Catégorie : Tech & Innovation

  • Karangué, la startup sénégalaise de lutte contre la mortalité infantile

    Karangué, la startup sénégalaise de lutte contre la mortalité infantile

    La startup Karangué a été fondée par Mamadou Sall et Ameth Sow, deux entrepreneurs soucieux de mettre leur savoir-faire au service de leurs pays. Mamadou Sall explique que les efforts enregistrés dans le secteur de la santé pour réduire le taux de mortalité infantile restent infimes par rapport aux réalités sur le terrain. Des pertes de vie humaines sont toujours constatées. Les entrepreneurs ont alors décidé de lancer leur startup depuis plus de trois ans.

    Karangué dispose en effet d’une plateforme et d’une application au service de la santé maternelle et infantile. Elle a été conçue dans le but d’aider des femmes enceintes afin que leurs enfants soient vaccinés normalement après leur naissance. La startup permet également à des femmes d’avoir un suivi régulier de leurs enfants. Elle est basée sur un système d’alerte intelligent par appel vocal et SMS déclenchés 48h avant la date de vaccination ou des visites pré et postnatales.

    Pour se faire connaitre de la population, la startup a pu compter sur le soutien de personnalités sénégalaises. Ces dernières ont participé à la sensibilisation des populations sur l’utilité des services de Karangué. Un partenariat a été signé entre l’opérateur de téléphonie mobile Orange. En collaboration avec des agents de santé des villes et des localités du pays, les dates de naissance des nouveau-nés et les numéros de téléphone de leur maman sont enregistrés.

    Un calendrier de vaccination est ensuite établi pour permettre à chaque maman d’être informée grâce au système d’alerte. De nombreux enregistrements ont été faits sur la plateforme et des milliers de messages sont envoyés aux personnes inscrites. Elles reçoivent également des appels en langues locales, notamment le sérère, le pular, le wolof. Les responsables de la startup envisagent couvrir tout le pays et servir plus de 500000 femmes enceintes chaque année. La startup compte surtout s’installer dans d’autres pays de la sous-région.

  • Au Kenya, Judith Owigar incite les femmes à créer des solutions technologiques

    Au Kenya, Judith Owigar incite les femmes à créer des solutions technologiques

    Diplômée en informatique à l’université de Nairobi, cette Kenyane est codeuse et blogueuse. Judith Owigar est également passionnée par les initiatives qui impliquent les jeunes, les femmes et la technologie. Selon elle, une éducation technologique peut emmener les jeunes à saisir les nombreuses opportunités qui s’offrent dans le domaine.

    L’entrepreneure a ainsi cofondé en 2010 AkiraChix, une organisation à but non lucratif dont la vision est de nourrir des générations de femmes qui utilisent la technologie pour développer des innovations et des solutions pour l’Afrique. AkiraChix donne aux femmes des compétences technologiques et entrepreneuriales, les habilitant technologiquement et financièrement, leur permettant de servir et de diriger leurs communautés.

    A travers les activités d’AkiraChix, Judith Owigar cherche à augmenter le nombre de femmes créatrices de solutions technologiques et à changer la perception de la technologie par les femmes. Les programmes de l’organisation sont développés pour atteindre les jeunes femmes à différents niveaux, y compris, mais sans s’y limiter, les écoles primaires, les écoles secondaires et les universités.

    Pour la réussite des programmes de formation, de mentorat et de sensibilisation, Judith Owigar coordonne les actions avec ses trois collaborateurs (Linda Kamau, Marie Githinji et Angela Oduor) qui disposent d’une expérience en développement d’applications et de site web. Avec elles, elle veut partager ses compétences avec ses compatriotes.

    En plus d’AkiraChix, l’entrepreneure kenyane a aussi fondé JuaKali, une plate-forme de micro-emplois en ligne qui relie les travailleurs manuels qualifiés du secteur informel du Kenya aux employeurs de l’industrie de la construction. Depuis 2009, les nombreuses récompenses décernées à cette entrepreneure font d’elle l’un des brillants esprits de sa génération.

  • Hilda Morra, le visage de la première startup technologique africaine rachetée

    Hilda Morra, le visage de la première startup technologique africaine rachetée

    Hilda Moraa est une entrepreneure kenyane. Diplômée en technologie de l’information commerciale à l’université Strathmore, elle a aussi obtenu une maîtrise en entrepreneuriat à l’université Jomo Kenyatta de l’agriculture et de la technologie.

