Catégorie : Education

  • À 30 ans, Gossy Ukanwoke crée la première université en ligne au Nigeria

    À 30 ans, Gossy Ukanwoke crée la première université en ligne au Nigeria

    Cet entrepreneur nigérian de 30 ans est connu pour ses initiatives dans les domaines du numérique et de la formation professionnelle. Gossy Ukanwoke explique être passionné par l’éducation depuis son enfance, ayant grandi avec des parents enseignants.

    Il y a huit ans, alors qu’il était encore un étudiant de premier cycle, Gossy a fondé Students Circle Network (SCN) – une plate-forme qui fusionne une fonctionnalité sociale avec une riche base de données de plus de 10 000 ressources académiques, des notes aux tutoriels.

    L’entrepreneur a ensuite fondé en 2012 Beni American University Research & Development à travers lequel il a fondé Beni American University et BAU Executive Education Beni American University qui est la première université en ligne du Nigeria avec l’objectif d’éliminer les barrières qui entravent l’accès à l’enseignement supérieur en Afrique.

    BAU Executive Education permet à des étudiants d’interagir et de communiquer sur des ressources éducatives, rendant l’éducation et l’apprentissage sociaux et humains via des ressources, des groupes d’étude, des liens sociaux, des offres de bourses et des stages universitaires. L’université offre également des programmes de formation à des professionnels qui cherchent à développer leurs compétences commerciales ou managériales, à la fois en ligne et en présentiel. BAU compte plus de 8 000 étudiants en ligne et 300 autres sites spécialisés dans les affaires, la technologie et les sciences humaines avec une équipe de plus de 100 professeurs.

    Gossy Ukanwoke est également le président de EduTech Nigeria, une entreprise de technologie qui travaille avec les universités pour automatiser en ligne le parcours des étudiants, de l’inscription au diplôme, en aidant les universités africaines traditionnelles à faire passer leurs diplômes présentiels en ligne. EduTech met à la disposition des universités de meilleures technologies pour leur faciliter leurs recrutements et leurs admissions.

  • Ex-étudiant d’Ibadan, il lance le défi des écoles connectées au Nigeria

    Ex-étudiant d’Ibadan, il lance le défi des écoles connectées au Nigeria

    Depuis 2010, Temitope Ogunsemo dirige Krystal Digital, une entreprise de technologie et de l’éducation, qu’il a créée. Cet entrepreneur nigérian a 33 ans et il fait fortune dans la création, la mise au point et le déploiement d’applications dans le secteur de l’éducation de son pays.

    Ancien étudiant de l’université d’Ibadan, l’entrepreneur est diplômé en systèmes de gestion de l’information. Temitope Ogunsemo met son savoir-faire dans la préservation et la récupération de dossiers scolaires. Il permet surtout à des écoles de mieux exploiter les avantages de la numérisation.

    En huit ans, l’une des importantes créations de Krystal Digital est MySkool Portal. Temitope 2.0 Ogunsemo explique qu’il s’agit d’une application qui facilite la gestion des données des écoles. MySkool Portal permet en effet de stocker et d’archiver des données d’une cinquantaine de lycées nigérians. L’application de Temitope Ogunsemo compte plus de 60 000 utilisateurs.

    Académies informatiques

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    Avec des revenus annuels de près de trois millions de dollars, Krystal Digital veut stimuler la croissance dans le secteur de l’éducation en créant une organisation informatique de premier plan en Afrique subsaharienne. Temitope Ogunsemo a dans ce cadre investi dans la construction d’académies informatiques dans plusieurs écoles nigérianes. L’entrepreneur compte également sur un partenariat avec Microsoft pour enseigner les cours Microsoft Professional Program aux étudiants.

    Il croit qu’accélérer l’adoption de technologies dans les salles de classe permettra aux enseignants d’améliorer les résultats scolaires, de réduire la fracture numérique et, surtout, de fournir aux étudiants l’éducation dont ils ont besoin pour accéder à l’économie du savoir.

    Dans ces écoles, Krystal Digital a fourni des infrastructures qui doivent permettre une individualisation de l’apprentissage. Les étudiants ont accès à des outils technologiques qui s’adaptent à leur capacité d’attention et fournissent une rétroaction immédiate pour l’amélioration de l’alphabétisation. Avec la technologie, Temitope Ogunsemo veut transformer le système scolaire nigérian.

