Catégorie : Culture

  • Remy Samuz : l’artiste béninois tisse des sculptures gigantesques en fil de fer

    Remy Samuz : l’artiste béninois tisse des sculptures gigantesques en fil de fer

    Remy Samuz  de son vrai nom Rémy Sossouvi  est un artiste béninois spécialisé dans le tissage des sculptures en fil de fer. En 2017 il fut médaillé d’or aux Jeux de la Francophonie dans sa catégorie.

    Remy Samuz a depuis son enfance été considéré comme un garçon qui passe son temps à s’amuser. Personne à l’époque ne comprenait le plaisir que le jeune homme ressentait en sculptant des personnages avec des fils de fer. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu le nom d’artiste Samuz. Remy Samuz s’est en réalité inspiré de la manière dont les oiseaux tissent leurs nids.

    « Je me suis dit si les oiseaux arrivent à tisser leurs nid avec leur bec, l’homme qui à les deux mains peut faire plus », explique-t-il. Remy Samuz décide alors d’imiter les oiseaux en utilisant des brins de balais sans succès. Il essaie ensuite les fils de fer de père et constate qu’il arrivait à créer des formes.

    Très vite, Samuz a abandonné sa formation en mécanique pour se consacrer à son art. « Je n’ai pas d’heure de travail fixe. Je tisse à n’importe quel moment de la journée. »  Samuz sculpte généralement des silhouettes de femmes, des enfants, bref son quotidien.

    En 2017, Remy participe aux huitième Jeux de la Francophonie avec son œuvre intitulée « Préparons l’avenir ».

    Au fil du temps j’ai mis au point une technique qui donne à la fois beaucoup de rigidité tout en conservant une grande légèreté à mes sculptures pour véhiculer ce que nous vivons dans le quotidien , dans la société en Afrique et dans le monde y compris l’ensemble des œuvres que je présente a cette édition des jeux de la francophonie, qui a pour titre « Préparons l’avenir », a-t-il écrit dans son dossier technique.

    En 2018, Remy Samuz   a effectué une exposition intitulée « Conférences de femmes » à l’Institut Français du Bénin.  « Le monde vient de la femme. La femme est la colonne vertébrale de l’humanité. La femme joue un rôle important au sein de la société », rappelle-t-il.

     

  • Felio Siby : la marque de luxe « made in Africa » qui séduit aux USA

    Felio Siby : la marque de luxe « made in Africa » qui séduit aux USA

    Ses sacs se vendent à 30 000 dollars la pièce et ses montres bracelets ; entre 80 et 200 000 dollars la pièce. C’est clair. La marque Felio Siby, s’adresse à une clientèle spécifique.  Derrière cette belle réussite se cache le Gabonais Dominique Siby. Diplômé en relation internationale, cet entrepreneur a décidé de dénommer son entreprise Felio Siby, en hommage à son père, son premier partenaire sur le projet.

    Pour atteindre ses objectifs, Dominique Siby s’est donné des principes. D’abord, il s’abstient de collaborer avec la Chine. Pour lui, il est concevable de fabriquer des produits de luxe en Chine.

    « Depuis que j’ai commencé, je sais ce que je veux faire et je sais où je vais. Je me suis construit un plan bien précis que je suis », explique-t-il.

    Résidant aux USA (Miami), Dominique Siby collabore cependant  avec des artisans locaux en Italie et en suisse pour la confection de ses produits de marque.  Pour sa cible, Dominique Siby a opté pour un marché de niche ; il s’agit notamment des fortunés qui ont déjà utilisé les plus grandes marques et souhaitent avoir quelque chose d’unique, de rare.

    Ces types de clients, il les trouve en Europe, aux USA et aussi en Afrique. Oui, Dominique Siby vend ses produits de luxe  en Angola, au Congo Brazaville et au Gabon.

    « Depuis que Felio Siby existe, ma plus grosse vente a été réalisée en Afrique…  Les Africains aiment se faire plaisir et dépensent beaucoup d’argent dans le luxe  », confie-t-il.

    La marque Felio Siby fut en 2016, le sponsor officiel du coureur brésilien de Formule 1 Felipe Nasr et de l’écurie anglaise Sahara Force India. Le Gabonais a également collaboré avec le tennisman Tomas Berdych.

