Catégorie : Afrique du sud

  • Afrique du Sud: le premier film western sera sur les écrans en avril

    Afrique du Sud: le premier film western sera sur les écrans en avril

    En Afrique du Sud, les cinéphiles ont hâte de voir à l’écran le premier film western produit localement, Five Fingers for Marseilles. « Il va redéfinir ce que peut être le cinéma africain », pensent-ils. La sortie est prévue sur le 6 avril prochain.

    Après le succès de « Black Panther » de Marvel qui a mis en lumière le besoin mondial de héros noirs, les critiques et le bouche-à-oreille positif ont contribué à entretenir le buzz autour du film. Et le sentiment est que cela augure bien pour le premier Western de l’Afrique du Sud, « Five Fingers for Marseille ».

    Vuyo Dabula, qui dirige le film avec son rôle de hors-la-loi qui rentre chez lui après 20 ans, a déclaré qu’« il est plus important que jamais pour l’industrie cinématographique de raconter des histoires qui sont enracinées dans la culture des “’gens de couleur”’, ce que l’industrie dans son ensemble a négligé de faire. Nos auditoires ont besoin de voir des histoires de personnages noirs forts, courageux et héroïques. “Five Fingers” est une histoire africaine puissante introduisant un nouveau type de héros africain »

    grâce à une bonne narration et un contenu original, « Five Fingers » a reçu des critiques élogieuses lors de divers festivals à travers le monde. Il a été décrit par un critique américain comme l’un des débuts les plus marquants de ces dernières années et cité comme faisant partie d’une « vague qui redéfinira complètement la perception internationale de ce que peut être le cinéma africain ».

    Le film a également été rendu possible grâce au soutien de la National Film & Video Foundation d’Afrique du Sud et du ministère du Commerce et de l’Industrie, avec le soutien supplémentaire de Dupa Films.

    « Les personnages sont durs, complexes et fiers. Principalement au Sesotho, c’est un conte d’un hors-la-loi inspiré de l’Occident qui rentre chez lui après des années de fuite et trouve une chance de rédemption. Il défie les stéréotypes et met en vedette de puissants héros noirs dans le contexte d’un paysage africain époustouflant », a ajouté le réalisateur Michael Matthews.

    Five Fingers

    Près de la ville coloniale de Marseille, dans le Cap-Oriental d’Afrique du Sud, un groupe d’amis rebelles surnommé les Cinq Doigts utilise des œufs et des lance-pierres bien placés pour chasser la force de police oppressive. Mais quand les flics s’emparent de l’amour d’enfance de Tau, tempéré, il passe de jeter des œufs à des balles tirées.

    Peur de la capture ou pire, Tau s’enfuit, revenant 20 ans plus tard dans une ville, et des amis, transformés par la violence provoquée ce jour-là. Avec les policiers tordus maintenant remplacés par un gang caustique, Tau doit rassembler ce qui reste des Fingers pour défendre une fois de plus leur maison.

    En effet, imprégné de la tradition occidentale, Five Fingers for Marseilles subvertit le genre en plaçant l’histoire au sein de la communauté indigène, avec les colons et les divisions provoqués par le colonialisme.

    Magnifiquement tourné, le film honore les « ancêtres » cinématographiques tout en explorant de nouveaux territoires. Après des années de consultation avec la communauté locale, Five Fingers représente un nouveau style de production cinématographique pour l’Afrique du Sud tout en émergeant comme l’un des meilleurs westerns de l’année et l’un des premiers films les plus convaincants qui sort bientôt.

    D’ici là, les producteurs espèrent que Five Fingers, sera sanctionné du même succès que Black Panther. Sinon presque.

     

  • À 32 ans, ce Sud-africain fait fortune dans la vente de livres d’occasion

    À 32 ans, ce Sud-africain fait fortune dans la vente de livres d’occasion

    Mpodumo Doubaba dirige Pimp my Book. Il fait partie des entrepreneurs africains qui ont réussi à ne partir de rien. Passionné par l’idée d’entreprendre, c’est après son baccalauréat qu’il décide de se lancer dans l’aventure. À l’université, celui qui estime que la volonté compte plus que l’argent, s’inscrit dans la filière comptabilité. Très tôt il se rend compte de l’importance des manuels scolaires. « Mais les manuels se vendaient à un prix très chers dans les magasins », confie-t-il.

