Catégorie : Afrqiue Australe

  • Forfaits Internet: l’Afrique bat les records [Tendances]

    Forfaits Internet: l’Afrique bat les records [Tendances]

    Plus cher qu’en Asie, aux États-Unis ou en Europe, le prix de l’Internet en Afrique est l’un des plus élevés du monde. Il bat tous les records quand, on essaie de le rapporter au niveau de vie des populations. En Afrique, s’il est vrai que le taux de pénétration de l’internet a décuplé depuis les années 2006, la connexion haute débit reste parmi les plus onéreux au monde. Dans certaines localités du continent, le constat et le contraste sont frappants. Les forfaits mensuels aux connexions dites « haut débit » coûtent plus cher que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).

    Au Nigeria, par exemple, le coût moyen des forfaits haut débit mensuels de 80 $ est presque le double du salaire minimum national de 50 $ (18 000 nairas), selon les données du tableau des prix compilés par Cable.co.uk. Sur les 36 pays africains analysés, seuls sept pays disposaient de forfaits haut débit mensuels moins chers que 50 dollars. Il s’agit de l’Égypte (12.33 $), la Tunisie (19.69 $), La Réunion (30.37 $), l’Algérie (32.23 $), le Maroc (39,57 $) et La Mayotte (46.08 $).

    Ce tableau des prix a été compilé et analysé par Cable.co.uk en utilisant le coût de plus de 3 000 forfaits haut débit individuels dans le monde, sur une période de huit semaines entre le mois d’août et d’octobre.

    Tendances

    Les pays côtiers bénéficient beaucoup d’une bonne connexion et les données y coûtent moins. Pour preuve, tous les dix premiers pays africains qui ont des hauts débits les moins chers en Afrique sont des pays côtiers. Une explication à cela est que la proximité des stations d’atterrissage par câble reste un obstacle à l’accès à Internet dans la plupart des pays sans littoral. Ainsi, les prix d’accès à Internet connaissent une hausse due aux frais non négligeables d’infrastructures supplémentaires encourus par le fournisseur. Toutefois, même dans les pays côtiers, les zones rurales éloignées de la côte sont souvent confrontées à un problème similaire. Mais le tout ne se limite pas là.

    Comme les coûts, la vitesse d’Internet reste autre un problème inquiétant. Une grande partie du continent connaît encore des vitesses inférieures à la norme minimale mondiale. Alors que la recherche pour la grille de prix se concentre sur le haut débit fixe, les connexions Internet mobiles s’avèrent beaucoup plus populaires en Afrique, en grande partie grâce à l’adoption croissante des smartphones. En réalité, les prix de l’Internet mobile sont en baisse dans certains pays et il n’est pas rare de voir les jeunes exploiter des plans d’internet mobile bon marché en utilisant leurs smartphones comme terminal pour se connecter via des ordinateurs, par des systèmes de partage de connexion.

    Mais pour les grandes organisations, comme les écoles, les entreprises et les organismes gouvernementaux, qui nécessitent plusieurs utilisateurs en ligne instantanément, les plans d’Internet mobile ne peuvent pas servir aussi bien. Ainsi, malgré l’explosion des téléphones intelligents et de l’Internet mobile, dans certains cas, l’Internet à large bande est toujours important pour servir de moyen plus efficace et rentable de se connecter.

  • Macron veut créer 450 millions d’emplois en Afrique

    Macron veut créer 450 millions d’emplois en Afrique

    Le Chef d’Etat français, Emmanuel Macron, en tournée africaine, a prononcé un discours devant des étudiants burkinabés ce mardi. De la situation libyenne à aux questions sur l’éducation des jeunes filles, Macron n’a pas oublié l’un des piliers considérés comme fondamental pour le développement de l’Afrique : l’entrepreneuriat.

    C’est face à quelque 800 étudiants burkinabés issus de différentes universités que Emmanuel Macron a prononcé son premier discours à l’endroit des Africains. Pour une allocution de plus de 1 h 40 min, les sujets abordés ont été divers. Si le discours du président français a évidemment été axé sur la jeunesse africaine, principalement celle Burkinabé qu’il a saluée pour ses luttes pour la démocratie, en faisant cas de la révolution de 2014, Emmanuel Macron a aussi parlé de l’entrepreneuriat.

    « Le changement, le renouveau générationnel sur un continent dont 70 % a moins de 30 ans. C’est n’est pas une option, c’est une loi mathématique » a déclamé le jeune Président français.

    « Je serai au côté de ceux qui font le choix de la responsabilité et pas celui du déni » a laissé entendre le président français, et d’ajouter ensuite « partout où j’aurais de tels partenaires, je travaillerai avec eux sans calcul. La France ne se privera pas d’un lien avec la jeunesse. »

    450 millions d’emplois

    En effet, Emmanuel Macron a annoncé, pour dit-il faciliter l’innovation en Afrique, la création d’un fonds d’un milliard d’euros pour aider le continent à créer 450 millions d’emplois d’ici 2025.

    « Ce fonds que nous allons créer permettra de faire même plus qu’un milliard d’euros, multiplier par dix cet objectif pour avoir une enveloppe qui permettra de financer des projets, des entrepreneurs africains dans les domaines du numérique, de l’agriculture » a principalement exprimé celui qui a eu par après des échanges directs avec les étudiants.

    Mais le Chef d’Etat français qui croit que la croissance du monde se jouera en Afrique ne s’est pas arrêté sur ce volet. Il a également fait d’autres annonces bien accueillies par l’auditoire. Pour le président Macron, la France n’investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement. « Elle n’investira plus pour que des grands groupes participent à des opérations de corruption organisée ». Selon celui, les investissements qui seront désormais faits en Afrique devraient directement bénéficier à la jeunesse.