    À moins de trente ans, elle est l’auteur de plusieurs articles publiés sur l’entrepreneuriat, le développement et les technologies de l’information et de la communication. Hilda Moraa a  fondé en 2012 AfriHive, un centre de contenu et un guichet unique pour des espaces de coworking à travers l’Afrique pour accéder à des ressources, des services et des leçons utiles pour rester durable à long terme.

    En 2013, elle cofonde WezaTele Limited, une startup qui fournit des solutions innovantes et mobiles dans la chaîne d’approvisionnement, la distribution et les solutions financières au Kenya.

    La startup a construit des solutions de mobilité pour le commerce, la chaîne d’approvisionnement, la distribution et l’intégration des paiements mobiles. Weza Tele a travaillé avec plusieurs PME dans de nombreux pays, notamment au Kenya, au Nigeria, en Tanzanie et au Zimbabwe. Quelques années après sa création elle est devenue la première startup technologique africaine à être rachetée.

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    L’entrepreneure a une expérience dans le secteur de la technologie et dans la maîtrise du marché kenyan où de produits de grande consommation sont distribués. En 2015, Hilda Moraa a surtout créé un réseau d’entrepreneurs technologiques, dénommé Kenya Tech Entrepreneurship Virtual Network.

    Le réseau est né du besoin de partager l’expérience de démarrage local, les connaissances et les leçons nécessaires pour que les jeunes construisent des startups évolutives. Le réseau s’est développé et compte plus de 100 start-ups technologiques dans le pays.

    Celle que Forbes Africa a désignée en 2016 comme étant l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent a en effet travaillé comme analyste de données pour Coca-Cola. Depuis, Hilda Moraa a fondé Pezesha une startup qui s’est positionnée sur un marché de micro-prêt qui offre des services financiers à des clients. La jeune entrepreneure consulte aussi des PME et des startups sur des opportunités stimulantes dans le secteur de l’innovation et de la Fintech.

  • Facebook se lance dans la promotion de la technologie au Nigeria

    Facebook se lance dans la promotion de la technologie au Nigeria

    Facebook a dévoilé NG_Hub, son premier espace communautaire phare en Afrique, situé à Lagos, au Nigeria, visant à rassembler des développeurs, des startups et la communauté plus large de la technologie pour collaborer, apprendre et échanger des idées.

    L’année dernière, Facebook a annoncé qu’il avait établi un partenariat avec l’incubateur basé à Lagos Co-Creation Hub (CcHub) pour lancer NG_Hub, un espace physique qui servira de centre d’apprentissage et aidera à développer l’écosystème technologique et des startups du Nigeria via un programme d’incubation.

    Ouvert la semaine passée, NG_Hub comprend des espaces de travail, des salles de réunion et un espace événementiel, et sera également le point focal d’un certain nombre de programmes de formation. Il vise à attirer les meilleurs talents et l’innovation dans l’écosystème technologique du Nigeria, et à équiper les PME et les entrepreneurs technologiques nigérians pour mieux comprendre et utiliser la puissance des outils numériques pour la croissance économique du pays.

    « La technologie offre de vastes opportunités pour engager des Nigérians jeunes, créatifs et ingénieux, en particulier pour apporter des solutions aux défis rencontrés par les communautés ici au Nigeria. NG_Hub fournit cet espace physique qui servira de centre d’apprentissage et de développement des compétences à Lagos », a déclaré Ime Archibong, le vice-président des partenariats de Facebook.

    Bosun Tijani, fondateur et PDG de CcHub, a aussi confié que le partenariat avec Facebook sur NG_Hub permettrait à CcHub d’atteindre ses objectifs à grande échelle et de produire l’impact souhaité dans l’écosystème technologique de Lagos.

    Facebook a également annoncé des partenariats avec sept autres centres à travers le pays, à Abuja (Plateforme Ventures), Jos (nHub), Kaduna (Hub Colab), Kano (DI Hub), Uyo (Start Innovation Hub), Enugu (Roar Hub) et Port Harcourt (Hub de Ken Saro Wiwa). Ceux-ci serviront de centres d’excellence et mettront en vedette des espaces Facebook dédiés.

  • Qui est Mark Shuttleworth, le premier milliardaire en technologie en Afrique?

