Catégorie : Santé

  • Rwanda: la startup Kasha contrôle la  santé reproductive des femmes

    Rwanda: la startup Kasha contrôle la  santé reproductive des femmes

    En Afrique, une femme qui achète des contraceptifs ou des préservatifs est très susceptible d’attirer des regards curieux et inconfortables, pourtant conseillés pour « contrôler » la forte natalité sur le continent.

    La perception et l’attitude du public vis-à-vis des femmes qui achètent des services de santé reproductive pourraient les intimider et entraîner des conséquences telles que les grossesses non désirées et les maladies sexuellement transmissibles, entre autres.

    Cependant, au Rwanda, une start-up technologique locale a mis en place une plateforme de commerce électronique pour permettre aux femmes d’accéder aux produits et aux informations sur les soins de santé. La startup Kasha, qui existe depuis bientôt deux ans, a permis à des milliers de femmes d’accéder à une gamme de produits de santé pour femmes garantissant la confidentialité et la qualité.

    Selon Joanna Bichsel, cofondatrice et PDG de la startup, Kasha existe parce que les femmes sont la plus grande opportunité d’affaires et la façon dont les femmes accèdent aux produits de santé est une expérience inconfortable et embarrassante. « La technologie peut permettre un accès confidentiel à des produits de santé pour femmes à grande échelle », a-t-elle déclaré.  Avec l’émergence du commerce électronique en Afrique de l’Est, Joanna Bichsel et l’autre cofondatrice, Amanda Arch, ont pris le temps de comprendre les difficultés rencontrées par une partie des femmes rwandaises qui accèdent aux produits de santé. Les deux, anciennes employées de Microsoft, ont déménagé au Rwanda après s’être senties frustrées par le fait que les innovations technologiques vitales qu’ils avaient vues se dérouler sur la scène technologique de Seattle n’atteignaient pas le monde en développement

    jusqu’à présent, la startup a pu mobiliser environ 1,5 million de dollars en capitaux leur permettant d’établir une présence dans le pays avec une équipe composée de 20 personnes.

    Efficacité

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    Simple plateforme web au départ, la startup dispose désormais d’une application  afin d’avoir une hotline dédiée, une plateforme WhatsApp, une application et un USSD pour les clients sans accès à internet et smartphones. Cette dernière option est d’ailleurs jusqu’aujourd’hui la plus utilisée, avec près de 10 000 ventes rien que par le USSD.

    De leurs ventes jusqu’à présent, environ 30 % sont dans les zones rurales avec de bas salaires, 50 % sont des personnes à revenu moyen et environ 20 % sont des professionnels.

    S’il est vrai que le défi commun entre les plateformes de commerce électronique à travers le monde est que leurs produits ont souvent un prix de marge élevé alors qu’ils tentent de réaliser un bénéfice, Kasha fait les choses autrement. La startup a relevé le défi en nouant des partenariats stratégiques avec des fournisseurs et des distributeurs en leur accordant des prix de volume. De cette façon, ils vendent les produits au même prix que les détaillants avec la commodité de la livraison et la confidentialité. L’entreprise a également un modèle d’affaires en collaboration avec des fabricants tels que Unilever ayant en outre des produits moins chers. « Nous avons construit notre modèle d’affaires pour garder nos produits vraiment abordables. La plupart d’entre eux sont des produits de base, donc vous ne pouvez pas avoir une marge élevée », a déclaré Bichsel.

    L’entreprise a également travaillé sur différents modèles de livraison pour les produits en fonction de ce que l’acheteur peut se permettre. Dans certains cas, ils ont des livraisons de porte-à-porte, alors que dans d’autres, ils ont des points de livraison près de l’emplacement des clients.

    La hotline fournit également des informations aux utilisateurs, y compris une option de consultation par téléphone avec un professionnel de la santé sur des produits tels que la régulation des naissances et les méthodes de planification familiale.

    Leur approche leur a valu des partenariats avec le ministère de la Santé pour améliorer l’accès à des services tels que la santé reproductive dans les zones rurales et les endroits les moins bien desservis.

    L’entreprise cherche actuellement à s’étendre et couvrir totalement Kigali. Avec l’adoption actuelle, la startup va également conquérir le marché kenyan avant la fin de cette année.

