Catégorie : Togo

  • Au Togo, le chômage chez les jeunes crée des exilés 

    Au Togo, le chômage chez les jeunes crée des exilés 

    Au Togo, la question du chômage des jeunes est l’une qui sous-tend les revendications actuelles de l’opposition. Autant la problématique est importante, autant les courroux en l’encontre des autorités, voire l’envie de renverser la tendance est quasi irrésistible.

    Dans une généralité presque écrasante, surtout caractéristique des pays francophones, l’épineuse question du chômage des jeunes est la source de beaucoup de maux sociétaux. Au Togo, les statiques (rarement actualisées) le prouvent assez facilement.

    Situation délicate

    En 2011, selon certaines enquêtes, le chômage au Togo touchait 6,5 % de la population active et le taux de sous-emploi visible était de 22,8 %. Selon la tendance, beaucoup plus de jeunes femmes sont en situation de sous-emploi que les jeunes hommes de la même tranche d’âge avec des taux respectifs de 22,9 % contre 17,73 %. Et selon les prévisions qui en sont découlées, chaque année, en moyenne 40 000 nouveaux demandeurs d’emploi arrivent sur le marché du travail. Depuis, la mise en place des plateformes de concertation entre l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre le chômage des jeunes, avec pour ambition de trouver les meilleures solutions… presque en vain.

    Dans un plus récent rapport publié par la Banque Mondiale, au tout début de l’année 2014 sur la situation de l’emploi des jeunes en Afrique Subsaharienne, on y note que le chômage des jeunes n’est que de 3 %. La situation sous régional semble meilleure comparativement à celle du Togo où le taux de chômage s’évalue à 6,5 %. Mais cette situation va être de plus en plus inquiétante, si rien n’est fait par rapport à l’augmentation de la population jeune.

    La question est d’autant plus préoccupante que la tranche d’âge concernée, entre 15 à 35 ans, représente plus du tiers de la population togolaise, soit un peu plus de 2 millions de personnes selon les statistiques. Une situation qui pousse bien de jeunes Togolais à migrer vers les pays voisins, ou encore les États-Unis et l’Europe pour un mieux-être.

    Exilés économiques

    Cette situation du chômage ne saurait être dissociée des raisons de la forte mobilisation des jeunes au cours des manifestations organisées par l’opposition politique au Togo depuis août 2017. En effet bien de jeunes sont beaucoup plus motivés par la situation de précarités, de pauvreté et de chômage, que par des raisons politiques. Un analyste politique confie que peu de personnes dans la rue assimilent la question constitutionnelle, mais l’engouement autour des évènements du groupe des 14 est favorisé par un ras-le-bol général. Un besoin d’alternance, lueur d’espoir de changement.

    Mais ce problème se manifeste autrement aussi, surtout par la migration vers d’autres pays de la sous-région, notamment le Ghana.

    En réalité, le Ghana, pays où l’économie a décollé il y a désormais près d’une décennie est l’une des destinations des jeunes togolais chômeurs. S’il est vrai que la vie y est relativement chère, l’on n’y souffre moins de problème de pauvreté, car, explique un jeune expatrié togolais, « on peut y gagner sa vie juste en étant artisan ». Sans doute pas faux. Selon les sondages, près de 40 % des travailleurs en artisanat au Ghana principalement à Accra proviennent du Togo et environ 70 % d’entre eux sont prêts à rentrer au Togo en cas de changement de régime politique. À en croire Kwasi, un tisserand d’origine togolaise établi dans le pays voisin depuis bientôt 5 ans, le marché artisanal ghanéen est plus « intéressant » que celui togolais. « On écoule beaucoup plus facilement les produits au Ghana qu’au Togo. Et ce critère est très déterminant dans la vie d’un artisan », ajoute celui-ci.

    Entre formations, népotisme et tribalisme, l’administration publique inaccessible

    Dans une analyse faite pas l’économiste et conseiller du Chef de l’État togolais Koffi Sodokin, cette situation peut s’expliquer par le fait que tous les jeunes qui ne sont pas en emploi ne sont malheureusement pas pour autant en éducation ou en formation. Selon celui-ci, nombreux sont ceux qui sont au chômage, voire inactifs, une catégorie qui est en situation de grande précarité et rencontre les plus grandes difficultés d’insertion dans l’emploi.

    En dehors cette cause, bien de spécialistes pointent du doigt la question de l’inadéquation entre les formations proposées et le marché dynamique et sans cesse soumis aux principes de l’innovation de l’emploi. D’autres font également allusion à la disponibilité des formations pour ces métiers innovants, conduisant à une nécessité des réformes éducatives au Togo. Mais le problème ne se résume pas là. Il est également souligné au sein de l’administration togolaise, un tribalisme et un népotisme qui atteignent le paroxysme. Cause d’une administration hermétique aux méritants. Et pour les concours d’entrée en fonctions publiques, dans la grande majorité des cas, les dés sont pipés à l’avance.

    Et s’il est vrai que l’État togolais a mis sur pied un certain nombre de mesures pour régler la difficile équation de l’emploi des jeunes, il faut également souligner que ces mesures sont loin d’éradiquer le mal. Et les mesures d’immigrations comme le programme de loterie visa des États-Unis sont une « aubaine » pour une grande partie de jeunes désirant quitter le pays. En vrai, des jeunes en quête de ces opportunités sont légion…

     

  • Togo: les 10 startups à surveiller en 2018

    Togo: les 10 startups à surveiller en 2018

    Elles sont des startups togolaises ayant accompli une année 2017 du reste encourageant. En 2018, les yeux sont rivés sur ces entreprises qui devront relever les défis qu’elles se sont fixés.

    Togo ‘RECYCLING’

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    Au Togo comme dans bien d’autres pays africains, le sachet plastique (non biodégradable) est devenu une menace pour les politiques environnementales. L’usage de ces plastiques engendre des défis énormes pour l’urbanisation et sur la santé. Pour la startup Togo Recycling, il fallait trouver une solution urgente à cette menace.  Selon cette startup, il débarrasser le pays, en commençant par la capitale, des ordures plastiques tout en créant de la plus-value et des emplois.