    Macron a aussi informé d’une saison des cultures africaines en France en 2020 pour, dit-il, aider au parachèvement d’une histoire d’Afrique écrite par les Africains.

    Aussi, a-t-il dit, en vue des Jeux olympiques de 2024 qui se tiendront à Paris, un plan d’envergure européenne sera en mis en œuvre pour permettre « aux sportifs africains de venir s’installer en France et avoir les meilleures installations ». Avant d’ajouter, « j’aimerais que les sportifs africains disposent aussi d’installations durables.

    Toutefois, Macron a aussi émis le vœu de voir les Africains diplômés en France de revenir pour relever les défis du continent. Le président a aussi annoncé des investissements dans le domaine de l’éducation en Afrique, tout comme des bourses d’études qu’il a promises, avec un accent particulier sur les jeunes filles. Une annonce longuement applaudie par les étudiants.

  • Mugabe a versé les larmes avant de signer sa lettre [Reuters]

    Mugabe a versé les larmes avant de signer sa lettre [Reuters]

    Lorsque Robert Mugabe signait sa démission le 21 novembre après quelques jours de détentions et de pressions de la part de l’armée, le geste n’a pas été sans émotion. Selon un prêtre à Hararé proche du président Mugabe, le vieil homme de 93 ans aurait même versé quelques larmes.

    Robert Mugabe a connu une fin tout sauf dramatique. Les 37 années passées à la tête de l’État zimbabwéen lui sera désormais nostalgique. Le père Fidelis Mukonori, un prêtre jésuite et ami proche de Mugabe a témoigné des derniers moments et la signature de la démission par l’ancien président Mugabe.

     LIRE AUSSI: Grace Mugabe: la reine du shopping qui a voulu gouverner

    Selon ce prêtre qui s’est confié à un journal local, le président Robert Mugabe s’était en un premier temps déclaré « soulagé » lorsqu’il a accepté de quitter son poste de président du Zimbabwe sous la pression de l’armée et de son parti, le Zanu PF. Ensuite, Robert Mugabe aurait pleuré et déploré la trahison par des lieutenants proches de lui. « Les gens sont des caméléons », aurait affirmé celui à qui sont attribuées les citations les plus grotesques sur la toile. Sa lettre de démission signée a été lue mardi, alors que le parlement a entendu une motion pour le destituer.

    « Quand il a terminé sa signature, son visage a simplement brillé, pas de larmes à moins qu’il y ait des anges pleurant quelque part », a ironisé Mukonori. « Pour moi, c’était un signe qu’il acceptait que “ah c’est fait”, il est soulagé, pas qu’il soit lésé, mais soulagé, » a-t-il ajouté.

    Selon toujours ce prêtre jésuite, Mugabe a réalisé que la fin était proche quand il avait vu environ 60 000 Zimbabwéens protester et exiger qu’il démissionne. Le président de 93 ans a finalement accepté la défaite seulement après avoir été limogé par son parti ZANU-PF et confronté à « ‘l’ignominie »’ de la destitutio

     LIRE AUSSI:  Wikileaks révèle comment les USA ont évincé Robert Mugabe

    Des sources ont déclaré que Mugabe était provocant quand il a rencontré les hauts gradés de l’armée le 16 novembre, ce qui était le début d’un affrontement de cinq jours. Selon Mukonori, Mugabe aurait voulu une transition graduelle et sans heurt du pouvoir à Mnangagwa, qu’il avait limogé, un plan finalement contrecarré par le fait que Mnangagwa ne soit pas revenu immédiatement d’exil en Afrique du Sud.

    Zimbabwe nouveau

    Lors de sa cérémonie de prestation de serment, Mnangagwa a déclaré qu’il appréciait la démocratie, la tolérance et la primauté du droit et qu’il s’attaquerait à la corruption. Il a également exhorté les citoyens à ne pas entreprendre de « vengeance ». Toutefois, le nouveau gouvernement est déjà prêt à traduire en justice certains des proches de Mugabe et de sa femme. L’ancien ministre des Finances, Ignatius Chombo, a déjà affronté des magistrats samedi pour des accusations de corruption. Il n’a pas plaidé coupable.

    En effet, la chute de Mugabe après 37 années au pouvoir a été stimulée par une bataille pour lui succéder qui a opposé son ancien bras droit Emmerson Mnangagwa, qui l’avait soutenu pendant 52 ans, et l’épouse de Mugabe, Grace, qui a 52 ans.

  • A la découverte de la première brasserie d’aéroport de l’Afrique

    A la découverte de la première brasserie d’aéroport de l’Afrique

    Les brasseurs de bières artisanales ont le vent en poupe en Afrique du Sud. Ils tentent de conquérir avec des techniques de fabrication un marché occupé en grande partie par des brasseries industrielles.

    En Afrique du Sud, une révolution s’opère dans la fabrication de bière artisanale. En dix ans, le nombre de fabricants de bières douces et de bières de blé a augmenté. « Plusieurs brasseurs préparent désormais leurs propres bières avec des techniques spéciales », révèle un ancien maître brasseur installé à Pretoria.

    Ce dernier qui compte une trentaine d’années dans le métier a formé près de vingt brasseurs qui préfèrent aujourd’hui fabriquer de la bière artisanale. Dans le pays le nombre de brasseries sud-africaines s’accroît et on compte désormais près de deux cents fabricants de bière artisanale alors qu’on « enregistrait que six en 2007 ».

    Parmi la nouvelle génération de brasseurs de bière noirs figure Phumelelo Marali considéré comme la figure de proue de cette révolution. En 2010, Phumelelo Marali a appris à brasser de la bière grâce au soutien de Lex Mitchell, un maître brasseur sud-africain. Sept ans après, l’entrepreneur est à la tête de la première brasserie d’aéroport de l’Afrique.