  • Ovoula Lepembe, 28 ans, localise des pharmacies de garde en Afrique

    Ovoula Lepembe, 28 ans, localise des pharmacies de garde en Afrique

    Pour répondre au manque d’informations médicales et de conseils de santé, Ovoula Lepembe a mobilisé des fonds pour concevoir une application dénommée Lisungui Pharma. Son objectif est aussi de permettre aux utilisateurs de pouvoir localiser des pharmacies de garde.

    Ce jeune entrepreneur de 28 ans confie que Lisungui permet de connaître les prix des produits disponibles dans les pharmacies. Les patients ont surtout la possibilité d’être alertés par l’application dans le but de bien respecter la posologie de leurs médicaments.

    le Congolais Rufin Ovoula Lepembe  est sans cesse préoccupé par le développement de l’Afrique. Il est diplômé en management des entreprises et trouve que de grandes innovations doivent être faites dans le domaine de la santé sur le continent. Son application est déjà utile à plus de 1000 personnes dans cinq pays (Congo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Cameroun et Sénégal) du continent. Lisungui peut être utilisée pour détecter les pharmacies de garde dans un rayon de 10 km.

    Depuis la conception de Lisungui Pharma en 2015, l’application a remporté en 2016 le premier prix du concours d’entreprise de la fondation congolaise Perspectives.

    Sélectionné dans le cadre de la 4e édition du programme de la Fondation Tony Elumelu, l’entrepreneur envisage augmenter le nombre d’utilisateurs avec une bonne promotion autour de Lisungui Pharma. Ovoula Lepembe compte surtout intégrer de nouveaux services à sa startup, notamment un service de livraison.

  • Yapili, la médecine 2.0 du Botswana fait des prouesses

    Yapili, la médecine 2.0 du Botswana fait des prouesses

    Depuis mai 2017, cette startup botswanaise veut rendre plus accessibles les informations médicales et les conseils de santé. Fondé par quatre jeunes entrepreneurs de l’Afrique de l’Est, Yapili est une plateforme web peer-to-peer et une application Android offrant de nouvelles opportunités pour de nombreux Africains de se connecter aux professionnels de la santé locaux et occidentaux de manière efficace et confidentielle.

    Les responsables veulent contribuer à un service de qualité sur le continent. Les populations sont parfois éloignées des centres de santé et doivent souvent parcourir de longues distances pour rencontrer un agent de santé. « Nous avons donc pensé tirer profit de la technologie mobile pour élargir l’accès au soin de santé », soutiennent-ils.

    Yapili compte plus de 1000 utilisateurs et collabore avec une centaine de médecins. La plateforme offre un accès anonyme et sécurisé à ses utilisateurs. Depuis son lancement, elle est utilisée par des patients diabétiques, des hypertendus et des femmes enceintes. Yapili a permis aussi à de nombreuses personnes d’avoir accès à des conseils sur le planning familial, le VIH Sida, les soins primaires ou encore les maladies mentales.

    En octobre 2017, la plateforme a remporté le prix du meilleur film du Spindle’s Public Award lors du Partos Innovation Festival d’Amsterdam. Un mois après, YAPILI a remporté le Seedstars Gaborone 2017 Startup Competition et devrait représenter le Botswana au Global Seedstars Summit en Suisse durant ce mois d’avril.

  • BeSpecular: l’application qui prête des yeux aux malvoyants africains

    BeSpecular: l’application qui prête des yeux aux malvoyants africains

    Il y a deux ans, Chris Venter, un Sud-Africain, a perdu la vue à cause d’un virus contracté lors d’un voyage.

    Ancien chef, il était déterminé à continuer à cuisiner. Pour ce faire, il a dû réapprendre à naviguer dans une cuisine et même à couper des oignons. S’il veut verser du lait, il a un appareil qui émet un bip lorsque le verre est presque plein. Mais il y a encore des obstacles, comme voir la couleur de l’oignon, ou la date d’expiration du lait. C’est en cela que l’application BeSpecular se montre utile.

    En effet, BeSpecular relie cet utilisateur à des bénévoles du monde entier qui veulent prêter leurs yeux aux aveugles. « La première fois que je l’ai utilisé, j’étais sur le point de couper un oignon et j’étais incertain si c’était un oignon blanc ou rouge que j’avais pris, alors j’ai pris une photo », a témoigné le blogueur de 43 ans. Ensuite, une fois la demande soumise, une poignée de volontaires, appelés « sightlings », reçoivent une notification sur leur smartphone. « Il m’a juste fallu environ 30 secondes avant que j’aie la première réponse » ajoute l’utilisateur.

