Auteur/autrice : Emmanuel Vitus

  • Nigeria : Aliko Dangote mise sur une nouvelle raffinerie de pétrole

    Nigeria : Aliko Dangote mise sur une nouvelle raffinerie de pétrole

    Au Nigeria, une raffinerie de pétrole construite par le milliardaire Aliko Dangote représentera la moitié des actifs de son conglomérat lorsqu’elle sera achevée en 2019.

    Aliko Dangote a bâti sa fortune sur le ciment, bien que son vaste empire commercial englobe aussi la minoterie, l’agriculture et l’immobilier. Aujourd’hui, il construit la plus grande raffinerie de pétrole au monde et se développe également en engrais, dans le but de résoudre les problèmes de longue date sur les marchés de l’énergie au Nigeria.

    Répondre aux attentes

    Bien que le Nigeria soit le premier producteur de pétrole brut d’Afrique, il importe la quasi-totalité de son pétrole en raison du mauvais entretien de ses quatre raffineries publiques. Dangote espère répondre aux besoins en carburant de l’ensemble du pays.

    Le directeur général du groupe Dangote, Devakumar Edwin, a déclaré que la raffinerie de 10 milliards de dollars devrait être achevée en décembre 2019. « À l’heure actuelle, le ciment est la plus grande partie du groupe, d’ici 2020, la raffinerie sera la plus grande en termes d’actifs », a-t-il déclaré.

    Dangote Cement, la plus grande société cotée au Nigeria, a attiré des investissements de Dubaï et des fonds d’investissement sud-africains. Il a dégagé en 2017 un bénéfice de 920,8 millions de dollars, sois une hausse de 60% par rapport à 2016, et est évalué à 4 milliards de dollars.

    Selon les informations, la raffinerie de pétrole, qui sera d’une capacité de 650 000 barils par jour, ciblerait également les marchés d’exportation. Elle sera en mesure de traiter différentes qualités de brut, y compris l’huile de schiste. En effet, la société avait eu des entretiens avec des entreprises, notamment Vitol et Shell, au sujet de la fourniture de pétrole brut et de la levée de produits pétroliers destinés à la vente à l’étranger.

    La société a emprunté 3,3 milliards de dollars pour le projet, organisé par Standard Chartered Bank. Le reste sera financé par des capitaux propres et par des agences d’exportation.

  • Qui Alphonso Davies, l’ex-réfugié libérien qui émeut l’Amérique du Nord ?

    Qui Alphonso Davies, l’ex-réfugié libérien qui émeut l’Amérique du Nord ?

    Les amateurs du football à l’extérieur des États-Unis et du Canada n’auraient peut-être jamais entendu parler d’Alphonso Davies. Mais après son départ des Whitecaps de la Major League Soccer (MLS) à l’un des plus grands clubs d’Europe et champions d’Allemagne, le Bayern Munich, Davies, 17 ans, est sur le point d’être un nom connu.

    Ses frais de transfert de 13 millions de dollars font de lui le joueur MLS le plus cher de tous les temps. Et pendant une bonne partie de l’année, l’adolescent s’est révélé digne du prix élevé, éblouissant dans le championnat américain et avec l’équipe nationale canadienne pour laquelle il joue.

    Toutefois Davies n’a pas toujours eu une vie aussi facile.

    Réfugié au Ghana

    Alphonso Davies est né en 2000 dans un camp de réfugiés ghanéen de parents libériens fuyant une guerre civile brutale qui a fait plus de 150 000 morts et près d’un demi-million de personnes déplacées.

    Âgé de cinq ans, il est arrivé au Canada avec ses parents en tant que réfugié. En effet, il n’a reçu sa citoyenneté canadienne qu’un mois avant le début du tournoi de la Coupe d’Or 2017 l’an dernier.

    Davies a marqué l’histoire à la Coupe d’Or de la CONCACAF 2017 ou, à 16 ans, il est devenu le plus jeune joueur de l’équipe nationale masculine du Canada. Il est également devenu le plus jeune buteur du Canada et le plus jeune joueur à marquer à la Gold Cup de la CONCACAF. Il a terminé le tournoi en tant que meilleur buteur.

    Son bilan dément son âge: à 17 ans, il a joué 68 fois pour l’équipe senior des Whitecaps de Vancouver et six fois pour le Canada. Il est également le premier joueur né dans les années 2000 à jouer dans un match de MLS. Il est très attendu dans son nouveau club.

