Catégorie : Afrique du sud

  • Afrique du Sud: trois jeunes inventent un robot pour sauver les mineurs

    Afrique du Sud: trois jeunes inventent un robot pour sauver les mineurs

    En Afrique du Sud, face aux grands risques que courent quotidiennement les mineurs, un groupe de jeunes étudiants a développé système pour alerter en cas de danger.

    « Rock Pulse », c’est ce système qui sera déployé prochainement dans les mines sud-africaines. Ce système d’alerte rapide et de surveillance détecte la stabilité des roches dans les mines et réduit le risque d’accidents miniers. Un dispositif conçu par des étudiants sud-africains en sciences, qui pourrait aider à prévenir les décès dus aux mines.

    En effet, Rock Pulse est un autre robot développé par le Conseil sud-africain pour la recherche scientifique et industrielle (CSIR), et présentée au Mining Indaba qui se tient actuellement au Cap, en Afrique du Sud, du 5 au 8 février 2018.

    Le robot travaille en recueillant des données souterraines et en interprétant ces données afin de déclencher une alarme si un danger potentiel est détecté, a déclaré Veronica Mohapeloa, porte-parole du Département de la science et de la technologie.

    Ces étudiants font partie d’un groupe de participants au programme Data Science for Impact et Decision Enablement (DSIDE), qui est financé par le Département des Sciences et Technologies, a confié Mme Mohapeloa. Cinquante étudiants d’Afrique du Sud ont été recrutés pour faire partie du programme de cette année, a-t-elle ajouté.

    En réalité, le programme DSIDE vise à renforcer les capacités en matière de science des données en recrutant des étudiants pour participer à la résolution de problèmes réels par la pratique. Environ 50 étudiants de partout au pays ont été recrutés dans le programme de cette année, qui a formé 141 étudiants depuis sa création en 2014.

    Les étudiants qui ont développé le système de Rock Pulse (Nicolene Roux, Boitumelo Mahlobo et Clodita Mandlazià) ont confirmé que la technologie a atteint un niveau de confiance, ce qui assure sa validité, mais que des améliorations sont encore nécessaires.

    « Nous nous sommes rendu compte que la technologie ne pouvait pas faire la différence entre un son artificiel et un son non créé, c’est là qu’il faut s’améliorer, car vous ne voulez pas qu’un faux déclencheur affecte négativement la production d’une mine » a déclaré Nicolene Roux, qui a passé trois ans sous terre pendant ses études de géologie.

    En effet, les mines d’Afrique du Sud sont considérées comme l’un des environnements de travail le plus dangereux du pays, en raison des explosions de roches et de l’activité sismique qui fait beaucoup de morts.

    Fonctionnement de Rock Pulse

    Le système de surveillance Rock Pulse est testé par le CSIR. Le département explique que Rock Pulse fonctionne en collectant des données en temps réel, sous terre, à l’aide d’un géophone connecté à un boulon de toit dans un puits de mine.

    Les algorithmes interprètent alors les données pour identifier les déclencheurs ou les événements potentiellement dangereux, provoquant éventuellement une alarme pour l’évacuation des parties affectées de la mine.

    De fait, RockPulse est capable d’écouter la microsismicité brute, d’extraire des caractéristiques de microfractures. La surveillance est continue en temps réel des instabilités et permet également d’optimiser les temps de réintroduction en toute sécurité après des événements dangereux.

    Par ailleurs, d’autres technologies seront également exposées au Mining Indaba développé par le CSIR. Ceux-ci comprennent le dispositif d’inspection, le système de prévention des collisions, la santé au travail et les solutions technologiques d’ergonomie.

    Le responsable du groupe de recherche CSIR, John Isaacs, estime que le système est un pas dans la bonne direction pour remplacer les anciennes technologies actuellement utilisées, d’autant plus que les mines sud-africaines ont besoin de technologies robustes pour améliorer les conditions de travail.

    Le but ultime, ajoute-t-il, est que le système devrait être en mesure d’éclairer la planification future, d’identifier les risques et de définir les voies de sortie les plus courtes en cas d’évacuation. Pour cela, les concepteurs sont exhortés à une amélioration.

  • Afrique du Sud: Urban-Think Tank va sauver 7,5 millions SDF

    Afrique du Sud: Urban-Think Tank va sauver 7,5 millions SDF

     En Afrique du Sud, le projet « Empower Shack » d’Urban-Think Tank vise à transformer les bidonvilles en logements abordables et en aménagement des rues pour les populations pauvres.

    Les bidonvilles d’Afrique du Sud ont augmenté en taille et en nombre ces dernières années. On estime que 7,5 millions de personnes n’ont pas accès à un logement officiel en raison d’une crise du logement qui dure depuis des décennies et qui pousse les plus grandes villes à leurs limites.

    Selon certains chiffres, un quart des résidents du Cap sont exclus du marché immobilier officiel, bien que le droit d’accès à un logement adéquat ait été inscrit dans la Constitution post-apartheid du pays. Et s’il est vrai que les régimes de logement du gouvernement existent, ils ont été incapables de répondre à la demande croissante.