    Réduire le poids de la cécité

    Dans le monde, l’Organisation du monde pour la santé estime à 285 millions le nombre de personnes  malvoyantes. Parmi ceux-ci, 39 millions sont aveugles et 246 millions ont une basse vision. Pis, environ 90% de ceux-ci vivent dans des pays à faible revenu ou dans les pays en développement. Un vaste champ de personnes ayant besoin d’aides.

    BeSpecular, lancé à l’occasion de la Journée mondiale de la vue le 13 octobre 2016, compte jusqu’à présent environ 15 000 abonnés, avec une répartition à peu près égale entre les malvoyants et les bénévoles, selon l’entreprise basée à Johannesburg, en Afrique du Sud.

    L’idée de l’application a été conçue à l’Université de Stanford en 2014, où le PDG Stephanie Cowper et le directeur technique Giacomo Parmeggiani étaient des camarades de classe. «Nous voulions avoir un impact important sur la vie des gens en utilisant la technologie», explique M. Cowper.

    Selon les concepteurs, l’application utilise un algorithme pour connecter les bonnes personnes, un peu comme une application de rencontres. Les demandes sont envoyées à des bénévoles d’âge et d’emplacement physique similaires aux malvoyants, explique M. Cowper.

    Si BeSpecular n’est pas la seule application qui aide les malvoyants, elle est actuellement la seule basée en Afrique. Du Japon à la Finlande en passant par le Mexique, BeSpecular a des utilisateurs dans plus de 50 pays à travers le monde, selon la société.

  • Hygiène menstruelle: Olivia Onyemaobi éduque 20.000 filles au Nigeria

    Hygiène menstruelle: Olivia Onyemaobi éduque 20.000 filles au Nigeria

    Pour démarrer son entreprise, Olivia Onyemaobi s’est basée sur ses propres expériences et sa volonté de faire la différence dans la vie des autres. Elle est la fondatrice de Pad-Up Creations. Depuis deux ans, avec son entreprise, cette entrepreneure sociale aide les femmes et les filles à gérer leur hygiène menstruelle et à réaliser leur potentiel. Elle est également connue comme une militante des droits des femmes.

    Il y a presque trois ans, en juillet 2015, Olivia Onyemaobi a lancé au Nigéria une campagne de lutte contre les abus sexuels. « Je me suis souvenu de mes neuf années cruelles, incroyables et aigres d’abus sexuels pendant l’enfance », justifie-t-elle. Une situation qui ne l’a pas empêchée d’être entreprenante dès son bas âge. « À 11 ans, j’avais déjà écrit mon premier livre. Je fabriquais des chaussures pour adultes, des sacs d’école, des vêtements cousus avec des aiguilles et des coiffures pour les gens. J’avais toujours su que je possédais une entreprise », déclare celle qui a déjà publié sept livres.

    Entrepreneure engagée

    Durant sa campagne, la militante a également sensibilisé les populations sur l’éducation et la réhabilitation des enfants, particulièrement ceux qui souffrent de traumatismes sexuels au Nigéria. « Au cours du conseil et de la réhabilitation des filles, nous avons découvert que beaucoup de filles sont régulièrement exposées à des abus sexuels parce que leurs parents n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins matériels, dont l’un est une ‘serviette hygiénique’ », se rappelle Olivia Onyemaobi. Une campagne qui l’a conduit à trouver une solution de gestion menstruelle la plus abordable, saine et écologique pour les femmes et les filles nigérianes.

    Les kits Pad-Up Menstrual ont été lancés en mai 2016. Son initiative a été encouragée. Elle a été sélectionnée en 2016 par le programme Tony Elumelu Entrepreneurship Program. En décembre 2016, elle décide de démissionner de son poste d’auditeur dans une banque commerciale au Nigeria pour se concentrer officiellement sur les créations Pad-Up. « Ce fut une période enrichissante ? Je travaillais avec une équipe incroyable à plein temps », explique-t-elle.