    Qui est Mark Shuttleworth, le premier milliardaire en technologie en Afrique?

    L’histoire à succès de Shuttleworth a commencé en 1995, alors qu’il était encore étudiant à l’Université du Cap. Mark Shuttleworth créé alors Thawte, un cabinet de conseil devenu un fournisseur mondial de certification numérique. Il s’agissait du tout premier serveur Web de commerce électronique crypté et totalement sécurisé disponible à l’extérieur des États-Unis. Shuttleworth a vendu la société en 1999 à la société américaine VeriSign, qui détenait à ce moment-là 50% du marché, les 50% restants appartenant à Thawte. VeriSign a acheté la société pour 575 millions de dollars. En ce moment, Shuttleworth n’avait que… 26 ans.

    Avec les bénéfices de la vente de Thawte, Shuttleworth aurait facilement pu prendre sa retraite. Au lieu de cela, il a utilisé sa capitale pour aider les autres sud-africains à trouver leur potentiel. En l’an 2000, Shuttleworth a créé HBD Venture Capital, une société qui investit dans des entreprises locales sud-africaines au potentiel international.
    En 2001, il lance la Fondation Shuttleworth, un organisme à but non lucratif qui vise à améliorer l’accès et la qualité de l’éducation en Afrique du Sud. Cependant, Shuttleworth était toujours à la recherche de nouveaux défis et commença à entreprendre le long voyage qui le conduirait à devenir un ‘’touriste de l’espace’’.

    Premier Africain dans l’espace

    En 2002, Shuttleworth est devenu le premier Africain à voyager dans l’espace et le deuxième privé à s’autofinancer pour un voyage dans l’espace. À un coût personnel de 20 millions de dollars, Shuttleworth a acheté un siège sur un vaisseau spatial russe et a commencé à s’entraîner.

    Il s’est entraîné pendant près d’un an, dont sept mois passés à Star City en Russie, au centre de formation des cosmonautes de Yuri Gagarin. Il est devenu membre de l’équipage russe Soyouz TM-34 et a visité la Station spatiale internationale (ISS). Shuttleworth a passé huit jours à bord de l’ISS où il a mené des expériences scientifiques pour l’Afrique du Sud.

    Après son retour de l’espace, Shuttleworth a fondé une autre entreprise, le projet Ubuntu, un système d’exploitation informatique totalement gratuit. Basée sur une version du système d’exploitation informatique Linux qui est open source, l’idée est qu’Ubuntu puisse atteindre un public plus large et être partagé par des personnes qui ne pouvaient pas se permettre d’autres systèmes d’exploitation.

    En 2009, Shuttleworth a décidé de quitter sa maison en Afrique du Sud et de déménager à l’île de Man. Bien que le départ d’Afrique du Sud ait pu aigrir un peu sa relation avec son pays, Shuttleworth continue d’être une source d’inspiration pour les jeunes entrepreneurs sud-africains. Il a maintenant la double nationalité avec le Royaume-Uni et l’Afrique du Sud et continue de diriger Ubuntu et Canonical.

  • Agri-Tech: Nasir Yammama [28 ans] aide près de 30000 agriculteurs Nigéria

    Agri-Tech: Nasir Yammama [28 ans] aide près de 30000 agriculteurs Nigéria

    Nasir Yammama est un technicien créatif et un entrepreneur. Ce Nigérian de 28 ans est le fondateur de Verdant Agri-Tech, une entreprise qui offre des solutions innovantes aux agriculteurs et autres parties prenantes pour améliorer la production alimentaire en utilisant des technologies innovantes.

    Passionné de technologie, Nasir Yammama met à disposition des agriculteurs ruraux des téléphones portables pour leur fournir des informations agricoles. Il leur fournit désormais des données scientifiques agricoles, des informations sur le marché, un soutien à la gestion et leur donne accès aux services financiers. Il souligne qu’en général le secteur agricole en Afrique nécessite une grande attention.

    Les agriculteurs se servent d’une application mobile de pré-plantation à la récolte. En utilisant des téléphones bas de gamme, des SMS et des services vocaux, les agriculteurs interagissent avec Verdant Agri-Tech. L’objectif de Nasir Yammama est de leur permettre d’avoir accès à des informations de base qui les aideraient à atteindre un rendement agricole maximal. Près de 25000 agriculteurs bénéficient de l’initiative de Nasir Yammama. Ils peuvent notamment doubler ou tripler leurs rendements.

