Catégorie : Ghana

  • Intégration: pourquoi la CEDEAO devrait-elle s’inspirer de l’empire du Ghana et du Mali?

    Intégration: pourquoi la CEDEAO devrait-elle s’inspirer de l’empire du Ghana et du Mali?

    Des chercheurs des universités de Westminster, de Bardford et de Leeds ont travaillé sur les conditions dans lesquelles la sous-région ouest-africaine peut favoriser son commerce afin de mieux se développer.

    Il s’agit respectivement de Karen Jackson, David Potts et Assa Bah. Ces derniers sont spécialisés en économie du développement et en évaluation de projet. Selon eux, le rêve d’intégration de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne sera réalisé que si les obstacles institutionnels au commerce sont abordés. Ces obstacles portent sur une mauvaise protection des routes commerciales, une faible application, le fait que les commerçants ne connaissent pas leurs droits et comment porter plainte, et l’absence d’une monnaie commune dans la région. Les chercheurs reconnaissent que la Communauté s’est déjà appuyée sur des ententes pour atteindre ses objectifs d’intégration.

    Mais cela ne suffit pas. « La CEDEAO doit fonctionner au-delà des accords de bureau et de papier. Il doit établir des opérations physiques aux points de frontière », expliquent-ils. Comme solution, les universitaires démontrent que les dirigeants de la sous-région doivent apprendre de l’histoire – à la fois ancienne et récente. Ils indiquent que les décideurs concernés par l’approfondissement de la CEDEAO devraient remonter dans le temps pour les institutions commerciales régionales en Afrique de l’Ouest. À ce titre, ils font référence aux empires qui ont existé dans cette partie de l’Afrique. En effet, l’ouest du Soudan a connu trois empires majeurs – le Ghana, le Mali et le Songhaï – d’environ 790 à 1650 apr. J.-C.. Des empires qui couvraient la majeure partie de l’Afrique de l’Ouest actuelle et, dans une certaine mesure, définissaient l’histoire précoloniale de la région.

    Coopération

    Karen Jackson et ses collègues rappellent que les trois empires ont jeté les bases des normes régissant le commerce régional. « L’Empire du Mali – qui a succédé et absorbé l’Empire ghanéen – a adopté les taxes d’importation et d’exportation qu’il a trouvées. Les empires du Mali et du Songhaï – à travers le consensus, la confiance et la coopération – ont subsumé plus de 24 rois inférieurs sous leur autorité », affirment-ils. Les chercheurs rappellent dans leurs études l’instauration de taxes et institutions commerciales par ces empires et l’existence de la charte Mande qui garantissait une paix sociale et un climat de confiance dans les coopérations entre empires, clans ou royaumes. Les coquilles de cauris, l’or, le cuivre et des manillas qui servaient de monnaie ont fait prospérer le commerce dans la sous-région. Pour les universitaires, comme c’était le cas pour l’empire Songhai, les conflits internes et le repli sur soi ne peuvent pas favoriser le développement des institutions commerciales en Afrique de l’ouest.

    Dans le chamboulement de l’équilibre commercial de la sous-région, les chercheurs rappellent le colonialisme qui a conduit à une structure de production qui a servi l’international plutôt que régional. « Les Européens s’intéressaient aux flux commerciaux entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, où l’Afrique de l’Ouest fournissait les matières premières pour les produits manufacturés », expliquent-ils. À l’époque coloniale, les contrats étaient appliqués et les différends réglés de la même manière que la période de l’Empire. Les chefs à l’époque coloniale ont communiqué la valeur de la monnaie coloniale aux habitants et leur ont appris comment éviter l’exploitation.

    Informer et punir

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    Les chefs étaient synonymes aux représentants dans les provinces pendant l’empire. « Mais la protection des routes commerciales était plus standardisée et mieux appliquée pendant l’empire que pendant la période coloniale », soulèvent les universitaires. Ils conseillent ensuite ceci : « Tout comme les armées royales patrouillaient les routes commerciales et les fonctionnaires royaux dans les provinces surveillaient les arrangements pendant l’empire, la CEDEAO doit déployer du personnel pour patrouiller les routes commerciales et placer du personnel aux points frontaliers pour surveiller le commerce ».

