Catégorie : Tech & Innovation

  • En Afrique, le commerce s’invite sur Instagram et WhatsApp

    En Afrique, le commerce s’invite sur Instagram et WhatsApp

    Au cours des dernières années, les plateformes de médias sociaux ont créé un nouveau marché pour les entrepreneurs africains, qui sont maintenant en mesure d’accéder à une base de consommateurs bien au-delà de leur propre région. Instagram et WhatsApp sont les porte-flambeaux de cette tendance.

    Instagram à lui seul fournit une base de clientèle potentielle de 1 milliard, avec 500 millions d’utilisateurs quotidiens. Les pouces défilants ne sont peut-être pas aussi intentionnels que de se rendre physiquement dans une boutique, mais cela a apporté un élan mondial aux commerçants africains.

    De son côté, WhatsApp est la plateforme de messagerie la plus populaire en Afrique, et est une passerelle vers le monde en ligne pour beaucoup. Malgré l’absence d’une plateforme transactionnelle formelle, WhatsApp a cultivé la confiance parmi ses millions d’utilisateurs africains, facilitant ainsi l’accès à ces consommateurs par rapport aux plateformes de commerce électronique.

    La combinaison d’Instagram et de WhatsApp, et dans une moindre mesure de Facebook à qui appartiennent les deux premières applications, ont été une aubaine pour les petits détaillants, qui sont maintenant en mesure de commercialiser leurs produits et gérer l’engagement des clients à une fraction du prix.

    Impacts

    Les petits détaillants Instagram utilisent des services de paiement over-the-top, comme les transferts en espèces, EFT ou PayPal, dépendant de ce qui fonctionne pour le client. Mais pas que. Avec la forte intégration du mobil money aux dépens de la bancarisation en Afrique, de nouvelles méthodes de commerces en ligne, peu communes ont été aussi développées.

    Les consommateurs africains sont plus à l’aise avec les achats via WhatsApp ou la messagerie directe, explique Evelyn Aligba, fondateur et directeur créatif de House of GDI. Lancé dans le Lekki de Lagos en 2017, House of GDI a intégré avec succès plusieurs plateformes sociales, telles que l’ajout d’un lien WhatsApp dans le marketing par e-mail, afin de développer l’activité au-delà de Lagos.

    La maison de GDI a commencé quand Aligba, plutôt non conventionnelle, a puisé dans ses connaissances en sciences et en éducation et a commencé à expérimenter avec le cuir. Ses premiers produits étaient des sandales uniques, des espadrilles, des porte-documents et des sacs à main. Le marketing initial sur Facebook et Instagram a réussi à pousser les clients à l’emplacement physique, où la gamme est plus large, avec des articles sur mesure. Alors qu’un espace de vente au détail physique reste important pour sa marque, Ebikeme est consciente de la culture unique du magasinage en ligne telle qu’elle se développe chez ses clients. Et c’est à dessein.

  • Andela fait du Rwanda son principal centre de formation pour les développeurs de logiciels

    Andela fait du Rwanda son principal centre de formation pour les développeurs de logiciels

    Andela, le développeur de logiciels de formation d’entreprise à travers l’Afrique, va ouvrir son principal centre de développement logiciel à Kigali, au Rwanda. Le centre sera ouvert en partenariat avec le Rwanda Development Board (RDB) du pays.

    Andela a été lancé en 2014 dans le but d’investir dans les projets de développement de logiciels en Afrique, en formant les porteurs de projets et en les plaçant sur des projets avec leurs clients.

    Désormais, la structure a trouvé un partenaire au sein du gouvernement du Rwanda ayant une mission commune : développer et maintenir une main-d’œuvre élite panafricaine.

    À Kigali, fort d’une capitale dynamique et possédant également l’infrastructure moderne et connectée dont Andela a besoin pour collaborer avec une main-d’œuvre mondiale, a été choisi pour abriter la structure. Plus intéressant, c’est qu’Andela dit que leur développement de logiciels au Rwanda sera leur premier hub panafricain.

    Dans le cadre de sa croissance et de son expansion continue sur le continent, Andela a levé un financement de série C de 40 millions de dollars dirigés par CRE VC. Une première en ce que le tour était dirigé par une société de capital-risque africaine.

    Depuis 2014, Andela a embauché et développé plus de 700 développeurs de logiciels africains. Certains d’entre eux ont depuis travaillé sur des projets avec plus de 150 entreprises mondiales, y compris Viacom, Pluralsight, et GitHub tout en établissant de nouvelles normes pour la culture d’ingénierie.

