèbre depuis sa chanson « Johnny » n’a pas fini d’impressionner. La fille « Yoruba-ibo » comme elle est surnommée, a remporté 2 prix majeurs aux MTV African Music Awards et la meilleure performance d’artiste féminine en 2015 et 2016. Si l’année 2017 n’a pas été celle de grandes récompenses, la star est une travailleuse et fera surement de gros coups en 2018.

    3 — Eddy Kenzo (Ouganda)

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    Edrisa Musuuza, alias Eddy Kenzo, est très connu en Afrique de l’Est et de l’Ouest après la sortie de sa chanson Sitya Loss en 2014. Une chanson qui avait en moyenne 10 000 vues par jour, et partagée par des célébrités comme Akon, Ronaldinho, Tevin Cambell, Ellen Degeneres, Puff Daddy, Sanaa Lathan et tant d’autres dans le monde entier. En 2017, il a été récompensé au festival AFRIMA, raflant le trophée de meilleur album de l’année avec son opus Biology.

    2 — Toofan (Togo)

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    2017 aura été une année de grandes réussites pour le groupe togolais Toofan. En novembre de l’année dernière, les deux artistes ont gagné deux trophées lors de la cérémonie officielle de remise des prix d’AFRIMA Awards : le Best Group et le Best Pop Act. Mais pas que. Le groupe togolais a aussi signé avec maison de musique Universal Music France, un rêve de longue date. La collaboration avec le Nigérian Patoranking sur le concept « Gné bras » a aussi enregistré un succès continental. Ces artistes qui ont habitué leurs fans aux nouveaux concepts presque chaque année en sortiront surement un autre en 2018.

    1— Le duo  Wizkid – Davido (Nigeria)

    Image result for Wizkid and davidoDifficile de dire celui d’entre les deux qui mène actuellement la danse au Nigeria, pays disposant la plus grande industrie musicale en Afrique. En 2017, les deux artistes ont chacun remporté un prix lors de la 12e édition de Futur Awards Africa. Si Wizkid (26 ans) a marqué l’histoire en devenant le premier artiste africain a remporté le prix du meilleur acte international aux MOBO Awards, Davido (25 ans) a, de son côté, remporté le trophée du musicien de l’année. Wizkid a remporté plusieurs prix cette année et ce n’est pas étranger de voir son nom aux côtés de son compatriote nigérian. Les deux ont été nominés dans la catégorie du meilleur acte africain aux MTV Europe Music Awards, qui ont été remportés par le hit « Fall », tandis que Wizkid s’est distingué aux AFRIMA avec trois trophées. Magique.

  • Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    Afrique: Elles brisent les stéréotypes dans les carrières scientifiques

    La science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM) ont toujours été connues comme des domaines réservés aux hommes. Si depuis quelque temps dans les pays développés les donnes ont changé, en Afrique également, certaines femmes commencent par exceller dans ces secteurs d’activité qui demandent habileté et grande réflexion, voire une capacité physique. Et il faut noter, ces domaines d’activités se révèlent être ceux souvent qui sont étroitement liés au développement des pays.

    Tolu Oni

    Image result for Tolu OniStimulée par un vif intérêt pour la médecine dès son plus jeune âge, la Nigériane Tolu Oni ​​a étudié l’interaction entre les infections chroniques et les maladies non infectieuses, et l’impact de l’environnement sur la santé de l’homme. Enseignante, experte en politique de santé publique à l’Université de Cape Town, les travaux de Tolu Oni lui ont valu de nombreux postes de direction tels que l’élection à l’Académie des sciences de l’Afrique du Sud en 2013. Elle a mis en place l’Initiative de recherche pour la santé et l’équité des villes (RICHE), un programme de recherches en santé urbaines en Afrique.

    Funk Opeke

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    Nantie d’une maîtrise en génie électrique à l’Université de Columbia, Funke Opeke a eu une carrière remarquable dans les TIC aux États-Unis en tant que directrice exécutive de la division de Verizon Communications à New York. En 2005, elle a rejoint MTN Nigeria en tant que responsable technique (CTO). Elle a été conseillère chez Transcorp et chef de l’exploitation de NITEL. Touchée par la faible connectivité Internet au Nigeria, elle a fondé MainOne, un fournisseur de services de communications et de solutions de réseau en Afrique de l’Ouest.