    David Potts et ses collègues déclarent que l’empire et les époques coloniales offrent une étude de cas pratique pour l’Afrique de l’Ouest pour avoir la certitude qu’une intégration profonde est possible. Ils déclarent d’ailleurs qu’une administration de style fédéral pourrait être une approche durable pour une intégration plus poussée. « L’Afrique de l’Ouest pourrait être regroupée en zones où chaque zone a un chef d’État élu par rotation. Mais il faudrait une volonté politique forte pour renoncer à la souveraineté nationale. Cela ne peut être envisagé que s’il peut être démontré que les avantages seraient supérieurs aux arrangements actuels », écrivent-ils.

    Malgré tout, les chercheurs sont conscients des progrès qui sont réalisés. Comme l’entrée en vigueur en  2015 du tarif extérieur commun pour la région. Mais ils souhaitent que les institutions commerciales régionales telles que la monnaie commune, l’exécution des contrats et la protection des routes commerciales deviennent plus normalisées. « La CEDEAO doit utiliser les médias pour informer les gens de leurs droits. Il doit également être prêt à punir ceux qui harcèlent les commerçants et à inciter ses agents à réduire leur motivation à accepter des pots-de-vin », appuie l’un d’entre eux pour qui c’est la voie idéale d’arriver à une réelle intégration ouest-africaine.

  • Le Ghana offre une bourse à l’inventeur du vélo aquatique

    Le Ghana offre une bourse à l’inventeur du vélo aquatique

    Au Ghana, une bourse universitaire a été octroyée à Frank Darko, le jeune inventeur devenu célèbre suite à un documentaire de la BBC sur son vélo aquatique.

    L’innovation du jeune Ghanéen Frank Darko a fortement séduit au Ghana et au-delà. À l’Université technique de Takoradi (TTU) où il est étudiant, l’inventeur est devenu la curiosité tant auprès de ses camarades que chez le corps enseignant. À cet effet, en guise de félicitation à son travail, l’université a déclaré sur son site officiel qu’elle attribuera une bourse complète à Frank Darko.

    Cette note officielle de l’université précise que le but est d’encourager les autres étudiants à « suivre le même chemin ». Le vice-chancelier de l’université, le professeur John Frank Eshun, a déclaré que la décision avait été prise afin de « motiver Darko à entreprendre plus d’innovations pour résoudre les défis de la société ghanéenne et du monde en général ».

    Selon ses déclarations, l’université soutiendra d’autres étudiants qui s’efforcent d’apporter de telles innovations, et l’université a également établi un centre d’incubation d’entreprises et d’innovation pour aider à exploiter les talents des étudiants qui sont passionnés par l’innovation.

    Quant à Frank, le vice-chancelier affirme que l’Université serait heureuse de collaborer à ce projet et à d’autres afin de l’améliorer afin qu’elle puisse résister à l’épreuve du temps.

    Résoudre les problèmes quotidiens 

    C’est avec un investissement personnel de 100 dollars (environ 53 000 FCFA) que le jeune Frank a conçu un vélo qui roule sur l’eau à partir de lièges, d’aluminium et de petits morceaux de bois.

    Selon l’inventeur de l’engin, il a été inspiré après avoir suivi un documentaire montrant de jeunes enfants qui devraient traverser une rivière en nageant avant de se rendre à l’école. Une situation qui avait marqué Frank et l’avait motivé à inventer un outil qui permettrait à ces enfants de rejoindre les classes sans se mouiller.

    Frank Darko a révélé que sa créativité était le résultat de son amour pour la science, la technologie et le désir de résoudre les problèmes quotidiens rencontrés par les personnes vivant dans sa communauté.

    À l’horizon, le Ghanéen pense améliorer son invention.

  • Au Ghana, Chalkboard développe un système e-learning sans internet

    Au Ghana, Chalkboard développe un système e-learning sans internet

    À l’heure du e-learning où les plateformes d’éducations deviennent de plus en plus légion, la startup Chalkboard aura le mérite de développer un programme d’e-learning à destination des universités consultable par textos.