  • Namibie: premier pays africain à atteindre les objectifs mondiaux de lutte contre le VIH

    Namibie: premier pays africain à atteindre les objectifs mondiaux de lutte contre le VIH

    La Namibie est sur le point de devenir le premier pays d’Afrique à atteindre l’objectif de l’ONUSIDA, à savoir que 73% des personnes touchées par le VIH suppriment leur charge virale. Bernard Haufiku, ministre de la Santé et des Services sociaux, a déclaré que 77,4% des personnes ayant participé à un échantillonnage ont montré un niveau élevé de suppression de la charge virale et ont atteint les chiffres revendiqués.

    S’exprimant lors de la Conférence internationale sur le Sida, il a déclaré qu’une génération sans sida est à la portée de la Namibie. Pour donner du poids à son commentaire, il a présenté quelques faits tels que: 86% de la population namibienne vivant avec le VIH sont conscients de leur statut infectieux ; 96% qui comprennent qu’ils sont infectés par le virus reçoivent un traitement et 91% des patients sous traitement ont supprimé charge virale.

    Cela implique que la Namibie est très proche de l’objectif «90-90-90» de l’ONUSIDA pour 2020, soit deux ans plus tôt que prévu. Linda-Gail Bekker, MBChB, présidente de la société internationale de lutte contre le sida, qui a parrainé la réunion biennale, a déclaré qu’il y avait toujours un processus très encourageant dans la région malgré les défis à venir.

    Signes d’espoir

    En 2015, la Namibie a mis en œuvre un plan d’accélération qui augmente rapidement les services de dépistage et de traitement du VIH dans le but d’atteindre les objectifs 90-90-90 de l’ONUSIDA à l’échéance 2020.

    En 2017, le pays a procédé à l’évaluation de l’impact du VIH sur la population pour estimer la suppression de la charge virale du VIH et les progrès accomplis. L’enquête concernait les 14 régions de Namibie. Plus de 23 000 personnes ont participé et fourni l’échantillon de sang pour les tests.

    Le ministre de la Santé et des Services sociaux a déclaré que les résultats de l’enquête ont montré une incidence plus faible du VIH. L’incidence directement mesurée était de 50% inférieure à 5 ans plus tôt. Dans l’étude, il a signalé un taux d’incidence de 12,6% – un taux de 15,7% chez les filles et les femmes et de 9,3% chez les hommes et les garçons.

  • Andela fait du Rwanda son principal centre de formation pour les développeurs de logiciels

    Andela fait du Rwanda son principal centre de formation pour les développeurs de logiciels

    Andela, le développeur de logiciels de formation d’entreprise à travers l’Afrique, va ouvrir son principal centre de développement logiciel à Kigali, au Rwanda. Le centre sera ouvert en partenariat avec le Rwanda Development Board (RDB) du pays.

    Andela a été lancé en 2014 dans le but d’investir dans les projets de développement de logiciels en Afrique, en formant les porteurs de projets et en les plaçant sur des projets avec leurs clients.

    Désormais, la structure a trouvé un partenaire au sein du gouvernement du Rwanda ayant une mission commune : développer et maintenir une main-d’œuvre élite panafricaine.

    À Kigali, fort d’une capitale dynamique et possédant également l’infrastructure moderne et connectée dont Andela a besoin pour collaborer avec une main-d’œuvre mondiale, a été choisi pour abriter la structure. Plus intéressant, c’est qu’Andela dit que leur développement de logiciels au Rwanda sera leur premier hub panafricain.

    Dans le cadre de sa croissance et de son expansion continue sur le continent, Andela a levé un financement de série C de 40 millions de dollars dirigés par CRE VC. Une première en ce que le tour était dirigé par une société de capital-risque africaine.

    Depuis 2014, Andela a embauché et développé plus de 700 développeurs de logiciels africains. Certains d’entre eux ont depuis travaillé sur des projets avec plus de 150 entreprises mondiales, y compris Viacom, Pluralsight, et GitHub tout en établissant de nouvelles normes pour la culture d’ingénierie.

    Le campus technologique de Kigali sera officiellement lancé en décembre 2018, avec des candidatures ouvertes en août 2018.

