Catégorie : Afrique de l’ouest

  • Elizabeth Kperrun : apôtre  de  l’éducation en langue locale et sur mobile

    Elizabeth Kperrun : apôtre de l’éducation en langue locale et sur mobile

    Au Nigéria, la jeune entrepreneure de 32 ans Elizabeth Kperrun apporte l’éducation aux populations démunies avec l’application mobile Zenafri.  L’idée est de simplifier l’éducation en la rendant ludique. Les utilisateurs de la plateforme peuvent faire l’apprentissage aussi bien dans leur langue locale qu’en anglais.

    Le succès de la plateforme numérique  Zenafri dépasse les frontières du Nigéria. L’application est utilisée sur les cinq continents et la promotrice ne cache pas sa joie. « Nous avons des statistiques qui nous révèlent que Notre application a été téléchargée au Nigeria, en Afrique du Sud, au Kenya, en Ouganda, aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie… C’est un accès mondial ! », se réjouit-elle.

    Depuis sa création en 2015, l’entreprise Zenafri  Limited spécialisée dans le développement des jeux et applications à vocation éducationnelle pour les enfants et familles africaines a déjà mis sur le marché trois jeux. Il s’agit de AfroTalez, First Words et Teseem. Ces jeux apprennent essentiellement aux utilisateurs, leur langue maternelle ainsi que l’anglais. Les applications permettent également aux utilisateurs de connaitre les contes traditionnels africains.

    « L’enseignement de qualité est très coûteux au Nigéria et certains enfants n’y ont donc pas accès. L’éducation est très difficile. Ce que nous essayons de faire, c’est d’utiliser des applications mobiles pour les smartphones. Les familles peuvent les télécharger pour apprendre les mots de base dans leur langue locale ainsi que dans la langue anglaise », explique Zenafri.

    Avec sa startup, Elizabeth Kperrun a remporté le programme 54 de  Women In Africa (WIA) Initiative. Elle a également reçu le prix de l’éducation lors du second Sommet mondial de WIA, à Marrakech, en septembre 2018. Elizabeth Kperrun vient de remporter en mai 2019, le « Prix Initiative » lors de la troisième édition de l’AFD Digital Challenge.

    Elizabeth Kperrun (32 ans) est diplômée en communication, en gestion des affaires et en entrepreneuriat.

  • Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Qui est Maimouna N’Diaye, la seule africaine, membre du jury du festival de Cannes 2019 ?

    Lauréate du prix de la meilleure interprétation au Fespaco avec le film  «  L’Œil du cyclone » de Sékou Traoré, Maimouna N’Diaye est la seule africaine, membre du jury de la 72ème édition du Festival de Cannes présidé par le réalisateur et producteur mexicain Alejandro González Iñarritu.

    Fille d’un père sénégalais et d’une mère nigériane, Maimouna N’Diaye  a vu le jour à Paris (France). Elle grandit en Guinée et poursuit ses études en France où elle obtint son diplôme d’Etude théâtrale.   En 1992, elle joue son premier grand rôle dans La Chasse aux papillons sous la direction de du cinéaste géorgien Otar Iosseliani. En 1996 Maimouna N’Diaye   prêtera sa voix à Karaba la sorcière dans  le long métrage animé à succès Kirikou du réalisateur Michel Ocelot .

    De retour en Afrique, Maimouna N’Diaye    s’installe en Côte d’Ivoire où elle intègre la troupe de théâtre Ymako Teatri. Femme à multiples casquettes, Maimouna N’Diaye     est également réalisatrice de plusieurs films documentaires dont Warbassanga et Tranches de Vie présenté au FESPACO en 2009. Elle évoque dans ses productions des maux dont souffre sa communauté notamment, les violences faites aux femmes et le sort réservé aux personnes atteintes de troubles mentaux.

    Maimouna N’Diaye    a joué dans une quarantaine de films courts et longs métrages.  Que se soit dans « Bol d’amour » de Jacques Trabi (2001), « Jardin en automne » (2005) d’Ottar Iosseliani ou encore « Une femme pas comme les autres » de Abdoulaye Dao (2008), Maimouna N’Diaye   incarne avec perfection ses personnages.

    En 2015, Maimouna N’Diaye    joue le rôle d’une jeune avocate commise  pour juger Fargass Assandé qui incarnait un détenu accusé de plusieurs crimes. Le film « l’œil du cyclone » a glané plusieurs récompenses.  Maimouna N’Diaye     et Fargass Assandé ont respectivement été distingués, « Meilleure interprétation féminine » et «  meilleure interprétation masculine » au Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou).

