Auteur/autrice : La Rédaction

  • Togo: des voitures solaires pour réduire le CO2

    Togo: des voitures solaires pour réduire le CO2

    Depuis 2016, le Togo conçoit et commercialise des voitures solaires grâce à la société « Le monde de l’énergie ».

    Le Togo est depuis septembre 2016 le premier pays africain à assembler et commercialiser des voitures à énergie solaires et électrique. Les voitures ont été conçues par la société chinoise S-King et la société togolaise « Le monde de l’énergie ». Elles disposent de moteurs électriques alimentés par un système solaire. Pour les concepteurs, les voitures vont contribuer à la réduction des émissions de CO2 du trafic routier. Selon Kossi Etoh, Directeur Général de la société conceptrice, les voitures vont permettre au Togo de « se conformer plus aux normes écologiques et de protéger la santé des usagers ».

    Les voitures solaires disposent d’un panneau solaire de 250 watts et d’une batterie rechargeable. Elles peuvent à charge pleine parcourir plus de 170 km et atteindre une vitesse moyenne de 60km.

    Création d’emplois

    Les prix de vente des voitures solaires varient entre 1. 200. 000 F CFA et 3. 200.000 F CFA. Les constructeurs estiment que le transport écoresponsable revêt une importance. Il envisage ainsi renforcer son unité de production et créer des stations de recharge dans toutes les villes du Togo. Ce qui constitue surtout une source de création de plusieurs emplois. Il est prévu la création de stations de recharges. Un développement des produits en solution de transport de fret à l’aérogare devrait être fait. Selon les constructeurs de jeunes togolais devront régulièrement être formés dans « la maintenance de ces types de véhicules ». Pour le moment, « Le monde de l’énergie » travaille sur l’augmentation de l’autonomie de la batterie des voitures en vue d’améliorer les distances parcourues.

     

  • Mivasocial : du réseau social à l’africaine

    Mivasocial : du réseau social à l’africaine

    Lancée il y a quelques années, la plateforme envisage devenir le premier outil social sur le continent. 

    Mivasocial a été créé en 2013. C’est une initiative d’entrepreneurs togolais soucieux d’interconnecter tout un continent. L’équipe dirigeante de la plateforme est composée de Jean-Marc Kouevidjin, ingénieur de réseau et spécialiste des télécommunications, de Nasser Falana et de Messan Kouevidjin. Les entrepreneurs se proposent de vanter les mérites de l’Afrique à partir de la plateforme. Selon eux, la plateforme veut répondre à plusieurs « besoins des Africains » et se positionner au premier rang dans le secteur du réseautage social en Afrique. Pour Jean Marc Kouevidjin, « Mivasocial est à 100% destiné à interconnecter les populations africaines pour le développement de l’Afrique ». Ce dernier estime que le réseau social devrait permettre aux Africains de briser les frontières à leur manière.

    Interconnecter l’Afrique

    Depuis quatre ans, la plateforme se positionne dans différents domaine pour être un canal d’opportunités pour les Africains. Mivasocial est à cet effet présent dans le réseautage social, le réseautage professionnel, le commerce, l’art, le journalisme, l’information, le financement participatif (crowdfunding), l’éducation, la messagerie instantanée, la télévision et radio en ligne et les solutions TIC. Ceci grâce à la conception innovante de la plateforme. Mivasocial combine en effet différentes technologies telles que POO en PHP, Python, node.js. Pour « résoudre des problèmes africains », Mivasocial développe plusieurs applications. 

    L’équipe dirigeante de la plateforme actuellement basée au Togo, au Bénin et aux USA envisage s’installer dans d’autres pays sur le continent. L’objectif est de mieux « faire connaître » la plateforme avec à la clé des créations d’emploi. Les entrepreneurs cherchent surtout à gagner des marchés nationaux pour mieux faire face à la concurrence. Mais sur un continent où des plateformes étrangères sont très présentes, Mivasocial compte mobiliser des fonds pour atteindre ses cibles.

     

  • BTP: la cosse de néré remplace désormais le ciment au Togo

    BTP: la cosse de néré remplace désormais le ciment au Togo

    En Afrique, les entreprises de Bâtiments et Travaux Publics (BTP) connaissent un dynamisme remarquable ces derniers temps, dû au fort taux d’urbanisation du continent, et surtout au Togo. Ce qui répercute sur le coût des matériaux habituels de construction.