  • Afrique: top 5 des jeunes leaders qui transforment leurs communautés

    Afrique: top 5 des jeunes leaders qui transforment leurs communautés

    En Afrique, et selon les données de la Banque mondiale, les jeunes représentent 60% de tous les chômeurs sur le continent, les jeunes femmes étant victimes du chômage à l’âge de 20 ans. Loin de succomber à la peur de ces statistiques, de nombreux jeunes ont pris la voie de l’entrepreneuriat, transformant les problèmes qu’ils rencontrent dans leurs communautés en des entreprises orientées vers la solution.

    Lebogang Maruapula – Botswana

     

    Lebogang Maruapula du Botswana est l’ambassadrice régionale de Girl Rising, un mouvement international qui sensibilise à l’égalité des chances pour les filles, ainsi que la cofondatrice de The Goddess Foundation, qui met l’accent sur l’autonomisation des femmes pour les jeunes femmes grâce au mentorat et à l’éducation.

    Poussée par une passion d’influencer positivement sa communauté et avoir un impact significatif, Maruapula a aussi cofondé la Goddess Fondation en 2011, et qui a depuis été impliquée dans le mentorat des jeunes femmes. La structure a par exemple organisé le Goddess Sanitary Pad Drive pour fournir des produits de soins personnels féminins aux jeunes filles défavorisées. Passionnée par le développement communautaire et social, Maruapula est également une volontaire des Nations Unies en ligne ainsi qu’une militante de l’UNICEF Pacific Youth Media.

    Sitawa Wafula – Kenya

    Sitawa Wafula est une militante de la santé mentale de 31 ans, philanthrope et entrepreneuse de Nairobi, au Kenya. À la suite d’une expérience traumatisante à l’âge de 18 ans, Wafula souffrait d’une dépression sévère qui entraînait un double diagnostic d’épilepsie et de trouble bipolaire. En l’absence de système de soutien, l’augmentation des frais médicaux et un accès limité à l’information, Wafula a été confrontée à la stigmatisation en raison de son état.

    Forte de cette expérience, elle a décidé d’offrir un forum aux Africains vivant les mêmes expériences, non seulement pour accéder aux informations sur les problèmes de santé mentale, mais aussi pour trouver un soutien. Elle a lancé son blog éponyme ainsi que son entreprise sociale de santé mentale « My Mind, My Funk » qui gérait la première ligne gratuite de soutien en matière de santé mentale au Kenya. Elle a fourni un soutien à plus de 11 000 Kenyans aux prises avec des problèmes de santé mentale.

    Christopher Ategeka – Ouganda

    Né en Ouganda, Christopher Ategeka est le fondateur et PDG de Rides For Lives, une entreprise qui fournit des soins de santé mobiles aux communautés rurales de Kampala. Les unités de santé mobiles sont équipées d’une pharmacie, d’un médecin généraliste et d’un laboratoire pour effectuer des tests sur des maladies telles que le paludisme et le VIH.

    L’idée de l’entreprise est née suite à la mort du frère d’Ategeka, en raison d’un manque d’accès à des soins de santé adéquats après sa maladie. Il est titulaire d’une maîtrise en génie mécanique de l’UC Berkeley et a remporté plusieurs prix pour son travail sur Rides For Lives, notamment le prix PEPFAR (Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida) et le prix Judith Lee Stronach. Il a également fait partie de la liste Forbes 30 under 30 pour son travail avec l’entreprise en 2014.

    Bethléem Tilahun Alemu – Ethiopie

    Bethlehem Tilahun Alemu est la fondatrice et PDG de SoleRebels, une entreprise de chaussures, la première certifiée Fairtrade au monde par l’Organisation mondiale du commerce équitable (WFTO).

    Alemu a démarré l’entreprise en 2004 à Addis-Abeba, en tant que moyen de création d’emplois pour des artisans, des tisserands et des petits paysans qualifiés mais sous-employés dans sa communauté tout en exportant l’héritage éthiopien dans le monde. Plus de 90% de la fabrication est effectuée à la main, ce qui a valu à l’entreprise d’être la première entreprise de chaussures certifiée Fairtrade au monde. Elle a gagné des récompenses pour son entreprise respectueuse de l’environnement et de la communauté, y compris un prix Young Global Leader ainsi que le prix de l’entrepreneur social de l’année au Forum économique mondial sur l’Afrique de 2012.

