Catégorie : Afrqiue Australe

  • En Afrique, le vaudou résiste aux tempêtes d’évangélisations [Grand Angle]

    En Afrique, le vaudou résiste aux tempêtes d’évangélisations [Grand Angle]

    Croire que le Vaudou en Afrique a perdu ses lettres de noblesse à cause du modernisme, de l’éducation, de la colonisation ou des croyances exotiques est un constat erroné. Et aucun acteur ni politique ni religieux ou d’autre ne peut se permettre d’oublier son influence, ni par hypocrisie, ou par négligence.

    Pourtant, les églises ne cessent de pousser dans les coins de rue à Lomé, à Cotonou ou un peu partout dans la sous-région ouest-africaine. Il est vrai qu’il y a en Afrique, de Dakar à Lubumbashi, de Lomé à Bangui en passant par Cotonou, des forces surnaturelles, détentrices du pouvoir « du mal ». Dans la « basse population », le catholicisme et les autres religions monothéistes ont du mal à exorciser, même avec la plus grande rigueur, l’Afrique du vaudou et de ses religions polythéistes « mal-aimés ». Au Togo précisément, ce n’est pas exagéré : les églises dites de « réveil » ont beau être les endroits les mieux abrités par la population de toute catégorie, nul n’ose jouer avec la face cachée de la raison.


    L’invisible ayant un sens et une façon étrange de communiquer, la moindre anomalie est porteuse de messages des « ancêtres ».


    Au Bénin, lorsqu’on parle de religion, les statistiques indiquent 27 % de chrétiens, 22 % de musulmans et 37 % d’animistes. Mais demandez qui n’a jamais consulté le Vaudou, pour un problème de stérilité, de vol, d’un sort qu’on veut retourner à l’envoyeur ou d’un décès dont on révoque une origine naturelle, et vous vous rendrez compte que les statistiques seront beaucoup plus importantes en faveur de la religion traditionnelle. La question principale n’est plus de savoir si le Vaudou est un mythe ou une réalité, la réponse est évidente. La curiosité c’est de se demander comment cela fonctionne, ou comment cette pratique surmonte l’usure des temps ?

    Toutefois, assimilé à tort ou à raison à la sorcellerie, la présence du Vaudou est souvent redoutée. C’est pourquoi les hiboux « prédateurs » de chairs humaines, les cobras vengeurs, les tortues à doubles carapaces ou les lézards polymorphes à doubles queues sont toujours craints. L’invisible ayant un sens et une façon étrange de communiquer, la moindre anomalie est porteuse de messages des « ancêtres ». Dans ce domaine où les professions de foi sont très rares, il est très difficile de prouver à une tierce personne — en théorie du moins — l’efficacité du mode opératoire, ce ne sont pas que les civils qui s’en emparent.

    Le Vaudou salvateur

    1er septembre 2011. À Iroko, forêt sacrée de Kpassè en lisière de la cité côtière béninoise de Ouidah, jadis funeste fief de la traite négrière au Bénin, une foule pouvait se voir. Surtout, un Blanc dont la main gauche effleure le tronc de l’arbre vénéré. Mais qui est-il ? Le maire de Nantes et futur chef du gouvernement, le très cartésien Jean-Marc Ayrault. Et quelle requête le patron des députés du Parti socialiste, porté en février 2016 à la tête du Quai d’Orsay, soumet-il à la réincarnation végétale d’un monarque mythique du XIVe siècle ? « Que François Hollande détrône Nicolas Sarkozy au printemps suivant. » Mais, il précisera plus tard, « je n’ai formulé aucun vœu pour moi-même ».


    Au pays d’Angélique Kidjo, les adeptes vaudou sont convaincus. « Tout Africain est né vaudou.»