    Selon la société Wyss Urh, spécialisé dans la fourniture de service de construction, le coût des matériaux de construction représente 83% du prix de revient d’un ouvrage en aggloméré de ciment dont près de 60% serait destiné au ciment et au sable marin utilisé dans la construction.

    Cette problématique de cherté des matériaux de construction a été l’objet d’une conférence qui a rassemblé les architectes africains à Paris en 2014 pour réfléchir à une utilisation des matériaux locaux dans la construction. Ceci, dans le but de réduire le coût de réalisation des ouvrages et répondre en même temps aux questions climatiques et environnementales du moment.

    Au Togo, les résultats des travaux de recherches pour une soutenance de thèse de doctorat, présentés par M. Sinko Banakinao, révèlent les utilités de la « cosse de néré » dans l’utilisation de ces matériaux locaux. Il s’agit d’un matériel d’une totale utilité, qui n’a pas de valeur financière.

    L’objectif de ces recherches, dit le doctorant, est d’apporter une réponse à la préoccupation qui consiste à trouver un matériau composite dont les qualités de résistances et de durabilité seront meilleures que celles de l’habituelle terre crue. Selon lui, le choix des tannins de cosse de néré comme un liant économique et écologique pour améliorer les performances mécaniques des sols comporte plusieurs raisons. D’abord les tannins de néré sont utilisés pour badigeonner les parements extérieurs des murs et les surfaces des cours de concessions. Ensuite, la cosse est un déchet agricole dont la gestion pose d’énormes problèmes et souvent brûlée. Une combustion qui pollue elle aussi l’environnement.  Ainsi, son utilisation comme liant dans les BTP contribuera à assainir l’environnement.

    Pour M. Sinko Banakinao, l’utilisation des recherches présentées contribuera à atténuer l’effet des changements climatiques pour un couvert végétal en plantation de néré, et permettra aux ouvriers du bâtiment et des travaux publics d’être formés à de nouvelles techniques de construction en terre améliorée.

    Ces résultats répondent aux soucis d’amélioration et de caractérisation des performances mécaniques du matériau « terre-cosse néré ».

     

  • Wiftt, un réseau social d’entraide créé par un béninois

    Wiftt, un réseau social d’entraide créé par un béninois

    « Tout le monde a beaucoup de rêves, des désirs, des résolutions et objectifs de vie auxquels on tient. L’idée, c’est de créer un réseau social, une plateforme qui devra permettre aux utilisateurs de partager avec leurs proches, des listes de souhaits, et de discuter avec d’autres utilisateurs qui partagent un même objectif. » L’idée est de Franco Aihonnou, fondateur du réseau social qui l’a mis en ligne depuis l’année dernière.

    Sa startup part d’une conception un peu osée selon laquelle, parmi nos amis et parents, nos proches ou encore quelque part dans le monde, une autre personne partage probablement les mêmes souhaits que nous, ou l’a déjà réalisé, ou encore possède les moyens de nous aider à les accomplir. Il a ainsi pensé à Wiftt, désormais un des réseaux sociaux qui ambitionnent révolutionner l’Afrique. Le principe de fonctionnement est assez clair : « Quand vous désirez quelque chose, que ce soit matériel, ou une expérience à vivre, une résolution à tenir ou encore un rêve fou, il existe un carnet, où l’utilisateur peut ranger ses souhaits par catégories, appelé un wifttbook », une sorte de profil pour l’utilisateur.

    Wiftt se réclame deux valeurs sociales, deux principes : le partage et l’entraide et se veut « le réseau social le plus social ». Ce réseau rend tout cela facile et plus simple à faire grâce au pouvoir de l’internet qui permet d’interconnecter des personnes ayant les mêmes rêves, capable de s’entraider ou de retrouver d’autres personnes qui les ont déjà réalisés afin de s’inspirer de leur expérience et de bénéficier de leurs soutiens. Wiftt est non seulement un réseau social mais également un outil de planification de ses objectifs de vie et de gestion de ses wish lists (liste de shopping, liste de cadeau, liste de mariage, etc.) en les regroupant en un seul endroit.

