CatĂ©gorie : Afrique de l’Est

  • Des chercheurs africains vont Ă©plucher les secrets de l’univers dĂšs 2018

    Des chercheurs africains vont Ă©plucher les secrets de l’univers dĂšs 2018

    Des scientifiques africains s’appuient depuis plusieurs mois sur la thĂ©orie de la relativitĂ© pour comprendre l’univers. Il s’agit d’un grand projet scientifique collaboratif qui entre dans sa phase dĂ©cisive en 2018.

    La rĂ©alisation du projet qui arrive dans son tournant va permettre aux chercheurs d’une rĂ©gion Ă©loignĂ©e de Karoo, en Afrique du Sud, de tester la thĂ©orie gĂ©nĂ©rale de la relativitĂ© d’Albert Einstein, l’imagerie de l’hydrogĂšne neutre – les blocs de construction des Ă©toiles – dans l’univers lointain. Les chercheurs vont Ă©galement examiner les galaxies qui se sont formĂ©es il y a des milliards d’annĂ©es. Le projet est dĂ©nommĂ© Square Kilometer Array (SKA). Ce dernier va consister Ă  l’installation de milliers d’antennes rĂ©parties sur de grandes distances reliĂ©es entre elles pour former un tĂ©lescope gĂ©ant appelĂ©e le MeerkAT.

    Jusqu’en 2023, le MeerKAT va ainsi permettre Ă  un groupe de 300 scientifiques de « dĂ©couvrir de nombreux secrets sur l’univers ». La plupart des chercheurs viennent du continent africain. Une centaine d’institutions sont Ă©galement impliquĂ©s dans le projet et des ingĂ©nieurs d’autres continents participent aussi Ă  la rĂ©ussite du SKA. Le tĂ©lescope aura deux sites d’accueil: un en Australie occidentale et un autre dans le Northern Cape en Afrique du Sud. Des plats supplĂ©mentaires seront situĂ©s dans huit autres pays africains (Ghana, Zambie, Madagascar, Botswana, Namibie, Kenya, Maurice et Mozambique).

    Révolution scientifique

    Selon les informations le systĂšme qui doit ĂȘtre mis en place sera plus sensible et plus rapide Ă  cartographier le ciel que les meilleurs radiotĂ©lescopes qui existent. A cet effet, un prĂ©curseur du SKA – le tĂ©lescope MeerKAT – est en cours de construction. Les chercheurs indiquent que des progrĂšs remarquables ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s au cours des 12 derniers mois. AprĂšs sa construction, le tĂ©lescope MeerKAT va servir dans la prise des donnĂ©es scientifiques dĂšs 2018. Le MeerKAT sera donc utiliser dans diffĂ©rentes phases de ce grand projet. Entre autres, la prise des images trĂšs profondes dans quatre zones du ciel couvrant un total de 10 degrĂ©s carrĂ©s; environ 10 fois la taille de la pleine lune. Les chercheurs expliquent que cette d’exploration extragalactique est dĂ©nommĂ©e MIGHTEE ou MeerKAT International GHz.

    « Des images plus profondes signifient que vous pouvez voir Ă  la fois des choses intrinsĂšquement plus faibles et des choses qui sont plus Ă©loignĂ©es », confie l’un des scientifiques impliquĂ©s dans le projet. Avant d’affirmer que ces images seront si profondes et que « nous serons en mesure de voir des galaxies brillantes jusqu’Ă  13 milliards d’annĂ©es-lumiĂšre ». GrĂące Ă  ce projet, les chercheurs africains vont observer la galaxie la Voie LactĂ©e situĂ©e Ă  cinq milliards d’annĂ©es-lumiĂšre. Les travaux vont leur permettre de comprendre comment des galaxies se sont formĂ©es il y a des milliards d’annĂ©es et de cerner « comment elles ont Ă©voluĂ© jusqu’à nos jours ». Ce grand projet qui est en train d’ĂȘtre rĂ©alisĂ© en Afrique du Sud va aussi permettre de dĂ©couvrir comment la Voie LactĂ©e et la Terre ont vu le jour.

    Les chercheurs s’activent pour la rĂ©ussite d’une collaboration scientifique qui va faciliter la construction d’un « instrument rĂ©volutionnaire ». « Une collaboration d’une telle envergure, sur plusieurs fuseaux horaires, est un dĂ©fi logistique, mais elle est vitale car elle permet de rĂ©aliser de grandes avancĂ©es scientifiques », se rĂ©jouit un scientifique ghanĂ©en.

  • 80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    80 millions d’euros pour booster les PME en Afrique

    Ce jeudi 7 dĂ©cembre, avec le lancement de son nouveau fonds d’investissement baptisĂ© IPAE 2, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P) veut passer Ă  une vitesse supĂ©rieure en Afrique. TrĂšs prĂ©sent sur le continent, le groupe annonce vouloir financer le dĂ©veloppement d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration de PME.

    Créé il y a 15 ans par le Français Patrice Hoppenot et spĂ©cialisĂ© dans l’investissement « d’impact » social et environnemental, le groupe Investisseurs & Partenaires (I & P), est trĂšs prĂ©sent en Afrique subsaharienne, oĂč il a dĂ©jĂ  investi dans prĂšs de 80 entreprises dans une dizaine de pays. Avec ces nouveaux fonds, le groupe croit s’impliquer encore plus dans le dĂ©veloppement des PME sur le continent.

    DotĂ© de 50,3 millions d’euros avec l’ambition d’atteindre 80 millions d’euros Ă  terme, ces fonds seront dĂ©diĂ©s aux « et opĂ©rant en Afrique » selon les termes de Jean-Michel Severino, le prĂ©sident du groupe I & P, lors de la confĂ©rence de presse de lancement du nouveau fonds. Ainsi, 30 Ă  40 entreprises implantĂ©es dans une quinzaine de pays d’Afrique subsaharienne seront financĂ©es par ces fonds au cours des cinq prochaines annĂ©es, avec des montants allant de 300 000 Ă  3 millions d’euros par entreprises.

    Ces fonds de l’IPAE2 seront rĂ©partis en, 45 % pour les investisseurs publics (Proparco, la Banque europĂ©enne d’investissement
), 38 % d’investisseurs privĂ©s et financiers parmi lesquelles le groupe d’assurance français Axa et 17 % d’investisseurs individuels et fondations, des bureaux de gestion patrimoniale


    Convaincu que le dĂ©veloppement en Afrique passe par l’entrepreneuriat local, I & P a choisi d’y consacrer son aide et son savoir-faire, notamment en financement, en assistance technique et conseils en finance et en management.
    « En se positionnant comme solution de fonds propres pour les PME, I & P contribue pleinement Ă  l’essor de l’écosystĂšme entrepreneurial africain pour rĂ©pondre aux dĂ©fis d’une croissance inclusive et durable ainsi qu’à celui de l’emploi en Afrique », explique Jean-Michel Severino, celui qui a Ă©tĂ© directeur de l’Agence française de dĂ©veloppement (AFD).

    En effet, si I & P s’attachent Ă  investir dans des domaines Ă  forts impacts sociaux et environnementaux, la profitabilitĂ© n’est pas oubliĂ©e avec une rentabilitĂ© nette qui tourne autour de 8 Ă  9 %. Et mĂȘme si une conjoncture Ă©conomique moins favorable en Afrique se fait observer ces derniers temps, cette rentabilitĂ© devrait ĂȘtre maintenue.

    Le groupe mise sur l’agrobusiness et les services

    Le champ d’intervention du groupe est plutĂŽt vaste. « Nous sommes ouverts Ă  tous les secteurs, mais Ă  l’image des Ă©conomies africaines, l’agrobusiness et les services Ă©taient surreprĂ©sentĂ©s lors de notre premier fonds dĂ©diĂ© aux PME, et le secteur manufacturier un peu moins prĂ©sent », prĂ©cise Jean-Michel Severino, en faisant allusion au premier chapitre de leur financement, le IPAE 1 lancĂ© en 2012, qui a investi 54 millions d’euros dans 29 sociĂ©tĂ©s.

    « Cette fois-ci, je ne serai pas Ă©tonnĂ© de voir un peu plus d’entreprises technologiques et un peu moins de microfinance urbaine », ajoute le prĂ©sident d’I & P. Et de continuer en disant que « pour IPAE 1, les entreprises que nous avons soutenues en sont Ă  des niveaux divers de maturitĂ© et nos activitĂ©s ne sont pas encore clĂŽturĂ©es, mais il semble que nous soyons en ligne avec ces objectifs ».

