Catégorie : Energie & Mines

  • Nigeria : Aliko Dangote mise sur une nouvelle raffinerie de pétrole

    Nigeria : Aliko Dangote mise sur une nouvelle raffinerie de pétrole

    Au Nigeria, une raffinerie de pétrole construite par le milliardaire Aliko Dangote représentera la moitié des actifs de son conglomérat lorsqu’elle sera achevée en 2019.

    Aliko Dangote a bâti sa fortune sur le ciment, bien que son vaste empire commercial englobe aussi la minoterie, l’agriculture et l’immobilier. Aujourd’hui, il construit la plus grande raffinerie de pétrole au monde et se développe également en engrais, dans le but de résoudre les problèmes de longue date sur les marchés de l’énergie au Nigeria.

    Répondre aux attentes

    Bien que le Nigeria soit le premier producteur de pétrole brut d’Afrique, il importe la quasi-totalité de son pétrole en raison du mauvais entretien de ses quatre raffineries publiques. Dangote espère répondre aux besoins en carburant de l’ensemble du pays.

    Le directeur général du groupe Dangote, Devakumar Edwin, a déclaré que la raffinerie de 10 milliards de dollars devrait être achevée en décembre 2019. « À l’heure actuelle, le ciment est la plus grande partie du groupe, d’ici 2020, la raffinerie sera la plus grande en termes d’actifs », a-t-il déclaré.

    Dangote Cement, la plus grande société cotée au Nigeria, a attiré des investissements de Dubaï et des fonds d’investissement sud-africains. Il a dégagé en 2017 un bénéfice de 920,8 millions de dollars, sois une hausse de 60% par rapport à 2016, et est évalué à 4 milliards de dollars.

    Selon les informations, la raffinerie de pétrole, qui sera d’une capacité de 650 000 barils par jour, ciblerait également les marchés d’exportation. Elle sera en mesure de traiter différentes qualités de brut, y compris l’huile de schiste. En effet, la société avait eu des entretiens avec des entreprises, notamment Vitol et Shell, au sujet de la fourniture de pétrole brut et de la levée de produits pétroliers destinés à la vente à l’étranger.

    La société a emprunté 3,3 milliards de dollars pour le projet, organisé par Standard Chartered Bank. Le reste sera financé par des capitaux propres et par des agences d’exportation.

  • En Tanzanie, le premier parc éolien pourra alimenter près d’un million de foyers

    En Tanzanie, le premier parc éolien pourra alimenter près d’un million de foyers

    La Tanzanie a autorisé une filiale de Windlab Ltd en Australie à construire un parc éolien de 300 MW de Miombo Hewani dans la partie centrale du pays. Windlab Developments Tanzania Ltd a obtenu un certificat d’évaluation d’impact environnemental et social pour le projet près de la ville de Makambako à la jonction de Njombe, Iringa et Mbeya.

    L’entreprise a indiqué que le projet sera réalisé en plusieurs phases, la première partie utilisant jusqu’à 300 millions de dollars pour 100 MW comprenant jusqu’à 34 éoliennes et une ligne de transmission vers le réseau électrique national. Le certificat signé le 30 mai 2018 par le ministre d’État au cabinet du vice-président (Union et Environnement), M. Makamba, a été le premier à être délivré en Tanzanie pour un parc éolien. Cet accord met la Tanzanie sur la bonne voie pour exploiter les ressources éoliennes afin de produire de l’électricité et rejoint le Kenya, qui possède un parc éolien de 300 MW à Turkana, dans le nord du pays.

    Mélange de production d’électricité

    L’objectif du projet est d’injecter de l’électricité dans le réseau d’ici septembre 2018 après avoir achevé une ligne de transmission. Windlab a obtenu une subvention du ministère des Affaires étrangères de Finlande pour financer l’entreprise. La société espère obtenir un financement supplémentaire.

