Catégorie : Ouganda

  • SafeBoda : l’application qui réinvite le taxi-moto en Ouganda  

    SafeBoda : l’application qui réinvite le taxi-moto en Ouganda  

    Apparus au Bénin dans les années 90, les taxi-motos  sont devenus au fur des années l’un des principaux moyens de transports dans plusieurs pays africains. Moins couteux, accessibles et rapides, les taxi-motos livrent une rude concurrence aux taxis ordinaires. Malgré les avantages qu’offre ce moyen de transport, il n’est pas sans danger. Mal formés, souvent imprudents, les conducteurs de ces engins à deux roues causent des accidents parfois mortels. En Ouganda, une jeune startup dénommée SafeBoda se lance dans la modernisation du secteur.

    Ricky Rapa Thomson est un jeune entrepreneur de 30 ans. Faute de moyens, il fut contraint à abandonner les études pour se lancer dans le Boda Boda (appellation des taxi-mots en Ouganda). Il fut affecté par le décès tragique d’un de ses amis également conducteur du Boda Boda. Il décide alors de porter désormais un casque. Mieux, il en achète un second pour ses passagers. Bien que sa démarche fût diversement appréciée par ses clients, Ricky Rapa Thomson ne se décourage pas pour autant.

    En 2014, il fait la rencontre Max et Alastair avec qui il crée l’application SafeBoda.  Ils forment les conducteurs au code de la route et améliorent leurs conditions de travail. Désormais mieux équipés, les conducteurs sont inscrits sur une plateforme mobile qui permet de les identifier plus facilement. Les passagers depuis leurs positions peuvent faire appel à un Boda boda en un clic.  La plateforme enregistre en 2017, 1000 conducteurs et son promoteur  fait partie des 30  jeunes entrepreneurs africains les plus prometteurs en 2018 selon le Le Monde Afrique.

    La startup de Ricky Rapa Thomson et ses amis a contribué à réduire les cas d’accident de circulation à Kampala. Une étude menée à l’hôpital national de référence Mulago à Kampala par des chercheurs de l’Université Makerere a révélé qu’environ 40% des traumatismes crâniens survenus à l’hôpital étaient dus à des accidents  impliquant des boda-bodas.

    L’identification des conducteurs inscrits sur la plateforme rassure les passagers. En cas de désagréments les clients peuvent se plaindre devant les responsables de la plateforme et le conducteurs indélicats sera facilement repéré et sanctionné.

    Gozem

    Au Togo et au Bénin, la startup Gozem a également développé une plateforme mobile similaire  au SafeBoda avec des prestations quasi identiques. « Gozem est une plateforme technologique de transport pour l’Afrique de l’Ouest Francophone. Notre objectif est d’offrir la simplicité, la sécurité, et la fiabilité de nos services aux passagers et aux conducteurs locaux, en commençant par les motos-taxi (ou «zemidjans») au Togo et au Bénin », peut-on lire sur leur site.

  •  Paradigm Initiative inquiet de l’état de la liberté numérique en Afrique [Étude]

     Paradigm Initiative inquiet de l’état de la liberté numérique en Afrique [Étude]

    C’est un rapport accablant et sans complaisance qu’a rendu public, il y a quelques jours, l’ONG Nigériane Paradigm Initiative sur les droits du numérique en Afrique. Le rapport rendu public lors du Forum Mondiale sur la gouvernance de l’Internet à Paris, dresse un tableau sombre de la dégradation de ces droits en Afrique. Parmi les mauvais élèves de ce rapport, on note entre autres les pays comme : l’Ouganda l’Égypte et le Cameroun.

    Selon Paradigm Initiative, la répression des Droits numériques et les violations à travers le continent ont revêtu une nouvelle dimension juridique et sophistiquée. Les dictateurs et les régimes répressifs avec l’avènement d’internet ont adopté la tactique dite de « l’État de droit » pour faire taire la dissidence, la mobilisation des citoyens et le discours civil en ligne. Cette tactique de « l’État de droit » est une utilisation cynique de lois et de la politique pour légitimer des actions qui restreignent l’espace pour la liberté d’expression, la vie privée, la liberté de réunion et d’association et d’autres Droits numériques en ligne.

    Le rapport en question explique, dans un premier, que les régimes de Tanzanie, d’Ouganda de Zambie d’Égypte du Maroc du Bénin et du Togo se sont inspirés du registre des dictateurs pour mettre en péril l’avenir des sociétés démocratiques, ouvertes et inclusives à travers le continent. Puis regrette le fait que ces états refusent de donner suite à des appels en faveur de la promulgation de lois protégeant les droits numériques ou retardent tout simplement l’adoption de ces lois et politiques.

    Le rapport Paradigm Initiative indique par ailleurs que seuls 23 pays ont mis en place une législation sur la protection des données sur le continent (15 autres avec un projet de législation), alors que la protection des données est devenue un fondement essentiel de la vie à l’ère numérique et du bon fonctionnement de l’économie numérique. Un nombre insuffisant au regard des réactions des militants des droits de l’homme sur le continent. Lesquels s’inquiètent du fait que plusieurs lois importantes nécessaires à la protection des Droits numériques n’existent pas ou sont à l’état de projet.

    En Afrique, des arrestations de citoyens pour des commentaires anodins faits en ligne, une surveillance illégale des citoyens et même des fermetures d’Internet sont effectuées dans des contextes où la constitution et la législation nationales déclarent de tels actes illégaux. Dans de tels scénarios, il est souvent devenu habituel pour les acteurs étatiques d’extraire littéralement des sections de la législation existante et de les utiliser comme justification légale d’actes illégaux.

