Catégorie : Afrqiue Australe

  • En Afrique, le gri-gri et le maraboutage ‘assurent’ encore le football

    En Afrique, le gri-gri et le maraboutage ‘assurent’ encore le football

    Il faut croire que le résultat final d’un match de football ne dépend pas toujours des vingt-deux acteurs sur la pelouse. Tout n’est pas que football et sur les stades africains on croit souvent à l’irrationnel.

    On ne badine pas avec la sorcellerie quand il s’agit du foot. Sur le continent, aux portes des vestiaires, on entend parfois des incantations, des mantras récités avec détermination et même des animaux sacrifiés la veille des rencontres fatidiques.

    À la dernière CAN, le Tunisien Ferjani Sassi n’a pas hésité à accuser le Sénégal de faire usage de la magie « boukhoukhou ». « Joueur j’avais toujours une chaine au cou. Les joueurs qui faisaient le pressing sur moi quand j’avais le ballon voyaient des serpents » témoigne de son côté Benjamin Diboué, footballeur camerounais.

    Des équipes nationales disposent d’ailleurs des marabouts pour « la préparation spirituelle ». La pratique est également récurrente au Sénégal où des marabouts peuvent selon les informations « changer le cours d’un match ».

    En 2002, pour s’être qualifié à la CAN et la Coupe du monde, le pays aurait ainsi dépensé près de 90 millions de FCFA pour des pratiques mystiques auprès des marabouts. Si toutes les conditions sont réunies « je peux décider du sort d’un match », s’enorgueillit l’un d’entre eux rencontré à Dakar. Avant de rappeler dans un éclat de rire : « C’est quand même chez nous que la France s’est préparée pour être championne du monde en 1998 ».

    Du talent et des sacrifices

    La pratique est restée dans les habitudes et reprise par la jeune génération. En finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations des moins de 20 ans, Ibrahim Ndiaye, attaquant sénégalais, a tenté de jeter un sort à ses adversaires zambiens en déposant dans le but adverse un gri-gri. Un comportement que n’ont pas apprécié les Zambiens. Le gri-gri sera finalement enlevé. Le Sénégal a d’ailleurs perdu 2-0. Dans d’autres pays comme le Bénin ou le Mali, l’on dénombre des marabouts ou des féticheurs fortunés.

    Leur travail consiste à « préparer » des équipes et des joueurs moyennant de grosses sommes. Au Nigéria, ils arrivent que deux marabouts se fassent une guerre spirituelle sur l’issue d’un match. Chacun ayant rassuré son équipe de « tout faire pour qu’elle gagne ». Mais la situation est différente au Congo où des joueurs de certains clubs sont parfois emmenés à laver leurs maillots dans « des liquidés offerts par des marabouts ».

    En Côte d’Ivoire, un ancien joueur de la ligue 1 n’a pu digérer un week-end une défaite contre une rivale historique. « Nous avons pourtant, affirme-t-il, fait tout ce que demandait le préparateur spirituel ». Même les plus grands joueurs du continent n’y échappent pas, notamment de récents ballons d’or africains. Parmi eux, Samuel Eto’o et Didier Drogba, serials buteurs avec leurs clubs et héros dans leurs pays respectifs. En dehors de leur talent, il leur faut « travailler et se préparer spirituellement ».

    Pour être meilleur, Didier Drogba sacrifierait ainsi des animaux. Prescription de son marabout. Eto’o de son côté travaillerait ses qualités naturelles par des préparations spéciales. Il a même été accusé par son ancien coéquipier Bernard Tchoutang d’avoir envoûté Joseph-Désiré Job pour prendre sa place de titulaire et finir meilleur buteur de la CAN 2000. Lui réfute cette accusation et affirme que sa « vraie magie reste le travail ».

    Gangrène pour le foot africain ?

    Au Togo, beaucoup ont tenté d’expliquer l’impressionnant parcours réalisé par Emmanuel Adebayor en 2005 durant les éliminatoires de la coupe du monde 2006. Ses buts inattendus, son passage dans les clubs du Premier League jusqu’à son arrivée au Real Madrid. « On ne réalise pas ce qu’il a fait en étant un homme simple. C’est quelqu’un qui se prépare », considère un de ses supporters. Quand en 2016 Emmanuel Adebayor sans club n’apparaît plus sur les terrains d’un championnat étranger, « l’histoire de son marabout est évoquée ». Le joueur togolais serait entré en brouille avec son directeur spirituel nommé Alpha Abrangao.

    C’est à ce dernier que revenait la tâche d’effectuer des sacrifices pour permettre à l’ancien joueur d’Arsenal de briller. Les bonnes performances des joueurs seraient donc liées à leurs amulettes et préparations ? « Parfois il n’y a rien. J’en connais qui restent profondément attachés à Dieu. Mais le public veut toujours trouver explication à tout », tempère un responsable de centre de formation de football à Lomé. Un but marqué, une célébration « bizarre », un coup franc envoyé en pleine lucarne dans les dernières minutes d’un match. Mais également des mimiques habituelles ou phrases marmonnées avant le début d’une rencontre. Qu’ils jouent ou qu’ils se blessent, les supporters tentent d’y voir une explication.