     

  • Baobab+, la startup veut offrir  des tablettes éducatives à 15000 foyers africains

    Baobab+, la startup veut offrir  des tablettes éducatives à 15000 foyers africains

    Fondée par l’entrepreneur Alexandre Coster, cette startup s’est positionnée dans les secteurs énergétique et éducatif en Afrique. Outre le Madagascar, c’est surtout à l’Afrique de l’Ouest que Baobab+ consacre ses activités. La startup s’est inscrite dans une dynamique de développement du continent en vendant à un prix réduit des kits solaires et des tablettes éducatives.

    En Afrique de l’Ouest, les pays comme le Mali, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire sont les pays ciblés par Baobab+. La startup est soutenue par le groupe Microcred. La politique de ventre de Baobab+ donne la possibilité aux populations de payer progressivement durant l’utilisation de leurs kits solaires ou de leurs tablettes éducatives.

    Alexandre Coster explique que l’objectif de la startup est de mettre à disposition de milliers de foyers ses produits. Le responsable de la startup affirme que chaque fois que le client paye, le système se débloque pour le nombre de jours payés et permet de devenir propriétaire de son kit à moyen terme, une fois la somme totale atteinte.

    Selon lui, dès que le client termine son payement il est éligible pour chez Microcred qui lui accorde un crédit pour l’achat de sa tablette. Autre avantage, c’est que les populations peuvent recharger les tablettes éducatives grâce à leurs kits solaires.

  • Afrique du Sud : la startup Uthini promeut l’apprentissage des langues locales

    Afrique du Sud : la startup Uthini promeut l’apprentissage des langues locales

    Pour les professionnels occupés, mais ayant besoin d’apprendre et de parler une langue locale, les options sont limitées. En Afrique du Sud, la ed-tech startup Uthini propose une solution.

    Lancé  en 2016, Uthini est une plateforme d’apprentissage des langues de personne à personne (P2P) qui relie les locuteurs de langue maternelle aux étudiants, en utilisant un parcours d’apprentissage structuré.

    Le processus d’apprentissage est pris en charge par la technologie chatbot, que le locuteur de la première langue utilise comme outil pour fournir un apprentissage des langues pratique et personnalisé aux élèves.

    Uthini a déjà commencé à offrir un programme de langue Zulu aux étudiants de troisième et quatrième année de médecine de l’Université de Witwatersrand, basée à Johannesburg. Cela a commencé en fin de février de cette année et durera huit mois. Environ 550 étudiants participent actuellement au programme, dispensé par plus de 65 tuteurs en langue zulu, dont la majorité est composée d’étudiants universitaires. Uthini propose également au grand public quelques notions en xhosa, une offre basée sur l’abonnement.

    Apprendre et connecter

    Uthini – qui est un mot zoulou et xhosa signifiant «que dites-vous?» – aide à connecter et à réconcilier les Sud-Africains tout en permettant aux locuteurs de langue maternelle indigène de gagner de l’argent et de bénéficier économiquement de leurs connaissances linguistiques.

    Uthini est née après que les co-fondateurs Miguel Da Costa et Thomas Wrigley se sont demandé comment ils pourraient avoir un impact significatif sur l’Afrique du Sud.

    « Nous nous concentrons sur les langues indigènes sud-africaines, qui sont parlées par la majorité de la population, mais qui ont été marginalisées et leurs locuteurs économiquement défavorisés, avec l’anglais comme langue dominante dans les sphères commerciales et autres » confie-t-il Miguel Da Costa. Celui-ci fait la limite des tutorats basés sur le chat vidéo comme Verbling, qui sont, selon lui, un peu moins chère et plus pratique, dit-il, mais manquent de structure de cours et requièrent encore de gros morceaux de temps, une connexion Internet haut débit et du matériel haut de gamme sans  aucune interaction humaine ou occasion d’utiliser réellement la langue.

    Uthini, cependant, fournit la commodité et l’accessibilité des applications, la structure et un niveau élevé d’interaction interpersonnelle individualisée des cours. Cette solution peut aussi maintenir le contrôle sur la qualité du contenu du cours, surveiller la qualité des commentaires fournis et élargir le bassin de facilitateurs.