    En effet, le Bénin a vu défiler, en cachette comme au grand jour, des cohortes d’élus, candidats et ministres, exotiques ou non. Car nul politicien de l’ex-Dahomey n’oserait mépriser les forces de l’esprit, même si le politiquement correct demande le contraire. L’ancien premier ministre béninois, candidat à l’élection Lionel Zinsou ne l’ignore pas. Ce Béninois a beau passer sa première vie loin du Bénin natal, il devra s’habituer à ne pas serrer la main à tout le monde, à s’asseoir dans n’importe quelle chaise ou à boire avec n’importe quel verre. Au pays d’Angélique Kidjo, les adeptes vaudou sont convaincus. « Tout Africain est né vaudou. C’est pour cela que quand nos ancêtres, nos parents, nos grands-parents ont été emmenés en esclavage, leurs esprits retournent chez nous ici. »

    Vu de mauvais œil

    Le vaudou, à l’origine, n’a rien à voir avec la sorcellerie ou la magie noire. Dans la cosmogonie de l’aire culturelle Adja-Tado au sud, c’est une pratique religieuse qui consiste au culte d’un Dieu créateur (Mawou) au-dessous duquel se trouvent d’autres dieux inférieurs. Entre autres, Sakpata : dieu de la variole ; Ogoun : dieu du fer ; Mamie Wata : déesse de l’eau, etc. Eux, ils servent d’intercesseurs à l’homme pour atteindre Dieu tout-puissant. « C’est à partir de Ouidah que le vaudou s’est retrouvé partout dans le monde entier. Il faut le reconnaitre, c’est quelque chose qu’il ne faut pas nier. Le vaudou c’est quoi ? C’est la nature, les quatre éléments de la nature, les respecter et connaître et respecter leurs principes. » Explique, initié au culte vaudou.


    Il aura fallu la Conférence nationale souveraine de février 1990 pour redonner au vaudou ses lettres de noblesse.


    Au Bénin, sous le régime révolutionnaire qui a duré 17 ans, le vaudou a été traité de tous les noms : « pratique rétrograde », « fétichisme » voire, « obscurantisme ». Cela n’a pas pour autant empêché les dépositaires du culte vaudou de continuer à pratiquer leur religion comme si de rien n’était. Un chef religieux du nord du pays, défiant les marxistes-léninistes de l’époque, est allé jusqu’à dire, non sans humour, que « depuis que le monde existe, on n’a jamais vu les bouses de vache se transformer en vache ». Comme pour leur dire que la révolution ne pouvait pas empêcher les gens de pratiquer leur religion.

    Il aura fallu la Conférence nationale souveraine de février 1990 pour redonner au vaudou ses lettres de noblesse. Et c’est le président Nicéphore Soglo, chrétien bon teint qui, en son temps, concéda ce droit aux adeptes des religions traditionnelles.


    Je suis chrétien, mais cela ne m’empêche pas d’être attaché à la religion de mes ancêtres, le vaudou. Pour moi, cela n’est pas incompatible


    Depuis, le vaudou est une religion au même titre que l’islam et le christianisme. Mieux, elle connaît un engouement et une expansion certains. « Je suis chrétien, mais cela ne m’empêche pas d’être attaché à la religion de mes ancêtres, le vaudou. Pour moi, cela n’est pas incompatible », confie un religieux.

    Désormais, chaque année, le 10 janvier, des milliers d’initiés vaudou célèbrent au Bénin les quatre divinités de la nature. Venues d’Afrique, des Antilles, d’Europe ou des États-Unis, c’est sur la plage de la Porte du non-retour à Ouidah que les adeptes du culte se recueillent. Le vaudou est certes un culte ancestral, mais il n’a pas toujours eu bonne réputation, malgré environ ses 50 millions de membres à travers le monde.

    Emmanuel Vitus 

     

  • Non, l’Afrique n’est pas pauvre, on l’appauvrit!

    Non, l’Afrique n’est pas pauvre, on l’appauvrit!