    Pour recruter ses clients, Dominique Siby use de ses réseaux. Il procède également à des ventes en ligne. Peux importe l’endroit où se trouve le client, il se fait le plaisir de le livrer en personne si tel est le souhait de ce dernier.  L’ambition de Siby est de conquérir le Nigéria, deuxième puissance économique du continent avec ses milliers de millionnaires.

  • 72ème Festival de Cannes : la Sénégalaise Mati Diop en lice pour la Palme d’or

    72ème Festival de Cannes : la Sénégalaise Mati Diop en lice pour la Palme d’or

    La franco-sénégalaise, Mati Diop sera la seule Africaine qui foulera le tapis rouge du festival de Cannes 2019, pour présenter son long métrage « Atlantiques ». Le film produit par Les Films du bal, Cinekap, Frakas Productions  évoque l’immigration et le chômage en  Afrique subsaharienne.

    « Le sujet parle de l’économie, de politique, en passant par l’émigration pour atterrir à l’amour entre Ada et Souleymane et Issa. Le film raconte des choses de chez nous pour embrasser l’universel », a indiqué Oumar Sall  de Cinekap aux confrères de l’APS.

    « Atlantiques » est tourné à plusieurs endroits au Sénégal aussi bien en Wolof qu’en français. Ce film est le premier long métrage de la réalisatrice Mati Diop (37 ans). Mati avait déjà réalisé plusieurs cours métrages à succès notamment  « Mille Soleils », récompensé du Grand Prix du Festival international du film documentaire de Marseille. Le film « 35 rhums » fut nominé en 2010 au Prix Lumières du meilleur espoir féminin pour 35 rhums.

    Fille du musicien Wasis Diop Mati Diop est également une actrice. Elle a joué dans une dizaine de films notamment Le Garde corps (court-métrage) de Lucrezia Lippi ou encore Sleepwalkers de Thierry de Peretti.

    En dehors du film « Atlantiques », en lice pour la palme d’or, deux autres films de réalisatrices africaines font également partie de la sélection officielle de la 72ème édition du Festival de Cannes. Il s’agit de « Papicha » de l’Algérienne Mounia Meddour et «  Adam », le premier long métrage de l’actrice et réalisatrice marocaine  Maryam Touzani.

  • Soweto Gospel Choir : Trois Grammy awards et une centaine de distinctions

    Soweto Gospel Choir : Trois Grammy awards et une centaine de distinctions

    Leur réputation dépasse les frontières de l’Afrique. Chaque année, ils organisent des centaines de concerts dans les quatre coins du moins. Les Soweto Gospel Choir ont  glané depuis leur création en 2002, trois (3) Grammy Awards.

    Initié par David Mulovhedzi et Beverly Bryer à Soweto dans la banlieue noire de Johannesburg, Soweto Gospel Choir   compte plus d’une trentaine de membres. Le groupe a connu le succès dès sa création. « Voices of Heaven »  le premier album du groupe  enregistré en 2002  et a occupé la  première place du Billboard’s World Music Chart dans les trois semaines suivant sa sortie aux États-Unis.

    En 2003, Soweto Gospel Choir a remporté son premier prix, le Helpmann Award, le prestigieux prix australien du spectacle vivant, dans la catégorie  «Meilleur concert de musique contemporaine». Depuis ce jour, le groupe ne cesse de glaner des récompenses à l’international.

    Lauréats du American Gospel Music Award en  2003, Les Soweto Gospel ont été invités par le président  américain Bill Clinton à une  cérémonie à Little Rock, dans l’Arkansas.

    Très structuré, le groupe organise chaque semaine, quatre (4) séances de répétition. Les Soweto Gospel Choir chantent prioritairement dans les langues locales d’Afrique du Sud (le zoulou, le xhosa et l’afrikaans) et anglais. En dehors de la bonne nouvelle qu’ils véhiculent, «Les voix les plus divines de l’Afrique du Sud» sont également les ambassadeurs du riche patrimoine culturel sud-africain.