    Des coupures d’internet fréquentes.

    Au cours des trois dernières années, les coupures d’Internet ont eu lieu avec une régularité remarquable en Afrique, généralement autour des manifestations de citoyens et d’autres événements politiques. Le rapport de 2016 sur les Droits numériques en Afrique rendu public par Paradigm Initiative a fait état de 11 incidents des fermetures d’Internet sur le continent alors que le rapport de 2017 traitait de 8 incidents. En 2018, des interruptions ou des perturbations de l’Internet ont eu lieu en Éthiopie, au Mali, en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, au Cameroun et au Tchad. Dans le monde entier, de nombreuses personnes se souviendront de la fermeture de l’Internet au Cameroun, qui a duré 93 jours.

    Le plus long arrêt d’Internet de l’histoire du continent a montré que le respect des Droits numériques désespérément faible en Afrique était en baisse. En plus de la souffrance humaine, les arrêts d’Internet occasionnés causent également des pertes économiques comme l’ont montré certaines études. Il existe déjà des signes encourageants indiquant que le sujet est abordé dans les principaux forums internationaux. Cependant, il reste encore beaucoup à faire dans le contexte de l’Union africaine pour mettre un terme à la situation entourant les fermetures d’Internet en Afrique.

    Les mauvais élèves

    L’Ouganda a attiré l’attention de la Communauté internationale en raison de sa stricte position juridique et sociale à l’égard de la communauté LGBTQI. L’économie ougandaise a connu une croissance de 4,5 % au cours des deux dernières années. Cependant, la croissance économique a été plus rapide en raison de la forte croissance de l’agriculture et des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

    La dégradation de la situation des droits de l’homme en Tanzanie se reflète également dans la liberté de l’Internet et les Droits numériques. Bien que, comme indiqué précédemment, de nombreux organes de presse aient été fermés en Tanzanie en 2017, cette année a été marquée par une nouvelle répression de la liberté d’expression en ligne dans le pays. Les citoyens ordinaires ont également été touchés, comme le montrent les exemples ci-dessous.

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    Le gouvernement a fermé plusieurs journaux et attaqué plusieurs dirigeants, y compris des groupes minoritaires et des adolescentes enceintes. En avril, deux musiciens tanzaniens ont été arrêtés pour avoir publié des vidéos sur les réseaux sociaux. Le chanteur primé âgé de 28 ans, Nassib Abdul, également connu sous le nom de Diamond Platnumz, a été arrêté le 16 avril pour avoir partagé un clip vidéo avec ses 4,5 millions de followers sur Instagram le montrant en train d’embrasser une fille.

    En outre, Faustina Charles, âgée de 26 ans, connue sous le nom de Nandy, a également été arrêtée le même jour pour avoir publié un clip vidéo d’elle-même et d’un autre musicien via WhatsApp. Les autorités tanzaniennes ont estimé que la vidéo était « indécente ».

    Le Règlement de 2018 sur les communications électroniques et postales (contenu en ligne), entré en vigueur en avril 2018, introduit une série de restrictions radicales à la liberté d’expression, notamment en exigeant : La dégradation de la situation des droits de l’homme en Tanzanie se reflète également dans la liberté de l’Internet et les Droits numériques. Bien que, comme indiqué précédemment, de nombreux organes de presse aient été fermés en Tanzanie, et 2018 a été marquée par une nouvelle répression de la liberté d’expression en ligne dans le pays. Les citoyens ordinaires ont également été touchés.

    En Afrique blanche, l’Égypte et Maroc se sont illustrés négativement dans ce rapport. Depuis la prise du pouvoir en Égypte par le général Abdel Fattah El-Sisi, le contexte de répression brutale des voix dissidentes s’est accru ; y compris en 2018. L’Égypte dispose par exemple d’un des réseaux de surveillance les plus étendus ciblant les groupes d’opposition, les militants, les organisations de défense des droits humains, les blogueurs et les journalistes. Surtout sur les médias sociaux et autres plateformes de communication, cette réalité a créé un climat de peur au sein de la communauté activiste égyptienne.

    À cet égard, il y a eu un certain nombre d’arrestations et de détentions de voix dissidentes sur des plateformes numériques en Égypte. Le 23 mai 2018, l’éminent blogueur et journaliste égyptien Wael Abbas, l’un des blogueurs les plus populaires du monde arabe, a été arrêté par la police égyptienne, mais pas avant de publier « Je suis en train d’être arrêté » sur sa page Facebook. Wael Abbas a été un blogueur pionnier et influent en Égypte, connu pour ses critiques sur la corruption, les brutalités policières et le recours à la torture en Égypte.

    Dans un autre incident qui témoigne du climat répressif qui règne dans le pays, une touriste libanaise, Mona El-Mazbouh, a été condamnée par un tribunal du Caire le 7 juillet à huit ans d’emprisonnement. Sa peine concernait une vidéo de 10 minutes qu’elle a postée sur Facebook dénonçant le harcèlement sexuel et les conditions de vie en Égypte.

    Toujours en Égypte, depuis le 14 août 2018, les autorités égyptiennes ont ordonné la détention de quatre journalistes dans le cadre d’une affaire où plusieurs journalistes, militants et universitaires étaient accusés d’appartenance à un groupe interdit et de diffusion de fausses informations. Parmi eux, Islam el-Refai, également connu sous le nom de Khorm, un blogueur satirique qui gérait également un compte satirique sur Twitter avec 75 000 abonnés.

