Catégorie : Ghana

  • Ghana: Nelson Boateng, celui qui donne une autre vie aux déchets plastiques

    Ghana: Nelson Boateng, celui qui donne une autre vie aux déchets plastiques

    Au Ghana, l’entrepreneur Nelson Boateng s’est fait célèbre en recyclant les déchets plastiques pour fabriquer des blocs de construction moins chers et construire des routes.

    La mauvaise qualité de l’assainissement coûte au pays 290 millions de dollars par an au Ghana et une bonne partie des déchets sont constitués de plastiques dont seulement 10% sont recyclés. Le gouvernement a envisagé d’interdire l’utilisation de plastiques non biodégradables, mais les inquiétudes concernant les pertes d’emplois sont énormes et ces propositions ont finalement été mises de côté.

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    Nelson Boateng, 33 ans, connait bien depuis qu’il a commencé à travailler dans une usine à l’âge de 13 ans, les plastiques. En 2015, craignant l’interdiction imminente d’une interdiction des plastiques, Nelplast, entreprise de Boateng est poussé à penser à un moyen de garder l’entreprise en vie.

    Utilisant les connaissances acquises de manière informelle par des ingénieurs avec lesquels il avait travaillé, il a mis au point un procédé de production qui mélange du sable avec du plastique et de l’oxyde rouge pour fabriquer des blocs de pavage d’un pied carré. Il a déposé une demande de brevet qui doit encore être approuvée.

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    L’utilisation de plastiques jetés dans la construction de routes a été expérimentée ailleurs.

    « En Inde, ils mettent les plastiques dans l’asphalte pour éviter les fissures et les nids de poule, mais ma technologie est très différente», explique Boateng. Le Ghanéen, lui, n’utilise pas de bitume ni de pierre. « L’asphalte est cher, mais le mien est moins cher et la durabilité est garantie », ajoute l’entrepreneur.

    À 1 $ chacun, les blocs de son entreprise sont moins chers que le prix moyen de 1,50 $ pour un bloc de béton. Ses blocs infusés de plastique ont été utilisés pour paver certaines maisons et reconstruire un tronçon de route dénivelé à Ashaiman, le canton densément peuplé où il a grandi.

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    Son entreprise, Nelplast Ghana emploie directement 60 personnes et 500 autres indirectement. Mais à 200 pâtés de maisons par jour utilisant 800 kilos de déchets plastiques, la capacité est faible pour les promoteurs immobiliers qui ont manifesté leur intérêt à utiliser ses blocs. La mise à l’échelle a été un défi parce qu’il n’a pas l’équipement nécessaire.

    Nelplast a été acceptée dans «One-District, One-Factory», le plan d’industrialisation phare du gouvernement du Ghana dont les avantages comprennent des prêts à faible intérêt allant de 50 000 à 5 millions de dollars. Une promesse faite par le ministre de l’Environnement d’aider Boateng à obtenir plus de machines pour qu’il puisse augmenter sa capacité, jusqu’à concurrence de 15 000 blocs par jour.

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    En images : au Ghana, des déchets recyclés pour construire des routes

  • Ghana : Gabriel Opare [20 ans], le créateur du concurrent de Google

    Ghana : Gabriel Opare [20 ans], le créateur du concurrent de Google

    A 20 ans, Gabriel Opare, un étudiant ghanéen a construit un nouveau moteur de recherche pour rivaliser les géants Google et YouTube.

    Gabriel a construit un moteur de recherche gratuit pour les vidéos appelées Mudclo. Mudclo, un moteur de méta-recherche, permet aux utilisateurs de découvrir, de rechercher et de diffuser du contenu vidéo provenant de plusieurs sources sur Internet en un seul endroit. Le concepteur estime que son invention est assez bonne pour être compétitive dans le secteur des moteurs de recherche et qu’il peut évoluer à l’échelle mondiale.

    Concurrent de Google

    « YouTube est un site d’hébergement de vidéos, Mudclo combine la puissance de YouTube et de deux autres sites d’hébergement vidéo afin de créer Mudclo », a confié l’étudiant en sociologie, qui explique que les recherches les plus populaires de ses utilisateurs comprennent des publicités, des vidéos musicales et du contenu amateur.

