Catégorie : Santé

  • Santé: la majorité des Tanzaniens s’assurent facilement grâce à cette entrepreneure

    Santé: la majorité des Tanzaniens s’assurent facilement grâce à cette entrepreneure

    Cette entrepreneure est la fondatrice de Jamii, une start-up de micro-assurance mobile qui permet l’accès à une assurance maladie abordable pour les communautés à faible revenu. Lilain Makoi s’intéresse depuis quelques années au secteur de la fintech. Ses actions font d’elle l’un des entrepreneurs les plus connus en Tanzanie. Elle a d’ailleurs été distinguée à différentes reprises, notamment comme l’une des femmes les plus innovantes en Afrique par le World Economic Forum en 2016.

    Considérée comme un modèle d’entrepreneur dans le domaine de la collecte des fonds, Lilian Makoi explique avoir toujours voulu entreprendre pour réussir. « Dès mon plus jeune âge, j’avais de grandes ambitions et mon père m’a inculqué l’idée que je pouvais les atteindre », se rappelle-t-elle. Après ses études universitaires, la jeune femme a fait ses pas dans l’entrepreneuriat en créant ses deux premières entreprises. Il s’agissait d’une entreprise culinaire, de livraison de nourriture diététique, et d’un service de ménage et de nettoyage.

    Après ses premières expériences, Lilian Makoi devient une employée d’une société de fournisseur dans le secteur des télécommunications. Elle y occupe le poste de responsable du développement des affaires. Son expérience de travail dans le secteur des télécommunications lui a permis de maîtriser les questions de la technologie mobile. Cela lui a également permis de se familiariser avec l’espace de paiements mobiles en pleine expansion.  C’est alors qu’elle décide de créer Jamii.

    Sauver les familles à faible revenu

    Selon l’entrepreneure, plus de 70% de la population tanzanienne faisait partie du segment à faible revenu qui luttait contre le financement des soins de santé avant la création de Jamii. Elle a ensuite échangé avec plusieurs assureurs pour bien comprendre les défis du secteur. Lilian Makoi affirme qu’elle a constaté que les coûts d’administration de l’assurance étaient très élevés.

    Depuis, avec la création de Jamii, Lilian Makoi offre à ses compatriotes une solution qui leur permet d’effectuer toutes les tâches administratives à partir de leur téléphone dans le cadre de leur assurance. La startup de Lilian Makoi a aussi mis en place une plateforme qui a rendu l’assurance maladie 100% sans argent et sans papier, permettant à son partenaire d’assurance de lancer un produit d’assurance maladie d’un dollar abordable pour les familles à faible revenu. L’entrepreneure ambitionne toujours résoudre d’autres problèmes dans le pays grâce à la technologie.

     

  • En RDC, WapiMED allie santé et transfert d’argent pour guérir   

    En RDC, WapiMED allie santé et transfert d’argent pour guérir   

    Si la RDC est peut-être un terrain difficile pour l’éclosion des startups technologiques, la société d’e-santé WapiMED est lui, en train de monétiser sa plateforme, qui combine soins de santé et paiements.

    Lancé en 2016, WapiMED est un répertoire géolocalisé pour les fournisseurs de soins en Afrique, aidant les utilisateurs à trouver et à accéder aux professionnels de la santé répertoriés. Mais pas que. La startup développe aussi MEDpay, considéré par les promoteurs comme le «  Western Union ou MoneyGram pour les dépenses de santé en Afrique ».

    A en croire José Zefu Kimpalou, co-fondateur de WapiMED, le service proposé par la startup combine les paiements en ligne, les services bancaires mobiles et les cartes de paiement dans le but de faciliter les transferts de fonds entre les expéditeurs d’argent de la diaspora africaine et les prestataires de soins de manière simple, rapide et sécurisée dans leurs pays d’origine.