    Le réseau social le plus social

    « Grâce à Wiftt, il est possible de recevoir le parfait cadeau pour votre anniversaire, mariage… et aussi le soutien de votre famille et de vos amis pour réaliser vos objectifs de vie. » Ce nouveau réseau social dont le symbole est une grue en origami inspiré de la légende des 1000 grues va probablement changer positivement les vies, à en croire le fondateur.

    Miser sur Wiftt ?

    A court terme, et comme la plupart des réseaux sociaux, le fondateur pense monétiser la plateforme. Le business model pourra être de la publicité ciblée et de l’affiliation. L’ambition, c’est d’étendre le réseau pour couvrir le monde entier. Pour cela, il reste bien de travaux à faire comme la sensibilisation sur le bien-fondé du nouveau site, lequel n’est pas beaucoup assimilé par les internautes. Dans cette tâche, la jeune startup rencontre des concurrents de taille : Wishpot, wishlistr, ou encore les Américains Amazon Wish list, qui, non seulement proposent des services similaires, mais ont déjà une réputation.

  • Dashmake: une application mobile togolaise pour les  secouristes

    Dashmake: une application mobile togolaise pour les secouristes

    Lancée il y a deux ans, la startup togolaise Dashmake propose des services en développement d’applications et travaille également sur des animations en 2D et 3D. En janvier dernier, la structure a lancé son premier système d’application dénommé SOS Système.

    C’est en 2015 que de jeunes togolais, étudiants en informatique et en droit, créent Dashmake. Objectif, améliorer le quotidien des populations en créant des solutions. A leur tête, Helton Yawovi, 22 ans, passionné de jeux vidéos. Ce dernier décide après son baccalauréat de créer avec des camarades un club de geek qui devient quelques années plus tard une startup. Aujourd’hui titulaire d’une licence en développement d’application, Helton Yawovi est entouré d’autres passionnés du numérique. Parmi eux, Darwin Yawovi, juriste d’affaires, Eddie Michel Atikleme, administrateur réseaux et systèmes et Kevin Edorh, développeur d’application.

    Depuis, la startup développe des applications et des sites web mais s’illustre également dans l’animation en 2D et 3D. Cela lui a valu des récompenses nationales comme le deuxième prix du concours Apps Togo 2016 et le premier prix Afristack Summer Health Hack 2017. Dashmake a aussi été distingué sur le plan continental. La startup a été nominée au prix Tony Elumelu Entrepreneurship Program et lauréate du programme d’incubation Jambar Tech Lab par le CTIC Dakar.

     SOS Système

    SOS Système est l’une des applications développées par la startup. Lancée cette année, elle vise à relayer rapidement aux secouristes des informations sur le lieu d’un sinistre. L’application est composée d’une interface mobile (SOS Mobile) et d’une interface superviseur (SOS Superviseur). Pour les promoteurs, SOS Système va permettre aux témoins d’envoyer des photos sur l’état de la victime et  du lieu du sinistre. Pour vulgariser SOS Système, Dashmake a signé un accord de partenariat avec Togo Assistance une entreprise spécialisée dans l’assistance aux personnes victimes d’accidents. Selon un membre de la société Togo Assistance, SOS Système constitue une « solution mobile et moins couteux pour la population ».

    Dashmake compte s’implanter sur le marché béninois et nigérian jusqu’en 2020. Pour Helton Yawovi ce sera un moyen de vulgariser les solutions développées. Le manager de la statrup envisage surtout créer avec son équipe la fondation Dashmake qui « financera les études de jeunes talents africains ».

  • Aubameyang et Sadio Mané, sur les pas de George Weah?

    Aubameyang et Sadio Mané, sur les pas de George Weah?

    France Fotball a renduit public sa liste des 30 nominés pour son prochain trophée. Pierre-Emerick Aubameyang et Sadio Mané sont les deux joueurs africains à faire partie de la liste des 30 nommés pour le Ballon d’Or.