    Regina Honu

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    Regina Honu est un développeur de logiciel ghanéen et l’une des rares femmes à faire des progrès technologiques en Afrique. Elle a fondé Soronko Academy, la première école de codage et de design centrée sur l’homme pour les enfants et les jeunes adultes en Afrique de l’Ouest. Elle a été nommée par CNN comme l’une des 12 femmes inspirantes qui font la promotion des STEM. Cadre de la prochaine génération de codeuses en Afrique à travers ses nombreuses initiatives technologiques, elle a également été nommée l’une des six femmes ayant un impact sur la technologie en Afrique.

    Blessing Kwomo

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    Blessing Kwomo est une entrepreneure et une ingénieure nigériane. Elle a connu une réorientation dans le domaine de la santé après avoir été témoin de certains cas de maladies auxquels sa communauté a été confrontée en raison d’une mauvaise condition de vie. Elle a ensuite créé le studio thérapeutique Roroboth qui offre des soins à domicile aux familles à faible revenu. Elle utilise une approche qui s’attaque à la cause principale des maladies en ce qui concerne l’environnement.

    Ethel Coffie

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    Ethel Coffie est une entrepreneure ghanéenne spécialiste des TIC. Fondatrice de Women in Tech Africa qui compte plus de 30 membres dans les pays africains et la diaspora, Ethel Coffie est bien connue en Afrique pour son expertise dans le domaine tech. Elle a également fondé EDEL Technology Consulting et a lancé la première réunion panafricaine sur les femmes dans les TIC. Grâce à la richesse de ses compétences techniques et commerciales acquises de son travail, elle a soutenu plusieurs femmes dans les TIC. Ethel est nommée parmi les cinq premières femmes ayant un impact sur les technologies de l’information en Afrique.

  • Après l’or, le diamant et le pétrole, le Ghana va exploiter le lithium

    Après l’or, le diamant et le pétrole, le Ghana va exploiter le lithium

    La Commission en charge des minerais au Ghana a annoncé mi-janvier la découverte de lithium en quantités commerciales dans la Volta, dans l’ouest du pays et dans la région Ashanti. Bien qu’il soit encore impossible de faire des projections, car il est encore tôt de commencer les activités d’exploration globales dans les domaines identifiés, il est clair qu’il existe un potentiel énorme pour le pays et sa population de bénéficier de l’extraction du minerai.

    Le lithium appelé « pétrole blanc » ou « l’or du 21e siècle » est utilisé pour les téléphones électriques, les ordinateurs, les voitures électriques – tout appareil batterie rechargeable – ainsi que des médicaments tels que les médicaments de stabilisation de l’humeur. Il est l’un des 10 minéraux les plus chers de la planète et son prix a triplé pour atteindre un record de 12 000 $ la tonne l’année dernière pendant que la demande était forte.

    Atout

    Le constructeur automobile américain, Telsa, qui s’est donné pour objectif de produire près de 500 000 voitures électroniques d’ici 2020 pourrait avoir besoin de plus de lithium que celui déjà en cours de production. De quoi réjouir le gouvernement ghanéen. Le responsable exécutif de la Commission en charge des minerais, Kwaku Addai Antwi Boasiako, explique que les activités minières commenceront bientôt dans le pays.

    « Mais nous voulons attirer des investissements dans la région de la Volta, qui est l’endroit où nous avons le lithium et tous ces minéraux rares. Ce sont les minéraux de l’avenir », renseigne le patron de la Commission en charge des minerais. Le lithium, énergie verte et énergie renouvelable, va permettre au Ghana d’élargir sa base de production minérale. La présence de ce minerai est un atout pour le pays. Son exploitation nécessite tout de même des dépenses.

    Gestion des minéraux

    Certains observateurs ont déjà de leur côté exprimé leur inquiétude. Ils estiment que l’excitation autour de la découverte de lithium rappelle la jubilation autour de la découverte du pétrole et de gaz dans le pays en 2007, et à moins de bien le gérer, la découverte de lithium pourrait conduire à la déception de la population qui espère bénéficier de cette richesse.

    Dans un objectif de bonne gestion, la Commission en charge des minerais envisage publier la carte minérale du pays afin que les cosignataires demandent une exploitation. Ils prendront également la demande de licence en ligne pour prévenir la corruption. Kwaku Addai Antwi Boasiako indique que 14 nouvelles stations satellites sont en train d’être mises en place pour surveiller les sites de découverte et dissuader les mineurs illégaux.