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    « En utilisant MEDpay, l’expéditeur d’argent sait exactement comment l’argent sera utilisé pendant que les prestataires de soins reçoivent des patients pour lesquels les factures sont prépayées. C’est une expérience gagnant-gagnant » rassure José Zefu Kimpalou

    Kimpalou a été inspiré pour lancer WapiMED après avoir découvert la plateforme américaine de réservation de rendez-vous Zocdoc. L’objectif est d’améliorer la façon dont la diaspora africaine soutient les membres de la famille lorsqu’ils ont besoin d’un traitement dans leur pays d’origine.

    WapiMED est autofinancé, mais a été sélectionné pour participer au programme d’entrepreneuriat Tony Elumelu (TEEP), lui donnant accès à une subvention de 5 000$ US.

    Bien que fonctionnant uniquement en RDC pour le moment, WapiMED a également des prestataires de soins enregistrés dans plusieurs autres pays, dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun.

  • Bertin Nahum [48 ans] le Béninois qui révolutionne le secteur médical mondial

    Bertin Nahum [48 ans] le Béninois qui révolutionne le secteur médical mondial

    Bertin Nahum, originaire du Bénin, et également citoyen français, a développé un robot appelé Rosa ™ qui aide les chirurgiens par une chirurgie du cerveau.

    À  48 ans, Bertin Nahum est le fondateur de Medtech, une société spécialisée en robotique chirurgicale qui développe, fabrique et commercialise des robots d’assistance à la chirurgie.

    Fort de son succès, Medtech été approchée et achetée par la société américaine Zimmer Biomet, leader mondial dans le domaine de la musculosquelettique. L’entreprise fondée par Bertin Nahum devient ainsi le centre d’excellence de Zimmer pour le développement des activités robotiques.

    Medtech est aujourd’hui l’une des entreprises leader dans le monde en matière de robotique chirurgicale.

    L’année dernière, l’entrepreneur a également Quantum Surgical. Basée à Montpellier, sa nouvelle startup dotée d’un capital de 50.000 euros, reste dans le même secteur, à savoir la fabrication de matériel médico-chirurgical.

    Qui est Bertin Nahum ?

    Originaire du Bénin, Bertin Nahum est né à Dakar en 1969 et c’est à l’âge d’un an qu’il est arrivé en France.

    « Entrepreneur divers » autoproclamé, la carrière de Nahum est caractérisée par une volonté implacable de faire progresser la capacité technologique des soins de santé et d’introduire d’innombrables innovations dans l’industrie.

    Bertin Nahum a été fortement marqué lorsqu’il a pris part à un projet de conception d’un logiciel en mesure de détecter automatiquement des lésions crâniennes à partir de scanners. Cette expérience a éveillé chez lui un grand intérêt pour la chirurgie.

    Bien qu’il possède une certaine régularité, l’expertise de Nahum ne réside pas dans la chirurgie, mais dans l’ingénierie et, plus spécifiquement, dans la robotique. Ses travaux en robotique chirurgicale ont joué un rôle absolument essentiel dans l’évolution technologique des soins de santé.

    « J’ai pu bénéficier de plusieurs expériences de terrain, très formatrices, qui m’ont permis de côtoyer les meilleurs chirurgiens et de prendre conscience de la réalité du métier en bloc opératoire. Ces années m’ont permis d’affiner ma connaissance du secteur de la robotique chirurgicale et d’identifier des opportunités de contributions », explique l’entrepreneur.

    En 2002, à la création de la société, le premier robot chirurgical conçu BRIGIT®, était dédié à la chirurgie du genou. Par la suite, l’entreprise a développé ROSA®, une solution robotique innovante entièrement dédiée au système nerveux central. Son robot est capable de reproduire les mouvements d’un bras humain, ce qui assure une grande dextérité aux chirurgiens et une totale liberté dans le choix des trajectoires.

    De même, il permet de réaliser l’acte chirurgical sans utiliser de repères, souvent très invasifs pour le patient. Il est aujourd’hui utilisé dans de nombreux hôpitaux en France et à l’international et a rendu possibles des opérations sur des nourrissons, ce que les techniques traditionnelles ne permettaient pas de réaliser.