    C’est le contexte de création de cette startup qui séduit le plus. En Afrique, même si de plus en plus de personnes téléchargent des applications d’enseignement, le faible taux de couverture réseau et le coût relativement cher de l’Internet mobile, en dehors faible pouvoir d’achat qui ne permet pas à tous les étudiants d’avoir des smartphones constituent des écueils à la réussite de diverses initiatives numériques.

    Pour contourner cet obstacle, Chalkboard une start-up au Ghana, a développé un système basé sur la technologie des SMS pour permettre à leurs cours d’être accessibles au plus grand nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles.

    « Il y aura, 150 millions de jeunes à former d’ici cinq ans en Afrique. Dans les conditions actuelles (infrastructures, moyens humains), c’est mission impossible. Des milliers d’entre eux resteront forcément sur le carreau. Il y a donc un besoin urgent de trouver des nouvelles façons d’éduquer, de former aux divers métiers. Et l’e-learning permet de répondre à ce besoin », explique Adrien Bouillot, créateur et cofondateur de Chalkboard. Et de faire comprendre qu’il « s’agit de fournir du contenu grâce à la technologie la plus inclusive, de sorte à mettre tout le monde à bord. C’est la seule façon de faciliter l’accès à l’enseignement supérieur, et c’est pourquoi notre solution conçue au Ghana est adaptée à l’Afrique. »

    Success Story

    « On utilise la technologie SMS ou la technologie USSD qui nous assure une couverture universelle et qui permet à nos étudiants de façon très concrète de suivre des cours, répondre à des exercices… Votre professeur peut suivre votre activité à tout moment et à la fin du semestre vous aurez des crédits officiels et vous obtiendrez un diplôme », explique Adrien Bouillot.

    Quelque temps après le lancement, la startup a connu une phase pilote plus que satisfaisante. Sur fonds propres, l’application a été développée en France. Sa première version est testée avec l’université du Ghana, à Accra, où un professeur de français joue le jeu, en mettant à disposition ses cours.

    Les étudiants de l’Université du Ghana ont eu un « taux de rétention de 100% » lors du projet pilote et tous les étudiants ont également remis leurs devoirs à temps.

    « C’est incroyable, étant donné qu’en Afrique, un étudiant sur deux échoue avec les solutions actuelles d’apprentissage en ligne. Nous sommes particulièrement fiers des excellents résultats de la classe: ils ont obtenu une note moyenne de 23/25 à mi-parcours, ce qui est beaucoup plus élevé que l’examen similaire de l’année précédente », se réjouissent les concepteurs.

    En effet, quand la startup a été lancée en 2015, elle n’était qu’une petite boîte vouée, comme la plupart des startups en Afrique, à ne probablement pas faire long feu. Adrien qui étudiait en France était revenu à Accra pour cela, accompagné de quelques camarades. Désormais, son application convainc les  grandes universités ghanéennes, et au-delà.

    « Ce que nous avons construit avec l’Université du Ghana ne sera peut-être qu’un premier pas, mais les résultats et l’influence que nous avons acquise sont plus qu’encourageants. Nous ne nous arrêtons pas ici », se félicite le jeune entrepreneur. Son équipe, composée aujourd’hui de neuf personnes, est jeune et cosmopolite. Tous ont moins de 30 ans et viennent de France, de Madagascar, du Kenya, du Ghana, du Nigeria et de Côte d’Ivoire.

    Mais, au-delà de ces différents aspects, le projet s’inscrit dans une dynamique économique également. Parce que le e-learning, c’est aussi un marché annuel de 500 millions de dollars en Afrique. « Notre but est donc d’avoir une activité qui impacte positivement la société et qui, bien sûr, rapporte aussi de l’argent, car nous ne croyons pas du tout à la charité sur le long terme » clarifie Adrien.

    La start-up vise une rentabilité globale dans cinq ans, tout en étant rentable sur chaque pays où elle est présente au bout de deux ans. D’ici là, Chalkboard prépare surtout une collecte de fonds dans les prochains mois afin de recruter et de s’installer prochainement au Burkina Faso, au Kenya et au Nigeria. Sinon, de conquérir tout le continent africain à long terme.