    Conseillère sociale

    Olivia Onyemaobi explique qu’elle a créé son entreprise pour aider les filles à rester dans les écoles pendant leur cycle menstruel et améliorer l’implication économique des femmes dans la société. Pad-Up Creations fabrique à cet effet des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables. « Nous organisons également la gestion de l’hygiène menstruelle et l’éducation en matière de santé reproductive dans les écoles et les groupes de femmes », affirme-t-elle.

    Les kits de Pad-Up Creations sont déjà utilisés par plus de 20000 filles et femmes. Grâce à ses produits et à la formation en gestion de l’hygiène menstruelle, l’entreprise envisage toucher près de 15 millions de filles et femmes dans cinq ans. « Nous espérons nous imposer au Nigéria et conquérir d’autres pays du continent », confie la Nigériane.

  • Ncumisa Jilata [30 ans], elle est la plus jeune neurochirurgienne d’Afrique

    Ncumisa Jilata [30 ans], elle est la plus jeune neurochirurgienne d’Afrique

    Elle a 30 ans et est à ce jour la plus jeune neurochirurgienne du continent. Cette Sud-Africaine a été formée à Durban. Ncumisa Jilata a étudié entre 2009 et 2017 à l’université Walter Sisulu de Mthatha. L’année passée lorsqu’elle a obtenu sa bourse pour le Conseil des neurochirurgiens d’Afrique du Sud, Ncumisa Jilata a intégré le cercle très fermé des cinq femmes neurochirurgiens dans son pays.

    Mais aussi, la Sud-africaine fait partie depuis un an des 150 femmes médecins et résidents médicales travaillant dans le domaine de la neurochirurgie à travers l’Afrique, selon le dernier sondage de la Fédération mondiale des sociétés de neurologie.

    C’est au lycée qu’elle nourrit le rêve de faire de la médecine. « J’étais déjà au lycée quand j’ai décidé que je voulais devenir médecin, mais à l’époque je ne faisais pas de biologie, donc quand je suis arrivé au matriçage, j’ai dû faire trois années de biologie en une année, en plus des matières que j’avais déjà sélectionnées à partir de la 10e année », affirme-t-elle.

    Source d’inspiration

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    Celle qui explique avoir tout donné pour réussir confie : « Pendant cette période, j’ai découvert le concept d’un neurone, ce qui est incroyable. Le fait que la société dans son ensemble était influencée et contrôlée uniquement par l’existence de cette structure m’a intrigué. C’est à ce moment-là que j’ai su que je voulais devenir neurochirurgien ».

    Depuis qu’elle a obtenu son diplôme de neurochirurgien, elle est devenue un exemple d’esprit brillant, mais aussi très populaire auprès de la jeunesse de son pays. Ncumisa Jilata comprend l’aura qu’elle dégage et ce qu’elle symbolise. C’est pourquoi cette experte de la chirurgie s’emploie à inciter d’autres jeunes et surtout des filles à lui emboîter le pas.

    Son désir est de voir son pays et d’autres États africains former suffisamment de neurochirurgiens qui manquent sur le continent. « Je veux donner du courage aux jeunes, les aider à franchir des barrières et les inviter à s’intéresser à la médecine. J’ai eu la chance d’avoir le Dr Coceka Mfundisi, une neurochirurgienne comme mentor. Elle m’a aidée à devenir ce que je suis », confie-t-elle.

  • Zambie: la première urologue est une femme! Mumba Chalwe-Kaja

    Zambie: la première urologue est une femme! Mumba Chalwe-Kaja

    Aux jeunes filles qui s’intéressent à la médecine et autres domaine scientifiques, longtemps restés un apanage masculin et qui, à dessein prennent la Zambienne Mumba Chalwe-Kaja comme modèle, cette dernière a souvent une phrase qu’elle confie : « le fer aiguise le fer ». Mais qui est Mumba Chalwe-Kaja, la première urologue zambienne ?

    Pourtant issue d’une famille conservatrice, avec un cadre culturel strict aux rôles de genre clairement définis, cette jeune zambienne est aujourd’hui celle qui au mieux, brise les stéréotypes dans le domaine médical dans son pays.

    Mumba Chalwe-Kaja est médecin, défenseure des causes sanitaires et cofondatrice de Stiletto Ink, une organisation locale axée sur le bien-être sexuel. Elle a récemment terminé sa spécialisation dans la sous-spécialité chirurgicale de l’urologie, devenant ainsi la première et la seule femme dans ce domaine en Zambie.