    Mieux produire avec moins de ressources

    Dans le pays, Verdant Agri-Tech rassemble toutes les parties prenantes et les principaux acteurs de la chaîne de valeur agricole ainsi que l’ensemble de l’industrie sous une plate-forme unique. Cela implique l’agriculteur, les acheteurs et les agro-industries, les agences de recherche, les gouvernements et les institutions financières.

    Il faut dire que Nasir Yammama est diplômé de l’université de Middlese (Londres) en technologie de l’information et en systèmes d’information commerciale. Il s’intéresse également à la technologie créative, au design, aux énergies renouvelables. Écrivain, l’entrepreneur s’est aussi engagé dans la robotique, les technologies mobiles. Il a également conçu une application et une installation de thérapie de réminiscence à base de télévision intelligente pour aider les personnes ayant une perte de mémoire à court terme pour le musée de la domesticité.

    Les réalisations de ce jeune entrepreneur lui ont permis de recevoir en 2017 le Queen’s Young Leaders Award à Londres. Il est aussi considéré comme l’un des entrepreneurs les plus prometteurs du continent. Le Nigérian veut renforcer les solutions proposées par son entreprise. Ceci pour aider les agriculteurs à produire davantage de nourriture avec moins de ressources, en particulier dans les zones densément peuplées du monde, tout en gardant à l’esprit les préoccupations environnementales. Nasir Yammama prévoit à cet effet installer Verdant Agri-Tech dans une vingtaine de pays pour soutenir plus de 40 millions d’agriculteurs.

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  • Le Sud-Africain Sandile Ngcobo crée le premier laser numérique au monde

    Le Sud-Africain Sandile Ngcobo crée le premier laser numérique au monde

    En 2013, alors que plusieurs scientifiques de renoms ont échoué dans cette mission, le Sud-Afriacain Sandile Ngcobo met au point le premier laser numérique au monde.

    Ngcobo a créé le premier laser numérique opérationnel au monde. L’une des technologies emblématiques du monde moderne, les lasers comprennent une industrie de plusieurs milliards de dollars. Ils sont utilisés dans toutes sortes d’applications médicales telles que la chirurgie sans effusion de sang, la fabrication, le codage à barres et même la bande passante.

    Plus rapide, moins cher et plus efficace, la trouvaille du Sud-Africain a été décrite quand elle fut montrée, un peu de manière prophétique, comme une « technologie perturbatrice » qui pourrait changer la fabrication traditionnelle, les communications et l’électronique. C’est le cas aujourd’hui.

    Ce que Sandile Ngcobo a réussi à faire est de contrôler la taille et la forme d’un faisceau laser à l’aide d’un ordinateur. Cela signifie que le faisceau provenant de l’intérieur d’un laser est modifié lorsque l’un des miroirs est remplacé par une interface informatique qui agit comme un téléviseur affichant des images. Par conséquent, il devient possible de personnaliser les faisceaux laser à la demande.

    Qui est Ngcobo ?

    Ngcobo était l’un des 10 enfants d’une grande famille, un garçon intelligent avec un intérêt outre-mesure pour la science. Et quand il s’agit des points les plus subtils de la biographie, sa voix s’élève toujours d’une octave et prend le pas gênant d’un élève réticent.

    En 2010, Ngcobo produit une thèse qui comportait une enquête sur les lasers numériques, un projet qu’il a repris avec quelques conseils de son patron qui avait passé plusieurs années sur le sujet. « Mais je suis arrivé avec une perspective différente, une approche nouvelle. La plupart des erreurs commises concernaient la programmation. J’ai commencé à tout faire à partir de rien » se rappelle-t-il. Trois années plus tard, il réussit son laser numérique.

    Depuis un moment maintenant, Ngcobo et l’équipe se concentrent sur l’augmentation de la puissance de leur laser numérique, la sécurisation d’un brevet et la production d’un prototype appliqué.

    Ils ont néanmoins surmonté le plus grand obstacle, la barrière mentale: travailler à la limite de la science pour créer quelque chose d’apparemment impossible.