    Ce ne que ne réfute pas un ancien joueur béninois. « Quand on tape dans une balle et quand on ne vit que de ça, il vous faut être solide spirituellement », justifie-t-il. « Ce n’est pas quelque chose de mauvais », ajoute un de ces anciens coéquipiers togolais. Tous deux avouent avoir eu besoin d’un marabout dans leur courte carrière. « Il nous fallait des amulettes pour nous protéger. Tu as vite fait d’être poussé sur le banc par ton propre coéquipier. Pour une blessure inexplicable. Le foot va vite ». Pourtant, la forte présence du maraboutage sur le continent n’enchante pas Joseph-Antoine Bell.

    Pour l’ancien gardien camerounais, la pratique plombe les équipes africaines. « On ne compte plus que sur ça. La préparation psychologique est négligée », regrette-t-il. Si pour l’heure aucune disposition n’est prise pour mettre fin à la pratique les pays s’emploient à la combattre. La Fédération rwandaise a par exemple été obligée d’interdire officiellement la sorcellerie.

    Dépitée de constater sur les terrains certains comportements et des arbitres qui se voient obligés d’interrompre les matches pour « régler des problèmes de gri-gri ». Pour le secrétaire général de la fédération, « nous avons constaté que le simple fait de voir des gris-gris déstabilise les équipes et les joueurs adverses ».

    Des sanctions ont été mises en place pour tout usage de la magie. « Environ 115 euros d’amende pour les joueurs, et jusqu’à 3 380 euros pour les clubs ». Un exemple que d’autres pays du continent ne semblent pas être à suivre.

  • L’université d’Oxford honore son premier diplômé Africain après 144 ans

    L’université d’Oxford honore son premier diplômé Africain après 144 ans

    En mémoire à un homme « exceptionnel », la prestigieuse Université d’Oxford a rendu hommage à son premier étudiant noir, du nom de Christian Cole.

    L’histoire du premier diplômé noir d’Oxford a été célébrée après qu’une plaque ait été dévoilée la semaine dernière au University College. Christian Cole, qui s’est inscrit en 1873, a quitté Oxford pour devenir une figure marquante dans les tribunaux anglais en tant que premier Africain noir à exercer le Droit.

    La plaque a été installée grâce aux efforts de Pamela Roberts, une grande praticienne du patrimoine culturel et du directeur du projet, Black Oxford : Untold Stories, qui vise à promouvoir l’héritage historique des étudiants noirs d’Oxford. Le Collège universitaire a été choisi comme lieu de résidence de la plaque parce que Cole, qui a obtenu son diplôme d’étudiant non collégial, est devenu membre du Collège un an plus tard, en 1877.

    Le Dr Robin Darwall-Smith, archiviste du collège, a déclaré : « je pense qu’il est très important que nous nous souvenions de Christian Cole, car il était un grand pionnier en tant que premier Africain noir à obtenir un diplôme d’Oxford. Il avait une ambition énorme : il est venu à Oxford pour les cours sur les lettres classiques, le plus dur de l’université, mais il a tout de même obtenu son diplôme.  J’espère maintenant que les gens vont regarder sa plaque et se sentir inspirés par son exemple. »

    Le Dr Rebecca Surender, vice-chancelier pour l’égalité et la diversité à Oxford, a déclaré : « La place de Christian Cole dans l’histoire d’Oxford comme premier diplômé noir est celle qui mérite d’être reconnue et célébrée. La plaque nous rappellera à quel point nous avons progressé depuis que Cole a obtenu son diplôme d’Oxford.

    Qui est Christian Cole ?

    Christian Cole est né en Sierra Leone en 1852, alors que le pays était encore une colonie britannique. Petit-fils d’esclaves, il a été adopté par le révérend James Cole avant d’aller à Oxford à vingt et un ans.

    À l’université, Cole a été soutenu par une allocation de son oncle et de l’argent des cours de musique qu’il donne en marge de ses études. Il était une figure bien connue à Oxford, et sa présence est mentionnée dans des journaux intimes Anna Florence Ward, qui décrit l’avoir aperçu lors d’une visite à son frère, qui était au Magdalen College, en juin 1876 et des dessins animés de l’époque. Après la mort de son oncle, ses camarades ont lancé un appel pour recueillir des fonds afin de l’aider financièrement.

    Le jeune noir a publié un poème attaquant la politique britannique dans la guerre de Zoulou sous le nom d’un “Un Nègre, BA, de l’université universitaire”, en 1879. Le texte a été adressé à WE Gladstone MP, qu’il décrit comme son “Maître et Père en politique”. En 2006, University College a acheté ce travail pour 1000 livre sterling.

    Cependant, malgré ses réalisations et son statut de premier étudiant noir de l’université, le nom de Cole n’est pas très connu. L’Université a déclaré qu’ils espéraient que cette commémoration du premier diplômé noir d’Oxford souligne la position inclusive de l’Université envers les candidats de tous les horizons.

    Toutefois, un siècle et demi après le passage de Cole, Oxford est toujours confronté à la critique selon laquelle il est institutionnellement biaisé contre les étudiants noirs. De nouveaux chiffres ont révélé que 10 des 32 collèges d’Oxford n’ont pas attribué de place à des élèves britanniques noirs avec des niveaux A en 2015.

    Malheureusement, il semble que Cole ait eu du mal à trouver du travail après être devenu avocat et il est parti en Afrique de l’Est. Les informations sur sa vie en Afrique restent méconnues. Cole est mort en 1885 à Zanzibar de la variole, âgé de 33 ans.