    Cette startup, 3e prix du concours Africa Is Calling You tenu à Paris en octobre 2017, transforme les déchets plastiques recueillis en granulés qui pourront ensuite être ensuite utilisés dans la fabrication tables-bancs, bassines, et autres objets volumineux à usage non risqué pour la santé.

    Si l’entreprise n’emploie actuellement que 3 personnes, selon ses promoteurs, elle représente une source génératrice de revenus pour environ 3 000 recycleurs qui se font un gagne-pain tout en entretenant l’environnement.

    Civic bag

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    Civic bag, initiative du Togolais Achille Amétépé Noussia, est un sac de courses fabriqué à base de papiers de ciment. Le promoteur propose ses sacs pour remplacer les sachets plastiques, qui jonchent désormais les rues de Lomé. L’initiative se veut d’abord utile dans la protection de l’environnement des sachets plastiques non biodégradables et dans le recyclage des papiers de ciment. En 2017, le projet avait intéressé plus d’un et avait été primé lors du Forum international de l’entrepreneuriat (FIDEA). Il a également reçu le premier prix de Kpékpé Togo 2017.

    Doomevi

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    Doomevi est l’un des projets qui ont intéressé plus d’un durant l’année 2017. Initiative du Togolais Edeh Dona Etchri, le projet a reçu le premier prix au programme de Connexions Citoyennes 2017 organisé par CFI. Selon le concepteur, cette application est censée améliorer la participation citoyenne au Togo, « en stimulant le sérieux et la promptitude dans la réparation et l’entretien des infrastructures publiques ».  www.doomevi.org, la plateforme qui fait la promotion de cette application est un site de veille citoyenne permettant aux internautes de signaler aux autorités ou aux entreprises l’état défectueux de leurs infrastructures. Le projet Doomevi a également prévu un centre d’appel en langues locales pour ceux qui ne peuvent pas utiliser l’application mobile.

    Pass Africa

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    En début d’année 2017, E-Lumya avait procédé au lancement d’une application  de billetterie disponible dans 7 pays africains à savoir Bénin, Côte d’Ivoire, Gabon, Burkina-Faso, Sénégal, Cameroun et Togo.  Cette application, du nom de Pass Africa et disponible sous les systèmes Android et IOS permet aux organisateurs d’événements de vendre des billets en ligne via mobile money, de gérer les participants et de contrôler l’accès à un événement. L’application peut être utilisée pour des événements gratuits, privés ou payants. Selon ses concepteurs, Pass Africa permettra aux promoteurs d’événements de faire des économies et de connaître avec exactitude le nombre de participants aux événements tout en épargnant à ses utilisateurs les attentes à l’entrée des divers événements.

    AgriSoft

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    Fruit de deux développeurs togolais, AGRISOFT est une plateforme web et mobile qui permet de louer du matériel et équipement agricole entre agriculteurs. L’idée est née du constat selon lequel, pendant son activité, l’agriculteur togolais a besoin d’utiliser des matériels et équipements agricoles dont il ne dispose pas et qu’il pourrait trouver chez un autre agriculteur. Cependant, on constate qu’il n’existait aucune interface pouvant faciliter des échanges entre les agriculteurs. De fait AgriSoft, 1er de la compétition Agrihack-Togo Talent, est une plateforme web et mobile, qui permet d’annoncer ou de louer du matériel agricole.

    Soja Decision

    Soja Decision est une plateforme qui veut mettre en relation, sojaculteurs, et toute personne qui s’intéresse à ce secteur. Cette relation est créée à travers le système de financement participatif dénommé crowdlending. En effet, Sodja Decisoion permet aux investisseurs d’injecter des financement dans le secteur avec la possibilité d’avoir un retour en nature ou en espèces dans la production su soja. Les producteurs de leur côté, pourront débuter plus facilement leur campagne agricole. Mais pas que. La plate-forme sert aussi d’outil de conseils aux sojaculteurs pour améliorer leur rendement, et surtout d’optimiser leur coût de production.

    Tounkaa

    Tounkaa est une plateforme web dédiée aux micros services et jobs des secteurs d’activités les plus prisés sur internet en temps réel. Conçue pour mettre en relation les demandeurs et les fournisseurs de services, la plateforme aide les chefs d’entreprises souvent occupés, dans la recherche d’un service de qualité. Tounkaa relie essentiellement les acheteurs généralement appelés demandeurs de services et fournisseurs qui sont ici pour services fournisseurs. Il est destiné à aider les individus à tirer parti de ses compétences et désirs de quelque manière que ce soit.

    CFPS-N  (Centre de formation professionnelle et sociale pour les jeunes démunis)

    Image result for (Centre de formation professionnelle et sociale pour les jeunes démunisNé, selon ses concepteurs du constat de la difficulté d’insertion socioprofessionnelle des jeunes démunis des milieux ruraux au Togo, CFPS-N veut offrir des formations professionnelles de qualité et gratuites aux couches vulnérables de la société. Les formations au sein de CFPS-N sont données dans des filières spécifiques, pouvant générer du revenu financier pour le centre. La startup vit donc des fonds recueillis de la vente des produits issus des formations et des offres de services.

    E-agribusiness

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    E-Agribusiness est une plateforme qui met à disposition de l’agriculteur dans les zones reculées, des outils faciles à prendre en main basés sur le GSM et le téléphone à touche. Les utilisateurs via ces outils de communication, peuvent trouver de nouveaux débouchés pour leurs productions sur les marchés locaux, régionaux et internationaux. De même, la plateforme met à la disposition des acheteurs, des informations pertinentes pour faciliter leurs achats. Officiellement lancée en 2017, l’initiative permet aussi aux agriculteurs à travers un service météo conçu de prendre les coordonnées GPS de leurs champs et de leur fournir la météo par SMS sur les 10 jours à venir au travers des stations météo satellites fiables à 90 %.

