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  • Éthiopie: découverte d’un gisement d’or inexploité de 46 tonnes

    Éthiopie: découverte d’un gisement d’or inexploité de 46 tonnes

    Si Hailé Sélassié, empereur d’Éthiopie de 1930 à 1974, pensait que son pays avait le potentiel de devenir un leader mondial de l’or, il n’a peut-être pas tort. Asosa, une zone située à l’ouest de l’Éthiopie, non loin de la frontière soudanaise, pourrait être l’emplacement de la plus ancienne mine d’or au monde. C’est en tout cas ce que présentent les résultats des recherches géologiques dans cette zone.

    La zone d’Asosa est composée de plaines, de vallées accidentées, de crêtes montagneuses, de ruisseaux et de rivières. Densément végétalisée, cette zone qui fait partie de la région de Benishangul-Gumuz en Éthiopie est recouverte de sites archéologiques contenant des indices sur la façon dont les gens y vivaient il y a des milliers d’années, ainsi que de vieilles fosses et tranchées minières.

    Datant de 6000 ans, Asosa a fourni une source clé d’or à l’empire égyptien antique, dont la grande richesse était mondialement connue. Aujourd’hui, les résultats des recherches relancent les perspectives. Certains habitants locaux vivent déjà de la prospection, et plusieurs sociétés minières ont également été actives dans la région au cours des dernières années.

    Éthiopie, prochain grand exploiteur de l’or ?

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    L’exploitation plus substantielle des richesses de la région remonte à l’invasion italienne des années 1930. Les Italiens ont exploré le district aurifère de Welega et le sud-est d’Asosa. Mais quand le gouvernement révolutionnaire Derg fut plongé dans la guerre civile, l’extraction de l’or a disparu de l’ordre du jour pendant une décennie et demie. Il a fallu attendre le début des années 2000 avant que le gouvernement ne commence à accorder des permis d’exploration.

    En effet, si plusieurs mines sont en activité dans le pays, aucune d’elles n’est à Asosa. Le bénéficiaire des efforts italiens des années 1930 à Welega est la prospection aurifère Tulu Kapi, contenant 48 tonnes d’or. Ce dernier a été acquis en 2013 par le groupe minier chypriote KEFI Minerals pour une valeur d’environ 2,3 milliards de dollars américains.

    Quant à Asosa, la société égyptienne ASCOM a réalisé une importante découverte aurifère dans la zone en 2016. Elle a publié une première déclaration de ressources qui revendiquait la présence de 48 tonnes d’or. Pourtant, cela pourra n’être que le début.

    Explications

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    Selon l’explication technique fournie par les chercheurs, la géologie de la zone d’Asosa est caractérisée par divers types de roches volcaniques et sédimentaires qui ont plus de 600 millions d’années. La région a été intensément déformée par les forces géologiques, ce qui a entraîné des failles de plusieurs kilomètres à de minuscules fissures.

    Certaines de ces veines contiennent du quartz, et c’est principalement là que l’or de la région s’est accumulé. En réalité, l’or provenait de matériaux fondus au plus profond de la Terre qui se frayait un chemin vers le haut au cours d’un processus connu sous le nom de subduction. C’est ce qui explique par exemple les gisements d’or dans les arcs insulaires comme en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

    De fait, les chercheurs en sont convaincus : il y a plus d’or de classe mondiale dans cette région. Selon ceux-ci, il n’est pas exagéré de dire que le potentiel aurifère de l’Éthiopie pourrait rivaliser avec celui de l’Afrique du Sud, ce qui placerait le pays dans le top cinq des pays producteurs d’or dans le monde. Cependant, il existe encore des défis importants.

    Faire face à la bureaucratie gouvernementale peut être difficile. Dans une zone comme Asosa, il y a des espèces sauvages à éviter, comme les serpents venimeux, les babouins et même les singes. L’extraction de l’or ayant déjà une très mauvaise réputation internationale pour les dommages environnementaux, Asosa pour se plier aux mêmes conséquences.

  • Pourquoi visiter l’Afrique malgré les perceptions négatives?

    Pourquoi visiter l’Afrique malgré les perceptions négatives?

    Si le continent africain fait l’objet de nombre de clichés et de préjugés, il reste néanmoins une terre convenable pour les aventures.

    L’Afrique continue d’être une destination privilégiée pour nombre de touristes et ce n’est pas le dernier rapport du Baromètre mondial du tourisme de l’OMT qui fera la preuve du contraire.

    Ce rapport récemment paru jette plus de lumière sur les visites touristiques internationales accrues de l’Afrique pour l’année 2017. Le rapport a noté que l’Afrique a combiné son rebond 2016 et atteint un record de 62 millions d’arrivées internationales l’année dernière.

    Dans cette perspective, l’Afrique du Nord s’est redressée avec une augmentation de 13 % des arrivées et de 5 % en Afrique subsaharienne. En fin de compte, Baromètre mondial du tourisme a enregistré la plus forte arrivée de touristes internationaux dans le monde, avec une augmentation de 7 % en 2017 et l’Afrique devrait continuer de croître de 5 % à 7 % en 2018.

    En clair, l’Afrique a attiré plus de touristes dans la région au cours des dernières années. Et ceci, même son image est présentée par les grands médias comme un continent très pauvre, fragilisé par nombre d’épidémies et déchiré par la guerre. Mais pourquoi l’Afrique attire malgré tout ?

    Pour répondre, voici cinq éléments qui motivent les gens à venir en Afrique.

    Tourisme

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    Le tourisme est sans doute le premier point qui attire en Afrique. Bien de gens optent pour l’Afrique pour de nouvelles aventures. L’Afrique a beaucoup de sites touristiques fascinants comme les chutes Victoria en Zambie et les pyramides de Gizeh, en Égypte. Le Mont Kilimandjaro, la plus haute montagne d’Afrique est un endroit populaire qui attire des touristes de partout dans le monde.

    Opportunité commerciale

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    L’Afrique au cours des dernières décennies semble attirer des gens partout dans le monde à des fins commerciales. Avec une croissance démographique impressionnante et donc un marché de consommation sans cesse grandissant, de grandes villes comme Lagos, Nairobi, Kigali présentent désormais bien d’opportunités alléchantes pour les investisseurs. Il faut noter aussi que l’Afrique est l’une des régions qui possèdent les plus grandes croissances économiques dans le monde.

    Agriculture

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    L’Afrique a de vastes terres relativement moins chères à des fins agricoles, avec des politiques de propriétés terriennes avantageuses. Et cela semble être un facteur de motivation pour s’aventurer en Afrique. Encore que le continent a un climat naturellement favorable à l’agriculture et à l’élevage.

    Le soleil

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    Bien que l’exposition excessive au soleil puisse être dommageable, certaines recherches montrent que le contact avec le soleil améliore réellement le fonctionnement du cerveau et le système immunitaire. Pour des populations dans les pays très froids, l’Afrique sert alors le mieux cet objectif.

    « Motherland »

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    Pour les personnes d’ascendance africaine vivant en dehors de l’Afrique, la visite à la « maison » est un privilège et une opportunité de créer des liens avec leur patrie. Ce déménagement leur permet de découvrir leurs véritables identités tout en renouant avec des proches qu’ils n’avaient jamais rencontrés. Le continent reste un repère.

  • Quel héritage, Calestous, l’apôtre de l’innovation laisse-t-il à l’Afrique ?

    Quel héritage, Calestous, l’apôtre de l’innovation laisse-t-il à l’Afrique ?

    L’éminent universitaire kényan spécialiste de la technologie et du développement, Calestous Juma est décédé à Boston, Massachusetts (États-Unis) ce 15 décembre à l’âge de 64 ans ; un décès qui provoque une vague de chagrin et d’hommages en Afrique et dans le monde.

    En Afrique, Juma est l’une des grandes têtes pensantes de son époque. Et bien entendu dans la mentalité de nombre de ceux qui le connaissent, il le restera, comme on peut le lire à travers des hommages qui ont été rendus à l’écrivain sur les médias sociaux.