    Le 11 mai 2018, Amy Fathy et Mohamed Lotfy, son mari, ont été arrêtés pour avoir publié une vidéo sur Facebook dans laquelle elle parlait de harcèlement sexuel en Égypte et du manque de protection du gouvernement envers les femmes. La police a fait irruption chez elle au Caire et les a conduits au poste de police avec leur enfant de 3 ans. Sa vidéo de 12 minutes a également abordé la dégradation de la situation des droits de l’homme et de la situation socio-économique en Égypte.

    Au Maroc par contre malgré l’existence de l’article 25 de la Constitution marocaine de 2011 garantissant les libertés de pensée, d’opinion et d’expression sous toutes leurs formes. Plusieurs web journalistes ont été inquiétés. C’est le cas en juin 2018, du web -video-journaliste et éditeur marocain, Mohamed al-Asrihi condamné à 5 ans de prison et à une amende de 2 000 dirhams marocains (environ 210 $), dont le travail porte sur la corruption, les droits de l’homme et la politique, un autre cas plus palpant est celui du journaliste et rédacteur en ligne sur Internet, Hamid al-Mahdaoui, qui couvre la corruption, la politique et les droits de l’homme.

    Il a été arrêté le 20 juillet 2017 par la police marocaine alors qu’il se rendait dans la région du Rif, dans le nord du Maroc, pour couvrir des manifestations organisées par le Mouvement populaire. Le même mois, il a été condamné par le tribunal pénal à trois mois d’emprisonnement et à une amende de 20 000 dirhams marocains (2 200 dollars) pour « avoir commis des délits par des discours et des cris dans des lieux publics ». À cette liste vient s’ajouter un manifestant du non d’El Mortada Lamrachen ; lui a été arrêté chez lui le 10 juin 2017 après avoir utilisé sa page Face book pour appeler à des manifestations pacifiques lors des troubles qui se sont déroulées dans la région de Hoceima, au Maroc, d’octobre 2016 à juillet 2017. Une situation moins reluisante similaire à la situation qui prévaut en Afrique centrale et de l’ouest.

    Dans cette partie du continent africain les restrictions liées au des Droits numériques ont également été enregistrés dans les pays comme : le Cameroun la République démocratique du Congo, le Nigéria et le bénin.

    Le Cameroun n’a pas encore de loi spécifique sur les médias sociaux et Internet. La loi n ° 2010/012 du 21 décembre 2010 sur la cybersécurité et la cybercriminalité est utilisée, le cas échéant, et « régit le cadre de sécurité des réseaux de communication électroniques et des systèmes d’information, définit et sanctionne les infractions liées à l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication au Cameroun ». Bien que cette loi soit appliquée pour contenir la menace croissante de la cybercriminalité, les fausses informations et les discours de haine restent critiqués pour leur manque de précision sur les Droits.

     

    Le pays a enregistré une fermeture d’Internet de 93 jours en 2017 dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, deux régions en conflit depuis 2016. Le 6 décembre 2017, l’écrivain camerounais Patrice Nganang a été arrêté dans la région du Littoral camerounais avant son voyage au Zimbabwe. L’arrestation a eu lieu après plusieurs publications sur son compte Facebook critiquant le président Paul Biya et son gouvernement.

    Le 20 janvier 2018, une lettre circulaire du ministre de la Justice enjoignait aux magistrats de « s’engager, après identification précise par les services de sécurité, à poursuivre juridiquement toute personne résidant au Cameroun qui utilise les réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations ».

    Cette circulaire est considérée par les activistes comme un prétexte pour le contrôle de l’Internet. En 2018, la RD Congo a enregistré plusieurs perturbations et fermetures d’Internet. L’accès aux médias et aux réseaux sociaux tels que WhatsApp, Facebook, YouTube et Skype a été interrompu à plusieurs reprises pour entraver la communication entre les manifestants de l’opposition dans plusieurs régions du pays.

    En 2017, la Collaboration sur la Politique internationale relative aux TIC en Afrique Orientale et Australe (CIPESA) estimait que la République Démocratique du Congo perdait 2 millions de dollars par jour à cause de ces perturbations. Le 30 décembre 2017, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Information a demandé par lettre officielle au Directeur général d’Africell Congo de suspendre totalement les fournitures Internet et SMS dans le pays. Cette fermeture de trois jours a eu lieu après le début des manifestations de l’opposition.

    La République du Bénin a quant à elle maintenu un bilan décent en matière de droits de l’homme au cours de la dernière décennie. Malheureusement, la décision du gouvernement d’imposer une taxe sur les services payants dans le pays a gâché ce record. Le gouvernement, par le décret 218-341 du 25 juillet 2018, a imposé une taxe sur l’utilisation des médias sociaux. Le décret prévoit le paiement d’une redevance de 5 FCFA par mégaoctet utilisé par l’utilisateur des services Over the Top (OTT) tel que Facebook, WhatsApp, Twitter, Viber et Telegram. Cela s’est traduit par une augmentation de 400 % du prix d’un mégaoctet dans le pays.

    Outre cette mesure Le Bénin a un bilan moins que remarquable en matière de liberté de la presse et est actuellement classé 84e sur 180 pays dans un classement de Reporters Sans Frontières. La menace de fermer des publications en ligne non enregistrées dans un pays sans procédure connue d’enregistrement devrait être considérée dans le contexte plus large d’un pays qui a montré une tendance à fermer à volonté les médias.