    À ce jour, Medtech a vendu près de 90 robots ROSA® à des hôpitaux de renom dans le monde, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie, au Moyen-Orient… En outre, ROSA® a opéré plus de 5000 patients.

    En 2012, la revue scientifique Canadienne « Discovery Series » a Bertin Nahum classé au rang de 4e entrepreneur le plus révolutionnaire au monde derrière Steve Jobs, Mark Zuckerberg et James Cameron.

  • Adebayo Alonge, l’entrepreneur nigérian qui a déclaré la guerre aux faux médicaments

    Adebayo Alonge, l’entrepreneur nigérian qui a déclaré la guerre aux faux médicaments

    Il y a environ 15 ans, le Bigerian Adebayo Alonge a pris le médicament contre l’asthme Ventolin dans un hôpital au Nigeria. Au lieu de l’aider à respirer, cependant, le Ventolin l’a mis dans le coma pendant trois semaines et l’a presque tué. La raison? Le médicament était contrefait.

    Après guérison, Adebayo Alonge ne vit plus que pour une mission : lutter contre ces médicaments contrefaits. Alonge espère que sa startup, qu’il a cofondée avec plusieurs autres étudiants affiliés à Yale, peut aider les autres à déterminer l’authenticité du médicament et à lutter contre le marché des médicaments contrefaits.

    Cette startup, RxAll, utilise une plateforme d’intelligence artificielle qui permet aux spectromètres d’authentifier les bons médicaments. Ce mécanisme peut contrer l’industrie croissante des faux médicaments, qui vaut maintenant 200 milliards de dollars.

    Sauver des vies

    «Nous voulons nous assurer que chaque personne a accès à des médicaments authentiques et que personne n’a à se soucier de la qualité de ses médicaments, ce qui signifie que plus de vies seront sauvées », confie l’entrepreneur nigérian.

    La société a déjà construit un spectromètre à bas prix que des centaines de pharmacies au Nigeria et au Kenya ont commencé à mettre en place. Alors que de nombreux spectromètres coûtent 25 000 dollars pièce, RxAll a réduit le coût de l’instrument à environ 1 000 dollars. L’entreprise a réussi à réduire les coûts en construisant sa conception, son algorithme et son équipement à partir de zéro.

    Du côté des clients, une fois que la pharmacie a obtenu le spectromètre RxAll, une personne qui se rend à sa pharmacie locale pour acheter un produit peut simplement scanner le médicament avec l’instrument. L’application mobile de RxAll déterminera alors immédiatement si le médicament est réel ou contrefait.

    RxAll rassemble toutes les données collectées par le spectromètre, les agrégeant et les utilisant pour déterminer la qualité des médicaments et identifier les pharmacies qui vendent de faux médicaments.

    Actuellement, l’équipe de la startup se concentre sur l’expansion de l’utilisation et de l’analyse des données de son modèle d’affaires, plutôt que sur l’augmentation des ventes de spectromètres.

     

  • Souleymane Mboup: le scientifique sénégalais premier à découvrir le VIH-2

    Souleymane Mboup: le scientifique sénégalais premier à découvrir le VIH-2

    Le professeur Souleymane Mboup est un scientifique sénégalais renommé titulaire de doctorats en bactériologie, virologie et pharmacie. Il est surtout connu pour avoir découvert, avec d’autres scientifiques des États-Unis et d’Europe, un nouveau virus VIH appelé VIH- 2 par opposition au VIH- 1 qui a été découvert en premier.

    Le professeur Mboup enseignait la microbiologie à l’École de médecine et de pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop au milieu des années 1980. En 1985, il a apporté aux États-Unis un récipient contenant 30 flacons de sang prélevés sur des prostituées sénégalaises. Les échantillons de sang ont été partagés avec le président du Harvard AIDS Institute, Max Essex. Les études du professeur Mboup ont révélé que le sang aurait pu être infecté par un nouveau virus ressemblant au SIDA.