    Cette innovation, Gabriel ne l’a pas réussie en un seul jour. N’ayant pas de base dans les formations technologique avant, il a dû d’abord apprendre à coder en suivant des cours en ligne pendant son temps libre. C’est à l’âge de 17 ans qu’il a commencé le développement. En effet, c’est bien avant de terminer ses études secondaires en 2015 que Gabriel s’est juré de construire un moteur de recherche plus puissant que Google. Bien qu’il n’y soit pas parvenu à 100%, il a réussi à créer deux plateformes Google similaires, dont Mudclo, déjà disponible sur le marché, un moteur de recherche vidéo et une plate-forme publicitaire.

    L’étudiant avoue s’être inspiré d’autres Ghanéens, motivé et désireux de créer des entreprises à un jeune âge sur un continent où les possibilités sont limitées et le chômage est accentué, surtout après des études dans les domaines des sciences sociales. Quand on lui demande comment est-il arrivé là, il aime répondre, « j’ai toujours cru en la diversité des compétences comme un moyen indispensable d’ajouter de la valeur à une personne ».

    Juste quelques mois après sa conception, Mudclo a déjà attiré l’attention de certaines entreprises technologiques, y compris des sites d’hébergement de vidéos bien connus. Et ce, même s’il reste encore du travail à faire sur le moteur pour corriger les bugs, améliorer les fonctionnalités et les expériences visuelles.

    Le jeune Gabriel Opare, mesure l’importance du travail qu’il devra abattre pour atteindre ses objectifs, et compte bien évidemment sur l’accompagnement des pouvoirs publics et autres mécènes, qui paraissent

  • Kwadwo Safo Kantanka, l’inventeur autodidacte des 4X4 au Ghana

    Kwadwo Safo Kantanka, l’inventeur autodidacte des 4X4 au Ghana

    Il y a en Afrique, d’excellents ingénieurs qui ont su, malgré les difficultés, déployé leurs génies. Kwadwo Safo Kantanka en est un exemple vivant.

    Au Ghana, Kwadwo Safo Kantanka n’est pas un inconnu, même si sur le continent sa réputation semble ne pas être à la hauteur de ses réalisations.

    Né en 1948 à Bekwai dans la région d’Ashanti, Safo Kantanka était passionné depuis son enfance de la science et la technologie. Il était habitué, après les cours, à faire son travail à la maison et se précipiter à la ferme pour obtenir des bois pour la conception de voitures, hélicoptères, avions, etc. Il conçut des machines et des automobiles qui n’avaient jamais été vues en ville.

    Après les cours élémentaires, il s’était inscrit à l’Institut des travaux techniques du Ghana à Kumasi. Il a ensuite travaillé pendant trois ans comme soudeur à la Volta Aluminium Company (VALCO).

    Réalisations

    En tant que passionné de musique, ce pasteur a commencé avec la fabrication de batteries électriques avec des unités cérébrales, des haut-parleurs, une console de mixage professionnelle, des amplificateurs, des préamplis et des guitares basses à sept cordes, tout seul.

    Il s’est ensuite tourné vers la fabrication de machines à coudre et à broder, moulins à maïs, moissonneuses, batteuses, des tunnels solaires, des dispositifs anti-gravités, machine mobile bloc de moulage polyvalent capable de produire 16 à 18 blocs à la fois, les téléviseurs de capteurs humains, etc.

    Fabricant de la première automobile « Made in Ghana », sa première réalisation, le Kantanka Saloon remonte en 1998 et une traction intégrale Kantanka Onantefo I en 2006. En juin 2007, il a sorti un modèle perfectionné de la kantanka Onantefo, la Kantanka Onantefo II qui, comme toutes ses voitures, était testée dans la plupart des régions du pays.

    La même année, l’apôtre a rendu public son véhicule de Crosscountry de 26 pieds de long, appelé Kantanka Obrempon, lors de la 27ème Foire annuelle de Charité et de Technologie de l’église Awoshie à Accra au Ghana. Il a lancé le même jour une excavatrice.