    Pour penser l’Afrique il est nécessaire de changer de discours et de redonner à ce continent la place qu’il mérite. Le fait est que jusqu’à présent elle est considérée à tort comme un continent pauvre. C’est ainsi que l’on assiste régulièrement à des déclarations qui tendent à présenter l’Afrique comme dénuée de richesses. Pour appuyer ses propos erronés, des images et des publications sont brandies. Chaque année, il arrive même que des campagnes de charité, des appels au don soient lancés pour « aider l’Afrique ». Toutes ces actions renforcent les clichés, les suppositions sur l’Afrique. Mais il existe une autre histoire africaine, la vraie, qui mérite d’être contée.

    L’Afrique est riche. Bien sûr sa richesse est volée, mais elle reste un continent riche. C’est une évidence. Savez-vous par exemple que des études montrent que l’Afrique subsaharienne est un créancier pour le reste du monde à hauteur de plus de 41 milliards de dollars ? Si tel est le cas, savez-vous aussi que des rapports expliquent que plus de 200 milliards de dollars quittent le continent chaque année ? Parmi ces fonds qui quittent l’Afrique, on peut évoquer des multinationales étrangères spécialistes de l’optimisation fiscale qui font tout pour ne pas payer suffisamment d’impôts dans les pays. L’année écoulée, cette perte était estimée à plus de 60 milliards de dollars.

    L’Afrique victime

    Des milliards sont également « perdus » dans les secteurs de la pêche, du commerce et de la faune. Toutefois, des discours font croire que l’Afrique reçoit des aides financières suffisantes, qui l’aideraient à se « développer ». Cette conception n’est pas vraie. Rien que les flux financiers illicites représentent environ 6,1 % du produit intérieur brut (PIB) du continent, soit trois fois l’aide que reçoivent les États africains.

    C’est donc clair que l’Afrique constitue une sorte de niche dont d’autres profitent. Le continent se voit aussi contraint de subir les conséquences du changement climatique dont sont responsables en grande partie les grands pays industriels. Bien sûr, le dérèglement climatique cause des dommages pour les sociétés africaines, et les pays sont incapables d’utiliser les combustibles fossiles pour se développer comme d’autres pays européens. Pour être claire, la crise climatique a été causée par des pays occidentaux dits « grands », mais l’Afrique subit durement ses conséquences.

    Nécessité d’un réveil

    Les richesses du continent ne profitent donc pas aux Africains. Même s’il y a des reproches à faire aux dirigeants africains, il faut dire que des actions extérieures n’aident pas aussi l’Afrique. Tout est fait que les situations déplorables perdurent en Afrique. Parlons des prêts que des organismes internationaux et des pays occidentaux font aux pays africains. Ces prêts se révèlent souvent être des pièges dans la mesure où ils se transforment en des dettes difficiles à rembourser. De nombreux Africains sont donc dépouillés de leurs richesses ; cela permet à une infime minorité d’Africains de s’enrichir et de faciliter la fuite des capitaux.

    Il faut que cela change. Pour y arriver, il appartient à la nouvelle génération de décideurs africains de prendre conscience des maux dont souffre l’Afrique. Ces leaders africains ne doivent plus laisser l’économie dans les mains du règne de la privatisation. Il serait également utile que les marchés africains ne soient plus livrés à des concurrences déloyales. Les investissements étrangers ne doivent pas aussi se faire au détriment des pays africains. Il faut que l’installation des entreprises occidentales se fasse dans les règles afin que cela rapporte aux populations. Ce n’est que comme ça que l’Afrique se développera comme il faut. Ce continent est tellement riche. Il faut le faire rayonner !

  • Appy Saude : 1er répertoire digital des professionnels de la santé en Angola

    Appy Saude : 1er répertoire digital des professionnels de la santé en Angola

    En Angola tout comme dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, les patients n’ont pas un accès facile au répertoire des professionnels de la santé. Pour prendre rendez-vous avec un médecin, il faut se rendre au centre de sante le plus proche.  Deux entrepreneurs angolais Pedro Beirao et Jorge Cohen ont parcouru en 2016, toutes les provinces de l’Angola et on constitué le premier répertoire digital complet  des professionnels de la santé du pays dénommé Appy Saude.