    C’est à Johannesburg à l’aéroport international de Tambo que Phumelelo Marali fait montre de sa connaissance. « Toute la préparation de la bière est fait ici. Nous permettons à nos clients de voir le processus », explique le fondateur de Airport Craft Brewers. Le nombre des clients de la brasserie a considérablement augmenté depuis sa création. Phumelelo Marali brasse désormais chaque semaine près de 20 000 litres de bière. « Il nous faut satisfaire une clientèle composée de plusieurs nationalités », précise-t-il.

    La qualité pour mieux concurrencer

    À part Phumelelo Marali, d’autres brasseurs sud-africains qui se sont lancés sur le marché de la bière artisanale comptent augmenter leur volume de production. Alors que certains envisagent brasser jusqu’à 100 000 litres de bière par mois, d’autres misent déjà sur l’exportation. C’est le cas de Luca Tooley, 28 ans, fondateur de la brasserie Zwakala basée au nord-est du pays dans la province du Limpopo.

    « Nous allons exporter vers les États-Unis », confie le jeune brasseur. En attendant, Luca Tooley a déjà signé un contrat avec l’entreprise sud-africaine de la restauration Nando’s. « Ils vont proposer nos bières dans leurs restaurants américains », explique le chef de la brasserie Zwakala.

    Même si depuis 2010, les brasseurs ont vu leurs ventes triplées, les bières artisanales représentent seulement moins de 5 % des bières vendues dans le pays. Il s’agit désormais pour eux d’occuper dans les cinq prochaines années 10 % des bières vendues sur le marché. Mais également de vendre dans la sous-région, notamment au Zimbabwe et en Zambie.

    La trentaine dépassée, Tsikwe Molobye est aussi brasseur. Il prévoit lancer une bière destinée à « la population noire aisée du pays. Selon de nombreux industriels, l’émergence de la classe moyenne devrait étendre le marché de la bière artisanale en Afrique du sud et dans les autres pays de l’Afrique australe ».

    Malgré tout, la qualité n’est pas toujours de mise et certaines brasseries ont déjà été critiquées pour les bières fabriquées. Lucy Corne qui est blogueuse a déjà écrit des chroniques sur la plupart des bières qu’il a testées. Ce qui est sûr, « je ne dépenserai pas mon argent sur les productions de plus de cinquante brasseries parmi les 200 que compte l’Afrique du Sud », prévient-elle.

    Outre les critiques sur la qualité de leur production, les brasseries artisanales font désormais face à une rude concurrence des brasseries industrielles. Il y a quelques mois, le Néerlandais Heineken a acquis Soweto Gold, l’une des bières artisanales les plus vendues du pays. Quant à la South African Breweries (SAB), la brasserie nationale, elle a dorénavant développé sa propre ligne artisanale.

  • Isizwe, le WiFi gratuit qui fait rêver toute Afrique

    Isizwe, le WiFi gratuit qui fait rêver toute Afrique

    Face aux coûts élevés des données mobiles, le projet Isizwe met à la disposition des municipalités sud-africaines un réseau de Wi-Fi gratuit.

    En Afrique, le taux de pénétration élevé du mobile se conjugue avec l’élévation des coûts des données dans la plupart des pays. Une situation qui empêche une bonne partie de la population de naviguer convenablement. En réalité la Banque mondiale estime que pour chaque pénétration de 10 % de l’accès à Internet, le PIB d’un pays augmente de 1,28 %.

    Dans certains pays, la téléphonie mobile n’est d’ailleurs pas accessible à une bonne partie de la population. En Afrique du Sud par exemple, l’achat des données mobiles n’est pas toujours chose aisée. Les données sont disponibles à des prix qui vont de 10 centimes à 2 rands. A l’heure où le pays subit encore des transformations numériques avec des services proposés par différentes startups, les populations de certaines régions se voient incapables de payer des données.

    Dans la plupart des cas, certaines régions restent en marge des services disponibles grâce à la connexion mobile. Le projet Isizwe initié par Alan Knott-Craig Jr, ancien PDG de Mxit, veut emmener les États à « considérer le Wi-Fi comme un service de base ». « L’accès à Internet devrait être un service essentiel, comme l’eau ou l’électricité. Et tout comme l’eau et l’électricité, il devrait être accessible à tous, peu importe les circonstances, » sont convaincus les porteurs du projet.

    Il s’agira de mettre à la disposition du continent de l’Internet sous la forme d’un Wi-Fi gratuit. Pour les responsables du projet, c’est un moyen alternatif de connecter les populations à Internet. « Isizwe permet de combler la fracture numérique et donne accès à internet, mais aussi accès à l’information, à l’empowerment, au reste du monde », explique Duduzile Mkhwanazi PDG de Isizwe.

    Un réseau gratuit et rapide

    « Notre rôle est de travailler avec l’État et de l’aider à déployer le Wi-Fi et offrir un accès à internet. Nous aidons notre pays », rappelle Duduzile Mkhwanazi. Isizwe vient combler les efforts du gouvernement sud-africain dans les télécommunications. Le projet est réalisé depuis 2013 dans la ville de Tshwane qui compte plus de 3 millions d’habitants. Plus de 1000 zones WiFi publiques ont été mises en place. Les écoles, les bibliothèques et les parcs ont été couverts par le réseau. Plus de 25 % de la population navigue désormais grâce à une connexion internet gratuite.

    En plus de permettre aux utilisateurs 500 Mo par jour sur Tshwane Free WiFi, Project Isizwe a développé un portail de contenu. Tobetsa est conçu pour donner aux utilisateurs l’accès à du contenu curé non plafonné. Ce contenu est axé sur l’éducation, le développement des compétences et l’emploi, et donne aux communautés locales le pouvoir d’accéder à l’information, à l’éducation et aux emplois en ligne, leur permettant de participer à l’économie comme jamais auparavant.