    Face à ce problème, le projet « Empower Shack » propose une solution : développer des logements abordables dans les bidonvilles.

    En effet, Empower Shack est un projet de développement interdisciplinaire dirigé par Urban-Think Tank (UTT), une entreprise spécialisée dans les pratiques de design dédiées aux projets axés sur l’architecture sociale, en collaboration avec d’autres partenaires.

    À Khayelitsha, le projet prend forme

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    Khayelitsha est le deuxième plus grand canton du Cap. Il est connu pour ses logements de mauvaise qualité. Urban-Think Tank a conçu quatre prototypes de logements solides et abordables qui seront placés dans ce canton qui traine la mauvaise réputation de  l’un des bidonvilles les plus notoires d’Afrique du Sud.

    Cette année, Urban-Think Tank a ajouté 16 autres unités dans le cadre de son objectif plus large de démontrer une méthode adaptable de conception de logements sécuritaires et accessibles dans les plans urbains. Cette initiative répond surtout à la nécessité de garantir à tous les résidents le droit de « rester sur place », à en croire les responsables.

    Selon ceux-ci, chaque maison est pensée en rapport au bénéficiaire, afin qu’il puisse faire des contributions financières équitables. Pour son prototype initial et ses propositions pour la conception, Urban-Think Tank a été retenu pour le prix international Riba 2018, un concours bisannuel qui récompense les meilleurs nouveaux bâtiments au monde qui profitent aux communautés environnantes.

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    Dispositions

    Les logements sont disposés autour d’un noyau d’assainissement, fournissant de l’eau et des toilettes sur le site. Un deuxième étage ou même un troisième peut être ajouté si nécessaire, pour accommoder différentes tailles de familles. De fait, les membres de la communauté qui vivent dans l’Empower Shack deviennent des acteurs à long terme du projet.

    Pour les habitations, les unités sont disponibles en six tailles allant de 38 mètres carrés à 84 mètres carrés et sont tarifées en conséquence, avec un coût de construction moyen de 160 000 rands. Ce prix correspond à une subvention offerte par le gouvernement en une somme forfaitaire aux ménages admissibles. Les résidents paient alors une moyenne nette de 14 pour cent du coût de la construction grâce à un programme de microfinance.

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    En outre, UTT a également développé un logiciel qui peut facilement modéliser différentes configurations urbaines pour les cabanes Empower à construire. Décrit par l’équipe comme une option de « ville préférentielle », l’utilisateur peut saisir les besoins individuels et communautaires ainsi que les cadres de planification municipaux. Différents scénarios d’aménagement urbain ajustables sont ensuite reproduits automatiquement.

    Le logiciel produit également un modèle 3D en ligne auquel les résidents peuvent avoir accès pour visualiser les mises en page potentielles et enregistrer leurs commentaires.

    À long terme, Urban-Think Tank espère que son projet influencera la politique du logement du gouvernement et donnera accès à divers logements pour le marché d’écart de l’Afrique du Sud.

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  • Qui était Hugh Masekela, le père du Jazz sud-africain ?                                                                                                                   

    Qui était Hugh Masekela, le père du Jazz sud-africain ?                                                                                                                  

    Hugh Masekela, légendaire trompettiste sud-africain et figure du mouvement anti-apartheid, est décédé le 23 janvier à l’âge de 78 ans, après une bataille contre le cancer de la prostate.

    Né le 4 avril 1939, Hugh Masekela a d’abord pris une trompette après avoir vu le film Young Man With a Horn et encouragé par l’activiste Father Trevor Huddleston. Souvent décrit comme le « père du jazz sud-africain », Hugh Masekela était une icône de la Sophiatown d’Afrique du Sud, l’enclave politique et culturelle de Johannesburg qui a été rasée par la police de l’apartheid, mais reste un symbole de la liberté noire.

    Hugh Masekela s’est exilé en 1961, vivant à Londres et à New York où il a perfectionné sa trompette aux côtés de certains de ses héros comme Miles Davis. Il a continué à prêter sa voix à la lutte politique, avec des albums comme l’américanisation d’Ooga Booga. Il a parcouru le continent, se produisant à Accra, enregistrant à Gaborone et faisant des tournées avec Graceland de Paul Simon, traversant les frontières comme il le faisait dans les genres.

    Artiste et militant

    Dans une carrière qui a duré des décennies, Hugh Masekela a joué aux côtés de musiciens tels que Miriam Makeba dont il a été époux, Abdullah Ibrahim, Fela Kuti et Harry Belafonte. Comme ses contemporains, la performance de Masekela était étroitement liée à ses convictions politiques. Sa musique est devenue la toile de fond de la lutte contre l’apartheid, à travers des chansons telles que Bring Back Nelson Mandela et Soweto Blues. Quand il est retourné en Afrique du Sud, il a continué à jouer alors qu’il prêtait sa voix rauque à de nouvelles causes, comme l’autonomisation des musiciens, et était un militant vocal contre la drogue et l’alcool après sa propre bataille. Sa musique a continué à raconter l’histoire de la vie en Afrique du Sud, notamment la lutte des mineurs venus de l’Afrique australe pour travailler dans les mines d’or de Johannesburg à travers le poignant Stimela.