    En deuxième année d’université, Mpodumo Doubaba fait le choix de recourir à des livres d’occasion. Le jeune entrepreneur décide donc de mettre des affiches dans les couloirs de l’université pour annoncer qu’il était disponible à aider ses pairs à vendre leurs vieux manuels. Il lance ainsi en 2006 Pimp my Book. « J’ai commencé dans ma chambre-dortoir à l’université du Cap. J’ai demandé à mes amis et colocataires si je pouvais leur vendre leurs manuels pour une commission. Quelques semaines après mon dortoir était rempli de livres », explique-t-il.

    Partenariat avec les universités

    Pendant deux, l’étudiant vend des livres dans sa chambre. « Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai réalisé que j’avais une entreprise viable », se rappelle-t-il. Avant d’affirmer : « La chose la plus difficile à faire dans l’entrepreneuriat est de commencer. Une fois que vous commencerez, vous ferez beaucoup d’erreurs, les choses tourneront mal, mais vous devez commencer pour que les gens puissent vous soutenir »,

    Quelques années après sa formation universitaire, le jeune entrepreneur ouvre alors un magasin. Les étudiants défilent dans son magasin et ses attentes sont satisfaites. En parallèle, il entre en négociation avec les universités du pays dans le but d’installer des magasins de vente sur leur campus.

    Large clientèle

    Plus de dix ans après, Pimp My Book prospère. L’entreprise s’est installée à l’université de Johannesburg, de Stellenbosch et de Pretoria. Elle enregistre un chiffre d’affaires annuel de 7 millions de rands. Pour Mpodumo Doubaba, « ce n’est pas seulement le rôle du gouvernement de trouver des solutions. Les entreprises et les entrepreneurs devraient également donner un coup de main ».

    L’entrepreneur a diversifié les produits de son entreprise. Pimp my Book propose également des sacs, des tablettes et des ordinateurs portables. Accréditée par le programme national d’aide financière aux étudiants, Pimp My Book a réussi à marquer de grands clients comme Allan Gray, en fournissant des livres pour les étudiants boursiers de l’entreprise. Un succès qui réjouit Mpodumo Doubaba. Nommé innovateur de l’année 2017 dans son pays, il envisage de couvrir toute l’étendue du territoire avec ses services.

  • Afrique du Sud: Aerobotics, des drones et satellites pour booster l’agriculture

    Afrique du Sud: Aerobotics, des drones et satellites pour booster l’agriculture

    L’Afrique dépense chaque année plus de 35 milliards de dollars pour importer de la nourriture. Aujourd’hui, une start-up du Cap essaie de réduire cette facture en développant des drones intelligents pour aider les agriculteurs à augmenter leurs rendements.

    Environ 60% des Africains vivent dans les zones rurales, et ces communautés dépendent fortement de l’agriculture. Il est donc sans doute important de stimuler la productivité et d’améliorer l’accès aux outils modernes et à l’information sur la gestion des terres. À cette fin, Aerobotics est une innovation qui séduit les agriculteurs en Afrique du Sud, pays constamment secoué par la sècheresse.

    Des drones et satellites mis en contribution

    Fondée par James Paterson, la jeune entreprise espère résoudre certains de ces problèmes urgents. Selon l’entreprise, son application utilise l’intelligence artificielle et des algorithmes pour transformer l’imagerie des satellites et des drones en informations utiles dans le but d’aider les agriculteurs à identifier les zones problématiques dans les champs.

    Grâce à une caméra, les agriculteurs peuvent localiser chaque zone problématique en utilisant les coordonnées GPS. L’application, disponible sur Apple et Android, permet également de prendre des notes, des photos, ou encore de suivre les progrès de chaque zone affectée afin que les agriculteurs puissent mieux gérer leur temps et leurs ressources sur une base régulière, réduisant ainsi le gaspillage dans l’irrigation et la lutte antiparasitaire.

