Catégorie : Culture

  • Beyonce, Jay-Z, Ed Sheeran, Wizkid […] pour un concert en mémoire de Mandela en décembre prochain

    Beyonce, Jay-Z, Ed Sheeran, Wizkid […] pour un concert en mémoire de Mandela en décembre prochain

    Beyonce et Jay-Z seront parmi les têtes d’affiche d’un concert hommage de Nelson Mandela qui se tiendra en Afrique du Sud à la fin de l’année. Mais seront accompagnés par un parterre d’artistes du continent et d’ailleurs.

    Le couple américain Beyonce et Jay-Z fera partie d’un line-up étoilée lors de l’événement Mandela: 100 le 2 décembre pour honorer l’héritage du héros anti-apartheid dans son année du centenaire.

    Parmi les autres artistes, Ed Sheeran, Chris Martin, Pharrell Williams, D’banj, Femi Kuti, Sho Madjozi, Tiwa Savage et Wizkid lors de l’événement organisé par le réseau à but non lucratif Global Citizen, un réseau qui lutte pour mettre fin à l’extrême pauvreté.

    De même, le magnat des médias Oprah Winfrey prononcera également un discours sur les enseignements de l’ancien président sud-africain Mandela lors de l’événement. L’ancien président américain, Barack Obama est lui aussi attendu.

    Le concert sera le sommet de la campagne ‘Be The Generation’, une célébration du centenaire de l’ancien président, inspiré par son « dévouement de toute une vie à rassembler les gens pour utiliser leur voix collective afin de parler aux personnes les plus marginalisées, « selon Global Citizen.

    Alors que l’héritage de Nelson Mandela reste une source d’inspiration, la présence des organisations à but non lucratif en Afrique du Sud était motivée par le besoin de «galvaniser les jeunes et passionnés de l’Afrique pour faire pression sur leurs dirigeants pour qu’ils atteignent des objectifs mondiaux».

    Rappelons que Global Citizen a organisé des concerts annuels visant à impliquer les jeunes dans les causes depuis 2012. Toutefois, le concert de Mandela 100 est le premier festival citoyen mondial qui se tiendra en Afrique.

  • David Goldblatt, le photographe qui a documenté l’apartheid est mort

    David Goldblatt, le photographe qui a documenté l’apartheid est mort

    Le célèbre photographe sud-africain David Goldblatt, dont les travaux ont documenté les abus et les divisions de l’apartheid, est décédé à l’âge de 87 ans.

    Pour des millions de personnes en dehors de l’Afrique du Sud, Goldblatt a levé le voile sur le cauchemar de l’apartheid.

    Goldblatt a produit un documentaire photo de la population noire de l’Afrique du Sud travaillant dans les mines ou voyageant sous des lois racistes qui limitaient leurs mouvements, ainsi que des Blancs privilégiés à la maison.

    « Au cours de ces années, ma préoccupation principale était les valeurs. Qu’est-ce que nous apprécions en Afrique du Sud, comment nous sommes arrivés à ces valeurs et comment avons-nous exprimé ces valeurs», disait Goldblatt.

    Celui-ci était particulièrement très intéressé par les événements qui se déroulaient dans le pays en tant que citoyen. Mais en tant que photographe, il s’était engagé à immortaliser ces moments historiques en Afrique du Sud.

    En 1988, il a été le premier artiste sud-africain à avoir une exposition personnelle au Museum of Modern Art (MoMA) à New York, États-Unis. Un an plus tard, il a fondé le Market Photography Workshop à Johannesburg, devenu depuis un centre de développement des jeunes talents de la ville.

    Trésor national

    Dans l’Afrique du Sud post-apartheid, il est resté une figure respectée, son travail concentrant les vies du centre-ville des résidents de la classe moyenne, à la fois noir et blanc.