    Relika

    Lancé en 2016, le projet a fait son chemin en 2017 et croit prospérer l’année prochaine. En effet, Relika et une application mobile qui permettent aux utilisateurs (client, marchand) de résoudre de nombreux problèmes posés par le manque de monnaies divisionnaires lors d’une opération d’achat ou de vente d’un produit ou service. Les reliquats collectés sont ensuite transférables vers un compte bancaire ou peuvent être retirés dans un point Relika.

  • Les huit élections africaines à surveiller en 2018

    Les huit élections africaines à surveiller en 2018

    En Afrique, 2017 a été l’année de grands changements. Des dirigeants décriés pour leur longévité ont quitté le pouvoir comme au Zimbabwe, en Angola et en Gambie. Par ailleurs, les scissions internes, les défis économiques et l’augmentation du taux de chômage ont fait pression sur de nombreux pays, dont l’Éthiopie et le Nigéria. En Afrique du Sud en outre, un parti au pouvoir divisé a montré un électorat déçu par les mouvements de libération.

    Toutefois, l’année 2017 n’est pas partie avec toutes les formes de frustrations. Certaines de ces pressions internes et externes seront éventuellement présentes dans les élections à travers le continent en 2018. En effet, une vingtaine de nations organiseront des élections présidentielles, législatives et municipales cette année, avec l’espoir que certains de ces résultats pourraient annoncer un changement politique pour les partis. Les campagnes présidentielles en Afrique du Sud et au Nigeria vont également prendre de l’ampleur avant les élections de 2019, le leader du Congrès national africain, Cyril Ramaphosa, et le président Muhammadu Buhari espérant gagner respectivement.

    Alors que des millions d’électeurs africains se rendent aux urnes au cours des 12 prochains mois, voici les élections à surveiller, dans l’ordre chronologique :

    1. Égypte : entre février et mai 2018

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    Même s’il n’a pas encore déclaré sa candidature, le président Abdel Fattah el-Sisi reste l’homme à battre lors de la prochaine élection présidentielle égyptienne. Tandis que l’ancien Premier ministre Ahmed Shafiq et l’éminent avocat des droits de l’homme Khaled Ali ont déclaré leur intention de se présenter, de nombreux candidats se heurteront à des obstacles pour se rendre au scrutin, et encore moins gagner

    Ces scrutins surviennent alors que l’Égypte est confrontée à un ralentissement économique brutal et à de nombreux attentats terroristes meurtriers qui continuent de compromettre son image de destination touristique favorite.

    1. Sierra Leone : 7 mars 2018

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    Ce pays d’Afrique de l’Ouest organisera des élections générales début mars, avec plus d’une douzaine de partis présentant des candidats aux élections présidentielles, parlementaires, municipales et municipales. Le Congrès des Peuples, au pouvoir, a nommé le ministre des Affaires étrangères, Samura Kamara, au poste de successeur du président Ernest Bai Koroma, qui quittera ses fonctions après dix ans au pouvoir. Le candidat de l’opposition Julius Maada Bio, qui s’est présenté contre Koroma en 2012 sur un billet du Parti populaire de la Sierra Leone, devrait participer aux prochaines élections.

    Les élections de 2018 interviennent à un moment crucial alors où la Sierra Leone se remet des effets dévastateurs d’Ebola et d’un glissement de terrain tragique qui a tué des centaines de personnes et déplacé davantage l’année dernière.

    1. Soudan du Sud : juillet 2018

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    La jeune nation devrait tenir des élections générales au milieu d’une guerre civile qui a déplacé des millions de personnes à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Les luttes intestines entre le gouvernement rival et les forces rebelles ont déchiré le pays, dévastant l’économie, en affectant les opérations humanitaires et les investissements étrangers alors que les dirigeants continuent d’amasser des millions de dollars en richesse illégale.

    Alors que le mandat du gouvernement s’achève en février, le président Salva Kiir veut organiser des élections. Cela s’avère difficile, étant donné que le gouvernement n’a pas les fonds et la sécurité nécessaires pour enregistrer les électeurs et mener les élections. L’ex-vice-président Riek Machar est également en exil en Afrique du Sud, certains rapports indiquant qu’il est en « résidence surveillée » dans une ferme à l’extérieur de Johannesburg. Au milieu de tout cela, la volonté du gouvernement de tenir le vote inquiète également les Nations Unies, qui ont déclaré que les élections risquaient « d’approfondir et d’étendre » le conflit.

    1. Mali : d’avril à novembre 2018

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    Le Mali organisera des élections régionales, présidentielles et nationales en plusieurs étapes, le tout entre avril et novembre. Les élections devaient débuter à la mi-décembre, mais elles ont été retardées pour des raisons de sécurité. L’opposition et les groupes rebelles à l’Accord d’Alger de 2015 pour stabiliser le vaste désert du Nord participeraient au processus.

    Fin décembre 2017, le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maiga a démissionné avec son gouvernement, portant un coup dévastateur au président Ibrahim Boubacar Keita, 72 ans, qui cherche à se faire réélire. En septembre dernier, Kalifa Sanogo, le maire de Sikasso, la deuxième ville du Mali, s’est également déclaré candidat aux élections présidentielles de 2018.

    1. Zimbabwe : 31 juillet 2018

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    Avec Robert Mugabe éjecté de la course, le président Emmerson Mnangagwa devrait mener son parti ZANU-PF aux élections présidentielles fin juillet. Mnangagwa, 75 ans, a déjà déclaré que l’élection sera « crédible, libre, juste et transparente » et devrait aider à définir une nouvelle dynamique pour un Zimbabwe très appauvri. Mnangagwa fera donc face à la pénurie de carburant et de denrées alimentaires, à l’instabilité monétaire et à la hausse des taux de chômage.

    Le Royaume-Uni a également déclaré que le « progrès démocratique » était la clé pour aider le Zimbabwe à régler ses arriérés avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement et stabiliser sa monnaie.