    « Ce que je trouve inspirant dans cette chorale est la musique qu’elle fait et la façon dont nous célébrons notre patrimoine avec toutes les cultures et confessions différentes que nous avons en Afrique du Sud », a déclaré un des responsables du groupe lors d’une interview accordée à hollywoodsoapbox.com

    Fierté de tout un continent, les Soweto Gospel Choir fascinent le président sud-africain. « Félicitations au Soweto Gospel Choir pour s’être vu attribuer le titre du meilleur album de musique du monde pour » Freedom « aux #GRAMMYs », a écrit le président sud-africain Cyril Ramaphosa sur son compte  Twitter. « C’est la troisième fois qu’un Grammy Award est décerné à la chorale et nous les félicitons pour le mérite », poursuit-il.

    En dehors des spectacles, le groupe s’investit également dans la lutte contre l’insécurité en Afrique du Sud. Pour la période comprise entre avril 2017 et avril 2018, il est enregistré 20 336 meurtres, soit 57 homicides par jour en moyenne (7 % de plus que l’année précédente). Une partie de ces meurtres provient des gangs (937 victimes) ou de violence entre compagnies rivales de taxis (237 victimes)

  • Angelique Kidjo : la star béninoise fait des révélations

    Angelique Kidjo : la star béninoise fait des révélations

    La star d’origine béninoise Angélique Kidjo vient de sortir son dernier album « Celia » dans lequel elle rend hommage  à la chanteuse cubaine Celia Cruz décédée en juillet 2003. La reine de la Salsa a inspiré la diva africaine depuis sa tendre enfance.

    « Célia, c’était ma première expérience de femme salsera (version féminine de salsero ndlr ).  Sa joie de vivre et son énergie  sont restées avec moi. Quand on est adolescente et qu’on voit une femme comme sa sur scène, on se dit c’est possible », a-t-elle déclaré.

    Angélique Kidjo a repris une dizaine de chansons de  la cubaine depuis le début de sa carrière dans les années 50. L’artiste béninois garde un bon souvenir de sa première rencontre avec son idole. C’était sur scène à Paris où elle avait interprété Quimbara  de Celia Cruz.

    « Elle ne me connaissait pas et m’a accueilli dans sa loge en m’appelant sa ‘sœur africaine », se rappelle-t-elle.

    Angélique Kidjo fait partie des personnalités les plus influentes du continent. Elle a remporté à trois reprises le prestigieux prix Grammy. En 2016, elle a dédié sa toute dernière distinction aux jeunes artistes de son continent.  Auteure d’une quinzaine d’albums à succès, Kidjo a fait une virée dans le monde cinématographie où elle a incarné Madame Zimmermann, une dame de fer au caractère exceptionnel dans le film « The CEO »  du  Nigérian Kunle Afolayan.

    La native de  Ouidah fait la fierté de tout un continent. En 2018, elle a interprété devant les dirigeants du  monde le titre « Blewu » de la Togolaise Bella Bellow lors de la cérémonie commémorative l’armistice de la Première Guerre mondiale.

    « A cet instant là, je pensais avant tout à rendre hommage aux soldats africains ; tous ceux qui sont venus mourir pour que nous ayons cette société de liberté dans laquelle nous vivons aujourd’hui », précise-t-elle.

    Angelique Kidjo sera en tournée européenne début mai 2019.

  • Mounou Désiré : le peintre ivoirien  redonne vie aux déchets électroniques

    Mounou Désiré : le peintre ivoirien  redonne vie aux déchets électroniques

    Mounou Désiré Koffi  a 25 ans et se positionne déjà comme la figure montante de l’art contemporain en Côte d’Ivoire. Ses œuvres réalisées en majorité à base d’objets de récupération  seront exposées le 09 juin 2019 à Paris.

    Mounou Désiré Koffi   est un artiste peintre qui impressionne aussi bien par l’originalité de ses œuvres que par les matières qu’il arrive à travailler. Le jeune homme redonne vie aux téléphones portables abandonnés. Pour lui, associer ces objets à la peinture s’inscrit dans une démarche écologique.

    « L’art du recyclage en particulier du téléphone est un art salvateur dans la mesure où nous sommes dans un monde de consommation. Dès qu’un téléphone est abîmé ou passé de mode, on le jette. J’ai donc été poussé par la cause écologique que j’ai choisi de lier à mon art pour être témoin de mon époque précise-t-il sur sa page Facebook avant d’ajouter qu’il rêve d’être un jour compter parmi les artistes qui ont mis leur art au service d’une cause humanitaire, celle de sauver sa planète ».