    Dans sa première vie de professeur à la Harvard’s Kennedy School, Calestous Juma était connu pour son travail sur l’innovation, et son grand intérêt pour des secteurs tels que l’agriculture, l’éducation, la santé et la croissance économique. En effet, Juma était aimé par de nombreux lecteurs parce qu’il avait un don littéraire unique, selon ses lecteurs. Son langage et ses arguments passionnés permettaient non seulement de relier le discours académique aux problèmes quotidiens et aux vécus, mais aussi d’obliger les lecteurs à approfondir et à mesurer l’impact de la technologie dans leur vie. Son grand mérite, c’est aussi d’avoir rendu les histoires sur l’innovation mondiale et africaine accessible.

    Tout au long de ses livres, essais et articles, l’écrivain savait méticuleusement disséquer des systèmes complexes. Et sur un continent où le récit est presque toujours asymétrique ou unidimensionnel, ses points de vue centrés sur l’Afrique ont été remarquables dans la façon dont ils ont fait ressortir un portrait humain axé sur l’aventure, l’exploration et le but.

    Mais avant d’arriver à ce stade, il fut d’abord un étudiant curieux et brillant. Il combinait des épreuves rigoureuses avec une diligence intellectuelle, produisant un travail qui le rehaussait un peu partout où il passait.

    L’homme

    Né à Busia dans l’ouest du Kenya en 1953, Juma a travaillé comme instituteur et a ensuite été employé comme journaliste au journal Nation.

    Titulaire d’un doctorat en politique scientifique et technologique de l’Université du Sussex au Royaume-Uni, Juma a reçu une reconnaissance internationale pour son travail sur l’innovation technologique, les brevets génétiques et l’impact de la révolution verte en Afrique. Dans le cadre de son travail, il a siégé au jury de prestigieux prix, notamment le Prix Reine Elizabeth pour l’ingénierie, le Prix africain de l’innovation en ingénierie et le Prix de l’alimentation en Afrique.

    Juma, qui était un écrivain prolifique et un utilisateur avide des médias sociaux, en particulier le réseau Twitter, se concentrait sur la façon dont l’Afrique pouvait utiliser les technologies disponibles pour réaliser des résultats positifs dans des domaines de l’énergie, l’éducation, la santé, les transports et l’agriculture. Ses œuvres ont abordé la façon d’utiliser la révolution mobile pour stimuler le développement économique et numérique. Beaucoup ont défendu le commerce, les affaires, la science et la technologie, mais il a également montré l’importance des arts dans le développement du continent.

    Même s’il préconisait l’esprit d’entreprise et le progrès, Juma était également rigoureux envers gouvernements africains, affirmant que l’Afrique ne se développerait pas sans créer les bonnes politiques ou mettre en place l’infrastructure nécessaire.

    Selon le Centre Belfer de Harvard pour la science et les affaires internationales, Juma, qui a siégé au conseil d’administration de plusieurs organisations internationales et a remporté plusieurs prix internationaux pour son travail sur le développement durable, travaillait avant sa mort sur des livres sur l’intégration régionale en Afrique et l’innovation pour le développement économique.

    Ses écrits

    Juma était un homme voué à un sens presque oraculaire, écrivant sur les progrès modernes de la science et de la technologie et sur leur impact sur les pays en voie de développement. Et ce, bien avant que ces idées ne deviennent courantes.

    Dans The Gene Hunters par exemple, livre écrit en 1989, l’auteur a examiné l’éthique de la modification des espèces existantes pour créer de nouvelles plantes et animaux, et comment ce processus évolutionniste présidé par les grandes entreprises aurait un impact sur la production alimentaire et les petits agriculteurs en Afrique.

    Mais Calestous Juma a également abordé d’autres questions. Comme, la « biodiplomatie », qui, selon lui, est l’intersection de l’innovation technologique et des relations internationales. En outre, dans son livre In Land We Trust publié en 1996, il discute du concept de « jurisprudence écologique » sur la propriété foncière et l’utilisation durable des ressources naturelles, alors que dans The New Harvest (2010), l’auteur a montré comment les hausses des prix alimentaires pourraient déclencher des crises de sécurité nationale comme les manifestations du Printemps arabe, offrant un modèle pour une issue. De fait, dans ses nombreux écrits, l’homme a une source d’inspiration assez profonde.

    Dans son dernier livre Innovation and its Enemies, Calestous s’est inspiré de 600 ans d’histoire économique pour expliquer certains des obstacles et des préjugés psychologiques qui ont brisé l’adoption technologique. Il a expliqué à base d’anecdotes bien conçues pourquoi les gens résistent encore à l’innovation. Le livre a passé en examen les problèmes sous-jacents pour savoir pourquoi les innovations utiles créent des tensions sociales et comment elles sont finalement acceptées dans le courant dominant. Il a essentiellement montré comment l’entrepreneuriat et l’innovation étaient, après tout, un processus créatif : d’abord moqués, puis évités combattus et finalement acceptés.

    Pourtant, Juma était encore capable de percer et d’atteindre une reconnaissance mondiale pour son travail. À travers ses livres, il est venu à bout de montrer comment l’Internet des Objets, l’apprentissage numérique et les mouvements open-source offraient tous des opportunités d’inclusion, de collaboration et, surtout, d’amélioration des vies. Et c’était cette capacité à exprimer de manière créative, intelligente et compatissante des idées qui manqueront désormais beaucoup plus aux lecteurs.

     

  • L’Afrique en 2018: Elections, Business, Sport […] à quoi s’attendre?

    L’Afrique en 2018: Elections, Business, Sport […] à quoi s’attendre?

    2017 a sans doute été une année mouvementée en Afrique. D’un Liberia où s’est (de nouveau) révélé le plus emblématique footballeur africain George Weah comme désormais comme Chef d’État, en passant par la chute du patriarche Mugabé, sans oublier la crise sociopolitique togolaise, la CAN 2017, la question de l’esclavage en Libye, beaucoup de secousses et d’émotions ont marqué les sociétés. Toutefois, 2018 sera sans doute également une année de grandes mutations sur le continent. À quoi s’attendre ?

    Infrastructure

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    En 2018, l’Afrique devra connaitre une importante évolution en matière d’infrastructure. Au Nigeria, leadeur économique du continent, le réseau de transport devrait être renforcé avec le lancement du réseau Abuja Light Rail, que le président Muhammadu Buhari a déclaré « achevé à 98 % », couvrant 12 stations. Le président a également donné l’assurance que le tronçon Lagos-Ibadan de 1,5 milliard de dollars du Standard Gauge Railway sera terminé en 2018, avec une capacité de deux-millions de passagers par an.

    En Éthiopie, la première phase de l’expansion de l’aéroport international de Bole devrait être achevée cette nouvelle année, dans le cadre d’un développement de 350 millions de dollars destiné à consolider la position du pays en tant que plaque tournante de l’aviation en Afrique de l’Est. De son côté, l’Ouganda ouvrira sa plus grande centrale électrique, l’une des plus grandes centrales hydroélectriques du continent, à Karuma.

    Au Maghreb, la Tunisie poursuit ce qui pourrait devenir la plus grande centrale solaire au monde. Quant à l’Égypte, elle veut accélérer durant cette nouvelle année le travail sur une nouvelle capitale à l’extérieur du Caire, bien qu’il y ait des doutes sur le fait que le mégaprojet de 45 milliards de dollars peut être livré comme prévu.

    Élections

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    Le long règne de Robert Mugabe est enfin terminé et le Zimbabwe doit voter pour un nouveau président en 2018. Le successeur de Mugabe, Emmerson Mnangagwa, a annoncé son intention d’ouvrir une ère plus démocratique, bien que nombre d’observateurs se demandent si les partis d’opposition seraient autorisés à travailler librement. .

    En Égypte, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pourrait suivre la voie de la réélection alors que ses adversaires sont en difficulté. Le président camerounais Paul Biya est aujourd’hui l’un des plus anciens dirigeants de l’Afrique après 35 ans au pouvoir, mais l’homme de 84 ans n’a pas révélé s’il avait l’intention de briguer un autre mandat de sept ans. La Sierra Leone aura certainement un nouveau président, le président sortant Ernest Bai Koroma n’étant plus éligible après deux mandats. Le parti de Koroma a choisi comme candidat le ministre actuel des Affaires étrangères, le Dr. Samura Camara, qui se présentera contre l’ancien chef militaire Julius Maada Bio.