    Lors du dévoilement de la plaque, et coïncidant avec le Mois de l’histoire des Noirs, le maître du Collège universitaire, Sir Ivor Crewe, a rendu hommage aux “réalisations remarquables” de Cole et a déclaré qu’il espérait que la plaque serait “un symbole de reconnaître et soutenir les étudiants les plus brillants quels que soient leurs antécédents”.

    Cette commémoration coïncidait également avec le lancement du réseau Oxford Black Alumni, une plateforme pour les futures générations d’individus. Objectif : se connecter et collaborer.

  • Isabel dos Santos: incursion dans l’empire de la femme la plus puissante d’Afrique

    Isabel dos Santos: incursion dans l’empire de la femme la plus puissante d’Afrique

    Quand le père, l’ex-président marxiste Eduardo dos Santos s’était finalement convaincu de quitter le pouvoir en août dernier, après 38 années passées à la tête de l’Angola, c’est la direction de la Sonangol, la compagnie nationale de pétrole, fleuron de l’économie angolaise que celui-ci a pris le soin de laisser à sa fille, Isabel Dos Santos.

    Qu’il le veuille ou non, Joao Lourenço, le successeur d’Edouardo dos Santos devrait gouverner, du moins pour ses premières heures, dans l’imposante ombre du clan dos Santos, y compris celle qui a en main la grande partie de l’économie du pays : la femme la plus riche et la puissante d’Afrique (selon Forbes) : la « princesse Isabel ».

    Isabel dos Santos a été nommée le 2 juin dernier à la tête du conseil d’administration de la Sonangol. En plus d’une fortune estimée, selon le magazine Forbes, à 3,3 milliards de dollars, celle que les Angolais surnomment la « Princesse » se retrouve aux commandes d’une société qui présentait un chiffre d’affaires de 40 milliards de dollars en 2013.

    Pour sa première conférence de presse, la fille du président, âgée de 43 ans, s’est efforcée de rassurer. « Nous sommes très attachés à la transparence et déterminés à améliorer les bénéfices », a déclaré la nouvelle présidente qui souhaite recentrer la firme exclusivement sur les hydrocarbures. Sauf que les Angolais voient les choses autrement.

    Empereur Eduardo & princesse Isabel dos Santos

    On peut aujourd’hui soutenir qu’Isabel a construit sa propre fortune, toujours est-il que les bénédictions du père ont été importantes. Quand son père est arrivé au pouvoir, Isabel avait 6 ans. Désormais, elle n’est pas que la fille d’un président richissime.

    Mariée au riche collectionneur d’art congolais Sindika Dokolo avec qui elle a eu trois enfants, elle a la réputation d’être une « business woman » tenace et exigeante, sous des airs discrets.


    Je vendais des œufs de poule quand j’avais 6 ans


    Née à Bakou (en Azerbaïdjan soviétique) d’une mère championne d’échecs, celle qui dit avoir une « vie normale » à Luanda a grandi à Londres, où elle a étudié l’ingénierie mécanique au King’s Collège. Dans l’une des rares interviews qu’elle a accordé, elle raconte au Financial Times en 2013, avoir toujours eu le sens des affaires.

    « Je vendais des œufs de poule quand j’avais 6 ans », confie celle qui voudrait que son histoire soit perçue comme une success-story. C’est en rachetant, à 24 ans, un restaurant de Luanda que la « Princesse » ambitieuse a commencé sa carrière dans les affaires. Elle entame son ascension en 1997, à seulement 24 ans, en créant avec sa mère une société de commercialisation de diamants. La femme d’affaires est depuis à la tête d’un véritable empire.

    Mais c’est en 1999 qu’elle a pris son envol en remportant un appel d’offres lui a permettant de contrôler Unitel, le premier opérateur de téléphonie mobile du pays.

    Très riche, Isabel dos Santos a été classée huitième fortune d’Afrique, selon le magazine Forbes. Son patrimoine, estimé à 3,3 milliards de dollars, serait majoritairement placé au Portugal, ancienne puissance coloniale de l’Angola. Pour en arriver là, la fille du président a investi partout. D’abord dans les télécommunications, avec Unitel, la principale compagnie de téléphonie mobile de l’Angola, et NOS, un opérateur de téléphonie portugais, qu’elle détient à 50%. Puis dans les banques angolaises et portugaises (25 % de la BIC Angola, 42,5% de la BIC Portugal…). La princesse a maintenant jeté son dévolu sur les grandes compagnies d’énergie, en achetant 33,3% du capital de Galp, société pétrolière portugaise.

    Millionnaire par son père ?

    En Angola, les premiers gisements de pétrole sont découverts en 1910. Mais jusqu’à l’indépendance, en 1975, le pays ne produit que 50 000 barils par jour. À cette époque, l’Angola se contentait d’être une puissance agricole, 4e producteur mondial de café et entièrement autosuffisant sur le plan alimentaire.

    Entre l’accession à l’indépendance et l’arrivée au pouvoir de José Eduardo Dos Santos, ingénieur du pétrole et successeur désigné D’Agostino Neto, la production pétrolière double pour atteindre 100 000 barils par jour. En 1980, le produit intérieur brut angolais était de 3,6 milliards de $ avec une contribution significative du secteur pétrolier. Le changement de cap est définitivement acté. L’avenir du pays s’écrira à l’encre du pétrole.