    1. Cameroun : Octobre 2018

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    Après 36 ans de règne, le président Paul Biya est l’un des plus anciens dirigeants africains encore au pouvoir. À 84 ans, Biya devrait se présenter de nouveau aux élections du pays en octobre. Le célèbre avocat Akere Muna a également déclaré sa candidature et a exhorté l’opposition à s’unir afin de battre Paul Biya.

    Ces élections font suite à une crise dans ses régions anglophones, menant à des répressions violentes et à des protestations antigouvernementales. Les tensions latentes ont également amené le gouvernement à fermer Internet dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où les résidents se plaignent de discrimination politique et économique depuis des décennies. Les activistes ont également appelé les deux régions à se séparer de la nation majoritaire francophone et à créer une patrie indépendante appelée Ambazonia.

    1. République démocratique du Congo : 23 décembre 2018

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    Avec plus de deux ans de retard, les élections dans la République démocratique du Congo auront lieu à la fin du mois de décembre. Pourtant, la grande question qui se pose au cours du scrutin est de savoir si le président Joseph Kabila, qui a dirigé le pays depuis 2001 et qui a poussé à plusieurs reprises la date des élections, acceptera de démissionner. Fin décembre, le pays a été de nouveau secoué par des manifestations anti-gouvernementales, qui ont entraîné la mort d’au moins sept personnes et l’arrestation de 120 autres.

    1. Libye : indéterminé

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    En l’absence de date précise, le gouvernement libyen, soutenu par les Nations unies, affirme qu’il va de l’avant avec les préparatifs des élections présidentielles et législatives de 2018. Selon la commission électorale, près d’un million d’électeurs se sont déjà inscrits aux prochaines élections.

    Parmi les candidats la présidence : Saif al-Islam Kadhafi, le fils de l’ancien dictateur libyen, Mouammar Kadhafi. Après des années de captivité dans la ville de Zintan, Saif, qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, espère diriger et unifier les différentes factions qui contrôlent la nation nord-africaine. Depuis la chute de son père, la Libye a lutté pour faire une transition démocratique, avec des divisions politiques et des troubles dans le pays. La nation déchirée par la guerre a également lutté contre l’immigration clandestine, les migrants africains étant même vendus comme esclaves sur les marchés ouverts.

  • Au Togo, les chercheurs  misent sur le cactus pour traiter les eaux usées

    Au Togo, les chercheurs  misent sur le cactus pour traiter les eaux usées

    Une étude réalisée par un chercheur togolais de l’Université de Lomé a permis d’identifier le phosphate naturel et l’eucalyptus (plus connu sous le nom de cactus) comme biomatériaux locaux pouvant entrer dans le traitement des eaux usées.

    Les résultats de cette étude publiés dans la revue scientifique Journal of Materials and Environmental Science (JMES) révèlent que l’usage du phosphate naturel et de la poudre de cactus comme sorbant permettent de réduire de façon considérable les charges polluantes des eaux usées.

    « Nous avons utilisé le phosphate naturel à proportion de 4 g par litre d’eaux usées au cours de nos travaux, ce qui nous a permis d’observer une diminution de 98 % de la charge polluante. Dans le cas du cactus, les résultats ont indiqué un taux de rétention de 72 % des polluants organiques ou non », a expliqué Degbé Koffi Agbégnigan l’auteur de l’étude à Afrotribune.

    Selon lui, l’utilisation du cactus reste, néanmoins, la technique la plus facile à mettre en œuvre dans le traitement des eaux usées en raison du coût onéreux du phosphate naturel.

    Enjeu agricole

    Pour le professeur Gado Tchangbédji, responsable du Laboratoire de Gestion, Traitement et Valorisation des Déchets à l’Université de Lomé, les résultats de cette étude ouvrent d’autres perspectives non seulement dans le domaine de l’accès à l’eau potable, mais aussi dans la promotion de l’agriculture durable.

    « Le traitement des eaux usées par méthode de sorption permet de recueillir des matières organiques pouvant entrer dans la fabrication des engrais utilisables dans le secteur de l’agriculture. D’un autre côté l’eau recueillie peut subir un traitement chimico-biologique pour en vérifier les contenants nutritifs à des proportions autorisées par l’OMS. L’objectif est de la reverser dans le circuit de la consommation », explique-t-il.

    Car, précise le chercheur, l’explosion démographique dans les villes africaines risque d’augmenter considérablement les productions d’eaux usées, mais aussi les besoins en eaux potables.

    Solution économique

    À l’instar de plusieurs autres pays de l’Afrique subsaharienne, le Togo ne dispose pas encore de station de traitement des eaux usées. Une enquête réalisée par la Direction de l’Environnement en 2010 estime à 0,0832 m3 la quantité moyenne d’eaux usées produites quotidiennement par habitant à Lomé, la capitale togolaise. Les pathologies imputables au non-traitement de ces eaux sont à l’origine de 50 % des consultations dans l’ensemble des formations sanitaires publiques de la ville, précise l’enquête.

    Selon Mandibezi Kazimna, géographe au ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, le traitement à base des matériaux locaux reste la meilleure option de gestion des eaux usées dans les pays de l’Afrique subsaharienne en général et au Togo en particulier du fait de son avantage économique.

    « Généralement c’est le coût élevé de mise en place et de l’opérationnalisation des stations d’épurations des eaux usées qui freinent leur construction dans les pays africains. Or les matériaux locaux sont naturellement disponibles et souvent à faible valeur économique comme dans le cas du cactus qu’on retrouve dans la plupart des  pays de l’Afrique subsaharienne » conclut le géographe.

     

  • Éperviers du Togo: la nouvelle vie des ténors du mondial 2006

    Éperviers du Togo: la nouvelle vie des ténors du mondial 2006

    Plus de dix ans après sa première participation à la coupe du monde, le Togo a baissé de niveau. Sur les six dernières CAN, les Éperviers en ont disputé deux. Le Togo a raté les coupes du monde de 2010 et 2014 et ne disputera pas Russie 2018. La sélection qui est désormais dirigée par le Français Claude Le Roy a entamé une reconstruction sur fond de résultats mitigés.