    « C’est une grande reconnaissance pour moi et pour mon travail et je dédie ce trophée à toutes les femmes, à toutes les comédiennes », avait déclaré l’actrice panafricaine.

  • Cosmas Maduka : l’autodidacte, patron d’un des plus grands concessionnaires du Nigéria

    Cosmas Maduka : l’autodidacte, patron d’un des plus grands concessionnaires du Nigéria

    L’histoire de Cosmas Maduka fascine les entrepreneurs. Issu d’une famille nigériane modeste, le PDG de la COSCHARIS a connu une enfance difficile. A l’âge de 4 ans, il perd son père et se retrouve en apprentissage chez oncle. Ce dernier l’autorise à dormir dans le magasin. En contrepartie, il exécute toutes les corvées de l’atelier.
    Sa vie bascule à nouveau le jour où il prend la mauvaise décision de fermer l’atelier de son oncle pour participer à une retraite à l’église. Furieux, l’oncle le chasse de l’atelier et lui remet un dollar.

    Cosmas Maduka s’associe avec son frère et ils investissent dans la vente de pièces détachés. La collaboration a été de courte durée. Les deux personnes ne s’entendent par sur la gestion de leur business. Maduka décide alors de faire cavalier seul toujours dans la vente de pièce détachées. Il rencontre plusieurs difficultés et se retrouve finalement avec une balance à la main entrain de faire le porte à porte pour prendre le poids de ses clients contre quelques pièces.

    Avec les économies réalisées, Cosmas Maduka crée COSCHARIS qui au départ était une entreprise de vente de pièce détachées pour moto. Selon Forbes, sa société vend aujourd’hui plus de 400 voitures par mois, dont les prix s’élèvent à environ 150 millions de nairas (420 000 dollars). Son parc de luxe comprend des voitures de marque comme Rolls-Royce, BMW, Jaguar, Range Rover et Ford.

    Sur le marché des TIC Cosmas Maduka a créé COSCHARIS Technologies Limited et se positionne en challenger. Il a développé des partenariats avec HP, Microsoft et Lenovo,
    Cosmas Maduka s’inspire beaucoup de la culture japonaise. « À partir du début des années 80, je me rendais au Japon pour affaires et même après cela, j’y passais un peu plus de temps pour admirer leur culture et leur mode de vie qui m’influencent beaucoup », a-t-il confié à Forbes Afrique.

  • Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    Genevieve Nnaji : la Nigériane qui signe chez Netflix

    C’est confirmé. Genevieve Nnaji est excellente aussi bien sur scène que derrière la caméra. L’actrice et réalisatrice nigériane a signé en avril avec Netflix pour un montant de 3,8 millions de dollars. Le géant du streaming et de la vidéo à la demande devient le distributeur du film « Lionheart » de la Nigériane.
    Fille d’un père ingénieur et d’une mère enseignante, Genevieve Nnaji a fait ses études primaires et secondaires à Methodist Girls College Yaba. Elle entame ses études supérieures à l’Université de Lagos où elle s’intéresse au cinéma.

    Genevieve Nnaji décroche son premier rôle à 19 ans. C’était dans le film « Most Wanted ». Elle devient rapidement l’un des acteurs influents de Nollywood et joue dans « Last Party », « Mark of the Beast » et dans 80 autres films.

    Devenue l’une des actrices les mieux payées dans l’industrie cinématographique nigériane, Genevieve Nnaji a remporté plusieurs prix notamment celui de la meilleure actrice de l’année 2001 aux « City People Awards », et celui de la meilleure actrice aux Africa Movie Academy Awards (AMAA) en 2005.

    En 2018, elle a réalisé « Lionheart », un long métrage qui retrace les aventures de Adaeze, une femme chef d’entreprise qui reprend la société de son père malade avec l’aide de son oncle. Dans ce film, figurent plusieurs grands noms du cinéma nigérian comme Nkem Owoh , Pete Edochie et bien évidemment Genevieve Nnaji.
    La star nigériane a également fait une virée dans l’univers musical en 2004 en sortant son premier album « One Logologo Line », un mélange de Hip hop et des musiques urbaines. Genevieve Nnaji est depuis 2008 propriétaire de la marque de vêtement « St Genevieve ».