    Le directeur général de Windlab, Roger Price, a déclaré qu’en développant Miombo Hewani, le cabinet mettrait à profit l’expérience acquise dans plus de 50 projets éoliens en Amérique du Nord, en Australie et en Afrique australe.
    La première phase de Miombo Hewani devrait augmenter la capacité du réseau national de plus de 5% et générer suffisamment d’énergie pour alimenter près d’un million de foyers.

    Il faut noter que moins d’un tiers de la population tanzanienne de plus de 55 millions d’habitants a actuellement accès à l’électricité. Le taux de croissance du pays a été en moyenne de 6% au cours de la dernière décennie, ce qui a nécessité de nouveaux investissements dans la production d’électricité. Son plan à moyen terme consiste à diversifier les sources d’électricité au gaz naturel, à l’énergie solaire, à l’énergie éolienne, à la géothermie et au charbon afin de réduire la dépendance à l’énergie thermique qui dépend du diesel ou du mazout lourd.

  • Simbarashe Mhuriro [32 ans], le nouveau visage de l’énergie solaire au Zimbabwe

    Simbarashe Mhuriro [32 ans], le nouveau visage de l’énergie solaire au Zimbabwe

    Cet entrepreneur zimbabwéen est l’un des acteurs les plus impliqués dans le secteur des énergies renouvelables. Simbarashe Mhuriro dirige Oxygen Private Energy Limited une société zimbabwéenne de développement des énergies renouvelables axée sur les projets solaires photovoltaïques, qu’il a fondée.

    Simbarashe Mhuriro, 32 ans, explique sa passion pour la production d’énergie et de développement d’énergie renouvelable. C’est dans cette optique que son entreprise s’est spécialisée dans centrales électriques à l’échelle industrielle et les projets d’échelle commerciale. Classé parmi les entrepreneurs les plus prometteurs du continent, Simbarashe Mhuriro fait aussi partie des jeunes les plus influents de sa génération.

    L’entrepreneur compte développer une analyse de rentabilisation bancale pour le développement d’un projet de toit solaire photovoltaïque hors réseau de 20 MW. Le projet est réalisé en collaboration avec Old Mutual Property Group, société zimbabwéenne spécialisée dans l’immobilier. Il est estimé à 28 millions de dollars. Dans ce cadre Oxygen Private Energy Limited a reçu environ un million de dollars de la Banque africaine de développement.

    Simbarashe Mhuriro explique qu’à terme le projet atteindra une production nette d’électricité de 32 GWh par an. Il fournira une alimentation compétitive et fiable à des centaines de petites et moyennes entreprises à travers le pays. Le jeune entrepreneur confie que Oxygen Private Energy Limited va être acquis par un investisseur institutionnel. Cela va permettre à l’entreprise de passer de la production d’électricité au financement et à la gestion d’actifs pour des projets d’énergie renouvelable. Il nourrit le rêve d’inscrire dans quelques années sa société à la Bourse du Zimbabwe.

     

     

     

  • Diplômée aux USA, elle rentre électrifier 7000 ménages en Sierra Leone

    Diplômée aux USA, elle rentre électrifier 7000 ménages en Sierra Leone

    Nthabiseng Mosia fait partie des entrepreneurs qui promeuvent la puissance de la technologie solaire sur le continent. Cette Sud-africaine a cofondé en 2015 Easy Solar, une entreprise basée en Sierra Leone, qui rend l’énergie propre abordable pour les personnes hors réseau en offrant des appareils fonctionnant à l’énergie solaire sur une structure de financement «rent-to-own».

    A 28 ans, Nthabiseng Mosia a fait de l’énergie et du développement ses sujets favoris. Dans ce cadre, elle s’emploie avec son entreprise à élaborer des solutions dans ces secteurs.

    Grâce à ses études à la Columbia University aux États-Unis, Nthabiseng Mosia a fait progresser Easy Solar en trois ans activités. Responsable des pôles financiers et marketings de l’entreprise, la Sud-africaine participe au développement de l’entreprise. Au point où Easy Solar compte désormais plus de 7000 clients en Sierra Leone. Avec une plateforme de gestion de clientèle en ligne, Easy Solar anime en effet des équipes sur le terrain qui accompagnent les clients et collectent les paiements. Easy Solar construit sa renommée sur une relation de confiance et la qualité de ses services, affirme Nthabiseng Mosia.