    Le Mali déchiré par la guerre devrait également se rendre aux urnes, bien que les élections régionales aient été reportées pour des raisons de sécurité.

    Entreprise

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    La bataille des applications de taxi sera farouchement menée en Afrique en 2018. Uber a annoncé ses intentions avec une nouvelle base de 20 millions de dollars au Caire. Le géant mondial établit une forte présence à travers les marchés de l’Afrique subsaharienne, y compris l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya. Mais les rivaux locaux comme Little et Africab utilisent leur meilleure connaissance des marchés africains pour se défendre.

    Durant cette nouvelle année également, les gouvernements et les entreprises chercheront à tirer le meilleur parti de « l’économie bleue ». Trente-huit des 54 États africains ont un littoral, mais une grande partie ne parvient pas à tirer profit de leurs ressources marines. Ce qui a d’ailleurs inspiré un sommet des Chefs d’État africains en 2016 tenu à Lomé au Togo. D’ailleurs, l’Union africaine (UA) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) ont défini des plans pour inverser la tendance, par exemple en cultivant la pêche et l’écotourisme.

    Sur un autre plan, l’UA devrait adopter un projet d’accord d’initiative phare, la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), visant à encourager le passage des marchandises, des personnes et des services entre les frontières, gage de croissance et de développement entre les États membres.

    Sécurité

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    La Somalie reste le pays africain le plus touché par la violence des conflits, selon le Projet de données sur les situations et les conflits armés (ACLED), avec plus de 3 000 morts en 2017, dont une attaque terroriste à Mogadiscio qui a tué plus de 300 personnes. Ce pays n’a pas connu de paix durable depuis plusieurs décennies.

    Le soulèvement qui est devenu une guerre civile en Libye montre peu de signes d’apaisement et continue de jeter de nouvelles horreurs, comme le marché des esclaves révélé par le média CNN. L’ONU poursuit les élections pour mettre en place un gouvernement avec une légitimité populaire, tandis qu’une conférence internationale se tiendra en mars pour aider à la reconstruction de Benghazi.

    Le conflit au Soudan du Sud a maintenant fait plus de 50 000 morts, malgré la forte présence de l’ONU dans le jeune pays et les précédents accords de paix entre le gouvernement et les rebelles. Un nouvel accord de cessez-le-feu a été signé en décembre, mais des violations ont déjà été alléguées.

    Au Mali, l’insurrection djihadiste de 2012 n’a pas encore été vaincue par le G5 Sahel, une armée régionale soutenue par la France. Les initiatives de paix ont stagné et les élections ont été reportées, ce qui laisse présager une autre année troublée.

    Autres

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    Les gouvernements et les négociants en matières premières devront faire face à des pressions soutenues de la part des militants anticorruptions à la suite des révélations de l’édition de l’an dernier des « Paradise Papers », avec la probabilité de nouvelles fuites à venir. La saisie de fonds de la famille Obiang en Guinée équatoriale et de la famille Abacha au Nigeria offre un modèle.

    Le Cameroun et la République démocratique du Congo sont parmi les gouvernements africains à avoir fermé l’accès à Internet en 2017, une réponse commune aux troubles. Mais cette approche sera soumise à une pression croissante, car la connectivité devient une attente publique et les économies deviennent plus dépendantes du web. Une ONG a constaté que les fermetures ont couté 237 millions de dollars aux gouvernements africains depuis 2015.

    Dans le domaine sportif, 2018 sera principalement marqué par la Coupe du Monde Russie 2018. Si le Sénégal est l’équipe africaine la mieux classée pour se qualifier, il faut noter que beaucoup de choses peuvent changer d’ici juillet. On attend beaucoup d’un Nigeria renaissant, alors que les espoirs égyptiens sont élevés pour leur première Coupe du Monde depuis 1990, entrainés par la star de Liverpool Mohamed Salah.

  • Technologie spatiale en Afrique: la NASA peut désormais s’inquiéter

    Technologie spatiale en Afrique: la NASA peut désormais s’inquiéter

    L’Afrique n’est pas restée en marge de divers efforts faits notamment par des pays développés pour la conquête de l’espace. Si le continent n’a pas encore envoyé son astronaute dans l’espace comme grande réussite dans le domaine, bien d’efforts sont en train d’être faits.

    Si l’Afrique a été lente à se lancer dans le voyage spatial, les nouveaux projets sur le continent semblent désormais prometteurs. En exemple, le Square Kilometer Array en Afrique du Sud qui vise à construire le plus grand télescope radio du monde. Ce télescope devra aider les scientifiques à brosser un tableau détaillé de certaines des zones les plus reculées de l’espace. Et c’est le désert de Karoo qui abritera le Square Kilometer Array, un groupe de 3 000 antennes paraboliques sur une superficie d’un kilomètre carré.

    Mais l’Afrique du Sud qui a déjà fait de grands efforts dans le domaine scientifique sur le continent n’est pas seule à nourrir de telles ambitions. Au Nigeria également, le leader économique africain, l’agence spatiale du pays prétend avoir formé 300 personnes en niveau doctorat dans cette science et a des plans ambitieux pour développer l’industrie et encourager les programmes spatiaux à travers le continent. Et le pays vise à avoir un astronaute dans l’espace d’ici 2030. Depuis 2003, le Nigeria a lancé cinq satellites qui ont permis d’améliorer les pratiques agricoles, de recueillir des données climatiques et de retracer les prises d’otages par Boko Haram.

    Quant à l’Égypte, elle a l’un des plus anciens programmes spatiaux du continent, avec à son actif, le lancement de plusieurs satellites à bord de fusées russes.

    Genèse

    En 1964, Edward Mukuka Nkoloso, professeur d’école secondaire et directeur autoproclamé du programme spatial national de la Zambie, avait l’audacieuse envie de battre les États-Unis et l’Union soviétique dans la course à l’espace et d’atterrir sur la Lune. En utilisant des techniques non conventionnelles, Nkoloso a formé 12 astronautes. Il a échoué, mais en 2014, un film a été publié, inspiré par ses efforts.

    Related imageHeureusement, les programmes spatiaux de l’Afrique semblent maintenant beaucoup plus prometteurs. En fait, au cours de la dernière décennie, le continent est entré dans une course à l’espace.

    Le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, l’Égypte et l’Algérie ont renouvelé leurs intérêts dans leurs programmes existants, le Ghana et le Kenya se joignant au club, lançant leurs propres projets spatiaux au cours des dernières années.

    La lune à portée de main

    Alors qu’aucun pays africain n’est encore à portée de la lune, le Nigéria et l’Afrique du Sud ont de loin les programmes spatiaux les plus avancés du continent.

    En cas de succès du Square Kilometer Array, les Sud-Africains pourront regarder beaucoup plus loin dans l’espace, à multiples sensibilités de plusieurs télescopes actuels. La première phase de ce travail coutera environ 790 millions de dollars. Carla Sharpe, Business Manager chez SKA explique que ce qui a motivé ce projet, c’est le besoin d’un radiotélescope de la prochaine génération avec une préférence pour l’hémisphère sud, « condition pour voir le centre de notre galaxie ». « Lorsque vous étudiez l’espace avec un télescope optique, vous observez seulement la lumière visible, alors qu’un radiotélescope peut observer le spectre électromagnétique sur un certain nombre de fréquences », ajoute-t-elle.

    Image result for africa telescopeCependant, Sharpe n’est pas d’accord sur le fait qu’il existe une course à l’espace africaine en soi. Au lieu de cela, les pays africains considèrent les programmes spatiaux comme une partie importante du développement économique. Mais il faut aussi préciser que les programmes spatiaux sont souvent critiqués en Afrique pour être un gaspillage d’argent, en particulier avec la présence de préoccupations plus immédiates.

    Autres prétentions

    En dehors du Nigeria et de l’Afrique du Sud, il y a aussi un certain nombre de projets intéressants provenant d’autres pays africains.

    Au début de l’année 2017, l’Éthiopie a annoncé qu’elle mettrait un satellite en orbite d’ici 3 à 5 ans pour aider à surveiller les conditions météorologiques. Et en 2015, l’observatoire et le centre de recherche d’Entoto, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, ont été ouverts près de la capitale Addis-Abeba, en Éthiopie.