    La dernière représentation publique de Hugh Masekela était prévue pour novembre 2017 aux côtés de la légende musicale zimbabwéenne Oliver Mtukudzi et d’une foule de jeunes musiciens. Mais cela a dû être annulé en raison de problèmes de santé. Hugh Masekela a commencé un traitement contre le cancer de la prostate en 2008 et était de retour sur scène dès que ses forces le lui permettaient. En mars 2016, cependant, le cancer est revenu et a commencé à se propager, selon un communiqué publié par sa famille l’année dernière. Insatisfait de ce qu’il considérait comme une complaisance croissante dans le paysage politique et socio-économique de l’Afrique du Sud, il continuait à dénoncer la pauvreté de la majorité noire, préservant la culture africaine et les taux élevés de violence contre les femmes en Afrique du Sud. « Nous avons perdu notre sentiment d’indignation après notre vote », avait-il déclaré lors d’une de ses dernières interviews télévisées.

  • En Afrique du Sud, MTN va déployer la technologie 5 G

    En Afrique du Sud, MTN va déployer la technologie 5 G

    MTN, le groupe multinational sud-africain a mené le premier essai de technologie et d’applications de la 5G en Afrique à son siège social à Johannesburg.

    Alors que la plupart des pays africains peine encore à s’offrir la 4G, le Sud-Africain MTN compte déployer prochainement en Afrique du Sud la très haute connexion de génération 5. Un essai a récemment été mené en partenariat avec Ericsson et fait partie de la démonstration 5G prévue par les entreprises. « Cet essai fait suite à la signature par les deux sociétés d’un protocole d’accord pour collaborer au déploiement des technologies 5G en Afrique du Sud », a communiqué MTN.

    Déploiement

    Ce test révèle un débit de plus de 20 Gb/s avec moins de 5 ms de latence dans l’essai 5G, ce qui est « le plus haut atteint sur un réseau mobile en Afrique », selon MTN. Un communiqué publié par le groupe rappelle que l’essai 5G est basé sur du matériel en bande de bases disponible dans le commerce.

    Les tests effectués devront conduire au déploiement commercial des technologies 5G dans un proche avenir. Actuellement, MTN et ses partenaires continuent d’identifier les cas d’utilisation et les applications de la 5G pour la transformation numérique des industries.

    Le groupe a affirmé que la 5 G offre un nouveau monde de potentiel pour l’Afrique du Sud. « Avec la 5G, les soins à distance via des robots connectés pourraient offrir une chirurgie de classe mondiale dans les régions les plus reculées du continent et du monde. Les voitures autonomes pourraient changer les donnes actuelles de la sécurité routière, ainsi que l’agriculture intelligente, l’exploitation minière intelligente et les villes intelligentes », ont-ils projeté.

    Notons que la 5 G est la convergence des technologies de réseautage basées sur IP, notamment IoT/M2M, multimédia, virtualisation de fonctions réseau, MEC (Mobile Edge Computing), réseaux satellitaires et haut débit fixe, selon les explications du professeur Thomas Magadanz de l’Institut Fraunhofer FOKUS.

    La 5 G en question

    Le pas vers un réseau de connexion de 5e génération est presque inévitable. Les professionnels des télécommunications reconnaissent que la convergence de plusieurs technologies influentes et un progrès par rapport aux prédécesseurs 4G et LTE devraient améliorer les processus dans des secteurs clés comme l’éducation et la santé.

    En effet, parmi les avantages attendus de l’évolution de la 5G et de son déploiement, il y a non seulement le haut débit mobile amélioré, mais aussi une révolution et la communication critique de machine à machine à grande échelle dans l’industrie.

    Selon le constructeur finlandais de téléphone Nokia, le chemin vers la 5G permettra d’augmenter considérablement la capacité, la couverture et la vitesse LTE là où et quand ils sont nécessaires, en fournissant jusqu’à dix fois la vitesse des réseaux 4 G initiaux.

    Mais s’il est vrai que les pays d’Afrique australe ont déjà des capacités 3G et 4 G et qu’il y a une possibilité d’évoluer vers la 5G, cela est limité aux zones métropolitaines.

    Un autre défi auquel le continent est confronté est le manque d’infrastructure de base pour soutenir la technologie sans fil et à fibre. Mais d’ici là, l’Afrique du Sud devra donner l’exemple.

     

  • Qui est vraiment Ramaphosa, le nouvel homme fort d’Afrique du Sud

    Qui est vraiment Ramaphosa, le nouvel homme fort d’Afrique du Sud

    Porté récemment à la tête de l’ANC (African National Congress), le parti au pouvoir en l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa devient la grande curiosité en Afrique où ce parti, rattaché à raison à la personnalité de Nelson Mandela, reste emblématique. Mais qui est vraiment Cyril Ramaphosa ?