    Le magazine France Football a dévoilé lundi la liste complète des 30 nominés pour le Ballon d’Or 2017. Tout comme l’année dernière, l’Afrique compte deux représentants dans la liste des trente joueurs nommés pour le Ballon d’Or France Football : l’international gabonais Pierre-Emerick Aubameyang et le sénégalais Sadio Mané. Le premier, attaquant du Borussia Dortmund ballon d’or africain en titre est déjà présent dans ce classement l’année dernière, alors que l’attaquant de Liverpool vient de faire son entrée. Devenu la saison dernière meilleur buteur de Bundesliga avec 31 buts et devant Lewandowski, le Gabonais compte déjà 8 réalisations, soit une de plus que son rival polonais, alors que Sadio Mané n’a pas manqué de s’imposer très vite dans le jeu à Liverpool.

    A l’évidence le favori de ce trophée (une cinquième) est le portugais Cristiano Ronaldo, champion d’Espagne et vainqueur de la Ligue des champions pour la deuxième année consécutive avec le Real Madrid. Beaucoup d’Africains rêvent néanmoins de voir un africain dans le top 10 mondial, lui qui s’était retrouvé à la 11eme place de l’édition 2016.

    Eternel George Weah

    Tout porte à croire que le continent africain est en manque de héros pour succéder à libérien George Weah, ballon d’or mondial en 1995. Cette année-là, l’avant-centre du club italien l’AC Milan avait été élu Ballon d’or africain en janvier (la seconde fois après 1989), joueur africain de l’année par la CAF, meilleur joueur d’Europe et joueur Fifa de l’année. Plus de 22 ans après son sacre, seuls le camerounais Samuel Eto’o et l’Ivoirien Didier Drogba ont été proches de lui. 3e meilleur footballeur de l’année FIFA en 2005 pour le premier et 4e au Ballon d’or 2007 pour le second.

    Si, sur le continent la génération Eto’o-Drogba-Adébayor est désormais balayé par le temps, les espoirs ne sont pas totalement éteints. De jeunes professionnels de football émergent. L’Afrique peut toujours rêver du successeur de George Weah.

  • Whatsapp, Viber: vers la fin programmée des appels vocaux ?

    Whatsapp, Viber: vers la fin programmée des appels vocaux ?

    03 décembre 1992, Grande Bretagne. L’ingénieur britannique Neil Papworth envoie pour la première fois, un SMS – Short Message Service – souhaitant un « Merry Christmas » à un collègue. Un mode de communication qui entrera dans les habitudes par la suite…  mais pas plus de 20 ans.

    Avant la prolifération des téléphones intelligents, les messages tout d’abord puis les appels téléphoniques étaient rois. Une tradition s’érige d’ailleurs en fin d’année, et voit cette période enregistrer un taux très gonflant de communication via les SMS et les appels vocaux. Ce mode a impacté beaucoup le quotidien des populations, avant bien évidemment l’apparition de ces téléphones intelligents. Android, IOs, Windows Phone, qui ont la magique capacité de supporter des applications de messagerie instantanée. Lesquelles applications ne cessent de s’améliorer à qui mieux mieux pour le besoin et le confort des mobilnautes. Le déclin des appels vocaux serait principalement lié à la popularité de ces téléphones qui ont permis de communiquer autrement et à un coût relativement réduit.

    Les téléphones servent désormais à autre chose

    La jeunesse à trouver une autre fonction aux téléphones plus que de ne servir qu’à faire des appels et envoyer des SMS : c’est de naviguer. C’est néanmoins le propre des Smartphones de plus en plus outillés pour servir cette cause. Outre la recherche, les utilisateurs passent majoritairement du temps à resauter (17 min), envoyer des courriels (12 min) en moyenne en une heure. Les études montrent à cet effet que cette baisse d’appels vocaux et de SMS est plus remarquable auprès de la tranche d’âge située entre 16 et 34 ans et selon Opinion Research Corporation, seulement 31% des moins de 30 ans répondent à un texto à moins d’une heure, pour moins d’une minute pour répondre à un message sur les applications modernes de messagerie.

    Entre 2008 et 2010 déjà aux Etats-Unis, le temps que des jeunes consacraient aux appels vocaux est passé de 1200 minutes à 900 et le temps moyen accordé à une conversation est passé de 2,38 minutes en 1993 juste à l’apparition des SMS à 1,81 minute en 2008. C’est à partir de 2013 que tout a basculé. Ce qui justifie la disparition programmée sur 2017 des cabines téléphoniques, s’expliquant par le fait que les appels effectués depuis ces services ont drastiquement chuté de 90% entre 2000 et 2014. L’arrivée des Smartphones puis des forfaits incluant les messages, appels et vidéos illimités ont accéléré ce mouvement.