    Le campus technologique de Kigali sera officiellement lancé en décembre 2018, avec des candidatures ouvertes en août 2018.

  • Les ballons Internet de Google pourraient bientôt relier le Kenya rural

    Les ballons Internet de Google pourraient bientôt relier le Kenya rural

    Google est en pourparlers avec des opérateurs de télécoms au Kenya afin d’offrir un accès Internet par ballon à la population issue des zones rurales et reculées.

    A travers son projet Loon conçu par son laboratoire d’innovation Alphabet X, Google a annoncé qu’elle négociait avec des opérateurs mobiles pour déployer un réseau de ballons à travers le Kenya. Les pourparlers ont également été confirmés par le gouvernement kényan, le ministre des Technologies de l’information et de la communication, Joe Mucheru, déclarant que l’équipe de Loon « établissait des contrats » avec les opérateurs téléphoniques locaux.

    Les ballons à énergie solaire, qui s’élèvent à 20 kilomètres dans la stratosphère au-dessus des avions commerciaux, transmettent des signaux Internet aux stations au sol, aux maisons et aux appareils personnels. S’il est mis en œuvre, le projet pourrait avoir le potentiel d’étendre la connectivité en ligne à des milliers de personnes à travers le Kenya.

    Avec plus de 46 millions d’utilisateurs d’internet, la connectivité Internet a continué de croître au Kenya, principalement grâce aux abonnements aux données mobiles.

    Afrique, une question générale

    Mais ce n’est pas le cas dans de nombreuses régions d’Afrique, où la question de la disponibilité et de l’accessibilité de l’Internet est un problème auquel de nombreux gouvernements doivent encore faire face. Alors même que les nations louent le pouvoir de transformation de l’Internet, l’Afrique est la région qui compte le plus faible taux d’utilisateurs d’Internet dans le monde, avec seulement 22%.

    En outre, de nombreux pays, y compris le Kenya, ne parviennent toujours pas à financer des projets visant à supprimer les obstacles à l’accès à Internet dans les zones rurales et les zones urbaines pauvres, parfois même lorsqu’ils disposent de ces fonds.

    Pour combler cette lacune, de nombreuses sociétés mondiales se sont lancées dans la transmission d’Internet à partir de satellites en orbite basse ou de drones et de ballons à haute altitude. Outre Project Loon, il s’agit notamment de Facebook (Aquila), de SpaceX d’Elon Musk et de OneWeb, soutenu par le magnat des affaires Richard Branson.

    L’an dernier, Facebook s’est également associé à des fournisseurs Internet locaux et à des opérateurs pour lancer son programme Express Wifi à bas prix dans un certain nombre de pays, dont le Kenya, l’Ouganda et le Nigeria.

  • AfricArxiv: la plateforme qui veut partager la science en langues africaines

    AfricArxiv: la plateforme qui veut partager la science en langues africaines

    Les langues africaines auront un rôle bien plus important au sein de la communauté des chercheurs scientifiques sur le continent avec le lancement d’un référentiel qui encourage et accepte la recherche dans les langues indigènes, comme le swahili, l’akan, le zoulou, l’igbo et plus encore.

    AfricArXiv est une plateforme qui met en ligne les prépublications soumises exclusivement par des scientifiques africains ou ceux dont la recherche est pertinente pour le continent.

    Objectif, améliorer la visibilité de la science africaine en aidant les universitaires à partager leur travail rapidement, confient les co-fondateurs Justin Ahinon, développeur web et étudiant en statistiques appliquées au Bénin et Jo Havemann, formateur dans un cabinet de conseil en communication scientifique basé à Berlin, en Allemagne. Les deux espèrent que leur projet améliorera la collaboration entre les chercheurs et rendra le savoir plus accessible aux décideurs, aux entrepreneurs, au personnel médical, aux agriculteurs, aux journalistes et aux autres parties prenantes.

    Bien qu’il soit probable que la plupart des recherches seront initialement reçues en anglais et en français, l’option de soumettre dans les langues locales sera la bienvenue et fortement encouragée. En effet, il y a plus de 2 000 langues africaines, mais leur place dans l’éducation a été délégitimée en faveur des langues coloniales. Ceci, en dépit d’une recherche qui montre que l’apprentissage dans les langues maternelles est non seulement rentable, mais améliore grandement le développement cognitif et l’efficacité de l’apprentissage à tous les niveaux, de l’enseignement primaire à l’enseignement supérieur, selon l’UNESCO.