    Ils sont nombreux, dans l’opposition angolaise, à dénoncer l’utilisation du pouvoir présidentiel pour arranger les affaires d’Isabel dos Santos.


    Dans cet environnement où, en effet l’Angola dépend finalement à 70% du pétrole, confier les rênes de la société de gestion des hydrocarbures à la fille du président n’a rien d’anodin, aux yeux de bon nombre d’Angolais.

    Ils sont nombreux, dans l’opposition angolaise, à dénoncer l’utilisation du pouvoir présidentiel pour arranger les affaires d’Isabel dos Santos. Le journaliste angolais Rafael Marques affirme dans son livre Diamants de sang : corruption et torture en Angola, que les entreprises, dont « Isabel, la fille à papa » s’est emparées, comme tais ou Unitel, sont gangrenées par la corruption et le favoritisme.

    « La fortune d’Isabel vient des décrets présidentiels de son père qui est un dictateur corrompu jusqu’à la moelle, assène Rafael Marques. Sans la corruption organisée par son père, elle ne posséderait rien… Elle est à craindre, car elle tient à sa disposition l’appareil répressif de l’État, ainsi que le pouvoir institutionnel qui permet d’éliminer ou de punir ceux qui s’opposent à ses démarches. »


    En Angola il n’y a que deux femmes qui sont de grandes entrepreneuses : l’une est la fille du président, l’autre est son épouse


    Pour Didier Péclard, politologue, spécialiste de l’Angola, Isabel dos Santos aurait aussi profité du pouvoir de son père pour faire fructifier Unitel : « Le prix des licences de télécom est très élevé pour les autres opérateurs en Angola. Avec Unitel, Isabel dos Santos a été dans une situation privilégiée. Unitel a pu profiter d’un accès privilégié aux licences de télécom et, de fait, a pu couvrir tout le pays. Elle a probablement bénéficié d’un traitement de faveur. » Toujours pour celui-ci, en Angola, on ne devient pas un entrepreneur important sans avoir de bons relais politiques. « D’ailleurs, il n’y a que deux femmes qui sont de grandes entrepreneuses : l’une est la fille du président, l’autre est son épouse. »

    Cependant, le nouvel homme fort de l’Angola promet d’enrayer les inégalités et de redresser l’économie, même si les embûches sont bien connues par tout le monde. Il devra se libérer du carcan dos Santos : Isabel à la Sonangol et son frère au fonds souverain. Mission difficile.

  • Des Africains envisagent le rachat d’une Banque en Angleterre

    Des Africains envisagent le rachat d’une Banque en Angleterre

    FirstRand la banque sud-africaine a annoncé vouloir obtenir l’acquisition de Challenger Aldermore Group avec une offre indicative de 1,3 milliard de dollars.

    L’annonce du rachat d’Aldermore intervient dans un contexte où les actions de la banque britannique ont subi une forte hausse début novembre. Pour obtenir l’acquisition de Challenger Aldermore Group, la banque sud-africaine évalue les conditions de mise en place d’une institution de dépôt durable à long terme pour financer sa stratégie de croissance et de diversification des revenus de ses activités au Royaume-Uni.


    Challenger Aldermore Group dispose d’un modèle d’exploitation unique


    Pour les responsables de la FirstRand, il s’agit d’un moyen propice pour la banque d’atteindre son objectif qui est de mettre en place une franchise de dépôt durable. Selon eux, Challenger Aldermore Group dispose d’un modèle d’exploitation unique avec un positionnement sur le marché et sa capacité à attirer des dépôts.

    Financer l’automobile et l’assurance

    Aldermore a indiqué avoir reçu la proposition indicative de FirstRand. Pusieurs expert estime qu’un rachat de la banque britannique constituerait une bonne opération pour FirstRand. Cette dernière a en effet connu une évolution dans le secteur technologique et pourrait se maintenir sur le marché britannique. Selon des analystes, FirstRand a besoin de conquérir d’autres marchés pour combler « l’insuffisance d’opportunités en Afrique du Sud ».

    Pour l’heure, des discussions continuent entre les deux entreprises. FirstRand devrait faire une proposition définitive à Aldermore avant le 10 novembre. Les actionnaires pourront après approuver l’opération. Si le rachat est réalisé, la banque sud-africaine va pouvoir déployer ses capitaux sur le marché britannique à l’heure où la croissance économique peine à augmenter en AfriqAldermoreue du sud.


    Créé en 2009 Aldermore compte près de 230 000 clients.


    FirstRand pourrait surtout élargir la gamme de services offerts pour inclure le financement automobile et l’assurance. Créé en 2009 Aldermore compte près de 230 000 clients. Avec le soutien de FirstRand, Aldermore espère remplir sa mission qui est d’apporter plus de concurrence sur le marché banquier, selon Phillip Monks, directeur général d’Aldermore.

     

  • Liberté de presse en Afrique: une réalité à géométrie variable

    Liberté de presse en Afrique: une réalité à géométrie variable

    Est-on libre quand on est journaliste en Afrique ? Difficile de répondre de façon tranchée à l’heure où la liberté de presse est menacée sur le continent. Acquise de haute lutte dans certains pays, elle constitue un moyen de vitalisation des démocraties. Si plusieurs observateurs s’accordent à reconnaître une « évolution remarquable » pour les pays anglophones, ce n’est pas encore le cas pour certains États francophones.