    Dans un pays où le mobile money n’est pas encore totalement adopté par les populations, Nthabiseng Mosia confie que cela a été un défi de démarrer les activités de Easy Solar. Cette dernière fournit désormais de l’électricité à plus de 40 000 personnes dans le pays. Nthabiseng Mosia souligne que Easy Solar dispose de points de vente dans différents districts du pays.

    Easy Solar atteint les clients mal desservis par le réseau grâce à un vaste réseau d’agents communautaires, ce qui rend l’énergie propre à la fois abordable et accessible. En dehors de la Sierra Leone, Easy Solar envisage s’installer dans d’autres pays de la sous-région ouest-africaine. L’objectif selon Nthabiseng Mosia est d’offrir l’énergie solaire à moindres coûts pour les communautés.

  • Rensource, la startup derrière le premier projet de micro-centrales solaire au Nigeria

    Rensource, la startup derrière le premier projet de micro-centrales solaire au Nigeria

    Le fournisseur d’énergie basé à Lagos, Rensource, a lancé le premier projet de microcentrales solaires au Nigeria, une nouvelle offre pour les investisseurs.

    Débuté en février dernier au Sabon Gari Market, où Rensource a lancé Sabon Gari Energy, ce premier projet de microentreprises Powered by Rensource alimentera plus de 12 000 magasins à Kano, l’une des plus grandes villes du Nigeria.

    La startup nigériane qui a levé 3,5 millions de dollars au début de l’année est le fournisseur d’électricité hors réseau qui connaît la croissance la plus rapide au Nigeria. Elle offre une alimentation propre et fiable aux consommateurs particuliers, aux petites entreprises et aux clients industriels grâce à son modèle Power-as-a-Service (PaaS), basé sur l’abonnement et utilisant des systèmes hybrides solaires installés dans les locaux de l’utilisateur.

    Cette solution permet aux intéressés de tirer parti de l’infrastructure technologique, de la capacité opérationnelle et du financement de Rensource pour établir des microentreprises dans les localités du Nigeria.

    Ce faisant, Rensource tire parti de sa plateforme pour permettre aux consommateurs particuliers et aux entreprises de devenir autonomes sur le plan énergétique.

    La startup vise à faire du Nigeria le premier pays au monde à s’appuyer principalement sur la production d’électricité distribuée et renouvelable.  A terme, le projet de système solaire autonome de 1,3 MW générera de l’énergie propre et durable pour plus de 12 000 PME.

  • Issam Smaali, 27 ans, surveille la consommation d’énergie en Afrique

    Issam Smaali, 27 ans, surveille la consommation d’énergie en Afrique

    Cet entrepreneur tunisien a posé depuis un an un pas de géant dans le domaine électrique. Issam Smaali est un passionné de technologie. Il a lancé en janvier 2017 sa startup dénommée Wattnow. Son objectif est d’offrir aux ménages la solution qui peut leur permettre de surveiller et d’analyser leur consommation électrique.

    Le lancement de sa startup est le résultat d’un projet bien pensé. L’entrepreneur formé en génie électrique et informatique industriel confie maîtrise également la gestion d’une entreprise.

    Sa startup a bénéficié de différents accompagnements depuis sa création. Sa solution a également été testée dans des hôtels ou de grandes compagnies dans lesquels on observe une grande consommation d’énergie.

    Wattnow met à la disposition de sa clientèle des moyens pour analyser dans les détails les consommations de leurs appareils électriques. Issam Smaali explique qu’il veut permettre à ses clients d’avoir un contrôle sur leur consommation et d’éviter les gaspillages électriques. Il s’agit en effet d’un boîtier qu’on peut installer en amont du disjoncteur et qui permet d’avoir la consommation de chaque appareil.