    Le coût du déploiement de la première phase de Isizwe à Tshwane a été payé par la municipalité. La phase 2 porte sur l’installation, l’exploitation et la maintenance de plus de 200 points d’accès (d’une capacité de 5 000 utilisateurs chacun) pendant trois ans. La municipalité va payer près de 53 millions de rands aux responsables du projet.

    L’avantage du projet et son déploiement réussi à Tshwane ont forcé l’admiration d’autres municipalités qui envisagent offrir les réseaux de Wi-Fi gratuit à leurs populations. Pour l’heure le projet n’est réalisé qu’en Afrique du Sud. D’autres pays anglophones de l’Afrique australe devraient tout de même en bénéficier. Viendra ensuite le tour d’autres municipalités africaines sur le continent.

     

  • Où sont passés Eto’o, Drogba, Kanouté, Essien et les autres ?

    Où sont passés Eto’o, Drogba, Kanouté, Essien et les autres ?

    Ils font partie des meilleurs de leur génération et ont marqué de leur empreinte l’histoire du football africain.

    Avec de carrières brillantes, ces talents africains n’évoluent plus dans les cinq majeurs européens et sont moins présents dans l’actualité sportive. D’autres parmi eux ont raccroché les crampons et se donnent à d’autres activités. Afrotribune vous donne des nouvelles de ces anciens internationaux du continent.

     Frederic Omar Kanouté

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    Depuis qu’il s’est retiré, l’ancien joueur de FC Séville envisage une reconversion en tant qu’entraîneur. En 2015, l’équipe jeune de FC Séville lui a été confiée. Il a d’ailleurs bouclé sa formation de Licence A. Le Ballon d’or africain 2007 est pressenti comme futur sélectionneur des Aigles du Mali. Selon les informations il devrait succéder à Alain Giresse qui a démissionné en février dernier.

    El Hadji Diouf

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    Il y a quinze ans, El Hadji Diouf illuminait de tout son talent la participation du Sénégal à la coupe du monde 2002. L’ancien joueur des Reds a depuis quitté les terrains. Celui qui a été deux fois ballon d’or africain et finaliste de la CAN 2002 profite de sa retraite à Dakar. Selon les informations, El Hadji Diouf est conseiller sportif du président Macky Sall et ambassadeur de bonne volonté du gouvernement sénégalais.

    Didier Drogba

    Image result for Didier DrogbaA 39 ans, celui qui a l’un des palmarès les plus attrayants joue désormais en deuxième division américaine. Didier Drogba, troisième meilleur buteur mondial de la décennie entre 2001-2010 (83 buts) est actuellement en contrat avec le club Phoenix dont il est copropriétaire. L’ancien joueur de Chelsea a indiqué il y a quelques semaines mettre un terme à sa carrière l’année prochaine. Drogba envisage se consacrer à ses multiples projets, notamment l’acquisition d’une franchise en MLS, la ligue américaine de football à l’horizon 2020. L’ancien joueur marseillais devrait également lancer sa marque de chaussure dénommée « JAD ». En novembre, Didier Drogba a fait partie des joueurs africains qui ont condamné « l’esclavage en Libye ».

    Samuel Eto’o

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    Quadruple ballon d’or africain, l’attaquant camerounais est le meilleur buteur de l’histoire de la coupe d’Afrique des nations. Samuel Eto’o qui a déjà évolué dans de nombreux grands clubs européens, notamment au FC Barcelone n’a pas encore arrêté sa carrière malgré son âge avancé (36 ans). L’ancien barcelonais évolue désormais en Turquie avec le club d’Antalyaspor. Souvent intéressé par les questions qui touchent au développement du continent, Samuel Eto’o s’était également indigné contre la vente de migrants africains en Libye.

    Michael Essien

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    L’ancien Black star continue de jouer loin de l’Europe où il a évolué dans des grands clubs comme Chelsea, le Real Madrid ou le Milan AC. A 34 ans, Michaël Essien, celui qui a été élu dans le onze type de la CAN 2008 évolue désormais au Persib Bandung, un club de première division indonésienne.

    Mido

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    C’est sans doute l’un des meilleurs talents de sa génération. Malgré son énorme potentiel, Mido n’a jamais réussi à confirmer durant sa carrière tout le bien qu’on pensait de lui. Sulfureux, l’Égyptien a évolué dans plusieurs clubs européens où il n’a pas fait fortes impressions. Désormais en retraite, l’ancien joueur de Marseille et de Tottenham intervient en tant que consultant sur certaines chaînes de son pays. Mido est surtout entraîneur du club Wadi Degla.

    Seydou Keita

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    Ancien capitaine emblématique des Aigles du Mali, Seydou Keita est le joueur le plus titré de l’histoire du football malien. Mais depuis quelques années, le milieu de terrain n’est plus visible sur les terrains européens. L’ancien joueur du FC Barcelone évolue désormais à El Jaish SC au Qatar et se dirige progressivement vers la fin de sa carrière.

    Mohamed Aboutrika

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    Mohamed Aboutrika est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du football africain. L’Égyptien a dans sa carrière, remporté Coupes d’Afrique des nations (CAN) d’affilée. Il a également gagné cinq Ligues des champions et quatre super coupes d’Afrique. L’attaquant a également été sacré sept fois champion de son pays avec le Al Ahly. Celui qui a pris sa retraite internationale depuis 2013 reviendra-t-il en sélection ? La qualification de l’Égypte à la prochaine coupe du monde a fait naître dans le public sportif l’envie de « revoir Aboutrika reporter le maillot national ».