    Il revient également à celui qui se dit assigné d’une mission divine d’autonomiser l’Afrique par l’application de la science et de la technologie, l’invention du KTK 02, un hélicoptère défensif armé de missiles, de même que le jet Kantanka, un avion à quatre places climatisé.

    L’année 2012 lui étant prolifique, le génie ghanéen a lancé un véhicule utilitaire sport et un autre véhicule 4X4, Kantanka Daasebre, qui est alimenté et conduit par… une montre-bracelet. Cette même année, il a sorti une voiture berline non motorisée fonctionnant à l’énergie solaire.

    Kwadwo Safo Kantanka est aussi l’auteur des variétés de machinerie industrielle, notamment des collecteurs d’ordures, des machines à souder par points, des w.c. et des robinets automatisés, des grues, des robots médicaux et industriels capables de répondre aux commandes programmées, des lance-missiles, des véhicules blindés, et beaucoup plus. Le tout, produit avec des matériaux locaux.

    Par ces multiples travaux, l’homme de Dieu compte élever l’image engloutie du continent africain et le rendre économiquement indépendant, restaurer la gloire perdue de ce continent d’où la civilisation a commencé. Lui et sa famille s’appliquent ensemble dans cette mission.

     

  • Farida Bedwei, femme Tech la plus influente du Ghana malgré son handicap

    Farida Bedwei, femme Tech la plus influente du Ghana malgré son handicap

     

    S’il est vrai qu’invalidité n’est pas forcément un désavantage, la Ghanéenne Farida Bedwei, ingénieure logicielle, en est une preuve vivante.

    Née en 1979, une paralysie cérébrale a été identifiée chez Farida Bedwei à l’âge d’un an. Mais déjà jeune, celle-ci a fermement refusé de laisser son handicap affecter son éducation et sa carrière.

    Aujourd’hui, cofondatrice et directrice technique d’une société de logiciels, Farida Bedwei est considérée comme l’une des femmes les plus puissantes de la technologie financière sur le continent.

    En 2013, le magazine CEO d’Afrique du Sud a nommé Bedwei la femme la plus influente du monde des affaires et des gouvernements.

    Son plus grand accomplissement est le développement d’une plateforme de logiciel de cloud qui est utilisé par près de 300 compagnies de microfinance à l’échelle nationale. Ces institutions administrent des prêts à leurs clients en envoyant un code à leurs téléphones mobiles par SMS. Ce code peut être échangé contre de l’argent dans n’importe quelle succursale, rendant les petits prêts disponibles immédiatement et sans protocole.

    Première vie

    Bedwei a vécu une enfance nomade grâce au travail de son père au Programme des Nations Unies pour le développement. En conséquence, la famille résidait à la Dominique, à la Grenade et au Royaume-Uni avant de s’installer définitivement au Ghana lorsque Bedwei avait neuf ans.

    Bedwei a été scolarisée à domicile jusqu’à l’âge de 12 ans, puis a poursuivi ses études dans une école publique. À cet âge déjà, Bedwei commençait par manifester une affinité pour les objets électroniques et l’ordinateur. Bedwei sautera alors le lycée afin de s’inscrire à un cours d’informatique d’un an au centre de technologie de l’information de rue Michael. À 15 ans, elle était l’une des plus prometteuses jeunes de la classe.

    Après son diplôme, la programmeuse passionnée a commencé à chercher du travail et a trouvé son poste de rêve chez Soft, une société de logiciels de premier plan dans la région. « Je suis un modèle pour beaucoup d’enfants handicapés et c’est très important pour moi de montrer au monde que … Oui … Vous pouvez avoir un enfant handicapé et ce n’est pas la fin du monde. Il y a tellement de choses qu’on peut finir par faire avec les bonnes ressources » pense l’ingénieure, grande défenseure des droits des personnes handicapées.

    En 2010, elle a rejoint G-Life Financial Services en 2010. Le système adopté par la société n’était pas efficace pour le micro financement, alors avec un collègue de l’entreprise, ils ont commencé à construire leur propre plateforme de logiciel cloud appelée gKudi.