    Le Ghana se lance également dans la technologie spatiale et a envoyé avec succès son premier satellite en orbite durant l’année écoulée. En 2015, le gouvernement avait alloué 10 millions de dollars à la technologie nucléaire et spatiale. L’Agence spatiale du Kenya (KENSA) a également été officiellement lancée en 2017. Pour ajouter à cela, en 2016, l’Égypte a approuvé des plans ambitieux pour lancer une nouvelle agence spatiale égyptienne.

    En effet, sur l’ensemble du continent, les nouveaux programmes représentent un appétit croissant pour les technologies spatiales, même si l’Afrique est encore loin derrière dans la course spatiale mondiale. Toutefois, il n’y a pas encore de programme spatial panafricain à l’œuvre.

    En 2010, l’Union africaine (UA) a approuvé une étude visant à tester la faisabilité d’une Agence spatiale africaine. Deux ans plus tard, le président soudanais Omar Hassan al-Bashir a réitéré l’appel. Mais il est largement tombé dans l’oreille d’un sourd. Même si une agence spatiale africaine officielle pourrait être loin, les programmes spatiaux nationaux cherchent des moyens pour travailler ensemble. Une opportunité pour l’Afrique d’évoluer dans ce domaine.

  • La Chine forme la prochaine génération d’élite africaine [Grand Angle]

    La Chine forme la prochaine génération d’élite africaine [Grand Angle]

    Dans les années 1970, la Chine a activement essayé d’exporter sa révolution communiste en Afrique, l’un des rares engagements diplomatiques de Pékin à l’époque. Aujourd’hui, Pékin promeut un mouvement plus subtil : le soutien à la Chine et à son modèle de développement.

    Au lieu de compter sur des émissaires chinois dans les pays africains, Pékin amène des milliers de dirigeants africains, de bureaucrates, d’étudiants et de gens d’affaires en Chine. Anthony Kpandu est l’un d’entre eux. Il est le responsable des travaux spéciaux au secrétariat général du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), parti gouvernemental qui a aidé le Soudan du Sud à devenir indépendant du Soudan en 2011. L’année dernière, Anthony Kpandu a emmené une délégation du parti en Chine pour des entretiens avec le Parti communiste chinois (PCC).

    Installé dans son bureau à Juba, l’homme politique se souvient en détail de son voyage. Sa délégation avait en effet visité l’école du Parti central à Beijing, des zones industrielles, bu de divers types de thé vert et marché sur une partie de la Grande Muraille. Les membres du SPLM ont surtout visité Shanghai et son quartier commercial Pudong, avant de prendre le train à grande vitesse Maglev. « C’était magnifique. Je n’ai jamais rien vu de tel », commente-t-il dressé dans une veste brune, cravate cachemire et bouton « J’adore le SPLM ».

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    La nouvelle politique de la Chine atteint plusieurs objectifs à la fois. Les voyages aident à consolider les liens politiques et commerciaux entre la Chine et ses partenaires sur le continent. Comme d’autres partenaires de développement, la Chine peut aider à renforcer les capacités dans les pays africains. Plus importants encore, ces échanges cultivent des partenariats sur le continent. La Chine accueille des formations et échanges en Afrique depuis les années 1950, date à laquelle elle a établi ses premiers contacts diplomatiques avec l’Égypte.

    Au cours de la dernière décennie, les formations ont augmenté en volume et en profil. Le parti jubilaire du Kenya, créé avant les élections controversées du pays cette année, a reçu des formations du Parti communiste chinois en Chine. Le Front démocratique révolutionnaire populaire éthiopien s’inspire également du PCC tandis que le Congrès national africain (ANC) d’Afrique du Sud assiste régulièrement à des ateliers en Chine et a modelé certaines de ses formations de parti sur le PCC.

    Le cas du Soudan du Sud

    La Chine est particulièrement intéressée par la prochaine génération d’élite africaine. L’année dernière, Beijing a annoncé qu’elle inviterait 1 000 jeunes politiciens africains pour des formations en Chine, après en avoir accueilli plus de 200 entre 2011 et 2015. Des milliers d’étudiants africains poursuivent des études de premier cycle en Chine sur des programmes de bourses financés par Pékin. À partir de cette année, plus d’étudiants africains anglophones étudient en Chine que les États-Unis ou le Royaume-Uni, leurs destinations traditionnelles de choix.

    Les responsables chinois n’hésitent pas à dire que ces bourses et formations ne sont pas une tentative de refaire l’Afrique à son image. Sur le thème de la politique de non-ingérence de la Chine, Pékin aime souligner qu’elle ne dit pas à ses partenaires quoi faire. « Nous ne disons pas que le modèle chinois devrait être copié, mais pour partager des leçons », explique Zhang Yi, attaché économique chinois à Juba. Il s’agit de leur « donner les concepts pour qu’ils puissent s’adapter et trouver leurs propres solutions », confie le diplomate au site d’information Quartz.

    Mais le Sud-Soudan, le plus jeune pays du monde, impressionne. Il continue de développer ses institutions gouvernementales et son système politique, au cours d’une guerre civile de quatre ans qui a divisé l’ancien parti de libération en plusieurs factions. La Chine, qui a d’importants intérêts pétroliers dans le pays, a été l’un des premiers pays à reconnaître le Soudan du Sud et reste engagé avec le pays, avec 2600 Casques bleus et plus de 100 entreprises et investisseurs chinois.

    « Le SPLM semble croire que vu l’expérience partagée dans la lutte historique contre l’impérialisme et le colonialisme, il y a beaucoup de similitude et de terrain d’entente entre le SPLM et les origines du Parti communiste chinois », dit Yun Sun, un membre de la Brookings Institution, auteur d’un livre sur les échanges de partis entre la Chine et les pays africains. Selon elle, la situation actuelle au Soudan du Sud pose la question de l’avenir politique du pays. « Si nous croyons en l’universalité et en la désirabilité du système démocratique, le modèle représenté par l’expérience chinoise et sa popularité n’est peut-être pas le plus encourageant », ajoute-t-elle.

    Formations

    Des centaines de fonctionnaires du gouvernement du Soudan du Sud, des gens d’affaires et des étudiants, assistent à la formation ou à la scolarité en Chine, chaque année. Des délégations du SPLM à Juba se rendent en Chine plusieurs fois par an pour étudier avec le parti communiste. Les bureaucrates des ministères de la Culture, des transports, de la Santé et autres vont tous les mois pour des formations. Avant même que le Soudan du Sud ne devienne un État officiel, des fonctionnaires ont été accueillis en Chine pour assister à des ateliers sur la réduction de la pauvreté, la gestion de l’opinion publique et la construction d’un parti.

    La Chine a donné au moins 4 100 bourses d’études et programmes de formation à des étudiants et des fonctionnaires sud-soudanais depuis 2011, lorsque le jeune pays a été créé. En août, la Chine s’est engagée à offrir au moins 240 autres bourses. L’Association d’amitié Chine-Soudan du Sud, dirigée par un ancien ministre des Affaires étrangères et partiellement sponsorisée par l’ambassade de Chine, intègre des hommes d’affaires sud-soudanais à des entreprises chinoises.

    Les responsables sud-soudanais et chinois aiment dire qu’ils apprennent les uns des autres, en partageant les expériences d’un ancien mouvement de libération à un autre. Le Parti communiste chinois et la SPLA sont tous deux issus de mouvements de guérilla armés. Le SPLM s’est battu pendant des décennies pour l’indépendance du nord. Le parti a également ses racines dans le socialisme, s’identifiant d’abord avec l’Union soviétique pendant la guerre froide. Après la chute de l’Union Soviétique, le SPLM s’est tourné vers les États-Unis en tant qu’allié, mais aujourd’hui encore, les responsables du SPLM utilisent encore le titre de « camarade».

    Mais c’est là que s’arrêtent les similitudes. Le parti communiste chinois s’est transformé en un gouvernement qui maintient le gouvernement à parti unique avec principalement une ethnie, les Han chinois. En revanche, le SPLM à Juba est enfermé dans une guerre civile avec des partis dissidents, divisés par régions et ethnies dans un pays qui abrite plus de 60 groupes ethniques.

    La Chine, un modèle ?