    « Nous avons perdu un autre de nos photographes célèbres qui, à travers l’objectif, a acquis la réputation d’être l’un des principaux documentalistes du pays sur les luttes de notre peuple », a déclaré le président Cyril Ramaphosa dans un communiqué. Et d’ajouter que le photographe a capturé les systèmes de valeur sociaux et moraux qui ont dépeint l’Afrique du Sud pendant une période du système d’apartheid afin d’influencer son paysage politique changeant.

    La conservatrice d’art sud-africain Monique Vajifdar a décrit Goldblatt comme « l’un des chroniqueurs sociaux les plus accomplis d’Afrique du Sud ». « Un grand arbre est tombé et nous avons perdu l’un de nos trésors nationaux », a déclaré Vajifdar.

  • Afrique du Sud : Black Coffee veut créer un quartier d’art  

    Afrique du Sud : Black Coffee veut créer un quartier d’art  

    Émise depuis l’année dernière, l’idée de Black Coffee de construire une école dédiée à la musique, la mode et l’art avec le designer Laduma Ngxokolo et l’artiste Nelson Makamo fait son chemin.

    En Afrique du Sud, le richissime artiste, DJ et producteur Black Coffee travaille sur un projet de construction d’une école de musique, d’art et de mode dans une partie déserte de sa ville natale, Johannesburg, dans l’espoir de transformer l’endroit.

    Une fois l’école construite, Black Coffee prévoit d’établir un quartier entier qui sera conçu avec l’aide de Virgil Abloh, le directeur artistique de Louis Vuitton d’origine ghanéenne. L’espace offrira des expériences culturelles, des magasins et des restaurants.

    Avec l’aide de SAOTA Architecture and Design, Abloh va concevoir un bâtiment qui accueillera des opportunités et des espaces pouvant inclure une librairie, un restaurant et un centre d’apprentissage pour la création d’applications.

    « Nous voulons changer l’histoire ; commencer à créer des histoires d’Afrique qui inspireront le continent. Laissez les enfants savoir qu’ils n’ont pas à aller loin. Tout ce qu’ils veulent est sur le continent », confie l’artiste. Il ajoute qu’il espère intégrer un espace pour la culture de plantes biologiques dans le quartier, ainsi que des espaces de vente au détail.

    Black Coffee était particulièrement intéressé à faire un apprentissage pour créer des applications. Il est d’ailleurs en train de concevoir une appelée Gongbox. « En termes simples, nous essayons de créer notre propre iTunes africain où le monde peut accéder à la musique africaine », dit-il. « C’est pourquoi, pour moi, il est important d’avoir cet espace où nous pouvons penser à l’avenir de notre continent. Nous avons aussi des esprits brillants dont nous devons créer un espace » conclut-il.

  • Katy Valentine, la Sud-africaine qui fabrique des bijoux africains modernes

    Katy Valentine, la Sud-africaine qui fabrique des bijoux africains modernes

    Cette entrepreneure sud-africaine est à la tête d’une collection de bijoux qui s’inspire uniquement de l’Afrique et de l’Inde, mais avec une esthétique du design contemporain.  Katy Valentine dirige en effet la collection qui porte son nom.

    La collection Katy Valentine mise sur deux continents pour fabriquer des bijoux africains dits modernes. L’entrepreneure explique que ces bijoux combinent des perles africaines anciennes et des pierres gemmes de Jaipur. La collection de Katy Valentine mise surtout sur un design minimaliste pour répondre aux attentes de sa clientèle.

    Katy Valentine affirme qu’elle a toujours été guidée par le désir d’entreprendre. Sa passion pour le design, elle l’a héritée de ses deux parents qui sont des antiquaires. La Sud-africaine confie qu’elle a fait des études en graphisme et a d’abord travaillé pour le concessionnaire d’antiquités de son père. C’est à la suite d’un voyage en Inde que Katy Valentine a décidé d’entreprendre dans le secteur des industries  créatives. Elle se rappelle avoir constaté qu’il existait un vide sur le marché des bijoux d’inspiration africaine et orientale.