  • Au Ghana, AgroCenta entame l’aventure du commerce équitable

    Au Ghana, AgroCenta entame l’aventure du commerce équitable

    L’agriculture, épine dorsale de l’économie du Ghana, a connu ces dernières années un déclin général en raison d’un certain nombre de facteurs qui nécessitent de nouvelles stratégies de promotion du secteur. Pour combler cette attente, une startup croit avoir la solution aux différents défis : AgroCenta.

    Francis Obirikorang, cofondateur de la startup, pense que les petits producteurs agricoles ghanéens souffrent d’achats abusifs d’intermédiaires, qui achètent leurs produits à des prix très bas pour les revendre à des prix exorbitants dans les centres urbains.

    Fondée en 2015, par deux jeunes Ghanéens (Francis Obirikorang et Michael K. Ocansey), AgroCenta est une startup qui s’attaque à ce problème réel. L’idée d’AgroCenta est de créer une plateforme de vente en ligne qui relie directement les petits agriculteurs à un marché en ligne, dont la taille géographique est plus large, pour écouler leurs productions. Et ce, plutôt que par le biais d’intermédiaires « coupe-profits ».

    « C’est là que les agriculteurs sont en mesure de tirer parti de leurs produits et de les vendre à des prix très compétitifs en fonction des informations dont ils disposent » est convaincu Francis Obirikorang.

    Un mécanisme simple

    Les services d’AgroCenta comprennent une plateforme de liaison commerciale (AgroTrade) reliant directement les agriculteurs aux acheteurs et supprimant les achats abusifs ; TruckR qui est un camion qui aide pour le transport des produits et AgroPay, qui est une plateforme d’inclusion financière pour les petits agriculteurs ruraux non bancarisés.

    « Une fois qu’un agriculteur reçoit des offres d’acheteurs intéressés, le problème de la logistique et du transport sont plus faciles à résoudre grâce à la solution TrucKR d’AgroCent. TrucKR permet aux petits producteurs de n’importe quel village reculé du Ghana d’accéder aux camions en un clic. Vous pouvez l’appeler l’Uber pour les camions. AgroCenta change la vie même de ceux-ci en utilisant la technologie pour résoudre les problèmes qu’ils rencontrent dans l’agriculture » explique les concepteurs.

    Depuis sa création, les promoteurs sont fiers aujourd’hui du résulta eu. « Les achats exploitables ont été réduits au strict minimum puisque les agriculteurs contrôlent la vente de leurs produits à des prix qui leur sont favorables », peut-on lire sur leur plateforme. En effet, bien que la solution proposée soit rentable, elle permet aussi également aux petits exploitants de produire davantage sans craindre de perdre des produits par manque d’acheteurs.

    Selon les informations communiquées par Agrocenta en fin d’année 2017, près de 7 000 petits exploitants agricoles ont déjà adhéré à ce service, ce qui représente un impact considérable qui rend son modèle digne d’être reproduit dans d’autres parties du pays.

    L’entreprise fait également parvenir à ses abonnés en temps opportun des informations sur le marché tel que les prix des produits entre autres dans les formats texte et voix dans leurs langues locales, afin de leur permettre de prendre des décisions d’information en fonction des changements.

    Pour soutenir le modèle géré par AgroCenta, l’entreprise facture aux acheteurs ce qu’elle appelle le « coût de transaction », en tant que paiement pour la commodité qu’elle offre.

    Actuellement, la startup recherche à établir un partenariat avec le gouvernement et d’autres agences du secteur privé pour intensifier ses travaux. Elle ambitionne par ailleurs s’étendre à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest à l’horizon 2020.

  • Qui est Tonyi Senayah, le fabricant des chaussures présidentielles au Ghana ?

    Qui est Tonyi Senayah, le fabricant des chaussures présidentielles au Ghana ?

    À Kumasi, Tonyi Senayah est un entrepreneur à succès qui inspire les jeunes voulant se frayer une success-story dans l’auto-emploi. Il est connu pour avoir fabriqué des chaussures portées par l’ancien président John Mahama.

    Guidé par un instinct d’entrepreneuriat depuis l’adolescence, Tonyi Senayah ne s’est contenté que de sa licence en sociologie pour quitter l’université en 2007.