    Selon Da Costa, cela rend l’apprentissage des langues efficace et de hautes qualités beaucoup plus accessible et plus abordable que jamais.

    La start-up, autofinancée jusqu’à sa sélection pour migrer vers l’incubateur Injini ed-tech du Cap à la fin de l’année dernière, facture aux établissements ou utilisateurs individuels un abonnement qui leur donne 12 leçons par mois.

    Dans les mois à venir, la startup veut s’étendre au Kenya pour faire apprendre le Swahili.

  • Mali: Lenali, le concurrent de Facebook [en langues locales] est né

    Mamadou Gouro Sidibé a choisi de créer un réseau social pour ses compatriotes. Cet entrepreneur malien a fait des études à l’étranger. Il explique avoir bénéficié d’une bourse d’études qui lui a permis de faire des études à Saint-Pétersbourg et Paris. L’entrepreneur a surtout travaillé pour le CNRS en France.

    Lorsqu’il est rentré au Mali, il a décidé de créer Lenali, un réseau social destiné aux personnes illettrées. Ces dernières qui ne maîtrisent par le français, peuvent utiliser Lenali basé essentiellement sur des langues comme le bambara, le soninké, le songhay, le mooré ou encore le wolof.

    Il s’agit en effet d’une application qui permet directement aux utilisateurs d’avoir accès à différentes fonctionnalités grâce à la voix. Les utilisateurs peuvent faire des appels, envoyer des messages vocaux dans les différentes langues ou encore publier des photos.

    En plus de Lenali, Mamadou Gouro Sidibé travaille depuis quatre ans sur la mise en place de services de messagerie et de voix sur internet. Son ambition est de concurrencer les grands services étrangers en proposant aux usagers africains des produits conçus par un Africain.

    Depuis son lancement il y a plus d’un an, Lenali a été téléchargé plus de 20000 fois. L’entrepreneur s’emploie à faire connaître davantage son application. Mamadou Gouro Sidibé peut aussi compter sur des organisations du pays qui envisage opter pour Lenali dans le cadre de leurs différentes campagnes de sensibilisation.

  •  Nati Gossaye, l’Éthiopien qui  invente des bots pour apprendre les langues

     Nati Gossaye, l’Éthiopien qui  invente des bots pour apprendre les langues

    Passionné de technologie, cet entrepreneur a fondé Langbot, une startup qui s’est spécialisée dans le domaine des langues. Langbot a pour objectif de faciliter l’apprentissage des langues grâce à l’utilisation des robots, des bots. « J’ai toujours été intéressé par l’apport de la technologie à la langue », explique Nati Gossaye.

    Diplômé en informatique, celui qui estime que les langues peuvent être mieux cernées grâce à la technologie a déjà travaillé dans des entreprises en tant que développeur ou sur des projets mobiles et web.

    L’entrepreneur a eu l’idée de créer sa startup quand il apprenait le français. « J’utilisais aussi des applications pour m’aider à apprendre le français. Je n’avais pas assez progressé. J’ai donc commencé par travailler sur Langbot que j’ai soumis au Messenger Bot Challenge pour le Moyen-Orient et l’Afrique lancé par Facebook. J’ai ensuite gagné 20 000 $ », affirme-t-il.

    Pour réaliser son projet, Nati Gossaye collabore avec un de ses camarades diplômés en linguistique et qui a développé diverses méthodologies pour l’acquisition de la langue. La startup peut surtout compter sur des partenariats. « Nous avons conclu un partenariat avec la plus grande école française d’Éthiopie, Alliance Ethio-Francaise, et avons mené avec succès des tests utilisateurs avec leurs étudiants », souligne Nati Gossaye qui confie vouloir vulgariser au cours de l’année les avantages de Langbot.

  • Découvrez M-Shule, la startup d’apprentissage par SMS en Afrique

    Découvrez M-Shule, la startup d’apprentissage par SMS en Afrique

    Depuis plusieurs mois cette startup kenyane s’est donné pour objectif de rendre plus facile l’apprentissage des cours à chaque enfant en Afrique subsaharienne. M-Shule est la première plateforme d’apprentissage adaptatif en Afrique accessible aux étudiants par SMS.