    Appy Saude enregistre plus de 12000 utilisateurs. L’application est disponible sur mobile et le web. Répertoire très simple d’utilisation, les utilisateurs inscrivent dans la barre de recherche le type de prestation recherché et la localisation préférentielle, le moteur de recherche se charge ensuite de trouver le prestataire qui correspond le plus à la demande de l’internaute. Depuis sa création, l’offre d’Appy Saude s’est diversifiée en proposant aussi un répertoire des pharmacies, des promotions sur des produits médicaux ainsi qu’un système de notation, de commentaires des utilisateurs et un système d’appels d’urgence.

    Appy Saude fait partie du dernier classement des « 100 startups africaines où investir en 2019 » sorti en avril dernier.

    Créé en 2015, MyAfricanStartUp est une initiative africaine d’appui au secteur privé ayant pour objectif de soutenir la création et développement de startups, ces jeunes sociétés innovantes à fort potentiel de croissance.

     

  • Qui est Phillipine Mtikitiki : la nouvelle DG de Coca Cola Afrique de l’Est et Centrale ?

    Qui est Phillipine Mtikitiki : la nouvelle DG de Coca Cola Afrique de l’Est et Centrale ?

    La sud-africaine Phillipine Mtikitiki sera à partir du 1er juin 2019, la nouvelle Directrice Générale de Coca-Cola Afrique de l’Est et centrale. Elle remplace à ce poste  Ahmed Rady. La première femme à occuper ces hautes fonctions au sein de Coca Cola en Afrique de l’Est et centrale sera basée au Kenya (Nairobi).

    «Je suis très heureux d’annoncer le nouveau rôle de Phillipine. Grâce à l’expertise et aux résultats de Phillipine, je suis confiant que son leadership mènera l’entreprise vers de nouveaux sommets dans cette région riche en opportunités et en croissance « , a déclaré Bruno Pietracci, président de Coca-Cola pour l’Afrique australe et orientale.

    Phillipine Mtikitiki connait bien la maison Coca Cola en Afrique de l’Est et  centrale. Elle a intégré la compagnie en 1998 comme  « Graduate associate » à l’issue d’un programme  universitaire.  Selon le site africanshapers.com, elle  a travaillé au sein de la business unit et des entreprises d’embouteillage en Afrique du Sud dans des fonctions et des rôles à responsabilité.

    Avant sa nomination comme Directrice générale de Coca-Cola Afrique de l’Est et centrale, Phillipine Mtikitiki était directrice de Coca-Cola’s Southern & East Africa Business Unit (SEABU-Afrique australe et orientale). Sa zone d’intervention couvrait  le Mozambique, la Namibie, le Botswana et la  Zambie.

    Diplômée  en administration des affaires (MBA) de la Henley Business School, Phillipine Mtikitiki est également titulaire d’un bachelor en administration des affaires et d’un autre Bachelor spécialisé en économie de l’université de KwaZulu-Natal (Afrique du Sud).

  • Soweto Gospel Choir : Trois Grammy awards et une centaine de distinctions

    Soweto Gospel Choir : Trois Grammy awards et une centaine de distinctions

    Leur réputation dépasse les frontières de l’Afrique. Chaque année, ils organisent des centaines de concerts dans les quatre coins du moins. Les Soweto Gospel Choir ont  glané depuis leur création en 2002, trois (3) Grammy Awards.

    Initié par David Mulovhedzi et Beverly Bryer à Soweto dans la banlieue noire de Johannesburg, Soweto Gospel Choir   compte plus d’une trentaine de membres. Le groupe a connu le succès dès sa création. « Voices of Heaven »  le premier album du groupe  enregistré en 2002  et a occupé la  première place du Billboard’s World Music Chart dans les trois semaines suivant sa sortie aux États-Unis.