    De quoi rendre nostalgique le public sportif qui ne cesse de se rappeler les périodes de gloire de l’équipe nationale. À Lomé, la brillante qualification à la coupe du monde alimente encore les discussions. L’occasion de revenir sur ce que sont devenus quelques acteurs de la campagne 2006 en Allemagne. La sélection qui est désormais dirigée par le Français Claude Le Roy a entamé une reconstruction sur fond de résultats mitigés.

    Abalo Dosseh

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    Il a porté les maillots de l’équipe nationale à 67 reprises et a inscrit un but. L’ancien défenseur a surtout été le capitaine du Togo durant la coupe du monde 2006. Celui qui a joué à Amiens SC en France est devenu entraîneur. Abalo Dosseh est depuis 2016 coach adjoint de l’équipe nationale. Il s’est également vu confier la gestion de l’équipe locale avec laquelle il pose essentiellement ses premiers pas d’entraîneurs.

    Nibombé Daré

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    Stoppeur, Nibombé Daré a fait partie de l’aventure coupe du monde 2006 en Allemagne. L’ancien joueur de l’AS Douanes de Lomé (devenu OTR) a été l’un des plus capés de l’équipe nationale. À part le mondial, Daré a également participé à des coupes d’Afrique des nations. Depuis avril 2017, le longiligne défenseur central est devenu entraîneur de l’AFC Tubize un club de deuxième division belge. Le Togolais qui s’est formé pour l’obtention du diplôme d’entraîneur UEFA-A s’occupe de l’équipe espoir du club. À 37 ans, Nibombé Daré envisage un jour prendre les rênes de l’équipe nationale. L’ancien joueur de Timisoara suit d’ailleurs de près les résultats des Éperviers du Togo.

    Mohamed Abdel Kader Coubadja Touré

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    Il est sans doute l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du Togo. En 84 sélections, Kader Coubadja totalise 53 buts et est le meilleur buteur de l’histoire de la sélection du Togo. Artisan de la qualification du Togo pour Allemagne 2006, l’ancien attaquant de Parme en Italie est d’ailleurs entré dans l’histoire le 13 juin 2006 en marquant le premier but du Togo à la coupe du monde. Ancien joueur de Sochaux, Kader Coubadja côtoie l’équipe de formation de jeunes du club depuis qu’il a raccroché les crampons.

    Olufadé Adekambi

    C’est en 2010 que Olufadé Adekambi a pris sa retraite internationale après une quarantaine de sélections avec le Togo. L’ancien Épervier a participé à la CAN 2006 et a été l’un des acteurs clés de la première qualification du Togo à la Coupe du monde en Allemagne. Olufadé Adekambi s’est reconverti en entraîneur. Il dirige actuellement au Togo Semassi de Sokodé, un club de première division avec lequel il a terminé vice-champion de la saison 2016-2017. L’ancien attaquant de l’OGC Nice a également créé un centre de développement sportif dans son pays.

    Thomas Dossevi

    Il a passé près de dix ans en sélection nationale. Thomas Dossevi a participé à la coupe du monde 2006 alors qu’il était joueur à Valenciennes. Le Franco-Togolais qui a raccroché il y a quelques années est devenu recruteur du Standard de Liège. Thomas Dossevi est également consultant sportif de la chaîne cryptée Canal+.

     

  • Togo: les contours du dialogue se dessinent [Synthèse]

    Togo: les contours du dialogue se dessinent [Synthèse]

    Au Togo, le dialogue finalement annoncé par le gouvernement est attendu comme solution à la crise qui secoue le pays depuis trois mois. Ce mardi, l’opposition a rencontré un émissaire du Chef de l’État ghanéen, Albert Kan-Dapaah pour, dit-il, « discuter des contours du dialogue ».

    C’est au détour d’un conseil des ministres tenu ce 6 novembre que le gouvernement togolais a dû, par un communiqué annoncer des mesures prises visant à apaiser la tension palpable depuis presque 3 mois. Au rang de ces mesures prises et qui « pousseront les acteurs politiques à la retenue et au sens des responsabilités afin de sauvegarder la paix et la cohésion nationale », il y a la libération de 42 personnes interpellées jugées et condamnées par diverses juridictions du pays. De même que la restitution des motocyclettes saisies, la levée du contrôle judiciaire contre Jean-Pierre Fabre dans l’affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara.

    La principale décision saluée principalement par les chancelleries étrangères qui suivent de près cette crise est l’annonce de l’ouverture prochaine d’un dialogue inter togolais. Depuis ce mardi, si on ne connait toujours pas la date du dialogue, un pas vers ce dialogue a été fait. Pour le ministre ghanéen Albert Kan-Dapaah dépêché à Lomé pour amorcer les travaux, il est convaincu qu’après discussion avec le pouvoir, il trouvera un consensus sur le « quand, comment et où » du dialogue.

    Inévitable dialogue

    Ce dialogue réclamé de façon « immédiate » par la France à travers son ambassade peut en effet ne pas être proche. L’ambassadeur Marc Vizy avait pourtant salué l’acte qui devrait contribuer à une décrispation de la situation politique, alors que l’opposition en étant en général favorable au dialogue ne se désarme pas. « On a noté avec satisfaction le communiquer que le gouvernement. On espère que tout le monde saisira cette main tendue et que le dialogue s’instaurera pour sortir de cette crise. On espère qu’à l’issue du dialogue qui va s’instaurer, une solution sera trouvée pour mener à bien les révisions constitutionnelles de la manière la plus souple possible », avait déclaré le diplomate à l’issue d’une rencontre avec le premier ministre.

    Dans le camp du gouvernement, certaines sources annoncent que celui-ci opte pour un dialogue « inclusif et ouvert ». Un cadre qui pourrait donc être élargi aux autres partis qui ne sont directement pas impliqués dans la crise. Une stratégie qui pourrait permettre au parti au pouvoir de voir les partis de l’opposition se mordre entre elles.

