Catégorie : Education

  • Au Nigeria, la startup ScholarX  facilite l’accès aux bourses d’études

    Au Nigeria, la startup ScholarX facilite l’accès aux bourses d’études

    Au Nigeria comme dans nombre de pays africains, bénéficier d’une éducation de qualité et correspondante aux besoins des étudiants est hors de portée pour de nombreuses personnes. Pour certains, cela est dû à un manque de connaissance des opportunités existantes alors que pour d’autres, c’est simplement à un manque de moyens. ScholarX s’attaque bien à ce problème.

    ScholarX est une startup à impact social qui s’attaque aux problèmes éducatifs. En 2016, elle a lancé une application d’agrégation de bourses d’études comme un « pont d’opportunités » afin d’aider les étudiants intéressés à trouver des opportunités de premier cycle et des cycles supérieurs localement et à l’étranger.

    Cette plateforme répertorie les bourses en fonction des préférences des étudiants et fournit des conseils pour les étudiants sélectionnés. Jusqu’à présent, ScholarX a plus de 10 000 utilisateurs.

    Difficile accès aux opportunités

    Au départ, l’initiative a été inspirée par Maxwell Ogunfuyie, un des deux cofondateurs, qui a personnellement réalisé combien il était difficile pour lui d’accéder aux opportunités disponibles au Nigeria.

    Ensuite, il a cherché à compiler des bourses locales, avec l’intention d’en faire éventuellement en une application mobile. Les partenaires se sont réunis et après quelques séances de réflexion et d’analyse, ont décidé d’aller de l’avant avec la création d’une plateforme qui organise des bourses locales et étrangères. Le Nigeria a été tout de suite sélectionné comme pilote pour les bourses locales.

    En septembre 2017, ScholarX a lancé Village, une plateforme de crowdfunding qui permet aux professionnels, principalement de la diaspora, de parrainer l’éducation des étudiants dans le besoin. Essentiellement, la startup construit un modèle d’affaires autour de l’adage populaire, «il faut un village pour élever un enfant».

    Sur la plate-forme du Village, les élèves du secondaire et de l’université qui ont besoin de soutien pour leur éducation créent des profils, partagent leurs histoires et leurs besoins, et espèrent qu’un donateur les soutiendra.

    Depuis, Village a reçu plus de 500 demandes de fonds et a recueilli plus de 10 000 $ en dons au cours de ses cinq premiers mois d’opération, dont 90% provenaient de donateurs de la diaspora.

    ScholarX espère également permettre à ces donateurs de parrainer des projets éducatifs dans des écoles telles que l’équipement d’un laboratoire, dans le but de résoudre les problèmes liés à l’éducation au Nigeria.

    Dans la puissance économique africaine, certains des problèmes éducatifs sont des écoles mal équipées, des enseignants non rémunérés et un problème d’alphabétisation important avec environ 10,5 millions d’enfants non scolarisés.

    Dans le budget proposé pour 2018, seulement 7% du total ont été alloués à l’éducation, bien en deçà de la recommandation de 26% des Nations Unies.

    S’il est peu probable que les choses changent de manière significative de sitôt, ScholarX aura néanmoins le mérite d’être précurseur d’une idée entièrement nouvelle qui, jusque-là manquait à l’éducation nigériane.

     

  • Enseigner l’informatique avec la craie, ce Ghanéen invente sa méthode

    Enseigner l’informatique avec la craie, ce Ghanéen invente sa méthode

    Vous est-il une fois arrivé de prendre votre stylo pour représenter Microsoft Word sur du papier ? Owura Kwadwo a fait mieux. Cet enseignant ghanéen réalise avec une craie ce que certains considèrent dans son pays et sur la toile comme remarquable. En effet, l’instituteur enseigne Microsoft Word à des élèves. L’absence de matériels contraint Owura Kwadwo à tout représenter au tableau.

    C’est grâce à une publication Facebook que la méthode d’enseignement particulière de Owura Kwadwo a été mise en lumière. La publication a été partagée à plusieurs reprises et aimée par plusieurs internautes. Ces derniers ont commenté la publication et exprimé leur satisfaction. La méthode d’enseignement de Microsoft Word a impressionné plus d’un. Diplômé en arts visuels, ce passionné de technologie s’est lancé dans une carrière d’enseignant avec la décision d’inculquer le savoir à ses élèves.

    Pour des cours d’informatique, à cause de l’absence d’ordinateur, il a eu l’idée de tout représenter au tableau. Owura Kwadwo explique que c’est la solution qui s’imposait. Il n’a donc pas hésité à tout mettre en œuvre pour faire maîtriser à ses élèves l’essentiel de Microsoft Word. « Je le fais pour que mes élèves comprennent ce que j’enseigne. Au moins pour donner une image de ce qu’ils verront en supposant qu’ils étaient derrière un ordinateur », affirme-t-il.