    Issam Smaali mise sur une levée de fonds de 500000 dollars pour positionner sa startup comme leader de la consommation d’énergie intelligente sur le continent.

  • Nigéria: Justus Nwaoga a inventé un panneau solaire à base d’une plante

    Nigéria: Justus Nwaoga a inventé un panneau solaire à base d’une plante

    C’était en 2013 que Justus Nwaoga a mis au point son capteur solaire à base de mimosa pudica, une plante herbacée communément appelée Marie-honte ou herbe mamzelle. L’ingénieur du département de chimie pharmaceutique et médicinale de l’Université Nsukka du Nigeria avait découvert que cette herbe avait la capacité de capter et d’accumuler l’énergie solaire.

    Le mimosa est une plante médicinale d’origine africaine qui pousse un peu partout sur le continent. Il a des caractéristiques physiques qui traduisent sa capacité à fermer les feuilles la nuit ou lorsqu’il est touché, et de les ouvrir ensuite quand il est exposé à la lumière du jour. Dans son livre « Plant Weed for Solar Cell Development », le professeur explique cette réaction par le fait que le contact coupe la réception de la lumière nécessaire à l’ouverture de la plante. Il explique par la même raison l’incapacité de la plante à s’ouvrir de nuit.

    Cette observation a conduit à l’extraction scientifique et à l’isolement du matériau responsable du comportement. Le professeur Justus Nwaoga avait constaté que c’était le silicium noir.

    Les panneaux solaires mimosa

    Exposées à la lumière du soleil, les cellules solaires construites avec les extraits de mauvaises herbes accumulent l’énergie solaire qui est ensuite convertie en énergie électrique grâce à des bioaccumulateurs qui utilisent les électrolytes dérivés de l’herbe Mimosa. Ce principe a permis la fabrication d’un panneau solaire fonctionnel pouvant générer un courant continu capable d’allumer une lampe de 4,5 volts.

    Découvrant que Marie-honte capte l’énergie grâce à des électrolytes, le scientifique les en a insérés dans ses capteurs, améliorant significativement leur efficacité. L’innovation a été mise à l’échelle par les fermes d’établissement pour la culture du mimosa. Ceci a donné lieu à un rendement accru de la matière première et à une augmentation subséquente du nombre de panneaux solaires de mimosa.

    En effet, le mimosa arrive à un moment où les scientifiques cherchent des alternatives aux combustibles fossiles.  Les panneaux solaires Mimosa visent principalement à fournir un approvisionnement bon marché en énergie électrique solaire dans diverses parties du monde.

    Choisi parmi plus de 900 candidatures provenant de 45 pays, le professeur Justus Nwaoga en 2013 figurait parmi les dix innovateurs africains qui ont été nommés pour avoir développé des solutions pratiques à certains des problèmes les plus insolubles du continent.

     

  • Kenya: Cosmas Ochieng, l’énergie renouvelable à partir des noix de croton

    Kenya: Cosmas Ochieng, l’énergie renouvelable à partir des noix de croton

    À 31 ans, Cosmas Ochieng est cofondateur d’une startup qui produit de l’énergie renouvelable et des produits agricoles à partir de noix de croton indigènes. Il s’agit de Eco Fuels Kenya. Le Kenyan propose à travers sa startup des solutions novatrices qui sauvent les communautés.

    Né à l’ouest du Kenya, dans la ville rurale de Homa Bay, Cosmas Ochieng a grandi dans une famille pauvre et un foyer polygame. Il s’accroche pourtant à ses études, réussissant à obtenir son baccalauréat et à suivre des études universitaires. Il a développé son sens de l’entrepreneuriat en fabriquant et en réparant des vélos tout jeune. Diplômé de l’université technique de Nairobi, celui qui se considère comme persévérant .a d’abord travaillé dans des industries agroalimentaires.