    Kayli Vee Levitan – Afrique du Sud

    Kayli Vee Levitan est un rédacteur sud-africain, blogueur et cofondateur de l’initiative philanthropique à succès, The Street Store. Levitan a cofondé The Street Store, un magasin de vêtements pop-up pour les sans-abri, avec son collègue, Max Pazak en 2014. L’initiative est alimentée par des dons, et est maintenant une initiative open-source qui permet à d’autres philanthropes en Afrique du sud et à l’étranger d’accueillir leur propre magasin pop-up en collaboration avec une organisation caritative de leur choix. Plus de 200 magasins temporaires ont été installés dans le monde et plus de 200 000 sans-abri ont été aidés dans l’achat de vêtements.

  • Les africains pourront désormais accéder gratuitement aux données satellitaires de l’Europe

    Les africains pourront désormais accéder gratuitement aux données satellitaires de l’Europe

    Les chercheurs africains intéressés par l’observation de la Terre disposeront désormais de données gratuites à utiliser dans le cadre d’un nouvel accord visant à utiliser la technologie satellitaire pour soutenir le développement durable.

    Le département des sciences et de la technologie de l’Union africaine a récemment conclu un accord avec le programme Copernicus de la Commission européenne, qui génère quotidiennement 12 téraoctets de données d’observation de la Terre.

    Considéré comme le troisième fournisseur mondial de données, le portail, à travers trois ensembles de satellites, offre des photographies aériennes numériques de la topographie de la mer, de la température du sol, des changements de végétation et des conditions météorologiques. Dans le cadre de cet accord, les scientifiques et les institutions africaines recevront également un soutien technique de la part des agences de recherche et spatiales Européennes, ce qui facilitera le processus de collaboration entre les pays et les agences.

    Un pas dans la lutte contre le changement climatique

    L’Afrique est extrêmement vulnérable à l’impact du changement climatique par rapport aux autres continents. Même en émettant la plus petite part mondiale des gaz à effet de serre, le continent connaît des sécheresses, des vagues de chaleur, des inondations et une augmentation du niveau de la mer plus fréquemment. À ce titre, l’utilisation de la technologie spatiale pourrait aider les gouvernements à améliorer, non seulement leur capacité d’analyse, mais également à tirer parti des nouvelles connaissances à des fins de planification.

    La ratification de l’accord par l’UA montre également que les États membres commencent lentement à se rendre compte de l’impact que la science et la technologie spatiales peuvent avoir sur la myriade de défis auxquels le continent est confronté.

    Pendant des années, l’argument a été que l’Afrique a trop de problèmes à traiter allant de la pauvreté à la sécurité alimentaire, la maladie et l’éducation. Mais lentement, la réflexion a évolué, d’autant plus que le coût des plus petits satellites a diminué et que la technologie est devenue accessible.

    Beaucoup de pays africains manquent de l’expertise humaine ou du capital pour financer ces projets satellites. Mais de plus en plus de pays commencent à comprendre que l’acquisition d’informations géo spatiale pourrait améliorer l’agriculture, protéger les forêts tropicales de la déforestation , prévenir le changement climatique, améliorer la planification des catastrophes et fournir un accès Internet aux communautés rurales.

  • Francisca Awah, la Camerounaise qui voue sa vie à la lutte contre la traite les êtres humains

    Francisca Awah, la Camerounaise qui voue sa vie à la lutte contre la traite les êtres humains

    Le mois dernier, la Camerounaise Francisca Awah, 35 ans, s’est exprimée devant un auditoire composé d’Ivanka Trump et de la secrétaire d’État américain, lorsqu’elle a été honorée pour sa contribution à la lutte contre la traite des êtres humains.

    Qui est-elle ?

    Il y a seulement trois ans, Awah vivait dans l’esclavage moderne, pris au piège et maltraité en tant que travailleuse domestique au Koweït. Tout a commencé au printemps 2015, quand a répondu à une annonce pour un poste d’enseignante en anglais au Koweït. Le salaire était bon, mieux que tout ce qu’elle pouvait gagner dans sa ville natale de Kumba, dans le sud-ouest du Cameroun avec son diplôme de Maitrise. Elle avait un fils de deux ans à soutenir, et quand on lui a offert le travail, elle a accepté.