    M-Shule a été créé par Claire Mongeau. Cette entrepreneure a d’abord travaillé dans des écoles privées à faible coût en Inde et au Kenya, avec des étudiants des réserves indigènes aux États-Unis. L’entrepreneure explique que ces années d’expérience lui ont permis de se rendre compte qu’il y a des familles et des éducateurs qui aimeraient mettre à la disposition de leurs enfants ou élèves un moyen simple d’apprentissage.

    La startup se base sur les innovations technologiques utiles au secteur de l’éducation. Elle fournit ainsi un tutorat personnalisé à chaque étudiant sur le continent. M-Shule utilise l’intelligence artificielle pour analyser ce que l’apprenant sait. Cette technique permet de définir le profil d’apprentissage ou le besoin éducatif de l’apprenant. L’objectif est de fournir aux apprenants, grâce à la messagerie, ce qui leur est nécessaire.

    M-Shule est dirigé par Claire Mongeau et neuf autres collaborateurs spécialisés dans l’éducation, la technologie et les affaires. M-Shule rédige des rapports aux parents et aux écoles qui bénéficient de ses services. Ces rapports rendent compte des avancées et sont à l’origine des améliorations à apporter aux offres de formation.

    La startup a déjà travaillé avec 400 apprenants de 15 écoles à faible revenu à Nairobi. Depuis, M-Shule voit ses utilisateurs augmenter significativement. Claire Mongeau et son équipe veulent désormais mettre l’accent sur le développement de produits et l’échelle à travers le Kenya, et ensuite à travers le continent.

  • Afrique du Sud: des jouets pour rendre le système éducatif plus efficace

    Afrique du Sud: des jouets pour rendre le système éducatif plus efficace

    Est-il avantageux d’apprendre en s’amusant ? Pour ces deux entrepreneurs, la question ne se pose pas. Terry Pheto et Mampho Brescia en sont convaincues. Les deux entrepreneurs estiment nécessaire de laisser à la disposition des enfants des outils qui peuvent leur permettre de s’amuser et d’apprendre. À cet effet, elles ont lancé Let’s Learn Toys, un magasin de jouets éducatifs en ligne. « Nous pensons qu’il faut offrir aux jeunes des jouets qui leur permettront d’apprendre. Il leur faut des jeux qui peuvent les aider à saisir des informations significatives qui les aideront à grandir », expliquent celles qui étaient plus connues dans le monde du cinéma et de la télévision.

    Avant de lancer leur magasin en ligne en août 2017, les deux Sud-Africaines expliquent qu’ils ont découvert « la dure réalité du système éducatif de leur pays ». « Quand nous avons regardé les statistiques et le classement du système éducatif sud-africain en comparaison avec d’autres pays, nous étions vraiment secoués. Nous nous sommes alors demandé comment nous pouvions donner aux enfants un accès aux outils éducatifs qu’ils pourraient utiliser pour conquérir le monde un jour », affirment-elles.

    Une gamme de produits

    « Je pense qu’il y a toujours un besoin d’éducation. Les tendances vont et viennent, mais nous voulions quelque chose qui mette en valeur une nouvelle façon d’apprendre », considère Mampho Brescia qui ajoute : « Nous ne pouvons pas nous contenter du fait que 30% (comme un laissez-passer) est suffisant. Que font les enfants tout le temps? Cela signifie qu’ils jouent, alors pourquoi ne pas leur donner des jouets qui amélioreront leurs connaissances? »

    En quelques mois, les deux entrepreneurs multiplient alors leurs recherches, s’associent avec des fournisseurs, enregistrent leur société et démarrent leurs activités. Let’s Learn Toys a plus de 2 000 produits, qui proviennent des meilleurs fournisseurs du monde entier. Le prix varie entre 29 rands et 7000 rands en fonction du type de jouet. Dans leur magasin, il existe des jouets destinés aux enfants âgés de 12 mois à 18 ans. Des jouets existent également pour des enfants handicapés.

