Catégorie : Startups

  • Colisdays: la poste africaine d’envoi de colis gratuit à l’étranger

    Colisdays: la poste africaine d’envoi de colis gratuit à l’étranger

    Depuis son lancement en mars 2017, la plateforme Colisdays organise l’envoi de colis entre particuliers. Par l’intermédiaire de cette plateforme, un expéditeur entre en contact avec un autre voyageur qui se charge d’acheminer son colis au lieu ou à la personne indiquée. Elle a été lancée par des Sénégalais installés en France. Il s’agit de Mactar Sylla, directeur général, Adama Lèye, directeur technique en charge du développement de la plateforme, et Saliou Nguirane, directeur du business développement.

    Il y a près d’un an, ces derniers décident de franchir ce pas qui doit leur permettre de faire parvenir plus facilement des colis à des connaissances en Afrique. Selon les responsables de la plateforme, il fallait éviter les coûts d’envoi de colis très chers au niveau des services postaux. Mais également « les délais de livraison souvent longs », précise Mactar Sylla, directeur général de Colisdays.

    Colisdays fait donc gagner du temps. Contrairement aux services postaux ou d’envoi de colis, la plateforme permet au destinataire d’être en possession de son colis en un temps record. En plus de cet avantage, les destinataires ne dépensent que rarement. Pour les responsables de cette plateforme collaborative, il s’agit d’un moyen efficace de « révolutionner la poste collaborative en Afrique, en proposant un service moins coûteux et une expérience client mieux personnalisée que celle des acteurs postaux traditionnels ».

    La plateforme enregistre ainsi les inscriptions de plusieurs membres. Ces derniers donnent des informations sur leurs voyages ou les lieux où ils comptent se rendre. Tout cela se fait gratuitement. Une personne désireuse d’expédier un colis peut donc consulter sur la plateforme toutes les annonces disponibles. A ce jour, Colisdays est utilisé par de milliers d’utilisateurs. En un an, des colis ont été envoyés des pays européens comme la France et l’Italie. Des utilisateurs se trouvent également aux États-Unis, au Canada et au Sénégal.

    De nouvelles fonctionnalités

    Si pour le moment tous les services sont offerts gratuitement, Colisdays envisage gagner plus d’utilisateurs afin de s’imposer dans ce domaine où d’autres startups se positionnent. Au cours de l’année, un service de paiement intégré sera disponible sur Colisdays. Cela permettra de prélever quelques commissions sur les transactions. Colisdays peut surtout compter sur sa visibilité sur les réseaux sociaux (plus de 14 000 abonnés sur Facebook) pour toucher plusieurs internautes. Cela permettra à la plateforme de s’implanter dans la sous-région.

    L’objectif pour les responsables est de gagner la confiance d’autres potentiels utilisateurs et d’intégrer à Colisdays d’autres fonctionnalités pour trouver « des voyageurs fiables et reconnus par tous les membres de la communauté ». « Chaque utilisateur pourra donner son avis et une note à un voyageur avec qui il a été en relation à la fin de la transaction. Ces avis serviront de références pour la communauté d’utilisateurs et vont ainsi assurer la crédibilité de Colisdays », assure Mactar Sylla.

  • Piratage via le Bitcoin, une startup sud-africaine monte au créneau  

    Piratage via le Bitcoin, une startup sud-africaine monte au créneau  

    En 2015, la série Game of Thrones avait dépassé le record de téléchargement illégal après la sortie du sixième épisode de sa saison 5. Au compteur, 3,5 millions de téléchargements illégaux en moins de 24 heures. Pis, ce chiffre ne comptabilisait alors que les téléchargements en « peer-to-peer », ne prenant pas en compte le streaming.

    En fait, ces genres de piratages de fichiers numériques qui échappent au bénéfice des producteurs de contenus sont légion. Le phénomène prend d’ailleurs de l’ampleur, avec de nouvelles technologies qui facilitent le piratage.