    En 2009, il a remarqué une forte demande pour des chaussures de haute qualité et connaissait beaucoup de jeunes talentueux fabricants de chaussures qui cherchaient du travail. «  J’avais acheté une paire de chaussures d’un fabricant local et je les ai portées au travail. Mes collègues ont été impressionnés et en ont voulu aussi. Même après le travail, j’avais encore des contacts qui m’appelaient pour passer des commandes » raconte le trentenaire.

    Il a alors trouvé un moyen de s’auto-employer tout en aidant les jeunes talentueux à trouver de l’emploi. Il s’est alors décidé de commencer avec seulement 100 dollars américains (73 euros) dans sa poche. D’abord en achetant auprès de fabricants locaux, puis en établissant son propre atelier en 2010.

    Selon lui il a été important dans cette démarche de surmonter la peur de l’échec. « Vous devez avoir quelque chose d’extraordinaire pour réussir ici en Afrique », dit celui qui ambitionne conquérir le marché international sous peu. Et d’ajouter, « le plus grand défi à surmonter est la peur de l’échec : si vous parvenez à surmonter ces doutes quant à la possibilité de réussir ou non, alors je crois que tous les autres obstacles sont surmontables ».

    Évolution fulgurante

    Horseman Shoes a connu une émergence rapide. Son idée, clairement définie au départ, était de mener son entreprise à devenir le plus grand fabricant de chaussures made in Africa. L’entreprise est spécialisée dans les chaussures de qualité et à la mode avec le meilleur du cuir, dont des chaussures habillées pour hommes, des sandales et des pantoufles, ou encore des bottes de sécurité.

    De fait, il n’a fallu qu’un an pour que Senayah soit nommé jeune entrepreneur de l’année aux Global Professional Achievers Awards à Accra. En 2013, le Ghanéen et sa petite entreprise a également été distingués par le prix Outstanding Product Quality de l’African Leadership Magazine en 2013.

    Dans son usine, plus de 300 paires de chaussures sont produites chaque mois. En 2012, deux ans après le lancement, l’entreprise avait enregistré un bénéfice net de 15 000 $.

    Toutefois, le promoteur du projet raconte que son entreprise a enregistré une forte demande suite à l’approbation présidentielle. En effet, en 2014, le président du Ghana, John Dramani Mahama avait déclaré son amour pour Horseman Shoes lors du discours sur l’état de la nation dans le cadre du lancement de la campagne « Made in Ghana ». Le président avait affirmé que ces chaussures faites localement sont « très confortables et durables. » Et de lâcher finalement, « en fait, je porte une paire en ce moment »

    À la suite de cela, les commandes ont gonflé et Tonyi Senayah a été encore élu jeune entrepreneur le plus influent du Ghana pour 2015.

    L’entrepreneur pense que les approbations présidentielles des produits locaux sont très utiles pour les startups.

     

  • Pourquoi le Ghana reste l’un des pays les plus attractifs en Afrique?

    Pourquoi le Ghana reste l’un des pays les plus attractifs en Afrique?

    Avec une population de près de 30 millions d’habitants, le Ghana présente des atouts sur différents plans. Ces richesses ont déjà permis au pays d’être connu dans le monde. Sur le plan musical, le Ghana s’est distingué par le Highlife, une combinaison de la musique traditionnelle, du jazz ou encore du calypso qui ont été appréciés par de nombreuses personnes.

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    Le Highlife s’est imposé en Afrique de l’Ouest avant de conquérir d’autres pays dans le pays. Depuis, on assiste à l’éclosion de nouveaux talents avec des chanteurs de style différents. C’est dans cette dynamique que la danse Azonto a pu être créé. Le Ghana a réussi à faire danser de nombreuses personnes d’Accra à New York en passant par Lagos.

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    Il y a surtout les symboles Adinkra dont les Ghanéens sont fiers. Symboles visuels représentants des concepts, les Adinkra ont été créés par les Akans du Ghana. Aujourd’hui, ils sont connus dans le monde et surnommés par certains comme des alphabets ghanéens. Le Ghana peut aussi se targuer d’avoir « une bonne cuisine ». C’est par le Jollof, du riz préparé façon ghanéenne, que le pays se distingue le plus. Il y a aussi « Shito », savoureuse sauce au poivre préparée dans le pays. Shito est même préparé et vendu dans de nombreux pays.