    Au Nigéria les cas de restrictions et de violations des droits numériques. Depuis l’instauration du nouveau gouvernement au Nigéria en 2015, on a le sentiment que la situation des droits de l’homme s’est détériorée. La liberté d’expression, la liberté d’association et les voix dissidentes ont été mises à rude épreuve, une situation qui a désillusionné des millions de Nigérians qui espéraient une vie meilleure. Les actions, les politiques et les déclarations du gouvernement fédéral et de certains gouvernements d’États ont porté atteinte aux droits de l’homme, y compris les Droits numériques.

    3Le 1er janvier, Daniel Elombah, l’éditeur de elombah.com, a été arrêté à l’aube avec son frère Timothy dans sa résidence dans l’État d’Anambra au Nigéria par des agents de la sécurité, sur un article qu’il avait écrit et jugé offensant pour l’inspecteur général de la police du Nigéria, publié sur le site Web privé Opinion Nigéria. Les deux hommes ont été traduits devant la Haute Cour d’Abuja le 1er mars 2018 et ont plaidé « non coupables » à dix chefs d’accusation de diffamation. Bolouere Opukiri, une employée du bureau de l’amnistie présidentielle, a été relevée de ses fonctions pour avoir critiqué le vice-président et la première dame sur Twitter.

    En réponse à des plaintes de partisans du président ayant une présence en ligne, ses supérieurs au travail ont lancé une enquête qui a abouti à son licenciement. Ibrahim Garba Lawal, communément appelé IG Lawal, a été arrêté par des agents de sécurité pour avoir partagé des détails sur des allégations de corruption, le président de la Commission nigériane du Hadj sur Facebook M. Lawal a été traduit en justice mercredi devant une haute cour d’Abuja à Jabi pour trois chefs d’accusation de diffamation de caractère criminel, d’incitation publique et d’exploitation d’une organisation illégale (CATBAN).

    Au cours des trois dernières années, l’espace des Droits numériques a évolué assez rapidement en Afrique. Cependant, une chose est clairement apparue : la lutte pour le contrôle d’Internet n’a fait que s’intensifier et les acteurs étatiques du continent ont mis au point de nouvelles méthodes pour étouffer les Droits numériques.

    Bien que les coupures d’Internet, les arrestations de citoyens et de blogueurs/journalistes, la surveillance illégale, le déploiement de logiciels malveillants et de logiciels espions sophistiqués demeurent des instruments d’atteinte aux droits numériques, les acteurs étatiques du continent adoptent de plus en plus de voies légales pour promulguer des lois portant atteinte à la vie privée, liberté d’expression, liberté d’association et autres Droits numériques.

  • En Ouganda, Marjorie Atuhurra lutte pour l’autonomisation des femmes

    En Ouganda, Marjorie Atuhurra lutte pour l’autonomisation des femmes

    Entrepreneure sociale, Marjorie Atuhurra consacre une grande partie de son temps à l’autonomisation des femmes en Ouganda. Elle est l’une des voix féminines les plus écoutées dans le pays. Marjorie Atuhurra a en effet créé Gejja Women Foundation qu’elle dirige. Cette association a pour mission de promouvoir la gent féminine et de permettre aux jeunes filles de développer leurs potentiels.

    Depuis sa création en 2015, Gejja Women Foundation aide essentiellement les femmes marginalisées notamment les veuves. La fondation vient également en aide aux adolescents. À travers son association Marjorie Atuhurra accorde un soutien éducatif à de nombreux jeunes ougandais. De jeunes filles bénéficient régulièrement également d’une formation en hygiène corporelle. Des serviettes hygiéniques réutilisables sont distribuées à des filles dans les régions du pays. Marjorie Atuhurra explique ces serviettes permettent aux filles d’assister aux cours durant leur période de menstruation.

    Appui aux initiatives privées

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    Pour Marjorie Atuhurra les femmes ougandaises ont un besoin urgent d’autonomisation, elles sont défavorisées et ne peuvent toujours pas défendre leurs droits. Son objectif est de leur fournir des connaissances nécessaires pour qu’elles se « prennent en charge ». Dans cette dynamique Gejja Women Foundation encadre et aide des femmes à lancer leur entreprise dans différents domaines tels que l’artisanat, la production de vin et la culture de champignons. « Nous avons récemment lancé une campagne de doit les aider à s’intéresser à la culture des légumes », fait savoir Marjorie Atuhurra.

    En trois ans d’existence, Gejja Women Foundation a déjà encadré près de 200 femmes et touché 20000 personnes dans le pays. Marjorie Atuhurra travaille avec une équipe dynamique qui l’aide dans la programmation des formations sur l’hygiène menstruelle, l’encadrement des startups féminines et l’organisation des campagnes de sensibilisation. L’entrepreneure sociale ambitionne créer un centre de fondation dans le centre de l’Ouganda pour venir en aide à d’autres femmes. Après, elle compte proposer ses services à des femmes des pays de la région. Dans cinq ans, elle envisage toucher de nombreuses femmes en Afrique de l’Est grâce à des partenariats.

  • Qui est Isaac Oboth [27 ans], le vidéaste ougandais au parcours légendaire?

    Qui est Isaac Oboth [27 ans], le vidéaste ougandais au parcours légendaire?

    Pourquoi à seulement 27 ans, le jeune Ougandais Isaac Oboth est cité comme exemple de succès des entrepreneurs africains ?

    Isaac Oboth est le fondateur et PDG de Media 256 Ltd, l’une des sociétés de production cinématographique et télévisuelle émergentes les plus rapides d’Afrique de l’Est.