    C’est précisément pour s’attaquer à ce problème que Custos Media Technologies a été créée en 2014 par des membres du staff de l’université de Stellenbosch en Afrique du Sud, avec pour mission d’offrir aux propriétaires de contenus, des solutions permettant de distribuer et de gérer leurs œuvres en toute sécurité.

    Custos vise ainsi l’intégralité du marché de la protection d’œuvres digitales dont elle a détecté le potentiel, et auquel elle propose d’utiliser la blockchain comme technologie de tracking, afin de lutter contre le téléchargement illégal.

    Pour Van Rooyen, initiateur du projet, la startup doit s’adresser aux marchés pour lesquels le téléchargement illégal constitue un problème prégnant. Actuellement, la jeune entreprise veut également mettre le cap sur le marché du e-book, comme en témoigne son partenariat avec Erudition Digital, entreprise spécialisée dans la publication d’e-books portant sur des sujets variés et dont certains sont dotés de fonctionnalités interactives.

    Depuis sa création, l’entreprise travaille à la création d’une technologie qui combat le piratage à l’aide de la blockchain bitcoin. Et grâce à cette nouvelle technologie, Custos est capable d’identifier les personnes spécifiques responsables de la fuite illégale de fichiers en utilisant une technique de retraçage.

    Technique de traçage

    Le génie de Custos media réside dans cette capacité à traquer les pirates de fichiers numériques. En effet, Custos incorpore des codes de bitcoins en filigrane dans les vidéos ou films, au travers d’un procédé qui n’altère en rien la qualité de ces derniers.

    Il utilise la méthode du « chasseur de primes », où les personnes qui trouvent des fichiers piratés sont récompensées pour avoir trouvé de nouvelles infractions.

    Chaque code est personnalisé avant que le contenu ne soit envoyé à son propriétaire. De cette façon, si un contenu venait à échapper au contrôle de son destinataire, alors la personne ayant téléchargé illégalement l’œuvre débloque sans le savoir la prime en bitcoin qui était alors intégrée.

    Dès lors, le bitcoin ainsi généré peut être traqué et localisé par Custos, grâce à la technologie de la blockchain, et l’identité du pirate communiquée au détenteur des droits (producteur, maison d’édition, etc.). Ce dernier peut alors prendre les mesures qu’il jugera nécessaires.

    Succès

    En dépit de tout le battage publicitaire, Von Rooyen indique que le projet est encore à ses « premiers stades ». Selon lui, Custos a été en mesure d’attraper un bon nombre de pirates. Il précise également que la majorité des chasseurs de primes sont des étudiants des pays en développement qui prennent au sérieux la récompense de 5 à 10 $ de bitcoin.

    Rooyen explique que Custos s’appuie sur plusieurs utilisateurs anonymes qui disposent des informations dont les clients ont besoin et que bitcoin, selon lui, est un moyen idéal de les payer anonymement.

  • Des éleveurs kenyans combattent le vol des bétails grâce à la technologie

    Des éleveurs kenyans combattent le vol des bétails grâce à la technologie

    Au Kenya, le vol de bétail a longtemps été difficilement combattu. Cela a souvent représenté un défi pour les éleveurs. En effet, dans le pays, de nombreux cheptels paissent dans un système pastoral, où les aires ouvertes exposent les animaux à des risques de vol. Pour mettre fin au vol, différentes méthodes ont été pratiquées sans succès.

    Depuis quelques mois une technologie a été mise en place pour combattre le phénomène. Il s’agit de la plateforme Chipsafer qui met à disposition des propriétaires de bétail un système de suivi à distance pour identifier et géolocaliser le bétail. Ce système offre aux éleveurs une sécurité de leur bétail. C’est à la fois un aspect des avantages que comporte de nos jours l’introduction de la technologie dans l’agropastoralisme.

    Atout

    Image result for Masai shepherdL’avantage de la plateforme Chipsafer est que son système travaille à longue distance et met automatiquement à jour les utilisateurs sur l’emplacement de leur bétail en temps réel. C’est un grand atout, car jusqu’à présent, « la plupart de nos méthodes, notamment l’utilisation des implants par radiofréquence (RFID), ne nous permettaient d’avoir des informations qu’à faible distance », rappelle un propriétaire de bétail.