    La tête sur les épaules, la Ghanéenne est toujours fière de son parcours. « Je suis fière de beaucoup de choses. Le numéro un est le fait que j’ai été capable d’aller aussi loin. Car même pour un homme, diriger une entreprise de technologie dans cette partie du monde n’est pas facile » confie-t-elle.

     

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  • Akua Obenewaa Donkor, pionnière du chocolat artisanal au Ghana

    Akua Obenewaa Donkor, pionnière du chocolat artisanal au Ghana

    Au Ghana, cette entrepreneure est très connue sous le nom de Chocolate Lady. Akua Obenewaa Donkor dirige une chocolaterie à Ashongman, dans la banlieue d’Accra. Depuis plus de cinq ans, cette trentenaire fabrique des chocolats faits à la main.

    Son entreprise est dénommée « Decokraft » avec un capital de 1000 dollars.
    À base de liqueur de cacao, plus de 300 kg de chocolat sont fabriqués par Decokraft chaque mois. L’entrepreneure s’approvisionne auprès des cultivateurs du pays et d’autres sociétés spécialisées.

    La Ghanéenne explique s’être intéressée à la production du chocolat après avoir lu un magazine contenant des informations sur les chocolatiers, les différents types de chocolat. Akua Obenewaa Donkor a suivi des cours en ligne pour devenir chocolatière. L’entrepreneure a également été formée par la Cocoa Processing Company (CPC) du Ghana.

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    Les produits sont après vendus dans des boutiques en ligne et durant des grands événements comme les fêtes d’anniversaires, les mariages ou les festivités au sein des entreprises. Chocolate Lady est diplômée en Communication Design (Design Graphique) de l’Université des Sciences et Technologies Kwame Nkrumah (KNUST).

    Elle mise ainsi sur des touches personnelles comme les techniques de fabrication à la maison, l’image de marque, la finition et l’emballage pour mieux faire connaître son produit. La Food and Drugs Authority (FDA) a d’ailleurs certifié les produits de Akua Obenewaa Donkor.
    Grâce au succès de son entreprise, la jeune entrepreneure a déjà formé près de cinquante personnes dans la fabrication de chocolat.

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  • Cacao: le Ghana et la Côte d’Ivoire veulent maîtriser le marché mondial

    Cacao: le Ghana et la Côte d’Ivoire veulent maîtriser le marché mondial

    Le Ghana et la Côte d’Ivoire ont décidé de relever les défis du secteur du cacao, dans le cadre de la mise en œuvre d’un accord de partenariat stratégique qui lie les deux pays, en signant la « Déclaration d’Abidjan ».

    Les deux chefs d’État du Ghana et de la Côte d’Ivoire ont tenu une réunion en début de semaine consacrée à l’économie de cacao, produit agricole dont les deux pays assurent 60% de la production mondiale. À l’issue de cette réunion, Nana Akufo-Addo et Alassane Ouattara ont signé la « Déclaration d’Abidjan ».

    Cet accord vise à « mieux défendre les intérêts des producteurs de cacao et des économies des deux pays », selon les termes d’Alan Kyerematen, ministre ghanéen du Commerce et de l’Industrie. En clair, l’accord veut améliorer le prix d’achat de la fève aux producteurs et lutter contre la contrebande.

    Principalement, Accra et Abidjan se sont engagés à harmoniser leur politique de commercialisation du cacao et se sont convenu d’annoncer chaque année de manière concomitante et avant le début de la campagne, le prix au producteur.

    Réguler pour mieux régner

    Cette déclaration intervient à un moment où des millions de cacaoculteurs des deux pays ont connu des pertes significatives l’année dernière, causée par une chute d’environ 20% des prix de ces produits qui participent d’une partie importante aux PIB des deux plus grands producteurs.  Cette perte a donc pesé sur les recettes budgétaires des deux pays.

    En effet, il faut considérer que la contrebande est souvent alimentée par la différence des prix du cacao entre ces deux pays limitrophes. En termes d’exemple, pour la saison 2017-2018, la tonne du cacao a coûté 1 735 dollars au Ghana contre 1 270 dollars en Côte d’Ivoire.