    Depuis le premier programme de financement en 2002, 5 000 emplois ont Ă©tĂ© créés. Mais pas que. Au moins 10 000 personnes ont obtenu un accĂšs durable Ă  l’eau et Ă  l’électricitĂ© alors que 80 % des entreprises soutenues ont offert une couverture santĂ© Ă  leurs salariĂ©s et 90 % d’entre elles rĂ©pondent Ă  des besoins locaux. Aussi, un bilan carbone et un plan d’action environnemental ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s pour chaque entreprise financĂ©e.

    « On est trĂšs fiers d’arriver Ă  attirer autant d’investissements privĂ©s », se rĂ©jouit Jean-Michel Severino, prĂ©cisant que si l’objectif « est bien sĂ»r que chaque entreprise financĂ©e soit le plus rentable possible », l’ambition d’I & P est que les investisseurs atteignent une rentabilitĂ© nette de 8 % minimum au moment de leur dĂ©sengagement.
    Selon toujours les responsables du groupe, IPAE 2 aura pour mission de « prolonger, accĂ©lĂ©rer et dĂ©velopper une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’entrepreneurs africains », de mĂȘme qu’à « consolider les acquis Ă©conomiques et Ă  approfondir ses impacts environnementaux et sociaux ».

  • Influenceurs: Aliko Dangote, seul Africain du Top 50 Bloomberg 2017

    Influenceurs: Aliko Dangote, seul Africain du Top 50 Bloomberg 2017

    Le magnat des affaires nigĂ©rian et l’homme le plus riche d’Afrique, Alhaji Aliko Dangote est le seul Africain parmi les 50 personnes les plus influentes en 2017, selon une liste publiĂ©e par le magazine Bloomberg.

    Il est l’homme le plus riche d’Afrique. PrĂ©sident du groupe de sociĂ©tĂ©s Dangote, Aliko Dangote est un habituĂ© des classements de personnalitĂ©s en Afrique et dans le monde. Ceci pour ses affaires et ses efforts humanitaires au Nigeria. En dĂ©but de mois, une photo de richissime homme d’affaires a Ă©tĂ© exposĂ©e sur la tour Nasdaq Ă  New York suite Ă  sa sĂ©lection sur la liste Bloomberg.

    La liste publiĂ©e dĂ©but dĂ©cembre par le magazine Bloomberg regroupe des personnes issues de cinq grandes catĂ©gories : les affaires, la technologie, la politique, le divertissement et la finance. Dans le domaine des affaires, Bloomberg a nominĂ© le tycoon nigĂ©rian. Dangote qui a dĂ©jĂ  fait fortune dans l’industrie du ciment se tourne vers la production laitiĂšre et sucriĂšre. Il a affectĂ© 800 millions de dollars Ă  l’achat de 50 000 bovins dans l’espoir de produire 500 millions de litres de lait par annĂ©e d’ici 2019.

    Grand investisseur

    Pour Paul Wallace, chroniqueur, Aliko DangotĂ© s’investit Ă©normĂ©ment dans le dĂ©veloppement de son pays. « DangotĂ© a accĂ©lĂ©rĂ© ses plans pour aider son pays de 180 millions de personnes Ă  importer moins de ce qu’il mange », raconte-t-il sur celui qui est surnommĂ© « milliardaire tranquille » pour son mode de vie relativement frugal.

    Aliko DangotĂ© s’emploie Ă©galement Ă  terminer une raffinerie de pĂ©trole de 650.000 barils par jour prĂšs de Lagos, qui devrait ĂȘtre l’une des plus grandes au monde. L’homme d’affaires compte dĂ©penser jusqu’à 50 milliards de dollars dans la prochaine dĂ©cennie pour les Ă©nergies renouvelables et les raffineries pĂ©trochimiques, y compris les investissements aux États-Unis et en Europe. PassionnĂ© de football, Aliko DangotĂ© envisage aussi acheter Arsenal, son club de football prĂ©fĂ©rĂ©.

    PrĂ©cisons que Nikki Haley, l’envoyĂ© des États-Unis auprĂšs des Nations Unies, Jeff Bezos, PDG d’Amazon ; Paul Gaudio, Directeur de la crĂ©ation mondiale d’Adidas et Michel Barnier, nĂ©gociateur en chef du Brexit de l’UE, font Ă©galement partie des 50 personnes les plus influentes en 2017, selon le magazine Bloomberg. Elon Musk de Tesla, Alessandro Michele, directeur crĂ©atif de Gucci, le gouverneur de l’état de Californie, Jerry Brown, le PDG de General Motors, Mary Barra et le prince hĂ©ritier saoudien Mohammed bin Salman figurent Ă©galement sur la liste.

     

  • DĂ©couvrez les 100 Africains les plus influents de 2017

    Découvrez les 100 Africains les plus influents de 2017

    DĂ©but dĂ©cembre, le magazine New African Magazine a rĂ©vĂ©lĂ© les 100 Africains qui se sont montrĂ© les plus influents au cours de l’annĂ©e 2017.

    Un Ă©tudiant diplĂŽmĂ© de l’UniversitĂ© de Harvard, une jeune troupe de danse adolescente d’un bidonville ougandais et un hĂ©ros abolitionniste mauritanien des temps modernes, sont parmi les nouveaux visages des magnats du business, des poids lourds politiques et des stars du showbiz. VoilĂ  les Africains les plus influents de l’annĂ©e 2017 selon New African Magazine. Le magazine a en effet publiĂ© une liste de 100 personnalitĂ©s rĂ©parties en huit catĂ©gories. Des acteurs ont ainsi Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s dans les catĂ©gories politique et service public, affaires et finances, sociĂ©tĂ© civile et activisme, Ă©ducation, science, technologie et innovation, mĂ©dias, arts et culture et sport.

    Pour Omar Ben Yedder, Ă©diteur de groupe et directeur gĂ©nĂ©ral d’IC Publications, les lecteurs vont trouver plaisante la diversitĂ© ahurissante des personnes dĂ©signĂ©es. « Cette liste montre la beautĂ© et la puissance de la diversitĂ© qui fait l’Afrique que nous aimons tous », prĂ©cise-t-il. Pour la premiĂšre fois depuis cinq ans, la liste publiĂ©e par le magazine cette annĂ©e contient 42 femmes. Soit le nombre le plus Ă©levĂ© d’entrĂ©es fĂ©minines jusqu’Ă  prĂ©sent. Avec 21 reprĂ©sentants, le Nigeria arrive en tĂȘte des nominations, suivi de prĂšs par l’Afrique du Sud reprĂ©sentĂ© par 14 noms. Au total, la liste comprend des entrĂ©es de 31 pays, dont 12 d’Afrique francophone.

    Influence et transformation

    Parmi les nouvelles entrĂ©es, on note la troupe de danse Triplets Ghetto Kids de l’Ouganda, le nouveau rĂ©dacteur en chef nĂ©o-ghanĂ©en du Vogue britannique Edward Kobina Enninful, ainsi que la nouvelle sensation de boxe poids lourd nigĂ©rian britannique Anthony Joshua. Trois chefs d’État sont prĂ©sents dans la liste. Il s’agit de Nana Akufo-Addo du Ghana, Paul Kagame du Rwanda et Alpha Conde de GuinĂ©e. Le vice-prĂ©sident du Nigeria, Yemi Osinbajo, est Ă©galement nommĂ© dans la catĂ©gorie Politics and Public Service pour sa bonne gestion du pouvoir durant l’absence forcĂ©e du prĂ©sident Muhamadu Buhari pour des problĂšmes de santĂ©. Le NigĂ©rian Aliko Dangote et le Tanzanien Mohammed Dewji, deux grands hommes d’affaires, sont nommĂ©s dans la catĂ©gorie Business and Finance. Mais Ă©galement l’Angolaise Isabel dos Santos et son compatriote Jean-Claude Bastos de Morais.