    Le système fonctionne en utilisant des récepteurs distants de cinq à vingt milles. Ces récepteurs captent les signaux des capteurs sans fil attachés au bétail comme des étiquettes ou des colliers. Équipés de GPS et d’accéléromètres, les capteurs transmettent des données sur l’emplacement, la vitesse et les mouvements du bétail, que Chipsafer livre aux utilisateurs par satellite. La société développe un ensemble d’algorithmes pour analyser les anomalies du comportement du bétail, souvent des signes de maladie ou de vol.

    3 dollars par tête.

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    Avec des ensembles de données plus volumineux, les algorithmes peuvent apprendre à déterminer la cause exacte de ces anomalies. Selon Victoria Alonso Perez, fondatrice de la plateforme Chipsafer, il est possible d’avoir plusieurs informations sur un animal grâce à la géolocalisation et au mouvement.

    Chipsafer a récemment mis sa technologie à l’épreuve dans des programmes pilotes en Namibie et au Kenya. Reste maintenant le coût du système. Les responsables de Chipsafer l’estime à 3 dollars par tête durant un mois en fonction du pays et de la taille du troupeau. Les éleveurs kenyans s’intéressent de plus en plus au système. Ils espèrent avec son utilisation avoir la traçabilité de leurs bêtes.

  • Olivier Madiba [32 ans], il a mis le Cameroun sur le marché du jeu vidéo

    Olivier Madiba [32 ans], il a mis le Cameroun sur le marché du jeu vidéo

    C’est un habitué du sérail entrepreneurial au Cameroun. Et pour cause, Olivier Madiba a choisi depuis plus de dix ans de créer et d’innover. Son univers est celui des jeux. Ce diplômé de l’université de Yaoundé a été formé en informatique. En 2004, il a créé dans la capitale camerounaise une société de production de jeux vidéo dénommée Kiro’o Games. Cela lui a permis en 2016 de lancer « Aurion : l’Héritage des Kori-Odan » qui est à ce jour le premier jeu vidéo camerounais.

    Depuis le lancement d’Aurion : l’Héritage des Kori-Odan il y a deux ans, Olivier Madiba a réellement placé le Cameroun sur le marché du jeu vidéo en Afrique. Produit par un Camerounais et pour les Camerounais, Aurion a été financé par une campagne de financement participatif.

    A la tête d’une équipe de développeurs, l’entrepreneur camerounais ne cache pas l’absence d’un marché immédiat au Cameroun. Malgré le fait que Kiro’o Games crée au Cameroun, « il n’y a pas de réelle industrie dans le domaine », assure-t-il. Pour le moment, « nous vendons aux États-Unis et en Europe où le marché est déjà organisé et où nous sommes bien installés comme le jeu africain le plus prometteur de l’histoire », ajoute celui qui est aussi designer.

    Mentoring

    Soucieux de participer à la formation d’une relève compétente, Olivier Madiba a également mis en place Kiro’o Rebuntu. Il s’agit en effet d’une plateforme de mentoring de jeunes entrepreneurs. « Il faut absolument qu’on mette en place une chaîne de formation », aime-t-il à rappeler.

    Avec son expérience, Olivier Madiba qui a déjà fait ses marques sur sa terre natale envisage étendre ses activités sur le continent. « Nous projetons de créer et gérer une communauté de 18.7 millions d’utilisateurs de nos services et nous comptons nous établir dans 12 pays de l’Afrique subsaharienne », explique-t-il. En attendant, il rêve également de créer dans vingt ans plus d’un million d’emplois au Cameroun.

     

  • Flavien Kouatcha, le pionnier camerounais de l’agritech

    Flavien Kouatcha, le pionnier camerounais de l’agritech

    Ses proches lui reconnaissent une ingéniosité incroyable. Il n’a pas encore trente ans. Flavien Kouatcha est la figure d’une jeunesse africaine battante. L’entrepreneur qui a cofondé Organiz agency se fait remarquer depuis trois ans par sa startup Save Our Agriculture.