    En outre, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont également convenu d’intensifier la collaboration dans le domaine de la recherche scientifique pour la production de plants de cacao, l’amélioration des variétés végétales. Ils vont mettre en œuvre un programme régional de lutte contre la pousse.

    Akufo-Addo et Alassane Ouattara veulent aussi désormais promouvoir conjointement la consommation de cacao sur les marchés locaux, régionaux et émergents et sont convenus que les consultations entre le Ghana et la Côte d’Ivoire sur la gestion de leurs filières cacaoyères devraient être faites sur une base régulière.

    L’engagement des deux pays à transformer une grande partie du cacao et l’invitation du secteur privé, notamment du secteur privé africain, à investir massivement dans la transformation du cacao en Afrique ont également été réitérés.

     

  • Le Ghanéen Virgil Abloh nommé directeur artistique chez Louis Vuitton [Portrait]

    Le Ghanéen Virgil Abloh nommé directeur artistique chez Louis Vuitton [Portrait]

    Virgil Abloh, fondateur de la marque de haute surette Off-White et directeur artistique de longue date de l’artiste américian Kanye West, sera le prochain directeur artistique des vêtements pour hommes de Louis Vuitton, l’une des maisons européennes les plus anciennes et les plus puissantes du luxe.

    Virgil Abloh devient le premier directeur artistique afro-américain de Louis Vuitton et l’un des rares designers noirs au sommet d’une maison patrimoniale française.

    « Cette opportunité de réfléchir à ce que le prochain chapitre du design et du luxe signifiera pour une marque qui représente le summum du luxe a toujours été un objectif dans mes rêves les plus fous », a déclaré le designer, qui ajoute qu’il prévoit de déménager avec sa famille à Paris pour prendre le poste chez la plus grande marque de l’écurie LVMH.

    « Virgil est incroyablement bon pour créer des ponts entre le classique et les tendances », a déclaré Michael Burke, directeur général de Louis Vuitton. Les deux hommes se sont rencontrés il y a environ 12 ans lorsque M. Abloh a passé six mois à Fendi chez Kanye West, où M. Burke était alors le directeur général.

    Qui est Virgil Abloh ?

    Virgil Abloh est directeur créatif de Off-White et consultant pour Kanye West.

    A 37 ans, cet américain d’origine ghanéenne de première génération, élevé dans l’Illinois, est largement considéré comme l’un des grands acteurs de mode; un maître de l’utilisation de l’ironie, de la référence et du clin d’œil (plus la célébrité, la musique, le digital et le hype), pour recontextualiser le familier et lui donner une aura de monnaie culturelle.

    En dépit de l’absence d’éducation formelle à la mode, M. Abloh architecte de formation, a fondé Off-White, une référence à sa croyance selon laquelle les vieilles barrières tombent en panne. Une décennie après sa première rencontre avec M. West, Virgil Abloh est devenu son partenaire créatif.

    En 2015, Off-White était finaliste du prix LVMH Young Designers. M. Abloh sera le premier finaliste de LVMH à assumer un rôle majeur dans la conception d’une marque LVMH. L’année dernière, M. Abloh a reçu le prix Urban Luxe lors des British Fashion Awards.

    Champion de la collaboration croisée, M. Abloh a travaillé avec des noms aussi variés que Nike, Jimmy Choo, Moncler et, avec un projet à venir, Ikea. Plus récemment, il a fait équipe avec Takashi Murakami, un collaborateur fréquent de Vuitton, pour un spectacle à la galerie Gagosian à Londres. «D’une certaine manière, tout mon travail a consisté à me convaincre d’assumer un rôle comme celui-ci», a déclaré M. Abloh.

    Il est vraisemblable que M. Abloh pourrait être l’homme qui rendra les vêtements pour hommes de Louis Vuitton plus pertinents pour la génération du millénaire.

    Abloh a également déclaré qu’il allait se concentrer sur la façon dont la marque communiquait avec ses consommateurs, notamment la sortie des produits, le défilé et la façon dont elle interagissait avec l’atmosphère politique mondiale.