     

     

     

  • Voici les 10 villes les plus high-tech en Afrique

    Voici les 10 villes les plus high-tech en Afrique

    L’Afrique est le deuxième plus grand marché mobile au monde (après l’Asie), avec une affinité croissante pour les smartphones. Il n’est donc pas surprenant qu’une grande partie de la croissance économique de l’Afrique provienne de l’investissement dans la technologie, avec des startups qui apparaissent dans pratiquement toutes les grandes villes.

    La tendance technologique en Afrique a vu l’émergence rapide de centres technologiques, où les jeunes Africains ayant l’esprit d’entreprise peuvent apporter leurs idées d’affaires.

    Sans ordre particulier, voici les villes les plus avancées en Afrique qui sont à l’avant-garde de l’innovation technologique sur le continent.

    Johannesburg, Afrique du Sud

    Avec l’Afrique du Sud ayant l’une des industries de télécommunications les plus grandes et les plus développées en Afrique, il n’est pas surprenant que le pays possède le plus grand nombre de centres technologiques sur le continent – plus de 20.

    Johannesburg continue d’être la salle des machines de l’Afrique du Sud, avec des hubs technologiques tels que JoziHub en tête du peloton. Tout Johannesburg se transforme progressivement en une ville Wi-Fi gratuite. Plus de la moitié des bibliothèques et des cliniques des sept régions de la ville bénéficient déjà d’une connexion Wi-Fi gratuite.

    Nairobi, Kenya

    Surnommée «la ville la plus intelligente d’Afrique», Nairobi est une terre très favorable à l’émergence de la technologie. En effet, l’économie kenyane connaît une croissance enviable au fil des ans, grâce à leur investissement dans ce domaine clé.

    Le formidable succès de M-Pesa, une application mobile transformatrice pour le transfert d’argent et les services financiers, est l’avant-garde d’une histoire à succès, et a contribué à faire de Nairobi le centre technologique du continent. Le succès de M-Pesa a changé l’interaction économique au Kenya, et a conduit à la création d’une myriade de petites entreprises. En 2013, 43% du PIB du Kenya passait par M-Pesa.

    La Silicon Valley d’Afrique est l’incarnation des merveilles de la technologie. La ville regorge de startups et de pôles technologiques comme iHub, qui a engendré près de 300 startups et créé plus de 2000 emplois.

    Kigali, Rwanda

    Le génocide de 1994 sera toujours une tache dans l’histoire de la nation est-africaine. Aujourd’hui, cependant, le Rwanda a considérablement progressé à partir d’un passé miné par les divisions ethniques, la corruption et le sous-développement. Le pays a connu une révolution technologique impressionnante.

    En 2000, le Rwanda a lancé Vision 2020, un programme qui vise à transformer le pays d’une économie agraire à une économie fondée sur la connaissance. La campagne audacieuse apporte un changement progressif, et cela est surtout visible dans la capitale Kigali, qui abrite plusieurs pôles technologiques, notamment K-Lab, Think, The Office et Impact Hub Kigali.

    Pour répondre aux exigences de sa population croissante, l’initiative Smart Kigali a été lancée en 2013, faisant de la capitale la première ville d’Afrique de l’Est à lancer des zones Wi-Fi gratuites pour ses citoyens.

    Accra, Ghana

    Accra vise à devenir un centre régional des TIC et à développer l’économie du pays ouest-africain. Le fabricant de technologie local RLG a lancé les travaux de construction d’un centre technologique, HOPE City, de 10 milliards de dollars, l’un des plus gros projets de l’Afrique. Ce projet fournira du travail à environ 50 000 personnes. S’il n’a toujours pas encore abouti, Accra est néanmoins sur la bonne voie.

    En effet, le secteur des TIC du Ghana est dominé par des startups basées à Accra, telles que Nandi Mobile, une société de technologie mobile, et Mobile Technology for Community Health au Ghana (MoTeCH).

    Kampala, Ouganda

    Au cours des dernières années, le secteur de la technologie en Ouganda a connu une croissance rapide, en particulier dans les domaines des appareils mobiles et des applications mobiles et informatiques. Le secteur des TIC en Ouganda aurait connu une croissance de 30,3% en 2011 et représentait 3,3% du PIB du pays.

    Kampala, qui abrite plus de six centres technologiques et incubateurs, est le centre de l’innovation en Ouganda. Mara Launchpad, un projet émanant de la Fondation Mara, fondée par l’entrepreneur millionnaire ougandais Ashish Thakkar, est l’un des incubateurs les plus remarqués.