    En 2003, Soweto Gospel Choir a remporté son premier prix, le Helpmann Award, le prestigieux prix australien du spectacle vivant, dans la catégorie  «Meilleur concert de musique contemporaine». Depuis ce jour, le groupe ne cesse de glaner des récompenses à l’international.

    Lauréats du American Gospel Music Award en  2003, Les Soweto Gospel ont été invités par le président  américain Bill Clinton à une  cérémonie à Little Rock, dans l’Arkansas.

    Très structuré, le groupe organise chaque semaine, quatre (4) séances de répétition. Les Soweto Gospel Choir chantent prioritairement dans les langues locales d’Afrique du Sud (le zoulou, le xhosa et l’afrikaans) et anglais. En dehors de la bonne nouvelle qu’ils véhiculent, «Les voix les plus divines de l’Afrique du Sud» sont également les ambassadeurs du riche patrimoine culturel sud-africain.

    « Ce que je trouve inspirant dans cette chorale est la musique qu’elle fait et la façon dont nous célébrons notre patrimoine avec toutes les cultures et confessions différentes que nous avons en Afrique du Sud », a déclaré un des responsables du groupe lors d’une interview accordée à hollywoodsoapbox.com

    Fierté de tout un continent, les Soweto Gospel Choir fascinent le président sud-africain. « Félicitations au Soweto Gospel Choir pour s’être vu attribuer le titre du meilleur album de musique du monde pour » Freedom « aux #GRAMMYs », a écrit le président sud-africain Cyril Ramaphosa sur son compte  Twitter. « C’est la troisième fois qu’un Grammy Award est décerné à la chorale et nous les félicitons pour le mérite », poursuit-il.

    En dehors des spectacles, le groupe s’investit également dans la lutte contre l’insécurité en Afrique du Sud. Pour la période comprise entre avril 2017 et avril 2018, il est enregistré 20 336 meurtres, soit 57 homicides par jour en moyenne (7 % de plus que l’année précédente). Une partie de ces meurtres provient des gangs (937 victimes) ou de violence entre compagnies rivales de taxis (237 victimes)

  • Ntsiki Biyela : la première sud-africaine noire productrice de vins

    Ntsiki Biyela : la première sud-africaine noire productrice de vins

    En Afrique du sud, elle est une référence pour les noirs et surtout les femmes qui hésitent encore à embrasser le secteur de la viticulture, longtemps chasse gardée des Européens.  Ntsiki Biyela (41 ans) est la propriétaire de la marque de vin Aslina Wines créée en 2017. Diplômée  en viticulture et en œnologie à l’université de Stellenbosch, Ntsiki Biyela maitrise la chaine de production de ses vins ; de la culture des raisins jusqu’à la commercialisation. Et pourtant rien ne la prédestinait à un tel avenir.

    Issue d’une famille modeste (mère ménagère),  elle grandit  à KwaZulu-Natal, une province côtière de l’Afrique du Sud plutôt réputée pour la fabrication de la bière locale. Après l’obtention de son baccalauréat, elle a essayé sans succès de poursuivre ses études en chimie. Bénéficiaire d’une bourse d’étude, elle s’est retrouvée malgré elle à étudier la viticulture, un domaine qui lui était nouveau.

    « C’était une réelle opportunité pour moi d’étudier le vin, mais c’aurait pu être autre chose. J’avais une telle soif d’apprendre que j’aurais tout accepté», se souvient-elle. Dans sa nouvelle université, Ntsiki Biyela goute pour la première fois au vin. «Je n’ai pas trouvé ça très bon. Mais avec le temps, je suis tombée amoureuse de ce breuvage en constante évolution » avoue-t-elle.

    En 2004, Ntsiki Biyela devint la première vigneronne noire d’Afrique du sud et travaille pour Stellekaya  wines. Cinq (5) ans plus tard, elle reçoit la distinction de la « Femme vigneronne de l’année ».