    Zhang Yi, l’attaché économique de la Chine à Juba, estime que certains aspects du modèle de gouvernement de la Chine pourraient aider le Soudan du Sud, par exemple, à renforcer le gouvernement central. « Il n’y a pas d’histoire d’un gouvernement centralisé dans le passé, ce qui signifie qu’il n’y a pas de processus de nationalisme. Donc les gens, ils restent groupés par tribu », justifie-t-il. Mais toutes les leçons de la Chine ne doivent pas être apprises. Sous Xi Jinping, la Chine a resserré sa mainmise sur la société civile. Le Soudan du Sud est déjà familier avec certaines de ces tactiques. Les journalistes locaux sont intimidés dans le silence ou tués. « Quand vous allez en Chine, ils ne seront pas parler de démocratie », affirme Samson Wasara, vice-chancelier de l’Université de Bahr el Ghazel dans l’état Wau dont près de 300 étudiants diplômés poursuivent des études en Chine. « Dans 10 ans, l’un de ces étudiants sera le chef du Sud-Soudan ».

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    Samson Wasara craint que le SPLM considère déjà le parti communiste chinois comme son modèle, une tendance qu’il voit se reproduire à travers le continent. « La plupart des Africains passent de l’Ouest à la Chine », dit-il. Il s’inquiète que la Chine devienne le principal modèle du Soudan du Sud. Les États-Unis et d’autres puissances occidentales ont soutenu la demande d’indépendance du Soudan du Sud et sont toujours impliqués dans les efforts d’aide et de médiation dans le pays aujourd’hui. « Ce sera un désastre pour nous, surtout pour ceux qui connaissent la valeur des droits de l’homme, de la démocratie et de la liberté d’expression », a déclaré M. Wasara.

    Cela peut déjà se produire. Le SPLM s’inspire au moins du PCC. Anthony Kpandu déclare qu’il lit tous les jours l‘ Histoire concise du Parti communiste chinois. Il veut établir une branche jeunesse du SPLM, sur le modèle de la Ligue de la jeunesse communiste de Chine. Après avoir lu la fameuse déclaration de Mao Zedong selon laquelle les femmes «tiennent la moitié du ciel», il s’est engagé à recruter plus de femmes dans le parti. « La Chine a été un exemple pour nous. Nous les respecterons toujours », explique-t-il dans son bureau au Secrétariat général du SPLM.

    Le secrétariat gère les opérations quotidiennes du parti et prépare une formation sur le code de conduite et la structure des partis. Mais Anthony Kpandu rassure. Il confie que le Soudan du Sud ne copiera pas tout de la Chine, affirmant que le Soudan du Sud ne sera pas un état à parti unique. Le président Silva Kir, chef du SPLM à Juba, veut organiser une élection en 2018 malgré les avertissements des Nations Unies selon lesquels une élection légitime est presque impossible et risque de causer plus de violence.

    Par ailleurs, d’autres observateurs estiment que c’est aux élites et aux étudiants africains de choisir quelle leçon tirer de l’exemple de la Chine. « Les jeunes Africains ne sont pas des robots et des tabula rasa tels que les Chinois vont les bourrer de tout ce qu’ils veulent. Les étudiants prendront le meilleur de la Chine et laisseront le mal en Chine et retourneront en Afrique », explique Adams Bodomo, directeur de la Plateforme de recherche sur les études de la diaspora africaine et professeur d’études africaines à l’Université de Vienne.

    Réussite chinoise

    Les échanges et les bourses se font parfois sur admiration et sympathie qu’émulation. Des personnes qui ont assisté à des formations diplomatiques disent que l’enseignement est fondamental – comment se serrer la main ou comment s’asseoir avec un haut dignitaire (Si vous êtes l’hôte, le dignitaire devrait être à votre droite).

    Un diplomate sud-soudanais qui a passé un mois en Chine pour une formation a déclaré que son voyage était principalement axé sur la démonstration des accomplissements de la Chine. Il a été emmené visiter des villages construits à partir de zéro, des hôpitaux ruraux bien gérés. « Quand nous sommes allés ils nous ont dit beaucoup de choses sur la Chine elle-même et l’industrialisation de la Chine. Il s’agit plus de relations publiques », ajoute-t-il sous couvert d’anonymat. Cette campagne de relations publiques fonctionne au moins en partie.

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    Malgré tout « le modèle chinois » gagne du terrain sur le continent africain. Selon un sondage Afrobaromètre réalisé l’année dernière auprès de 56 000 personnes dans 36 pays africains, 30% des personnes interrogées ont déclaré que les États-Unis constituaient un meilleur modèle de développement, contre 24% qui ont classé la Chine au premier rang. En Afrique australe, en Afrique du Nord et en Afrique centrale, la Chine était au même niveau ou en avance sur les États-Unis.

    Lors de son voyage en Chine, Anthony Kpandu a également été impressionné par la surveillance. Il a visité une salle de contrôle de la police à Nanjing et lorsque son groupe a été emmené dans une zone économique spéciale à l’extérieur de la ville du sud de la Chine, un drone a filmé tout son voyage. De retour à Juba, il a écrit un rapport recommandant à son gouvernement d’acheter certains de ces drones pour faire face à des « inconnus armés », un surnom qui inclut souvent des soldats gouvernementaux eux-mêmes connus pour avoir volé et attaqué des civils dans la capitale. « Nous avons beaucoup appris du PCC », conclut-il.

  • Au Togo, les chercheurs  misent sur le cactus pour traiter les eaux usées

    Au Togo, les chercheurs  misent sur le cactus pour traiter les eaux usées

    Une étude réalisée par un chercheur togolais de l’Université de Lomé a permis d’identifier le phosphate naturel et l’eucalyptus (plus connu sous le nom de cactus) comme biomatériaux locaux pouvant entrer dans le traitement des eaux usées.

    Les résultats de cette étude publiés dans la revue scientifique Journal of Materials and Environmental Science (JMES) révèlent que l’usage du phosphate naturel et de la poudre de cactus comme sorbant permettent de réduire de façon considérable les charges polluantes des eaux usées.

    « Nous avons utilisé le phosphate naturel à proportion de 4 g par litre d’eaux usées au cours de nos travaux, ce qui nous a permis d’observer une diminution de 98 % de la charge polluante. Dans le cas du cactus, les résultats ont indiqué un taux de rétention de 72 % des polluants organiques ou non », a expliqué Degbé Koffi Agbégnigan l’auteur de l’étude à Afrotribune.

    Selon lui, l’utilisation du cactus reste, néanmoins, la technique la plus facile à mettre en œuvre dans le traitement des eaux usées en raison du coût onéreux du phosphate naturel.

    Enjeu agricole

    Pour le professeur Gado Tchangbédji, responsable du Laboratoire de Gestion, Traitement et Valorisation des Déchets à l’Université de Lomé, les résultats de cette étude ouvrent d’autres perspectives non seulement dans le domaine de l’accès à l’eau potable, mais aussi dans la promotion de l’agriculture durable.

    « Le traitement des eaux usées par méthode de sorption permet de recueillir des matières organiques pouvant entrer dans la fabrication des engrais utilisables dans le secteur de l’agriculture. D’un autre côté l’eau recueillie peut subir un traitement chimico-biologique pour en vérifier les contenants nutritifs à des proportions autorisées par l’OMS. L’objectif est de la reverser dans le circuit de la consommation », explique-t-il.

    Car, précise le chercheur, l’explosion démographique dans les villes africaines risque d’augmenter considérablement les productions d’eaux usées, mais aussi les besoins en eaux potables.

    Solution économique

    À l’instar de plusieurs autres pays de l’Afrique subsaharienne, le Togo ne dispose pas encore de station de traitement des eaux usées. Une enquête réalisée par la Direction de l’Environnement en 2010 estime à 0,0832 m3 la quantité moyenne d’eaux usées produites quotidiennement par habitant à Lomé, la capitale togolaise. Les pathologies imputables au non-traitement de ces eaux sont à l’origine de 50 % des consultations dans l’ensemble des formations sanitaires publiques de la ville, précise l’enquête.

    Selon Mandibezi Kazimna, géographe au ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, le traitement à base des matériaux locaux reste la meilleure option de gestion des eaux usées dans les pays de l’Afrique subsaharienne en général et au Togo en particulier du fait de son avantage économique.