  • Ten Mérina renforce la capacité électrique du Sénégal de 30 MW

    Ten Mérina renforce la capacité électrique du Sénégal de 30 MW

    Le Sénégal enregistre encore une avancée vers l’indépendance énergétique. Le pays a inauguré le 15 janvier dernier une nouvelle centrale solaire dénommée Ten Mérina. Située dans la région de Thiès à une centaine de kilomètres au nord-est de Dakar, l’infrastructure énergétique dispose d’une puissance de 30 MW. Son inauguration a été effectuée par l’actuel chef du gouvernement Mahammed Dionne.

    Le financement total des travaux de la centrale solaire Ten Mérina est estimé à 43 millions d’euros. Les travaux se sont inscrits dans le cadre d’un projet piloté par Meridiam la société française d’investissement et Solairedirect et Eiffage, deux autres entreprises de l’Etat français. Les trois sociétés ont effectué des travaux de construction sur plusieurs mois grâce à un prêt de près de 35 millions d’euros de la Société belge d’Investissement pour les Pays en Développement (BIO) et Proparco. « Ces nouveaux panneaux solaires couvriront les besoins en électricité de plus de 225 000 habitants à un coût plus compétitif que celui des centrales thermiques du pays et permettront d’éviter l’émission de 33 300 tonnes de CO2 par an en remplaçant directement des unités de production à base de fioul », ont expliqué les responsables du projet.

    Diversifier les sources d’énergie

    Le Sénégal compte désormais quatre centraux solaires répartis sur le territoire. Parmi elles, celle de Malicounda qui dispose d’une capacité de 22 MW. Il y a également à Santhiou-Mékhé, la centrale de Senergy dont la capacité énergétique est estimée à 30 MW. Mais aussi la centrale de Senergy II installée à Bokhol qui a un apport énergétique de 20 MW. L’État prévoit construire d’autres infrastructures dans d’autres régions. Des unités photovoltaïques devront être installées à Kahone et à Sakal.

    L’objectif pour les autorités sénégalaises est de diversifier les sources d’énergie pour le pays. Le pays a jusqu’à présent recouru aux énergies fossiles. L’implantation des centrales photovoltaïques devrait permettre à une grande partie de la population d’avoir accès à l’électricité. Dans le même temps, le pays compte honorer ses engagements pris dans le cadre de la COP21 et atteindre aussi ses objectifs sur le plan énergétique comme prévu dans le Plan Sénégal émergent (PSE).

     

     

  • Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Tech: pourquoi la migration d’IPV6 nécessite une législation en Afrique ?

    Les Etats doivent légiférer sur les migrations de protocole internet version 6 (IPV6). C’est ce que pensent plusieurs experts du domaine. Ils estiment que les gouvernements doivent rechercher des moyens législatifs pour assurer une conformité rapide aux migrations de protocole internet version 6 (IPV6). En décembre dernier, une réunion du Comité régional africain d’Internet (AFRINIC-27) organisée à Lagos a vu la participation de plusieurs acteurs, dont plusieurs boursiers financés par l’organisation pour discuter des enjeux. Tous ont reconnu l’urgence pour le continent d’accélérer le processus de migration afin d’éviter la « panne d’Internet ». Depuis sa création, Afrinic s’investit dans le développement d’Internet sur le continent.

    Son PDG, Alan Barret, affirme que plus de 100 millions d’adresses IPv4 et plus de 9000 préfixes IPv6 / 32 ont été alloués en Afrique avec environ 42% de ses 1500 membres recevant un préfixe IPv6. L’année dernière, Afrinic a alloué 7,2 millions d’adresses IPv4, 95/32 préfixes IPv6 et 127 ASN avec 122 nouveaux membres. Alan Barret considère qu’une législation unique des gouvernements africains sera un grand atout pour le processus de migration. Une décision au niveau de l’Union africaine peut « changer le jeu », insiste le PDG de Afrinic. « C’est la raison pour laquelle nous engageons les principaux responsables gouvernementaux et le groupe de travail à trouver des solutions durables à la migration IPV6 », ajoute-t-il.