    Quid des différentes positions

    D’un côté, depuis l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi sur les réformes introduite par le gouvernement, le parti UNIR semble être inébranlable sur la tenue dans un bref délai du référendum à l’issu duquel le peuple devrait se prononcer sur les modifications apportées à la loi fondamentale du pays. Une position partagée par le gouvernement qui s’est activé pour la mise en place d’une CENI. Une position qui si elle n’est pas revue à la baisse peut frustrer l’opposition et être source de blocage du dialogue annoncé, étant donné que les 47 amendements faits par les députés de l’opposition lors de l’étude de ce projet de loi ont été simplement balayés du revers de la main.

    Toutefois, le ministre de la Communication, Guy Lorenzo s’est exprimé sur la question du dialogue. Il s’est montré fier à l’idée que l’opposition ait accepté la proposition du gouvernement pour la tenue du dialogue.

    Mais en réalité, selon les les cadres du parti présidentiel campent sur leur décision de voir celui qu’ils appellent leur « Champion » briguer à nouveau deux mandats après l’adoption du nouveau texte constitutionnel, sur fond du principe juridique qui stipule que « la loi dispose pour l’avenir ». Des prises de position qui irritent certains leaders de l’opposition et qui pourraient plomber les ailes des discussions.

    De l’autre côté, des préalables qui ont l’allure des injonctions ne sont pas de nature à faciliter les choses. Jean-Pierre Fabre a exigé entre autres avant l’ouverture d’un dialogue qu’il veut « sincère », la libération des militants de l’opposition arrêtés « injustement » dans l’affaire des incendies des marchés et lors des manifestations récentes avant qu’il y ait un dialogue.

    Pour le Chef de file de l’opposition, le dialogue qui s’ouvrira dans les prochains jours sera une occasion pour négocier avec le pouvoir en place les conditions de son départ. Une question sur laquelle le leader du PNP, Tchikpi Atchadam ne s’est ouvertement pas encore prononcé. Mais Jean-Pierre Fabre tient toujours le même langage ? Les prochains jours en diront davantage.

  • Togo: 12.300 ménages ruraux seront électrifiés à partir de 2018      

    Togo: 12.300 ménages ruraux seront électrifiés à partir de 2018    

    Le pays a inauguré le 10 novembre dernier une centrale solaire photovoltaïque pour renforcer l’éclairage public dans des zones rurales sur le territoire. Cela permet aussi au pays d’accroître sa capacité énergétique.

    La nouvelle centrale solaire s’inscrit dans le développement des énergies renouvelables dans le pays. Le Togo compte améliorer son efficacité énergétique à travers le Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PRODERE). Plus de 2 milliards ont été consacrés par l’État dans l’électrification de 22 localités par un système solaire photovoltaïque.

    Une vingtaine de mini systèmes d’adductions d’eau potable ont été également installés dans trois régions du pays. La centrale photovoltaïque inaugurée début novembre à Bavou dans la préfecture de l’Ogou va permettre de desservir plusieurs zones rurales. La centrale dispose d’une capacité de 150 KWc avec un réseau de distribution de basse tension de 5 km. À Bavou près de 65 lampadaires d’éclairage public et des compteurs de branchements ont été installés. Les populations vont ainsi avoir accès à l’électricité grâce à une énergie renouvelable.

    D’autres centrales seront aussi implémentées dans trois autres localités du pays. À Takpapiéni dans la préfecture de l’Oti, une centrale solaire photovoltaïque de 100 KWc avec un réseau de distribution basse tension de 8 Km sera construite. Les populations bénéficieront de près de 80 lampadaires d’éclairage public et des compteurs de branchements. Par contre, c’est une centrale de 100 KWc avec un réseau de distribution de 3 km qui sera implémentée à Koutoum dans la préfecture de Bassar. « 38 lampadaires d’éclairage public et des compteurs de branchements des clients seront mis à la disposition des populations », confie une source du ministère des Mines et de l’Énergie.

    Électrifier 12 300 ménages

    L’État prévoit aussi installer une centrale de 250 KWc à Assoukoko dans la préfecture de Blitta. L’ouvrage qui aura un réseau de distribution de basse tension couvrira plus de 8 Km. 115 lampadaires d’éclairage public seront mis à la disposition de la population. Par ailleurs, trois mini adductions d’eau potable de capacité 20 min 3 s chacune devront également être construites dans la localité. Grâce au PRODERE le Togo s’assure « d’augmenter le taux d’accès à l’électricité dans les zones rurales », selon Abli Bidamon, ministre des Mines et de l’Énergie.

    Pour disposer d’une grande capacité énergétique, le pays devra redoubler d’effort. À ce jour les efforts d’électrification restent faibles. Cela, même si le taux d’électrification est passé de 18 % à 30 % en dix ans. En milieu rural, le taux d’électrification est passé de 2 % à 6 % sur la même période. L’État compte malgré tout mettre de l’électricité à la disposition de 12 300 ménages ruraux à partir de 2018. Ce sera grâce à des centrales photovoltaïques à base du solaire, rappelle Abli Bidamon.

  • Tina Kunakey: l’icône togolaise qui a foulé le tapis rouge de Cannes

    Tina Kunakey: l’icône togolaise qui a foulé le tapis rouge de Cannes

    La vingtaine dépassée, l’Italienne d’origine togolaise, connait une grande carrière professionnelle dans le monde du mannequinat.

    Malgré son jeune âge, Tina Kunakey est convoitée par plusieurs agences de mannequins. Née à Toulouse d’un père d’origine togolaise et d’une mère italienne, celle qui s’est très tôt installée à Madrid pour des études au lycée français de la capitale espagnole s’habitue depuis ses 15 ans à la vie de stars. Polyglotte, Tina Kunakey parle bien l’anglais, le français, l’espagnol et maîtrise un peu l’italien.

    En France où elle est née et a vécu quelques années à Toulouse et Biarritz, la Togolaise d’origine s’est fait remarquer à travers des apparitions dans le clip de la chanson Danjé du rappeur français Kalash et celui de la chanson Belinda de Mat Pokora.