    Bon nombre de Sud-Africains fatigués de la gouvernance en mode micmac de Jacob Zuma sont convaincus que Cyril Ramaphosa est une figure appropriée pour prendre le pouvoir, stabiliser l’économie et sécuriser l’architecture constitutionnelle qu’il a contribué à créer à la fin de l’apartheid. Mais à vrai dire, en attendre plus, on en attendrait trop. Il est peu probable qu’il s’éloigne de la voie économique traditionnelle choisie par l’ANC…

    Ses premiers pas

    Ramaphosa est né à Johannesburg, le centre industriel de l’Afrique du Sud, le 17 novembre 1952. Deuxième de trois enfants, son père était un policier. Il a grandi à Soweto où il a fait ses études primaire et secondaire. Plus tard, il est allé au Lycée Mphaphuli à Sibasa, où il a été élu à la tête du Mouvement des étudiants chrétiens peu de temps après son arrivée, attestant de ses convictions chrétiennes.

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    Plus tard, Ramaphosa a étudié le Droit à l’Université du Nord de l’époque, où il est devenu actif dans l’Organisation des étudiants sud-africains, qui était alignée sur l’idéologie de la conscience noire adoptée par Steve Biko. Il devint actif au sein du Mouvement chrétien des étudiants universitaires, qui était imprégné de la théologie et de la libération du mouvement de la « conscience noire. »

    Après avoir obtenu un diplôme en droit, Ramaphosa a poursuivi son activisme politique à travers la Convention des Noirs, pour laquelle il a été emprisonné pendant six mois. Il a ensuite continué à servir des articles et a rejoint le Conseil des syndicats d’Afrique du Sud, qui devait former le Syndicat national des mineurs (NUM), avec Ramaphosa comme premier secrétaire général. Il a ainsi contribué à la création du NUM en tant que plus grand syndicat du pays, servant de secrétaire général pendant un peu plus de 10 ans.

    Affaires et politique

    La notoriété publique de Ramaphosa a grimpé lorsqu’il a été élu secrétaire général de l’Ancien 1991. Suite à cette nomination, il a joué un rôle clé dans la transition de l’Afrique du Sud, devenant l’un des principaux artisans de la démocratie constitutionnelle du pays. Sous les auspices de la Convention pour une Afrique du Sud démocratique (Codesa), il est devenu le principal émissaire de l’ANC pendant les négociations sur un arrangement post-apartheid.

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    Suite à cela, Ramaphosa a dirigé l’équipe de l’ANC dans l’élaboration d’une nouvelle constitution pour le pays, constitution qui est aujourd’hui considérée comme l’une des plus progressistes au monde.

    En 1994, Ramaphosa est devenu l’adjoint du président Nelson Mandela. Voir Thabo Mbeki nommé ensuite à la place était un coup, mais persuadé par Mandela, Ramaphosa est entré dans les affaires. Au cours des deux décennies qui ont suivi, il s’était alors investi dans la construction d’une grande société de portefeuille, Shanduka, avec des intérêts dans des secteurs allant de l’industrie minière à la restauration rapide. Le succès du groupe a confirmé sa réputation de négociateur talentueux.

    En outre, durant ces 20 années d’activité, Ramaphosa a établi des liens profonds dans le secteur privé en Afrique du Sud. Une situation qui le met en désaccord avec les sections de l’ANC qui croient que les arrangements post-apartheid lui ont donné le pouvoir politique, mais pas la liberté économique. Ces voix sont devenues plus fortes sous la présidence du président Jacob Zuma, avec des appels à une transformation économique radicale et à une action pour s’attaquer au capital des monopoles blancs.

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    De fait, pour sa nouvelle mission, Ramaphosa aura du pain sur la planche en essayant de répondre à ces exigences, en conduisant un pacte social plus inclusif dans le pays sans toutefois oublier de combattre la corruption rampante dans les secteurs privé et public.

    Le chemin vers la présidence

    Même pendant ses années d’activité, Ramaphosa resta proche de l’ANC, en tant que membre du comité national de discipline. Mais il a fait son grand retour sur la scène politique lors de la conférence élective de l’Ancien 2012 à Mangaung, Bloemfontein où il a été élu vice-président de l’ANC, et plus tard du pays.

    Deux ans auparavant, Ramaphosa était devenu vice-président de la Commission nationale de planification, gérée par l’État. Il présidait son rapport de diagnostic, qui exposait clairement les problèmes auxquels le pays était confronté. Un plan a été élaboré pour apporter des réponses aux défis identifiés dans le rapport. Connu sous le nom de Plan de développement national, il a été présenté comme un modèle du type de société que l’Afrique du Sud pourrait devenir. Ce plan a montré les forces de Ramaphosa en tant que grand acteur de pactes sociaux. Mais depuis sa remise, le plan a été oublié, même s’il faut dire qu’il reste un point de référence et sert de contrepoint aux appels à une transformation économique radicale.