    En réalité, son histoire avec la médecine ne date pas d’aujourd’hui. « La médecine a toujours été un rêve d’enfance. En plus, l’urologie était un choix de carrière basé sur de nombreux facteurs. J’adore les défis et le champ opératoire l’offre. L’urologie en tant que spécialité est dynamique et le fait que la Zambie n’ait pas de représentants féminins a été comme un stimulant pour moi ».

    À ces raisons, s’ajoute pour la jeune femme le désir de défier les stéréotypes et d’avoir un impact positif sur la vie des populations. Mais dans ce choix, le mari de la Zambienne en est également pour quelque chose. Jeune médecin lui aussi, c’est celui-ci qui aurait conseillé l’urologie à Mumba, comme le raconte elle-même.

    En effet, après son premier diplôme de médecine en Russie, Chalwe s’est ensuite spécialisée en Zambie où elle a étudié l’urologie. Elle aime d’ailleurs souligner que sa formation de spécialité est 100% zambienne.

    Désormais, elle traite une gamme de conditions médicales, y compris la dysfonction sexuelle, l’infertilité masculine et féminine, la prostatite et l’hypertrophie de la prostate.

    En septembre de l’année dernière, en insigne à son leadership,  Chalwe a été nommée dans la catégorie Impact social pour les Prix de l’avenir de la femme organisés par la Global First Ladies Alliance, un prix qui récompense les dirigeantes africaines émergentes.  Ce prix est ouvert aux femmes africaines de tout âge qui travaillent dans le domaine de la technologie, de l’impact social ou de l’entrepreneuriat créatif et qui font un travail percutant en Afrique, principalement basé sur le continent. De même,  elle a été aussi nominée pour le Prix des Femmes africaines phénoménales (PAW) de 2018.

    Actuelle représentante de la section zambienne des Femmes en Chirurgie en Afrique (WiSA), Chalwe a, depuis qu’elle est devenue la première femme en urologie en Zambie, inspiré quatre autres femmes qui se sont jointes à son département.

     

  • Côte d’Ivoire: la technologie mobile sera déployée pour les vaccinations

    Côte d’Ivoire: la technologie mobile sera déployée pour les vaccinations

    La société française de télécommunications Orange a annoncé, à l’issue de l’édition 2018 du World Economic Forum (WEF), que sa technologie mobile serait utilisée dans les processus de vaccination en Côte d’Ivoire.

    Orange et Gavi (l’Alliance Globale pour les Vaccins et l’Immunisation) concluront un partenariat avec le Ministère de la Santé de la Côte d’Ivoire pour augmenter les taux de vaccination dans les régions et les districts ayant la couverture vaccinale la plus faible. A cet effet, la technologie mobile sera utilisée pour informer les parents ivoiriens sur l’importance de la vaccination, en envoyant des messages textes et vocaux dans les langues locales.

    La société de télécommunication Orange affirme que les messages ciblés, grâce à son investissement conjoint de 5,47 millions $ US sur cinq ans, permettront aux parents de ne pas manquer les séances de vaccination en leur rappelant l’horaire et les dates de leurs enfants.

    Bruno Mettling, directeur général adjoint du Groupe Orange, responsable des opérations en Afrique et au Moyen-Orient a déclaré que cet investissement représente une contribution concrète au programme de vaccination à grande échelle de la Côte d’Ivoire.

    « Orange est convaincue de la puissance des outils numériques pour accompagner les populations les plus isolées en Afrique, aussi bien dans le secteur de la santé que dans d’autres domaines tels que l’éducation et les services financiers », a affirmé celui-ci.

    Fonctionnement

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    En plus d’envoyer des messages vocaux et textuels, Orange fournira aux agents de santé une application mobile du nom de M-Vaccin. L’application leur permettra de saisir avec précision les données des communautés et des populations avec lesquelles ils sont en contact. Avec cela, ils peuvent créer un calendrier de vaccination personnalisé pour chaque famille, ce qui améliorera la surveillance et réduira le nombre d’enfants qui ne reçoivent pas de vaccins.

    Le partenariat durera cinq ans et sera mis en œuvre dans les 29 districts de la Côte d’Ivoire où, soit la couverture vaccinale est inférieure à la moyenne nationale, soit les taux d’abandon sont supérieurs à 10 %.