    En réalité, les images satellites sont utilisées pour mettre en évidence les tendances à plus long terme, tandis que les drones volent à des moments précis de la saison pour obtenir des informations plus détaillées.

    James Paterson a grandi dans une ferme fruitière près du Cap avant d’obtenir un Master en Aéronautique et Astronautique. En 2014, il a commencé à construire des drones dans son garage avec le cofondateur Benji Meltzer.

    Aerobotics promet à ses clients que les rendements vont augmenter jusqu’à 10%. La startup est désormais présente dans 11 pays, dont les États-Unis, la Russie et le Royaume-Uni. Avec près de 200 clients dans le monde (environ 85% en Afrique du Sud), les promoteurs prévoient d’étendre rapidement leurs équipes de développement commercial et le logiciel.

    Le potentiel précoce de l’entreprise a attiré l’attention du géant américain Google. La jeune équipe d’innovateurs vient de rentrer du programme Launchpad Accelerator de la société.

    Désormais, Aerobotics travaille à améliorer sa technologie afin de pouvoir promettre à ses clients des récoltes encore plus importantes.

  • L’entrepreneur qui contrôle le marché de l’antivirus en Afrique a commencé dans un garage

    L’entrepreneur qui contrôle le marché de l’antivirus en Afrique a commencé dans un garage

    Son histoire peut paraître invraisemblable. Justin Stanford fait partie de ces entrepreneurs qui ont réussi en renonçant aux études. Ce Sud-africain a décidé à moins de vingt ans de ne pas terminer ses études secondaires pour se consacrer à son rêve. Déménager dans la ville de Cap et entreprendre dans le domaine d’Internet. «Je voulais devenir un entrepreneur en technologie et je voulais le faire maintenant.

    J’étais obsédé par l’idée et j’ai perdu tout intérêt pour l’école. Je suis allé du haut en bas de la classe, et tout le monde était inquiet pour moi. Mais j’étais déterminé », explique-t-il. «J’avais 17 ans, j’ai réussi à convaincre mon père. Mais je n’avais pas de voiture, je n’avais pas d’argent et pas d’accès à Internet », ajoute-t-il.

    Justin Stanford convainc ensuite le directeur de son école qui accepte de l’héberger. C’est là qu’il vit en autodidacte. Il fait son propre programme d’études, axé principalement sur l’amélioration de ses compétences de codage, la recherche sur Internet et la découverte de tout ce qu’il pouvait sur la sécurité Internet. Un pari réussi. Justin Stanford est aujourd’hui l’un des jeunes entrepreneurs les plus en vue de son pays. Celui qui est investisseur et un capital-risqueur sont également conseillers ou investisseurs de différentes entreprises dans l’industrie de la technologie.

    Investisseur

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    Toutefois, le succès de ce trentenaire qui se passionne pour les initiatives privées n’a pas été immédiat. Après quelques années de tentatives infructueuses, il finit par s’imposer et lancer avec succès une société panafricaine basée sur Internet dans un garage de la banlieue du Cap, centrée sur le thème émergent de l’Internet. Depuis, Justin Stanford s’implique dans la création des startups et des entreprises technologiques en Afrique du Sud. Justin Stanford contrôle près de 5% du marché de l’antivirus en Afrique australe. Il détient en effet les droits de distribution du logiciel antivirus ESET qu’il exploite en Afrique australe.

    Il vend également dans une vingtaine de pays d’Afrique subsahariens des produits de sécurité Internet. Sa société ESET Southern Africa fait plus de 10 millions de chiffres d’affaires chaque année. Une quinzaine d’années d’expérience qui permettent à cet entrepreneur de conseiller et d’investir dans des sociétés nationales et étrangères. « J’adore les start-ups, c’est ma passion. J’aime construire de nouvelles choses », fait-il savoir. C’est désormais au 4D Innovations Group qu’il se consacre. L’homme a fondé ce groupe d’investissement mondial et s’illustre dans le capital-risque.