    Enseigner avec du matériel adéquat

    L’enseignant reste convaincu que sa méthode fonctionne. Owura Kwadwo confie sa satisfaction de voir ses élèves apprécier sa méthode et leur aptitude à comprendre progressivement les choses. « Je m’assure qu’ils comprennent tout bien avant de quitter la classe », précise-t-il. Pour sa méthode d’enseignement appréciable, mais regrettable à l’heure où les TIC foisonnent l’enseignant s’est vu offrir des ordinateurs portables et des projecteurs. De bonnes volontés veulent le mettre dans de bonnes conditions et lui permettre d’enseigner avec des outils adéquats.

    Owura Kwadwo n’oublie pas que son école et d’autres également situées dans les zones rurales ne bénéficient pas d’infrastructures nécessaires. « Nous avons besoin d’infrastructures bien équipées et d’aides à l’enseignement et à l’apprentissage, et d’un gouvernement qui a l’éducation à cœur », déclare-t-il. Pour autant il ne se décourage pas. « Le gouvernement est utile et je crois en lui. Il essaie d’équiper toutes les écoles en TIC et je crois qu’il réussira à couvrir même les zones rurales ».

  • Au Ghana, Chalkboard développe un système e-learning sans internet

    Au Ghana, Chalkboard développe un système e-learning sans internet

    À l’heure du e-learning où les plateformes d’éducations deviennent de plus en plus légion, la startup Chalkboard aura le mérite de développer un programme d’e-learning à destination des universités consultable par textos.

    C’est le contexte de création de cette startup qui séduit le plus. En Afrique, même si de plus en plus de personnes téléchargent des applications d’enseignement, le faible taux de couverture réseau et le coût relativement cher de l’Internet mobile, en dehors faible pouvoir d’achat qui ne permet pas à tous les étudiants d’avoir des smartphones constituent des écueils à la réussite de diverses initiatives numériques.

    Pour contourner cet obstacle, Chalkboard une start-up au Ghana, a développé un système basé sur la technologie des SMS pour permettre à leurs cours d’être accessibles au plus grand nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles.

    « Il y aura, 150 millions de jeunes à former d’ici cinq ans en Afrique. Dans les conditions actuelles (infrastructures, moyens humains), c’est mission impossible. Des milliers d’entre eux resteront forcément sur le carreau. Il y a donc un besoin urgent de trouver des nouvelles façons d’éduquer, de former aux divers métiers. Et l’e-learning permet de répondre à ce besoin », explique Adrien Bouillot, créateur et cofondateur de Chalkboard. Et de faire comprendre qu’il « s’agit de fournir du contenu grâce à la technologie la plus inclusive, de sorte à mettre tout le monde à bord. C’est la seule façon de faciliter l’accès à l’enseignement supérieur, et c’est pourquoi notre solution conçue au Ghana est adaptée à l’Afrique. »

    Success Story

    « On utilise la technologie SMS ou la technologie USSD qui nous assure une couverture universelle et qui permet à nos étudiants de façon très concrète de suivre des cours, répondre à des exercices… Votre professeur peut suivre votre activité à tout moment et à la fin du semestre vous aurez des crédits officiels et vous obtiendrez un diplôme », explique Adrien Bouillot.

    Quelque temps après le lancement, la startup a connu une phase pilote plus que satisfaisante. Sur fonds propres, l’application a été développée en France. Sa première version est testée avec l’université du Ghana, à Accra, où un professeur de français joue le jeu, en mettant à disposition ses cours.

    Les étudiants de l’Université du Ghana ont eu un « taux de rétention de 100% » lors du projet pilote et tous les étudiants ont également remis leurs devoirs à temps.

    « C’est incroyable, étant donné qu’en Afrique, un étudiant sur deux échoue avec les solutions actuelles d’apprentissage en ligne. Nous sommes particulièrement fiers des excellents résultats de la classe: ils ont obtenu une note moyenne de 23/25 à mi-parcours, ce qui est beaucoup plus élevé que l’examen similaire de l’année précédente », se réjouissent les concepteurs.

    En effet, quand la startup a été lancée en 2015, elle n’était qu’une petite boîte vouée, comme la plupart des startups en Afrique, à ne probablement pas faire long feu. Adrien qui étudiait en France était revenu à Accra pour cela, accompagné de quelques camarades. Désormais, son application convainc les  grandes universités ghanéennes, et au-delà.