    La ville d’Abidjan avec ses 5.5 millions d’habitants crée chaque année, 1500 tonnes de déchets  informatiques. De la matière première, Mounou Désiré n’en manquera point.

    L’artiste peint généralement, la joie de vivre des enfants africains. C’est d’ailleurs ce qui l’a amené à créer  une collection intitulée « To Save a Child ».

    Sa passion pour la peinture, Mounou Désiré l’a découverte très tôt. A l’école primaire,  il remportait déjà des  prix  en participants à différents concours de dessin. Il s’inscrit au Lycée d’enseignement artistique ( LEA) d’Abidjan où il sort major de sa promotion. Mounou Désiré est diplômé de l’école des Beaux-Arts.

  • Kadidiatou Touré: la créatrice qui valorise les artisans africains aux USA

    Kadidiatou Touré: la créatrice qui valorise les artisans africains aux USA

    Kadidiatou Touré est une sénégalo-malienne fière de ses origines africaines. La jeune diplômée en économie et science politique a travaillé dans  les organisations internationales avant de se consacrer à sa passion ; la mode. Elle est la patronne de la marque « Armoire Sahélienne ».  Bien que résidant aux USA, elle collabore avec des artisans en Afrique qui donnent forme à ses dessins.

    Kadidiatou Touré confectionne et commercialise des accessoires de beauté comme des colliers, des boucles d’oreilles ou encore des sacs à main pour femmes.  Elle s’inspire de ses propres goûts et préférences.

    « La plupart de mes réalisations sont des accessoires que je souhaite pour moi . Ce n’est certainement pas le meilleur des business plan parce que tout le monde n’a pas mes goûts. Mais comme Warren Buffet le dit ” vous devriez investir dans des choses qui, selon vous, fonctionneront ».

    L’une des collections prisées de Kadidiatou Touré est la ligne Foulani. Essentiellement composée des boucles d’oreille portées par les femmes peules, cette collection comporte également des colliers et bracelets.

    La Sénégalo-malienne travaille plusieurs matières récupérées sur place. C’est le cas du bronze utilisé pour les bracelets et boucles d’oreilles Baoulé ou Akan de la Côte d’Ivoire. Kadidiatou Touré tire son plaisir en voyant des clients porter ses produits.

    « Le moment où l’artisan finit la réalisation d’une de mes créations. Il se peut que le bijou ne soit pas parfaitement conforme à ce que je souhaitais, il est arrivé qu’il soit au delà de mes attentes mais c’est toujours un formidable sentiment d’accomplissement. Une fierté d’avoir créé une belle pièce. ,Je ressens le même sentiment quand les gens portent mes créations et qu’ils en sont satisfaits », confie-t-elle.

    En attendant la création de sa propre boutique, Kadidiatou Touré vend  ses produits en ligne notamment sur le réseau social Instagram.

  • “This is America”: voici la rwandaise derrière le clip de Childish Gambino

    “This is America”: voici la rwandaise derrière le clip de Childish Gambino

    Être, seulement à 23 ans, dans les coulisses de l’une des vidéos les plus emblématiques de l’année 2018 reste un bel accomplissement pour la Rwandaise Sherrie Silver.

    Pour la danseuse et actrice qui a fait du rappeur américain Childish Gambino l’une des figures américaines de musique de l’année, la danse africaine sur la grande scène est plus importante qu’autre chose. Son objectif est très clair : faire en sorte que la danse africaine devienne un genre à considérer comme le ballet ou la danse de rue et tous ces autres célèbres styles.

    Cette éthique se reflète dans ce qui est son travail le plus célèbre à ce jour. Avec des routines de danse symboliques offrant un commentaire social cinglant, « This is America » un clip de Childish Gambino, est devenu viral sur internet depuis sa sortie en mai 2018, avec près de 350 millions de vues sur YouTube.

    Des mois après avoir inspiré des morceaux de réflexion et des profils, le travail de Sherrie sur « This is America » a été nominé dans la catégorie meilleure chorégraphie aux MTV Video Music Awards 2018.