    Préoccupé par le développement de son pays, il a lancé avec d’autres collaborateurs en 2009 la Silicon Cape Initiative, une organisation qui vise à créer une communauté dynamique de jeunes entreprises en Afrique du Sud qui rassemble divers investisseurs. Souvent classé parmi les meilleurs jeunes entrepreneurs du continent par des magazines, Justin Stanford est également un homme influent dans son pays.

  • Les ‘ghettos’ sud-africains font peau neuve grâce à cet entrepreneur

    Les ‘ghettos’ sud-africains font peau neuve grâce à cet entrepreneur

    Avec son esprit entrepreneurial, Jonathan Liebmann fait partie de ceux qui revitalisent le centre-ville de Johannesburg. A 18 ans, il avait déjà une certaine expérience dans la propriété, ayant acheté, rénové et vendu quelques appartements. « Je dirige des entreprises depuis l’âge de 15 ans, mais ce n’est que lorsque j’ai réalisé que j’étais passionné par le développement immobilier que je suis vraiment devenu le mien », affirme celui qui a étudié les affaires et la comptabilité à l’Université de Monash.

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    Avec sa société Propertuity fondée en 2007, ce Sud-africain a fait renaître la cité Maboneng un quartier de Johannesburg. Jonathan Liebmann a transformé une zone interdite en une communauté urbaine branchée et dynamique. Maboneng abrite des appartements urbains modernes et des lieux de rencontre sur le toit où de jeunes professionnels, des créatifs et des entrepreneurs prendre le soleil couchant sur les toits de la ville. Il y a des galeries d’art, des espaces de travail collaboratif, des cinémas, et il y a un mélange éclectique de gens dans la rue – des touristes internationaux et des expatriés révolutionnaires, des gens d’affaires, des étudiants et des artistes.

    Quartier culturel

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    Avant le projet de Jonathan, Maboneng était un quartier délaissé. En prenant le devant de la reconstruction du quartier, l’entrepreneur est devenu célèbre dans son pays. Mais lui se montre modeste et souhaite qu’on ne résume pas Maboneng à lui seul. « Le quartier, ce sont les gens qui vivent, travaillent et aiment ça ici: son énergie et sa personnalité viennent d’eux. Un lieu ne peut jamais être celui d’une seule personne », explique celui qui a déjà dirigé une entreprise de nettoyage et une entreprise de café mobile.

    Notre portefeuille est composé à 60% de logements, 20% d’industriels, 10% de commerciaux, 10% de commerces de détail. L’idée est d’avoir une communauté complète et durable qui offre tout. Les gens veulent un espace intégré où ils peuvent descendre, regarder un film, manger dans un restaurant, se promener partout et faire du vélo », explique l’entrepreneur.

    Visionnaire

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    A Maboneng, des dispositions sont prises sur le plan sécuritaire par Propertuity. « Nous avons mis en place un certain nombre de mesures de sécurité discrètes telles que les gardes de sécurité privée, et nous avons travaillé dur pour favoriser l’interaction de la communauté. Il est important dans tout quartier que les gens se connaissent », insiste Jonathan Liebmann qui souhaite se concentrer sur le développement du quartier.

    Des appels lui sont faits pour « faire revivre » d’autres villes sud-africaines. « Je ne veux pas prendre de l’avance sur moi-même. Je ne veux pas devenir l’un de ces développeurs qui parlent de plans d’expansion fous. Il y aura du temps à l’avenir pour explorer les possibilités de reproduire le modèle ailleurs, mais ce n’est pas le moment », considère ce trentenaire qui est l’un des propriétaires fonciers les plus connus du pays.

     

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  • Ncumisa Jilata [30 ans], elle est la plus jeune neurochirurgienne d’Afrique

    Ncumisa Jilata [30 ans], elle est la plus jeune neurochirurgienne d’Afrique

    Elle a 30 ans et est à ce jour la plus jeune neurochirurgienne du continent. Cette Sud-Africaine a été formée à Durban. Ncumisa Jilata a étudié entre 2009 et 2017 à l’université Walter Sisulu de Mthatha. L’année passée lorsqu’elle a obtenu sa bourse pour le Conseil des neurochirurgiens d’Afrique du Sud, Ncumisa Jilata a intégré le cercle très fermé des cinq femmes neurochirurgiens dans son pays.