    Après avoir servi dans un organisme de production de biodiesel à partir de noix de croton, il décide en 2012 de créer sa propre entreprise. Au début, « j’ai commencé par écraser les noix de croton à la main, et il faudrait toute la journée pour écraser un sac », se rappelle-t-il, avant d’ajouter : « Commencez avec ce que vous pouvez, peu importe le niveau ». Depuis, Eco Fuels Kenya produit des biocarburants, mais également des engrais qui revitalisent le sol, des briquettes et des aliments pour volailles.

    Collaboration

    Pour la réussite de sa startup, Cosmas Ochieng a misé sur sa communauté à travers la collecte de croton. « Ils me fournissent des noix. Je leur propose ce que nous produisons. Ils ont le droit de bénéficier des ressources de leur environnement », explique l’entrepreneur. Il collabore avec des communautés qui peuvent lui fournir jusqu’à vingt tonnes de graines de croton par semaine. Pour détecter les communautés, l’entrepreneur utilise la carte des forêts du pays avant de rentrer en contact avec les groupes et l’administration de la région concernée.

    Grâce à son dynamisme, le magazine Forbes l’a nommé l’un des meilleurs entrepreneurs d’Afrique de moins de 30 ans. Il y a six ans, Eco Fuels Kenya a également remporté le programme Village Capital / GrowthAfrica de GrowthHub et un investissement de 50 000 dollars des États-Unis. Avec Eco Fuels Kenya, Cosmas Ochieng emploie près d’une trentaine de personnes.

    « Eco-entrepreneur »

    Pour cet environnementaliste, il est important que les États s’emparent des énergies renouvelables. « Elles sont sans danger pour l’environnement. Cela aide à maintenir les ressources naturelles », justifie-t-il. Selon lui, dans la recherche de solutions, chaque individu doit se demander « qu’est-ce qui peut résoudre notre problème » et non « qu’est-ce qui peut résoudre mon problème ».

    Cinq ans après sa création, Eco Fuels Kenya reste fidèle à son objectif. La startup est dans une dynamique de protection de l’environnement. Cosmas Ochieng continue de sensibiliser les populations sur la culture des graines de croton. Il veut à la fois faire prospérer son entreprise et offrir aux populations le moyen de se nourrir de leurs semences.

  • Éthiopie: des déchets solides pour électrifier la capitale Addis-Abeba

    Éthiopie: des déchets solides pour électrifier la capitale Addis-Abeba

    La gestion des déchets (solides) est l’un des plus grands défis auxquels sont confrontés de nombreux pays africains, et l’incapacité à gérer correctement l’élimination ces déchets a souvent conduit à des inondations et à l’apparition de maladies.

    En Éthiopie, au cours des cinquante dernières années, le site de décharge de Koshe a été la seule dans la capitale Addis-Abeba. À mesure que la ville s’agrandissait, le site s’intégrait au paysage urbain et attirait des centaines de récupérateurs qui gagnaient leur vie grâce aux déchets récupérés. Mais en 2017, un glissement de terrain sur le site de décharge a tué plus d’une centaine de personnes, incitant le gouvernement à agir.

    Désormais, Koshe est en train de devenir une usine de  transformation des déchets. Cette mutation permettra de révolutionner l’approche de la ville en matière de gestion des déchets.

    En effet, l’Éthiopie est en train de transformer le site en une nouvelle usine de valorisation énergétique des déchets grâce au projet Reppie Waste-to-Energy, le premier du genre en Afrique. Cette initiative fait partie des efforts visant à révolutionner les pratiques de gestion des déchets dans le pays.

    Fournir 30 % des besoins énergétiques à Addis-Abeba

    L’usine va incinérer 1 400 tonnes de déchets par jour, une proportion qui représente environ 80% des déchets de la ville. L’électricité produite fournira à Addis-Abeba 30% de ses besoins en électricité, tout en respectant les normes internationales en matière d’émissions atmosphériques.