    La catĂ©gorie arts et culture voit la nomination de plusieurs acteurs tels que la NigĂ©riane Chimamanda Ngozie Adichie, la GhanĂ©enne Adwoa Aboah et la top modĂšle somalienne Halima Aden. Dans la catĂ©gorie SociĂ©tĂ© civique et activisme, le NigĂ©rian Eros Ikponwosa, atteint d’albinisme, a Ă©tĂ© nommĂ© pour son combat visant Ă  mettre en lumiĂšre le sort des personnes atteintes d’albinisme. Cette catĂ©gorie voit Ă©galement la prĂ©sence du hĂ©ros anti-esclavagiste mauritanien Biram Dah Abeid. Anver Versi, rĂ©dacteur en chef du magazine rappelle que « le talent africain dans les arts, la culture, le sport et la technologie a Ă©galement un impact Ă©norme sur la façon de changer la perception du monde envers l’Afrique et ses habitants ». Pour justifier la liste de 100 personnes, il a expliquĂ© que toutes les personnes ont Ă©tĂ© choisies pour leur travail ou leur l’activitĂ© qui a eu « un effet de transformation en dehors de leur vocation principale ».

    Voici la liste complÚte des 100 personnalités africaines les plus influents en 2017


    POLITIQUE ET SERVICE PUBLIC

    Amina J Mohammed – SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale adjointe de l’ONU. (Nigeria)

    George Weah – lĂ©gende du football et prĂ©sident aspirant (LibĂ©ria)

    Yemi Osinbajo – Vice-prĂ©sident (Nigeria)

    Alpha CondĂ© – PrĂ©sident (GuinĂ©e)

    Mohammed VI – Roi (Maroc)

    Juge David Maraga – Juge de la Cour suprĂȘme (Kenya)

    Nana Akufo-Addo – PrĂ©sidente (Ghana)

    Sophia Abdi Noor – Politicien (Kenya)

    Akinwumi Adesina – PrĂ©sident de la Banque africaine de dĂ©veloppement; Gagnant – World Food Prize 2017 (Nigeria)

    Vanessa Moungar – Directrice du genre BAD (Tchad)

    Vera Songwe – Nouvelle tĂȘte – Commission Ă©conomique des Nations Unies pour l’Afrique (Cameroun)

    Moussa Faki Mahamat – PrĂ©sident de la Commission de l’Union africaine (Tchad)

    Paul Kagame – PrĂ©sident (Rwanda)

    Pravin Gordhan – Pilote politique, ancien ministre des Finances (Afrique du Sud)

    Sibeth Ndiaye – Conseiller du prĂ©sident français Macron (SĂ©nĂ©gal)

    Dr Tedros Ghebreyesus – nouveau et premier directeur gĂ©nĂ©ral de l’OMS en Afrique (Ethiopie)

    Bola Tinubu – Ancien gouverneur de l’État de Lagos (Nigeria)

    Ruth Oniang’o – Nutritionniste, laurĂ©ate du prix de l’alimentation en Afrique (Kenya)

    AFFAIRES ET FINANCES

    Aliko Dangote – Un homme d’affaires prospĂšre L’homme le plus riche d’Afrique (Nigeria)

    Issad Rebrab – Fondateur et PDG, Cevital (AlgĂ©rie)

    Isabel dos Santos – Femme d’affaires milliardaire ancienne PrĂ©sidente Sonangol (Angola)

    Mohamed Al Kettani – Directeur GĂ©nĂ©ral Attijariwafa Bank (Maroc)

    Lionel Zinsou – crĂ©ateur du club Afrique-France (BĂ©nin)

    Dr. Emmanuel Ibe Kachikwu – Ministre d’État aux Ressources PĂ©troliĂšres (Nigeria)

    Makhtar Diop – Vice-prĂ©sident de la Banque mondiale pour l’Afrique (SĂ©nĂ©gal)

    Abdoulaye Coulibaly – Fondateur du Forum de Bamako (Mali)

    Abebe Selassie – Chef du DĂ©partement Afrique du FMI. (Ethiopie)

    James Mworia – MD et PDG de Centum Investments (Kenya)

    Jean-Claude Bastos de Morais – Fondateur et PDG de Quantum Global (Angola)

    Mohammed Dewji – PDG MeTL Group (Tanzanie)

    Strive Masiyiwa – Fondateur et PrĂ©sident d’Econet Wireless (Zimbabwe)

    Alioune Gueye – Entrepreneur (SĂ©nĂ©gal)

    Moulay Hafid – Ministre du Commerce et de l’Industrie (Maroc)

    Dr. Sahar Nasr – Ministre de l’Investissement et de la CoopĂ©ration Internationale (Égypte)

    Olga Johnson – SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la Fondation pour l’Ă©nergie (BĂ©nin)

    Elon Musk – Fondateur: PayPal, SpaceX, Tesla et OpenAI (Afrique du Sud)

    SOCIÉTÉ CIVILE ET ACTIVISME

    Haben Girma – DiplĂŽmĂ© en droit des sourds-aveugles de Harvard et dĂ©fenseur des droits des personnes handicapĂ©es (ÉrythrĂ©e / Éthiopie / États-Unis)

    Patrick ‘OLP’ Lumumba – Avocat de la dĂ©fense et champion de la lutte contre la corruption (Kenya)

    Dr Fatima Akilu – Psychologues et fondatrice Fondation Neem Tree RĂ©habiliter les victimes de Boko Haram (Nigeria)

    Biram Dah Abeid    – HĂ©ros de l’esclavage anti-moderne primĂ© (Mauritanie)

    Ikponwosa Ero – Expert indĂ©pendant du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur la jouissance des droits de l’homme par les personnes atteintes d’albinisme. (Nigeria)

    Kumi Naidoo – Co-fondateur, Africans Rising (Afrique du Sud)

    L’archevĂȘque Stanley Ntagali prend une position controversĂ©e sur le mariage homosexuel (Ouganda)

    Jaha Dukureh – Fondateur Safe Hands – Anti FGM et le mariage des enfants (Gambie)

    SCIENCE, TECH & INNOVATION

    Nunu Ntshingila – Chef, Facebook Afrique (Afrique du Sud)

    Dr Tebello Nyokong – Chimiste primĂ© (Afrique du Sud)

    Adamu Waziri – Fondateur – Bino et Fino African TV pour enfants et animations youtube

    Anne-Marie Imafidon – progidy enfant, co-fondatrice de Stemettes pour les jeunes femmes en science et technologie (Nigeria / UK)

    Iyinoluwa ‘E’ Aboyeji – Fondateur, Flutterwave (Nigeria)

    Sara Menker – Gro Intelligence (Éthiopie)

    Jelani Aliyu – Conception de la voiture Ă©lectrique Chevrolet Volt de GM, maintenant nouveau directeur gĂ©nĂ©ral du Conseil national de conception et de dĂ©veloppement automobile du Nigeria (NigĂ©rian)

    Dr Helena Ndume – l’un des ophtalmologistes les plus prolifiques au monde a restaurĂ© des sites pour plus de 30000 personnes travaillant gratuitement avec See International (Namibie)

    Yvonne Mburu – co-fondatrice de Med en Afrique (Kenya)

    Rebecca Enonchong – Fondatrice AppsTech (Cameroun)

    Professeur Yaye KĂšne-Gassama Dia – Un scientifique de nombreuses premiĂšres (SĂ©nĂ©gal)

    Bozoma Saint John – Chef des marques – Uber (Ghana)

    ÉDUCATION ET ACADÉMIE

    Fred Swaniker – AcadĂ©mie africaine de leadership (Ghana)

    NoĂ«lla Coursaris Musunka – Fondation Ă©ducative Malaika (RDCongo)

    Tom Ilube – Entrepreneur de technologie et Ă©ducateur (Nigeria / UK)

    Patrick Awuah – Fondateur de l’UniversitĂ© Ashesi et laurĂ©at du Prix WISE du Qatar pour l’Ă©ducation 2017. (Ghana)

    Carlos Lopes – Économiste respectĂ© ancien chef de l’UNECA maintenant Professeur d’Ă©conomie UniversitĂ© du Cap

    MÉDIAS

    Edward Kobina Enninful – nouveau et premier Ă©diteur noir et masculin de British Vogue (Ghana / UK)

    Khanyi Dhlomo – Mogulette mĂ©dias – Fondateur Ndalo Media (Afrique du Sud)

    Adedoyin Adepitan – Paralympien Intrepid et prĂ©sentateur TV (Nigeria / UK)

    Julie Gichuru – animatrice TV, confĂ©renciĂšre et PDG d’Arimus Media Limited (Kenya)

    Trevor Noah – Satiriste et hĂŽte du Daily Show (Afrique du Sud)