    Le problème : les services « Over The Top » ?

    La cause de cette disparition programmée ? De nouveaux services, qui tirent parti de la connexion internet des Smartphones, pour contourner le réseau téléphonique, appelés services « Over the top » (OTT). WhatsApp, Viber, Telegram, Imo, Skype, qui réclament tous un très grand nombre d’utilisateurs et dont l’avantage est la gratuité du service à juste condition de disposer d’une connexion internet pour bénéficier des atouts comme l’instantanéité des messages, la discussion en mode synchrone en groupe, ou encore, la possibilité d’envoyer des fichiers multimédia et émoticônes de même que de faire des appels vidéos.

    De la survie des appels classiques ?

    Les appels n’ont pas vocation à disparaître ? Difficile de le prédire, si on sait du moins, qu’ils restent un moyen (presque) infaillible dans les zones où la data reste inaccessible. Moins utilisé, mais valeur plus sûre où que l’on se situe, les appels vocaux trouvent en tout cas leur salut dans l’universalité. Autrefois, la haute qualité de connexion que les appels vocaux et vidéos qui se font via ces nouvelles applications exigeaient a donné le pouvoir à aux appels classiques, avant que les pays ne se lancent dans la course pour s’offrir une bonne connexion, gage plus que jamais de développement.

    Connectez-vous à WhatsApp et vous constaterez que plus de la moitié de vos contacts est aussi inscrite

    En Afrique, sur environ 600 millions d’abonnés à un opérateur téléphonique, seulement 193 millions, soit environ 30% disposent d’une connexion sur les quelques 250 millions utilisateurs d’un Smartphone. Des statistiques qui vont bientôt tourner en défaveur de l’appel vocal, tant les projets de résolution de problèmes de connexions annoncés par les géants de la technologie comme Facebook et Google permettront de résoudre beaucoup de problèmes. Les opérateurs de téléphonies, premiers à être victime de ce changement brusque, n’ont tout de même pas tout à perdre. La concurrence est déplacée. Connectez-vous à WhatsApp et vous constaterez que plus de la moitié de vos contacts est aussi inscrite !

     

  • WeCashUp, le Paypal à l’africaine

    WeCashUp, le Paypal à l’africaine

    Lancé il y a à peine un an, WeCashUp se veut une solution pour pallier le faible taux de bancarisation en Afrique, en se basant sur mobile money pour régler les problèmes de transactions en ligne.

    Les systèmes de ventes et de paiements soutenus par les institutions bancaires classiques dans les pays occidentaux tardent à faire des émules sur un continent africain au contexte socio-économique particulier. Le challenge de l’inclusion financière reste un défi immense. Au même moment, l’Afrique c’est plus d’un milliard d’habitants  aujourd’hui, dont plus de huit cent millions sont non bancarisés ou non ni de carte ni de compte bancaire. Parallèlement, la pénétration de la téléphonie est galopante et d’ici 2020, le taux de pénétration d’Internet atteindra les 52% selon certaines prévisions. Dans ce contexte, le « mobile money » semble bien s’adapter à l’Afrique.

    C’est du moins ce dont est convaincue « Infinity Space », une startup née à Douala au Cameroun, développée à Nairobi au Kenya et qui est aujourd’hui basée à Marseille en France. Officiellement créée le 24 mars 2015, elle a vu le jour suite à la présentation du prototype de sa solution au Google I/O Pitch Night en 2014 à la Silicon Valley qui lui avait valu le titre de meilleure startup innovante au monde. L’un des services phares de cette start-up, l’API WeCashUp qui permet aux sites marchands du monde d’accepter les paiements via Mobile money provenant de nombreux pays africains. Cette solution permet également aux internautes africains d’acheter en ligne avec des moyens de paiement qui leur sont propre. L’autre atout de WeCashUp réside dans le fait qu’il est une excellente opportunité pour les nombreux commerçants africains qui jusque-là, faute de possibilité d’encaisser par carte bancaire, n’arrivaient pas à toucher une clientèle internationale.