    Vainqueur de l’African Entrepreneurship Awards il y a quelques mois, ce spécialiste de l’agritech a bénéficié de 100000 dollars qui vont lui permettre de continuer ses activités. Avec Save Our Agriculture, depuis mars 2015, il met à la disposition des agriculteurs et des éleveurs différents types d’appareils.

    La startup de Flavien Kouatcha est spécialisée dans l’aquaponie. Les kits vendus par Save Our Agriculture permettent aux utilisateurs de produire des légumes et d’élever des poissons dans des kits vendus entre 80000 et 250 000 FCFA. Flavien Kouatcha est entouré d’une équipe d’employés qui fabriquent les kits.

    Passionné d’initiative privée, il a renoncé à un emploi bien payé pour se lancer dans son entreprise. Il explique avoir pensé à une méthode qui permettrait aux agriculteurs d’éviter que leurs récoltes pourrissent.

    Lauréat en 2016 du prix de Champion digital de l’agriculture décerné lors de la conférence Africa 4 Tech tenue à Marrakech avant la COP22, Flavien Kouatcha s’attèle aussi à former d’autres agriculteurs sur les techniques de l’aquaponie. L’entrepreneur ambitionne surtout renforcer son équipe pour satisfaire des demandes extérieures.

    Pour lui, l’aquaponie ne constitue pas seulement un avantage, permettant de produire dans un espace urbain. Elle peut aussi permettre de réaliser une production bio plus importante qu’en agriculture traditionnelle.

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  • Réseau sociaux: Chedjou Kamdem, [29 ans], le Camerounais le plus connecté

    Réseau sociaux: Chedjou Kamdem, [29 ans], le Camerounais le plus connecté

    Née en Beijing en août 1989, c’est pourtant au Cameroun qu’il a grandi. Il y fait des études secondaires avant d’opter pour une filière communication à l’université. Chedjou Kamdem est un boulimique du savoir. Ce spécialiste du marketing digital peut se targuer d’avoir à son compte plusieurs années d’expériences dans le domaine. Ce qui ne le dissuade pas de continuer à suivre des cours en ligne.

    Dynamique, Chedjou Kamdem est devenu dans son pays l’une des figures du Community Management. Il a depuis 2013 créé Histoires de CM, un blog sur lequel il partage les réalités du community management au Cameroun. Cet expert du marketing digital également dispense depuis bientôt quatre ans des cours à des personnes intéressées. Histoires de CM propose surtout des sondages, des enquêtes sur l’usage des outils numériques au Cameroun.

    Une vision africaine

    L’expérience au plan national a permis à Chedjou Kamdem de réfléchir à une vision continentale. Depuis 2016, il pilote avec d’autres professionnels du marketing digital, CM d’Afrique, un cadre qui réunit des community et social média managers africains. CM d’Afrique envisage réaliser des projets qui permettront de mieux valoriser le community management sur le continent. En Afrique où le métier n’est pas encore totalement compris, Chedjou Kamdem reste conscient des difficultés. Pour lui, il faut malgré tout continuer par surmonter les obstacles qui s’imposent.

    « Pour ceux qui veulent se lancer dans le Community Management, soyez passionnés et rigoureux », conseille celui qui sillonne désormais le continent pour donner des conférences sur l’utilisation des réseaux sociaux. Au Cameroun, il est présent dans tous les rendez-vous sur l’économie numérique ou le digital. S’il n’est pas speaker, c’est qu’il est conférencier. À 29 ans, Chedjou Kamdem est fier de susciter des vocations.

     

  • Afrique du Sud: trois jeunes inventent un robot pour sauver les mineurs

    Afrique du Sud: trois jeunes inventent un robot pour sauver les mineurs

    En Afrique du Sud, face aux grands risques que courent quotidiennement les mineurs, un groupe de jeunes étudiants a développé système pour alerter en cas de danger.