    Zeinab Badawi – Diffuseur et rĂ©alisateur de documentaires (Soudan / Royaume-Uni)

    Koos Bekker – PrĂ©sident et ancien PDG du gĂ©ant des mĂ©dias Naspers

    Khadija Patel – RĂ©dacteur en chef, Mail & Guardian (Afrique du Sud)

    ARTS & CULTURE

    Ruth Negga – Actrice et star montante d’Hollywood (Ethiopie / Irlande)

    C4 Pedro – Musicien porte la musique Kizomba sur la scĂšne mondiale (Angola)

    Imbolo Mbue – Nouvel auteur Ă  surveiller (Cameroun)

    Roye Okupe – Found YouNeek Studios – qui crĂ©e des bandes dessinĂ©es et des super-hĂ©ros africains (Nigeria)

    Dorra Bouchoucha – Producteur de films (Tunisie)

    Laduma Ngxokolo – CrĂ©ateur de mode inspirĂ© de son hĂ©ritage Xhosa (Afrique du Sud)

    Alexandra Amon – Producteur de films et directo de Boutique HĂŽtel. (CĂŽte d’Ivoire)

    Njideka Akunyili Crosby – Artiste plasticien (Nigeria)

    Sindika Dokolo – Entreprenuer et collectionneur d’art africain – DRCongo

    Duckie Thot – champion de la beautĂ© et de la beautĂ© du modĂšle (South Sudan / Australia)

    WizKid – sensation d’Afrobeat primĂ©e (Nigeria)

    Adwoa Aboah – fĂ©ministe et Top Model du moment et (Ghana / UK)

    Chimamanda Ngozi Adichie – Auteur, fĂ©ministe et icĂŽne mondiale (Nigeria)

    Tinashe – Pop star brisant l’AmĂ©rique (Zimbabwe)

    DiĂ©bĂ©do Francis KĂ©rĂ© – l’architecte super talentueux, mais mĂ©connu (Burkina Faso)

    Halima Aden – Le Hijab porte un top model qui brise les stĂ©rĂ©otypes (Somalie / États-Unis)

    Bushra al-Fadil – Prix Winner Caine de 2017 (Soudan)

    Triplettes Ghetto Kids – PhĂ©nomĂšne mondial des troupes de danse (Ouganda)

    Porky Hefer – un designer unique avec une conscience Ă©thique (Afrique du Sud)

    Idris Elba – Le roi du blockbuster imparable – (Ghana / Sierra Leone / UK)

    SPORT

    Anthony Joshua – l’affable Championnat des poids lourds de boxe – (Nigeria / UK)

    Mo Salah – Footballeur qui emmĂšne l’Égypte Ă  la Coupe du Monde (Égypte)

    Mo Farah – L’un des plus grands coureurs de moyenne et longue distance et de marathon de sa gĂ©nĂ©ration – (Somalie / Royaume-Uni)

    Caster Semenya – AthlĂ©tisme 800 mĂštres golden girl (Afrique du Sud)

    Eniola Aluko – la star du football qui s’est levĂ©e et a exposĂ© un racisme dans la FA anglaise (Nigeria / UK)

    Elijah Manangoi – la nouvelle sensation de 1500 mĂštres Ă  regarder (Kenya)

    Wayde van Niekerk – l’Ă©merveillement du garçon record du monde (Afrique du Sud)

    Asisat Oshoala – La royautĂ© du football fĂ©minin – (Nigeria)

    Hellen Obiri – le champion du monde 5000m (Kenya)

    Faith Kipyegon – double champion avec de grands rĂȘves (Kenya)

    Kagiso Rabada – Le joueur de cricket le plus redoutĂ© du monde (Afrique du Sud)


     

  • En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    En Afrique, Microsoft compte moderniser l’éducation avec le Cloud

    Le continent africain est dans une belle dynamique en matiĂšre des nouvelles technologies et ses performances semblent plaire aux gĂ©ants mondiaux. Au rang de ceux-ci, Microsoft, qui veut principalement s’intĂ©resser au domaine de l’éducation.

    Au cours du premier semestre de l’annĂ©e 2017, l’amĂ©ricain Microsoft a exprimĂ© son intention d’utiliser pour la premiĂšre fois des data centers situĂ©s en Afrique, et plus prĂ©cisĂ©ment Ă  Johannesburg et au Cap pour se fournir des cloud, Ă  l’horizon 2018. Ce n’est pas tout. Les nouveaux centres proposeront Ă©galement la possibilitĂ© d’hĂ©bergement de donnĂ©es et ainsi faciliter l’accĂšs aux services Internet et de cloud pour les populations et les organisations sur une bonne partie du continent africain. Selon le communiquĂ© que l’entreprise fondĂ©e par Bill Gates et Paul Allen avait rendu public, « ce nouvel investissement est un symbole de reconnaissance des opportunitĂ©s Ă©normes qu’apportera la transformation numĂ©rique en Afrique ».

    Mais depuis peu, Microsoft s’intĂ©resse Ă  bien d’autres domaines, comme l’éducation. En effet, Microsoft travaille actuellement avec des ministĂšres de l’éducation dans de nombreux pays africains comme le Cap-Vert, la CĂŽte d’Ivoire, le Rwanda et le Kenya
, en fournissant des technologies pour assister les processus d’enseignement et d’apprentissage. De fait, lors d’une rĂ©cente confĂ©rence, les responsables du groupe ont ajoutĂ© Ă  cette liste, un nouveau partenariat avec le Mozambique pour « moderniser l’éducation dans le pays ».

    En janvier dernier, Microsoft avait aussi signĂ© un protocole d’entente accord avec Ecobank Transnational Incorporated, sociĂ©tĂ© mĂšre du groupe bancaire panafricain Ecobank. Une collaboration qui rĂ©sulte de la pression croissante sur les agglomĂ©rations africaines due Ă  l’urbanisation et Ă  la nĂ©cessitĂ© de d’offrir des services qui assureront un environnement plus sĂ»r, ouverte et durable. Objectif de cet accord, accompagner les efforts des gouvernements pour « moderniser et Ă©lever les standards des grandes villes du continent grĂące Ă  des solutions numĂ©riques de pointe ». Ce protocole d’accord se veut un vecteur de modernisation des secteurs qui auront l’impact le plus immĂ©diat et le plus important pour le dĂ©veloppement les pays africains.

    Les secteurs visĂ©s comprennent les dĂ©caissements de bourses et les frais de scolaritĂ© dans le secteur de l’éducation ; par ailleurs, la collecte par la municipalitĂ© auprĂšs des vendeurs du marchĂ© et des petites boutiques, les rĂšglements pour les licences des vĂ©hicules et de permis de conduire ainsi que pour les e-Visa et les e-Passeport. Mais l’initiative ne se limite pas lĂ . Elle couvre Ă©galement la mise en Ɠuvre d’un programme complet d’e-compĂ©tences et de formations dans le domaine du digital.

    L’entreprise a Ă©galement profitĂ© du sommet pour le lancement officiel en Afrique de sa solution Microsoft 365 Education, conçue pour « libĂ©rer la crĂ©ativité », pour « promouvoir le travail d’équipe » et « offrir une expĂ©rience utilisateur simple et sĂ»re ». Parmi les diffĂ©rentes fonctionnalitĂ©s, le paquet comprend une version Ă©ducative du jeu populaire Minecraft (qui enseigne aux Ă©tudiants comment coder), une plate-forme de collaboration Microsoft Teams et le service Intune du gĂ©ant du logiciel, qui aide les Ă©coles Ă  mettre en place et Ă  gĂ©rer les appareils scolaires.

    En Afrique, le grand défi

    Un grand des grands obstacles auquel se heurtent les entreprises qui veulent s’implanter en Afrique pour Ɠuvrer dans le domaine de l’éducation est qu’elles doivent souvent travailler avec les gouvernements, ce qui peut ĂȘtre un exercice lent et trop bureaucratique. L’attrait du sommet Innovation Africa est probablement sa capacitĂ© Ă  attirer un grand nombre de responsables gouvernementaux Ă  un mĂȘme endroit.