    « Généralement c’est le coût élevé de mise en place et de l’opérationnalisation des stations d’épurations des eaux usées qui freinent leur construction dans les pays africains. Or les matériaux locaux sont naturellement disponibles et souvent à faible valeur économique comme dans le cas du cactus qu’on retrouve dans la plupart des  pays de l’Afrique subsaharienne » conclut le géographe.

     

  • Des chercheurs africains vont éplucher les secrets de l’univers dès 2018

    Des chercheurs africains vont éplucher les secrets de l’univers dès 2018

    Des scientifiques africains s’appuient depuis plusieurs mois sur la théorie de la relativité pour comprendre l’univers. Il s’agit d’un grand projet scientifique collaboratif qui entre dans sa phase décisive en 2018.

    La réalisation du projet qui arrive dans son tournant va permettre aux chercheurs d’une région éloignée de Karoo, en Afrique du Sud, de tester la théorie générale de la relativité d’Albert Einstein, l’imagerie de l’hydrogène neutre – les blocs de construction des étoiles – dans l’univers lointain. Les chercheurs vont également examiner les galaxies qui se sont formées il y a des milliards d’années. Le projet est dénommé Square Kilometer Array (SKA). Ce dernier va consister à l’installation de milliers d’antennes réparties sur de grandes distances reliées entre elles pour former un télescope géant appelée le MeerkAT.

    Jusqu’en 2023, le MeerKAT va ainsi permettre à un groupe de 300 scientifiques de « découvrir de nombreux secrets sur l’univers ». La plupart des chercheurs viennent du continent africain. Une centaine d’institutions sont également impliqués dans le projet et des ingénieurs d’autres continents participent aussi à la réussite du SKA. Le télescope aura deux sites d’accueil: un en Australie occidentale et un autre dans le Northern Cape en Afrique du Sud. Des plats supplémentaires seront situés dans huit autres pays africains (Ghana, Zambie, Madagascar, Botswana, Namibie, Kenya, Maurice et Mozambique).

    Révolution scientifique

    Selon les informations le système qui doit être mis en place sera plus sensible et plus rapide à cartographier le ciel que les meilleurs radiotélescopes qui existent. A cet effet, un précurseur du SKA – le télescope MeerKAT – est en cours de construction. Les chercheurs indiquent que des progrès remarquables ont déjà été réalisés au cours des 12 derniers mois. Après sa construction, le télescope MeerKAT va servir dans la prise des données scientifiques dès 2018. Le MeerKAT sera donc utiliser dans différentes phases de ce grand projet. Entre autres, la prise des images très profondes dans quatre zones du ciel couvrant un total de 10 degrés carrés; environ 10 fois la taille de la pleine lune. Les chercheurs expliquent que cette d’exploration extragalactique est dénommée MIGHTEE ou MeerKAT International GHz.

    « Des images plus profondes signifient que vous pouvez voir à la fois des choses intrinsèquement plus faibles et des choses qui sont plus éloignées », confie l’un des scientifiques impliqués dans le projet. Avant d’affirmer que ces images seront si profondes et que « nous serons en mesure de voir des galaxies brillantes jusqu’à 13 milliards d’années-lumière ». Grâce à ce projet, les chercheurs africains vont observer la galaxie la Voie Lactée située à cinq milliards d’années-lumière. Les travaux vont leur permettre de comprendre comment des galaxies se sont formées il y a des milliards d’années et de cerner « comment elles ont évolué jusqu’à nos jours ». Ce grand projet qui est en train d’être réalisé en Afrique du Sud va aussi permettre de découvrir comment la Voie Lactée et la Terre ont vu le jour.

    Les chercheurs s’activent pour la réussite d’une collaboration scientifique qui va faciliter la construction d’un « instrument révolutionnaire ». « Une collaboration d’une telle envergure, sur plusieurs fuseaux horaires, est un défi logistique, mais elle est vitale car elle permet de réaliser de grandes avancées scientifiques », se réjouit un scientifique ghanéen.

  • Découvrez les 100 Africains les plus influents de 2017

    Découvrez les 100 Africains les plus influents de 2017

    Début décembre, le magazine New African Magazine a révélé les 100 Africains qui se sont montré les plus influents au cours de l’année 2017.

    Un étudiant diplômé de l’Université de Harvard, une jeune troupe de danse adolescente d’un bidonville ougandais et un héros abolitionniste mauritanien des temps modernes, sont parmi les nouveaux visages des magnats du business, des poids lourds politiques et des stars du showbiz. Voilà les Africains les plus influents de l’année 2017 selon New African Magazine. Le magazine a en effet publié une liste de 100 personnalités réparties en huit catégories. Des acteurs ont ainsi été désignés dans les catégories politique et service public, affaires et finances, société civile et activisme, éducation, science, technologie et innovation, médias, arts et culture et sport.

    Pour Omar Ben Yedder, éditeur de groupe et directeur général d’IC Publications, les lecteurs vont trouver plaisante la diversité ahurissante des personnes désignées. « Cette liste montre la beauté et la puissance de la diversité qui fait l’Afrique que nous aimons tous », précise-t-il. Pour la première fois depuis cinq ans, la liste publiée par le magazine cette année contient 42 femmes. Soit le nombre le plus élevé d’entrées féminines jusqu’à présent. Avec 21 représentants, le Nigeria arrive en tête des nominations, suivi de près par l’Afrique du Sud représenté par 14 noms. Au total, la liste comprend des entrées de 31 pays, dont 12 d’Afrique francophone.

    Influence et transformation

    Parmi les nouvelles entrées, on note la troupe de danse Triplets Ghetto Kids de l’Ouganda, le nouveau rédacteur en chef néo-ghanéen du Vogue britannique Edward Kobina Enninful, ainsi que la nouvelle sensation de boxe poids lourd nigérian britannique Anthony Joshua. Trois chefs d’État sont présents dans la liste. Il s’agit de Nana Akufo-Addo du Ghana, Paul Kagame du Rwanda et Alpha Conde de Guinée. Le vice-président du Nigeria, Yemi Osinbajo, est également nommé dans la catégorie Politics and Public Service pour sa bonne gestion du pouvoir durant l’absence forcée du président Muhamadu Buhari pour des problèmes de santé. Le Nigérian Aliko Dangote et le Tanzanien Mohammed Dewji, deux grands hommes d’affaires, sont nommés dans la catégorie Business and Finance. Mais également l’Angolaise Isabel dos Santos et son compatriote Jean-Claude Bastos de Morais.

    La catégorie arts et culture voit la nomination de plusieurs acteurs tels que la Nigériane Chimamanda Ngozie Adichie, la Ghanéenne Adwoa Aboah et la top modèle somalienne Halima Aden. Dans la catégorie Société civique et activisme, le Nigérian Eros Ikponwosa, atteint d’albinisme, a été nommé pour son combat visant à mettre en lumière le sort des personnes atteintes d’albinisme. Cette catégorie voit également la présence du héros anti-esclavagiste mauritanien Biram Dah Abeid. Anver Versi, rédacteur en chef du magazine rappelle que « le talent africain dans les arts, la culture, le sport et la technologie a également un impact énorme sur la façon de changer la perception du monde envers l’Afrique et ses habitants ». Pour justifier la liste de 100 personnes, il a expliqué que toutes les personnes ont été choisies pour leur travail ou leur l’activité qui a eu « un effet de transformation en dehors de leur vocation principale ».