    En effet, l’histoire commence de façon tout à fait anodine quelques années plus tôt, lorsque Cédric, jeune ingénieur diplômé de POLYTECH’ Marseille et de la Stanford University, alors en déplacement professionnel au Kenya, découvre pour la première fois le paiement mobile via M-Pesa. Convaincu de la pertinence d’une telle solution pour le marché africain, il partage avec Annicelle Kungne, son désir de se lancer sur ce marché. C’est alors qu’ils entament une étude approfondie du potentiel du paiement mobile. Le projet initial sera repensé, modifié et adapté afin de mieux correspondre aux réalités du marché.

    La start-up espérait avoir 100 marchands à la première année

    WeCashUp se positionne donc davantage comme un facilitateur pour les sites marchands et les entreprises du numérique. Il est à noter que la Start-Up Infinity Space travaille déjà avec 14 pays sur le continent africain et travaille davantage pour une plus grande expansion sur tout le reste du continent. Selon le concepteur, la start-up espérait avoir 100 marchands à la première année. Mais aujourd’hui, elle est à plus de 4 000 avec entre 150 et 200 nouveaux marchands tous les mois.

    Infinity space semble avoir de beaux jours devant elle, puisque la startup camerounaise classée dans le TOP 30 des meilleures startups d’Europe à Frankfort (Allemagne) en 2016, a déjà raflé de nombreux prix internationaux.

    WeCashUp a également retenu l’attention de grands noms comme Facebook et Uber  auxquels elle permettra de se déployer massivement sur le continent, et de s’attirer ainsi toujours plus de revenus.

  • Bénin: qui est Ulrich Sossou, le Steeve Jobs béninois?

    Bénin: qui est Ulrich Sossou, le Steeve Jobs béninois?

    Si ses proches ont décidé de l’appeler le Steeve Jobs béninois, ce n’est pour rien. Ulrich Sossou est digne de ce nom.

    A Cotonou, la ville natale de cet entrepreneur informatique d’à peine 30 ans, Ulrich Sossou n’est pas un inconnu. Nombreux sont ces jeunes entrepreneurs qui veulent s’inspirer d’Ulrich, lui, ce jeune qui a réussi à se faire un nom en informatique dans une ville, pas des plus connectées sur le continent africain.

    Ulrich Sossou est né et a bien grandi à Cotonou dans une famille modeste. Son père est médecin et sa mère, une commerçante. Il avait juste 8 ans lorsqu’il se découvre une certaine passion pour l’informatique. Son oncle possédait une boutique de réparation d’ordinateurs et Ulrich Sossou y fait ses premiers contacts avec les premiers modèles d’ordinateurs. Il entreprend par la suite des études en ingénierie industrielle. Très vite, il se rend compte qu’il souhaite monter sa propre compagnie, devenir un entrepreneur.

    Ulrich raconte que l’année de son baccalauréat, il a commencé comme beaucoup de jeunes par chercher une école à l’étranger. Il voulait migrer vers les États-Unis ou le Canada. Par défaut de moyens, il restera finalement à Cotonou où il finira par obtenir un master en génie industriel. Pour financer ses études, Ulrich a travaillé en conseillant des entrepreneurs dans leurs projets numériques. Première grosse cagnotte : 5 millions de F CFA issus d’une commande de l’université américaine Stanford pour la conception d’une plateforme de cours en ligne. Il utilise cet argent pour totalement se lancer dans l’entrepreneuriat.

    Quand j’ai commencé, je n’avais même pas d’ordinateur

    « Quand j’ai commencé, je n’avais même pas d’ordinateur et je n’avais pas d’argent pour m’en acheter un. » Sa technique était simple : se servir des ordinateurs réparés pour travailler le temps de les livrer aux propriétaires. Et c’est avec cette gymnastique que sa première entreprise voit le jour : TAKITIZ. Il avait en charge la gestion des projets ainsi que le développement web. Le jeune entrepreneur avait 18 ans. Il revendra  en 2011 TAKITIZ, alors qu’il venait de créer FlyerCo, un site d’édition de flyers destiné aux agents immobiliers, qui, à sa vente, en avril 2016, affichait plus de 10 000 utilisateurs et un chiffre d’affaires annuel de 60 millions de F CFA.