    Selon une étude réalisée en 2015 par le Programme élargi de vaccination (PEV), le programme « M-Vaccin » devrait toucher plus de 800 000 enfants. Il pourrait également être étendu à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest après une évaluation d’impact.

    Orange et Gavi vont investir conjointement 5,47 millions de dollars américains dans le projet « M-Vaccin ». La moitié de ce financement proviendra du Fonds de contrepartie de Gavi, un mécanisme financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, conçu pour encourager les investissements du secteur privé dans la vaccination.

    Depuis 2001, Gavi a soutenu la Côte d’Ivoire dans l’introduction de 11 vaccins et fournit des fonds pour soutenir les services de santé afin d’améliorer la couverture vaccinale.

     

  • Rwanda, premier pays africain à fournir des soins oculaires à toute sa population

    Rwanda, premier pays africain à fournir des soins oculaires à toute sa population

    Au Rwanda, le gouvernement s’est lancé dans une politique d’offre de services de soins oculaires à toute la population. Une première dans un pays à faible revenu.

    Dans un pays où un tiers des 12 millions de la population a des problèmes de vue, des infirmiers bien outillés ont visité les 15 000 villages rwandais dans le cadre d’un projet visant à assister les personnes en handicap oculaire. En la matière, cet État est devenu le premier pays à faible revenu à fournir des soins oculaires universels à sa population.

    Pour ce faire, le gouvernement s’est associé à l’organisation Vision for a Nation (VFAN) pour former plus de 3 000 infirmiers spécialisés dans 502 centres de santé locaux. Leur mission consiste à prescrire des lunettes et recommander les personnes ayant des problèmes oculaires graves aux cliniques nationales.

    La ministre rwandaise de la Santé, Diane Gashumba, a déclaré que le Rwanda a balisé la voie à d’autres pays. « L’impact de cette initiative a été énorme », a-t-elle ajouté.

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    Sauver des vues et des vies

    Au Rwanda, les maladies oculaires touchent une très grande partie de la population. Pour Dr Jennifer Yip, de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, il est question avec cette initiative de « sauver » les vues, en assistant les personnes susceptibles d’être frappées par la cécité. « Nous avons constaté que 34 % de la population du Rwanda pourrait bénéficier d’une forme de soins oculaires. Cela va des symptômes très mineurs à ceux nécessitant une chirurgie qui change la vie », a-t-elle confié à la presse.

    Dr Graeme Mackenzie, consultant pour Vision for a Nation, a décrit comment les conditions de vue non traitées, particulièrement chez les femmes, piègent les familles dans un cycle de pauvreté. « Le tri des fèves de café est une affaire assez sérieuse au Rwanda », a déclaré M. Mackenzie. « Ce sont généralement les femmes qui travaillent dans cette industrie, et leur gagne-pain dépend de leur capacité à trier les haricots. Vers l’âge de 45 ans, ils perdent leur capacité à bien voir. Leur qualité de travail souffre et donc leur revenu baisse.

    Atteindre les objectifs de développement

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    Pour Dr Graeme Mackenzie, une mauvaise vision est un défi important pour la santé et le développement des pays.

    Au Rwanda, la myopie est la maladie oculaire la plus fréquente, et plus de 80 % des affections oculaires y sont considérées comme évitables. Le pays se classe au 159e rang sur l’indice de développement humain et seulement 19,8 % de la population a accès à l’électricité. À l’échelle mondiale, 253 millions de personnes vivent avec une déficience visuelle.

    Pour Tony Hulton, directeur général de VFAN, les soins oculaires sont essentiels pour atteindre les objectifs de développement durable. “Nous n’allons pas permettre aux pays d’atteindre leur plein potentiel et de sortir de la pauvreté sans soins oculaires,” a-t-il déclaré.

    Prochaine étape pour VFAN, le Ghana. Bien que la population et la composition géographique du pays représentent des obstacles supplémentaires, Hulton est convaincu de la valeur de la mission de l’entreprise.

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  • Doctix: la startup e-santé qui facilite les consultations au Mali

    Doctix: la startup e-santé qui facilite les consultations au Mali

    Au Mali, les médecins deviennent de plus en plus accessibles. Depuis bientôt deux ans, Doctix propose aux patients de choisir leurs médecins et de prendre rendez-vous. Il s’agit en effet d’une plateforme disponible en ligne et qui répertorie des médecins maliens. Les patients ont donc la latitude de choisir leur médecin. Celui qui est auteur de cette initiative est un jeune entrepreneur. Il s’appelle Tidiane Ball. Médecin de formation, spécialisé en informatique médicale, il a décidé de lancer en mars 2016 sa startup Doctix. « Les patients perdaient trop de temps durant leur rendez-vous. Pour moi il n’était inadmissible que cela continue ainsi », avait-il constaté.