    Depuis plus de deux ans, elle s’attèle à faire prospérer son entreprise. À travers ces bijoux Katy Valentine veut promouvoir les richesses du continent africain. Elle aimerait fabriquer des pièces de bonne qualité à un prix abordable. L’entrepreneure envisage commencer à concevoir et vendre d’autres pièces, notamment dans le design d’intérieur et la maison.

  • Pour valoriser l’Afrique du Sud, la modéliste Nicola Luther mise sur du naturel

    Pour valoriser l’Afrique du Sud, la modéliste Nicola Luther mise sur du naturel

    Cette entrepreneure passionnée de mode dirige l’une des entreprises les plus innovantes dans le domaine. Nicola Luther est en effet à la tête de Lunar qui s’est imposé comme une marque de mode qui prospère grâce à la « nature » et à des méthodes traditionnelles. La marque promeut l’éco-mode et se distingue par des designs inspirés de la nature et des paysages africains.

    Nicola Luther explique que son objectif est de fabriquer des vêtements pour qu’ils soient aussi naturels que possible. Il faut dire que depuis plus de dix ans l’entreprise de Nicola Luther mise sur des simples et sophistiqués avec des matériaux de qualité. Lunar utilise également des fibres naturelles et des tissus traditionnels pour fabriquer ses produits.

    Ancienne employée de l’entreprise, Nicola Luther a fini par prendre les rênes de Lunar en remplacement de la créatrice de mode Karen Ter Morshuizen. Depuis, elle confie avoir réalisé un rêve et veut continuer la promotion de la marque. L’entrepreneure affirme ajouter sa touche particulière aux produits de l’entreprise. Lunar compte proposer plus de produits qualité à base de matériaux naturels. Pour la Sud-africaine, la marque veut rester fidèle à son objectif premier : allier créativité et naturel pour valoriser le continent africain.

    Entourée de collaboratrices qui s’occupent notamment de la conception, Nicola Luther qui est également la directrice artistique peut compter sur des costières qu’elle qualifie de compétentes. Avec ces atouts, Nicola Luther annonce que Lunar aspire à se développer sur le marché mondial. Le but est de permettre à la marque d’atteindre un large public avec un message de durabilité et de créativité. Nicola Luther et son équipe veulent offrir à leur clientèle des vêtements sobres, sophistiqués qui valorisent les magnifiques paysages africains.

  • Kenya: À 27 ans Tabitha Tongoi gagne gros avec ses conseils et astuces de beauté

    Kenya: À 27 ans Tabitha Tongoi gagne gros avec ses conseils et astuces de beauté

    Tabitha Tongoi est une figure très connue au Kenya. Elle s’est fait connaître grâce à ses projets éducatifs et surtout à son blog. Élevée dans une famille modeste, la jeune entrepreneure a étudié les sciences politiques aux États-Unis et décroché son premier emploi en Australie dans le marketing des médias sociaux et la gestion communautaire.

    Mais Tabitha Tongoi décide de revenir dans son pays natal. Très vite, elle se positionne comme une ressource pour les femmes à la recherche d’informations sur le soin de leurs cheveux naturels. Elle se renseigne aussi auprès des entreprises locales dans ce domaine. Il lui vient alors à l’idée de créer sa « propre structure de beauté ».

    C’est ainsi que depuis 2015, Tabitha Tongoi tient son blog dénommé Craving Yellow. En très peu de temps, Craving Yellow est passé d’un blog très populaire à une marque pour les consommateurs de produits de beauté naturels, proposant des produits spécialement sélectionnés dans la boîte de beauté ou des ateliers sur le sujet dans les classes Craving Yellow. Au point où la jeune entrepreneur a transformé sa présence en ligne en une entreprise lucrative.

    L’entrepreneure compte plus de 170000 abonnés en ligne. Tabitha Tongoi compte en effet plus de 50000 abonnés à sa chaîne YouTube et près de 2000 twittos la suivent. Les photos de la Sud-africaine sont vues par près de 100000 abonnés et ses publications sur sa page Facebook peuvent atteindre plus de 20000 abonnés. En trois ans elle a vendu de nombreux produits de beauté et d’autres destinés à des soins capillaires qui lui ont permis de rentabiliser l’argent dépensé pour commencer ses activités.