    « Ce que nous avons construit avec l’Université du Ghana ne sera peut-être qu’un premier pas, mais les résultats et l’influence que nous avons acquise sont plus qu’encourageants. Nous ne nous arrêtons pas ici », se félicite le jeune entrepreneur. Son équipe, composée aujourd’hui de neuf personnes, est jeune et cosmopolite. Tous ont moins de 30 ans et viennent de France, de Madagascar, du Kenya, du Ghana, du Nigeria et de Côte d’Ivoire.

    Mais, au-delà de ces différents aspects, le projet s’inscrit dans une dynamique économique également. Parce que le e-learning, c’est aussi un marché annuel de 500 millions de dollars en Afrique. « Notre but est donc d’avoir une activité qui impacte positivement la société et qui, bien sûr, rapporte aussi de l’argent, car nous ne croyons pas du tout à la charité sur le long terme » clarifie Adrien.

    La start-up vise une rentabilité globale dans cinq ans, tout en étant rentable sur chaque pays où elle est présente au bout de deux ans. D’ici là, Chalkboard prépare surtout une collecte de fonds dans les prochains mois afin de recruter et de s’installer prochainement au Burkina Faso, au Kenya et au Nigeria. Sinon, de conquérir tout le continent africain à long terme.

  • Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Afrique: voici les 7 meilleurs  enseignants du continent

    Sur 300.000 candidatures venues de 173 pays retenues pour le Global Teacher Prize 2018, 50 ont finalement été sélectionnées pour la finale de ce prix. Parmi les finalistes figurent sept enseignants africains. Il s’agit de Ayodele Odeogbola, et Itodo Anthony du Nigeria, Marjorie Brown et Wendy Horn d’Afrique du Sud, Catherine Nakabugo d’Ouganda, Abdikadir Ismail du Kenya et Sitsofe Enyonam Anku du Ghana.

    Le Global Teacher Prize qui récompense un enseignant pour une contribution particulière à sa profession est un prix d’une valeur de 1 million de dollars US créé par la Fondation Varkey, fondée par le milliardaire indien Sunny Varkey. Pour l’édition 2018, Afrotribune vous présente les sept Africains en lice pour ce prestigieux prix qui sera remis en mars prochain.

    Sitsofe Enyonam Anku

    Ce Ghanéen a créé la Meagasa Mathematics Academy pour soutenir les enfants de 6 à 18 ans et ses programmes d’enseignement ont aidé les élèves à trouver du plaisir et de l’excitation en mathématiques. Sitsofe Enyonam Anku est un éducateur de mathématiques de renommée internationale, qui promeut des mathématiques pratiques pour surmonter les craintes des élèves et leur permettre d’apprécier ses applications dans la vie réelle. Ses méthodes d’enseignement sont utilisées dans les salles de classe au Ghana et dans d’autres parties du monde.

    Itodo Anthony

    En mai 2017, cet enseignant nigérian crée New Frontiers Youth Forum qui accueille des membres de 13 à 35 ans formés sur le leadership et les actions positives à mener pour une transformation de leur communauté. Itodo Anthony est sans cesse guider par l’intérêt général. Pour lui, il est nécessaire d’inculquer à la relève nigériane des valeurs. Il s’attèle donc dans ses cours à parler service communautaire, justice, solidité institutionnelle et sutout création de valeur. Il y a quelques mois, le New Frontiers Youth Forum s’est doté d’une bibliothèque communautaire pour permettre à ses membres de bien étudier.

    Abdikadir Ismail

    Il administre une école kenyane défavorisée. Mais Abdikadir a saisi une opportunité de faire la différence en utilisant la technologie. N’ayant pas de laboratoire scientifique à son école, cet enseignant a envoyé des collègues dans les écoles bien équipées pour filmer les expériences et d’autres cas pratiques. Dans son école, Abdikadir Ismail fait ensuite lire via son ordinateur les vidéos intégrées dans des présentations PowerPoint

    Marjorie Brown

    ses étudiants ont ensuite représenté l’Afrique du Sud dans des forums de jeunes, les Paris Climate Talk et diverses universités de l’Ivy League. Marjorie Brown est une ancienne activiste des droits de l’homme. Elle enseigne l’histoire aux filles et encourage la pensée critique. A ce jour, elle dirige le programme Kids Lit in SA consacré à l’alphabétisation des enfants et son Kids Lit Lit, lancé il y a près de trente ans. Ce programme auquel participent plus de 100 écoles, a augmenté les stocks de livres dans les bibliothèques de l’Afrique du Sud et mobilisé les enseignants.