    30 ans, il pèse 300 millions de F CFA

    À 30 ans, Ulrich Sossou a déjà une grande expérience dans l’économie du numérique. Selon le média BBC, le jeune pèse environ 300 millions de F CFA.  « Aujourd’hui, grâce au numérique, tu peux être n’importe où et avoir des clients aux quatre coins du monde », explique-t-il. En 2014, avec son compatriote Senam Beheton, Ulrich Sossou fonde TekXL, un incubateur qui soutient et encadre des entrepreneurs en Afrique dans « la conception d’entreprises technologiques à succès » dont il est directeur technique : 11 start-up y sont actuellement incubées. En août 2015, c’est le lancement du magazine en ligne Ecce Africa, consacré à l’innovation sur le continent, à la conception duquel Ulrich Sossou a travaillé avec, entre autres, Marie-Cécile Zinsou.

    Son projet actuel : réinventer l’automatisation du marketing via les applications de messagerie comme Messenger ou WhatsApp. Il a décidé de baptiser son nouveau bébé : Botamp.

  • CHAN 2018: qui pour une meilleure organisation?

    CHAN 2018: qui pour une meilleure organisation?

    Suite au retrait de l’organisation du Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN) 2018 au Kenya par la Confédération africaine de football (CAF), l’instance africaine de football, à travers un communiqué du 1 octobre, a annoncé les 3 nouvelles candidatures reçues : il s’agit du Maroc, de l’Ethiopie et de la Guinée Equatoriale.

    Officiel : le Kenya n’accueillera pas le CHAN 2018. « À une écrasante majorité, il a été décidé du retrait de la compétition au Kenya au regard des retards accumulés et de différents rapports des missions d’inspection conduites dans le pays », stipule le communiqué sorti après la réunion du 23 septembre à Accra du Comité exécutif de la CAF. Le nouvel hôte de l’édition 2018 du CHAN sera connu la semaine prochaine. Le CHAN, l’équivalent de la CAN pour les joueurs locaux, devra débuter le 12 janvier prochain.

    Pronostics

    Samedi passé, le Maroc a officialisé sa candidature dans un communiqué.  Selon le royaume chérifien, la décision d’accueillir cette compétition continentale s’inscrit dans la politique d’ouverture vers les pays africains, politique guidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, explique-t-on dans un communiqué. De ce fait, ce positionnement du Maroc répond à une logique bien précise, orientée par les ambitions politico-diplomatiques du Roi. Ce qui s’explique par le fait que le pays soit sur divers front au même moment. On sait depuis quelques temps que le royaume peut être sollicité pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 qui risque (toujours) d’être retirée au Cameroun pour des raisons d’infrastructures. Par ailleurs, l’Union africaine (UA) a sollicité le Maroc pour l’édition des Jeux africains de 2019.

    En 2015, le pays s’était activé pour accueillir la CAN avant de finalement désister après moult disputes avec la CAF. Cause, le ministère marocain de la santé craignait l’épidémie  Ebola qui sévissait encore en Afrique sub-saharienne.

    De fait, si le Maroc, déjà candidat pour l’organisation d’une deuxième coupe du monde en Afrique en 2026, est sans doute, du point de vue logistique, prêt, la Guinée équatoriale ne sera pas à son coup d’essai en organisation d’événement continental de football. Le pays disposant de 4 stades nouvellement rénovés (Boto, Malabo, Mongomo, Ebibiyin) a déjà organisé la CAN en 2015, alors même qu’elle a co-organisé l’édition de 2012 avec le Gabon, sachant que le CHAN ne demande pas plus de 4 stades. Malabo peut compter sur une chose : une grande expérience en organisation à la hâte.

    L’Ethiopie de son côté n’est pas du reste en matière d’organisation de compétition africaine de football. Néanmoins, il faut préciser que sa dernière organisation d’un tel évènement remonte à 1976 où elle accueillait déjà la compétition pour la troisième fois. Pour certains observateurs, ce pays est le moins lourd dans la balance des pronostics.

    Pour rappel, l’idée du CHAN est née en septembre 2007 à Johannesburg en Afrique du Sud et répond à l’objectif de créer une belle vitrine pour les footballeurs des championnats africains. Le CHAN veut également donner aux joueurs locaux une chance de s’exprimer au niveau international.