  • Edouard Akakpo-Lado : l’inventeur togolais élevé au rang de Chevalier de l’Ordre National du mérite 

    Edouard Akakpo-Lado : l’inventeur togolais élevé au rang de Chevalier de l’Ordre National du mérite 

    Il voulait construire des avions. A défaut, il trouve des solutions à des milliers de Togolais qui évoluent dans le secteur agricole avec ses inventions. Edouard Akakpo-Lado est l’inventeur de plusieurs machines notamment Merlinox (la machine à piler les noix de palme), l’Araricomax (décortiqueuse de céréales) et  Conpalmi (concasseur de noix de palme). Il est également l’inventeur du fourneau amélioré économique baptisé « Foyeco ». Les travaux du jeune togolais lui ont valu une décoration par le gouvernement togolais.

    Titulaire d’un brevet de technicien supérieur en électromécanique, Edouard Akakpo-Lado fait partie de la jeune et prometteuse génération d’inventeurs togolais. Il est également le fondateur  du centre de recherche d’invention et d’innovation technologique (CRIIT) ; une structure qui regroupe de jeunes techniciens en mécanique, électricité, électronique, informatique  qui mettent en commun leurs compétences pour répondre aux besoins des communautés locales dans le domaine technique.

    Edouard Akakpo-Lado n’est jamais en panne d’imagination. Tellement les besoins des populations sont grandes. Fatigué de voir ses parents souffrir pour  extraire le jus des noix palme pour faire la sauce ou l’huile de palme, il décide de créer « Merlinox ».

    « Ma première innovation est le Merlinox, c’est la machine qui sert à piler 3kg de noix de palme en 5min et donner le jus instantanément pour la préparation de la sauce aux noix de palme ou l’extraction de l’huile rouge. Elle sépare le jus des noix. Le premier prototype a été mis en place en 2012 et subit des améliorations jusqu’à 2016. Elle été exposée dans plusieurs foires et salons nationaux », explique-t-il.

    Edouard Akakpo-Lado a également développé d’autres produits comme l’Araricomax qui permet de décortiquer l’arachide, le haricot et le soja. La machine permet aussi de décortiquer 3kg de noix en 5min et sépare automatiquement les graines des gousses.

    Le Conpalmi, elle permet de concasseur 3kg de noix palmiste en 5min facilitant le concassage pour les fabricants d’huile de palme. Elle peut être installée comme une petite unité de concassage de prestation de service.

    Edouard Akakpo-Lado est le promoteur de « Foyeco », les fourneaux améliorés avec une grande vitesse de cuisson. Pour l’inventeur, son produit est à la fois économique et écologique. En effet, les foyers Foyeco utilisent très peu de charbon de bois (juste les poudres de charbon) contrairement aux foyers classiques.

    Dans sa démarche écologique, le CRIIT, la structure d’Edouard Akakpo-Lado a mis sur le marché « les charbons verts » obtenus après recyclages des poudres de charbon de bois.

    Distingué par l’Etat togolais, le jeune Akakpo-Lado ne cache pas son émotion.  « Ce fut un grand honneur pour moi hier d’être élevé au rang du Chevalier de l’Ordre National du mérite », a-t-il publié sur sa page Facebook.

     

  • Cina Lawson : lauréate du « Public service award » de la Harvard Kennedy School

    Cina Lawson : lauréate du « Public service award » de la Harvard Kennedy School

    La ministre togolaise des postes, de l’économie numérique et des innovations technologique Cina Lawson recevra le 18 mai 2019, le « Public service award » de la Harvard Kennedy School (HKS)
    Ce prix, anciennement appelé The Alumni Achievement Award est créé en 1997. Il récompense les anciens étudiants de l’université qui ont considérablement amélioré la condition humaine aux niveaux local, régional, national ou international.

    Les bénéficiaires doivent apporter des changements substantiels dans la vie  des personnes, des organisations ou des gouvernements par le biais d’un seul acte influent ou d’une série d’actions ayant produit un changement sociétal positif.
    Les candidatures proviennent d’anciens élèves, de professeurs et de membres du personnel de HKS. Les auto-nominations pour ce prix sont ne sont pas encouragés.

    Cina Lawson sera célébrée pour sa contribution au développement des Tic et du numérique au Togo. Elle a œuvré pour la mise sur pied du projet « Campus Wifi » qui a consisté à doter les universités publiques du Togo de connexion Internet haut débit avec accès gratuit aux étudiants.
    Elle a également permis la multiplication des fournisseurs d’accès Internet (FAI) au Togo. En 2017, le gouvernement togolais a accordé la licence à deux nouveaux FAI ; Teolis et Groupe Vivendi Africa Togo (GVA Togo).

    Cina Lawson a aussi contribué au développement du mobile banking au Togo avec le projet «Eco CCP», qui facilite la création des compte épargne  en composant simplement un numéro avec son téléphone.