    Catherine Nakabugo

    Cette Ougandaise est passionnée par l’éducation des filles. Catherine Nakabugo a aidé ses élèves à mettre en place un certain nombre d’entreprises scolaires prospères qui les aident à acquérir de précieuses compétences de vie et à renforcer leurs compétences scolaires, comme les mathématiques en travaillant sur les comptes. En 2014, son district a remporté un concours national de sciences avec son projet de chaise de Pythagoras.

    Wendy Horn

    Elle est passionnée par la science et la technologie. En plus d’enseigner les sciences à son école, elle parle aux éducateurs de la façon d’enseigner la science, d’engager les apprenants, d’utiliser la technologie et de la mettre en pratique. En tant que directrice d’une nouvelle école, la Sud-africaine encadre et guide ses enseignants, dont beaucoup étaient des débutants.

    Ayodele Odeogbola

    Ce Nigérian est un passionné de pratique. Pour bien faire comprendre ses cours à ses étudiants, il n’hésite pas à faire venir des experts dans sa classe pour qu’ils parlent du concret. Ayodele Odeogbola a aussi relié sa classe à d’autres écoles en Inde et au Liban avec l’utilisation de Skype et d’autres médias sociaux. Son point fort est de toujours innover dans sa façon d’enseigner. Pour lui, il est important d’explorer toutes les opportunités d’apprentissage. Avec ses collaborations, sa créativité et sa passion pour la technologie, cet enseignant forme des étudiants exceptionnels.

     

     

     

  • Nigeria: rencontre avec l’enseignante des mathématiques en Igbo

    Nigeria: rencontre avec l’enseignante des mathématiques en Igbo

    Au Nigeria, une enseignante a décidé de devancer le gouvernement pour enseigner les maths dans sa langue maternelle.

    En juin 2017, le ministre nigérian des Sciences et de la Technologie, M. Ogbonnaya Onu, avait indiqué que des projets étaient en cours pour enseigner les matières scientifiques, technologiques, techniques et mathématiques (STEM) dans les langues maternelles, compte tenu du faible niveau d’adoption des carrières techniques au Nigeria. Si l’idée parait encore difficile, c’est bien parce que les parties prenantes ont regretté que le manque d’enseignants de sciences capables de parler leurs langues maternelles et la diversité des origines ethniques des étudiants soient des obstacles.

    Mais avant même que le gouvernement ne fasse cette annonce, une enseignante de mathématiques à Port Harcourt, dans l’État de Rivers, avait déjà adopté la langue locale pour son enseignement. Cynthia Onwuchuruba Bryte-Chinule enseigne à ses élèves les mathématiques en pidgin nigérian et Igbo depuis un moment.

    L’obstacle anglais

    Dans une interview accordée à un média local, l’enseignante affirme avoir a été inspirée par ses étudiants dans la prison de Port Harcourt et quelques 40 autres enfants qu’elle enseigne gratuitement.

    « La plupart d’entre eux sont des décrocheurs scolaires qui ne comprennent pas la langue anglaise… Je pensais que cette langue ne devrait pas être un obstacle à l’apprentissage des mathématiques. J’ai donc essayé une méthode différente. Je leur ai donné les questions de maths dans le pidgin nigérian et les concepts avec lesquels ils pouvaient s’identifier », a-t-elle expliqué.

    Pour elle, il est une évidence que l’enseignement en anglais était une perte de temps. « La plupart ne savent pas ce que signifie “’addition”’, alors vous devez leur dire “’joignez-vous ensemble”’ », dit-elle. Ainsi, pour faire en sorte que les matières STEM soient largement acceptées et comprises au Nigéria, il faut utiliser des supports linguistiques faciles à comprendre pour les étudiants.

    Les chiffres comme au quotidien

    Cynthia est diplômée en mathématiques de l’Université Nnamdi Azikiwe de l’État d’Anambra. Elle est la fondatrice de PEEL Initiative, une organisation à but non lucratif qui œuvre pour l’amélioration de l’éducation en Afrique en particulier les mathématiques. Son organisation veut aussi avoir un impact sur la vie des enfants défavorisés par l’éducation. Et c’est dans cette perspective que se logent la plupart des actions de la Nigériane.

    Par ailleurs, l’enseignante dirige le programme Maths Afrique qui relie les tuteurs aux étudiants à un prix qui aide à financer son initiative. Elle a reconnu sa difficulté à obtenir des fonds auprès des donateurs pour soutenir les programmes, mais elle a exprimé sa détermination à faire avancer les choses, peu importe les circonstances.