     

     

  • Wikileaks révèle comment les USA ont évincé Robert Mugabe

    Wikileaks révèle comment les USA ont évincé Robert Mugabe

    Après 37 ans de pouvoir, Robert Mugabé a démissionné, non sans pressions extérieures selon les révélations de Wikileaks. Le pays est repris en main par un de ses anciens fidèles. Une situation qui inquiète certains Zimbabwéens.

    Jusqu’à présent, la chute de Robert Mugabé est expliquée par plusieurs observateurs comme la conséquence des ambitions démesurées de sa femme Grâce. A cela s’ajoute, la destitution du vice-président Emmerson Mnangagwa qui a provoqué l’intervention de l’armée. Mais la démission de Mugabé pourrait être liée à une cause lointaine. Un plan fomenté pour pousser dehors le nonagénaire président zimbabwéen selon Wikileaks. Des informations font état d’hommes d’affaires zimbabwéens réfugiés en Afrique du Sud qui seraient liés d’amitiés depuis 2010 avec des chancelleries occidentales pour évincer Robert Mugabé.

    Parmi ces puissances étrangères, on peut retenir les États-Unis d’Amérique et même des personnalités des Nations-Unies. Des documents confidentiels le témoignent. Ils indiquent que dès 2007, les autorités américaines avaient approuvé le plan des hommes d’affaires zimbabwéens de forcer Mugabé à quitter ses fonctions pour rendre le pouvoir à son premier ministre. Expliquant qu’à Harare il y a avait déjà des volontés de voir Mugabé quitter le pouvoir.

    À l’ambassade des États-Unis en Afrique du Sud le déroulement de ce plan se trouvait dans un document nommé « plan de partage du pouvoir ». « Les quatre hommes d’affaires ont reconnu qu’il y a une opportunité pour apporter le changement positif au Zimbabwe, concerné par la situation économique détériorée du pays et l’avancée de l’âge de Mugabe et sa santé déclinante », souligne le plan.

    L’idée a été aussi approuvée par le Mouvement démocratique pour le Changement (MDC) parti politique de l’opposition qui estimait d’ailleurs qu’une action massive pouvait forcer le président à démissionner. La suite on la connait. Le Zimbabwe connaîtra en 2008 à sa tête une difficile cohabitation marquée par la nomination de Morgan Tsvangirai, leader du MDC, au poste de Premier ministre, après de violentes élections.

    Les hommes d’affaires et les puissances occidentales expliquaient qu’il fallait obtenir progressivement le départ de Robert Mugabé pour donner plus de pouvoir à une autre personne qui doit faire renaître l’économie du pays. Le secrétaire général de l’ONU d’alors le Sud-Coréen Ban Ki-Moon et l’ancien Premier ministre malaisien Mahathir avaient été recommandés comme médiateurs.

    Même si ce n’est qu’en 2017 que Mugabé est déchu, il semble que plusieurs événements ont été provoqués et que le plan ait fonctionné. D’autant plus que sept ans après, le scénario s’est déroulé comme annoncée : un coup d’Etat sans effusion de sang. Malgré l’euphorie constatée, l’après Mugabé reste une équation difficile à résoudre. « Nous ne sommes pas convaincus d’un profond changement. Le même système continue », justifie un habitant de Harare.

    Et après ?

    Le désormais homme fort du Zimbabwe est l’ancien vice-président démis de ses fonctions par Robert Mugabé. Emmerson Mnangagwa qui n’était pas apprécié par le clan de la femme du président succède à fondateur de ma Zanu-PF. Mais que pourra réaliser cet ancien compagnon de Mugabé ? En réalité, le nouveau président zimbabwéen est un ancien combattant de la lutte pour la libération du pays. Surnommé « le crocodile », il a déjà été plusieurs fois ministres et était souvent considéré comme le successeur légitime de Robert Mugabé.

    Pendant que l’on évoque une période transition qui devrait conduire le pays à l’organisation d’élections présidentielles, des questions sont soulevées sur le réel apport du crocodile. « C’était un intime de Mugabé. Il a pendant longtemps incarné le système de répression du pouvoir », commente un spécialiste du pays. Autant dire que ce n’est pas « un démocrate », ajoute-t-il. En 2008, plusieurs militants de l’opposition avaient subi la foudre de celui qui a déjà dirigé les services de renseignement du pays et occupé le portefeuille en charge de la Défense.

    Au MDC, même si le départ de Mugabé reste une bonne nouvelle, un responsable du parti confie que « le changement doit continuer ». « Monsieur Mnangagwa n’est pas différent de son prédécesseur. Nous comptons lutter pour être au pouvoir », rassure-t-il. Certaines analyses font aussi état de la possibilité de voir le nouveau président « entrer dans la danse du changement ». Pour le prouver, il devra composer avec l’opposition pour la rassurer de ses bonnes intentions. « Pourquoi ne pas former un gouvernement d’union nationale pour conduire la période de transition ? », s’interroge un ancien diplomate européen.

    De retour au pays après quelques jours d’exil en Afrique du Sud, Emmerson Mnangagwa a appelé ses compatriotes à œuvrer ensemble pour une nouvelle ère de démocratie au Zimbabwe. Cela devrait permettre au pays, de mieux faire face à son déclin économique. « Lutter contre le chômage, résoudre la question de la monnaie, réorganiser les secteurs économiques. Tout est à refaire », prévient un chercheur sud-africain. Mais le Zimbabwe peut compter sur certains pays qui l’ont déjà assuré de leur soutien. Comme le cas de la Grande-Bretagne qui compte travailler avec le pays dans son nouveau départ.

  • Énergie éolienne: point sur les grands chantiers chinois en Afrique

    Énergie éolienne: point sur les grands chantiers chinois en Afrique

    En Afrique où les pays essaient de jouer leur partition face aux défis du changement climatique, les entreprises chinoises ont une position privilégiée en ce qui concerne les contrats en matière d’énergies.