    Voici la liste complète des 100 personnalités africaines les plus influents en 2017


    POLITIQUE ET SERVICE PUBLIC

    Amina J Mohammed – Secrétaire générale adjointe de l’ONU. (Nigeria)

    George Weah – légende du football et président aspirant (Libéria)

    Yemi Osinbajo – Vice-président (Nigeria)

    Alpha Condé – Président (Guinée)

    Mohammed VI – Roi (Maroc)

    Juge David Maraga – Juge de la Cour suprême (Kenya)

    Nana Akufo-Addo – Présidente (Ghana)

    Sophia Abdi Noor – Politicien (Kenya)

    Akinwumi Adesina – Président de la Banque africaine de développement; Gagnant – World Food Prize 2017 (Nigeria)

    Vanessa Moungar – Directrice du genre BAD (Tchad)

    Vera Songwe – Nouvelle tête – Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Cameroun)

    Moussa Faki Mahamat – Président de la Commission de l’Union africaine (Tchad)

    Paul Kagame – Président (Rwanda)

    Pravin Gordhan – Pilote politique, ancien ministre des Finances (Afrique du Sud)

    Sibeth Ndiaye – Conseiller du président français Macron (Sénégal)

    Dr Tedros Ghebreyesus – nouveau et premier directeur général de l’OMS en Afrique (Ethiopie)

    Bola Tinubu – Ancien gouverneur de l’État de Lagos (Nigeria)

    Ruth Oniang’o – Nutritionniste, lauréate du prix de l’alimentation en Afrique (Kenya)

    AFFAIRES ET FINANCES

    Aliko Dangote – Un homme d’affaires prospère L’homme le plus riche d’Afrique (Nigeria)

    Issad Rebrab – Fondateur et PDG, Cevital (Algérie)

    Isabel dos Santos – Femme d’affaires milliardaire ancienne Présidente Sonangol (Angola)

    Mohamed Al Kettani – Directeur Général Attijariwafa Bank (Maroc)

    Lionel Zinsou – créateur du club Afrique-France (Bénin)

    Dr. Emmanuel Ibe Kachikwu – Ministre d’État aux Ressources Pétrolières (Nigeria)

    Makhtar Diop – Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique (Sénégal)

    Abdoulaye Coulibaly – Fondateur du Forum de Bamako (Mali)

    Abebe Selassie – Chef du Département Afrique du FMI. (Ethiopie)

    James Mworia – MD et PDG de Centum Investments (Kenya)

    Jean-Claude Bastos de Morais – Fondateur et PDG de Quantum Global (Angola)

    Mohammed Dewji – PDG MeTL Group (Tanzanie)

    Strive Masiyiwa – Fondateur et Président d’Econet Wireless (Zimbabwe)

    Alioune Gueye – Entrepreneur (Sénégal)

    Moulay Hafid – Ministre du Commerce et de l’Industrie (Maroc)

    Dr. Sahar Nasr – Ministre de l’Investissement et de la Coopération Internationale (Égypte)

    Olga Johnson – Secrétaire générale de la Fondation pour l’énergie (Bénin)

    Elon Musk – Fondateur: PayPal, SpaceX, Tesla et OpenAI (Afrique du Sud)

    SOCIÉTÉ CIVILE ET ACTIVISME

    Haben Girma – Diplômé en droit des sourds-aveugles de Harvard et défenseur des droits des personnes handicapées (Érythrée / Éthiopie / États-Unis)

    Patrick ‘OLP’ Lumumba – Avocat de la défense et champion de la lutte contre la corruption (Kenya)

    Dr Fatima Akilu – Psychologues et fondatrice Fondation Neem Tree Réhabiliter les victimes de Boko Haram (Nigeria)

    Biram Dah Abeid    – Héros de l’esclavage anti-moderne primé (Mauritanie)

    Ikponwosa Ero – Expert indépendant du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur la jouissance des droits de l’homme par les personnes atteintes d’albinisme. (Nigeria)

    Kumi Naidoo – Co-fondateur, Africans Rising (Afrique du Sud)

    L’archevêque Stanley Ntagali prend une position controversée sur le mariage homosexuel (Ouganda)

    Jaha Dukureh – Fondateur Safe Hands – Anti FGM et le mariage des enfants (Gambie)

    SCIENCE, TECH & INNOVATION

    Nunu Ntshingila – Chef, Facebook Afrique (Afrique du Sud)

    Dr Tebello Nyokong – Chimiste primé (Afrique du Sud)

    Adamu Waziri – Fondateur – Bino et Fino African TV pour enfants et animations youtube

    Anne-Marie Imafidon – progidy enfant, co-fondatrice de Stemettes pour les jeunes femmes en science et technologie (Nigeria / UK)

    Iyinoluwa ‘E’ Aboyeji – Fondateur, Flutterwave (Nigeria)

    Sara Menker – Gro Intelligence (Éthiopie)

    Jelani Aliyu – Conception de la voiture électrique Chevrolet Volt de GM, maintenant nouveau directeur général du Conseil national de conception et de développement automobile du Nigeria (Nigérian)

    Dr Helena Ndume – l’un des ophtalmologistes les plus prolifiques au monde a restauré des sites pour plus de 30000 personnes travaillant gratuitement avec See International (Namibie)

    Yvonne Mburu – co-fondatrice de Med en Afrique (Kenya)

    Rebecca Enonchong – Fondatrice AppsTech (Cameroun)

    Professeur Yaye Kène-Gassama Dia – Un scientifique de nombreuses premières (Sénégal)

    Bozoma Saint John – Chef des marques – Uber (Ghana)

    ÉDUCATION ET ACADÉMIE

    Fred Swaniker – Académie africaine de leadership (Ghana)

    Noëlla Coursaris Musunka – Fondation éducative Malaika (RDCongo)

    Tom Ilube – Entrepreneur de technologie et éducateur (Nigeria / UK)

    Patrick Awuah – Fondateur de l’Université Ashesi et lauréat du Prix WISE du Qatar pour l’éducation 2017. (Ghana)

    Carlos Lopes – Économiste respecté ancien chef de l’UNECA maintenant Professeur d’économie Université du Cap

    MÉDIAS

    Edward Kobina Enninful – nouveau et premier éditeur noir et masculin de British Vogue (Ghana / UK)

    Khanyi Dhlomo – Mogulette médias – Fondateur Ndalo Media (Afrique du Sud)

    Adedoyin Adepitan – Paralympien Intrepid et présentateur TV (Nigeria / UK)

    Julie Gichuru – animatrice TV, conférencière et PDG d’Arimus Media Limited (Kenya)

    Trevor Noah – Satiriste et hôte du Daily Show (Afrique du Sud)

    Zeinab Badawi – Diffuseur et réalisateur de documentaires (Soudan / Royaume-Uni)

    Koos Bekker – Président et ancien PDG du géant des médias Naspers

    Khadija Patel – Rédacteur en chef, Mail & Guardian (Afrique du Sud)

    ARTS & CULTURE

    Ruth Negga – Actrice et star montante d’Hollywood (Ethiopie / Irlande)

    C4 Pedro – Musicien porte la musique Kizomba sur la scène mondiale (Angola)

    Imbolo Mbue – Nouvel auteur à surveiller (Cameroun)

    Roye Okupe – Found YouNeek Studios – qui crée des bandes dessinées et des super-héros africains (Nigeria)

    Dorra Bouchoucha – Producteur de films (Tunisie)

    Laduma Ngxokolo – Créateur de mode inspiré de son héritage Xhosa (Afrique du Sud)

    Alexandra Amon – Producteur de films et directo de Boutique Hôtel. (Côte d’Ivoire)

    Njideka Akunyili Crosby – Artiste plasticien (Nigeria)

    Sindika Dokolo – Entreprenuer et collectionneur d’art africain – DRCongo

    Duckie Thot – champion de la beauté et de la beauté du modèle (South Sudan / Australia)

    WizKid – sensation d’Afrobeat primée (Nigeria)

    Adwoa Aboah – féministe et Top Model du moment et (Ghana / UK)

    Chimamanda Ngozi Adichie – Auteur, féministe et icône mondiale (Nigeria)

    Tinashe – Pop star brisant l’Amérique (Zimbabwe)

    Diébédo Francis Kéré – l’architecte super talentueux, mais méconnu (Burkina Faso)

    Halima Aden – Le Hijab porte un top model qui brise les stéréotypes (Somalie / États-Unis)

    Bushra al-Fadil – Prix Winner Caine de 2017 (Soudan)

    Triplettes Ghetto Kids – Phénomène mondial des troupes de danse (Ouganda)

    Porky Hefer – un designer unique avec une conscience éthique (Afrique du Sud)

    Idris Elba – Le roi du blockbuster imparable – (Ghana / Sierra Leone / UK)

    SPORT

    Anthony Joshua – l’affable Championnat des poids lourds de boxe – (Nigeria / UK)

    Mo Salah – Footballeur qui emmène l’Égypte à la Coupe du Monde (Égypte)