    Pour lancer Doctix, Tidiane Ball a mobilisé des fonds. Il a également bénéficié d’une subvention de l’USADF (US African development foundation). Le jeune entrepreneur a eu 25 000 dollars américains pour lancer sa plateforme en ligne. Doctix a depuis été bien accueilli par la population. « J’ai déjà eu recours à la plateforme santé. J’ai pris un rendez-vous avec mon docteur et tout s’est bien passé pour la suite de mon traitement », témoigne un patient bamakois.

    Une plateforme en réussite

    <blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »en-gb »><p lang= »fr » dir= »ltr »><a href= »https://twitter.com/hashtag/Doctix?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#Doctix</a>, aujourd&#39;hui cest 104 médecins repartis comme suit: cc <a href= »https://twitter.com/invest_mali?ref_src=twsrc%5Etfw »>@invest_mali</a> <a href= »https://twitter.com/USADF?ref_src=twsrc%5Etfw »>@USADF</a> <a href= »https://twitter.com/USAIDMali?ref_src=twsrc%5Etfw »>@USAIDMali</a> <a href= »https://twitter.com/africanews?ref_src=twsrc%5Etfw »>@africanews</a> <a href= »https://twitter.com/Bondinnov?ref_src=twsrc%5Etfw »>@Bondinnov</a> <a href= »https://twitter.com/fyouzan?ref_src=twsrc%5Etfw »>@fyouzan</a> <a href= »https://twitter.com/Fatittystar?ref_src=twsrc%5Etfw »>@Fatittystar</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/esante?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#esante</a> <a href= »https://twitter.com/hashtag/eHealth?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#eHealth</a> <a href= »https://t.co/of4CA94LQ6″>pic.twitter.com/of4CA94LQ6</a></p>&mdash; Doctix (@Doctix1) <a href= »https://twitter.com/Doctix1/status/932719456463269888?ref_src=twsrc%5Etfw »>20 November 2017</a></blockquote>
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    Dans son fonctionnement, Doctix nécessite que les patients se servent de smartphone ou de leur ordinateur. Lorsqu’ils se connectent sur le www.doctix.net ils sont guidés par des informations disponibles sur le site. Les patients peuvent ainsi choisir leurs médecins en fonction de sa spécialité. Doctix met surtout à leur disposition des informations sur les médecins. On peut y retrouver leur parcours, leurs horaires de disponibilité et leurs tarifs de consultations. Mais on peut également lire sur Doctix des témoignages de patients. La plupart confirment l’utilité de la plateforme et la qualité des soins ou traitements reçus auprès des médecins. Pour prendre rendez-vous, le patient fournit le motif de sa consultation et l’envoie à son médecin. Ce dernier peut à son tour confirmer le rendez-vous en fonction de sa disponibilité.

    Depuis son lancement, Doctix permet à plusieurs médecins de mieux organiser leur consultation. « La plateforme nous est vraiment utile. Jusqu’à 2016 nombreux d’entre nous avaient du mal à organiser leur planning de consultation » confirme un médecin généraliste. À ce jour, plus d’une quarantaine de médecins sont inscrits sur la plateforme et une trentaine de cliniques sont en partenariat avec Doctix. En contrepartie de son apport au monde médical, Doctix perçoit 10 % sur les frais de consultation de chaque médecin. « Nous avons embauché des personnes qui gèrent le site. Nous espérons tisser d’autre partenariat et enregistrer plus de prise de rendez-vous sur Doctix », explique le responsable de la startup.

    À 32 ans, Tidiane Ball bénéficiaire du programme Mandela Washington Fellowship avait déjà fondé il y a près de dix ans le premier site d’informations médicales et annuaire des professionnels de la santé du Mali (malisante.net). Fin entrepreneur, il a aussi participé à la fondation en 2015 à Bamako d’un incubateur de startup appelé DoniLab. Tidiane Ball est surtout lauréat du prix Fund of Internet Research and Education (Fire) et du prix de la mobilité internationale.