    Mais une fois arrivée au Koweït, la Camerounaise témoigne qu’elle avait été immédiatement amenée travaillée comme domestique dans une maison privée, employée par une agence. Elle dit qu’elle avait été déplacée entre les maisons pendant quelques semaines, puis s’est finalement retrouvée avec une famille koweïtienne, qui, dit-elle, a confisqué son passeport, désormais contraint à travailler de longues heures, parfois sous le soleil koweïtien, avec très peu de sommeil, pour un salaire de 250 dollars par mois.

    Soutenir les victimes

    Dans les mois qui ont suivi le retour d’Awah chez elle suite à une aide d’une agence américaine, elle a commencé à partager son histoire, à essayer de sensibiliser le public au risque de trafic. Elle était tout à fait consciente que si les gens trouvaient des difficultés lorsqu’ils rentreraient dans leurs pays, ils pourraient être victimes d’un nouveau trafic. « Si vous sauvez quelqu’un et que la personne n’est pas autosuffisante, qu’attendez-vous? » s’interroge-t-elle.

    A cet effet, elle a mis en place une organisation à but non lucratif appelée « Survivors Network ». L’organisation fournit un emploi intérimaire aux victimes de la traite dans une ferme avicole. Elle dispose également d’une microfinance qui aide les femmes à créer leur propre entreprise.

    Depuis, Fransica Awah défend également l’éducation des femmes et enseigne aux gens à repérer les signes de la traite, en faisant passer le message dans les églises, les écoles, les stations de radio locales et les médias sociaux. Depuis l’ouverture, son organisation a conseillé plus de 500 femmes africaines piégées dans la servitude domestique au Koweït et au Liban sur la façon de rentrer chez elles.

    Awah admet qu’il peut être difficile de continuer à raconter son histoire, mais le faire est devenu l’un de ses outils les plus puissants.

     

  • Le Nigeria relance sa compagnie aérienne nationale à la fin de l’année

    Le Nigeria relance sa compagnie aérienne nationale à la fin de l’année

    Le Nigeria a dévoilé un nouveau transporteur national mercredi, près de 15 ans après que la compagnie aérienne nationale précédente, Nigerian Airways a cessé ses opérations. La nouvelle compagnie aérienne sera connue sous le nom de Nigeria Air.

    Le ministre d’État nigérian de l’aviation, Hadi Sirika, a fait cette annonce et a dévoilé la nouvelle image de marque de la compagnie aérienne au salon aéronautique international de Farnborough au Royaume-Uni.
    Le nom a été choisi après que le ministère nigérian de l’Aviation a invité les jeunes et les étudiants nigérians à contribuer « de leurs idées à la créativité dans le développement du nouveau porte-drapeau nigérian», selon le site web nameyourairlinenigeria.com, dédié à l’initiative.

    Selon Sirika, le gouvernement fédéral espère lancer ses opérations d’ici la fin de l’année.
    Les Nigérians ont accueilli l’annonce avec scepticisme en exprimant leur incertitude quant à la capacité du gouvernement fédéral à soutenir une compagnie aérienne nationale, surtout compte tenu de ses antécédents avec les transporteurs nationaux précédents.

    Leurs craintes peuvent être apaisées par des rapports selon lesquels la compagnie aérienne sera principalement détenue et gérée par un groupe d’investisseurs privés encore non identifiés. Le gouvernement nigérian ne détiendra pas plus de 5% (maximum) du nouveau transporteur national et ne participera pas à la gestion du nouveau transporteur national, a déclaré Sirika lors d’une conférence de presse à Farnborough.
    Aucun investisseur privé n’a été nommé, mais le gouvernement dirige les négociations pour l’achat d’avions et le dessin du logo.

    Le gouvernement fédéral nigérian a subi de nombreux revers dans ses nombreuses tentatives de création d’un nouveau transporteur national depuis la fin des opérations de Nigerian Airways en 2003.
    Décrite comme la «compagnie aérienne à la croissance la plus rapide d’Afrique» à son apogée dans les années 1980, Nigeria Airways a été minée par la mauvaise gestion, amassant des millions de dollars de dettes à sa fermeture.

  • Beyonce, Jay-Z, Ed Sheeran, Wizkid […] pour un concert en mémoire de Mandela en décembre prochain

    Beyonce, Jay-Z, Ed Sheeran, Wizkid […] pour un concert en mémoire de Mandela en décembre prochain

    Beyonce et Jay-Z seront parmi les têtes d’affiche d’un concert hommage de Nelson Mandela qui se tiendra en Afrique du Sud à la fin de l’année. Mais seront accompagnés par un parterre d’artistes du continent et d’ailleurs.