    Transformer l’éducation

    « Pour les enfants plus âgés, nous mettons l’accent sur la littérature, les mathématiques, les sciences et la technologie. Pour les groupes d’âge plus jeunes, les jouets sont organisés pour s’assurer que les enfants améliorent leur pensée et leur puissance cérébrale », déclare Terry Pheto. Let’s Learn Toys propose des produits qui développent les habiletés motrices fines et globales et qui offrent aux enfants des moyens tactiles d’apprendre et de progresser grâce à des jeux de rôles imaginatifs et au développement du comportement cognitif.

    Depuis près d’un an, elles confient recevoir des témoignages de parents heureux du progrès de leurs enfants. Seule entreprise du pays à se positionner dans ce domaine, Let’s Learn Toys veut donner « le meilleur aux Sud-Africains ». En attendant, les deux entrepreneurs veulent influencer les habitudes d’achat des parents, réfléchir profondément à ce qu’ils investissent dans le développement de leurs enfants. Confiantes, Terry Pheto et Mampho Brescia croient à un succès de leur entreprise. Elles veulent inspirer d’autres entrepreneurs du continent à leur emboiter le pas dans le domaine.

  • Nigeria: il quitte son métier de banquier pour servir les enfants défavorisés

    Nigeria: il quitte son métier de banquier pour servir les enfants défavorisés

    Pour le jeune entrepreneur nigérian Otto Orondaam, donner aux enfants une bonne éducation vaut plus que de gagner des millions.

    L’histoire de Orondaam Otto est celle d’un jeune nigérian promis à un destin fort opulent, qui a finalement renoncé à être un médecin et un banquier pour suivre son cœur. « J’allais devenir médecin, mais à un moment donné, je me suis rendu compte que ce n’était pas seulement par la médecine que l’on pouvait avoir un impact sur la société », confie M. Orondaam.

    L’entrepreneur social âgé de 30 ans est le fondateur de Slum2School Africa, une initiative sociale qui fournit des services d’éducation et de santé aux enfants défavorisés. « J’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de problèmes qui nous affectaient. Je ne me sentais pas à l’aise de voir et de me plaindre de ces réalités sans rien y faire », dit-il.

    De la banque aux rues nigérianes

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    Après avoir obtenu son premier diplôme en anatomie humaine à l’Université de Port Harcourt au Nigeria, Otto Orondaam a poursuivi avec une maîtrise en gestion de projet du SCFP, au Royaume-Uni. Il a également obtenu un certificat en changement social, innovation et entrepreneuriat social de l’Université pour la paix, mandatée par les Nations Unies, au Costa Rica. Mais, c’est en travaillant dans une grande institution financière qu’Otto a découvert son amour pour l’entrepreneuriat social.

    « J’avais regardé un documentaire sur la BBC intitulé » Welcome to Lagos « et il représentait le Nigeria d’une manière négative, ce qui me faisait tellement mal. Je me suis demandé : “Pourquoi la BBC ferait-elle un documentaire sur Lagos et le seul endroit qui leur convenait était un bidonville à Makoko ?” se demande Otto.

    Mais c’est en se rendant dans cette localité que le Nigérian se rend à l’évidence des difficultés dans cette zone. “J’ai vu des élèves sans vêtements et la plupart des enfants n’allaient pas à l’école et c’était une journée d’école”, décrit-il.

    En effet, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Nigéria compte environ 10,5 millions d’enfants non scolarisés, soit le nombre le plus élevé au monde. Le pays compte également 71 % de la population qui vit avec moins d’un dollar par jour. Otto savait qu’il devait prendre des mesures drastiques.

    L’entrepreneur décide alors de démissionner de son travail et de prendre ce fléau à bras le corps. Depuis, il a travaillé avec plus de 3000 jeunes dans plus de 25 pays et a pu fournir des bourses d’études à 650 jeunes et plusieurs autres programmes de soutien médical et psychosocial à plus de 4000 élèves.

    L’année dernière, la startup a lancé une campagne de collecte de fonds, le #1000Dreams, afin de soutenir les enfants déjà inscrits pour les garder à l’école et veiller à ce qu’ils reçoivent une éducation de bonne qualité. L’objectif poursuivi est de scolariser chaque année environ 1000 élèves.

    Slum2School a commencé avec 118 enfants dans sa première année, soutenue avec des économies propres de l’initiateur du projet.