    Tabitha Tongoi a lancé récemment de nouveaux produits, notamment le shampooing Craving Yellow et les bonnets en satin. Elle compte sur des collaborations avec des entreprises kenyanes et les commandes d’acheteurs internationaux pour écouler ses produits.

  • À la rencontre de Renaud Dossavi, ce littéraire togolais [24 ans] qui rêve les États-Unis d’Afrique 

    À la rencontre de Renaud Dossavi, ce littéraire togolais [24 ans] qui rêve les États-Unis d’Afrique 

    Lauréat du premier prix du concours de la Banque africaine pour le développement (BAD) « l’Afrique de mes rêves », Ayi Renaud Dossavi, jeune de 24 ans, est avant tout un panafricain afroptimiste, qui trouve demeure dans un afrofuturisme comme au Wakanda, et peut-être inspiré du « I have a dream » de Martin Luther King.

    S’il est un admirateur de la réalisation du studio américain Marvel, Black Panther, le jeune écrivain togolais a peut-être mieux fait en matière de projection pour le continent afin de décrocher le meilleur prix du concours de la BAD.

    Être lauréat d’une compétition d’une grande institution africaine aussi symbolique comme la BAD sur plus de 2000 candidatures est d’abord un grand succès aux yeux du Togolais, mais celui-ci est beaucoup plus enchanté par le fait d’avoir été récompensé pour un sujet qui, plus que de le passionner, le hante : le développement de l’Afrique. Dans la production avec laquelle Renaud Dossavi est lauréat, il expose une Afrique qui fait effectivement rêver.

    ‘Cette Afrique-là’…

    Nous sommes en 2058, sur l’île de Gorée, au Sénégal, à l’ouest dans les États-Unis d’Afrique. Cet État-continent avait trouvé il y a quelques années en arrière,  la parfaite harmonie entre l’industrie, la technologie et l’énergie sur fond d’une croissance verte. Cette Afrique avait réalisé d’importants progrès. Entre autres, le bassin industriel du Congo est devenu le deuxième cœur de l’industrie mondiale, alimenté par une énergie propre et abondante.

    Les États-Unis d’Afrique ont réussi à produire beaucoup plus qu’ils ne consomment, grâce notamment à une irrigation de l’immense Sahara. Les habitants et la quasi-totalité des moteurs de la planète sont alimentés à base d’une énergie obtenue à partir de l’eau, via un processus chimique de « scission moléculaire à basse énergie ». Les guerres fratricides et la famine n’ont plus droit de cité.

    La science y est aussi développée. Pour couronner ce succès, l’État-continent avait déjà enregistré des prix Nobel en chimie et en médecine.

    « Parfois, je crois que je pense l’Afrique avant moi-même… »

    Aussi disert qu’un entretien peut être avec Renaud Dossavi, il ne perd pas pour autant un de ses objectifs : produire pour être utile à l’Afrique. C’est en effet ce leitmotiv qui l’a conduit à publier cette année même « Nous et l’Histoire », une analyse sur le passé, le présent et l’avenir ; un essai sur l’histoire africaine vue par un jeune intellectuel qui est en même temps l’auteur. Dans ce livre, ce dernier jette les bases d’une réflexion sur le futur de l’Afrique.

    Et quand il s’agit de se mettre au service de l’Afrique, le jeune auteur le prend particulièrement pour mission. Il en est convaincu, au point de le répéter devant le parterre de leaders africains présents lors du sommet de la BAD en Corée du Sud. Pour lui, la solution pour le développement de l’Afrique n’est pas dans une quelconque négociation. Mais plutôt, dans le travail. Le jeune Africain doit vaincre ou périr, sans métaphore, sans hyperbole. « Sans quoi, nous risquons de nous retrouver sans terre, sans souveraineté, sans liberté, sans fierté, sans dignité si nous ne faisons pas le sacrifice ultime et total en ce début de siècle pour rattraper les 500 ans de retards économique, civilisationnel et technique que nous avons accusés par rapport aux autres,» estime Renaud.