    Après avoir rencontré Gambino, à travers la nièce du rappeur, les deux créateurs ont accepté d’avoir des styles de danse africains en vedette dans la vidéo. « Cette chorégraphie représente beaucoup de mouvements de danses africaines parce que je voulais représenter non seulement d’où je viens, mais aussi le Ghana, le Rwanda, le Nigeria, autant de types de danses », dit la jeune artiste rwandaise.

    La longue histoire

    Depuis la sortie de la vidéo, les choses ont bien tourné pour Sherrie. Mais son travail récent n’est qu’un nouveau chapitre d’une histoire qui a commencé il y a de nombreuses années, en Afrique de l’Est.

    Née en 1994, Sherrie a déménagé au Royaume-Uni à l’âge de cinq ans. Ayant entendu des histoires de vie en Angleterre, elle dit qu’elle était jeune et motivée, comme elle l’est toujours pour « donner la voix aux sans voix ». La diversité de Londres en particulier « fournit un public naturel pour ce que je fais. »

    Avec les conseils de sa mère, des cours et des performances à son actif, les opportunités se sont rapidement présentées pour la danseuse en plein essor. Elle a eu la chance de travailler pour le président rwandais Kagame et peu après, elle a été recommandée pour un film.

    Toutefois, les grands et petits écrans ne pouvaient l’empêcher de bouger en rythme. « Ce n’était jamais le plan que je voulais être une actrice, la danse m’a choisi fondamentalement », dit-elle. Depuis lors, Shirley a appris son métier à travers les rues en Afrique.

  • Nigéria: Nnedi Okorafor publiera une nouvelle série de bandes dessinées sur Shuri dans Black Panther

    Nigéria: Nnedi Okorafor publiera une nouvelle série de bandes dessinées sur Shuri dans Black Panther

    L’écrivaine afrofuturiste nigériano-américaine Nnedi Okorafor va bientôt publier une nouvelle série de bandes dessinées autours de Shuri dans Black Panther de Marvel, a-t-elle annoncé.

    Shuri, qui est connue comme la petite sœur technicienne de T’Challa dans Black Panther, prendra la tête de la nouvelle série qui sera publiée en octobre 2018.

    Avec T’Challa à l’arrière, la nouvelle série lancera Shuri sur un parcours exigeant. Selon une note officielle de Marvel, la nouvelle série va plonger Shuri dans un voyage exigeant alors que Black Panther disparaît dans l’espace. Suivant dans la même optique pour prendre le trône de Wakanda, elle sort de sa zone de confort et dans un rôle beaucoup plus fort.

    Selon le synopsis officiel publié par Marvel, Shuri est la plus heureuse dans un laboratoire, entourée de gadgets de sa propre création, elle préfèrerait tester des gantelets plutôt que de les lancer, mais une nation sans leader est vulnérable, et Shuri pourrait devoir choisir entre le bien-être de Wakanda et le sien.

    Leadership féminin

    Nnedi Okorafor jouit déjà d’une réputation comme l’un des auteurs les plus passionnants dans le genre science-fiction. Elle est connue pour avoir écrit des histoires avec des personnages féminins forts dans des contextes néo-africains chargés de symbolisme. Elle a expliqué qu’elle aimait Shuri pour être un jeune génie africain qui aime la technologie.

    L’une de ses œuvres les plus louées à ce jour, ‘’Who Fears Death’’ a remporté le World Fantasy Award 2011 du meilleur roman. La romancière est actuellement dans les travaux d’une série dramatique HBO produite par le créateur de Game of Thrones, George RR Martin.

    Okorafor a également travaillé sur d’autres projets Marvel dans le passé, y compris une bande dessinée de huit pages à Lagos au sujet d’une jeune fille, Ngozi, intitulée «Blessing in Disguise» pour l’anthologie Venomverse de Marvel.

    Pour les illustrations de la bande dessinée, Leonardo Romero, artiste visuel renommé et récompensé aux Eisner Awards, s’en chargera.

  • Culture et Art: voici les 5 artistes qu’il faut désormais surveiller en Afrique

    Culture et Art: voici les 5 artistes qu’il faut désormais surveiller en Afrique

    Leurs arts s’étendent des films et installations sonores aux photographies et œuvres numériques. Certains s’intéressent à l’exploitation des histoires complexes tandis que d’autres imaginent de nouveaux avenirs pour le continent africain et le monde entier. Dans ce cliché de famille pour le moins bigarré, voici 5 artistes qu’il faut désormais surveiller.