    Des journalistes sont encore interpellés sur des prises de position. Des organisations de professionnels de presse des pays ouest-africains à l’instar du Bénin, de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal dénoncent parfois les pressions que subissent les journalistes.


    Nous n’avons jamais été inquiétés pour notre ligne éditoriale et les traitements que nous faisons des sujets


    Parmi les pays anglophones, la Namibie reste un exemple. Le pays a réalisé des progrès en quelques années. Pour expliquer cette avancée du pays, Naita Hishoono, directrice de l’Institut namibien de la démocratie, évoque la solidité du cadre constitutionnel.

    Le dernier classement de Reporter sans frontières le prouve. Classée premier pays africain en matière de liberté de la presse, la Namibie peut se targuer d’offrir à ses journalistes une bonne protection. « Nous n’avons jamais été inquiétés pour notre ligne éditoriale et les traitements que nous faisons des sujets », confirme un rédacteur en chef d’un quotidien.

    Agressions et lois liberticides

    Dans des pays comme l’Ouganda, les journalistes continuent de travailler dans « des conditions difficiles », selon l’Association des journalistes ougandais. Pareil en République démocratique du Congo et au Burundi où des journalistes sont parfois portés disparus et des radios privées fermées.

    En Guinée, des journalistes ont même été tabassés fin octobre par des forces de l’ordre dans un poste de police. Les syndicats ont condamné un acte malheureux qui montre la « fragilité de la liberté de presse au Guinée ». Au Niger, le climat est favorable pour les journalistes. Sauf que parfois, les règles sont contournées pour nuire, explique un présentateur de journal télévisé.


    Nous ne pouvons plus vivre un autre Norbert Zongo


    Contrairement à la Tunisie où des lois liberticides et des agressions sur les journalistes sont dénoncées par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), le délit de presse a même été dépénalisé dans certains pays. Le Burkina Faso qui s’est basé sur cet acquis majeur a fait de la liberté de la presse une réalité.

    « Nous ne pouvons plus vivre un autre Norbert Zongo », glisse un patron de presse en faisant allusion à l’assassinat du journaliste d’investigation. Au pluralisme s’est ajoutée une liberté de ton pour les journalistes qui profitent aussi, confie un éditorialiste, de la révolution d’octobre 2014 qui a mis fin à presque trente ans de gouvernance de Blaise Compaoré.

    Soulagement en Gambie

    Le constat est tout autre au Togo où la dépénalisation du délit de presse est pourtant une réalité. Même si les journalistes ne peuvent plus être emprisonnés, ils subissent régulièrement des pressions et même des menaces. Depuis 2005, plusieurs médias ont d’ailleurs été fermés dans le pays pour « des traitements tendancieux de l’information ».

    Alors que le pays traverse une crise politique depuis fin août, des journalistes ont été agressés dans l’exercice de leur travail. Une situation que dénonce la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) qui appelle « à la protection des journalistes ».


    C’est difficile de traiter ces sujets. Vous n’avez pas accès aux données. Mais on peut même vous demander d’arrêter votre enquête ou de modifier votre angle


    En début d’année, Reporters sans frontières a classé le pays 80e  sur 180 pays au plan mondial. En Gambie par contre, la chute de Yaya Jammeh a mis fin à de longues années de terreur pour les journalistes. Au moins sur la forme, l’étau s’est desserré, reconnaît l’un d’entre eux. Des acteurs travaillent cependant à l’adoption de nouvelles lois qui doivent encadrer la liberté de la presse dans le pays.

    La liberté de la presse fait face à de nouveaux défis. Outre la résistance qu’opposent les journalistes aux pressions, ils doivent désormais composer dans un univers médiatique avec des sujets portant sur le terrorisme. Dans les pays d’Afrique subsaharienne, les gouvernements sont de ce fait tentés d’influencer les traitements que réservent les rédactions aux questions de terrorisme.

    « C’est difficile de traiter ces sujets. Vous n’avez pas accès aux données. Mais on peut même vous demander d’arrêter votre enquête ou de modifier votre angle », affirme un journaliste malien. Au ministère burkinabé de la Communication, l’on estime que les sujets de terrorisme doivent être traités avec tact. « C’est presque normal de rappeler un journaliste à l’ordre. Il y va de la sécurité du pays », ajoute un membre du cabinet.

     

  • Internet, le nouveau terrain de chasse des marabouts et pasteurs africains

    Internet, le nouveau terrain de chasse des marabouts et pasteurs africains

    Tout comme le christianisme qui demande à ses pratiquants de faire de toute la terre des fidèles, les marabouts et les charlatans ont également trouvé en l’internet, l’outil idéal pour répondre à ce même besoin. Le marketing religieux est intéressant.

    Facebook, Twitter, You Tube, Whatsapp… Quand la religion s’invite dans le digital, la bataille du marketing devient impressionnante. L’Église catholique en sait bien de choses. Preuve de l’intérêt de l’Église catholique pour les réseaux sociaux, le pape Benoît XVI leur consacre souvent, et ce depuis janvier 2011, des exhortations quotidiennes. Le souverain pontife profite de ces canaux pour inviter les chrétiens à être présents sur les réseaux sociaux et à y faire preuve d’une « créativité consciente et responsable ».