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    Créativité

    Preuve de l’esprit créatif des Ghanéens, le tissu sent. Véritable richesse, il est tissé dans le pays depuis près de 10 siècles par le peuple Akan-Ashanti. Il s’agit en effet d’un « tissu royal au caractère sacré », explique un historien. « Ce tissu a été inventé par un chasseur qui s’est inspiré de la façon dont une araignée tisse sa toile », ajoute-t-il. Le tissu est mis en valeur par des rois, des notables, mais aussi certains chefs d’État ghanéens qui le portent. Les populations le portent également. Le kente est d’ailleurs exporté dans plusieurs pays du monde.

    Depuis quelques années, le jeune entrepreneur ghanéen Peter Paul Akanto a créé la société Kente Master qui commercialise en ligne des cartables, des chaussures, des cravates et même des tongs faites à base de Kente. L’esprit créatif du Ghana s’illustre aussi dans les sandales « Ahenema » fabriquées au Ghana depuis plusieurs siècles. Considérées comme les sandales les plus durables au monde, les Ahenema font également partie des richesses ghanéennes. C’est également au Ghana que l’utilisation des perles a débuté. On y retrouve encore des perles de plus de 600 ans qui ont été utilisées par plusieurs chefs.

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    Disposant du plus grand lac artificiel au monde, le Ghana est également le deuxième producteur mondial de cacao. Le pays dispose aussi de nombreux minéraux. Déjà producteur d’or, de diamant, du manganèse, du pétrole et de la bauxite, le Ghana a découvert récemment du lithium dans ses sols.

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    Le Ghana compte de nombreux scientifiques qui travaillent dans des instituts de recherches dans le monde. Des Ghanéens continuent d’ailleurs d’occuper d’importants postes dans les institutions du monde. Abritant surtout plusieurs sites touristiques, le Ghana bénéficie également d’un paysage sociopolitique apaisé avec une démocratie exemplaire. Et ce n’est pas sans raison que Barack Obama a choisi le Ghana pour sa première visite en Afrique de l’Ouest en 2009. Le pays continue d’ailleurs d’attirer des touristes.

     

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  • Les Ghanéens vont bientôt payer les « tro-tro » par voie électronique

    Les Ghanéens vont bientôt payer les « tro-tro » par voie électronique

    Les Ghanéens pourront bientôt régler leur frais de transport par voie numérique aux conducteurs de véhicules commerciaux communément appelés dans le pays « Tro-tro ». Ce mode de paiement qui va constituer une avancée pour le secteur des transports est en étude. Un projet de loi a été élaboré et devrait être adopté dans ce cadre. Le système de paiement va être instauré en collaboration avec la Banque du Ghana. Le vice-gouverneur de la Banque, Maxwell Opokou Afari, explique que ce mode de paiement va permettre d’éviter les malentendus et les incompréhensions entre passagers et conducteurs à propos de reliquats ou de changements de Cedis.

    « Si vous prenez un Tro-tro, il vous suffira de demander le numéro du compte mobile du conducteur. Après vous n’aurez qu’à transférer sur son compte votre frais de déplacement », affirme Maxwell Opokou Afari. Pour le vice-gouverneur de la Banque du Ghana, son institution s’est jointe au projet dans le but de répondre à la volonté du public d’utiliser les technologies pour faire des affaires

    remplacer les paiements traditionnels.

    Il faut dire que ce projet des autorités ghanéennes pour le secteur des transports s’inscrit dans une dynamique d’adoption des paiements numériques en remplacement des paiements « traditionnels ». La loi en étude porte sur les directives de gestion électronique et les systèmes de paiement. Un élu du Parlement indique que le texte vise à promouvoir la disponibilité et l’acceptation de la monnaie électronique et d’autres formes de services de paiement en tant que moyen de paiement de détail.

    Le Ghana va ainsi disposer d’un cadre réglementaire propice à des mécanismes de paiement de détail et de transfert de fonds commodes efficaces. « Nous voulons surtout atténuer les risques associés aux activités de monnaie électronique et aux autres services de paiement », rappelle de son côté un membre du gouvernement.