    Mais dans son parcours, Cynthia est confrontée à un obstacle redouté par les autorités nigérianes dans leur politique d’intégration des langues maternelles dans l’enseignement des matières scientifiques : la diversité des origines ethniques. Mais pour tenter de pallier cette difficulté, Cynthia a fait de courts tutoriels vidéo sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et YouTube en Igbo et pidgin nigérian… Résultat, satisfaisant. « Je vois beaucoup d’intérêts suscités et c’est la seule essence de l’exercice ; montrer aux gens que les maths ne sont pas si difficiles. J’ai fait des versions de vidéos et de didacticiels Igbo et Pidgin sur les mathématiques, mais j’ai découvert que ceux en langue Igbo étaient plus largement acceptés ».

    Toutefois, Cynthia est convaincue que le chemin est encore long pour son initiative, dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

  • Afrique : ces footballeurs qui misent sur l’éducation dans leur pays

    Afrique : ces footballeurs qui misent sur l’éducation dans leur pays

    En Afrique, les footballeurs, surtout internationaux, sont souvent impliqués dans des actions caritatives. Si ce n’est pour l’amélioration du système de soins et de santé, la construction des écoles de foot, des infrastructures sociales, alors ils sont présents dans le domaine de l’éducation.

    S’il faut souligner que dans l’ensemble ces actions ne sont pas assez importantes pour porter tout un développement national, elles sont néanmoins d’une grande utilité pour les communautés bénéficiaires.

    Asamoah Gyan (Ghana)

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    En 2017, Asamoah Gyan, footballeur professionnel ghanéen, a inauguré un complexe sportif au sein de son ancienne école, Accra Academy au Ghana. Le projet aurait coûté près de 155. 000 dollars. Une façon à lui de « redonner à son ancienne école, ce dont il avait bénéficié ». Le projet consiste à révéler des étudiants qui ont des talents en football.

    Asamoah Gyan, capitaine de l’équipe nationale du Ghana, joue actuellement en tant qu’attaquant au Kayserispor FC, un club turc.

    Samuel Eto’o (Cameroun)

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    Outre la construction d’un centre pédiatrique pour réduire le taux de mortalité infantile à Douala, au Cameroun, l’année dernière, Samuel Eto’o a annoncé son intention de construire une école dans la région nord du Cameroun avec le soutien de donateurs. La fondation de l’ancien capitaine des Lions Indomptables a également fourni 100 bourses aux filles dans une école en Sierra Leone.

    Samuel Eto’ o est un footballeur professionnel camerounais qui joue en tant qu’attaquant pour le club turc d’Antalyaspor. Notamment passé par le club espagnol Barcelone FC, Eto’o est à ce jour le joueur africain au palmarès le plus garni de tous les temps, ayant remporté le titre de Joueur africain de l’année à quatre reprises.

     

    Didier Drogba (Côte d’Ivoire)

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    Didier Drogba, ancienne star ivoirienne du football, a récemment créé, en Côte d’Ivoire, une école destinée à permettre aux enfants d’une communauté rurale d’accéder à une éducation de qualité. L’école aurait été partiellement financée par Nestlé et l’International Cocoa Initiative. L’installation comprend des salles de classe, un jardin d’enfants, une cantine, des latrines, un terrain de football et des installations d’hébergement pour les enseignants.

    Didier Drogba, 40 ans, ancien capitaine des Éléphants, évolue désormais au sein du club American Phoenix Rising.

  • Zimbabwe: des labos informatiques pour sauver l’école en milieu rural

    Zimbabwe: des labos informatiques pour sauver l’école en milieu rural

    En collaboration avec l’UNESCO, l’entreprise britannique Computer Aid International a mis en place à Chipinge au Zimbabwe un laboratoire informatique alimenté à l’énergie solaire. L’initiative qui s’est révélée être une grande réussite a déjà permis d’apprendre à des élèves d’écoles rurales l’utilisation d’un ordinateur. Au total 150 étudiants ont été premièrement formés après le lancement du laboratoire il y a moins d’un an.

    Pour Qelani Jiho , professeur d’informatique, « l’effectif a doublé ». « Nous attendons à ce qu’il continue d’augmenter », prévoit-elle. Plusieurs observateurs expliquent que ce laboratoire informatique permet de combler le fossé entre les élèves d’établissements ruraux et urbains. Autre avantage, ce laboratoire informatique peut être utilisé quotidiennement. Il s’agit en effet d’un système fonctionnant à l’énergie solaire. Le laboratoire ne souffre donc pas de problème de coupure de courant.

    Transformation

    L’installation de ce laboratoire participe aussi à la formation d’autres enseignants. Plus encore, l’école arrive désormais à imprimer ses propres documents d’examen. « C’est idéal pour une école rurale parce que nos membres du personnel et les étudiants font maintenant partie de la société technologique mondiale », se réjouit un membre de la direction.