    Oboth a décroché des prix convoités et a été reconnu comme l’un des entrepreneurs émergents les plus prometteurs d’Afrique. Et ce, même si dans sa première vie, son histoire n’évoque que malheur. A l’âge de sept ans, ses deux parents étaient décédés. Le jeune orphelin a été pris en charge par son frère aîné Ivan, qui a travaillé dur pour subvenir à ses besoins. Et quand Isaac avait 16 ans et allait encore à l’école, son frère a perdu son travail…

    Un esprit d’entreprise

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    Dans sa première incursion dans l’entrepreneuriat, Isaac a commencé à faire des gâteaux, un snack fruité qu’il a vendu pour financer sa scolarité. Isaac a rapidement mis au point d’autres méthodes pour gagner de l’argent. Il a vendu des albums photo de DVD ainsi que des boissons.

    Les graines de son entreprise actuelle sont nées grâce à son bal de fin d’études secondaires. Il voulait un moyen de commémorer l’événement spécial, alors il a décidé de produire un album des anciens. Cependant, le coût était une préoccupation majeure, les coûts d’impression étant onéreux, Isaac décida de produire un album numérique beaucoup plus abordable.

    À l’époque, Isaac n’avait pas les compétences pour produire l’album par lui-même, alors il a embauché un entrepreneur pour filmer et éditer. Malgré le manque de qualité, l’album est devenu populaire. Il s’est rendu compte que si des produits médiatiques de qualité médiocre se vendaient encore, ce travail de qualité supérieure serait très recherché. C’est à ce moment qu’il a décidé de se lancer dans le multimédia.

    Isaac Oboth passera alors d’innombrables heures à apprendre sur le tournage et l’édition en regardant des vidéos dans un cybercafé local. Il a loué de l’équipement, et après avoir inlassablement fait la promotion de son matériel et cherché du travail, il a réussi à décrocher un contrat pour produire un court métrage pour l’Éthiopien Commodities Exchange. Le film a été un succès, et Isaac a gagné assez d’argent pour acheter son propre équipement.

    Son entreprise a ensuite grandi à pas de géant. Il a offert ses services gratuitement à Coca Cola qui a été tellement impressionné par son travail qu’ils l’ont signé pour de futures productions.

    Isaac a depuis continué à produire un excellent travail pour l’African Leadership Academy, l’USAID, le PNUD et la Fondation Mara. L’un des projets les plus reconnus par les entreprises est une série en dix parties intitulée Discover Uganda qui a été diffusée dans plusieurs pays africains avant d’être reprise par The Africa Channel, une chaîne de télévision américaine. Aujourd’hui, Media 256 est une entreprise rentable à part entière.

  • Andrew Mupuya [27 ans] produit 30 000 sacs en papier par semaine

    Andrew Mupuya [27 ans] produit 30 000 sacs en papier par semaine

    Présenté à deux reprises, en 2013 et en 2016 comme l’un des 30 jeunes entrepreneurs les plus prometteurs en Afrique, l’Ougandais d’Andrew Mupuya, aujourd’hui 27 ans, est en affaires depuis 10 années déjà.

    Né dans le district de Manafwa, dans l’est de l’Ouganda, d’une grande famille élargie avec très peu de revenus, Andrew n’a pu obtenir une éducation que grâce à des subventions gouvernementales. Un tel contexte ne fournit pas la plus grande opportunité d’entrer dans le monde des affaires, mais les luttes que Mupuya a connues ont contribué à favoriser une éthique de travail et une détermination qui l’ont tenu en bonne place.

    C’est en 2008 que tout a changé, et c’est la combinaison de la malchance dans sa famille et de la nouvelle législation gouvernementale qui a ouvert la voie aux affaires de Mupuya.  Les deux parents de Mupuya ont perdu leur emploi, rendant leur situation financière une fois de plus précaire. Et à seulement 16 ans, Andrew s’est rendu compte qu’il devait aider à alléger leur fardeau. Dans le même temps, le gouvernement ougandais a interdit l’utilisation de sacs en plastique en raison des dommages environnementaux qu’ils causaient : Andrew avait une ouverture.

    Couvrir toute l’Afrique

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    Se souvenant du processus initial, Mupuya explique : « j’ai mené une étude de faisabilité, des études de marché autour des magasins de détail, des kiosques, des supermarchés autour de Kampala et j’ai découvert qu’il y avait un besoin et un marché potentiel pour les sacs en papier. »

    Mupuya a calculé qu’il lui fallait environ 14 dollars pour créer une petite entreprise de sacs en papier. Il a donc ramassé 70 kilos de bouteilles en plastique qu’il a vendues à 11 dollars à une usine de recyclage. Ensuite, il a  emprunté les 3 dollars restants à son professeur. Son entreprise de sacs YELI (Youth Entrepreneurial Link Investments) n’a cessé de se renforcer.

    Non seulement l’entreprise a connu un succès rapide, mais elle a été la première entreprise enregistrée en Ouganda pour la production de sacs en papier. En 2012, Mupuya n’avait que 21 ans et avait été mis en avant pour le prestigieux prix Anzisha destiné aux jeunes entrepreneurs en Afrique. Contre une forte concurrence, Mupuya a remporté le prix de 30 000 $ qu’il a immédiatement mis dans le développement de la société.

    YELI produit actuellement en moyenne 30 000 sacs en papier par semaine et emploient une vingtaine de personnes en Ouganda. Depuis le début de son activité, Mupuya a enregistré une production près de 10 millions de sacs, vendus localement, à des pays voisins comme le Kenya, mais aussi aux Etats-Unis et en Norvège.

    Désormais, Mupuya rêve d’avoir une grande usine où il peut fournir des sacs en papier partout en Afrique.