    Heba Y. Amin

    Heba Y. Amin est née en 1980, au Caire, en Égypte. Elle est basée à Berlin, en Allemagne. En 2014, Heba Y. Amin a fait un voyage dans lequel elle a tracé une route commerciale séculaire du Nigeria à l’Europe. Dans le processus, elle s’est heurtée aux structures de pouvoir – le voyage a nécessité 12 visas de voyage différents – et s’est engagée dans ce qu’elle a appelé «l’intimité bureaucratique», ou l’acte forcé de donner des informations personnelles aux autorités. Ses voyages sont devenus la base de «La Terre est un ellipsoïde imparfait», un ensemble de photographies, de sculptures et de vidéos de 2016 qui médite sur la manière dont les personnes et les images sont transférées en Afrique et au Moyen-Orient.

    Parmi ses autres œuvres, il y a un intérêt particulier pour la façon dont les technologies de surveillance – numériques et autres – affectent le mouvement.

    Frances Bodomo

    Née en 1988 à Accra, au Ghana; Frances Bodomo est basée à New York, aux États-Unis.

    Dans Afronauts, un court métrage qu’il a produit en 2014, une adolescente zambienne albinos, se prépare à un voyage sur la lune à la fin des années 1960. La fille n’a jamais pu monter dans l’espace, mais le paysage aride semble étranger à la cinématographie noire et blanche du film. Comme dans beaucoup d’autres œuvres, la notion de voyage peut être une métaphore de la migration, et Bodomo connaît le transit: elle est née au Ghana, a grandi en Norvège et à Hong Kong, et est actuellement basée à New York.

    Les films naviguent dans ce flou. Après avoir fait ses débuts au Sundance Film Festival en 2014, Afronauts a tracé un parcours inhabituel dans le monde de l’art, notamment dans une exposition de cinéma immersif au Whitney Museum de New York. Bodomo travaille actuellement au financement d’une version du long métrage.

    Mahi Binebine

    Né à Marrakech, au Maroc en 1959, Mahi Binebine, connu dans son pays natal et au-delà en tant que romancier, produit régulièrement des tableaux et des dessins dans lesquels des personnages nus minces sont empilés les uns sur les autres, créant une cacophonie de membres et de visages vierges. Les œuvres sont minimes, avec des personnages qui semblent n’avoir ni genre ni émotion. Ce sont des visions étranges et séduisantes qui semblent concerner le confinement et le dépouillement de l’identité, bien que Binebine insiste sur le fait qu’elles sont simplement des «excuses pour raconter des histoires sur les humains».

    Lebohang Kganye    

    Lebohang Kganye, 28 ans, est une Sud-Africaine basée à Johannesburg, Afrique du Sud. Elle s’est embarquée dans ‘’Ke Lefa Laka’’ (My Inheritance), un projet photo en plusieurs parties, quand sa mère est morte. Dans une partie de la série, l’artiste a superposé sa propre image sur celle de sa mère, créant ce qui semble être des spectres du passé qui hantent le présent.

    Kganye a attribué « Ke Lefa Laka » en partie aux conséquences de l’apartheid et aussi comment les images peuvent être manipulées pour raconter de nouvelles histoires. D’autres de ses photographies et films ont combiné des histoires personnelles avec des événements politiques en Afrique du Sud. Son travail le plus récent implique des animations dans lesquelles des versions découpées de vieilles photos se déplacent.

    Mimi Cherono Ng’ok

    Mimi Cherono Ng’ok est une artiste née en 1983 à Nairobi où elle est toujours basée. Des jaunes dorés, des bleus laiteux et des rouges vifs apparaissent dans les photographies de Mimi Cherono Ng’ok, qui prennent souvent la forme de paysages et de portraits mystérieux et rêveurs. Ses images sont personnelles. « Les photographies sont comme écrire des lettres, journaliser », a-t-elle dit, alors que ses somptueuses compositions semblent avoir été soigneusement planifiées. « La plupart de ma préparation implique de longues promenades, m’acclimater à l’environnement, s’asseoir et regarder les espaces où je suis » explique l’artiste photographe.