    Depuis le lancement de Slum2School Africa en 2012, l’organisation a remporté plus de 15 prix nationaux pour ses stratégies novatrices, son orientation vers le développement communautaire, son style de leadership, sa motivation pour les jeunes et son impact social.  Slum2School a aussi obtenu environ 5 000 bénévoles.

    L’initiative a déjà valu à Otto d’être reconnu par l’ancien gouverneur de l’État de Lagos, Babatunde Fashola, comme le membre le plus remarquable du corps de l’État de Lagos pour l’impact social créé dans l’État en 2011/2012.

    Toutefois, l’entrepreneur ne veut pas encore appeler cela un succès. « Le succès pour moi n’est pas une destination, mais le voyage lui-même. Cela fait que la vie de quelqu’un d’autre vaut la peine d’être vécue tous les jours », soutient-il.

  • Sciences: une camerounaise lauréate du prestigieux prix OWSD-Elsevier

    Sciences: une camerounaise lauréate du prestigieux prix OWSD-Elsevier

    Cinq femmes scientifiques des pays en voie de développement ont reçu un prix international pour la recherche qui favorise le développement socio-économique et une meilleure qualité de vie. Parmi elles, la Camerounaise Germaine Djuidje Kenmoe.

    Docteure Germaine Djuidje Kenmoe a été sélectionnée aux côtés de Hasibun Naher du Bangladesh, Silvia González Pérez de l’Équateur, Dawn Iona Fox de la Guyane et Witri Wahyu Lestari de l’Indonésie. Chacune d’elle a reçu un prix en espèces de 5 000 $ US pour leur travail.

    Les prix font partie d’un partenariat de sept ans entre OWSD et la Fondation Elsevier. OWSD préside un panel de scientifiques distingués pour sélectionner les gagnants, et la Fondation Elsevier soutient avec les prix en argent pour chaque gagnant.

    De la simulation du tsunami à l’amélioration de l’efficacité énergétique en passant par la qualité de l’eau potable, ces scientifiques s’attaquent activement à certains des plus grands défis auxquels leurs communautés sont confrontées, a commenté Ylann Schemm, directeur de la Fondation Elsevier.

    Toutes les femmes n’ont pas la possibilité et l’occasion de le faire. En effet, selon les données de 2015 de l’UNESCO, dans une grande partie du monde, les femmes se heurtent à des obstacles sociaux, politiques et économiques pour consacrer leur vie professionnelle à la science.

    Inspirer les jeunes Camerounaises

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    Sur cette courte liste des scientifiques récompensées, on note que la Camerounaise Djuidje Kenmoe est la seule Africaine.

    Djuidje Kenmoe a été sélectionnée pour ses travaux sur la mécanique et l’étude des processus de frottement et d’usure au niveau moléculaire. Une recherche qui a le potentiel d’applications importantes dans le domaine de l’efficacité énergétique.

    « Recevoir le Prix de la Fondation OWSD-Elsevier signifie que ma recherche a un impact dans la communauté scientifique internationale. Cela m’aidera aussi à inspirer les jeunes filles à faire carrière en physique », a-t-elle déclaré.

    Cette Camerounaise qui veut inspirer les jeunes filles à s’intéresser aux domaines scientifiques soutient que pour devenir scientifiques dans un pays en développement, les femmes « doivent être créatives et engagées». Cela, a-t-elle ajouté, c’est parce qu’en plus du travail académique, elle sera souvent « liée à des responsabilités et à des devoirs sociaux et familiaux ». Elle reste en outre convaincue que la science et l’éducation peuvent promouvoir le changement dans sa communauté.

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    C’est pourquoi une partie de son travail consiste à convaincre les familles qu’elles «devraient offrir aux filles les mêmes opportunités qu’elles offrent à un garçon. Les filles doivent savoir que lorsqu’elles ont un emploi, elles peuvent être financièrement indépendantes et avoir un pouvoir important dans les décisions familiales ».

    Cet aspect souligne l’importance d’un prix spécifique aux femmes scientifiques qui vivent et travaillent dans les pays en voie de développement, affirme Hortensia Moreno, chercheuse à l’Université nationale autonome du Mexique et spécialiste des études de genre.

    Selon elle, ce prix fait la lumière sur la nécessité de promouvoir la présence des femmes dans des domaines scientifiques auxquels elles ont été empêchées d’entrer.