    Mais aussi, la Sud-africaine fait partie depuis un an des 150 femmes médecins et résidents médicales travaillant dans le domaine de la neurochirurgie à travers l’Afrique, selon le dernier sondage de la Fédération mondiale des sociétés de neurologie.

    C’est au lycée qu’elle nourrit le rêve de faire de la médecine. « J’étais déjà au lycée quand j’ai décidé que je voulais devenir médecin, mais à l’époque je ne faisais pas de biologie, donc quand je suis arrivé au matriçage, j’ai dû faire trois années de biologie en une année, en plus des matières que j’avais déjà sélectionnées à partir de la 10e année », affirme-t-elle.

    Source d’inspiration

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    Celle qui explique avoir tout donné pour réussir confie : « Pendant cette période, j’ai découvert le concept d’un neurone, ce qui est incroyable. Le fait que la société dans son ensemble était influencée et contrôlée uniquement par l’existence de cette structure m’a intrigué. C’est à ce moment-là que j’ai su que je voulais devenir neurochirurgien ».

    Depuis qu’elle a obtenu son diplôme de neurochirurgien, elle est devenue un exemple d’esprit brillant, mais aussi très populaire auprès de la jeunesse de son pays. Ncumisa Jilata comprend l’aura qu’elle dégage et ce qu’elle symbolise. C’est pourquoi cette experte de la chirurgie s’emploie à inciter d’autres jeunes et surtout des filles à lui emboîter le pas.

    Son désir est de voir son pays et d’autres États africains former suffisamment de neurochirurgiens qui manquent sur le continent. « Je veux donner du courage aux jeunes, les aider à franchir des barrières et les inviter à s’intéresser à la médecine. J’ai eu la chance d’avoir le Dr Coceka Mfundisi, une neurochirurgienne comme mentor. Elle m’a aidée à devenir ce que je suis », confie-t-elle.

  •  Déçu, Desmond Tutu renonce à son poste d’ambassadeur chez Oxfam

     Déçu, Desmond Tutu renonce à son poste d’ambassadeur chez Oxfam

    Le scandale qui secoue l’organisation humanitaire Oxfam a fait ses échos en Afrique du Sud. Le prix Nobel sud-africain de la paix Desmond Tutu a renoncé à son rôle auprès de l’ONG, après les révélations sur un scandale sexuel impliquant des personnels d’Oxfam en Haïti.

    La démission de Desmond Tutu est survenue au milieu du scandale au sein de l’organisation de charité, qui a admis jeudi passé avoir réembauché un des travailleurs déjà limogés pour inconduite sexuelle à la suite du tremblement de terre en Haïti en 2010.

    Dans un communiqué, l’archevêque a déclaré être « profondément déçu » par le scandale sexuel qui touche l’ONG, et « attristé par l’impact des allégations sur les milliers de bonnes personnes qui ont soutenu le travail juste d’Oxfam ».  Ce communiqué précise que l’archevêque émérite a décidé de démissionner à la suite d’allégations d « immoralité et de criminalité possible » impliquant des travailleurs humanitaires à Oxfam. C’est à la suite de cela qu’il écrit à l’organisme de bienfaisance « pour informer de sa démission en tant qu’ambassadeur mondial. » Lui, qui a soutenu le bon travail d’Oxfam International pendant de nombreuses années, tout récemment en tant qu’un de ses ambassadeurs mondiaux.

    Oxfam, un scandale qui bouleverse

    En effet, le journal The Times a rapporté vendredi dernier que certains membres du personnel d’Oxfam avaient payé pour des relations sexuelles avec des prostituées en Haïti après le tremblement de terre de 2010. Si Oxfam n’a ni confirmé ni infirmé ces accusations spécifiques, cette ONG qui est l’une des plus grandes organisations de charité au monde a déclaré qu’une enquête interne avait confirmé en 2011 une inconduite sexuelle et s’était excusée. Toutefois, l’ancien directeur de l’organisation caritative pour Haïti, a nié certaines des accusations portées contre lui dans une lettre ouverte à une radio dans sa Belgique natale.