     

  • Six pays africains parmi les dix plus fortes croissances en 2018

    Six pays africains parmi les dix plus fortes croissances en 2018

    Selon la Banque mondiale, les pays du continent devraient encore enregistrer une forte croissance au cours de l’année 2018. C’est le cas depuis quelques années. L’institution financière indique dans ses prévisions que six pays africains feront partie des dix premiers à plus forte croissance durant l’année. Ces prévisions confirment la poursuite de la reprise économique dans les pays de l’Afrique subsaharienne.

    Il faut dire que certains gouvernements ont amorcé des réformes économiques dans le but de développer des secteurs importants dans leur pays. Ces réformes favorisent une augmentation de la croissance économique, mais aussi l’inclusion financière. Dans certains pays des conditions favorables sont créées pour lutter contre le chômage et faciliter l’emploi des jeunes.

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    En tête des pays qui sont attendus, on peut citer le Ghana. Ce pays de la sous-région ouest-africaine sera en tête des économies les plus dynamiques avec 8,3 % de croissance. « Les récents efforts entrepris par le gouvernement ghanéen sont en train de porter des fruits », analyse un expert de la Banque mondiale. Ce dernier explique surtout que la hausse de prix des matières premières est l’une des raisons qui justifient la reprise économique de la plupart des États.

    Dynamisme

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    Outre le Ghana, deux autres pays de l’Afrique de l’Ouest feront partie des économies les plus dynamiques. Il s’agit du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Le premier, selon la Banque mondiale, devrait enregistrer une croissance économique de 6,9 % et le second aura 7,2 % de croissance économique. Des économistes s’accordent en effet à reconnaître au Sénégal et à la Côte d’Ivoire de véritables avancées sur le plan économique.

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    L’Afrique de l’Est est également représentée dans le dynamisme économique du continent. L’Éthiopie (8,2 %), Djibouti (7 %) et la Tanzanie (6,8 %) verront ainsi leurs croissances économiques augmentées. Les prévisions de la Banque mondiale font remarquer que ce dynamisme économique peut être pérenne. Le fait est que ces « pays dynamiques » s’emploient à développer des secteurs comme l’agriculture, l’élevage ou les infrastructures. Beaucoup estiment cependant que les gouvernements devraient faire plus d’efforts pour faire bénéficier les fruits des croissances aux populations.

  • Ghana: À 16 ans, un lycéen devient entrepreneur et roi du Bitcoin

    Ghana: À 16 ans, un lycéen devient entrepreneur et roi du Bitcoin

    Alors que la plupart des Africains luttent encore pour assimiler les principes fondamentaux de la crypto-monnaie et de la technologie blockchain, Elisha Owusu Akyaw, un lycéen de 16 ans, profite déjà des opportunités offertes par ces technologies.

    La fièvre de Bitcoin balaie l’Afrique et beaucoup y investissent. Un rapport de la société de services financiers Citibank a classé le Kenya au cinquième rang des détenteurs de bitcoins par habitant au monde. Le Nigeria s’est classé troisième et l’Afrique du Sud a pris la sixième place. Les observateurs ont blâmé l’intérêt croissant pour le Bitcoin sur le taux de chômage élevé en Afrique. D’autres croient qu’il s’agit de combattre le sentiment de ne pas être laissé pour compte en tant que jeunes.

    Au Ghana, Elisha Akyaw s’illustre aussi dans le domaine. Actuellement, chef de la direction de Token Media, une société de marketing de crypto monnaie qu’il a créée en 2017 pour aider les projets de blockchain à atteindre leur public cible, Elisha est l’un des plus prometteurs entrepreneurs au Ghana. S’il est vrai que son entreprise reste relativement petite, Elisha Akyaw et son équipe ont travaillé avec des sociétés financières locales pour développer leurs projets. Token Media, selon Bitcoinafrica.io, a permis de recueillir plus de 40 millions de dollars en ventes de jetons grâce à ses services marketing.