    En 2012, trois étudiants de l’Université de Makerere ont conçu WinSenga, une application qui effectue des échographies sur des femmes enceintes et qui peut détecter la fréquence cardiaque fœtale. L’application les a vus gagner la Imagine Cup, la plus importante compétition technologique au monde organisée par Microsoft.

    Selon les chiffres, presque tout le monde a un téléphone portable en Ouganda.

    Lagos, Nigéria

    Les experts prédisent que la population de Lagos, estimée à 15 millions d’habitants, doublera d’ici 2050, ajoutant une pression inimaginable aux ressources du pays. La ville sait qu’elle ne va pas gérer sa croissance sans l’informatique, et a déjà commencé à se préparer en s’imposant comme un centre de technologie intelligente.

    À Lagos, il y a une banlieue célèbre appelée Yaba, qui a été surnommée «Vallée du Yabacon» comme une référence à la Silicon Valley. Yabacon Valley est le principal cluster de technologie et d’écosystème de startups au Nigeria. Yaba est à la maison non seulement à un groupe de startups, mais aussi un éventail d’institutions bancaires et éducatives.

    Lagos a été choisi comme banc d’essai pour le Smarter Cities Challenge d’IBM, où le géant de l’informatique travaille aux côtés des autorités municipales pour trouver des moyens d’améliorer les fonctions urbaines.

    Le Caire, Égypte

    La capitale égyptienne Le Caire, incarne tout ce qui concerne le secteur technologique égyptien, caractérisé par plus de 40% de pénétration d’Internet, 110 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles et une énorme industrie du commerce électronique qui a frôlé 50 millions de dollars en 2016.

    Avec des start-ups comme Instabug – une application de rapport de bogues – qui ont pénétré la scène technologique mondiale et régionale, il est facile de voir pourquoi le pays nord-africain mérite d’être vu.

    Casablanca, Maroc

    Depuis qu’il est devenu le premier pays d’Afrique du Nord à adopter le réseau 3G, en 2006, le Maroc n’a jamais regardé en arrière. Son industrie de haute technologie a tellement augmenté qu’elle aurait injecté plus de 500 millions de dollars dans le PIB du pays en 2015.

    Avec des projets comme Casablanca Technopark, il n’est pas surprenant que la capitale Casablanca se transforme en un épicentre financier de l’Afrique. Lancé en 2001, Casablanca Technopark est un pôle d’activité dédié au développement des technologies de l’information au Maroc, axé principalement sur l’ingénierie logicielle, l’apprentissage en ligne et les initiatives TIC. Le cluster héberge près de 200 entreprises de TIC et a créé environ 2000 emplois.

    Dakar, Sénégal

    La scène technologique de Dakar croît à pas de géant grâce à des incubateurs comme CTIC Dakar. L’entreprise, l’un des principaux incubateurs d’entreprises technologiques en Afrique subsaharienne, a soutenu près de 100 startups, générant des revenus d’environ 5 millions de dollars (2,9 milliards de francs CFA).

    À l’instar de nombreuses autres villes technologiques du continent, Dakar a commencé à offrir un accès gratuit à Internet à ses citoyens. Dans le cadre de l’initiative Dakar Digital City, le gouvernement s’est associé à Tigo, l’un des principaux opérateurs mobiles du pays, pour établir des zones Wi-Fi gratuites dans les arènes publiques de la capitale.

    Les travaux ont déjà commencé sur la puissante cité numérique du Sénégal située à environ 40 km de Dakar. Le parc technologique de Diamniadio, d’une valeur de 120 millions de dollars (70,9 milliards de FCFA), comprendra une zone large bande, un centre de données et de TIC, des centres d’enseignement supérieur, entre autres.

    Abidjan, Côte d’Ivoire

    La Côte d’Ivoire est en train de créer des startups qui résolvent des problèmes spécifiques rencontrés par les Ivoiriens. Exemple de Qelasy, première tablette éducative en Afrique. Après avoir remarqué que des écoliers trimbalaient de lourds sacs à dos bourrés de manuels scolaires, l’entrepreneur ivoirien de 37 ans, Thierry N’Doufou, a pensé à une idée brillante pour combler le fossé numérique dans le système scolaire local.

    De plus en plus de personnes commencent à utiliser Internet en Côte d’Ivoire avec des chiffres récents de 7 millions.