    Création d’un environnement favorable

    Selon Sunday Folayan, président du conseil d’administration d’AFRINIC, en dehors des politiques gouvernementales et de la volonté des dirigeants nécessaires pour conduire l’ordre du jour, les opérateurs de télécommunications devraient envisager de mener le processus. Par exemple, « si MTN Nigeria peut transformer tout son équipement pour se plaindre d’IPV6 ou passer du réseau à ce nouveau protocole internet, alors le Nigeria aurait réalisé une migration de 35% », précise-t-il. De son côté, le professeur Umar Danbatta, vice-président exécutif de la Commission des communications du Nigeria (NCC), explique que pour soutenir les technologies émergentes, « nous devons créer un environnement favorable au déploiement d’IPv6 ».

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    « Nous devons nous engager davantage dans le domaine de la gouvernance de l’Internet et d’autres initiatives similaires, du niveau national au niveau sous-régional, régional et mondial pour contribuer et partager les meilleures pratiques qui peuvent contribuer à la croissance d’Internet », conseille le vice-président de NCC. Le professeur Danbatta, qui a reconnu les efforts de la société Internet et des parties prenantes pour contribuer au développement de l’Internet dans la région africaine, annonce que la NCC s’engage à soutenir l’industrie africaine de l’Internet autant que possible. Ce qui assurera la disponibilité, l’abordabilité et l’accessibilité à l’Internet haute vitesse. Cela va entraîner l’émergence de nouvelles technologies et le déploiement de plus de services.

    Implication de coût

    Toutefois, le Dr Chris Nwannenna, PDG de SystMetrics Systems Limited, estime que l’IPV6 offre de meilleures technologies, mais que les coûts pourraient être responsables d’une migration lente, ajoutant que les opérateurs auraient besoin de temps pour changer d’équipement. « IPV6 va à une meilleure technologie, mais l’implication de coût pourrait être la raison pour laquelle les opérateurs et les autres utilisateurs ne sautent pas dessus. Nous devons considérer les pouvoirs d’investissement des opérateurs pour accéder à leur capacité de migrer maintenant ou plus tard. Mais, définitivement, la migration vers IPv6 devrait être encouragée », déclare-t-il. Selon lui, le Nigeria doit faire tout son possible pour éviter la «course aux rats» en ce qui concerne la migration vers le nouveau protocole.

  • Afrique : comment les médias tentent de propulser l’industrie musicale?

    Afrique : comment les médias tentent de propulser l’industrie musicale?

    En Afrique, la promotion et la distribution des productions musicales est l’un des défis auxquels les artistes font souvent face. Dans cette tâche, les médias tentent de leur donner un coup de main.

    C’est sans nul doute. En Afrique, le rôle des médias est divers. S’ils sont bien utiles dans la sensibilisation et connus pour leurs objectifs éducatifs, ils sont aux yeux des acteurs musicaux, un outil sine qua non pour le commerce des produits. Dans ce rôle, la radio, média qui reste le plus suivi en Afrique, se fait leader.  Sur le continent, il existe une grande variété de stations de radio parce qu’elles sont relativement peu coûteuses à exploiter et peuvent jouer un rôle majeur dans la promotion de la culture et de la politique locales. Tangible en Gambie.

    La radio, la meilleure formule

    C’est désormais de notoriété publique. La Gambie est un pays pauvre et ne possède pas de grands médias. Sa première chaine de télévision a à peine 20 ans.  Toutefois, ce pays enclavé par le Sénégal a une réputation pour sa radio, notamment Radio Syd, lancée en 1969 par la Suédoise Britt Wadner. Aujourd’hui, le pays compte15 stations radio, dont la plupart jouent jusqu’à 20 heures de musique par jour.

    Cependant, les musiciens locaux dans le pays n’ont pas autant de notoriété que leurs homologues sénégalais. Pour améliorer la situation, en 2012 l’Association gambienne des journalistes musicaux a été créée à Banjul. Objectif, promouvoir les artistes locaux et soutenir leurs carrières, non seulement dans le pays mais aussi à l’étranger.

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    Le cas est presque pareil au Congo-Brazzaville, pays ayant une réputation musicale qui dépasse les frontières africaines. Dans ce pays francophone d’Afrique centrale, les stations de radio se sont montrées depuis les années 1990 incontournables dans l’industrie musicale. Alors que le pays inaugure une nouvelle phase de démocratie et de liberté de la presse en 1991, Radio-Océan, DRTV, Ponton FM, Radio Louvakou, Radio Liberté, Radio Brazza, DVS + ou encore Radio Mucodec sont nés.