    En effet, depuis la «démocratisation» de l’internet, l’outil est devenu la proie de tout genre de marketeurs. Les entreprises ont trouvé l’élément clé, qui jusque-là manquait à leur plan de communication. Et le taux de pénétration des téléphones et de l’internet est à leur avantage. Depuis, créer une page Facebook, une chaîne sur YouTube, un compte Twitter, Instagram n’est plus qu’un élément de tendance. Au contraire. L’internet est désormais un vaste safari pour tout genre de recherches de clients


    Etre présents là où sont les gens


    À l’instar des communautés de l’Église catholique, « être présents là où sont les gens » est la raison principale des multiples pages de communautés de marabouts qui fleurissent. Véritable caisse de résonance, Facebook leur offre en effet l’opportunité de rejoindre des internautes qui ne fréquentent pas leurs domaines, d’être aux sous les yeux de ceux qui rejettent leurs pratiques, notamment les jeunes. Ces réseaux sociaux leur permettent d’aller à la rencontre des potentiels clients. Pour la fin de les transformer en fidèles, tous les moyens sont bons.

    Le digital au service de la foi

    Ils sont aussi, ces charlatans et les marabouts, des férus du marketing digital, parfois, un peu de trop. À la différence des pasteurs par exemple qui se taillent à chaque occasion leur part sur internet, et des églises qui ont parfois des communities managers, les charlatans et marabouts utilisent tous les moyens à leurs dispositions pour être présents. Des faux comptes, des canulars… tant, l’essentiel est de faire passer le message fondamental : le service, la localisation et les contacts.

    Au Togo par exemple, cette nouvelle forme de marketing religieux s’est démocratisée avec la restriction aux herboristes, charlatans ou des prêcheurs des sciences occultes de l’accès aux médias. Si en effet cette restriction n’est pas actuellement strictement appliquée, elle aura quand même participé à inciter ces acteurs à la recherche d’autres horizons pour la promotion de leurs services, ou leur self-promotions. Ils ont vraisemblablement trouvé en Internet, à la fois le média presque gratuit, et la plateforme rassemblant l’idée de cible.


     Les gens nous suivent de moins en moins à la radio ou à la télé. Ils en ont surement marre de nos exploits racontés pendant 1 h. Mais avec l’essentiel du message en annonce sur Internet, ça passe.


    Désormais, on assiste sur la toile, à la création des sites professionnels des charlatans, des chaines Youtube pour les vidéos de prêches, des Live sur Facebook et même des publicités Google. Nombreuses sont ces annonces qu’on retrouve sur le moteur de recherche en tête des requêtes, ou encore des displays sur des sites web. À savoir si cette nouvelle manière de faire est rentable, un marabout confie que depuis qu’il a décidé d’explorer la nouvelle option de l’internet, il a enregistré beaucoup plus de visiteurs ayant vu ses annonces sur Internet que quand il investissait chèrement dans les médias comme la télé et la radio. « Les gens nous suivent de moins en moins à la radio ou à la télé. Ils en ont surement marre de nos exploits racontés pendant 1 h. Mais avec l’essentiel du message en annonce sur Internet, ça passe ».

    De ce fait, la chasse et la concurrence entre les sauveurs d’âmes sont impressionnantes sur Internet. Mieux, la contre-offensive lancée par les prophètes traditionnels semble intéresser. Et même si les utilisateurs d’Internet ne manifestent clairement pas un engagement à l’endroit de ces genres d’annonces sponsorisées comme le fait-on avec des extraits de versets bibliques ou les vidéos de pasteurs, la réalité n’est pas tout à fait telle. « Quand je post mes annonces sur Facebook, je n’ai que très peu de likes. Mais ce n’est pas l’essentiel. Les gens hésitent à liker, commenter ou partager mes posts, par honte que Facebook ne le notifie à leurs amis. Mais ils viennent chez moi quand même quand ils ont des problèmes. C’est ça l’objectif » a confié un guérisseur traditionnel vivant dans une ville périphérique de Lomé.

    Le socialement correct qui met les religions modernes tels le christianisme ou l’Islam dans la stricte catégorie de bienséance en est pour beaucoup de choses. Au Togo, fréquenter les couvents traditionnels ou être pratiquant d’une autre religion que les communs christianismes et l’islam est mal vu, voire condamné dans les sociétés. Dès lors, il n’est pas toute à fait facile de mesurer l’impact de leurs présences sur Internet. Car en matière de charlatanisme, l’hypocrisie n’est pas un péché.

  • Assurance maladie en Afrique: les partenariats public-privés foisonnent

    Assurance maladie en Afrique: les partenariats public-privés foisonnent

    Entre opportunités et contraintes, les systèmes d’assurance maladie ne couvrent pas encore une grande partie de la population africaine.

    Sur le continent le taux de couverture de l’assurance maladie est faible. La plupart des États peinent encore à instaurer un mécanisme d’assurance maladie universelle. On note ainsi l’absence d’une couverture des soins de santé. Les ménages sont obligés de supporter directement les charges financières. Il y a deux ans, le rapport « The decent Work agenda in Africa » indiquait que près de 90% de population subsaharienne ne bénéficie pas d’une assurance contre les risques de maladie et d’accident.