    Autrefois considérées comme un luxe, la Chine a rendu abordable dans le monde les énergies éoliennes. Sur le continent africain, le pays investi une grande fortune pour fructifier cette technologie.

    En Afrique, les problèmes liés à l’électricité sont devenus des casse-têtes ces dernières années. Selon le PNUE, Programme des Nations unies pour l’environnement, l’Afrique est l’un des marchés les plus prometteurs pour les énergies renouvelables au cours des 10 à 20 prochaines années.

    Raisons évoquées : ses ressources potentielles abondantes en termes d’ensoleillement, d’énergie géothermique, de vent, etc. En 2015 par exemple, l’Afrique de l’Est était la zone de toutes les convoitises. Le Kenya avait attiré des investissements de 316 millions de dollars, l’Ouganda de 134 millions de dollars et l’Éthiopie n’avait pas moins de 100 millions de dollars.

    Sur le continent, nombre d’experts pensent que les pays doivent développer des politiques fortes permettant d’adopter l’énergie solaire. Un fait qui n’échappe pas à la Chine qui compte étendre son hégémonie sur le continent africain.

    En effet, depuis 2014, année où les capitaux engagés dans les énergies vertes ont augmenté de 16 % après deux années de baisse, la Chine s’est perchée en position du pionnier, en dépassant principalement les États-Unis. Poursuivant ses objectifs visant à se libérer d’une dépendance du charbon, l’empire du Milieu a consacré 89,5 milliards de dollars l’an dernier aux énergies vertes, enregistrant ainsi une hausse spectaculaire de 32 % sur un an. Et l’Afrique en a également bénéficié.

    Aujourd’hui, cinq des six plus grandes entreprises de fabrication de modules solaires à travers le monde sont chinoises. Ces entreprises ont de manière significative commencé par s’intéresser à l’Afrique, surtout sub-subsaharienne en 2012 via l’Afrique du Sud où JinkoSolar a investi dans une usine photovoltaïque d’une capacité annuelle de 120 MW.

    Depuis, les projets de ce genre sont légion dans ce pays ; en 2016, notamment en Afrique du Sud avec la centrale solaire de 150 MW réalisée par GCL-Poly, ou encore le projet de centrale solaire au Northern Cape remporté par JA Solar, ou celui annoncé au Sénégal en novembre dernier pour CGN, la Chine se prépare activement à renforcer sa présence dans le domaine de l’énergie en Afrique en particulier.

    En effet, ce 17 novembre encore, le projet d’énergie éolienne Longyuan Mulilo De Aar, centrale éolienne d’Afrique à investissements chinois ayant bénéficié d’un financement total de 2,5 milliards de Yuans (377 millions de dollars) a été mis en service. Construit par Longyuan South Africa, une entreprise dépendant de China Guodian Cooperation (CGC), ce projet en cours d’exécution prévoit construire une centrale en deux phases dans la région de Northern Cape, en Afrique du Sud.

    Cette nouvelle centrale aura une capacité installée totale de 244,5 MW. Selon Zhang Guohou, vice-président exécutif de la CGC, le projet permettra, tout en économisant 215 800 tonnes de charbon standard et en réduisant la quantité de dioxyde de carbone de 619 900 tonnes, de générer chaque année 644 millions de kWh d’énergie verte pour l’Afrique du Sud. Il devrait répondre à la demande d’électricité de 85 000 ménages de la région.

    L’Afrique, une terre fertile à la Chine

    S’il est vrai que le continent est absent des 5 premières destinations des investissements chinois à l’étranger dans le domaine des énergies renouvelables entre 2002 et 2015, l’Afrique devient de plus en plus présente à partir des années 2010 ; une période qui a coïncidé avec la multiplication des plans nationaux d’énergie renouvelable dans nombre de pays. Selon le dernier rapport publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), plus de 13 milliards de dollars de contrats ont été réalisés en Afrique l’année dernière et les entreprises chinoises construisent actuellement 30 % des nouvelles capacités électriques en Afrique subsaharienne, soit plus de deux cents projets entre 2010 et 2020.

    Les deux tiers de ces investissements sont dirigés vers le sud et l’est de l’Afrique, contre 26 % pour l’Afrique de l’Ouest et seulement 8 % pour l’Afrique centrale. Pour résumer, David Bénazéraf, responsable du programme Chine à l’IEA et auteur dudit rapport a déclaré qu’un mégawatt sur deux est chinois. « Si on met à part les investissements réalisés en Afrique du Sud, c’est même 46 % des nouvelles capacités électriques en Afrique subsaharienne qui sont construites par des entreprises chinoises avec une large place faite aux barrages », a-t-il ajouté.

    En effet, avec près de 90 milliards de dollars consacrés aux énergies renouvelables chaque année depuis 2014, la Chine domine le classement des plus gros investisseurs dans les filières renouvelables, et dirige une large part de ses fonds vers les pays africains. La majorité des projets en cours sont prévus pour alimenter le réseau électrique national. La Chine joue donc également un rôle important dans l’électrification des pays africains. Selon les statistiques, près de 635 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité. Avec ces projets réalisés par la Chine, ce sont 120 millions de personnes qui auront accès à l’énergie, selon les chiffres avancés par les responsables chinois.

    Aussi, depuis que le pays le plus peuplé au monde a débarqué en Afrique, près de 60 % de ses projets chinois sont financés par l’Exim bank of China. La banque chinoise apporte des prêts bonifiés et confessionnels et propose des offres intégrées avantageuses pour des pays en manque cruel de liquidités. Conséquence, les groupes publics chinois sont plus attrayants et remportent de nombreux contrats sur le continent.