    L’atmosphère de chaos autour d’Oxfam s’est également approfondie alors que l’organisation admettait une « grave erreur » en réengageant l’un des accusés d’inconduite sexuelle en tant que consultant en Éthiopie.

    Âgé de 86 ans, le Sud-Africain, considéré comme une figure clé du mouvement antiapartheid, a pris sa retraite en tant que chef d’église et n’est plus dans vie publique en 2010, mais continue à travailler avec les Aînés, un groupe de personnalités internationales, et à représenter Oxfam.

    Avant le Sud-africain, le chanteur sénégalais Baaba Maal et l’actrice britannique Minnie Driver avaient annoncé leur démission de leur rôle d’ambassadeur d’Oxfam.

  • Piratage via le Bitcoin, une startup sud-africaine monte au créneau  

    Piratage via le Bitcoin, une startup sud-africaine monte au créneau  

    En 2015, la série Game of Thrones avait dépassé le record de téléchargement illégal après la sortie du sixième épisode de sa saison 5. Au compteur, 3,5 millions de téléchargements illégaux en moins de 24 heures. Pis, ce chiffre ne comptabilisait alors que les téléchargements en « peer-to-peer », ne prenant pas en compte le streaming.

    En fait, ces genres de piratages de fichiers numériques qui échappent au bénéfice des producteurs de contenus sont légion. Le phénomène prend d’ailleurs de l’ampleur, avec de nouvelles technologies qui facilitent le piratage.

    C’est précisément pour s’attaquer à ce problème que Custos Media Technologies a été créée en 2014 par des membres du staff de l’université de Stellenbosch en Afrique du Sud, avec pour mission d’offrir aux propriétaires de contenus, des solutions permettant de distribuer et de gérer leurs œuvres en toute sécurité.

    Custos vise ainsi l’intégralité du marché de la protection d’œuvres digitales dont elle a détecté le potentiel, et auquel elle propose d’utiliser la blockchain comme technologie de tracking, afin de lutter contre le téléchargement illégal.

    Pour Van Rooyen, initiateur du projet, la startup doit s’adresser aux marchés pour lesquels le téléchargement illégal constitue un problème prégnant. Actuellement, la jeune entreprise veut également mettre le cap sur le marché du e-book, comme en témoigne son partenariat avec Erudition Digital, entreprise spécialisée dans la publication d’e-books portant sur des sujets variés et dont certains sont dotés de fonctionnalités interactives.

    Depuis sa création, l’entreprise travaille à la création d’une technologie qui combat le piratage à l’aide de la blockchain bitcoin. Et grâce à cette nouvelle technologie, Custos est capable d’identifier les personnes spécifiques responsables de la fuite illégale de fichiers en utilisant une technique de retraçage.

    Technique de traçage

    Le génie de Custos media réside dans cette capacité à traquer les pirates de fichiers numériques. En effet, Custos incorpore des codes de bitcoins en filigrane dans les vidéos ou films, au travers d’un procédé qui n’altère en rien la qualité de ces derniers.

    Il utilise la méthode du « chasseur de primes », où les personnes qui trouvent des fichiers piratés sont récompensées pour avoir trouvé de nouvelles infractions.

    Chaque code est personnalisé avant que le contenu ne soit envoyé à son propriétaire. De cette façon, si un contenu venait à échapper au contrôle de son destinataire, alors la personne ayant téléchargé illégalement l’œuvre débloque sans le savoir la prime en bitcoin qui était alors intégrée.

    Dès lors, le bitcoin ainsi généré peut être traqué et localisé par Custos, grâce à la technologie de la blockchain, et l’identité du pirate communiquée au détenteur des droits (producteur, maison d’édition, etc.). Ce dernier peut alors prendre les mesures qu’il jugera nécessaires.