  • Ouganda: Eric Kaduru quitte un poste prestigieux pour la culture des fruits, son succès est explosif !

    Ouganda: Eric Kaduru quitte un poste prestigieux pour la culture des fruits, son succès est explosif !

    La plupart des jeunes hésiteraient avant de quitter un emploi stable pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Mais à 34 ans, Eric Kaduru a pris la décision de quitter son poste publicitaire dans la capitale, Kampala, pour devenir un entrepreneur dans le secteur de l’agriculture.

    Au début, c’était un article de magazine sur un projet agricole qui a suscité l’intérêt d’Éric Kaduru. Lui et sa femme ont fait des recherches, et c’est ainsi que l’idée de la culture de fruits est née. Il quitte alors son emploi de publicitaire en 2011 pour fonder KadAfrica, une ferme commerciale de fruits et un réseau de sous-traitants, qui relie les agriculteurs aux acheteurs.

    KadAfrica, située à Fort Portal, une ville de la région occidentale de l’Ouganda, se concentre sur la production commerciale de fruits de qualité exportables. Il vend des fruits frais utilisés pour produire du jus et de la pulpe dans tout le pays aux marchés ainsi qu’à des sociétés de jus telles que Coca-Cola.

    Changement social positif

    Un désir de changement social positif conduit l’entreprise. Sur son site Web, elle énumère les mariages précoces, les taux d’abandon scolaire parmi les filles et le manque de pouvoir économique des filles en tant que problèmes sociaux auxquels elle espère s’attaquer. Son énoncé de vision résume son objectif: «Permettre aux filles de devenir des moteurs économiques de leurs communautés».

    Kaduru a déclaré qu’au début, la plupart de ses employées étaient des femmes qui avaient besoin d’argent pour se nourrir et pour payer les frais de scolarité de leurs enfants. Kaduru a par la suite pensé que l’agriculture commerciale pouvait aider les «filles non scolarisées à avoir une vie meilleure».

    La startup offre de la formation aux filles, en particulier celles âgées de 14 à 20 ans qui ont abandonné l’école, afin qu’elles puissent créer des entreprises agricoles viables et gagner un revenu. Elle aide les filles à créer leur propre coopérative et les forme aux compétences de base en gestion d’entreprise et à l’agriculture. L’entreprise les relie aux marchés nationaux et internationaux.

    Depuis le début de ses opérations, KadAfrica a déjà embauché plus de 1 600 filles.

    En 2015, Kaduru a reçu le prix de l’alimentation en Afrique, devenant le plus jeune lauréat depuis la création du prix en 2005 pour récompenser les réalisations dans l’agriculture en Afrique.

  • Numida: la startup de gestion financière pour les PME ougandaises

    Numida: la startup de gestion financière pour les PME ougandaises

    Fondé par trois entrepreneurs cette startup ougandaise veut contribuer à un service de trésorerie de qualité dans les entreprises africaines. Depuis sa création, Numida a lancé une application gratuite de gestion financière pour les PME ougandaises. L’application offre surtout aux chefs d’entreprises un crédit non garanti.

    « Nous utilisons des données sur les flux de trésorerie et des données comportementales sur la gestion financière pour débloquer des crédits pratiques et équitables pour les entrepreneurs ougandais », explique Mina Shahid, l’un des responsables de la startup. L’entrepreneure confie avoir travaillé pendant plusieurs années sur l’accès au crédit pour les PME africaines.

    Avec Ben Best et Catherine Denis, les deux autres responsables de Numida, Mina Shahid affirme que leur startup s’attèle à construire les produits dont les PME africaines ont besoin. « La plupart des responsables de PME ont des dossiers financiers pauvres médiocres. Cela rend très difficile la détermination de la capacité des entreprises à rembourser un prêt », considèrent-ils.

    Les trois entrepreneurs misent sur leurs expériences pour réussir dans leur projet. Ils ont déjà été à la tête de startups au Rwanda et au Ghana. « Nous avons plus de 15 ans d’expérience dans les domaines de la pauvreté et du développement en Afrique, en Haïti et en Colombie », soutiennent-ils.

    Numida construit une suite de produits numériques pour rendre les entrepreneurs ougandais plus productifs. En plus de la gestion financière et le crédit non garanti déjà disponible, la startup compte lancer au cours de l’année un produit de gestion des stocks pour les détaillants. À cet effet, les responsables misent sur une levée de fonds et des partenariats avec des investisseurs.

  • Mara X et Z: les deux smartphones qui vont révolutionner l’Afrique

    Mara X et Z: les deux smartphones qui vont révolutionner l’Afrique

    Ce devrait être une bonne trouvaille par un Africain pour tout un continent. L’entrepreneur ougandais Asish J. Thakkar envisage lancer au cours de l’année un smartphone dédié spécialement à l’Afrique. Ce smartphone de haute qualité, efficace et économique sera lancé sur le marché par Mara Corporation Limited (MCL) fondé par Asish J. Thakkar.

    Ce dernier a expliqué vouloir saisir avec son entreprise les différentes opportunités que présente la technologie mobile en Afrique. « Nous voulons faire partie de ce changement », a-t-il ajouté. Il faut dire que l’année passée, le rapport The Mobile Economy : Afrique subsaharienne 2017, publié par la GSMA explique que les téléphones mobiles ont généré 110 milliards de dollars de valeur économique. Le rapport précise que près de 270 millions d’Africains ont eu accès à Internet via des appareils mobiles en mars 2017.