    Dans les usines d’incinération, les déchets vont être brûlés dans une chambre de combustion. La chaleur qui en résulte sera utilisée pour faire bouillir l’eau jusqu’à ce qu’elle ne se transforme en vapeur, ce qui entraîne un générateur de turbine qui produit de l’électricité.

    Zerubabel Getachew, représentant permanent adjoint de l’Éthiopie aux Nations Unies, a déclaré que le projet Reppie Waste-to-Energy n’est qu’une composante de la stratégie plus large de l’Éthiopie pour lutter contre la pollution et promouvoir l’énergie renouvelable dans tous les secteurs de l’économie.

    En effet, le projet est le fruit d’un partenariat entre le gouvernement éthiopien et un consortium d’entreprises internationales: Cambridge Industries Limited (Singapour), China National Electric Engineering et Ramboll, une société d’ingénierie danoise.

    Ce consortium a été créé pour concevoir et construire des installations de valorisation énergétique adaptées à l’Afrique subsaharienne. Reppie est le premier de ce que le consortium espère être une série d’installations dans les grandes villes de la région.

    Notons que l’incinération des déchets est populaire en Europe, où près d’un quart des déchets solides municipaux sont incinérés. La France compte 126 usines de valorisation énergétique, tandis que l’Allemagne en compte 121 et l’Italie 40.

  • L’Éthiopie mise sur l’éolienne pour restructurer son secteur énergétique

    L’Éthiopie mise sur l’éolienne pour restructurer son secteur énergétique

    En vue d’augmenter le taux de couverture énergétique sur le territoire, le gouvernement éthiopien a dévoilé début mars un plan de développement de parcs éoliens.

    L’annonce de ce plan a été faite en collaboration avec l’Agence danoise de l’énergie. Ce plan de développement va d’abord permettre à l’État de mobiliser les investissements privés indispensables. Pour Seleshi Bekele, ministre de l’Eau, de l’Irrigation et de l’Électricité, le gouvernement initie à cet effet une série d’actions visant à transformer le cadre réglementaire du secteur de l’électricité pour impliquer le secteur privé.

    Il a expliqué que « la fourniture d’une alimentation adéquate, la création d’un système énergétique plus résilient grâce à la diversification du mix de production, l’intégration du système électrique régional et le commerce de l’énergie, ainsi que l’accès à l’électricité à tous » sont des objectifs à atteindre. Ensuite, le plan évoque essentiellement la sélection des sites où peut être développé le projet éolien danois-éthiopien. Il y a également le réseau et les données bancables pour alimenter les ventes, le financement, les politiques d’approvisionnement ainsi que l’exploitation et la maintenance. A ce jour, le potentiel d’énergie éolienne de l’Éthiopie est estimé à 1000 GW.
    Rendre l’électricité accessible à tous

    Malgré des efforts dans le secteur énergétique, les autorités ressentent un grand besoin d’efforts concertés pour développer des cadres institutionnels, réglementaires et juridiques solides, afin de créer un environnement d’affaires attrayant. Seleshi Bekele confie que la mise à niveau des arrangements institutionnels conformément à la loi sur le partenariat public-privé permettra d’avoir un processus de livraison rapide et efficace pour répondre à la demande toujours croissante d’électricité du pays.

    «L’énergie éolienne dans le mix énergétique diversifié contribuera à protéger les fréquentes sécheresses dues au changement climatique qui constitue une menace stratégique pour notre énergie hydroélectrique, qui continuera à être le pilier du système électrique pour les années à venir», rassure Seleshi Bekele.

    Des responsables de l’Agence danoise de l’énergie ont affirmé de leur côté que l’énergie éolienne moderne est une source d’énergie rentable et peut être installée dans un court laps de temps. Le pays ne peut pas perdre de vue son « objectif ambitieux d’assurer l’accès à l’électricité à tous les Éthiopiens d’ici 2025 et de devenir une économie verte à résilience climatique modérée au cours de la prochaine décennie », déclare pour sa part l’ambassadrice du Danemark en Éthiopie, Mette Thygesen.