    Les responsables du Réseau du système des écoles associées de l’UNESCO (RéSEAU), estiment de leur côté qu’il est temps pour le Zimbabwe d’installer des laboratoires solaires similaires dans tout le pays. « Il est vital que les communautés marginalisées adoptent les TIC », ajoute-t-il. L’UNESCO avait déjà invité l’État zimbabwéen à adopter des sources d’énergies renouvelables pour « transformer des vies dans les zones rurales » en matière d’éducation.

  • Afrique: comment les Universités combattent-elles la pénurie des enseignants?

    Afrique: comment les Universités combattent-elles la pénurie des enseignants?

    Sur le continent, plusieurs universités créent des cours en ligne. L’objectif pour ces établissements est de démocratiser l’accès à l’éducation. Mais c’est aussi un moyen de renforcer les collaborations et le réseautage entre les institutions ou les universités africaines. Depuis 2016, Wits University est devenue la première université africaine à offrir des MOOC (massivement ouverts en ligne) sur edX, une plateforme établie par le MIT et Harvard. L’Université du Cap propose une série de sessions sur Coursera, de l’écriture académique et du changement social, à l’éthique du don d’organes.

    Dans la sous-région ouest-africaine, l’accès des cours en ligne n’est pas encore totalement adopté dans les universités. Toutefois, le Nigéria a déjà expérimenté la création de MOOC spécifiquement pour les diplômés du secondaire qui ne sont pas allés à l’université lors de leur premier essai. Pour plusieurs experts en éducation, l’accès des cours en ligne pourrait être un des atouts pour les pays africains. Cela peut en effet permettre aux gouvernements de relever le défi de chômage des jeunes et une pénurie de compétences.

    Relever des défis

    Des cours en ligne pourraient aider à combler une lacune importante pour les employeurs africains, qui se sont plaints que les universités africaines ne dotent pas les étudiants des bonnes compétences nécessaires pour le marché. Pour Seth Trudeau et Keno Omu de l’African Leadership University, les employeurs recherchent maintenant des diplômés capables de penser par eux-mêmes, de s’intégrer dans des milieux de travail dynamiques, d’apprendre de nouvelles façons de travailler et de trouver des solutions créatives aux problèmes réels. « Les capacités dépendent plus de la façon dont elles ont été enseignées que de ce qu’elles ont appris », estiment les deux spécialistes.

    Pour le moment, différentes universités africaines s’apprêtent à lancer les cours en ligne. Mais certains Etats sont incapables de franchir le cap. Des problèmes tels que la vitesse d’Internet et le droit d’auteur ont rendu difficile l’adoption de cette idée par certains pays. Conséquence, les étudiants africains se tournent de plus en plus vers les universités étrangères pour continuer leur formation. Seule option pour eux d’affiner leurs compétences pour relever les défis qui les attendent en Afrique.

     

  • En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    Le continent africain est dans une belle dynamique en matière des nouvelles technologies et ses performances semblent plaire aux géants mondiaux. Au rang de ceux-ci, Microsoft, qui veut principalement s’intéresser au domaine de l’éducation.

    Au cours du premier semestre de l’année 2017, l’américain Microsoft a exprimé son intention d’utiliser pour la première fois des data centers situés en Afrique, et plus précisément à Johannesburg et au Cap pour se fournir des cloud, à l’horizon 2018. Ce n’est pas tout. Les nouveaux centres proposeront également la possibilité d’hébergement de données et ainsi faciliter l’accès aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations sur une bonne partie du continent africain. Selon le communiqué que l’entreprise fondée par Bill Gates et Paul Allen avait rendu public, « ce nouvel investissement est un symbole de reconnaissance des opportunités énormes qu’apportera la transformation numérique en Afrique ».

    Mais depuis peu, Microsoft s’intéresse à bien d’autres domaines, comme l’éducation. En effet, Microsoft travaille actuellement avec des ministères de l’éducation dans de nombreux pays africains comme le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Rwanda et le Kenya…, en fournissant des technologies pour assister les processus d’enseignement et d’apprentissage. De fait, lors d’une récente conférence, les responsables du groupe ont ajouté à cette liste, un nouveau partenariat avec le Mozambique pour « moderniser l’éducation dans le pays ».