    Cependant, la Chine n’est pas la seule puissance à investir en Afrique. D’autres pays comme la France, l’Italie ou la Suisse sont également présents, mais peinent à concurrencer la puissance asiatique, en raison de la taille des financements des entreprises chinoises dans des infrastructures hydrauliques généralement très onéreuses.

     

  • Coup d’État: ces 40 pays africains où la tradition est légion [Grand Angle]

    Coup d’État: ces 40 pays africains où la tradition est légion [Grand Angle]

    Ce 15 novembre, les Zimbabwéens se sont réveillés, face à une situation qui dans ce pays dirigé par le vieux Robert Mugabé (93 ans) depuis l’indépendance du pays en 1980, est la première : une prise de pouvoir par les militaires. Pourtant, sur le continent l’initiative est légion.

    La force de défense zimbabwéenne (ZDF) a pris le contrôle du radiodiffuseur d’Etat et a assigné à résidence le dirigeant Robert Mugabe et sa famille. Dans une allocution télévisée, la ZDF a pris soin de souligner qu’elle n’avait pas fait de coup d’État, mais qu’elle avait plutôt agi pour apaiser les tensions suite au limogeage du vice-président. Mais les camions militaires stationnés menaçants dans les rues de Harare laissent penser le contraire. L’opération se veut une purge, visant principalement, même si cela ne se dit pas, la première dame, Grace Mugabé.

    En réalité, cette séquence d’événements s’est déroulée plusieurs fois dans différents pays à travers le continent africain. En effet, depuis les années 1960, année des indépendances, l’Afrique a connu au moins 200 coups d’État réussis et ratés. Quelques-uns d’entre eux ont inspiré des films hollywoodiens comme Tears of the Sun qui mettait en vedette Bruce Willis et dépeignait un renversement sanglant d’un président nigérian.

    Quid des pays les plus touchés

    Contrairement à d’autres parties de l’Afrique, les coups d’État militaires ont été rares dans l’histoire postindépendance de l’Afrique australe. En réalité, seul le Lesotho en a eu deux. Les coups d’État sont généralement devenus rares à travers l’Afrique à mesure que la démocratie s’impose ces dernières années, avec une participation citoyenne bienveillante et des sociétés civiles garantes et actives.

    Depuis 1952, année du premier coup d’État en Afrique perpétrée en Égypte par Nasser contre le roi Farouk beaucoup de choses se sont passées. Sur le continent, c’est le Burkina Faso, terre de Thomas Sankara, qui bat les records. Après avoir été témoin de 10 tentatives, le pays enregistre le plus haut score en Afrique. Six d’entre eux sont survenus dans les années 1980 avec deux de ces tentatives menées par Blaise Compaoré qui, ayant pris le pouvoir en 1987, a régné pendant 27 ans jusqu’en octobre 2014, date à laquelle il a été renversé lui-même par un autre coup d’État. Selon bien de spécialistes, la fréquence des coups d’État signifie que le Burkina Faso n’a pas assisté à un transfert pacifique du pouvoir à travers des élections.

    De même en Guinée-Bissau, aucun président n’a achevé un mandat complet depuis l’indépendance du pays en 1974. Ces coups d’État sont souvent sanglants avec plus de trente premiers ministres et présidents en Afrique tués par des coups de force et des coups d’État.

    D’autres pays aussi ont connu cette situation. Le Nigeria, première puissance économique et démographiquement plus grand pays du continent a connu au total 8 reversements militaires. Le pays a passé plus de 57 ans d’indépendance sous un régime militaire. Des pays comme le Burundi, le Tchad, le Ghana, les Comores, le Mauritanie et le Soudan ont connu quant à eux 6 coups d’Etats depuis leurs indépendances. L’Ethiopie, la Libye, la République centrafricaine la sierra Leone ou encore le Bénin ont enregistré au moins 5 renversements militaires.

    Parmi les 40 pays africains ayant connu des coups d’État, le Maroc, le Kenya et le Cameroun sont les trois pays où aucun n’a réussi. Dans 12 de ces 40 pays, des coups d’État ont eu lieu dans les cinq ans suivant l’indépendance. Au total, 23 pays africains ont vu au moins trois coups d’État. En effet, seulement 14 pays sur les 54 que compte l’Afrique n’ont pas encore connu un coup d’État militaire. Toutefois, il faut préciser que l’absence de coup d’État réussi ne garantit pas toujours la paix. Le Soudan du Sud par exemple, l’un des pays les plus jeunes du monde, a été embourbé dans la violence pendant une grande partie de son existence, les groupes rebelles cherchant une plus grande part du pouvoir.

    Renversement militaire: une tradition ?

    À bien des égards, beaucoup de pays africains possèdent un cocktail d’ingrédients qui remuent les coups, avec des leaders qui s’accrochent dans la majorité des cas au pouvoir au détriment des institutions affaiblies. Les citoyens agités, qui sont souvent victimes d’injustices et d’inégalités sociales, sont probablement plus ouverts au changement de régime et prêts à croire aux promesses de l’armée de réparer les choses et de faire place à un gouvernement civil en un rien de temps. Cependant, l’histoire a montré que les dirigeants du coup d’État ne tiennent pas toujours cette promesse : le Nigeria, en est un exemple.

    Au-delà de la reprise probable des violations des Droits de l’Homme et des droits constitutionnels, les coups d’État tendent aussi à anéantir la croissance économique. Étant donné l’incertitude entourant les interventions militaires au sein du gouvernement, les investisseurs ont tendance à hésiter à investir de l’argent dans des économies dirigées par les caprices d’un dictateur. L’effet probable est souvent un manque de croissance économique, une inflation accrue et le chômage (comme au Zimbabwe), certains des choses que les militaires citent souvent comme la raison pour laquelle ils ont pris le pouvoir en premier lieu.