    Le nombre de comptes d’argent enregistrés sur la même période a atteint 280 millions de dollars. Jusqu’en 2020, l’Afrique devrait compter près d’un milliard de connexions par carte SIM, selon la GSMA. « Regardez simplement l’adoption de l’argent mobile en Afrique et imaginez l’opportunité que ce continent a de passer à travers l’utilisation de la technologie mobile », soulève Asish Thakkar. « À l’heure actuelle, les Africains doivent choisir entre un téléphone de qualité et un téléphone qu’ils peuvent se permettre. Avec un accès Internet mobile et quelques applications pratiques, un smartphone peut créer des emplois et permettre l’innovation. Au-delà de la création et de la consommation de contenu, un smartphone peut augmenter le PIB de l’Afrique subsaharienne », soutient l’entrepreneur.

    Deux téléphones Mara

    De plus en plus d’Africains ont accès à des téléphones intelligents. Il s’agit souvent de smartphones de bas de gamme disponibles sur le marché. Après mars 2018, Mara Corporation prévoit lancer deux smartphones spécifiquement conçus pour répondre aux besoins du marché africain : le Mara X et le Mara Z. Selon les informations, le Mara X sera lancé dans le cadre du programme Android One de Google, une expérience logicielle conçue par Google pour être intelligent, sécurisé et simplement incroyable.

    Le Mara X utilise le dernier système d’exploitation Android, 8,0 Oreo, et a été optimisé pour l’Assistant Google. Avec un stockage illimité de photos de haute qualité à partir de Google Photos et un ensemble d’applications pré-installées, le Mara X offre suffisamment d’espace pour que les utilisateurs africains téléchargent les applications qu’ils aiment. Grâce aux mises à jour de sécurité régulières et à l’intégration de Google Play Protect, le Mara X figure parmi les périphériques les plus sécurisés disponibles.

    Quant au Mara Z, il fait partie des appareils capables d’exécuter Android Oreo (Go édition). Pour Jagdish Thakkar, « ces téléphones donneront aux gens la possibilité d’améliorer leur vie en accédant à l’information en ligne et en les utilisant pour des services commerciaux et financiers ». « À travers l’Afrique et dans d’autres marchés émergents, nous avons besoin de smartphones à la fois extrêmement abordables et de haute qualité », affirme l’entrepreneur.

  • Evelyn Namara: figure de proue de la technologie en Ouganda

    Evelyn Namara: figure de proue de la technologie en Ouganda

    Si à Kampala, capitale ougandaise, elle est connue comme l’une des tech-entrepreneures les plus brillantes, la réputation d’Evelyn Namara ne se limite pas là. Quand elle n’innove pas en technologie, elle aide les femmes à démarrer une entreprise prospère  dans son pays.

    Grandir parmi 3 frères ne l’a pas empêchée de développer un amour pour un domaine dans lequel les femmes sont en réalité rares.

    Titulaire d’un diplôme en informatique à l’Université Makerere et d’un autre en technologie de l’information à l’Institut ougandais des technologies de l’information et de la communication, Evelyn Namara n’a pas choisi sa passion par défaut. Elle œuvre à mettre la technologie au service du développement, l’éducation et l’innovation sociale. Et ce, sans bien entendu perdre de vue une des causes qui lui tiennent à cœur : « utiliser la technologie pour autonomiser les femmes. »

    Au début de sa carrière, Evelyn n’était qu’ingénieure d’assistance technique dans une petite entreprise informatique ougandaise.

    Aujourd’hui, elle est la fondatrice de Vouch Digital, un programme récompensé par un World Summit Award 2017 pour avoir conçu et mis en œuvre des solutions technologiques pour des besoins de développement local. Depuis sa création, sa structure travaille sur différentes interventions technologiques pour les organisations et les entreprises qui servent principalement les personnes mal desservies.

    Des produits comme le système de coupons électroniques qui utilisent des téléphones mobiles à fonctions simples, et le système de données de service complémentaire non structuré (USSD) pour aider les petits agriculteurs à racheter les cultures de semences, reviennent à Vouch Digital.

    Vouch Digital, l’entreprise technologique utilise les données et les paiements numériques pour améliorer les programmes basés sur l’argent en Ouganda et au-delà. Son produit phare, le système M-Voucher, est en train de changer la façon dont les agences de développement et les gouvernements distribuent des biens et des articles aux bénéficiaires. Le produit  est d’ailleurs finaliste du prix Cartier Women’s Initiative Awards 2018 pour l’Afrique subsaharienne.

    Les femmes au cœur des actions

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    L’engagement d’Evelyn Namara pour une plus grande implication des femmes dans les métiers scientifiques et technologiques ne date pas d’aujourd’hui.

    En 2006, elle faisait partie du noyau de LinuxChix Africa, en tant que membre du conseil représentant l’Afrique de l’Est. LinuxChix Africa (aujourd’hui disparut) était un réseau de femmes en informatique en Afrique qui organisait des formations et des programmes pour permettre aux jeunes filles de suivre des cours de sciences à l’école.

    En 2010 également, la jeune Ougandaise s’était jointe à l’équipe d’instructeurs d’AfNOGChix (Groupe des opérateurs de réseaux en Afrique), un forum qui cherche à augmenter la participation des femmes dans les TIC en leur fournissant un environnement de formation spéciale.

    C’est d’ailleurs cette passion pour travailler avec des femmes et des filles qui a milité en sa faveur quand elle a été admise en tant que coordinatrice de programme chez Solar Sister, une entreprise sociale qui donne aux femmes des opportunités économiques. Là, elle a enseigné aux femmes la technologie de l’énergie solaire, les aides à créer des entreprises et à les entretenir.