    Un autre dĂ©fi auquel Microsoft est confrontĂ©e selon ses responsables est la perception de la tarification de ses produits Ă©ducatifs. Bien de personnes ignorent que les Ă©coliers n’ont pas Ă  payer le mĂȘme prix pour utiliser Word comme les entreprisse. « Je suis toujours surpris de voir combien d’institutions en Afrique ne savent pas que nous avons des licences pour l’éducation. Beaucoup d’institutions me disent que “votre logiciel est trop cher”, mais le fait est qu’elles achĂštent des logiciels Ă  des prix compĂ©titifs », a commentĂ© Mark East, responsable rĂ©gional de Microsoft pour l’éducation en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Commentant ce dont les prestataires de services Ă©ducatifs ont besoin pour rĂ©ussir sur le continent, East a mis en exergue des « victoires de tĂȘte de pont », des rĂ©ussites avĂ©rĂ©es qui peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour dĂ©crocher de nouvelles affaires. Il a ajoutĂ© que ceux qui cherchent Ă  entrer dans un pays particulier devraient s’associer avec de plus grandes entreprises technologiques dĂ©jĂ  actives sur un marchĂ©. Ils devraient Ă©galement s’aligner sur les plans de transformation numĂ©rique des gouvernements respectifs, a-t-il conseillĂ©.

     

     

  • RĂ©volution 2.0:  ces incubateurs qui stimulent les startups ouest-africaines

    Révolution 2.0:  ces incubateurs qui stimulent les startups ouest-africaines

    La technologie et le numĂ©rique restent encore des secteurs qui ne sont pas suffisamment explorĂ©s sur le continent. Plusieurs incubateurs tentent Ă  cet effet d’encourager des initiatives numĂ©riques dans les pays africains.

    Chaque annĂ©e la plupart des États africains voient leur croissance Ă©conomique augmenter. Certains gouvernements se sont d’ailleurs dotĂ©s de plan de dĂ©veloppement qui doit conduire leur pays vers l’émergence. Pour atteindre ce niveau, les pays misent sur d’autres secteurs que l’exploitation des matiĂšres premiĂšres. Il y a Ă©galement le secteur des technologies et de l’économie numĂ©rique qui doit leur permettre de promouvoir des innovations.

    Les startups peinent encore Ă  ĂȘtre créées mĂȘme si les initiatives privĂ©es ne manquent pas. Les derniĂšres innovations apprĂ©ciĂ©es sur le continent ont quand mĂȘme Ă©tĂ© l’Ɠuvre de bons nombres d’incubateurs. En Afrique de l’Ouest, l’incubateur Jokkolabs basĂ© Ă  Dakar qui forme depuis 2010 des entrepreneurs sur la crĂ©ativitĂ© numĂ©rique est une rĂ©fĂ©rence. En sept ans, cet espace de coworking et d’innovation a permis l’éclosion de diffĂ©rentes startups numĂ©riques au SĂ©nĂ©gal.

    Presque la mĂȘme situation dans la capitale togolaise. Le quartier de DjidjolĂ© abrite un espace de travail oĂč de passionnĂ©s de technologie et du numĂ©rique se cĂŽtoient. Il s’agit du Woelab, un incubateur créé par SĂ©namĂ© Agbodjinou, un jeune entrepreneur dĂ©cidĂ© Ă  encourager « le partage du savoir numĂ©rique au Togo ». Le Woelab a incubĂ© depuis quelques annĂ©es plusieurs projets numĂ©riques. Mais Ă©galement des startups qui sont conseillĂ©s part de spĂ©cialistes ou d’experts. Au Woelab des enseignements gratuits sont donnĂ©s aux jeunes amoureux de technologies. Il y a quelques annĂ©es, l’incubateur a mĂȘme facilitĂ© la conception d’une imprimante 3D Opensource Ă  partir de dĂ©chets Ă©lectroniques.

    L’esprit d’équipe pour innover

    Image result for Co Creation Hub Nigeria

    A Accra depuis six ans, l’incubateur mFriday s’illustre Ă©galement de son cĂŽtĂ© dans le soutien aux jeunes ghanĂ©ens fĂ©rus du numĂ©rique. En 2011, les responsables de mFriday ont dĂ©cidĂ© partager avec la jeunesse des connaissances en technologie mobile, notamment le dĂ©veloppement des applications. Leurs efforts ont portĂ© des fruits avec le lancement de plusieurs applications mobiles qui rĂ©pondent Ă  des besoins dans diffĂ©rents secteurs du pays. L’innovation numĂ©rique est aussi en marche au NigĂ©ria.

    Dans ce pays oĂč des abonnĂ©s mobiles se comptent par millions avec un taux de pĂ©nĂ©tration internet en progression, des incubateurs encouragent la crĂ©ativitĂ© numĂ©rique. Parmi eux, on peut retenir CoCreation Hub Nigeria qui vient en aide Ă  plusieurs entrepreneurs web du pays. A Lagos, l’incubateur s’est basĂ© sur ses partenariats avec Samsung, BlackBerry et mĂȘme Google pour s’imposer. CoCreation Hub Nigeria a ainsi permis Ă  des entrepreneurs de bien « monter leur projet » et de recevoir parfois l’appui financier des investisseurs.

    L’incubateur camerounais ActivSpaces situĂ© Ă  Douala forme aussi des jeunes entrepreneurs dans l’innovation technologique. Les jeunes sont mĂȘme accompagnĂ©s dans leurs projets et bĂ©nĂ©ficient des conseils de mentors dans la rĂ©alisation de leurs initiatives. ActivSpaces sert Ă©galement d’espace de coworking. L’incubateur contribue surtout Ă  la naissance de jeunes entrepreneurs prometteurs avec d’encourageantes histoires de rĂ©ussite. « ActivSpaces est un atout pour la scĂšne Tech camerounaise », rĂ©sume un dĂ©veloppeur d’application. Ce dernier explique que l’incubateur est Ă  l’origine de l’esprit d’équipe et de recherche entre les entrepreneurs du pays.

  • EthicPhone: le premier opĂ©rateur de paiement mobile pour la diaspora africaine

    EthicPhone: le premier opérateur de paiement mobile pour la diaspora africaine

    Lauréat de la 2e édition de Digital Africa tenue à Abidjan le 29 novembre dernier, Ethicphone, le premier opérateur de paiement mobile international pour la diaspora africaine créé en 2015, a bien le vent en poupe.

    Le contexte africain, surtout dans la zone subsaharienne, est en effet difficile Ă  l’éclosion de la bancarisation. Une situation qui est plutĂŽt favorable au mobile Monet, moyen de transfert d’argent de plus en plus utilisĂ© sur le continent. C’est en effet le succĂšs de cette technologie qui a inspirĂ© le projet Ethicphone.

    En 2015, en crĂ©ant sa startup, Mouhamed DiakitĂ© avait une idĂ©e en tĂȘte : proposer une solution qui permet d’appeler, de transfĂ©rer de l’argent vers l’Afrique et de rĂ©aliser des achats Ă  partir du mobile. Pari rĂ©ussi. Ethicphone a Ă©tĂ© créée afin de simplifier les Ă©changes entre l’Europe et l’Afrique par l’entrepreneur d’origine ivoirienne, au vu de la forte diaspora africaine en Europe.

    En effet, en 2014, selon les chiffres du Fonds international pour le dĂ©veloppement agricole (FIDA), la diaspora africaine en France aurait transfĂ©rĂ© 10,5 milliards de dollars vers l’Afrique, et environ 45 % de ce montant aurait Ă©tĂ© envoyĂ© en passant par une tierce personne, et donc de maniĂšre « informelle ».

    Mouhamed DiakitĂ© veut donc rendre l’informel, formel, pour, dit-il, offrir un service moins cher et capable d’atteindre, grĂące au mobile, les zones rurales les plus reculĂ©es.

    Cet opĂ©rateur de tĂ©lĂ©phonie mobile virtuel est le premier en France qui offre les services de transfert d’argent international et de tĂ©lĂ©phonie mobile. La cible premiĂšre : les diasporas africaines, mais pas que. L’application est aussi disponible pour toutes les populations non bancarisĂ©es d’Europe qui reprĂ©sentent 30 millions de personnes ; et 1 milliard de personnes dans le monde.

    GenĂšse

    Mouhamed DiakitĂ© mise sur la bancarisation du continent grĂące au mobile, tout comme bien de services de tĂ©lĂ©phonie l’a compris aujourd’hui en Afrique. L’application disponible sur IOS et Android a Ă©tĂ© inspirĂ©e, selon le porteur du projet, par une « l’économie solidaire » qui, croit-il, oscille entre le souhait de remplir une mission d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral par les pouvoirs publics et le fait qu’elle doive devenir rapidement rentable, dans des secteurs trĂšs concurrentiels comme la tĂ©lĂ©phonie mobile et le transfert d’argent.