    Dans le nord de l’Afrique, les pays de la région du Maghreb, tels que le Maroc et l’Algérie, possèdent des radios locales et internationales. En guise d’exemple, la station marocaine Radio Medi 1 diffuse dans toute l’Afrique. C’est également le cas de la station gabonaise Africa Numéro 1, qui opère depuis Paris, en France.

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    L’écran, la nouvelle opportunité

    La télévision en Afrique, et comme dans le reste du monde, a connu un grand succès. Parallèlement, la montée en puissance des chaînes musicales payantes sur le continent contribue à la promotion de la musique locale.

    Cette numérisation de la télévision a principalement permis l’internationalisation et une « panafricanisation » des contenus culturels en général. Et cette vision de la chose a été partagée en 2015 par le président sud-africain, Jacob Zuma, lors du lancement en Afrique de la chaine SABC News. Il avait principalement partagé le vœu selon lequel SABC News soit une vitrine au travers de laquelle les téléspectateurs se considèreront comme « un peuple africain ».

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    L’un de ces exemples est The Voice Afrique Francophone, le plus grand salon du talent sur le continent. The Voice Afrique est diffusé sur Vox Africa, la première chaîne de télévision indépendante, panafricaine et bilingue  disponible en Afrique, ainsi que sur les principaux réseaux de télévision en Europe et aux États-Unis.

    Par ailleurs, le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, est un exemple dans le domaine des médias musicaux sur le continent. Avec plus de 250 groupes ethniques différents, le Nigeria a montré, depuis la chute de son régime militaire dans les années 1990, un énorme potentiel dans les sphères de la création, en particulier dans la musique et la télévision. La musique pop nigériane domine actuellement le paysage musical africain à travers la montée des chaînes de télévision diffusant ce contenu très divertissant et à la mode.

    Les nouveaux medias, un manque à gagner

    Image result for stonebwoyDe Lagos à Abuja, les sociétés de télécommunications sont les plus grands distributeurs de musique au Nigeria. Selon un rapport de PricewaterhouseCoopers (PwC) publié fin 2016, l’industrie musicale nigériane valait 47 millions de dollars en 2015, chiffre qui devrait doubler 5 ans après cette date. Aussi, faut-il rappeler que ces 10 dernières années ont été marquées par des essors de certaines économies, dont principalement le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud ; Une croissance qui a rimé avec le boom dans les communications téléphoniques, et qui rejailli principalement sur les secteurs de divertissement comme la musique.

    L’industrie musicale sud-africaine est plus développée que la plupart des pays du continent et peut être comparée aux marchés occidentaux. En Afrique du Sud, les téléchargements en ligne et le streaming sont à l’origine d’une croissance exponentielle de l’industrie musicale locale, qui devrait maintenir une trajectoire positive dans un avenir prévisible.

    Avec MTN en tête du peloton, les opérateurs télécoms voient un énorme potentiel dans des marchés, surtout les plus vastes  tels que le Nigeria, un pays de 190 millions d’habitants, où la musique peut être décrite comme une religion. Ce groupe de téléphonie se présente comme « le plus grand distributeur de musique » en Afrique avec plus de 60 millions d’abonnés rien qu’au Nigeria. Pour ce faire, MTN offre des sonneries grâce à sa plateforme de téléchargement MTN Music Plus à 0,25 $. Le leader de l’industrie est actuellement en concurrence directe avec des géants mondiaux en ligne tels qu’iTunes. Au bénéfice des musiciens africains…

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  • Quel héritage, Calestous, l’apôtre de l’innovation laisse-t-il à l’Afrique ?

    Quel héritage, Calestous, l’apôtre de l’innovation laisse-t-il à l’Afrique ?

    L’éminent universitaire kényan spécialiste de la technologie et du développement, Calestous Juma est décédé à Boston, Massachusetts (États-Unis) ce 15 décembre à l’âge de 64 ans ; un décès qui provoque une vague de chagrin et d’hommages en Afrique et dans le monde.

    En Afrique, Juma est l’une des grandes têtes pensantes de son époque. Et bien entendu dans la mentalité de nombre de ceux qui le connaissent, il le restera, comme on peut le lire à travers des hommages qui ont été rendus à l’écrivain sur les médias sociaux.