    Certainement, Vuitton lui donnera une plateforme plus grande que celle qu’il a eue. Les vêtements pour hommes ne sont actuellement vendus que dans environ 150 des 450 magasins Vuitton dans le monde, bien que l’entreprise prévoie de les augmenter de 25 à 28 magasins. Il y a également 13 magasins pour ‘’hommes autonomes’’, et six autres sont prévus cette année, selon M. Burke.

    Bien que LVMH n’étale pas la performance spécifique de la marque, M. Burke a déclaré que le secteur des vêtements pour hommes avait connu une croissance à deux chiffres et «connu une excellente année 2017».

    Toutefois, M. Abloh va continuer à diriger Off-White. « Off-White, c’est 17 ans de moi-même, alors que Vuitton est pour la 37e année », at-il confié.

  • Ce qu’il faut savoir sur l’indépendance du Ghana

    Ce qu’il faut savoir sur l’indépendance du Ghana

    Le Ghana célèbre ce 6 mars le 61e anniversaire de son indépendance. En 1957, sous la présidence de Kwame Nkrumah le pays obtenait son indépendance de la métropole britannique. Le Ghana fait partie des tout premiers pays qui ont sonné la fin de la présence du colon sur le continent. Depuis, l’histoire politique du pays est marquée par différentes phases. Le pays s’impose désormais comme un exemple de démocratie en Afrique. Les dirigeants élus démocratiquement s’attèlent à développer le Ghana pour le bien des populations. Mais en fait, que faut-il retenir sur cette date d’indépendance pour le Ghana. Afrotribune vous le développe en cinq points.

    Le nom Ghana  

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    Précisons que le Ghana a été colonisé pendant plus d’un siècle par les Britanniques. Mais le pays était d’abord composé de plusieurs royaumes indépendants, dont Asante (Ashanti), Gonja et Gadoma. Avant son actuel, le pays s’appelait Gold Coast. Ce nom faisait référence à l’abondance de l’or dans le pays. Il est ensuite nommé Ghana par rapport à l’ancien empire ghanéen qui avait prospéré au nord du Ghana actuel. L’empire du Ghana se situait entre les rivières du Sénégal et du Niger.

    Célébrations

    Image result for akufo addo sworn inPour célébrer chaque année l’indépendance, le président de la République prononce un discours de solidarité à tous les Ghanéens. Cette journée est marquée par un esprit de communion entre tous les Ghanéens, notamment ceux de la diaspora. Le 6 mars est aussi marqué par des festivités sur toute l’étendue du territoire. Un défilé national civil et militaire a lieu sur la place Black Star à Accra.

    Les Big Six

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    La lutte de l’indépendance a été menée au Ghana par Kwame Nkrumah. Ce dernier qui militait d’ailleurs une Afrique unie considérait qu’il était important que les populations africaines disposent d’elles-mêmes en se libérant de la domination coloniale. « Notre indépendance n’a de sens que si elle est liée à la libération totale du continent africain », déclarait-il durant son discours en 1957.

    Par la suite, une trentaine de pays africains se sont libérés de la domination coloniale au cours de la décennie suivante. Alors que l’indépendance du Ghana est largement attribuée à Nkrumah, le leader panafricaniste n’a pas travaillé seul. Il faisait partie des dirigeants du Ghana, les « Big Six », qui, en 1947, ont formé United Gold Coast Convention, qui a fait campagne pour la souveraineté. Obestsebi-Lamptey, le Dr Ako-Adjei, Edward Akuffo Addo, J.B Danquah et William Ofori Atta sont les cinq autres leaders de la lutte.

    Le drapeau

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    Le drapeau ghanéen symbolisait la victoire et le début d’une nouvelle histoire pour le pays. Il a été inspiré par le drapeau éthiopien. Cette bannière a été conçue par Theodosia Okoh, professeur et artiste. Elle a ensuite inspiré des pays comme la Guinée-Bissau. La couleur rouge du drapeau ghanéen symbolise le sang des Africains noirs qui a été versé pendant la lutte pour l’indépendance du pays. Le jaune représente la richesse minérale du pays. Quant à la couleur verte, elle symbolise les forêts et de la végétation du Ghana. L’étoile noire au centre du drapeau aurait été adoptée sur le drapeau de la Black Star Line, une compagnie maritime établie par le dirigeant politique jamaïcain Marcus Garvey.