    « Rock Pulse », c’est ce système qui sera déployé prochainement dans les mines sud-africaines. Ce système d’alerte rapide et de surveillance détecte la stabilité des roches dans les mines et réduit le risque d’accidents miniers. Un dispositif conçu par des étudiants sud-africains en sciences, qui pourrait aider à prévenir les décès dus aux mines.

    En effet, Rock Pulse est un autre robot développé par le Conseil sud-africain pour la recherche scientifique et industrielle (CSIR), et présentée au Mining Indaba qui se tient actuellement au Cap, en Afrique du Sud, du 5 au 8 février 2018.

    Le robot travaille en recueillant des données souterraines et en interprétant ces données afin de déclencher une alarme si un danger potentiel est détecté, a déclaré Veronica Mohapeloa, porte-parole du Département de la science et de la technologie.

    Ces étudiants font partie d’un groupe de participants au programme Data Science for Impact et Decision Enablement (DSIDE), qui est financé par le Département des Sciences et Technologies, a confié Mme Mohapeloa. Cinquante étudiants d’Afrique du Sud ont été recrutés pour faire partie du programme de cette année, a-t-elle ajouté.

    En réalité, le programme DSIDE vise à renforcer les capacités en matière de science des données en recrutant des étudiants pour participer à la résolution de problèmes réels par la pratique. Environ 50 étudiants de partout au pays ont été recrutés dans le programme de cette année, qui a formé 141 étudiants depuis sa création en 2014.

    Les étudiants qui ont développé le système de Rock Pulse (Nicolene Roux, Boitumelo Mahlobo et Clodita Mandlazià) ont confirmé que la technologie a atteint un niveau de confiance, ce qui assure sa validité, mais que des améliorations sont encore nécessaires.

    « Nous nous sommes rendu compte que la technologie ne pouvait pas faire la différence entre un son artificiel et un son non créé, c’est là qu’il faut s’améliorer, car vous ne voulez pas qu’un faux déclencheur affecte négativement la production d’une mine » a déclaré Nicolene Roux, qui a passé trois ans sous terre pendant ses études de géologie.

    En effet, les mines d’Afrique du Sud sont considérées comme l’un des environnements de travail le plus dangereux du pays, en raison des explosions de roches et de l’activité sismique qui fait beaucoup de morts.

    Fonctionnement de Rock Pulse

    Le système de surveillance Rock Pulse est testé par le CSIR. Le département explique que Rock Pulse fonctionne en collectant des données en temps réel, sous terre, à l’aide d’un géophone connecté à un boulon de toit dans un puits de mine.

    Les algorithmes interprètent alors les données pour identifier les déclencheurs ou les événements potentiellement dangereux, provoquant éventuellement une alarme pour l’évacuation des parties affectées de la mine.

    De fait, RockPulse est capable d’écouter la microsismicité brute, d’extraire des caractéristiques de microfractures. La surveillance est continue en temps réel des instabilités et permet également d’optimiser les temps de réintroduction en toute sécurité après des événements dangereux.

    Par ailleurs, d’autres technologies seront également exposées au Mining Indaba développé par le CSIR. Ceux-ci comprennent le dispositif d’inspection, le système de prévention des collisions, la santé au travail et les solutions technologiques d’ergonomie.

    Le responsable du groupe de recherche CSIR, John Isaacs, estime que le système est un pas dans la bonne direction pour remplacer les anciennes technologies actuellement utilisées, d’autant plus que les mines sud-africaines ont besoin de technologies robustes pour améliorer les conditions de travail.

    Le but ultime, ajoute-t-il, est que le système devrait être en mesure d’éclairer la planification future, d’identifier les risques et de définir les voies de sortie les plus courtes en cas d’évacuation. Pour cela, les concepteurs sont exhortés à une amélioration.