    Dans sa première vie de professeur à la Harvard’s Kennedy School, Calestous Juma était connu pour son travail sur l’innovation, et son grand intérêt pour des secteurs tels que l’agriculture, l’éducation, la santé et la croissance économique. En effet, Juma était aimé par de nombreux lecteurs parce qu’il avait un don littéraire unique, selon ses lecteurs. Son langage et ses arguments passionnés permettaient non seulement de relier le discours académique aux problèmes quotidiens et aux vécus, mais aussi d’obliger les lecteurs à approfondir et à mesurer l’impact de la technologie dans leur vie. Son grand mérite, c’est aussi d’avoir rendu les histoires sur l’innovation mondiale et africaine accessible.

    Tout au long de ses livres, essais et articles, l’écrivain savait méticuleusement disséquer des systèmes complexes. Et sur un continent où le récit est presque toujours asymétrique ou unidimensionnel, ses points de vue centrés sur l’Afrique ont été remarquables dans la façon dont ils ont fait ressortir un portrait humain axé sur l’aventure, l’exploration et le but.

    Mais avant d’arriver à ce stade, il fut d’abord un étudiant curieux et brillant. Il combinait des épreuves rigoureuses avec une diligence intellectuelle, produisant un travail qui le rehaussait un peu partout où il passait.

    L’homme

    Né à Busia dans l’ouest du Kenya en 1953, Juma a travaillé comme instituteur et a ensuite été employé comme journaliste au journal Nation.

    Titulaire d’un doctorat en politique scientifique et technologique de l’Université du Sussex au Royaume-Uni, Juma a reçu une reconnaissance internationale pour son travail sur l’innovation technologique, les brevets génétiques et l’impact de la révolution verte en Afrique. Dans le cadre de son travail, il a siégé au jury de prestigieux prix, notamment le Prix Reine Elizabeth pour l’ingénierie, le Prix africain de l’innovation en ingénierie et le Prix de l’alimentation en Afrique.

    Juma, qui était un écrivain prolifique et un utilisateur avide des médias sociaux, en particulier le réseau Twitter, se concentrait sur la façon dont l’Afrique pouvait utiliser les technologies disponibles pour réaliser des résultats positifs dans des domaines de l’énergie, l’éducation, la santé, les transports et l’agriculture. Ses œuvres ont abordé la façon d’utiliser la révolution mobile pour stimuler le développement économique et numérique. Beaucoup ont défendu le commerce, les affaires, la science et la technologie, mais il a également montré l’importance des arts dans le développement du continent.

    Même s’il préconisait l’esprit d’entreprise et le progrès, Juma était également rigoureux envers gouvernements africains, affirmant que l’Afrique ne se développerait pas sans créer les bonnes politiques ou mettre en place l’infrastructure nécessaire.

    Selon le Centre Belfer de Harvard pour la science et les affaires internationales, Juma, qui a siégé au conseil d’administration de plusieurs organisations internationales et a remporté plusieurs prix internationaux pour son travail sur le développement durable, travaillait avant sa mort sur des livres sur l’intégration régionale en Afrique et l’innovation pour le développement économique.

    Ses écrits

    Juma était un homme voué à un sens presque oraculaire, écrivant sur les progrès modernes de la science et de la technologie et sur leur impact sur les pays en voie de développement. Et ce, bien avant que ces idées ne deviennent courantes.

    Dans The Gene Hunters par exemple, livre écrit en 1989, l’auteur a examiné l’éthique de la modification des espèces existantes pour créer de nouvelles plantes et animaux, et comment ce processus évolutionniste présidé par les grandes entreprises aurait un impact sur la production alimentaire et les petits agriculteurs en Afrique.

    Mais Calestous Juma a également abordé d’autres questions. Comme, la « biodiplomatie », qui, selon lui, est l’intersection de l’innovation technologique et des relations internationales. En outre, dans son livre In Land We Trust publié en 1996, il discute du concept de « jurisprudence écologique » sur la propriété foncière et l’utilisation durable des ressources naturelles, alors que dans The New Harvest (2010), l’auteur a montré comment les hausses des prix alimentaires pourraient déclencher des crises de sécurité nationale comme les manifestations du Printemps arabe, offrant un modèle pour une issue. De fait, dans ses nombreux écrits, l’homme a une source d’inspiration assez profonde.