    Phyllis Kanki, professeur agrégé de pathobiologie à l’École de santé publique de Harvard, a réussi à isoler la nouvelle souche du virus VIH des échantillons de sang du Sénégal. La réputation du professeur Mboup en tant que chercheur sur le SIDA a fait un bond de géant depuis lors, et surtout quand, avec ses pairs, il a présenté ses premières découvertes sur le nouveau virus HIV lors du Symposium international sur le SIDA en Afrique en novembre 1985.

    En 1994, après une étude de huit ans sur les travailleuses de sexes sénégalaises infectées par le VIH- 2, le professeur Mboup et d’autres scientifiques ont écrit un article dans Science Magazine montrant que le virus VIH- 2 était moins virulent et moins transmissible que le VIH- 1.

    Souleymane Mboup a trouvé un moyen de séparer l’ADN des globules blancs infectés par le VIH- 2 et a pu réduire de manière significative le coût du test de dépistage du VIH de 25 à 0,30 dollar au Sénégal, contribuant ainsi à réduire le taux d’infection par le VIH.

  • Nigeria: WellaHealth, la startup qui diagnostique le paludisme à distance

    Nigeria: WellaHealth, la startup qui diagnostique le paludisme à distance

    La startup nigériane de santé électronique WellaHealth a lancé un nouveau service rapide de test du paludisme sur le marché, en partenariat avec un réseau de pharmacies locales autour d’Abuja.

    Lancé en 2015, WellaHealth propose un système d’automatisation pharmaceutique via mobile, qui gère la gestion back-end, les dossiers patients électroniques, l’étiquetage et l’information des médicaments, et permet aux pharmaciens de suivre les patients par SMS.

    La startup a lancé un nouveau service destiné à s’attaquer au diagnostic et au traitement du paludisme, citant le succès décroissant du traitement du paludisme au Nigéria, un pays qui selon la startup, est responsable de 27% des cas de paludisme dans le monde.

    Les patients présentant des potentiels symptômes du palu peuvent visiter le site Web de WellaHealth, entrer leurs symptômes, et demander un test rapide. La plateforme les dirige vers la pharmacie la plus proche disponible, qui attendra d’effectuer un test de paludisme et de confirmer un diagnostic.

    Grâce au système de WellaHealth, pensent les promoteurs, les patients peuvent obtenir un résultat de test dans les 15 minutes.

    Les pharmacies impliquées fournissent des kits de soins du paludisme aux patients avec le médicament approprié sur place lorsque le diagnostic est confirmé.

    Après le diagnostic et le traitement dans une pharmacie, des SMS de suivi sont envoyés pour assurer un rétablissement complet  du paludisme ou un renvoi vers un établissement de santé si les symptômes persistent.

    « Habituellement, il faut aller à la clinique et attendre des heures pour passer un test et un traitement. Chez nous, tout se fait dans une pharmacie locale en 15 minutes et nous suivons l’utilisateur par téléphone mobile pour confirmer son rétablissement », explique le Dr Ikpeme Neto, fondateur de WellaHealth.

    Le nouveau service antipaludique peut également être réservé via un appel téléphonique, WhatsApp ou Facebook Messenger.

  • Nigeria: Aajoh, un algorithme pour diagnostiquer des maladies

    Nigeria: Aajoh, un algorithme pour diagnostiquer des maladies

    Le lancement de la startup Aajoh qui s’est positionnée dans le secteur de la santé devrait être une grande innovation au Nigéria. Aajoh mise sur la technologie pour offrir des services de santé publique. La startup qui a démarré ses activités en début d’année a lancé une application dans ce cadre. Cette application est capable d’utiliser de l’intelligence artificielle pour diagnostiquer des maladies.

    Aajoh a été fondé par cinq jeunes entrepreneurs. Il s’agit de Zuby Onwuta, Charles Ademola, Ike Ilochonwu, Vikas Ramachandra et Simi Adejumo. Ces derniers affirment que la startup est capable de venir en aide à des patients qui se trouvent même dans des endroits reculés. Pour cela, il suffit tout simplement que le malade décrive les symptômes qu’il ressent. Il peut tout expliquer dans un message audio que le médecin peut écouter. À distance, l’application Aajoh peut alors établir le diagnostic en fonction des informations fournies par le malade.