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    Cyril Ramaphosa pourra mettre l’accent sur la stabilité dans le gouvernement et l’ANC. Compte tenu de son histoire, il est susceptible de vouloir stabiliser l’économie plutôt que de poursuivre des interventions radicales. En réalité, il a un intérêt personnel à obtenir un pacte social stabilisateur semblable à celui qu’il a négocié en 1994, vus les changements qui ont laissé le pays économiquement et socialement plus faible.

    Il n’est donc pas surprenant que durant sa campagne électorale, il ait modelé son image sur le caractère sacré de la primauté du droit et sur le principe selon lequel la stabilité sociale repose sur le respect de la primauté du droit.

    Néanmoins, le grand point d’interrogation sur Ramaphosa est son efficacité. Bien qu’il ait été le vice-président de l’ANC et du pays pendant cinq ans, certains pensent que son influence a été minime et qu’il n’a pas été en mesure d’imprimer son leadership sur le parti ou le pays. Sera-t-il capable d’imposer sa volonté à ceux qu’il conduit maintenant ? Ramaphosa présidera des fonctionnaires et politiques qui ont de grandes personnalités et ont bénéficié de longues périodes de pouvoir politique. Ils sont habitués à diriger, et non suivre.

  • Sècheresse: le compte à rebours de l’apocalypse est lancé à Cape Town

    Sècheresse: le compte à rebours de l’apocalypse est lancé à Cape Town

    À Cape Town, en Afrique du Sud, tant pour le très grand nombre de touristes qu’il accueille chaque année que pour les habitants, les prochains mois s’annoncent dure. Et pour cause, la ville est en proie à la pire crise de l’eau de mémoire récente, avec un compte à rebours à Day Zero, 20 mai 2018.

    Les visiteurs entrant dans la ville de Cape Town cette année seront accueillis avec des signes avant-gardes qui virent entre doux mais fermes et positivement apocalyptiques.

    Cape Town est l’une des villes les plus convoitées par les touristes et une des plus riches en Afrique. L’an dernier, Cape Town était la deuxième ville la plus visitée d’Afrique après Johannesburg, qui est un important centre de voyages régional ainsi que la capitale commerciale de l’Afrique du Sud. Cette ville a eu la part la plus élevée avec les visiteurs du Royaume-Uni, les États-Unis et l’Allemagne en tête de son nombre.

    La ville, réputée pour sa beauté côtière, compte de nombreux sites touristiques populaires. Très appréciée pour son décor, une ville située entre la mer et les montagnes, ce luxe ne protège pour autant pas cette ville d’une catastrophe qui touche une large partie du continent africain qui est le manque d’eau.

    En mars dernier, les autorités du Cap ont alerté les populations de la nature de la menace. Et pour cause, une grande sécheresse qui qui s’abat depuis de longs mois sur l’Afrique australe et la province du Cap-Occidental. La réserve d’eau retenue derrière le principal barrage qui domine Cape Town avait déjà baissé de 28,6 % et on ne comptait plus qu’environ 100 jours de réserve d’eau potable. Pour faire face au fléau, la municipalité avait demandé aux habitants de limiter leur consommation d’eau. Depuis décembre 2016 d’ailleurs, restrictions ont été mises en place et la consommation avait été réduite de 27 %. Vers fin mai, une pluie d’été inattendue a aidé à repousser l’échéance.

    Apocalypse…

    Désormais, dans cette ville la date du 20 mai 2018 est retenue comme « le jour où les robinets seront fermés », selon les nouvelles estimations de la mairie de la ville. L’hôtel de ville met actuellement en œuvre des « restrictions d’eau de niveau cinq » qui, depuis septembre, interdisent l’utilisation de l’eau municipale à des fins non essentielles. Pour les maisons, cela signifie réduire la consommation d’eau à 87 litres par personne et par jour.

    L’utilisation commerciale de l’eau doit être réduite de 20 %, tandis que les quelque deux millions de touristes qui visitent la ville pendant la période des fêtes sont encouragés à « se comporter comme un local ». Le Maire de la ville, Patricia de Lille a personnellement visité les maisons des gros consommateurs d’eau la semaine dernière. Plus tôt cette année, le bureau du maire a publié la liste des 100 meilleurs « délinquants » en termes de consommation d’eau. Mais les projets de collecte d’eau actuellement en cours devraient fournir 240 millions de litres d’eau supplémentaires, ce qui est suffisant pour que le Cap traverse l’été et dépasse l’échéance, selon David Olivier, chercheur à l’Université du Witwatersrand.

    « Day zero »

    Les communications autour de la crise de l’eau du Cap ont réussi à sonner l’alarme dans cette ville habituellement décontractée. « Day Zero », une campagne de sensibilisation sur la menace évoque une image apocalyptique de longues queues de Capetoniens desséchées attendant une ration quotidienne d’eau, les sites touristiques de la ville étant réduits à un terrain aride.