  • Le swahili devient la première langue africaine reconnue par Twitter

    Le swahili devient la première langue africaine reconnue par Twitter

    Considérée depuis au moins une décennie déjà comme langue indonésienne, le réseau de micro-blogging Twitter a finalement reconnu le swahili et offre une traduction de la populaire langue d’Afrique orientale et australe.

    Le mois dernier, frustrés par la méconnaissance des langues africaines sur les plateformes de médias sociaux, les Kényans ont lancé une campagne appelant Twitter à reconnaître le swahili, langue nationale du pays, en utilisant les hashtags #SwahiliIsNotIndonesian et #TwitterRecognizeSwahili.

    Twitter semble être attentif à cette revendication et a désormais indexé le swahili, la plus grande langue africaine indigène avec plus de 100 millions de locuteurs. Le swahili devient alors la première langue d’origine africaine reconnue sur Twitter.

    Le ministère des Sports et du Patrimoine du Kenya s’est joint aux utilisateurs de Twitter pour célébrer cet exploit. « Le kiswahili qui est largement utilisé en Afrique de l’Est est la langue nationale du Kenya et il unit le peuple du Kenya », a déclaré le ministère dans un tweet.

    Cependant, la transition n’est pas  terminée et certains locuteurs de la langue sur Twitter n’ont pas encore apprécié le travail fait. Le swahili est cependant encore à ajouter dans les paramètres de langue de Twitter.

    Notons que le swahili est parlé par plus de 50 millions de personnes et sert de langue nationale à quatre pays africains à savoir la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda et la République démocratique du Congo.

    Vers une ouverture ?

    eNitiate, une agence numérique panafricaine, a lancé la campagne #AfricanLanguagesDay il y a déjà quelques mois. Précurseur, mais même leitmotiv. eNitiate pense que les langues africaines subissent une injustice sur les réseaux sociaux. L’objectif poursuivi est d’encourager environ 300 millions d’Africains sur les réseaux sociaux à s’exprimer plus fréquemment dans leurs langues indigènes sur ces plateformes.

    La campagne avait débuté en février, et eNitiate  prévoit mener un certain nombre d’actions à l’occasion de la Journée de l’Afrique qui se déroulera le 25 mai 2018. Cette journée sera l’occasion de faire la lumière sur les langues autochtones africaines, animées par les Africains du continent et de la diaspora.

    Twitter pourrait être encore plus attentif en intégrant plus de langues africaines.

     

     

     

     

     

  • Africatopforum: le nouvel espace d’échanges entre internautes francophones

    Africatopforum: le nouvel espace d’échanges entre internautes francophones

    L’Afrique francophone tient-elle enfin son espace d’échanges destiné à répondre à ses préoccupations ? C’est le moins qu’on puisse dire. Il faut dire que la société Africa Top Sport basée à Lomé a lancé africatopforum qui devrait, selon les responsables, permettre aux Africains de trouver les bonnes réponses à leurs interrogations. Il s’agit d’un cadre de partages d’expériences avec la production de contenus sur l’Afrique. Africatopforum devrait surtout permettre aux Africains de mieux connaître leur continent.

    En Afrique subsaharienne où il existe déjà des sites d’échanges entre internautes, africatopforum entend se démarquer. La plateforme se consacre uniquement à l’Afrique, avec des salons de discussions répartis par thématique et par pays. Roger Adzafo, directeur général de Africa Top Sport explique que les internautes peuvent ainsi trouver facilement des réponses à des questions qui sont parfois spécifiques à leur région ou à leur pays.

    L’autre point positif de cette nouvelle plateforme d’échanges est la liberté donnée aux internautes de créer eux-mêmes des sujets de discussion. Selon l’équipe administratrice du site, les échanges devraient essentiellement porter sur des thématiques relatives au développement de l’Afrique. Cependant, les internautes ne peuvent pas tenir sur africatopforum des propos de haines ou inciter à des pratiques terroristes.

    « Cette plateforme peut servir de site de tutoriel pour apprendre à faire beaucoup de choses. Aujourd’hui pour maitriser certains logiciels il faut aller sur des plateformes anglophones et autres », rappelle Roger Adzafo, qui déplore cet état de fait. Le directeur général de Africa Top Sports souhaite que des spécialistes francophones profitent de la nouvelle plateforme d’échanges pour se faire connaître et partager leur savoir-faire.