    Développement économique

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    Le Ghana fait partie des économies dynamiques de la sous-région. Au cours de cette année, le pays connaîtra surtout une croissance économique remarquable. Avec une population de près de 30 millions d’habitants, le Ghana compte surtout sur sa richesse naturelle pour son développement économique. Le Ghana profite considérablement de ses exportations de métaux précieux tels que l’or, l’aluminium et les diamants. Le pétrole et l’agriculture sont également des piliers majeurs de l’économie du Ghana. Le secteur agricole représente environ 20 % du PIB du pays et est le plus gros employeur du pays.

  • Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo

    Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo

    Le franc-parler du président Nana Akufo-Addo, sa maîtrise des sujets politiques sur le continent, ses décisions au bénéfice de l’émancipation et de la maturité africaine et son esprit d’« Africafirst »… Autant de principes singuliers dont fait montre le leader ghanéen dans son discours à la cérémonie d’ouverture du 5e Forum économique germano-africaine, tenue en fin février à Dortmund, en Allemagne, dans lequel il trace les clés pour une l’émergence du contiennent africain.

    À Dortmund, loin de chez lui, Nana Akufo-Addo ne s’est pas contenté d’avaler les opinions à l’évidence capitalistes des participants à ce grand évènement qu’est le 5e Forum économique germano-africaine. Loin de là, et comme l’homme a d’ailleurs pris la bonne habitude de le faire, il a répandu aux yeux du parterre de leaders économiques et politiques européens présents, ce qu’il convient désormais d’appeler les clés de l’émergence africaine.

    Décrivant l’Afrique comme « un continent riche, sinon [potentiellement] le plus riche » et qui « n’a pas le droit d’être pauvre », le Ghanéen pense que le continent noir doit construire des économies industrialisées à valeur ajoutée avec une agriculture modernisée qui profite pleinement de la révolution numérique, si elle veut créer la richesse et prospérité pour ses peuples. Mais pour qu’à cela ne tienne, Akufo-Addo retient 3 grandes priorités.

    Changer les structures des économies sur le continent

    La dépendance de l’économie de nombre de pays africains de l’exportation des matières premières est un premier frein à l’émergence du continent, a diagnostiqué Akufo-Addo dans son discours.

    Pour cela, l’homme pense que la première priorité des pays doit consister à changer les structures des économies, « qui dépendent largement de la prpolitiqueoduction et de l’exportation des matières premières ». C’est ce qui « alimente notre dépendance à l’aide étrangère et nous soumet à la de l’Occident » a ajouté le chef de l’État, qui a récemment annoncé d’ailleurs vouloir rompre avec les aides du Fonds monétaire international et de financer son budget grâce à ses propres recettes.

    Aussi, a-t-il alerté ses collègues africains, les effets de l’immigration de masse qui engendrent d’autres problèmes en perte de vies humaines et de trafics d’êtres humains devraient servir d’avertissement aux gouvernements du continent afin d’agir « tôt ».

    Notamment, en transformant les économies stagnantes et sans emploi, pour « construire des sociétés bourgeoises solides et sortir la population de la misère. » Et de faire savoir que « nous ne pouvons le faire que si nous participons au marché mondial sur la base, non des exportations de matières premières, mais de ce que nous faisons ».

     Accroître la coopération et non l’aide 

    La deuxième priorité du continent, selon Akufo-Addo, devrait être d’accroître la coopération en matière de commerce et d’investissement, et non l’aide. Ainsi, l’Afrique devra gagner l’un des moyens de développer des relations économiques saines avec ses partenaires.

    « Avec une population africaine qui atteindra environ 2 milliards de personnes dans 20 ans, il y a d’immenses possibilités d’apporter la prospérité en Afrique (…) avec le travail acharné, l’esprit d’entreprise et la créativité », a-t-il fait savoir.

    Pour celui qui proclame à qui veut l’entendre que ce siècle peut être celui de l’Afrique, il est important pour le continent africain de générer des investissements dans l’agro-industrie, les secteurs de l’énergie et le développement des infrastructures, avec une ambition de produire des résultats positifs pour les secteurs privés, notamment les petites et moyennes entreprises (PME).