    Succès

    En dépit de tout le battage publicitaire, Von Rooyen indique que le projet est encore à ses « premiers stades ». Selon lui, Custos a été en mesure d’attraper un bon nombre de pirates. Il précise également que la majorité des chasseurs de primes sont des étudiants des pays en développement qui prennent au sérieux la récompense de 5 à 10 $ de bitcoin.

    Rooyen explique que Custos s’appuie sur plusieurs utilisateurs anonymes qui disposent des informations dont les clients ont besoin et que bitcoin, selon lui, est un moyen idéal de les payer anonymement.

  • GoMetro, la startup qui a révolutionné le transport commun en Afrique du Sud

    GoMetro, la startup qui a révolutionné le transport commun en Afrique du Sud

    Fondée en septembre 2012 par Justin Coetzee et située à Cape Town en Afrique du Sud, GoMetro est une start-up membre de la Silicon Cape Initiative dont la vocation est d’améliorer la mobilité des utilisateurs et de faciliter l’utilisation des transports en commun par les 19 millions d’habitants concernés. Depuis, l’entreprise fait florès.

    Quand le Sud-Africain Justin Coetzee lançait en 2012 son premier système d’information sur les transports publics en temps réel en Afrique du Sud, Go Metro n’était qu’une startup comme ces centaines d’autres, hébergées à la Silicon Cape.

    « Toute personne qui dépend des transports en commun a probablement connu cette période où, vous êtes là, à la gare, vous ennuyant, regardant une horloge pour vérifier l’heure » se rappelle Justin Coetzee, période qui avait précédé l’apparition de son application.

    C’était en 2011, quand il a commencé à utiliser les transports en commun au Cap pour se rendre au travail. « Les trains de MetroRail [le plus grand système de transport formel en Afrique du Sud, NDLR], connaissaient des retards de service chroniques et un frappant problème de communications, menant à des  manifestations d’humeurs » ajoute l’entrepreneur, Ingénieur des transports de formation. De là, nait l’idée de réguler la situation avec son application Go Metro.

    Définit par son concepteur, Go Metro est une société très ‘green’ qui vise à faciliter la prise de décision pour ses utilisateurs, en trouvant une solution au problème de communication et d’accès aux données autour des transports en commun, en particulier de MetroRail.

    En effet, le principal but de l’application est de résoudre les nombreux problèmes de mobilité en Afrique du Sud par le biais notamment d’une application et de nouvelles plateformes d’échange d’information en temps réel comme la  GoMetro TV par exemple. Le  système d’information sur le transport public basé sur le mobile fournit aux  ‘’navetteurs’’ des mises à jour en temps réel sur les retards, afin qu’ils puissent choisir de prendre d’autres moyens de transport ou prendre d’autres dispositions.

    Cette plateforme interactive donne un aperçu rapide de l’état de la circulation, des horaires et retards des trains et des bus, avec en prime, la possibilité de calculer le prix des déplacements ou encore d’envoyer un message pour prévenir d’un éventuel retard à un rendez-vous déterminé d’avance. L’application a su connecter les villes de façon beaucoup plus efficace.

    En début d’année 2017, la startup  s’est jointe à PitchDrive pour entreprendre une tournée de financement de capital-risque en Europe, qui comprenait des présentations à Londres, Amsterdam, Berlin, Zurich et Paris. Une tournée qui a visiblement porté ses fruits.

    Succès

    Le service a été approuvé et accepté par Metrorail, qui exploite des services de trains de banlieue dans les principales zones urbaines d’Afrique du Sud, et s’est rapidement développé pour desservir des millions de navetteurs réguliers. Mais bien encore, la firme a reçu le soutien d’investisseurs de renom tels que Michael Jordan, Michael Pfaff, Derek Prout-Jones et Kevin Harris.