    Dans son dernier livre Innovation and its Enemies, Calestous s’est inspiré de 600 ans d’histoire économique pour expliquer certains des obstacles et des préjugés psychologiques qui ont brisé l’adoption technologique. Il a expliqué à base d’anecdotes bien conçues pourquoi les gens résistent encore à l’innovation. Le livre a passé en examen les problèmes sous-jacents pour savoir pourquoi les innovations utiles créent des tensions sociales et comment elles sont finalement acceptées dans le courant dominant. Il a essentiellement montré comment l’entrepreneuriat et l’innovation étaient, après tout, un processus créatif : d’abord moqués, puis évités combattus et finalement acceptés.

    Pourtant, Juma était encore capable de percer et d’atteindre une reconnaissance mondiale pour son travail. À travers ses livres, il est venu à bout de montrer comment l’Internet des Objets, l’apprentissage numérique et les mouvements open-source offraient tous des opportunités d’inclusion, de collaboration et, surtout, d’amélioration des vies. Et c’était cette capacité à exprimer de manière créative, intelligente et compatissante des idées qui manqueront désormais beaucoup plus aux lecteurs.

     

  • Au Ghana, la télémédecine pour révolutionner la politique sanitaire

    Au Ghana, la télémédecine pour révolutionner la politique sanitaire

    Au Ghana, la Fondation Novartis et le Ghana Health Service ont annoncé la réussite de l’intégration et de l’extension d’un programme de télémédecine, avec une couverture nationale prévue pour 2019.

    Le Ghana a amorcé un processus de développement il y a une décennie qui impressionne en Afrique. Pour couronner cette croissance fulgurante, le pays mène à intérieur une politique de concurrence palpable en matière de technologies à l’endroit les grandes puissances comme l’Afrique du Sud. Notamment, en télémédecine.

    Dans cette logique, le Ghana a entrepris un certain nombre de démarches dans le domaine. En effet, dans ce pays le service de télémédecine a débuté comme modèle pilote dans le district d’Amansie Ouest de la région d’Ashanti en 2011, couvrant 30 communautés d’environ 35 000 personnes. Sur ce, la Fondation Novartis travaille avec divers partenaires locaux et internationaux, dont le ministère ghanéen de la Santé.

    En clair, ce programme utilise la technologie mobile pour connecter les agents de santé communautaires avec des professionnels de la santé spécialisés via des centres de téléconsultation ouverts 24 heures sur 24. Les médecins, les infirmières et les sages-femmes des centres de téléconsultation encadrent les agents de santé communautaires et conseillent sur le traitement de leurs patients, en particulier dans les soins d’urgence. Une politique qui renforce la capacité de soins de santé et responsabilise les agents de santé communautaires, tout en améliorant la qualité des soins. Selon les premiers responsables, cette mesure est conçue pour également éviter les renvois inutiles, en réduisant les temps de transport et les coûts pour les patients.

    De fait, en 2016, plus de la moitié des téléconsultations ont pu être résolues directement par téléphone, dont 31% ont évité les renvois.

    Sur les pas de la télémédecine

    Basé sur le succès du modèle de télémédecine, le Service de santé du Ghana a maintenant choisi pour la mise en œuvre à travers le pays dans le cadre de sa stratégie nationale de santé en ligne pour utiliser les TIC pour améliorer la prestation des soins de santé.

    En collaboration avec la Fondation Novartis sur une feuille de route pour la mise à l’échelle, le Service de santé du Ghana et le ministère de la Santé ont maintenant mis en place au total six centres de téléconsultation à travers le pays. La couverture nationale complète des services de télémédecine devrait être possible à l’échéance 2019.

    Pour le directeur général du Ghana Health Service, le Dr Anthony Nsiah,  il s’agit d’assurer à tous les Ghanéens des soins de santé abordables et de qualité d’ici 2020. La télémédecine n’est donc plus, à ses yeux, que la prochaine étape vers la couverture sanitaire universelle au Ghana.

    L’intégration des services de télémédecine dans la politique nationale ghanéenne de santé marque en réalité un changement radical pour les partenariats multisectoriels qui permettent d’étendre les programmes percutants. C’est d’ailleurs ce que pense le Dr Ann Aerts, responsable de la Fondation Novartis. Selon lui, travailler avec les décideurs politiques pour intégrer des initiatives comme la télémédecine dans les systèmes de santé est l’objectif ultime pour le pays. Parce qu’en réalité, de telles initiatives peuvent continuer à transformer les soins de santé pour les années à venir.