    S’assurer n’est pas encore entré dans les habitudes. Car en réalité, les soins de santé ont pendant longtemps été gratuits dans les pays. Les charges étaient supportées par les États. Mais il y a plus trente ans, les programmes d’ajustement structurel ont obligé les États à mettre fin à la protection sociale pour de nombreux citoyens.

    Depuis, les populations « se débrouillent ». En termes de chiffres, les ménages africains prennent eux-mêmes directement en charge près de 70% de leurs dépenses santé. Faute d’instaurer une couverture sanitaire pour tous les citoyens, certains États protègent tout de même leurs fonctionnaires ainsi que quelques travailleurs du secteur privé formel. Des mutuelles ont été créées pour prendre en charge les soins de santé des membres qui doivent cotiser de façon périodique. Mais depuis quelques années les États lancent des systèmes d’assurance maladie.

    Des systèmes de couverture encore faible

    Certains États africains font des efforts qui restent insuffisants. Ils ont mis en place des systèmes d’assurance maladie pour les fonctionnaires, les salariés d’entreprises privées et pour le secteur formel. Ces systèmes d’assurance maladie sont obligatoires. Les fonctionnaires en bénéficient moyennant des cotisations. C’est le cas du Togo où depuis 2011, l’Institut national d’assurance maladie (INAM) assure une couverture sanitaire à des fonctionnaires de l’État. Plus de cinq après sa création, l’INAM prend en charge plus de 260000 bénéficiaires avec plus de 1000 prestataires répartis sur le territoire.

    Mais au Togo comme dans d’autres pays africains, la portée de ces systèmes d’assurance maladie reste faible. L’État béninois quant à lui a créé en 2012 le Régime d’Assurance Maladie universelle (RAMU) destiné à toute la population moyennant le paiement d’une prime. Le RAMU est financé par l’État et les collectivités locales. Une dizaine de pays africains, dont le Sénégal, disposent également d’un système d’assurance maladie qui prend en charge les moins de cinq ans.

    Toutefois, les bénéficiaires de ces systèmes représentent à peine 30% de la population. Autant dire qu’environ 70% de la population, issue du secteur informel, n’est pas encore couvert pas le système d’assurance maladie des pays. Mais jusqu’à présent le Rwanda reste le premier sur le continent à fournir une assurance maladie universelle. Avec un taux de couverture de 91% de sa population, le système d’assurance maladie appelé Mutuelles de santé est financé par l’État et des partenaires. Pour la réussite de son système, le Rwanda forme régulièrement des agents de santé communautaire.

    Partenariat public-privé

    Pour étendre la couverture sanitaire, certains États comme le Ghana se sont liés avec des structures privées. En effet, le National Health Insurance Scheme (NHIS) du Ghana repose sur des mutuelles de santé communautaires préexistantes. Cela a permis au pays d’augmenter son taux de couverture maladie de 1 % dans les années 1990 à plus de 40 %. L’État a d’ailleurs voulu que son système soit financé « à plus de 70 % par une taxe de 2,5 % sur les biens et les services, et à plus de 20 % par les charges sociales ».

    Grâce à des partenariats public-privé, les populations sont ainsi encouragées à adhérer à l’assurance maladie à travers des offres de soins subventionnées. La gestion du système de l’assurance maladie est dans certains cas confiée à des structures privées. L’État se chargeant lui-même de superviser. Selon plusieurs observateurs, cette approche peut permettre à de nombreux pays d’augmenter leurs taux de couverture de l’assurance santé qui restent pour le moment très faibles.

  • Afrique: Top 10 des pays les plus riches selon la BAD

    Afrique: Top 10 des pays les plus riches selon la BAD

    La Banque africaine de Développement (BAD) a publié la semaine dernière à Abidjan, des chiffres sur les PIB des pays africains.

    En se basant sur ces chiffres, le Nigéria est enregistré comme le pays le plus riche de l’Afrique sur l’année 2017. La chute des prix du baril du pétrole n’aura pas beaucoup affecté le grand pétrolier du continent.  Plutôt porté par une production en hausse et le redressement des cours mondiaux des matières premières, le PIB aux prix courants du Nigeria, représentant plus de 72% de l’ensemble des économies de la zone ouest-africaine, devrait atteindre 581 milliards $ cette année alors qu’elle n’était que 519 milliards $, en 2016.

    Longtemps resté leader de l’économie africaine, l’Afrique du Sud qui est sorti de récession au second trimestre occupe désormais le second rang. La richesse créée au cours de cette année civile par les Sud-Africains pourrait passer la barre des 276 milliards $. Grâce à un volume d’activité qui pourrait avoisiner 264 milliards $, l’Égypte dont l’économie est encore convalescente est troisième de ce classement.

    L’Algérie qui pourrait totaliser 170 milliards $ est désormais 4e de ce classement, suivi par l’économie soudanaise qui boucle le Top 5 avec 124 milliards $, surclassant ainsi le Maroc qui, malgré le dynamisme de son économie marquée par un début accentué de diversification, n’a droit qu’à la sixième place.

    Porté par une croissance de 4% au moins, le PIB du Royaume chérifien devrait franchir la barre des 121 milliards $ au terme de cette année. Le Maroc doublerait ainsi la taille de son économie en 12 ans, selon les chiffres communiqués par la BAD.