    En janvier dernier, Microsoft avait aussi signé un protocole d’entente accord avec Ecobank Transnational Incorporated, société mère du groupe bancaire panafricain Ecobank. Une collaboration qui résulte de la pression croissante sur les agglomérations africaines due à l’urbanisation et à la nécessité de d’offrir des services qui assureront un environnement plus sûr, ouverte et durable. Objectif de cet accord, accompagner les efforts des gouvernements pour « moderniser et élever les standards des grandes villes du continent grâce à des solutions numériques de pointe ». Ce protocole d’accord se veut un vecteur de modernisation des secteurs qui auront l’impact le plus immédiat et le plus important pour le développement les pays africains.

    Les secteurs visés comprennent les décaissements de bourses et les frais de scolarité dans le secteur de l’éducation ; par ailleurs, la collecte par la municipalité auprès des vendeurs du marché et des petites boutiques, les règlements pour les licences des véhicules et de permis de conduire ainsi que pour les e-Visa et les e-Passeport. Mais l’initiative ne se limite pas là. Elle couvre également la mise en œuvre d’un programme complet d’e-compétences et de formations dans le domaine du digital.

    L’entreprise a également profité du sommet pour le lancement officiel en Afrique de sa solution Microsoft 365 Education, conçue pour « libérer la créativité », pour « promouvoir le travail d’équipe » et « offrir une expérience utilisateur simple et sûre ». Parmi les différentes fonctionnalités, le paquet comprend une version éducative du jeu populaire Minecraft (qui enseigne aux étudiants comment coder), une plate-forme de collaboration Microsoft Teams et le service Intune du géant du logiciel, qui aide les écoles à mettre en place et à gérer les appareils scolaires.

    En Afrique, le grand défi

    Un grand des grands obstacles auquel se heurtent les entreprises qui veulent s’implanter en Afrique pour œuvrer dans le domaine de l’éducation est qu’elles doivent souvent travailler avec les gouvernements, ce qui peut être un exercice lent et trop bureaucratique. L’attrait du sommet Innovation Africa est probablement sa capacité à attirer un grand nombre de responsables gouvernementaux à un même endroit.

    Un autre défi auquel Microsoft est confrontée selon ses responsables est la perception de la tarification de ses produits éducatifs. Bien de personnes ignorent que les écoliers n’ont pas à payer le même prix pour utiliser Word comme les entreprisse. « Je suis toujours surpris de voir combien d’institutions en Afrique ne savent pas que nous avons des licences pour l’éducation. Beaucoup d’institutions me disent que “votre logiciel est trop cher”, mais le fait est qu’elles achètent des logiciels à des prix compétitifs », a commenté Mark East, responsable régional de Microsoft pour l’éducation en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Commentant ce dont les prestataires de services éducatifs ont besoin pour réussir sur le continent, East a mis en exergue des « victoires de tête de pont », des réussites avérées qui peuvent être utilisées pour décrocher de nouvelles affaires. Il a ajouté que ceux qui cherchent à entrer dans un pays particulier devraient s’associer avec de plus grandes entreprises technologiques déjà actives sur un marché. Ils devraient également s’aligner sur les plans de transformation numérique des gouvernements respectifs, a-t-il conseillé.

     

     

  • Le richissime Ghanéen Patrick Awuah désigné lauréat du WISE Prize

    Le richissime Ghanéen Patrick Awuah désigné lauréat du WISE Prize

    Le Ghanéen Patrick Awuah, fondateur et président de l’université Ashesi, basée à Accra, a été désigné lauréat du prestigieux WISE Prize pour l’éducation 2017, en récompense pour son travail accompli pour la promotion de l’éducation dans son pays natal et sur tout le continent africain. Il est de fait le premier Africain à gagner ce prix.

    C’est Son Altesse Sheikha Moza bint Nasser, présidente de la Fondation du Qatar, qui a remis le WISE Prize pour l’éducation à Patrick Awuah, lors de la session plénière d’ouverture mercredi du Sommet mondial de l’innovation pour l’éducation (WISE) à Doha, au Qatar, devant quelque 2.000 participants venus de plus de 100 pays.

    Le directeur général de WISE, Stavros N. Yiannouka, a déclaré que Patrick Awuah, sixième lauréat du WISE Prize pour l’éducation, rejoignait un groupe de personnalités qui partagent une passion commune pour l’éducation comme moteur de l’émancipation.

    « Tous les Lauréats du WISE Prize ont identifié des besoins qui les ont poussés à agir. Et tous ont réussi à rassembler et fédérer autour de leur vision, » a ajoutee M. Yiannouka. L’histoire de Patrick Awuah est unique, par sa prise de conscience du rôle du leadership éthique dans la transformation sociale, notamment en Afrique.