     Renforcer les institutions clés de l’État 

    Dans son discours, le Président Akufo-Addo a appelé à la coopération entre l’Allemagne et l’Afrique pour assurer la promotion de politiques et de processus décisionnels transparents et inclusifs aux niveaux local, national, régional, continental et mondial.

    En effet, pour celui-ci, pour une Afrique qui réponde aux aspirations des peuples africains et ouvre des opportunités aux populations, en particulier les jeunes, les dirigeants africains doivent prioriser les arrangements budgétaires pour garantir que des fonds soient disponibles pour renforcer les institutions clés des États, telles que la législature, la magistrature et les institutions fiscales.

    Celui-ci a rappelé l’importance de la promotion et du développement d’une culture de gouvernance responsable, exempte de corruption, par laquelle les institutions peuvent se considérer comme des entités publiques indépendantes « servant l’intérêt public plus large, et non les commodités temporaires des gouvernements du moment ».

    Et de finalement lancer à ses pairs, « nous avons la responsabilité de rendre nos pays attrayants pour nos jeunes. Ils devraient avoir l’impression d’avoir un avenir qui en vaut la peine, s’ils restent et aident à construire leur nation », a conclu Akufo-Addo.

     

  • Enseigner l’informatique avec la craie, ce Ghanéen invente sa méthode

    Enseigner l’informatique avec la craie, ce Ghanéen invente sa méthode

    Vous est-il une fois arrivé de prendre votre stylo pour représenter Microsoft Word sur du papier ? Owura Kwadwo a fait mieux. Cet enseignant ghanéen réalise avec une craie ce que certains considèrent dans son pays et sur la toile comme remarquable. En effet, l’instituteur enseigne Microsoft Word à des élèves. L’absence de matériels contraint Owura Kwadwo à tout représenter au tableau.

    C’est grâce à une publication Facebook que la méthode d’enseignement particulière de Owura Kwadwo a été mise en lumière. La publication a été partagée à plusieurs reprises et aimée par plusieurs internautes. Ces derniers ont commenté la publication et exprimé leur satisfaction. La méthode d’enseignement de Microsoft Word a impressionné plus d’un. Diplômé en arts visuels, ce passionné de technologie s’est lancé dans une carrière d’enseignant avec la décision d’inculquer le savoir à ses élèves.

    Pour des cours d’informatique, à cause de l’absence d’ordinateur, il a eu l’idée de tout représenter au tableau. Owura Kwadwo explique que c’est la solution qui s’imposait. Il n’a donc pas hésité à tout mettre en œuvre pour faire maîtriser à ses élèves l’essentiel de Microsoft Word. « Je le fais pour que mes élèves comprennent ce que j’enseigne. Au moins pour donner une image de ce qu’ils verront en supposant qu’ils étaient derrière un ordinateur », affirme-t-il.

    Enseigner avec du matériel adéquat

    L’enseignant reste convaincu que sa méthode fonctionne. Owura Kwadwo confie sa satisfaction de voir ses élèves apprécier sa méthode et leur aptitude à comprendre progressivement les choses. « Je m’assure qu’ils comprennent tout bien avant de quitter la classe », précise-t-il. Pour sa méthode d’enseignement appréciable, mais regrettable à l’heure où les TIC foisonnent l’enseignant s’est vu offrir des ordinateurs portables et des projecteurs. De bonnes volontés veulent le mettre dans de bonnes conditions et lui permettre d’enseigner avec des outils adéquats.

    Owura Kwadwo n’oublie pas que son école et d’autres également situées dans les zones rurales ne bénéficient pas d’infrastructures nécessaires. « Nous avons besoin d’infrastructures bien équipées et d’aides à l’enseignement et à l’apprentissage, et d’un gouvernement qui a l’éducation à cœur », déclare-t-il. Pour autant il ne se décourage pas. « Le gouvernement est utile et je crois en lui. Il essaie d’équiper toutes les écoles en TIC et je crois qu’il réussira à couvrir même les zones rurales ».