    Selon l’universitaire Ivoirien Kouassi Yao, spécialiste de l’Histoire contemporaine il y a une distinction importante à faire entre les coups d’État pro-démocratiques, les coups d’État antidémocratiques et les coups d’État à caractère subversif. Les premiers, explique-t-il, ont pour objectif de créer les conditions de l’essor de la démocratie, les deuxièmes ne favorisent pas l’épanouissement de la démocratie, au contraire mettent fin au processus démocratique en cours, les troisièmes étant le fait de pays voisins, de multinationales ou de grandes puissances. Selon celui-ci, les coups d’État et les guerres civiles favorisent toujours l’instabilité politique. « Le meilleur ami du développement, c’est la démocratie », est-il persuadé.

  • Grace Mugabe: la reine du shopping qui a voulu gouverner

    Grace Mugabe: la reine du shopping qui a voulu gouverner

    Les ambitions démesurées de la première dame zimbabwéenne, Grace Mugabe, ont précipité la fin du règne de son mari qui dure depuis 37 ans.

    A plus de cinquante ans, Grace Mugabe côtoie le plus haut sommet de l’État depuis plus de trente ans. En effet, c’est en jeune divorcée qu’elle découvre le palais présidentiel comme employée. Elle n’a que vingt ans. Secrétaire du chef de l’État elle finit par devenir sa maîtresse. Suite au décès en 1992 de la femme de Robert Mugabé, le président décide de prendre pour épouse celle qui était toujours considérée comme sa secrétaire. Lorsqu’ils se marient en 1996, le statut de Grace Mugabe change. Dans l’entourage de son mari, quelques proches remarquent les ambitions démesurées de celle qui est née en Afrique du Sud.

    Plus de vingt ans après, Grace Mugabe s’est imposée. D’abord par sa richesse incroyable. À elle seule, la première dame dispose d’une bonne fortune avec des entreprises et une douzaine de fermes dans le pays. Elle a également un train de vie hors norme. Passionnée de mode, la femme du président s’offre régulièrement des emplettes à plus de 100 000 dollars dans des boutiques de luxes. Dans un pays où le taux de pauvreté reste très élevé, Grace Mugabe peut aussi s’offrir une Rolls Royce. C’est ainsi qu’elle s’est construite malgré lui une mauvaise réputation. Si elle n’essuie pas les critiques de la presse, ce sont parfois des militants du parti présidentiel qui l’accusent. On lui a reproché d’avoir gagné plusieurs millions de dollars grâce à la vente illégale de diamants, extraits de la mine de Marange, dans l’est du Zimbabwe. L’affaire révélée par Wikileaks avait secoué le pays. D’autant plus que d’autres cadres zimbabwéens étaient également mis en cause.

    Mauvaise réputation

    Les écarts de comportements de Grace Mugabe ont souvent été décriés. Comme en 2009 où elle a agressé un photoreporter à Hong Kong. Ce sera aussi le cas en 2014 à Singapour. Mais c’est surtout son agression en août dernier sur une jeune femme dans un hôtel de Johannesburg qui a défrayé la chronique. Il a manqué de peu que cet incident provoque une crise diplomatique entre le Zimbabwe et l’Afrique du Sud. La justice sud-africaine exigeant l’arrestation de la première dame avant que cette dernière ne bénéficie d’une immunité diplomatique pour s’échapper de Johannesburg.

    Très écoutée par son mari, elle a provoqué la disgrâce de certains hommes du premier cercle du chef de l’État et fait même emprisonné de jeunes militants du parti au pouvoir hostile à la politique de Robert Mugabe. Ses ambitions ont aussi vite grandi ces dernières années. Grace Mugabe s’est fait élire présidente de la Zanu-PF et s’est entourée de fidèles dans son camp surnommé le G40. Depuis, elle a multiplié les meetings, vanté les mérites de son mari, et recherché aussi une popularité pour finalement déclarer son intention de succéder à Robert Mugabe. Avec d’autres femmes de la Zanu-PF, elle initie une campagne visant à amender la constitution en permettant qu’une femme puisse être nommée vice-présidente du pays. Dans l’idée de convaincre la population de ses aptitudes intellectuelles, Grâce Mugabé reçoit le diplôme de docteur à lui délivré par l’université de Harare. Ses travaux de thèse ont porté sur les bouleversements sociaux et leur impact sur la structure familiale, révèle une source de l’université.

    Femme pressée

    Les ambitions présidentielles de Grace Mugabe l’a emmené à tisser un réseau formé de fidèles. Au sein de la Zanu-PF, ses fidèles la décrivaient comme « la maman » ou encore « la future présidente ». Ce qui n’a jamais été du goût de ses détracteurs qui la trouvent « méprisante et prétentieuse ». Et la scission qu’elle a provoquée dans le parti présidentiel a irrité plus d’un. Contre lui s’est positionné le camp du vice-président déchu Emmerson Mnangagwa, longtemps considéré comme le successeur « légitime » de Robert Mugabe. Finalement déchu suite aux pressions de Grâce Mugabé sur son mari, Emmerson Mnangagwa très influent a provoqué la chute de son « compagnon de lutte ».

    Quelques jours avant la prise de pouvoir des militaires, un haut gradé s’est indigné du comportement hautain de Grace Mugabe. C’est « une assoiffée de pouvoir », considère-t-on dans le camp des vétérans. « Elle n’est pas née au Zimbabwe. Elle n’a même pas lutté pour la libération du pays », remarque un membre de la Zanu-PF. Introuvable depuis le placement en résidence surveillée de son mari, Grace Mugabe aurait quitté le pays pour l’exil, abandonnant tout rêve présidentiel. Triste fin !