    Simi Adejumo explique que l’application est test auprès de quelques personnes. Aajoh va également être testée par des pharmacies pour confirmer son bon fonctionnement. L’étape suivante consistera à développer l’application pour répondre à la demande sur le terrain. Les cinq entrepreneurs estiment que Aajoh devrait contribuer au désengorgement des hôpitaux pour des services de consultation. L’application va également permettre à des patients d’être pris en charge rapidement, quel que soit le lieu où ils habitent.

  • Afrique du Sud : Vula Mobile, la startup d’e-santé qui séduit

    Afrique du Sud : Vula Mobile, la startup d’e-santé qui séduit

    Lancé en juillet 2014, la startup d’e-santé en Afrique du Sud Vula Mobile a plus que doublé sa base d’utilisateurs en 2017 en élargissant son offre, tout en augmentant de manière significative le nombre de patients qu’elle servait. Succès.

    Vula Mobile a initialement permis aux agents de santé de recueillir des informations de base sur les patients, de prendre des photos, de faire un test oculaire et de capturer un bref historique médical avant de l’envoyer directement à un spécialiste.

    Les agents de santé peuvent demander conseil sur une plate-forme de messagerie dédiée, et décider du meilleur traitement pour le patient. En regardant ce qu’il décrit comme « l’énorme potentiel » du marché mondial de la santé mobile, la startup a étendu son offre à d’autres domaines de la santé au cours des derniers mois. Ce qui a permis à la startup d’enregistrer une croissance importante en 2017, faisant plus que doubler le nombre d’agents de santé enregistrés, passant de 1 775 il y a un an à 4000 actuellement.

    La microentreprise, qui mesure son impact en termes de patients aidés par trimestre, a connu une augmentation de 250% à cet égard l’année dernière, avec 5 888 patients au dernier trimestre de 2017, contre 2 397 patients sur la même période en 2016.

    « Au-delà de l’impact sur les soins individuels des patients, Vula a été reconnu comme un outil de formation expérientiel. Les agents de santé primaires apprennent au cas par cas comment gérer les conditions avec des conseils spécialisés » a déclaré la start-up.

    D’ailleurs, l’université de Pretoria et les départements de médecine familiale de l’Université du KwaZulu-Natal utilisent Vula pour surveiller et former à distance leurs étudiants associés en médecine et en clinique, à en croire les promoteurs de la startup.

    Pendant ce temps, la recherche d’impact de Stellenbosch Orthopedics sur l’impact de Vula a révélé que 33% des références Vula étaient gérées en donnant au médecin des conseils sur la façon d’administrer l’urgence au centre de santé primaire. Cela signifie que moins de patients ont dû être transportés pour obtenir des soins de santé spécialisés.

    Vula Mobile est maintenant utilisé pour les références orthopédiques dans les hôpitaux de Kimberley, Johannesburg, Pietermaritzburg, East London, Bloemfontein et Port Elizabeth.

  • Au Kenya, Usalama permet d’envoyer un signal en cas de danger

    Au Kenya, Usalama permet d’envoyer un signal en cas de danger

    Au Kenya, la startup Usalama veut relier les utilisateurs aux fournisseurs de services d’urgence via le mobile, tout en fournissant un accès aux données en temps réel sur un centre de réponse en ligne.

    La plateforme Usalama est composée de trois éléments interconnectés: une application mobile pour l’utilisateur final reliée au centre de réponse en ligne pour les fournisseurs d’urgence, qui est à son tour est associé à une plateforme pour leurs agents sur le terrain.

    En cas de détresse, les utilisateurs secouent simplement leur téléphone pour ouvrir l’application ou appuyez longuement sur le volume pour déclencher l’alerte. Cette notification contient les coordonnées GPS exactes de l’utilisateur, son nom, son numéro de téléphone et d’autres données.

    L’appel de détresse est envoyé au plus proche parent de l’utilisateur et au centre de réponse en ligne du fournisseur d’urgence. Le fournisseur de services le transmet à son application, l’agent destinataire pouvant alors répondre.