    Le concepteur raconte ses dĂ©buts. « C’est Ă  mon arrivĂ©e en France en 1994 que j’ai Ă©tĂ© confrontĂ© pour la premiĂšre fois au transfert d’argent international. Trois mois aprĂšs mon arrivĂ©e, j’ai fait un transfert d’argent Ă  ma famille en CĂŽte d’Ivoire. Depuis cette date, chaque mois en fonction de mes moyens, je fais des transferts d’argent et toujours selon le mĂȘme parcours client avec une commission trĂšs Ă©levĂ©e, 12 % du montant transfĂ©rĂ©. Et pourtant, depuis 1994, l’Afrique est devenue le continent le plus dotĂ© en tĂ©lĂ©phonie mobile et chaque personne en CĂŽte d’Ivoire peut facilement et gratuitement ouvrir un compte mobile qu’elle soit en zone urbaine ou rurale. »

    D’abord, c’est au sein de l’incubateur Nord/Sud Bond’innov Ă  Bondy (Seine-Saint-Denis) que Mohamed a choisi de dĂ©velopper son projet. Pour lancer l’application sur smartphone, il a fallu d’abord la tester. Cette phase d’expĂ©rimentation financĂ©e par BpiFrance et la RĂ©gion Ile de France avait durĂ© un an.

    Aujourd’hui, 500 personnes utilisent EthicPhone Money en partenariat avec Moov CĂŽte d’Ivoire. L’entreprise a rĂ©cemment lancĂ© sa Carte de paiement Multi devises (dollar amĂ©ricain, livre sterling, euro et Francs CFA).

    Pour rentabiliser son projet, le diplĂŽmĂ© d’un double Master en stratĂ©gie d’intelligence Ă©conomique et en finance compte facturer Ă  de 2 euros de commission pour chaque transfert infĂ©rieur Ă  100 euros et 3 euros au-delĂ .

    Aujourd’hui laurĂ©at de Startup of Africa 2017, Ethicphone a un certes un cours passĂ©, mais dĂ©jĂ  riche. En 2016 dĂ©jĂ , le projet a Ă©tĂ© primĂ© au BpiFrance 2016 et de ScientipĂŽle en 2015. PrĂ©sent dans plus de 40 pays, Ethicphone a dĂ©jĂ  levĂ© plus de 300.000 euros de fonds. Il a Ă©galement intĂ©grĂ© la Station F, rĂ©putĂ© pour ĂȘtre le plus grand campus de Startup au monde.

     

  • L’Afrique positive que nous voulons!

    L’Afrique positive que nous voulons!

    Le paysage mĂ©diatique sur le continent est caractĂ©risĂ© par une pluralitĂ©. La presse papier, la radio et la tĂ©lĂ©vision font partie du quotidien de nombreux Africains. Mais la presse en ligne reste encore un univers pas suffisamment explorĂ©. Elle est en rĂ©alitĂ© un terreau oĂč peut ĂȘtre bĂątie « l’Afrique positive » tant souhaitĂ©e.

    Au moment oĂč elle construit sa renommĂ©e sur le continent, Afrotribune, votre nouveau mĂ©dia, veut redĂ©finir Ă  sa façon le traitement des informations sur l’Afrique. Il ne s’agit pas de progresser dans les sentiers battus ou d’opter pour un mimĂ©tisme adaptatif. Notre site web n’envisage pas faire dans l’idĂ©ologie ou relayer des rĂ©alitĂ©s nĂ©gatives du continent Ă  l’heure oĂč des histoires positives et des avancĂ©es sont constatĂ©es en Afrique.

    AprĂšs plusieurs dĂ©cennies, il est important que la page d’une histoire souvent Ă©crite par des mĂ©dias infĂ©odĂ©s aux puissances occidentales soit tournĂ©e. Parce qu’en Afrique, il y a des politiques de dĂ©veloppement qui sont enclenchĂ©es, des dictatures qui s’écroulent, les libertĂ©s humaines qui sont acquises et des initiatives locales qui s’inscrivent dans l’amĂ©lioration des conditions de vie des populations.

    C’est cette Afrique-lĂ  que votre nouveau mĂ©dia en ligne Afrotribune vous fera dĂ©couvrir. L’équipe qui entend accomplir cette tĂąche est composĂ©e de jeunes dynamiques formĂ©s aux exigences du monde mĂ©diatique, soucieux de contribuer au dĂ©veloppement du continent et fiers de participer Ă  la genĂšse de la presse en ligne en Afrique.

    Avec ardeur, l’équipe entend offrir Ă  ses lecteurs des contenus de qualitĂ© sur l’Afrique. Sur votre site, vous pourrez lire des dĂ©cryptages, des enquĂȘtes et des analyses de nos rĂ©dacteurs. Ce n’est pas tout. À l’heure oĂč prolifĂšrent de fausses informations, il ne s’agit pas pour Afrotribune de servir de l’approximatif. Des sujets originaux seront traitĂ©s et les diffĂ©rentes faces de l’Afrique en pleine transformation vous seront prĂ©sentĂ©es.

    Des jeunes entrepreneurs qui transforment le quotidien des communautĂ©s, aux nombreuses startups qui se crĂ©ent sur le continent africain, votre nouveau portail d’informations vous les fera dĂ©couvrir Ă  travers des reportages et des interviews.

    C’est comme cela que vous arriverez Ă  nous faire confiance. Nous en sommes conscients. Notre vision est de nous imposer et de jouer notre rĂŽle d’éducateur et d’influence. Nous espĂ©rons meilleure l’aventure que nous entamons avec des universitaires, des juristes, des ingĂ©nieurs, des Ă©conomistes et des Ă©ditorialistes. C’est pourquoi l’équipe s’est entourĂ©e de personnes ressources compĂ©tentes. Avec eux, Afrotribune proposera des contenus sur les choix importants qui doivent ĂȘtre faits pour l’avancĂ©e du continent.

    L’Afrique, continent de l’avenir, a besoin d’un empire mĂ©diatique Ă  ses cĂŽtĂ©s. Afrotribune jouera ce rĂŽle. Avec son Ă©quipe, la richesse du continent, ses success-stories, ses hĂ©ros et ses cultures seront prĂ©sentĂ©s autrement Ă  des milliers de lecteurs pour reprendre une place longtemps occupĂ©e par des mĂ©dias occidentaux. De LomĂ© Ă  Lubumbashi, de Tunis Ă  Johannesburg, de Kampala Ă  Freetown, de Kigali Ă  Windhoek, nous allons cĂ©lĂ©brer l’Afrique et ses acquis. Il est question d’une information produite par des Africains pour les Africains.

     

  • Des vĂ©tĂ©rans amĂ©ricains  en Afrique pour traquer les braconniers

    Des vétérans américains  en Afrique pour traquer les braconniers

    La recrudescence du braconnage sur le continent oblige certains États Ă  faire appel Ă  des vĂ©tĂ©rans amĂ©ricains pour former leurs rangers. DĂ©sormais c’est avec des mĂ©thodes militaires que ces « soldats de la faute » luttent contre les braconniers.

    Depuis prĂšs de cinq ans, des voix s’élĂšvent pour dĂ©noncer l’extinction de certaines espĂšces dans la savane africaine. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) continue d’exprimer sa prĂ©occupation sur la menace de disparition qui plane sur le pangolin, le rhinocĂ©ros, la girafe et le guĂ©pard. Leur disparition est liĂ©e Ă  des activitĂ©s humaines, notamment le braconnage illĂ©gal. Mais depuis quatre ans, sur le continent, une bataille de longue haleine est en cours dans les faunes. Elle oppose des braconniers qui chassent des animaux dans les faunes et les rangers qui se donnent pour tĂąche de protĂ©ger les animaux.

    Mais la protection des rangers n’est pas toujours totale. Le braconnage illĂ©gal Ă©tant devenu une crise si grave que les braconniers passent souvent entre les mailles des rangers. Depuis plusieurs mois, des parcs animaliers sur le continent se tournent de plus en plus vers les soldats actifs. Les responsables en charge de la gestion des parcs font appel Ă  des vĂ©tĂ©rans qui utilisent des technologies militaires pour protĂ©ger la faune. C’est le cas du Malawi. Pour la protection de ces parcs, le pays a fait appel Ă  des soldats britanniques. Ces derniers enseignent aux rangers comment combattre les braconniers Ă  kalachnikov. Cette aide des soldats britanniques s’inscrit dans le cadre d’un programme soutenu par le prince Harry.