    En 2014, l’entreprise a été lauréat du prestigieux prix du ‘’Best Innovation in a Growth Market” au San Francisco Mobile Global Forum pour son application Metrorail. L’année suivante, GoMetro fait encore apparition sur les grands podiums en remportant le prix “Global Best Practice Award in Transportation Value Added Services” du « Frost & Sullivan », pour sa capacité à appréhender les changements et à toujours proposer de nouvelles solutions à ses 300 000 utilisateurs mensuels.

    En fin d’année 2017 d’ailleurs, GoMetro a été choisie comme l’une des rares startups de transport à rejoindre le programme d’accélérateur Intelligent Mobility du Royaume-Uni, qui vise à « réviser radicalement » les systèmes de transport mondiaux. Un accélérateur qui est conçu pour « attirer des start-ups à fort potentiel de croissance dans la chaîne d’approvisionnement du transport au Royaume-Uni, tout en les aidant à devenir des entreprises de premier plan », peut-on lire sur leur site Internet.

    Le programme vise à améliorer les transports, en intégrant des thématiques telles que l’open data, l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes.

    Ce énième succès constitue pour la startup, un « carburant de fusée » s’en est réjoui le promoteur Justin Coetzee.

  • Homosexualité: Inxeba, le film de toutes les polémiques en Afrique du Sud

    Homosexualité: Inxeba, le film de toutes les polémiques en Afrique du Sud

    Jamais un film n’aura suscité de critiques dans la nation arc-en-ciel. Et pour cause, le film Inxeba (Les Initiés) projeté depuis quelques semaines n’est pas bien accueilli. Il relate l’histoire d’un groupe d’adolescents rassemblés dans un camp d’initiation. Ils suivent des rites traditionnels censés faire d’eux des hommes. Inxeba montre les étapes de cette cérémonie traditionnelle. Mais le film s’attarde surtout sur la relation particulière qui lie deux garçons du groupe. Ces deux derniers sont amoureux l’un de l’autre et vivent leur amour en cachette. Au fur et à mesure que les rituels se déroulent, le film évoque également toutes les actions des deux garçons qui font notamment l’amour.

    En Afrique du Sud où les secrets autour de ce genre de rituels sont bien gardés, peu ont apprécié le fait que Inxeba traite de ce sujet. Le film a provoqué l’indignation d’une bonne partie de la population à sa sortie. Les acteurs du film ont été menacés. Il leur est reproché d’avoir levé le voile sur une partie de cette cérémonie qui fait passer les adolescents à leur statut d’homme. Le réalisateur et son équipe ont également été critiqués par certains chefs traditionnels. Le roi xhosa a par exemple indexé le fait que Inxeba révèle les secrets jalousement gardés d’une tradition qui a réussi à supporter l’oppression et la modernisation.

    Un film qui bouscule

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    « Il n’est pas acceptable de plonger subjectivement dans des traditions et des pratiques dont vous n’êtes pas membre, sous prétexte de susciter le débat et l’engagement », s’indignent Lwando Xaso et Zukiswa Pikoli, deux écrivains xhosa. Les deux auteurs reprochent au réalisateur du film, John Trengrove, un Sud-Africain blanc, d’avilir « le peuple xhosa ». Cela, malgré que John Trengrove ait écrit le scénario du film avec l’auteur Thando Mgqolozana fondateur lui-même d’un festival littéraire noir.

    Les critiques à l’endroit du film portent surtout sur l’amour entre deux garçons dont les actions intimes sont montrées par moments. Pour certains critiques de cinéma, John Trengrove a eu l’audace de traiter dans son premier long-métrage de traité de deux tabous en pays xhosa. « Il est important que le contenu que nous produisons perturbe et propulse le public vers l’introspection. Le film met l’accent sur des aspects importants de notre culture et de nos traditions, tout en abordant les questions d’actualité liées à l’identité, à la masculinité et à la sexualité », déclare pour sa part un réalisateur sud-africain.

    De son côté, John Trengrove a expliqué que le film n’a pas été réalisé pour « plaire à tous ». « Pour être honnête, ce ne serait pas un moment satisfaisant si ce n’était que de l’amour et de la bonne volonté que nous avons reçue du public sud-africain au cours des dernières semaines », a-t-il conclu.