    Mo Farah – L’un des plus grands coureurs de moyenne et longue distance et de marathon de sa génération – (Somalie / Royaume-Uni)

    Caster Semenya – Athlétisme 800 mètres golden girl (Afrique du Sud)

    Eniola Aluko – la star du football qui s’est levée et a exposé un racisme dans la FA anglaise (Nigeria / UK)

    Elijah Manangoi – la nouvelle sensation de 1500 mètres à regarder (Kenya)

    Wayde van Niekerk – l’émerveillement du garçon record du monde (Afrique du Sud)

    Asisat Oshoala – La royauté du football féminin – (Nigeria)

    Hellen Obiri – le champion du monde 5000m (Kenya)

    Faith Kipyegon – double champion avec de grands rêves (Kenya)

    Kagiso Rabada – Le joueur de cricket le plus redouté du monde (Afrique du Sud)


     

  • Canal+, Vivendi […] Bolloré à la conquête de l’Afrique 2.0  

    Canal+, Vivendi […] Bolloré à la conquête de l’Afrique 2.0  

    Bolloré, le groupe français dirigé par Vincent Bolloré entend poursuivre sa conquête du continent africain. Le groupe veut créer au moins 50 salles de spectacles sur le continent, déployer la fibre optique et poursuivre son implantation dans le vaste marché de la TNT. Grâce à ses diverses activités en Afrique, le groupe français affiche un chiffre d’affaires en hausse de 5 % au troisième trimestre 2017.

    A périmètre et taux de change constants, le chiffre d’affaires du groupe Bolloré (transport, logistique, médias, stockage d’électricité) progresse de 4,9 %, selon un communiqué diffusé jeudi soir. Cette évolution, le Groupe français la justifie par les résultats satisfaisants enregistrés dans divers domaines d’activités dans lesquels il intervient. Il s’agit principalement de la croissance de 10 % de l’activité transport et logistique qui bénéficie de la hausse des taux de fret et des volumes, et des bonnes performances des terminaux portuaires notamment en Afrique. A cela s’ajoute la progression de 10 % de l’activité logistique pétrolière consécutive à l’augmentation des prix des produits pétroliers, ainsi que la progression des activités communication (+2 %) et la hausse du stockage d’électricité et solutions (+2 %)

    En Afrique où le groupe français n’est plus à présenter, Bolloré affiche une santé de fer. Son PDG, Vincent Bolloré veut surfer sur la vague numérique qui inonde le continent africain. Depuis plusieurs mois, Vivendi et Canal+ multiplient les projets à destination d’une classe moyenne grandissante et de plus en plus connectée en Afrique, où la révolution numérique est constamment prometteuse. Cette forme du groupe français semble imputable à l’intégration de Vivendi dans ses comptes, et la stabilisation de l’activité de Canal+, qui était en recul l’an dernier.

    Dans cette « réforme » du groupe qui vise à conquérir le territoire africain de plus en plus démographiquement grand, la télévision payante. Depuis 2016, la chaîne cryptée propose des offres disponibles sur la télévision numérique terrestre (TNT) dans certains pays comme la République démocratique du Congo (Kinshasa et Lubumbashi) et au Congo Brazzaville (Pointe-Noire). Et en 2017, Canal+ vise la Côte d’Ivoire. « La TNT nous permet d’aller chercher des clients moins fortunés avec des tarifs d’abonnement de 4.000 francs CFA (environ 6 euros) pour 30 chaînes, précise David Mignot, le Directeur général de Canal+ Afrique. C’est une technologie de transition en attendant l’essor de l’ADSL, la fibre optique, la 4G et la 5G ». Et Canal+ compte bien accélérer cette transition.

    3 millions d’abonnés

    Autre projet impulsé depuis la reprise en main de Vincent Bolloré : la construction de 50 à 100 salles de cinéma et de spectacles en Afrique subsaharienne dans les prochaines années. La première a ouvert ses portes en juin 2016 à Yaoundé (Cameroun), s’en est suivies d’autres dans certaines capitales comme la salle de Lomé inaugurée octobre 2017. Accra (Ghana) et surtout Lagos (Nigeria), la plus grande ville du continent avec ses 22 millions d’habitants, sont dans la mire. Ce projet baptisé Canal Olympia est dédié à la projection de films, mais aussi à l’organisation de concerts d’artistes africains et étrangers, ainsi qu’à l’accueil de stand-up d’humoristes. « Chaque salle doit permettre de détecter des talents locaux, de les faire connaître et valoriser ainsi la culture africaine » selon David Mignot.

    Canal+, qui a aussi lancé en octobre 2014 la chaîne de divertissement 100 % africaine, A+, a fait depuis 2011 du continent un axe majeur de son développement à l’international. La branche du groupe en charge de l’Afrique est ainsi passée en six ans de 300 à environ 1.500 salariés. En 2011, le média avait 400.000 abonnés en Afrique, précise David Mignot. Aujourd’hui il ne compte pas moins de 2,5 millions d’abonnés actifs.

    Un succès qui s’explique notamment par la multiplication des offres proposées par Canal+. La chaîne a par exemple signé des accords de diffusion avec Walt Disney et la Fédération ivoirienne de football. Depuis, Canal+ dispose presque saine en Afrique. Des émissions dédiées au continent, à l’instar de The Voice, l’Afrique a un incroyable talent font les choux gras du groupe de médias.

    En position d’attaque

    Lorsque Vincent Bolloré reprend en main la chaîne en 2015, il demande à ses équipes de favoriser les synergies entre Vivendi et Canal+. L’un de ces rapprochements vise à construire un réseau de fibres optiques en Afrique subsaharienne. L’idée est de déployer la fibre en aérien, le long des poteaux électriques.

    Une technique jugée moins coûteuse que le creusement de tranchées pour enfouir la fibre dans le sol. L’industriel breton s’appuie notamment sur le succès de GVT, l’ex-filiale de Vivendi revendue à prix d’or au groupe espagnol Telefonica (7,5 milliards d’euros) en 2015 et connu pour avoir bâti un réseau haut débit de qualité au Brésil.

    L’empire Bolloré en Afrique

    Vincent Bolloré a développé son empire comme personne d’autre. Françafrique, influence politique, propagande, censure, tout y passe. En Afrique et en France, l’influence du milliardaire est connue. Bolloré Africa Logistics est incontournable sur le continent. Il est présent dans une quarantaine de pays africains.

    Il contrôle la manutention, seul ou en partenariat avec d’autres sociétés, de 14 ports en Afrique ainsi que 23 ports secs. Parfois, Bolloré Africa Logistics contrôle également le réseau ferroviaire et routier. Dans certaines régions d’Afrique, on peut même parler d’omniprésence de Bolloré qui jouit par exemple d’un quasi-monopole sur les ports du golfe de Guinée.

    En 2016, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption avaient soupçonné le groupe Bolloré d’avoir utilisé Havas, son bras publicitaire, pour obtenir des concessions. Deux ports avaient été pointés du doigt : Conakry et Lomé. En Guinée, Havas s’est occupée en 2010 de la campagne électorale d’Alpha Condé. En 2011, le président fraîchement élu débarquait Getma, la compagnie qui gérait le port depuis 2008 pour confier la concession à Bolloré.

    Même scénario au Togo. En 2010, le groupe Bolloré obtient la concession du terminal à conteneurs du port de Lomé pour 35 ans. La même année, Faure Gnassingbé, conseillé par Havas, était réélu.

    Bolloré est présent en Afrique dans les activités logistiques depuis les années 1980. Mais c’est dans les années 1990, quand la Banque mondiale et le FMI incitent les pays africains à privatiser les concessions portuaires, qu’il se taille la part du lion.

    Entre-temps, le groupe Bolloré a diversifié ses activités sur le continent. Outre le rail, Bolloré assure aussi la logistique pour des groupes pétroliers comme Total en Angola. Le groupe possède également des plantations d’hévéa et de palmiers à huile, à travers sa filiale Socfin présente au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Libéria ou encore en RDC.

    Le secret de la réussite du groupe, selon Olivier de Noray, directeur des ports et terminaux chez Bolloré Africa Logistics : une stratégie entièrement centrée sur l’Afrique.