    « Nous nous concentrons sur quatre types d’urgences: les urgences médicales, les urgences de sécurité, les secours en bordure de route et la violence sexiste » confie Edwin Inganji, fondateur de la startup.

    L’idée d’Usalama est née en 2012. Edwin Inganji était un étudiant de première année à l’Université Strathmore à Nairobi quand il fut agressé dans la rue par des gens armés.

    « Au Kenya, le système d’urgence 911 a été négligé et n’est pas fonctionnel. Les méthodes actuelles d’accès aux situations d’urgence sont lentes, lourdes et inefficaces, tandis que les prestataires de services d’urgence sont mal reliés aux personnes en détresse, ce qui entraîne des réponses lentes, des blessures aggravées et, dans certains cas, la mort » pense le jeune kenyan.

    Usalama a été créé pour résoudre ce problème, avec la première version de l’application lancée en août 2017.

    Jusqu’ici autofinancée, la startup génère des revenus en facturant les fournisseurs de services d’urgence mensuellement pour l’utilisation de sa plateforme. Actuellement, il a 5000 téléchargements actifs.

    Désormais, Edwin Inganji veut ajouter des services d’urgence gouvernementaux sur la plateforme pour étendre la portée de Usalama et assurer des services d’urgence efficaces à tous les utilisateurs, au simple toucher d’un bouton.

  • Au Cameroun, Eloi Monkam, 29 ans, rapproche le médecin des patients

    Au Cameroun, Eloi Monkam, 29 ans, rapproche le médecin des patients

    Eloi Hermann Monkam a misé sur ses compétences en informatique et en médecine pour innover. Titulaire d’une licence en informatique, l’ancien étudiant de la faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Douala est aujourd’hui docteur.

    À moins de trente ans, le Camerounais dirige depuis janvier 2017 MH-OR, son entreprise qui s’est spécialisée dans le domaine de la télémédecine. L’homme explique avoir toujours voulu entreprendre. Il s’agit selon lui de montrer aux jeunes de sa génération l’importance pour eux de développer leur esprit créatif. Eloi Hermann Monkam est lui guider par la volonté de contribuer au développement de son continent.

    Celui qui confie être passionné par l’écriture a publié aux éditions Edilivre l’ouvrage « Le Modificateur d’Avenir ». Le Camerounais aime également le design, la méditation et passe ses journées à consulter des patients au centre médical de Logpom-Douala. Il y a un an, Eloi Hermann Monkam a lancé une application télémédicale dénommée Théa (That Health again). L’application permet à tout patient quelle que soit sa position géographique de discuter en ligne gratuitement et en temps réel avec un médecin.

    Améliorer la qualité des soins

    À ce jour, la startup d’Eloi Hermann Monkam compte 30 médecins et 4 pharmaciens venant de 5 pays d’Afrique (Burkina Faso, Cameroun, Mali, Benin, Sénégal). MH-OR dispose également de deux laborantins, deux informaticiens et trois assistantes en ligne.

    Depuis avril 2017, Thea compte près de 30 000 visiteurs et 6500 patients réguliers provenant de différents pays d’Afrique, notamment du Togo, Côte d’Ivoire, Mali, Bénin,  Cameroun, Botswana, Rwanda. Depuis son lancement, Thea offre ses services à des patients grâce à des efforts d’Eloi Hermann Monkam et son équipe. L’entrepreneur espère toutefois l’appui des investisseurs pour l’accompagner dans son initiative.

    Il envisage traduire son application dans d’autres langues comme l’arabe, le swahili ou le portugais. De nouvelles fonctionnalités vont aussi être ajoutées à l’application. Elles concernent des services de banques de sang et des Rendez-vous pour des examens physiques approfondis chez des spécialistes. Eloi Hermann Monkam espère aussi travailler en collaboration avec des médecins d’autres pays africains. Son objectif est de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins de santé sur le continent. Dans cinq ans, le responsable de Thea veut avoir 1 million de patients africains.