    Elisha, entrepreneur dans le sang

    Elisha est entré dans le monde de la technologie et de l’innovation précocement. Déjà à l’âge de 12 ans il a pu créer un site Web tout seul alors qu’il avait à peine accès à Internet. À son début, l’un de ses premiers travaux consistait à créer un blog commercial pour Firefox OS, le système d’exploitation mobile de Mozilla (firefoxcentral.com). À la fin du projet, il se lance dans la technologie de la crypto-monnaie, la technologie blockchain et Bitcoin. « Je me suis retrouvé dans l’espace technologique en 2013. J’ai eu mon deuxième téléphone après avoir utilisé un Nokia 3310, j’ai donc eu accès à Internet et j’ai commencé à explorer les téléphones mobiles, les systèmes d’exploitation et les sites Web », a-t-il confié.

    Pour Elisha, il semble que combiner l’éducation et l’esprit d’entreprise n’est qu’une partie des défis auxquels il est confronté en tant qu’entrepreneur. Son revers majeur a été les difficultés de transfert d’argent, car il y a peu de plateformes en Afrique qui supportent l’intégration de la crypto-monnaie. Mais pour le moment, l’adolescent est en train de mettre sur pied un événement blockchain axé sur la crypto-monnaie afin de susciter des discussions sur la réglementation et l’avenir de la crypto-monnaie en Afrique.

    Pour lui, c’est assez clair : l’avenir des crypto-monnaies en Afrique est prometteur, car il est passé de simples devises à diverses plateformes utiles qui seront essentielles pour le continent africain, croit-il.

    Le Ghana rattrape progressivement la fièvre Bitcoin alors que le pays a accueilli sa première conférence blockchain en novembre dernier.

  • Après l’or, le diamant et le pétrole, le Ghana va exploiter le lithium

    Après l’or, le diamant et le pétrole, le Ghana va exploiter le lithium

    La Commission en charge des minerais au Ghana a annoncé mi-janvier la découverte de lithium en quantités commerciales dans la Volta, dans l’ouest du pays et dans la région Ashanti. Bien qu’il soit encore impossible de faire des projections, car il est encore tôt de commencer les activités d’exploration globales dans les domaines identifiés, il est clair qu’il existe un potentiel énorme pour le pays et sa population de bénéficier de l’extraction du minerai.

    Le lithium appelé « pétrole blanc » ou « l’or du 21e siècle » est utilisé pour les téléphones électriques, les ordinateurs, les voitures électriques – tout appareil batterie rechargeable – ainsi que des médicaments tels que les médicaments de stabilisation de l’humeur. Il est l’un des 10 minéraux les plus chers de la planète et son prix a triplé pour atteindre un record de 12 000 $ la tonne l’année dernière pendant que la demande était forte.

    Atout

    Le constructeur automobile américain, Telsa, qui s’est donné pour objectif de produire près de 500 000 voitures électroniques d’ici 2020 pourrait avoir besoin de plus de lithium que celui déjà en cours de production. De quoi réjouir le gouvernement ghanéen. Le responsable exécutif de la Commission en charge des minerais, Kwaku Addai Antwi Boasiako, explique que les activités minières commenceront bientôt dans le pays.

    « Mais nous voulons attirer des investissements dans la région de la Volta, qui est l’endroit où nous avons le lithium et tous ces minéraux rares. Ce sont les minéraux de l’avenir », renseigne le patron de la Commission en charge des minerais. Le lithium, énergie verte et énergie renouvelable, va permettre au Ghana d’élargir sa base de production minérale. La présence de ce minerai est un atout pour le pays. Son exploitation nécessite tout de même des dépenses.

    Gestion des minéraux

    Certains observateurs ont déjà de leur côté exprimé leur inquiétude. Ils estiment que l’excitation autour de la découverte de lithium rappelle la jubilation autour de la découverte du pétrole et de gaz dans le pays en 2007, et à moins de bien le gérer, la découverte de lithium pourrait conduire à la déception de la population qui espère bénéficier de cette richesse.

    Dans un objectif de bonne gestion, la Commission en charge des minerais envisage publier la carte minérale du pays afin que les cosignataires demandent une exploitation. Ils prendront également la demande de licence en ligne pour prévenir la corruption. Kwaku Addai Antwi Boasiako indique que 14 nouvelles stations satellites sont en train d’être mises en place pour surveiller les sites de découverte et dissuader les mineurs illégaux.