    Vie de stars

    Tina Kunakey vit à Londres et est mannequin dans une agence espagnole. Très suivie sur les réseaux sociaux, la mannequin compte plus de 70 000 followers sur son compte Instagram. Celle qui est déjà apparue dans « Vogue Italie » ne cache pas son admiration pour d’autres femmes plus connues. « J’aime Irina Shayk, Cindy Bruna, Joan Smalls, et Bella Hadid ».

    Tournant remarquable dans sa vie depuis 2016, sa relation avec l’acteur et réalisateur français Vincent Cassel. Ce dernier plus âgé qu’elle de 30 ans a officialisé leur histoire d’amour en s’affichant avec elle sur le tapis rouge lors du défilé Victoria’s Secret en novembre 2016. Une union avec le célèbre acteur français dans laquelle le mannequin de Mad Model Mana­ge­ment et SUPA Model Mana­ge­ment confie être heureuse. L’Italo-Togolaise a encore une longue carrière devant elle.

  • Togo: la crise politique freine les activités du secteur informel

    Togo: la crise politique freine les activités du secteur informel

    Plongé dans une crise politique depuis plus de deux mois, le pays voit ses activités économiques tourner au ralenti. Au point où le Fonds monétaire international a alerté les autorités sur les risques que court le pays.

    Les remous politiques qui secouent le Togo depuis fin août impactent la vie économique du pays. Les conséquences directes de la crise ont été le ralentissement des activités commerciales et la fermeture des supermarchés à plusieurs reprises. Dans le pays, ce recul est décrié par les commerçants. Ces derniers confient avoir eu un chiffre d’affaires en deçà des prévisions du mois écoulé. « Les ventes ont baissé avec beaucoup de manque à gagner. On était obligé de subir parce qu’on ne pouvait pas ouvrir », explique la gérante d’un supermarché. « L’impact économique de la crise est ressenti par la population à la base », soulève un économiste togolais, enseignant chercheur à l’Université de Lomé. Ce dernier explique que la crise politique et les journées « Togo mort » freinent les activités du secteur informel.

    Autre point négatif, des commerçants et acheteurs étrangers qui ont ralenti leur présence à Lomé la capitale. Fernand qui vend depuis cinq ans des chaussures au marché d’Adawlato, grand marché de Lomé, n’a pas ainsi reçu le mois dernier ses commandes en provenance du Bénin. « Mon associé a préféré attendre ce mois pour tout convoyer si la tension s’apaise », confie-t-il. Il faut dire que le pays a surtout enregistré une diminution des entrées et sorties de camions au port de Lomé qui dessert plusieurs pays de la sous-région, notamment ceux du sahel. Certains gros porteurs ont préféré durant le mois d’octobre se rabattre sur le Bénin.

    Croissance revue à la baisse

    Le Togo avait déjà perdu par jours près de 136 millions de FCFA pour cause de coupure de connexion internet pendant plus d’une semaine. Pour freiner la dynamique des marches de protestation, les autorités avaient en effet décidé de couper la connexion internet. L’Office Togolais des recettes avait de son côté évalué à plusieurs milliards les manques à gagner pour le pays. Si elle continue, la crise risque de donner un coup à l’économie du pays. Le dernier rapport sur le climat des affaires publié par la Banque Mondiale a même vu le pays régresser de deux places dans le classement mondial. L’institution financière indique que le climat est « moins propice » au Togo. Dans un pays où la dette publique représente « 71,9% du PIB en dehors de la dette sociétés d’État », selon Sani Yaya, ministre de l’Économie et des Finances.

    L’avertissement du FMI

    Fin octobre, le Fonds monétaire international (FMI) a achevé une mission au Togo dans le cadre de la Facilité élargie de crédit. Le FMI a profité pour exprimer son inquiétude sur les conséquences de la crise politique. Elle a évoqué des risques auxquels le pays pourrait faire face malgré « les perspectives à moyen terme globalement positives ». Le FMI prévoit d’ailleurs une croissance en deçà de 5% pour cette année 2017. Rappelons qu’en début d’année, le Togo a conclu avec le FMI un accord portant sur une Facilité élargie de crédit (FEC) sur trois ans. Près de 238 millions de dollars devront être débloqués en faveur du pays pour lui permettre de maîtriser sa croissance économique et son taux d’endettement.

  • Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Réseaux sociaux: sont-ils présents, les chefs d’État francophone?

    Sur la toile, les leaders d’opinion, les chefs d’entreprise et les stars africains s’imposent. Ils se sont approprié l’outil web. Ils sont présents partout, principalement sur Facebook et Twitter. À coups de messages laconiques, de longs posts et de contenus audiovisuels, ils fidélisent leurs abonnés. C’est aussi le cas pour certains présidents de la République. Mais que dire concrètement de la communication digitale de ces derniers ?


    Très présent…


    Paul Kagamé

    En termes de présence sur la toile, Paul Kagamé reste également un leader incontesté comparé à ses pairs. Son compte Twittter est très actif. Paul Kagamé poste de courts messages sur ses activités, sa vision du monde et parfois des conseils à la jeunesse africaine.

    Il lui arrive surtout d’adresser des messages particuliers à ses compatriotes lors des jours historiques pour le Rwanda. Ne soyez pas surpris de voir des tweets de Paul Kagamé sur des matches du Premier League anglais et sur Arsenal un club qu’il suit particulièrement. Le chef de l’État aime le sport. Il lui arrive aussi de tweeter sur la NBA. Chose importante, Paul Kagamé n’hésite pas à interagir avec les internautes. Ces derniers suivent le président sur Facebook, Google+, Flickr ou encore YouTube.

    Les discours de Paul Kagamé sont très écoutés. Pour faciliter la tâche aux internautes, toutes les interventions du chef de l’État sont mises en ligne sur paulkagame.tv. Mais également sur un site web dédié à l’homme fort du Rwanda. Tous les clichés de Paul Kagamé sont aussi publiés sur Instagram. Au grand bonheur des milliers d’abonnés au compte du président.