    En effet, il semble également qu’il n’y ait pas assez de données pour soutenir l’idée que la ville devra fermer ses robinets. Actuellement, il est difficile de savoir combien de temps durera cette sécheresse et si elle apportera un nouveau modèle météorologique pour le Western Cape, selon Piotr Wolski du Climate System Analysis Group. Les scientifiques ne pouvant pas se prononcer sur un système de modélisation du climat à long terme pour la région, publient les prédictions aboutissant encore à une conclusion quelque peu ambiguë. Pour le moment, la population de Cape Town ne veut pas envisager le pire.

  • Afrique: que retenir, 50 ans après la première greffe cardiaque?

    Afrique: que retenir, 50 ans après la première greffe cardiaque?

    En 1967, précisément dans la nuit du 2 au 3 décembre, alors qu’on s’y attendait pour le moins, le Sud-Africain Christiaan Barnard réussit à l’hôpital Groote Schuur un exploit d’envergure mondiale : la transplantation cardiaque. Depuis, les recherches scientifiques aboutissant à des résultats autant impressionnants ne sont que rares sur le continent.

    Cette nuit-là, c’était Louis Washkansky, 53 ans, qui avait reçu le cœur d’une jeune femme de 25 ans, Denise Darvall. Celle-ci était en état de mort cérébrale suite à un accident. « Le samedi [d’avant l’opération, NDLR], j’étais un chirurgien anonyme dans mon pays, lundi, j’étais mondialement connu » racontait-il à qui veut l’entendre.

    Mais selon certains, Christiaan Barnard décédé en 2001 n’a fait rien d’extraordinaire. Il aurait volé la vedette à l’Américain Norman Shumway. Mais n’empêche, sur le continent qui compte encore peu de scientifiques de renom, Christiaan Barnard reste une figure loin d’être oubliée.

    En Afrique, la recherche scientifique encore loin

    Les pays développés donnent souvent l’exemple. Les recherches scientifiques constituent un facteur clé dans le développement d’un pays.

    En Afrique, même si en général, les capacités scientifiques et technologiques et innovatrices connaissent une amélioration, les efforts fournis pour dynamiser le domaine restent insuffisants. C’est en substance ce que rapporte l’African Capacity Report 2017, publié par The African Capacity Building Foundation, une organisation continentale fondée par les gouvernements africains et les partenaires de développement. Ce document qui classe en Afrique les pays selon un indice appelé African Capacity mesuré en rapport à une évaluation de divers éléments tels que l’environnement politique, la mise en œuvre des politiques encourageant l’innovation et la recherche scientifique…, seul le Maroc reste sans le maitre incontesté de l’Afrique, avec un score de 71,6. Suivent ensuite la Tanzanie 68,8, le Rwanda de 68,2 ; l’ile Maurice et le Cap-Vert ayant complété le podium des 5 majeurs à féliciter en Afrique.

    Cependant, les grandes universités se trouvent essentiellement en Afrique du Sud, au Nigeria, au Sénégal ou au Ghana et quelques pays commencent à mettre l’accent sur la recherche comme le Cameroun ou la Côte d’Ivoire. Toutefois, le constat général est frappant : les investissements dans le domaine sont faibles.

    En Afrique de l’Est et Centrale, le Kenya est parmi les pays africains avec les dépenses les plus élevées culminantes 0,79 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010 en matière de recherches scientifiques. Si ce pourcentage reste considérablement faible, en le Kenya se présente tout de même comme un poids en la matière dans la région. Dans le pays, une évolution de 2 % du PIB devrait être effective avec la création du Fonds national pour la recherche. Les scores fluctuent entre 0,01 % au Lesotho et 1,06 % au Malawi.

    En Afrique du Sud, une diminution a été constatée ces dernières années. Selon les rapports des dépenses relativement au PIB, les chiffres se situent entre 0,89 % en 2008 et 0,73 % en 2012.

    Dans le Maghreb, les dépenses sont généralement plus élevées qu’en Afrique subsaharienne. Si elle n’a pas encore atteint le seuil de 1 %, la moyenne de ces dépenses est de 0,76 %. Néanmoins, ce n’est pas parce que cette partie du continent dépense plus qu’elle fait mieux en terme de résultats. Comme dans le reste du continent, le manque de capacités en ressources humaines et matérielles porte un coup aux ambitions.

    Réformer en profondeur

    En effet, en janvier 2007, les dirigeants, réunis à Addis-Abeba (Éthiopie), ont proclamé 2017 années de la science et de la technologie en Afrique et se sont mis d’accord sur une série d’initiatives. Lors de ce sommet de l’Union africaine (UA), les chefs d’État ont (de nouveau) demandé à tous les pays de l’UA de consacrer, au moins 1 % de leur produit intérieur brut à la recherche et au développement à l’échéance 2020. Ils se sont aussi engagés à ranimer les universités africaines, et à soutenir l’étude de la science et de la technologie chez les jeunes.

    Ils se sont également mis d’accord sur la création d’une organisation africaine de la propriété intellectuelle dans le dessein de protéger les innovations locales et le lancement d’une stratégie planifiée sur 20 ans. Toutefois, sur le papier, la plupart des pays du continent disposent d’un programme gouvernemental pour la recherche et le développement, un climat politique favorable à l’innovation et aux recherches scientifiques. Mais les résultats tangibles font encore défaut.