    En un an, l’économie angolaise a connu une légère hausse. De 96 milliards $, le deuxième producteur africain de pétrole pèse désormais104 milliards $. L’Angola restera ainsi le septième pays le plus riche en Afrique en 2017.

    L’Éthiopie, qui a enregistré ces dernières années les meilleures performances en terme de croissances sur le continent, devrait garder sa 8e place avec 93 milliards $ contre 84 milliards l’année dernière, comme prévu par les institutions internationales. Le pays qui, en 12 ans, a presque sextuplé son PIB devrait enregistrer cette année la plus forte croissance à l’échelle mondiale, devant des pays comme Myanmar (7,5%), la Côte d’Ivoire (7,3%) ou l’Inde (7,2%).

    Le Top 10 est bouclé le Kenya (77 milliards $) 9e, puis la Tanzanie (52 milliards) 10e.

    En clair, on peut en déduire que l’Afrique de l’Est est la région la plus dynamique et bien représentée dans ce classement. 4 pays de cette zone sont dans ce Top 10 (Soudan, Éthiopie, Kenya, Tanzanie). L’Afrique septentrionale est représentée par 3 pays (Égypte, Algérie, Maroc). Quant à la zone ouest-africaine, seul le Nigéria, par une croissance impressionnante, est dans ce classement.

    Rappelons que ce classement fait à base des chiffres communiqués par la BAD (et publié par l’Agence Ecofin) ne prend en compte que la richesse globale créée par l’économie des pays concernés.

     

  • Afrique du Sud: le milliardaire Patrice Motsepe se lance dans les banques digitales

    Afrique du Sud: le milliardaire Patrice Motsepe se lance dans les banques digitales

    Avec une fortune estimée à 1,81 milliard de dollars, Patrice Motsepe, le milliardaire sud-africain veut désormais investir dans la banque digitale en Afrique du Sud.

    Après avoir récemment réussi l’introduction en bourse de sa société financière, le milliardaire sud-africain, 16ème au classement 2017 des 25 Africains les plus riches selon magazine Forbes, se lance désormais dans la banque digitale, un nouveau champ d’action pour l’homme d’affaires. Patrice Motsepe vient d’investir à travers sa société financière African Rainbow Capital (ARC) dans la création d’une banque digitale à Johannesburg baptisée TimeDigital.

    Cette société d’investissement cofondée par la première fortune noire en Afrique du Sud a offert 10 % des parts de la fintech TimeDigital avec une option d’extension de son portefeuille de 5 %. Cette opération a permis à l’établissement d’obtenir une licence délivrée par la South african reserve bank, la banque centrale sud-africaine depuis 1999, selon un communiqué de la nouvelle structure transmis à la presse.

    Cette banque digitale propose un package de services complets aux consommateurs de la classe moyenne ainsi qu’aux petites et micro entreprises. Selon le communiqué, elle devrait être opérationnelle à partir du deuxième trimestre 2018. Si TimeDigital n’aura pas de filiale physique, un partenariat décennal avec le géant sud-africain de la distribution, Pick n Pay (PnP), est néanmoins déjà acté pour avoir des points de présence.

    « Promouvoir la technologie servant à fournir un accès aux services financiers est l’une des façons dont nous prévoyons élargir et approfondir l’inclusion financière en Afrique du Sud et dans d’autres marchés », a déclaré le président de l’ARC, Patrice Motsepe.

    « Notre investissement représente un jalon important de nos projets visant à bâtir un puissant groupe de services financiers panafricains », Patrice Motsepe, président de l’ARC.

    Les fondateurs entendent en faire un véritable centre financier avec, entre autres, des formations pour l’éducation financière des jeunes et des femmes entrepreneures à travers tout le pays. L’objectif est de préparer une de ses cibles qui n’est autre que la population active non ou peu bancarisée. Dans son agenda, TimeDigital prévoit le lancement de son premier produit bancaire d’ici mi-2018. Pour l’instant, le montant exact de son investissement n’a pas été révélé. Pour Motsepe, cela représente un pas de plus dans la mise en œuvre de ses ambitions pour le secteur financier africain.

  • L’Angola lance très bientôt son satellite

    L’Angola lance très bientôt son satellite

    Dans un souci d’indépendance et de contrôle des dépenses de communication, l’Angola va probablement lancer dans en cette fin d’année 2017, son premier satellite dénommé Angosat1.

    Le Satellite en question a été construit par des entreprises russes, et sera géré sur le sol angolais par des citoyens angolais qui ont depuis suivi des formations dans ce sens.

    Avec une durée de vie de 15 ans, le satellite pourrait être utilisé par des pays allant de l’Afrique du Sud au Sud de l’Europe.

    Selon les responsables angolais, le satellite et le centre qui sera dédié à son contrôle sont déjà prêts. « Les 45 techniciens qui seront en charge du décodage des signaux d’Angosat1 sont actuellement en formation. Le centre de contrôle sera basé dans la municipalité de Caruaco» ont-ils déclaré. Ce satellite permettra à l’Angola de le substituer aux autres satellites régionaux pour l’acquisition de la bande passante et de payer ce service en devise locale.

    L’Angola va être ainsi le quatrième pays africain à disposer de son propre satellite, après le Nigéria et l’Egypte et plus récemment le Ghana.

    La RDC est actuellement à l’étude aussi pour acquérir son propre satellite.