    Pour cet auteur de 5 ouvrages, la génération passée et celle qui l’a précédée ont échoué. Puisqu’ils n’ont pas réussi à assurer la croissance du continent, cette dernière génération n’a pas le choix. À cet effet, tout comme le penseur panafricain Edem Kodjo auteur du livre « Et demain l’Afrique », Renaud Dossavi estime que l’Africain doit travailler deux fois plus que les autres, afin, d’une part, de comprendre son passé et sa propre histoire, et d’autre part maitriser le présent pour « être au rendez-vous ». La renaissance africaine n’est plus à cet effet un choix, c’est une mission pour tout Africain.

    « Vive l’Afrique, vit la beauté »

    De ses années sur le campus de Lomé où Renaud Dossavi a pu obtenir son diplôme d’analyste biologiste, le jeune togolais a pris congé des tubes à essai, pour vouer un amour aux essais littéraires. Renaud fait également de la poésie, aime le beau, et ne saurait parler de sa littérature en l’exemptant. « La beauté avec un ‘’ B majuscule’’ » insiste-t-il.

    Réduire donc le beau de Renaud Dossavi à l’esthétique, c’est la biaiser. Il ouvre le concept à un sens philosophique, aussi bien largement qu’il englobe « le beau, le bien et le vrai, une parfaite adéquation entre la forme et le fond, le mot juste, la pensée exacte pour exprimer la bonne idée » a-t-il pris le soin de conclure…

     

     

  • À Zurich, l’Ivoirienne Alice Gbelia transforme l’art numérique

    À Zurich, l’Ivoirienne Alice Gbelia transforme l’art numérique

    Née au Tchad, élevée à Abidjan et à Lille et vivant actuellement à Zurich, Alice Gbelia est une amoureuse des arts, de la culture et du divertissement. Elle est fondatrice d’Ayoka Deco.

    Au début, Alice Gbelia ne pensait pas qu’elle dirigerait l’un des plus grands sites d’art africain. Mais tout a basculé avec une expérience personnelle.

    En effet, c’est dans une recherche d’œuvres d’art pour sa maison au cours de laquelle l’Ivoirienne n’a  pas pu trouver les produits qui correspondaient à son style, son héritage africain et son amour pour la culture pop noire que l’idée de la plateforme Ayok’a lui est venue.

    Ayok’a qui signifie  « bienvenue » dans la langue maternelle de Gbelia en Côte d’Ivoire, est une boutique en ligne proposant des produits d’artistes noirs. À la différence de beaucoup de magasins, Gbelia a décidé de se diversifier à d’autres produits tels que des tasses, des cartes de vœux, outre des tentures murales. « Nous avons commencé à vendre des tirages d’art parce que nous pensons que c’est un excellent moyen d’injecter de la personnalité dans une pièce », assure-t-elle.

    Sa startup, qui a été lancée en 2017 a présenté un certain nombre d’artistes, dont les œuvres ne sont pas facilement accessibles en ligne. Pour elle, le lancement de cette startup est un geste important afin d’ouvrir des espaces à ces artistes qui ont été limités en quelque sorte par les gardiens traditionnels, qui selon elle, sont « principalement les Blancs qui ont tendance à favoriser les personnes dans leur cercle ».

    L’entreprise a changé depuis sa création. Non seulement Ayok’a a commencé à expédier des produits à travers l’Europe et le Canada, mais il a également été en mesure d’ajouter plus de gammes de produits. L’un de ses plans futurs est d’avoir des moyens plus innovants de s’engager avec les clients.

  • Ancienne employée de Bank of America elle valorise désormais la mode africaine

    Ancienne employée de Bank of America elle valorise désormais la mode africaine

    Cette entrepreneure nigériane dirige l’une des plateformes de commerce en ligne les plus connues. Olatorera Oniru est la fondatrice de Dressmeoutlet.com, une plateforme qui vend des produits de mode et de beauté de bonne qualité.