     Alassane Ouattara 

    Le chef de l’État se sert comme il faut de la toile. Il 0tweete, informe sur Facebook et est présent sur Hi5 et MySpace. Mais comme ses pairs ses comptes sont à la charge d’une équipe spéciale. Les plus de 274 000 followers peuvent quand même se permettre parfois d’interagir avec ADO. D’autant plus que le chef de l’État dispose d’un site web qui porte sur sa dernière campagne électorale et d’un autre qui évoque son parcours, ses idées et les actions qu’il a réalisées. L’Ivoirien reste malgré tout absent sur Instagram.

    Roch Marc Christian Kaboré 

    Très actif sur les réseaux sociaux, ses followers ont par exemple très vite augmenté sur Twitter et le président du Burkina Faso a vu son compte être certifié. Roch Marc Christian Kaboré twette sur toutes ses activités quotidiennes. Également présent sur Facebook ou sur Périscope le chef de l’État entretient une relation particulière avec ses abonnés. Roch Marc Christian Kaboré interagit souvent avec ces derniers. Plusieurs clichés du président du Faso sont également publiés sur Instagram.

    Faure Gnassingbé

    Avec un compte Twitter Facebook pas encore certifié, le président togolais informe ses plus de 24 000 followers sur ses déplacements, ses voyages. Faure Gnassingbé  tweete également à propos des rencontres qu’il préside, de ses audiences et des infrastructures qu’il inaugure. Comme ce 24 où il informe sur « l’inauguration de la nouvelle salle de spectacle Canal Olympia de Vivendi » qu’il inaugure aux côtés de Vincent Bolloré. Faure Gnassingbé est également présent sur Facebook. Le Togolais qui ne publie pas de photos sur Instagram a quand même ses clichés disponibles sur Flickr.

    Ali Bongo

    C’est sur Facebook que le chef de l’État gabonais rassemble le plus ses fans. Celui qui dispose d’un compte certifié sur Twitter n’est pourtant très actif sur « l’oiseau bleu ». Ali Bongo tweete néanmoins quelques messages à ses plus de 71 000 followers. Ali Bongo est aussi présent sur YouTube ou Dailymotion. Il dispose surtout d’un site web personnel qui informe les visiteurs sur les activités du président de la République. Ali Bongo a également un compte Instagram. Depuis mai 2016, le chef de l’État gabonais partage ses photos et de courtes vidéos avec ses abonnés. Chose importante à souligner le numéro 1 gabonais est aussi présent sur le réseau social chinois Weibo.

    Patrice Talon

    Durant sa campagne électorale, Patrice Talon avait créé un compte Twitter. Mais il n’y est pas actif. Le chef de l’État s’est rabattu sur Facebook où il est très présent. Le Béninois publie ses messages à la nation, partage les images de ses déplacements et poste des vidéos dans lesquels il s’adresse directement à ses abonnés. Il pourrait bientôt « débarquer » sur Instagram où il n’a pas encore un compte officiel.

    Macky Sall

    Un compte Twitter certifié et plus de 400 000 followers. Le président sénégalais est présent sur la toile. Comme la plupart de ses pairs africains, c’est essentiellement sur ses activités qu’il informe ses « suiveurs ». Pareil sur Facebook où le successeur d’Abdoulaye Wade informe sur tous ses déplacements, recueille l’avis de ses abonnés et publie le contenu de ses discours. Certains clichés du chef de l’État sont aussi publiés sur un compte Instagram auquel se sont abonnés près de 13 000 followers.


    … Pas très actif


     Paul Biya

    Paul Biya est de son côté présent sur les réseaux sociaux. Celui qui est en Afrique centrale le chef d’État le plus suivi sur Twitter informe ses nombreux followers sur ses activités. Pas toujours régulièrement. Surtout sur Facebook où ses abonnés sont parfois informés des jours après la tenue d’une activité du chef de l’État. Mais depuis quelques mois, tout se régularise. Le président camerounais a même fait son apparition sur Instagram où ses photos sont publiées. Visite de travail à l’étranger, cérémonies d’hommage, rencontres avec des personnalités de ce monde, les clichés de Paul Biya pullulent sur Instagram.

    Pierre Nkurunziza

    Il a son compte certifié sur Twitter. Mais malgré ses plus de 83 000 abonnés, Pierre Nkurunziza tweete rarement. Quand il le fait, c’est pour informer ses followers sur ses déplacements dans le pays, ses audiences et pour féliciter certains de ses pairs africains. Le Burundais publie aussi parfois quelques photos sur Instagram.

    Alpha Condé

    C’est sur Facebook que l’actuel président en exercice de l’Union africaine se plaît le plus. À ses plus de 700 000 abonnés, le professeur Alpha Condé publie entre autres des images de ses visites ou encore les audiences qu’il accorde à ses hôtes. Certains de ses posts sont aimés plus de 5000 fois, commentés et partagés par des centaines d’abonnés. Alpha Condé n’est pourtant pas très actif sur Twitter. Le chef de l’État est également absent sur Instagram.

    Joseph Kabila

    Le président de la RDC n’est pas actif sur la toile. Il n’a pas un compte Twitter officiel. Difficile également de considérer la page Facebook en son nom aux milliers d’abonnées comme officielle. D’autant plus que les abonnés sont informés de façons irrégulières sur les activités du chef de l’État. Pareil sur Instagram où il n’a pas de compte officiel. Sa communication sur le web est peut-être à son image. Discret, taciturne, introverti.

     Mahamadou Issoufou

    Sa présence sur la toile n’est pas si remarquée. Le président nigérien a un compte Twitter avec lequel il twette de temps en temps. S’il n’a pas de compte Instagram, les photos du chef de l’Etat ainsi que ses activités sont néanmoins relayées sur sa page Facebook et celle de la présidence du Niger.

     Denis Sassou Nguesso

    Le président congolais n’est pas actif sur Twitter. Son dernier tweet pour ses followers remonte à janvier 2017. Sur sa page Facebook, les posts sont rares. Le président Sassou Nguesso n’a d’ailleurs pas de compte Instagram officiel.