    Les implants : la prouesse ghanéenne

    Au Ghana, les recherches scientifiques vont bon train. Ce pays est l’un des rares en Afrique qui finance les activités scientifiques. En septembre dernier, à Accra, cinq médecins conduits par le sexologue Dr Samuel Amanamah, ont opéré le premier implant de pénis à Kumasi (Région d’Ashanti), dans le Sud du pays. L’opération à succès portait sur un homme de 55 ans, qui, souffrant de dysfonctionnement érectile aigu, avait perdu tout espoir d’avoir des relations sexuelles.

    En effet, au Ghana comme dans d’autres pays africains, ces genres de réussites s’opèrent… Mais sans portée mondiale.

     

     

     

  • A la découverte de la première brasserie d’aéroport de l’Afrique

    A la découverte de la première brasserie d’aéroport de l’Afrique

    Les brasseurs de bières artisanales ont le vent en poupe en Afrique du Sud. Ils tentent de conquérir avec des techniques de fabrication un marché occupé en grande partie par des brasseries industrielles.

    En Afrique du Sud, une révolution s’opère dans la fabrication de bière artisanale. En dix ans, le nombre de fabricants de bières douces et de bières de blé a augmenté. « Plusieurs brasseurs préparent désormais leurs propres bières avec des techniques spéciales », révèle un ancien maître brasseur installé à Pretoria.

    Ce dernier qui compte une trentaine d’années dans le métier a formé près de vingt brasseurs qui préfèrent aujourd’hui fabriquer de la bière artisanale. Dans le pays le nombre de brasseries sud-africaines s’accroît et on compte désormais près de deux cents fabricants de bière artisanale alors qu’on « enregistrait que six en 2007 ».

    Parmi la nouvelle génération de brasseurs de bière noirs figure Phumelelo Marali considéré comme la figure de proue de cette révolution. En 2010, Phumelelo Marali a appris à brasser de la bière grâce au soutien de Lex Mitchell, un maître brasseur sud-africain. Sept ans après, l’entrepreneur est à la tête de la première brasserie d’aéroport de l’Afrique.

    C’est à Johannesburg à l’aéroport international de Tambo que Phumelelo Marali fait montre de sa connaissance. « Toute la préparation de la bière est fait ici. Nous permettons à nos clients de voir le processus », explique le fondateur de Airport Craft Brewers. Le nombre des clients de la brasserie a considérablement augmenté depuis sa création. Phumelelo Marali brasse désormais chaque semaine près de 20 000 litres de bière. « Il nous faut satisfaire une clientèle composée de plusieurs nationalités », précise-t-il.

    La qualité pour mieux concurrencer

    À part Phumelelo Marali, d’autres brasseurs sud-africains qui se sont lancés sur le marché de la bière artisanale comptent augmenter leur volume de production. Alors que certains envisagent brasser jusqu’à 100 000 litres de bière par mois, d’autres misent déjà sur l’exportation. C’est le cas de Luca Tooley, 28 ans, fondateur de la brasserie Zwakala basée au nord-est du pays dans la province du Limpopo.

    « Nous allons exporter vers les États-Unis », confie le jeune brasseur. En attendant, Luca Tooley a déjà signé un contrat avec l’entreprise sud-africaine de la restauration Nando’s. « Ils vont proposer nos bières dans leurs restaurants américains », explique le chef de la brasserie Zwakala.

    Même si depuis 2010, les brasseurs ont vu leurs ventes triplées, les bières artisanales représentent seulement moins de 5 % des bières vendues dans le pays. Il s’agit désormais pour eux d’occuper dans les cinq prochaines années 10 % des bières vendues sur le marché. Mais également de vendre dans la sous-région, notamment au Zimbabwe et en Zambie.

    La trentaine dépassée, Tsikwe Molobye est aussi brasseur. Il prévoit lancer une bière destinée à « la population noire aisée du pays. Selon de nombreux industriels, l’émergence de la classe moyenne devrait étendre le marché de la bière artisanale en Afrique du sud et dans les autres pays de l’Afrique australe ».

    Malgré tout, la qualité n’est pas toujours de mise et certaines brasseries ont déjà été critiquées pour les bières fabriquées. Lucy Corne qui est blogueuse a déjà écrit des chroniques sur la plupart des bières qu’il a testées. Ce qui est sûr, « je ne dépenserai pas mon argent sur les productions de plus de cinquante brasseries parmi les 200 que compte l’Afrique du Sud », prévient-elle.

    Outre les critiques sur la qualité de leur production, les brasseries artisanales font désormais face à une rude concurrence des brasseries industrielles. Il y a quelques mois, le Néerlandais Heineken a acquis Soweto Gold, l’une des bières artisanales les plus vendues du pays. Quant à la South African Breweries (SAB), la brasserie nationale, elle a dorénavant développé sa propre ligne artisanale.