    Après 12 ans d’expérience chez Stellekaya, Ntsiki Biyela quitte ses fonctions de responsable de vigneron et crée en 2017, sa propre marque de vin Aslina Wines. Très vite ses produits sont prisés par les spécialistes du vin. La même année, elle produit 12000 bouteilles exportées aux  USA, en Europe en Asie et au Ghana.

    Faute de moyens, elle ne dispose pas pour le moment de sa propre cave, mais cela ne l’empêche pas d’atteindre ses objectifs. « Je loue plusieurs endroits dans la région pour fabriquer mon vin.J’effectue aussi le mélange des grappes que j’achète à différents viticulteurs de la région. Il faut constamment se déplacer d’un endroit à l’autre. Un jour, j’espère posséder au moins ma propre cave… » a-t-elle indiqué sur  tv5monde.com

    Début avril, Ntsiki Biye était au Japon dans le cadre d’un voyage professionnel au cours duquel elle a croisé d’autres professionnels de son domaine.

    « Les mots ne peuvent pas expliquer, je suis en admiration et plein de gratitude pour l’amour et l’hospitalité que j’ai reçu de la communauté japonaise. De la douane quand j’arrive, aux amis que j’ai rencontrés. Je ne peux même pas compter comme je pourrais manquer pour nommer les personnes que j’ai rencontrées et les endroits que j’ai visités. Le respect des gens est grand au Japon », peut-on lire sur sa page Facebook.

    La Sud-africaine ne se limite pas à l’expansion de son entreprise. Elle partage également son savoir faire avec les jeunes de 18 à 25 ans dans le cadre d’un projet intitulé  « Pinotage Development Youth Academy ».

     

  • Mozambique: de nouvelles espèces découvertes dans une forêt protégée

    Mozambique: de nouvelles espèces découvertes dans une forêt protégée

    En mai dernier des scientifiques ont, pour la première fois, exploré une forêt vierge perdue cachée dans un volcan mozambicain. L’endroit se situe au-dessus des plaines du nord du Mozambique. On y trouve le mont Lico, une falaise isolée de plus de 700 mètres à l’intérieur de laquelle on peut trouver la forêt tropicale cachée et protégée.

    Il faut dire que cette forêt vierge est restée cachée pendant des années avant d’être découverte en 2012 par le biologiste Julian Bayliss. Du 10 au 24 mai, les scientifiques ont escaladé une centaine de mètres d’une paroi rocheuse proche de la verticale pour explorer la forêt tropicale non perturbée. Selon les informations, cette forêt offre une référence que les scientifiques peuvent utiliser pour comparer l’effet complet de l’interférence humaine sur les forêts tropicales.

    L’équipe de scientifiques est dirigée par Julian Bayliss et est composée de biologistes, des botanistes, des lépidoptéristes et d’autres experts du Mozambique, du Swaziland, d’Afrique du Sud et du Royaume-Uni. Les chercheurs ont été aussi aidés par des grimpeurs pour réussir leur expédition. L’équipe a confié avoir découvert une nouvelle espèce de papillon et une espèce de souris qui n’a pas encore été classée.

    Les scientifiques s’attendent à trouver d’autres espèces non découverts. Parce qu’il s’agit d’une forêt pluviale, les scientifiques expliquent que des plantes et des animaux uniques s’y sont développés et peuvent aider à mieux comprendre le passé et l’avenir du monde naturel.

    Le mont Lico, cet écosystème plus isolé, pourrait révéler encore plus de flore et de faune uniques. Les scientifiques ont appelé les autorités mozambicaines à prendre des dispositions pour assurer la protection de la forêt tropicale.

  • Nelson Mandela et Barack Obama: un destin croisé

    Nelson Mandela et Barack Obama: un destin croisé

    En 2005, Mandela a fait ce qui serait sa dernière visite aux États-Unis. Alors qu’il était là, passant quelque temps à Washington, Barack Obama, alors  jeune sénateur représentant l’état de l’Illinois, a demandé une rencontre avec le révéré Mandela.