    AfricArxiv est la dernière d’un certain nombre de plateformes d’édition ouvertes lancées depuis le début de 2018. En mars, l’Institut Africain des Sciences mathématiques, et Elsevier ont annoncé qu’ils créeraient la revue à accès libre Scientific African, et en avril, l’Académie Africaine AAS et F1000 ont lancé AAS Open Research, qui publie des manuscrits soumis à un processus d’examen par les pairs. AAS Open Research a publié 17 articles depuis sa mise en ligne, huit autres étant en cours de révision.

  • Au Kenya, la startup BiasharaBot sait booster les ventes

    Au Kenya, la startup BiasharaBot sait booster les ventes

    La startup kenyane BiasharaBot est une solution de vente de bout en bout pour les petites et moyennes entreprises, qui les aident à accroître leur engagement, à vendre des produits sur les réseaux sociaux et même à livrer des articles aux clients.

    Lancé l’année dernière par Felix Cheruiyot et Moses Korir, et bénéficiaire d’un financement après avoir participé au récent Pangea Accelerator, BiasharaBot a développé un chatbot e-commerce qui emmène un client dans le processus de vente jusqu’à la confirmation de sa commande.

    Il fournit également un gestionnaire de postes qui permet aux PME de créer des campagnes marketing et de les programmer pour publication sur les médias sociaux, de même que d’envoyer des messages en masse aux comptes Messenger pour les informer des nouveaux produits ou promotions.

    Enfin, les concepteurs ont pensé a intégré M-Pesa pour permettre aux clients d’effectuer des paiements via Messenger, tandis que les partenariats avec les fournisseurs de services d’exécution permettent de livrer les articles directement aux clients.

    BiasharaBot a été lancé après que ses fondateurs ont remarqué que beaucoup d’entreprises n’avaient pas les ressources pour employer les gestionnaires de médias sociaux à temps plein. Ce qui implique qu’ils ne pouvaient pas s’engager efficacement sur ces médias sociaux.

    BiasharaBot, autofinancé jusqu’à sa participation au programme Pangaea, est là pour mettre fin à tout cela et a testé avec succès son application bêta auprès de nombreux clients. Il a maintenant ouvert au public, et a déjà sécurisé certaines entreprises en tant que clients.

    Pour l’instant, BiasharaBot se concentre sur la construction de sa base d’utilisateurs au Kenya, mais ambitionne grand. Notamment, conquérir l’Afrique de l’Ouest.

  • Fábrica de Sabão, le centre angolais qui promeut l’innovation

    Fábrica de Sabão, le centre angolais qui promeut l’innovation

    Il y a quelques années, les habitants d’un des plus grands établissements informels d’Angola, Luanda, travaillaient dans l’usine de savon locale. Un site de production de masse et de travail manuel, il est devenu un dépotoir suite à la fermeture de l’usine. Puis, en 2015, l’entrepreneur suisse  Jean-Claude Bastos de Morais a insufflé une nouvelle vie à l’espace avec la fondation de  Fábrica de Sabão.

    Fábrica de Sabão, première plaque tournante de l’innovation du pays, est un centre qui permet aux jeunes de poursuivre des idées créatives susceptibles d’avoir un impact sur la situation socioéconomique de l’Angola. Positionné pour offrir des opportunités et un environnement stimulant pour ces créateurs en plein essor, c’est un lieu d’idées, de transfert de connaissances et d’expérimentation créative.

    « Le centre nous permet d’explorer le potentiel qui existe réellement en Angola, car, pour des raisons politiques, nous sommes une société fermée depuis des années», explique Lauretta Geraldo, conseillère en création au sein de la structure.

    À l’intérieur du bâtiment, vous trouverez des bureaux, des espaces d’exposition et un espace de co-working. Le cœur de Fábrica est, cependant, le Makerspace. Entièrement équipé d’imprimantes 3D, de machines à commande numérique, de soudeuses et plus encore, tout en étant accessible au public, son but est de susciter un intérêt pour la pratique de la fabrication urbaine parmi les membres de la communauté locale.

    Axés sur la création pratique, ceux qui veulent apprendre ont accès à des experts qui les guident à travers des processus entiers, créant tout, des meubles et des pièces de décoration, aux carreaux fabriqués entièrement à partir de plastiques jetés. Ils ont également récemment lancé un «laboratoire de bricolage», où les étudiants peuvent passer leurs week-ends à coder ou à apprendre à imprimer en 3D.