    De leur cĂŽtĂ©, les rangers kĂ©nyans utilisent du matĂ©riel de qualitĂ© militaire pour traquer les braconniers avec l’aide du Fonds mondial pour la nature. L’organisation a Ă©galement essayĂ© de dĂ©ployer des drones en Namibie. Pour Ryan Tate, fondateur de VETPAW (Veterans Empowered to Protect African Wildlife), un organisme Ă  but non lucratif amĂ©ricain lancĂ© en 2013, le personnel militaire est bien Ă©quipĂ© pour aider les gardes forestiers Ă  faire face Ă  la crise du braconnage. Le patron du VETPAW estime que les vĂ©tĂ©rans disposent de compĂ©tences pour dissuader les braconniers. Le VETPAW forme depuis quatre ans des Ă©quipes de vĂ©tĂ©rans amĂ©ricains qui doivent venir en appui aux rangers africains. La formation porte sur des tactiques militaires et sur comment patrouiller sur de vastes zones ou mener des opĂ©rations nocturnes.

    Approche critiquée

    « Au lieu de les envoyer chercher une aiguille dans une botte de foin, si nous pouvions leur apprendre Ă  prendre des informations et Ă  rĂ©duire les points de braconnage oĂč les braconniers entrent et sortent des rĂ©serves, et comment ils le font, si nous pouvions apprenez-leur ces tactiques, nous pourrions rĂ©ellement renverser la vapeur dans cette crise », rĂ©sume Ryan Tate. Le VETPAW qui est financĂ© par des dons compte actuellement sur le continent six vĂ©tĂ©rans.

    Outre la lutte contre le braconnage, les vĂ©tĂ©rans travaillent Ă©galement avec des Ă©cologistes locaux pour comprendre comment gĂ©rer les animaux et le terrain. Cependant, la relation entre le personnel militaire, les anciens combattants et les rangers n’est pas sans reproche. Une Ă©quipe de chercheurs de l’universitĂ© de Sheffield s’est rĂ©cemment opposĂ©e Ă  de telles tactiques. « Cette image d’une Ă©coarmĂ©e bienveillante dĂ©tourne l’attention de poser d’autres questions importantes comme ce qui motive le braconnage en premier lieu [et] quel rĂŽle joue la pauvreté », ont Ă©crit les chercheurs.

    L’article des chercheurs se rapportait Ă  une dĂ©claration publiĂ©e en avril par l’Association des Rangers d’Afrique sur l’utilisation de «personnel et tactiques militaires et de sĂ©curité» pour entraĂźner les gardes-chasse. Parmi les prĂ©occupations de l’association: le manque de coordination, le manque de contrĂŽle appropriĂ© et le manque d’apprĂ©ciation de l’environnement politique et culturel dans lequel Ă©voluent les rangers. Selon les chercheurs de l’universitĂ© de Sheffield, l’engagement de la communautĂ© et le travail pour Ă©radiquer la demande de produits de la faune sont une approche plus efficace.

    Ryan Tate affirme apprĂ©cier en partie la position des chercheurs. Il rĂ©itĂšre toutefois que les rangers ont besoin de ce type de formation pour rĂ©pondre aux tactiques sophistiquĂ©es des braconniers. Le fondateur de VETPAW critique Ă©galement le fait que les chercheurs passent sous silence les efforts de la communautĂ© et du renseignement dĂ©ployĂ©s par les anciens soldats et les soldats actifs, efforts qu’il dit aider les gardes forestiers Ă  trouver et Ă  apprĂ©hender en toute sĂ©curitĂ© les braconniers.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Ces 10 entrepreneurs africains aux dĂ©buts Ă©tonnants

    Ces 10 entrepreneurs africains aux débuts étonnants

    Il existe de nombreux jeunes entrepreneurs sur le continent qui dĂ©sirent se lancer dans des projets privĂ©s. Entreprendre devient un rĂȘve qu’on peine parfois Ă  rĂ©aliser. La plupart de ces potentiels entrepreneurs Ă©voquent « l’insuffisance de capital pour dĂ©marrer leurs activitĂ©s ». En plus, les banques ne prĂȘtent pas toujours et « les taux d’intĂ©rĂȘt sont trop Ă©levĂ©s », expliquent-ils.

    Les histoires de rĂ©ussites existent pourtant. L’absence de capital, apport important pour la rĂ©ussite d’une entreprise, n’est pas considĂ©rĂ©e par certains comme une excuse. De grands entrepreneurs africains continuent de faire prospĂ©rer leurs entreprises alors qu’ils avaient dĂ©marrĂ© sans grand soutien. Afrotribune vous prĂ©sente dix d’entre eux.

     Aliko Dangote

    Image result for Aliko Dangote

    Le NigĂ©rian est actuellement l’homme le plus riche d’Afrique. Il vaut prĂšs de 18,3 milliards de dollars et est un modĂšle pour les entrepreneurs du continent. Alors que ses intĂ©rĂȘts commerciaux s’étendent actuellement Ă  travers l’Afrique, la fortune impressionnante de Dangote a Ă©tĂ© construite Ă  partir de trĂšs modestes dĂ©buts. Il a commencĂ© son activitĂ© en 1978 avec 500 000 nairas empruntĂ©s Ă  son grand-pĂšre. Il a remboursĂ© le prĂȘt en seulement six mois.

    Au cours des premiĂšres annĂ©es, Dangote s’est concentrĂ© sur l’importation de produits non transformĂ©s, notamment du riz, du poisson congelĂ©, du sucre et des aliments pour bĂ©bĂ©s au Nigeria. Aujourd’hui, ses intĂ©rĂȘts commerciaux se sont Ă©tendus Ă  la production locale de ciment, de sel, de farine et, trĂšs rĂ©cemment, de raffinage du pĂ©trole. Son expansion agressive et ses efforts de diversification ont conduit Ă  d’énormes investissements au Nigeria, au BĂ©nin, au Cameroun, au Ghana, en Afrique du Sud, au Togo, en Tanzanie et en Zambie.

    Fomba Trawally

    Image result for Fomba TrawallyIl n’avait pas grand-chose. Mais Fomba Trawally a dĂ©cidĂ© de rĂ©ussir. En 1989 lorsqu’il quitte son pays le LibĂ©ria victime d’une guerre civile il fait le choix de se rĂ©fugier en Gambie. Deux ans aprĂšs, il retourne au LibĂ©ria oĂč il dĂ©marre avec 200 dollars US des activitĂ©s de vente de pantoufles en caoutchouc. Cet investissement initial dans les pantoufles en caoutchouc a fait des retours rapides et l’entreprise a augmentĂ© rĂ©guliĂšrement.

    En 2005, cet entrepreneur multimillionnaire autodidacte possĂ©dait trois magasins de dĂ©tail Ă  Monrovia, vendant des articles tels que des produits en papier et des cosmĂ©tiques importĂ©s du monde entier. Il y a sept ans, Fomba Trawally a fait la transition d’un importateur Ă  un fabricant. Il a créé National Toiletries Incorporated, la premiĂšre entreprise de fabrication de papier et de produits de toilette au Liberia. Depuis, les ventes annuelles de ses usines ont franchi la barre du million de dollars et il prĂ©voit bientĂŽt doubler sa capacitĂ© de production.

    Bethléhem Tilahun Alemu

    Image result for Bethlehem Tilahun AlemuNĂ©e Ă  Addis-Abeba, Bethlehem Alemu a grandi dans une banlieue de la capitale Ă©thiopienne. Son entreprise — SoleRebels — est l’une des marques de chaussures africaines les plus populaires et les plus dynamiques au monde. Sa collection de chaussures Ă©cologiques fabriquĂ©es Ă  partir de matĂ©riaux recyclĂ©s a Ă©tĂ© vendue dans plus de 50 pays Ă  travers le monde, notamment aux États-Unis, au Canada, au Japon et en Suisse.

    En 2004, c’est avec un capital de 10 000 dollars US recueilli auprĂšs de ses proches qu’il a lancĂ© son entreprise. Plus de dix ans aprĂšs, SoleRebels gĂ©nĂšre des revenus annuels de plus de 1 million de dollars. Bethlehem Alemu est une femme active. Celle que le magazine Forbes a dĂ©crit comme « l’une des femmes les plus puissantes au monde » est Ă©galement la fondatrice de Republic of Leather, une entreprise qui commercialise des produits en cuir de luxe comme des sacs, des ceintures et d’autres accessoires en cuir non-chaussures.