    Diplômée en administration des affaires, gestion et entrepreneuriat aux États-Unis, elle a travaillé pour de grandes sociétés comme Bank of America et General Electric. Malgré sa réussite aux États-Unis, elle indique que ses racines africaines ne l’ont jamais quittée. C’est pourquoi elle a décidé de rentrer au pays. Elle a ensuite occupé des postes de responsabilité à la Banque centrale du Nigéria et à MTN Nigéria, avant de se lancer dans l’entrepreneuriat.

    Avec Dressmeoutlet.com Olatorera Oniru veut rendre la mode et le design plus accessible et abordable. À cet effet, l’entrepreneure a mis en place un service de livraison rapide. Elle affirme que les commandes peuvent être livrées dans les 24 heures sur le territoire national pour satisfaire les clients. En effet Dressmeoutlet.com expédie ces produits dans différents états à travers le Nigeria. À l’international la clientèle peut recevoir sa commande entre trois et sept jours après sa commande. La plateforme dispose de clients dans les pays africains et aux États-Unis.

    Olatorera Oniru est l’initiatrice de Cocktails et Robes, un événement destiné à honorer une centaine d’icônes qui font rayonner le continent dans différents domaines. La jeune entrepreneure est aussi à l’origine de la création de Cocktails & Dresses qui se veut le premier événement de l’industrie de la mode sur le continent.

    L’entrepreneure a aussi créé le cabinet Olatorera Consultancy Limited avec lequel il travaille avec de grandes entreprises en tant que consultante. Olatorera Oniru use surtout de sa notoriété pour inciter les jeunes à prendre leur destin en main. La Nigériane fait partie des voix qui sortent des zones de confort pour changer le statu quo qui règne dans certains domaines en Afrique.

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  • Ghana: un musée mobile voyagera à travers le pays pour revisiter l’histoire

    Ghana: un musée mobile voyagera à travers le pays pour revisiter l’histoire

    Un musée mobile pliable fera le tour du Ghana au cours des prochains mois pour faire revisiter l’histoire et montrer aux populations ce que signifie « être ghanéen » aujourd’hui.

    Le projet, qui a été lancé la semaine écoulée est le fruit de l’initiative de l’Institut des arts contemporains de l’ANO, une organisation culturelle basée à Accra. La structure de quatre mètres de haut a été conçue par l’architecte Latifah Iddriss et fera son premier arrêt à Kyebi dans la région Est du Ghana où il passera deux semaines.

    Durant la première semaine, une équipe d’historiens culturels, chercheurs et photographes dirigés par des influenceurs locaux visiteront la ville et parleront aux chefs et aux résidents, interrogeront les anciens sur l’histoire et collecteront des objets historiques et contemporains tels que des bijoux, textiles et armurerie.

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    Selon Natasha Tania Gordon, responsable de la stratégie chez ANO, le but du musée mobile est de reprendre le récit de ce qu’est la culture ghanéenne et d’avoir les gens qui l’ont vécue.

    Les articles qui ne peuvent pas être laissés par leurs propriétaires seront imprimés en 3D. Dans la deuxième semaine, les artefacts collectés seront ensuite exposés gratuitement au public dans le musée mobile. Les pièces seront restituées à leurs propriétaires à la fin de l’exposition. Le musée est démonté par la suite, mis à l’arrière d’un camion pour se diriger directement vers une autre ville afin de relancer le processus.

    Alors que le musée se fraye un chemin à travers le Ghana, les chercheurs intégreront l’expérience dans un autre projet ambitieux de l’ANO pour créer une Encyclopédie culturelle pour l’Afrique, diffusée par sa fondatrice, Nana Oforiatta Ayim qui sera présentée en format virtuel et physique. ANO estime que le volume de l’encyclopédie du Ghana sera achevé en octobre 2019.