    Conscient des difficultés économiques auxquelles font face de nombreuses familles dans les environs, Fábrica n’exige aucun paiement en espèces pour ces opportunités d’apprentissage. Tout ce qu’ils demandent, c’est que ceux qui cherchent à participer apportent toutes les bouteilles en plastique qu’ils peuvent avoir. L’équipe de Fábrica transforme ces bouteilles en polyéthylène téréphtalate – ou PET – qui peut être utilisé dans la fabrication de divers produits.

    Comme si cela ne suffisait pas, Fábrica est également sur le point de lancer une station de radio communautaire qui va promouvoir les activités et événements à venir, et partager des informations éducatives. Rui Magalhães, un membre de l’équipe qui supervise le makerspace, voit cela comme un élément vital de leur mission.

  • Nkemdilim Begho invente les premières cartes de visite numériques au Nigeria

    Nkemdilim Begho invente les premières cartes de visite numériques au Nigeria

    Depuis une dizaine d’années, cette entrepreneure nigériane dirige Future Software Resources Limited, un fournisseur de solutions informatiques axé sur les solutions en ligne, l’apprentissage en ligne et la sécurité informatique. Nkemdilim Begho est l’une des rares femmes actives dans le secteur de la technologie de l’information au Nigéria.

    Diplômée de l’Université Ludwig Maximilian (LMU), elle a aussi étudié la bio-informatique à l’Université Technique de Munich (TUM). Avant de revenir au Nigéria, Nkemdilim Begho a travaillé en tant que développeur d’applications à l’Institut Max Planck (MPI) pour la recherche en psychiatrie au département de génétique statistique et de protéomique, puis à Affectis Pharmaceuticals AG. Elle y a développé des outils logiciels pour la recherche génétique et des plugins pour la base de données Micro-Array (Java).

    Depuis 2008, l’entrepreneure s’attèle avec son entreprise à mettre en place des tendances dans l’espace technologique de son pays. C’est à son entreprise que l’on doit les premières cartes de visite numériques au Nigeria. Régulièrement consultée pour des questions sur les TIC en Afrique, la responsable de Future Software Resources Limited veut construire une grande marque technologique reconnue. Nkemdilim Begho envisage positionner Future Software Resources Limited comme le fournisseur principal de solutions informatiques en Afrique.

    En parallèle à ses efforts pour mieux développer son entreprise, Nkemdilim Begho fait également du social. L’entrepreneure fait du bénévolat pour des programmes de mentorat et d’autonomisation partageant souvent ses expériences avec de jeunes Nigérians et des enfants moins privilégiés.

    L’entrepreneure a reçu de nombreux prix, notamment le prix Jim Ovia pour l’excellence du logiciel et le prix Etisalat pour l’innovation. Nkemdilim Begho a également été lauréate du prix Etisalat pour l’innovation.

  • Ethel Cofie, la Ghanéenne qui booste la croissance des entreprises sur le continent

    Ethel Cofie, la Ghanéenne qui booste la croissance des entreprises sur le continent

    Cette Ghanéenne est considérée comme l’une des entrepreneures qui impactent le plus le secteur des technologies de l’information sur le continent. Ethel Cofie dirige depuis quelques années Edel Technology Consulting, une société de conseil et de produits informatiques. Elle est basée en Afrique de l’ouest et dans certains pays européens.

    Avec une dizaine d’années d’expérience dans le domaine, Ethel Cofie a travaillé Royaume-Uni, au Ghana, au Nigéria et en Sierra Leone pour des projets tels que Bill et Melinda Gates ou le Mobile Technology for Health. La Ghanéenne explique qu’après ses premiers emplois à l’étranger elle a choisi de revenir s’installer en Afrique et participer principalement au développement des entreprises.

    Sa capacité à travailler avec différentes équipes pour coordonner les stratégies des entreprises et les stratégies informatiques lui a permis de mettre en place des solutions technologies créatives. Ethel Cofie confie également conseiller et consulter sur la croissance de la technologie dans les marchés émergents et amener plus de femmes dans les carrières technologiques à travers l’Afrique.

    Elle réfléchit régulièrement sur la vision de l’avenir des femmes dans le secteur de la technologie en Afrique. Dans ce cadre, elle a fondé Women in Tech Africa, le plus grand groupe africain de femmes en technologie avec des membres dans plus de 30 pays d’Afrique et dans la diaspora et en croissance. Grâce à l’entrepreneure, depuis 2016, plus de 10 femmes se s dans des pays africains et européens où elles organisent des activités.