    En raison de son âge avancé de 87 ans, son calendrier pour la visite était étroitement géré, et il réservait du temps seulement pour des rencontres très stratégiques, comme celles du président George W. Bush et le sénateur Hillary Clinton.

    Obama, à peine connu, s’est vu refuser le rendez-vous. Cependant, il était déterminé et continua à faire pression pour obtenir du temps sur le calendrier de Mandela. On aurait dit à Mandela qu’Obama pourrait un jour être le premier président noir des États-Unis. Cette prédiction semblait improbable à l’époque, mais Mandela accepta une «rencontre et un accueil» de dernière minute avec Obama. Obama a été autorisé environ 5-10 minutes avec l’icône, pendant ce temps, beaucoup de choses sauraient en effet être discutées.

    Huit ans plus tard, en 2013, Obama, alors dans son deuxième mandat en tant que président des États-Unis, a planifié ce qui serait sa première visite en Afrique du Sud en tant que président des États-Unis. Bien sûr, il a eu une visite officielle, avec beaucoup de temps pour Mandela. En ce temps-là, Madiba souffrait d’une déficience cognitive importante à cause de la démence liée à l’âge. Pourtant, le moment était plein d’espoir, car le lien spirituel entre les deux hommes était si important.

    Destin croisé

    En Afrique du Sud, les Bâtiments de l’Union à Pretoria (siège officiel du gouvernement sud-africain) rappellent la transition improbable du pouvoir qui a eu lieu dans ce pays. La bâtisse néoclassique, inspirée du style architectural de la Renaissance italienne a été construite par des travailleurs noirs pour abriter le gouvernement de l’apartheid blanc. Et il aura fallu la direction de Nelson Mandela pour voir ce chef-d’œuvre remis à un gouvernement majoritairement noir pour occuper ses halls historiques.

    Analogie, la Maison-Blanche à Washington DC a également été construite avec une main-d’œuvre noire pour abriter un gouvernement qui ne qui ne leur donnait aucun droit de citoyenneté. Il a fallu l’improbable direction de Barack Obama pour voir un Noir loger dans cette résidence présidentielle.

    Barack Obama a été inspiré tout au long de sa carrière professionnelle par la direction transcendante de Nelson Mandela. Quand Obama a été élu président des États-Unis en 2008, il aurait dû être évident que les deux hommes se rencontrent et célèbrent les cadeaux uniques que chacun a donnés à son pays. Les deux hommes sont montés à la tête de deux nations qui avaient peu de perspectives pour un leader noir quand ils ont fixé leurs yeux sur la présidence. Mais en raison des circonstances en 2008, l’âge avancé de Mandela qui l’a empêché de voyager à l’étranger, et l’impératif politique d’Obama de rester près de la maison, ni l’un ni l’autre ne pouvait voyager dans le pays de l’autre…

  • Star du tennis en fauteuil roulant, la Sud-Africaine Kgothatso Montjane rêve de triompher sur le monde

    Star du tennis en fauteuil roulant, la Sud-Africaine Kgothatso Montjane rêve de triompher sur le monde

    Kgothatso Montjane, la star sud-africaine du tennis en fauteuil roulant a participé à plus de 30 tournois majeurs. Elle a défendu avec succès son titre de Swiss Open en juillet et est entrée dans l’histoire en devenant la première femme noire d’Afrique du Sud à concourir à Wimbledon.

    Montjane, 32 ans, a conquis la foule de Wimbledon grâce à ses performances impressionnantes au tournoi dans son fauteuil roulant. « J’étais nerveuse au début, mais je suis fière de moi désormais parce que jouer à Wimbledon était un moment très rêvé pour moi » a-t-elle déclaré.

    Contre vents et marrées

    Bien que sa course inspirante à la compétition se soit terminée par une défaite en demi-finale contre la championne du monde en titre Diede De Groot, beaucoup ont loué le courage et la détermination de la sportive sud-africaine tout au long du tournoi.