  • Des Africains envisagent le rachat d’une Banque en Angleterre

    Des Africains envisagent le rachat d’une Banque en Angleterre

    FirstRand la banque sud-africaine a annoncé vouloir obtenir l’acquisition de Challenger Aldermore Group avec une offre indicative de 1,3 milliard de dollars.

    L’annonce du rachat d’Aldermore intervient dans un contexte où les actions de la banque britannique ont subi une forte hausse début novembre. Pour obtenir l’acquisition de Challenger Aldermore Group, la banque sud-africaine évalue les conditions de mise en place d’une institution de dépôt durable à long terme pour financer sa stratégie de croissance et de diversification des revenus de ses activités au Royaume-Uni.


    Challenger Aldermore Group dispose d’un modèle d’exploitation unique


    Pour les responsables de la FirstRand, il s’agit d’un moyen propice pour la banque d’atteindre son objectif qui est de mettre en place une franchise de dépôt durable. Selon eux, Challenger Aldermore Group dispose d’un modèle d’exploitation unique avec un positionnement sur le marché et sa capacité à attirer des dépôts.

    Financer l’automobile et l’assurance

    Aldermore a indiqué avoir reçu la proposition indicative de FirstRand. Pusieurs expert estime qu’un rachat de la banque britannique constituerait une bonne opération pour FirstRand. Cette dernière a en effet connu une évolution dans le secteur technologique et pourrait se maintenir sur le marché britannique. Selon des analystes, FirstRand a besoin de conquérir d’autres marchés pour combler « l’insuffisance d’opportunités en Afrique du Sud ».

    Pour l’heure, des discussions continuent entre les deux entreprises. FirstRand devrait faire une proposition définitive à Aldermore avant le 10 novembre. Les actionnaires pourront après approuver l’opération. Si le rachat est réalisé, la banque sud-africaine va pouvoir déployer ses capitaux sur le marché britannique à l’heure où la croissance économique peine à augmenter en AfriqAldermoreue du sud.


    Créé en 2009 Aldermore compte près de 230 000 clients.


    FirstRand pourrait surtout élargir la gamme de services offerts pour inclure le financement automobile et l’assurance. Créé en 2009 Aldermore compte près de 230 000 clients. Avec le soutien de FirstRand, Aldermore espère remplir sa mission qui est d’apporter plus de concurrence sur le marché banquier, selon Phillip Monks, directeur général d’Aldermore.

     

  • Afrique du Sud: le milliardaire Patrice Motsepe se lance dans les banques digitales

    Afrique du Sud: le milliardaire Patrice Motsepe se lance dans les banques digitales

    Avec une fortune estimée à 1,81 milliard de dollars, Patrice Motsepe, le milliardaire sud-africain veut désormais investir dans la banque digitale en Afrique du Sud.

    Après avoir récemment réussi l’introduction en bourse de sa société financière, le milliardaire sud-africain, 16ème au classement 2017 des 25 Africains les plus riches selon magazine Forbes, se lance désormais dans la banque digitale, un nouveau champ d’action pour l’homme d’affaires. Patrice Motsepe vient d’investir à travers sa société financière African Rainbow Capital (ARC) dans la création d’une banque digitale à Johannesburg baptisée TimeDigital.

    Cette société d’investissement cofondée par la première fortune noire en Afrique du Sud a offert 10 % des parts de la fintech TimeDigital avec une option d’extension de son portefeuille de 5 %. Cette opération a permis à l’établissement d’obtenir une licence délivrée par la South african reserve bank, la banque centrale sud-africaine depuis 1999, selon un communiqué de la nouvelle structure transmis à la presse.

    Cette banque digitale propose un package de services complets aux consommateurs de la classe moyenne ainsi qu’aux petites et micro entreprises. Selon le communiqué, elle devrait être opérationnelle à partir du deuxième trimestre 2018. Si TimeDigital n’aura pas de filiale physique, un partenariat décennal avec le géant sud-africain de la distribution, Pick n Pay (PnP), est néanmoins déjà acté pour avoir des points de présence.

    « Promouvoir la technologie servant à fournir un accès aux services financiers est l’une des façons dont nous prévoyons élargir et approfondir l’inclusion financière en Afrique du Sud et dans d’autres marchés », a déclaré le président de l’ARC, Patrice Motsepe.

    « Notre investissement représente un jalon important de nos projets visant à bâtir un puissant groupe de services financiers panafricains », Patrice Motsepe, président de l’ARC.

    Les fondateurs entendent en faire un véritable centre financier avec, entre autres, des formations pour l’éducation financière des jeunes et des femmes entrepreneures à travers tout le pays. L’objectif est de préparer une de ses cibles qui n’est autre que la population active non ou peu bancarisée. Dans son agenda, TimeDigital prévoit le lancement de son premier produit bancaire d’ici mi-2018. Pour l’instant, le montant exact de son investissement n’a pas été révélé. Pour Motsepe, cela représente un pas de plus dans la mise en œuvre de ses ambitions pour le secteur financier africain.