    La ministre togolaise des postes, de l’économie numérique et des innovations technologique Cina Lawson est titulaire d’un master en politiques publiques de l’université d’ Harvard, d’une maîtrise d’histoire de l’université de Paris X (Nanterre) et un diplôme d ‘études approfondies (DEA) en commerce et finances de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris.

    Cina Lawson a été analyste chez la Banque mondiale, consultante chez Alcatel et responsable de la stratégie d’entreprise et du développement des partenariats chez Orange business services à New-York. Elle fut nommée ministre des postes et des télécommunications en juin 2010, poste qu’elle occupe jusqu’à ce jour.

  • Burkina Faso : Qui est Ima Hado, vainqueur du Marley d’or 2019 ?

    Burkina Faso : Qui est Ima Hado, vainqueur du Marley d’or 2019 ?

    Au Burkina Faso, Ima Hado inspire plusieurs jeunes artistes qui souhaitent embrasser la tendance reggae.  Résidant en Europe (Italie) depuis 1991, Ima Hado s’est distingué par ses instruments de musiques atypiques. Il parvient à moderniser les instruments traditionnels comme le kundé qu’il rebaptise le « Kundé bass ». Ima Hado est le lauréat de l’édition 2019 du Marley d’or.

    Que ce soit en Italie, en Californie ou au Jamaïque, Hado ne se déplace jamais sans son Kunde bass. Ce grand instrument qui mésure deux mètres (2m) de long fait la fierté du burkinabè.

    « Quand on écoute mon son « fight in the morning », on ne se rendrait pas compte que c’est le kundé bass qui est joué. Ce kundé groove, épate les gens sur les scènes d’Europe » raconte-t-il fièrement avant d’inviter la nouvelle génération à l’adopter.

    Artiste chanteur, auteur et compositeur, Ima Hado joue également à plusieurs instruments. Il est à la fois guitariste et percussionniste. Il a sorti  plusieurs albums dont « Liberté » (1989), « Aminata »(2003), « Héritage » (2005), « Tumi » (2007), « Esperance » (2011), « Source » (2012) et  « Revolution_Time » en  2016.

    Issu d’une famille assez modeste, Ima Hado a fréquenté jusqu’en classe de 3ème avant de raccrocher. Il fut initié à la musique par son père qui fut lui-même artiste.

    « Mon papa était artiste musicien. Paix à son âme, il a vécu 110 ans. Depuis l’âge de 5 ans, je jouais la musique traditionnelle avec lui dans les cabarets, les champs, les baptêmes, les funérailles », se rappelle-t-il.

    C’est peut-être son passé difficile qui l’a amené à s’investir dans le social. Ima Hado soutient les initiatives des femmes vulnérables en milieu rural.

    « J’ai trouvé à une centaine de femmes, plus de 6 ha. J’ai réalisé des forages, des plaques solaires et chacune se débrouille. Je n’ai pas besoin de leur donner de l’argent, mais je leur apprends à se prendre en charge. En même temps, j’interviens dans l’éducation. J’ai construit une école. Beaucoup d’enfants ne fréquentaient pas, ce n’est pas joli, à quelques 20 km de la capitale », raconte-t-il modestement.

  • Bemah Gado : le Togolais chasseur de déchets

    Bemah Gado : le Togolais chasseur de déchets

    Etudiant en géologie en 2011, Bemah Gado ne s’imaginait pas un jour parmi les grands défenseurs de l’environnement de son pays du continent. Aujourd’hui, il est spécialisé dans le recyclage et la gestion des déchets. En 2018 il fut sélectionné parmi les 35 jeunes qui font bouger l’Afrique francophone par l’association Francophonie 3535. Tout est parti d’un constat amer.

    « J’étais en deuxième année à l’université. J’avais constaté que sur l’ensemble de l’université, il n y avait que des dépotoirs sauvages. Les étudiants quand ils rentrent dans les amphis, ils jettent sur place les sachets et le reste de ce qu’ils ont mangé , ce qui fait que l’amphi est méconnaissable le lendemain », se rappelle-t-il.
    Bemah Gado décide alors d’agir. Il en parle autour de lui et décide de s’organiser en association. « Nous avons une ONG qui fait de la récupération, de la collecte, de l’appui à la mairie, de la sensibilisation ».