    Sa sortie au Grand Chelem lui a permis de se hisser au sixième rang du classement mondial ITF de tennis en fauteuil roulant. Toutefois, ses débuts à Wimbledon ne sont pas faciles. Elle a voyagé seule et n’avait pas d’entraîneur avec elle au tournoi.

    Après une participation autofinancée à Roland Garros en juin, Montjane a déclaré qu’elle n’avait plus d’argent pour voyager avec un entraîneur.

    Ces défis sont loin d’être les plus grands que Montjane a surmontés dans sa vie. Née avec une jambe mal développée, qui a dû être amputée, elle a été élevée à Limpopo, en Afrique du Sud, où elle dit que peu de personnes ont compris son handicap. « J’ai dû faire face à des gens qui regardaient et se sentaient désolés pour moi », a-t-elle dit.

    Mais ses sentiments ont disparu après que ses parents l’ont emmenée dans une école spécialisée. Là, ses yeux étaient ouverts à un nouveau monde de possibilités.

    Ayant commencé à jouer au tennis à l’âge de 19 ans après qu’une entreprise a fourni des installations pour le tennis en fauteuil roulant à son école secondaire, la Sud-Africaine a continué à jouer à l’université, motivée par son amour pour le sport.

    Désormais, elle veut encadrer des athlètes de tennis en herbe, et espère que son combat et triomphe dans la vie suscitera leur intérêt pour le sport. Elle ne perd toutefois pas un objectif qu’elle juge ultime dans sa carrière de tenniswoman : la première place au monde. Ensuite, la retraite.

  • Namibie: premier pays africain à atteindre les objectifs mondiaux de lutte contre le VIH

    Namibie: premier pays africain à atteindre les objectifs mondiaux de lutte contre le VIH

    La Namibie est sur le point de devenir le premier pays d’Afrique à atteindre l’objectif de l’ONUSIDA, à savoir que 73% des personnes touchées par le VIH suppriment leur charge virale. Bernard Haufiku, ministre de la Santé et des Services sociaux, a déclaré que 77,4% des personnes ayant participé à un échantillonnage ont montré un niveau élevé de suppression de la charge virale et ont atteint les chiffres revendiqués.

    S’exprimant lors de la Conférence internationale sur le Sida, il a déclaré qu’une génération sans sida est à la portée de la Namibie. Pour donner du poids à son commentaire, il a présenté quelques faits tels que: 86% de la population namibienne vivant avec le VIH sont conscients de leur statut infectieux ; 96% qui comprennent qu’ils sont infectés par le virus reçoivent un traitement et 91% des patients sous traitement ont supprimé charge virale.

    Cela implique que la Namibie est très proche de l’objectif «90-90-90» de l’ONUSIDA pour 2020, soit deux ans plus tôt que prévu. Linda-Gail Bekker, MBChB, présidente de la société internationale de lutte contre le sida, qui a parrainé la réunion biennale, a déclaré qu’il y avait toujours un processus très encourageant dans la région malgré les défis à venir.

    Signes d’espoir

    En 2015, la Namibie a mis en œuvre un plan d’accélération qui augmente rapidement les services de dépistage et de traitement du VIH dans le but d’atteindre les objectifs 90-90-90 de l’ONUSIDA à l’échéance 2020.

    En 2017, le pays a procédé à l’évaluation de l’impact du VIH sur la population pour estimer la suppression de la charge virale du VIH et les progrès accomplis. L’enquête concernait les 14 régions de Namibie. Plus de 23 000 personnes ont participé et fourni l’échantillon de sang pour les tests.

    Le ministre de la Santé et des Services sociaux a déclaré que les résultats de l’enquête ont montré une incidence plus faible du VIH. L’incidence directement mesurée était de 50% inférieure à 5 ans plus tôt. Dans l’étude, il a signalé un taux d’incidence de 12,6% – un taux de 15,7% chez les filles et les femmes et de 9,3% chez les hommes et les garçons.