  • Alain Nteff, l’entrepreneur qui sauve les femmes enceintes au Cameroun

    Alain Nteff, l’entrepreneur qui sauve les femmes enceintes au Cameroun

    Le lancement en 2013 de sa plateforme médicale a redessiné le parcours de ce jeune brillant. Ancien ambassadeur de Google au Cameroun, ce jeune entrepreneur de 26 ans ne se détourne pas depuis cinq ans de son objectif : celui de réduire au maximum la mortalité maternelle et infantile sur le continent. Il a créé la plateforme médicale Gifted Mom et est considéré comme l’un des jeunes entrepreneurs les plus prometteurs du continent. Diplômé de l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, cet ingénieur informatique met depuis plus de quatre ans ses compétences au service d’une cause sanitaire et humanitaire.

    Gifted Mom qui fait du social s’est donné pour tâche de fournir des informations médicales aux femmes enceintes qui vivent dans des endroits reculés du Cameroun. Les téléphones portables de ces femmes sont donc reliés à une plateforme informatique mise en place par Alain Nteff. Elles reçoivent quotidiennement des informations utiles et peuvent également envoyer à partir de leur des messages d’alerte au besoin. Pour le patron de Gifted Mom, il ne s’agit pas simplement de fournir des informations médicales, mais il est important de sauver des femmes enceintes et des bébés qui peuvent mourir sans soutien. Pour bien faire fonctionner sa plateforme, Alain Nteff s’est entouré d’une équipe dynamique composée d’employés, de bénévoles et d’étudiants en médecine.

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    Récompenses

    Depuis son lancement, Gifted Mom a déjà touché une vingtaine de zones enclavées du Cameroun. Plus de 3000 femmes ont déjà bénéficié du suivi de Gifted Mom. Ce qui vaut à l’entrepreneur d’être connu au plan national et international comme le sauveur des femmes enceintes. En 2015, il a même été invité au forum économique mondial de Davos aux côtés des chefs d’État et des hommes d’affaires les plus connus. Alain Nteff est devenu le plus jeune à participer à cette grande rencontre économique. Gifted Mom envisage accorder son suivi à plus de femmes camerounaises. L’autre objectif est de s’installer dans des pays du continent pour offrir ses services.

    A moins de 30 ans, Alain Nteff a déjà été récompensé à différentes reprises. En 2014, ce jeune ambitieux a reçu le Prix Anzisha. Il a également été nommé comme meilleur entrepreneur social de l’Afrique en 2014 par la Fondation Master Card. A l’issue de sa participation au forum économique de Davos en 2015, le Camerounais avait été nommé par CNN et Forbes Afrique parmi les 30 jeunes entrepreneurs d’Afrique. Son initiative en faveur des femmes enceintes lui a valu le premier Prix du Jeune Leader de la Reine. A cette occasion Alain Nteff a reçu son prix des mains de la reine Elizabeth II.

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  • Arthur Zang, 31 ans, père de l’électrocardiogramme camerounais

    Arthur Zang, 31 ans, père de l’électrocardiogramme camerounais

    Ingénieur informatique de formation, cet entrepreneur a mis cinq ans pour mettre au point le CardioPad, une tablette qui l’a fait connaître en Afrique et dans le monde.

    Pour fabriquer le CardioPad, l’ancien étudiant de l’École polytechnique du Cameroun a suivi des cours des lignes. Arthur Zang a pu compter sur le financement de Microsoft. « J’avais envoyé mon projet à Microsoft dans le cadre de la compétition Imagine Cup organisée tous les ans », explique-t-il. Primé à l’issue de la compétition, il a reçu des matériels qui lui ont permis de développer son projet. En plus d’un prêt bancaire, Arthur Zang a également bénéficié du soutien financier de sa famille. Puis vient l’appui de Paul Biya. « En 2011, j’ai enregistré une vidéo sur le fonctionnement du prototype de Cardio Pad sur YouTube. La presse en a parlé et le président Paul Biya l’a remarquée. Il m’a octroyé une subvention de 35 000 euros pour fabriquer les premiers appareils », confirme Arthur Zang.