    Pendant qu’elle était à Solar Sister, elle a augmenté le réseau de femmes de 10 à 400. Le groupe a été reconnu par le Clinton Global Initiative et le Women in the World Summit comme une entreprise sociale innovante. Son travail a également permis à Solar Sister d’être choisie comme l’une des 40 premières organisations qui autonomisent les femmes via la technologie d’utilisation.

    Toutefois, l’Ougandaise n’a pas été utile que sur le continent africain. En Inde par exemple, elle a contribué à l’exécution efficace d’initiatives d’apprentissage mixte pour le Wings Learning Centre et a étudié les meilleures pratiques mondiales pouvant être utilisées pour améliorer l’apprentissage en classe. Mais pas que. Elle a de même participé à plusieurs fora sur la gouvernance de l’internet en Afrique, en Europe et en Amérique Latine.

    Avec près de 30.000 suiveurs sur Twitter, cette passionnée du yoga, le marathon ou encore les randonnées entre amies, partage autant qu’elle le peut, des conseils et connaissances ‘’Tech’’, précisément depuis 2015 où elle s’est activement consacrée à la gouvernance de l’Internet.

    En octobre 2012, Evelyn a reçu le prestigieux prix ‘Anita Borg’ qui célèbre 3 femmes de l’extérieur des États-Unis d’Amérique qui ont utilisé distinctement la technologie pour changer leur environnement. Elle devenait la première ougandaise à remporter ce prix.

  • 7 multimillionnaires ougandais qui prospèrent dans l’ombre

    7 multimillionnaires ougandais qui prospèrent dans l’ombre

    S’il est vrai que leurs noms ne riment pas aux grands succès cités en Afrique, en Ouganda, loin des projecteurs envieux des médias, continuent de s’enrichir certains multimillionnaires qui ont fondé leur fortune dans des domaines divers comme l’agriculture, l’alimentation, la construction, l’énergie et la distribution. Voici 7 Ougandais qui ont des revenus annuels d’au moins 50 millions de dollars.

    Mohammed Hamid

    Mohammed Hamid est connu en Ouganda comme le fondateur du conglomérat ougandais avec des revenus annuels estimés à 300 millions de dollars, Aya Group. Ce groupe a des intérêts dans la meunerie, la fabrication alimentaire, le négoce de matières premières, le transport et l’hôtellerie.

    Pearl Of Africa, un hôtel de référence à Kampala qui a coûté plus de 200 millions de dollars pour la construction, appartient également au groupe Aya.

    Emmanuel Katongole

     

    En Ouganda, Emmanuel Katongole est connu comme cofondateur de Cipla Quality Chemical Industries, une grande société pharmaceutique ougandaise qu’il a fondée pour importer des médicaments génériques humains et vétérinaires.

    En 2015, Cipla, une importante société pharmaceutique mondiale, a acquis une participation de 51 % dans la société pour 30 millions de dollars, portant l’entreprise à environ 60 millions de dollars. La société a été renommée Cipla Quality Chemical Industries. Katongole est président de l’entreprise.

    Abid Alam

    Abid Alam est le PDG et actionnaire majoritaire du groupe Alam, l’un des plus grands conglomérats de l’Ouganda.

    En 1965, Manzur Alam, le père d’Abid, crée une petite entreprise à Kampala pour la fabrication de fenêtres, de portes métalliques, de persiennes et de tuyaux en acier. Au cours des cinq dernières décennies, cette activité a fait boule de neige dans le groupe Alam, un groupe de 120 millions de dollars de revenus.

    Habib Kagimu

    Habib Kagimu, cet Ougandais d’origine somalienne, est le propriétaire du premier distributeur pétrolier ougandais, Habib Oil. Sa société holding, Habib Investments, possède des actifs importants dans le développement immobilier, les télécommunications, la sécurité et l’agriculture.

    Sikander Lalani

    Roofings Group, le plus grand fabricant de matériaux de construction en acier en Ouganda est une propriété de Sikander Lalani. Son entreprise a une capacité de production installée de 72 000 tonnes métriques par an. La société a des revenus annuels de plus de 80 millions de dollars et emploie plus de 3 000 personnes.

    Mukesh Shukla

    Le magnat indo-ougandais Mukesh Shukla a une source de revenus diversifiée. Aujourd’hui, le groupe Shumuk qu’il dirige est l’un des plus grands conglomérats industriels d’Afrique de l’Est avec des intérêts dans la production d’acier, la production laitière et l’hôtellerie.

    En effet, Mukesh Shukla a commencé ses activités en 1984 en échangeant des produits de base provenant d’un point de vente au détail et en gros à Kampala. Avec ses bénéfices, Shukla a commencé à fabriquer des ustensiles en aluminium et a ouvert un bureau Forex.

    Actuellement, sa société a des revenus annuels de plus de 80 millions de dollars.

    Karim Hirji

    On doit en Ouganda à Karim Hirji, le titre du premier hôtelier ougandais. En effet, celui-ci a fait ses débuts à la fin des années 80 lorsqu’il a commencé à faire du commerce de textiles et de boissons alcoolisées dans le quartier central des affaires de Kampala.

    Aujourd’hui, il est propriétaire de l’Imperial Group of Hotels, un groupe qui possède un portefeuille de certains des hôtels quatre étoiles les plus populaires de l’Ouganda, comme l’Imperial Resort Beach Hotel. L’ancien pilote de rallye champion de 67 ans possède également des concessionnaires automobiles à travers l’Ouganda.