    Le couple américain Beyonce et Jay-Z fera partie d’un line-up étoilée lors de l’événement Mandela: 100 le 2 décembre pour honorer l’héritage du héros anti-apartheid dans son année du centenaire.

    Parmi les autres artistes, Ed Sheeran, Chris Martin, Pharrell Williams, D’banj, Femi Kuti, Sho Madjozi, Tiwa Savage et Wizkid lors de l’événement organisé par le réseau à but non lucratif Global Citizen, un réseau qui lutte pour mettre fin à l’extrême pauvreté.

    De même, le magnat des médias Oprah Winfrey prononcera également un discours sur les enseignements de l’ancien président sud-africain Mandela lors de l’événement. L’ancien président américain, Barack Obama est lui aussi attendu.

    Le concert sera le sommet de la campagne ‘Be The Generation’, une célébration du centenaire de l’ancien président, inspiré par son « dévouement de toute une vie à rassembler les gens pour utiliser leur voix collective afin de parler aux personnes les plus marginalisées, « selon Global Citizen.

    Alors que l’héritage de Nelson Mandela reste une source d’inspiration, la présence des organisations à but non lucratif en Afrique du Sud était motivée par le besoin de «galvaniser les jeunes et passionnés de l’Afrique pour faire pression sur leurs dirigeants pour qu’ils atteignent des objectifs mondiaux».

    Rappelons que Global Citizen a organisé des concerts annuels visant à impliquer les jeunes dans les causes depuis 2012. Toutefois, le concert de Mandela 100 est le premier festival citoyen mondial qui se tiendra en Afrique.

  • Les ballons Internet de Google pourraient bientôt relier le Kenya rural

    Les ballons Internet de Google pourraient bientôt relier le Kenya rural

    Google est en pourparlers avec des opérateurs de télécoms au Kenya afin d’offrir un accès Internet par ballon à la population issue des zones rurales et reculées.

    A travers son projet Loon conçu par son laboratoire d’innovation Alphabet X, Google a annoncé qu’elle négociait avec des opérateurs mobiles pour déployer un réseau de ballons à travers le Kenya. Les pourparlers ont également été confirmés par le gouvernement kényan, le ministre des Technologies de l’information et de la communication, Joe Mucheru, déclarant que l’équipe de Loon « établissait des contrats » avec les opérateurs téléphoniques locaux.

    Les ballons à énergie solaire, qui s’élèvent à 20 kilomètres dans la stratosphère au-dessus des avions commerciaux, transmettent des signaux Internet aux stations au sol, aux maisons et aux appareils personnels. S’il est mis en œuvre, le projet pourrait avoir le potentiel d’étendre la connectivité en ligne à des milliers de personnes à travers le Kenya.

    Avec plus de 46 millions d’utilisateurs d’internet, la connectivité Internet a continué de croître au Kenya, principalement grâce aux abonnements aux données mobiles.

    Afrique, une question générale

    Mais ce n’est pas le cas dans de nombreuses régions d’Afrique, où la question de la disponibilité et de l’accessibilité de l’Internet est un problème auquel de nombreux gouvernements doivent encore faire face. Alors même que les nations louent le pouvoir de transformation de l’Internet, l’Afrique est la région qui compte le plus faible taux d’utilisateurs d’Internet dans le monde, avec seulement 22%.

    En outre, de nombreux pays, y compris le Kenya, ne parviennent toujours pas à financer des projets visant à supprimer les obstacles à l’accès à Internet dans les zones rurales et les zones urbaines pauvres, parfois même lorsqu’ils disposent de ces fonds.

    Pour combler cette lacune, de nombreuses sociétés mondiales se sont lancées dans la transmission d’Internet à partir de satellites en orbite basse ou de drones et de ballons à haute altitude. Outre Project Loon, il s’agit notamment de Facebook (Aquila), de SpaceX d’Elon Musk et de OneWeb, soutenu par le magnat des affaires Richard Branson.

    L’an dernier, Facebook s’est également associé à des fournisseurs Internet locaux et à des opérateurs pour lancer son programme Express Wifi à bas prix dans un certain nombre de pays, dont le Kenya, l’Ouganda et le Nigeria.