    Jason Njoku

    Image result for Jason Njoku

    Jason Njoku est le cofondateur et PDG d’IrokoTV, une plateforme de divertissement mobile et de tĂ©lĂ©vision sur Internet qui est particuliĂšrement populaire pour son impressionnant catalogue de films africains « Nollywood ».

    La croissance de cette activitĂ© a Ă©tĂ© trĂšs remarquable. À ce jour, IrokoTV a attirĂ© jusqu’à 40 millions de dollars en financement d’investissement auprĂšs d’investisseurs Ă©trangers. Ce NigĂ©rian a pourtant rencontrĂ© plusieurs difficultĂ©s avant de lancer son entreprise. AprĂšs quelques tentatives infructueuses dans des entreprises prĂ©cĂ©dentes au Royaume-Uni, Jason est retournĂ© au Nigeria en 2010 pour Ă©tablir des relations locales et acheter des droits de contenu pour sa nouvelle entreprise, IrokoTV.

    Adii Pienaar

    Image result for Adii Pienaar

    Adii Pienaar est cofondateur de WooThemes, une société de technologie basée en Afrique du Sud qui a été rachetée par Automattic, un géant américain de la technologie en ligne, pour 30 millions de dollars.

    Le jeune entrepreneur sud-africain a lancĂ© WooThemes en 2008, Ă  l’ñge de 23 ans alors qu’il Ă©tait encore Ă  l’universitĂ©. Adii travaillait Ă  temps partiel en tant que pigiste en ligne et consultant sur le cĂŽtĂ© alors qu’il continuait Ă  travailler sur WooThemes, en utilisant ses Ă©conomies et ses revenus Ă  l’époque pour soutenir l’entreprise.

    Patrick Ngowi

    Image result for Patrick Ngowi

    C’est Ă  19 ans que Patrick Ngowi s’est lancĂ© dans les affaires. Ce Tanzanien vendait des Ă  l’époque des tĂ©lĂ©phones mobiles fabriquĂ©s en Chine. A ce jour, il possĂšde l’une des sociĂ©tĂ©s d’énergie solaire les plus prospĂšres d’Afrique de l’Est — Helvetic Solar Contractors. L’entrepreneur a lancĂ© sa sociĂ©tĂ© grĂące Ă  un prĂȘt de 1800 dollars US contractĂ© chez ses proches qui l’ont d’ailleurs aidĂ© Ă  partir en Chine. Il y a quatre ans, le chiffre d’affaires de son entreprise dĂ©passait les 5 millions de dollars et l’entreprise Ă©tait Ă©valuĂ©e (en 2014) par KPMG East Africa Ă  15 millions de dollars.

    PrĂ©sentĂ© par Forbes comme l’un des « 10 jeunes millionnaires africains Ă  suivre », Patrick Ngowi a Ă©galement créé sa fondation LumiĂšre pour la vie qui s’investit dans la fourniture d’énergie renouvelable aux communautĂ©s. Son entreprise Helvetic Solar Contractors a dĂ©jĂ  installĂ© plus de 6 000 petits systĂšmes solaires sur les toits en Tanzanie et dans d’autres pays d’Afrique de l’Est, dont le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi.

    Anna Phosa

    Image result for Anna Phosa

    Anna Phosa est l’un des Ă©leveurs de porcs les plus prospĂšres d’Afrique. Elle est souvent qualifiĂ©e de « fermiĂšre porcine cĂ©lĂšbre ». Cette Sud-africaine a dĂ©cidĂ© en 2004 de construire sa ferme porcine Ă  Soweto aprĂšs avoir visitĂ© celle d’une de ses amies. C’est avec 100 dollars US et 4 petits cochons qu’elle a dĂ©marrĂ© ses activitĂ©s.

    En 2008, Anna Phosa a Ă©tĂ© engagĂ©e par Pick « n Pay, la chaĂźne de supermarchĂ©s sud-africaine, pour approvisionner ses magasins avec 10 porcs par semaine. La demande a rapidement augmentĂ© Ă  20 porcs par semaine. En 2010, elle a signĂ© un Ă©norme contrat avec Pick’n Pay pour fournir 100 porcs au cours des cinq prochaines annĂ©es dans le cadre d’une entente de 25 millions de Rand, soit prĂšs de 2,5 millions de dollars. Avec un contrat en main, l’entrepreneure a reçu des fonds de la banque ABSA et de l’USAID pour acheter une propriĂ©tĂ© agricole de 350 hectares. Elle emploie Ă  ce jour une vingtaine de personnes qui Ă©lĂšvent prĂšs de 4000 porcs.

    Fred Deegbe

    Related image

    Fred Deegbe est le cerveau derriĂšre Heel The World, une marque de chaussures de luxe entiĂšrement fabriquĂ©e Ă  la main par des artisans qualifiĂ©s au Ghana. En 2011, ce GhanĂ©en a dĂ©cidĂ© de quitter son emploi de banque pour fonder son enteprise. C’est avec ses Ă©conomies rĂ©alisĂ©es grĂące Ă  son travail bancaire et Ă  l’aide de son partenaire commercial, Vijay Manu qu’il a achetĂ© des machines Ă  chaussures et de l’équipement et embauchĂ© le premier groupe de travailleurs.

    Aujourd’hui, Heel The World propose une gamme impressionnante de chaussures — des chaussures Richelieu rĂ©tro aux mocassins Ă©lĂ©gants, en passant par les pantoufles Ă©lĂ©gantes et les Oxford accrocheurs.

    Desmond Mabuza

    Related image

    Desmond Mabuza est le premier noir en Afrique du Sud Ă  possĂ©der et exploiter avec succĂšs une entreprise de restauration gastronomique qui sert les riches et cĂ©lĂšbres personnes de son pays. NĂ© et Ă©levĂ© dans un quartier pauvre de Soweto, et formĂ© en tant qu’ingĂ©nieur civil aux États-Unis, Desmond est retournĂ© en Afrique du Sud avant la fin de l’ùre de l’apartheid pour crĂ©er une petite entreprise de gĂ©nie civil.

    AprĂšs quelques annĂ©es, il a abandonnĂ© sa pratique de l’ingĂ©nierie et a investi l’argent qu’il avait fait dans le secteur de la restauration gastronomique. Il a ouvert son premier restaurant en 2001 (Ă  l’ñge de 28 ans) et possĂšde actuellement deux restaurants remarquablement rentables et bien gĂ©rĂ©s — Signature et Wall Street — tous deux situĂ©s Ă  Johannesburg. Il a Ă©galement ouvert en 2014 un restaurant (Signature) Ă  Abuja et envisage s’installer dans d’autres pays sur le continent.

    Lorna Rutto

    Image result for Lorna Rutto

    En 2010, la Kenyane Lorna Rutto a quittĂ© son emploi bancaire pour dĂ©marrer une activitĂ© de recyclage des dĂ©chets. Son entreprise, EcoPost, collecte et recycle les dĂ©chets plastiques en poteaux esthĂ©tiques, durables et respectueux de l’environnement, un matĂ©riau alternatif au bois. GrĂące Ă  ces efforts, elle a Ă©normĂ©ment contribuĂ© Ă  la conservation des forĂȘts, emploie des centaines de Kenyans et devrait crĂ©er 100 000 nouveaux postes au cours des 15 prochaines annĂ©es.

    Son activitĂ© et ses rĂ©alisations remarquables ont reçu l’appui financier des ONG internationales et locales. En 2010, elle a remportĂ© un prix SEED de 6 000 $ qui a servi de capital de dĂ©marrage pour son entreprise. La mĂȘme annĂ©e, elle a reçu un prix de 12 700 dollars de la part de la Fondation Enablis Energy Globe-Safaricom. Elle a Ă©galement remportĂ© un concours de plan d’affaires organisĂ© par Cartier Women’s Initiative et a reçu un prix de prĂšs de 12 000 $. EcoPost a attirĂ© un investissement en capital de la Blue Haven Initiative et de la Fondation Opus pour un montant de 495 000 USD. Son entreprise s’est surtout dotĂ©e d’une grande usine de fabrication Ă©quipĂ©e de machines de recyclage de pointe.