    L’utilité du projet a permis à Arthur Zang d’être sélectionné par Rolex Awards pour bénéficier d’un accompagnement financier de 48 000 euros. Par la suite, il lance une campagne de financement participatif qui lui permet de récolter près de 9000 euros. En 2014, il a créé sa société dénommée Hilmore Medical Equipment. Le CardioPad qu’il a conçu permet à des patients de faire des électrocardiogrammes à distance. Les données du cœur peuvent être enregistrées par un infirmier et envoyées à un cardiologue. Ce dernier renvoie après le résultat à l’infirmier qui le communique au patient.

    Des tablettes à 3000 dollars

    Quatre ans après sa création, Hilmore Medical Equipment dispose d’un investissement de plus de 500 millions d’euros grâce à l’appui de partenaires privés qui croient en cette entreprise. Arthur Zang emploie une dizaine de personnes qui fabriquent des tablettes. Pour régler l’aspect technique de la fabrication, l’entrepreneur camerounais a noué des partenariats avec des entreprises asiatiques situées en Corée du Sud et en Chine. Depuis 2016, Hilmore Medical Equipment a vendu près de 300 CardioPad en « Afrique centrale, aux Comores et au Népal », selon Arthur Zang. Les tablettes sont payées par des centres de santé à 3000 dollars. Elles sont ensuite louées à des patients par abonnement annuel à 29 dollars.

    A 31 ans, Arthur Zang figure parmi les entrepreneurs qui font bouger l’Afrique. Il faut dire que l’ancien étudiant de l’université de Yaoundé est également responsable de ZNG Smart Cards Factory, la première usine de fabrication de cartes et puces magnétique en Afrique centrale. Pour lui, l’Afrique doit miser la construction de laboratoires pour faciliter les recherches dans ses universités. Arthur Zang considère également que les universités du continent doivent commencer à intégrer les MOOC dans leurs formations. Ces cours en ligne représentent l’avenir de l’enseignement dans le monde. « En 2050, en Afrique, nous serons 2 milliards d’habitants et les infrastructures éducatives ne pourront pas répondre à une telle demande », prévient-il.

     

  • Bony Dashaco, le Camerounais qui murmure à l’oreille des grands

    Bony Dashaco, le Camerounais qui murmure à l’oreille des grands

    C’est un communicateur. À la tête d’Acmar Media Group qu’il a créé en 2008, Bony Dashaco s’est imposé comme un des entrepreneurs les plus brillants sur le continent. Le Camerounais a placé Acmar Media Group parmi les meilleures entreprises de conseil en communication en Afrique francophone.

    Diplôme de la London School of business and finance, Bony Dashaco a réussi en dix ans à installer son entreprise en Afrique centrale et en Afrique de l’ouest. Acmar Media Group dispose d’une vingtaine de bureaux. L’entrepreneur emploie près de 1000 personnes.

    À ce jour, Bony Dashaco dispose de nombreux clients. En dehors des centaines de chaînes qu’il conseille, Acmar Media Group peut se vanter d’être sollicité par des entreprises comme Total, L’Oréal ou encore Diageo pour des campagnes panafricaines. Pour bâtir la réputation de son entreprise, Bony Dashaco a misé sur la technologie. Ce quadragénaire reste guidé par un objectif qui est de faire de la communication média un secteur d’activité.

    Bony Dashaco a misé sur des capitaux camerounais. Ses employés sillonnent le terrain et à coup d’étude planifient des stratégies pour garder leur clientèle et conquérir de nouveaux marchés. À cet effet, ils utilisent des applications comme ICP (Integrated Communication Planning) et GRP (Gross Rating Point). L’ICP et le GRP permettent à l’entreprise de bien contrôler des chaînes radio et de télévision et « d’optimiser des messages publicitaires ». Des stratégies qui permettent à Acmar Media Group de rendre opérationnels ses différents bureaux.

    Considéré comme l’un des futurs leaders économiques en Afrique, Bony Dashaco a souvent été nominé comme jeune leader par l’institut Choiseul. Parmi les objectifs, de ce passionné de communication et de médias, créer suffisamment d’emplois pour ses compatriotes et lancer surtout un grand média.