    Sous sa direction, Ashesi a mis en place plusieurs programmes d’études reposant sur les piliers des arts libéraux. Il a compris que les outils pour acquérir et interpréter les connaissances sont tout aussi importants que les connaissances elles-mêmes. En plaçant le leadership au cœur de son engagement, Patrick Awuah est devenu un modèle dans la promotion de l’éducation comme moteur de l’émancipation.

    En effet, le grand le mérite de Patrick Awuah est que tous les diplômés de l’université Ashesi ont trouvé un emploi après leurs études et presque tous sont restés en Afrique où beaucoup ont créé les entreprises nécessaires au développement du continent.

    L’innovation de Patrick Awuah dans l’enseignement supérieur est exceptionnelle à plusieurs titres : non seulement elle donne aux étudiants les moyens pour réussir, mais elle a également le potentiel de transformer le Ghana et d’autres pays africains en créant une nouvelle génération de dirigeants et d’entrepreneurs.

    Le WISE Prize pour l’éducation est la distinction la plus importante récompensant un individu (ou une équipe de six personnes) pour sa contribution exceptionnelle et mondiale à l’éducation. Le lauréat reçoit une médaille en or, symbole du WISE Prize, ainsi que la somme de 500 mille dollars américains.

    Institué en 2009 par Son Altesse Sheikha Moza bint Nasser, WISE est une plate-forme internationale et multidisciplinaire destinée à encourager la réflexion, la créativité, le débat et l’action concrète. Cette année, l’évènement s’est tenu à Doha du 14 au16 novembre autour du thème « Co-exister, co-créer : Apprendre à travailler et vivre ensemble ».

    Qui est Patrick Awuah ?

    Patrick Awuah a quitté le Ghana en 1985 avec 50 dollars en poche et une bourse pour étudier au Swarthmore College, en Pennsylvanie, aux États-Unis. Ses quatre années d’études en arts libéraux lui ont prouvé le pouvoir de la pensée critique, ce qui contrastait grandement avec ce qu’il avait précédemment appris. Après l’obtention de son diplôme, il a fait une brillante carrière chez Microsoft, où il a notamment dirigé la conception de l’accès Internet par ligne commutée.

    Désireux de contribuer à donner un souffle nouveau à son pays, il est rentré au Ghana avec l’intention de créer une entreprise de logiciels. Au Ghana, il a vite compris que la mise en place d’un leadership éthique était fondamentale pour former une génération capable d’apporter des changements positifs en Afrique. Il a décidé de reprendre des études, à l’université de Berkeley cette fois, pour comprendre comment s’y prendre pour créer une université qui favorise le leadership et l’intégrité.

    Patrick Awuah a expliqué qu’il avait décidé de créer une nouvelle université au Ghana non parce qu’il manquait des universités, mais parce qu’il manquait des universités qui enseignent aux étudiants les compétences du 21e siècle. « On se focalisait trop sur l’apprentissage par cœur et la mémorisation, beaucoup moins sur la pensée critique ou autonome, sur l’éthique ou la coopération. J’ai donc décidé d’ouvrir une université qui offrirait aux jeunes ghanéens et africains l’opportunité d’exceller et de devenir les meilleurs pour résoudre les challenges de notre époque », a relevé M. Awuah.

    En 2002, l’université Ashesi (qui signifie « début » en akan, une langue parlée au Ghana) a ouvert ses portes dans une maison louée pour l’occasion, avec une première promotion de 30 étudiants. Actuellement, l’université Ashesi possède un campus de plus de 40 hectares à Berekuso, sur les hauteurs d’Accra, la capitale du Ghana, et accueille 900 étudiants.

    Elle propose des cursus de quatre ans en ingénierie, administration des affaires, informatique et gestion des systèmes d’informations. La formation repose sur un programme interdisciplinaire, en insistant sur le leadership, l’éthique et l’entrepreneuriat. Avant d’obtenir leur diplôme, tous les étudiants prennent part à des activités de services pour la communauté.

    L’université Ashesi accorde une place importante à la diversité culturelle, économique et du genre : 50 pour cent des étudiants bénéficient de bourses partielles ou complètes, la moitié des étudiants sont des femmes, et plus de 20 pays sont représentés sur le campus. Par ailleurs, en 2008, les étudiants d’Ashesi ont mis en place un Code d’honneur par lequel, ils s’engagent à faire preuve d’un comportement éthique, une première dans les universités africaines.

    Après avoir reçu le Prix, Patrick Awuah a déclaré que celui-ci va lui permettre de poursuivre le travail initié au sein d’Ashesi, pour continuer à inspirer et à éduquer les nouvelles générations, afin de leur donner les moyens de naviguer dans la complexité de la croissance de l’Afrique et devenir un exemple pour le reste du monde.