    L’Ong Science et Technologie Africaines pour un Développement Durable (Stadd ) de Bemah Gado commercialise des déchets une fois recyclés. Son prochain défi est la transformation sur place des déchets. L’organisation recrute essentiellement les femmes car elle développe un volet social ; l’autonomisation des femmes.
    « Nous avons constaté que dans des familles modestes, ce sont les femmes qui prennent sur elles la majorité des charges de la famille. Et si ces femmes n’ont pas d’activités génératrices de revenus, cela va peser sur l’éducation des enfants et autres », explique Bemah Gado.
    L’Ong a déjà recyclé près de 1000 tonnes de déchets dont 300 tonnes de déchets plastiques. Bemah Gado envisage désormais former d’ici 2020 169 jeunes entrepreneurs pour qu’ils parviennent à financier leurs différents projets.

    « Nous avons mis cette formation en lien avec les cibles des ODD, puisque ses objectifs engagent 169 cibles. Nous estimons que d’ici 2020, nous pouvons former les 169 jeunes (un entrepreneur pour une cible) capables de porter des projets solides et crédibles et d’avoir accès aux financements pour la réalisation de leurs projets », a-t-il déclaré.

    Bemah Gado est titulaire d’un master en environnements sédimentaires et porte également la casquette de coach formateur professionnel certifié d’Afrique en développement personnel.

  • Ghana : Utilisation effective des premiers vaccins contre le paludisme

    Ghana : Utilisation effective des premiers vaccins contre le paludisme

    Le Ghana entre dans une nouvelle phase de la lutte contre le paludisme. Le pays a démarré l’utilisation des vaccins contre la maladie. Le Ghana devient ainsi le second pays à adopter ce vaccin RTS après le Malawi.
    Pour être efficace, le vaccin RTS doit être administré au patient en quatre doses successives suivant un calendrier bien strict. Seuls les enfants de 2 ans, bénéficient pour l’heure de cette première campagne lancée par le ministère ghanéen de la santé et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    Le nouveau vaccin contre le paludisme a passé avec succès tous les tests scientifiques. Son utilisation réduira de 40% les risques du paludisme. C’est pour cela que les professionnels de santé recommandent toujours l’observation des recommandations en vigueur jusqu’ à présent notamment l’utilisation des moustiquaires imprégnés et insecticides.

    « C’est vraiment quelque chose que nous considérons en santé publique comme un rêve qui se réalise, car jusqu’à présent, lorsque vous regardez l’intervention qui a été utilisée pour lutter contre la maladie, nous pensons que ce nouveau vaccin va donner un élan significatif dans la lutte contre le paludisme », explique Richard Mihigo de l’OMS.
    L’OMS a enregistré en 2017, 219 millions de cas de paludisme dans 87 pays. Au Ghana, 5.5 millions de cas ont été enregistrés en 2018.

  • Angéline Yougbaré : la burkinabè qui transforme le pagne traditionnel en accessoires de mode

    Angéline Yougbaré : la burkinabè qui transforme le pagne traditionnel en accessoires de mode

    Diplômée en pharmacie, Dr Angéline Yougbaré n’a pas choisi entre sa carrière et sa passion. Elle cumule les deux. Appuyée par sa famille, elle a lancé en avril 2019 Fénel, la nouvelle marque d’accessoires de mode faits à base du tissu traditionnel, Faso dafani.

    A l’université (à Dakar), Angéline Yougbaré fabriquait des perles qu’elle proposait à ses camarades qui en raffolaient. Après l’obtention de son diplôme en 2012, elle rentre au Burkina Faso et exerce son métier de pharmacienne tout en continuant par proposer ses bijoux à ses potentielles clientes.
    Elle constate que le marché des perles est saturé et décide après plusieurs mois de réflexion de se reconvertir en fabrication d’accessoires de mode faits en pagnes tissés.

    « Étant à Dakar, j’ai remarqué que le pagne tissé du Burkina était très prisé par les autres communautés. J’ai commencé alors à fabriquer des pochettes et des chaussures que je vendais », explique-t-elle dans un entretien accordé à site faso.net.
    Dr Angéline Yougbaré se fait former dans ce nouveau secteur et avec l’appui de son mari, elle lance le 13 avril 2019 Fenel.

    La nouvelle marque propose une gamme diversifiée de produits allant des coiffes pour les cheveux, boucles d’oreilles assortis aux coiffes, bracelets, écharpes perlées aux sacs.
    Les hommes ne sont pas du reste. Fenel leur propose des boutons de manchettes et pinces à cravate assortis.
    Ces produits Fenel ont été bien accueillis par le public et la marque est fière de recevoir déjà des commandes internationales.

    Mariée et mère de deux enfants, Angéline Yougbaré trouvent toujours du temps pour ses différentes activités et sa famille.
    « J’ai l’avantage de travailler avec mon mari. On est un couple, des partenaires et des amis. Ça aide beaucoup, la compréhension est de mise », explique-t-elle.