    Selon elle, il est important de trouver des moyens de développer un réseau de soutien et d’entraide entre les entrepreneurs. Ceci au niveau des femmes et des hommes. Ethel Cofie estime que cela devrait se faire dans tous les secteurs d’activités. « Cela va être source de progrès et de développement pour nos pays », justifie-t-elle.

  • TradeDepot, la startup nigériane de digitalisation de biens de consommation

    TradeDepot, la startup nigériane de digitalisation de biens de consommation

    Depuis deux ans cette startup nigériane s’est positionnée dans la distribution de produits de grande consommation en Afrique. TradeDepot est une plateforme en ligne qui intègre plusieurs acteurs commerciaux, notamment les fabricants, les distributeurs et les détaillants. Elle a été fondé trois entrepreneurs nigérians. Il s’agit de Michael Ukpong, Onyekachi Izukanne et Ruke Awaritefe.

    Son lancement permet à des utilisateurs nigérians de connaître les prix des produits sur le marché en temps réel. Grâce à TradeDepot ils peuvent savoir les remises et les nouvelles offres de grandes marques. Cela leur permet de faire des commandes de produits adéquates.

    Pour les fabricants, la plateforme sert également de cadre de suivi des distributions de leurs produits. Ils ont aussi la possibilité de fixer des prix en fonction des réalités du marché. Ils peuvent par ailleurs tisser des liens de fidélité avec des détaillants. Dans le pays, TradeDepot est utilisé par des entreprises de biens de consommation.

    Accroître le rendement

    Onyekachi Izukanne qui dirige la startup explique que la distribution de bien de consommation dans les pays émergents a souvent été mal faite par des plateformes technologiques déjà existantes. L’entrepreneur ajoute que la création de TradeDepot permet désormais au Nigéria de résoudre certains problèmes du secteur informel jusqu’à la chaîne d’approvisionnement.

    « Notre objectif est de permettre à chaque dépanneur en Afrique de recevoir régulièrement leurs fournitures aux meilleurs prix possible; être le partenaire d’approvisionnement pour les points de vente en Afrique », rappelle Onyekachi Izukanne.

    En avril dernier, TradeDepot a reçu un investissement de 3 millions de dollars de la part du fonds Africa de Partech Ventures. Ce financement va permettre à la plateforme de mieux développer ses services pour accroître son rendement. TradeDepot envisage numériser totalement les biens de consommation sur le continent.

  • Joseph Kwesi Eyison forme une génération d’entrepreneurs talentueux au Ghana

    Joseph Kwesi Eyison forme une génération d’entrepreneurs talentueux au Ghana

    Josiah Kwesi Eyison totalise une quinzaine d’années dans le secteur de la technologie et de la gestion. Cet entrepreneur ghanéen a cofondé à Accra iSpace Foundation. Il s’agit d’un espace d’innovations qui accueillent de jeunes talentueux passionnés de technologies. iSpace Foundation soutient ainsi des startups et des entrepreneurs à travers des formations en technologie et business.

    Diplomé en nouvelles technologies, médias et communication de l’université d’East London, Josiah Kwesi Eyison a aussi été formé en gestion d’entreprise. Ancien représentant Afrique de l’ouest pour Quintessentially, une société de services de conciergerie de luxe avec plus de 40 bureaux à travers le monde, l’entrepreneur ghanéen a aussi été responsable de pôle développement d’autres entreprises.

    L’homme a aussi participé au développement de Learning Without Frontiers une plateforme qui regroupe des acteurs de l’éducation, du numérique, de la technologie et du divertissement. L’entrepreneur ne cache pas sa volonté de participer au développement de son pays et du continent.

    Avec son expérience et sa maîtrise des sujets auxquels Josiah Kwesi Eyison pilote désormais l’initiative Unlocking Women & Technology (UWAT). À travers cette initiative, l’entrepreneur de jeunes femmes entrepreneurs à réussir dans leur projet. Le Ghanéen estime que des conditions doivent être créées pour permettre à ces entrepreneures de développer leur potentiel.

    Dans cette optique, Josiah Kwesi Eyison utilise la technologie pour mobiliser les femmes et partager avec elles des connaissances. Le fondateur de iSpace Foundation affirme que le partage et le travail sont les moyens par lesquels des changements significatifs peuvent s’opérer en Afrique.