Catégorie : Economie

  • Tchad : Parfait DJIMNADE réinvente le secteur agricole avec agro-businesstchad.com

    Tchad : Parfait DJIMNADE réinvente le secteur agricole avec agro-businesstchad.com

    Ingénieur en Génie Mécanique Parfait DJIMNADE a travaillé à  la société nationale de ciment Tchad (SONACIM) avant de découvrir sa passion pour l’entrepreneuriat. Il décide alors de se  faire former à distance à  l’Institut Internationale d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) à Ouagadougou/Burkina Faso en Management des Entreprises et des Organisations. Avec son frère, il crée l’Entreprise des Travaux Agricoles « ENTRAG.SARL »  spécialisée dans la production et la commercialisation des produits agricoles.

    La société intervient également dans assistance et conseil agro-écologique,   appui conseil et formation aux associations et groupement agricole et l’élevage des petits ruminants et des volailles.

    Parfait DJIMNADE s’est démarqué de ses concurrents  au Tchad en lançant www.agro-businesstchad.com, une boutique en ligne qui permet aux agriculteurs de commercialiser facilement leurs produits. En 2017, la plateforme a permis à 3000 petits producteurs et agricoles d’écouler leurs produits.

    www.agro-businesstchad.com  a ainsi permis à ces entrepreneurs agricoles d’augmenter leurs chiffres d’affaire de 300 millions de FCFA (500,000 $). ENTRAG.SARL emploie  huit (8) personnes essentiellement des  composée des ingénieurs agronomes et environnementalistes, un consultant économique et financier et un doctorant en génétique de production.

    Parfait DJIMNADE  a ouvert un centre d’incubateur dénommé «  Agro-Business Tchad Incubator » qui se veut un hub d’innovations agricoles au Tchad. « La révolution agricole tchadienne viendra de la jeunesse, et nous sommes là pour cette jeunesse à travers notre incubateur », explique-t-il.

    Parfait DJIMNADE a été respectivement Lauréat du prix Tchad Talents 2015, Lauréat du programme de financement de la Foundation Tony Elumelu (TEF Alumni2017) et Finaliste du prix de l’Innovation Numérique organisé par ONG Internationale Reach for Change et la Téléphonie mobile Tigo Tchad.

  • Wassa Wassa : le plat traditionnel remis au goût du jour par Wini farms

    Wassa Wassa : le plat traditionnel remis au goût du jour par Wini farms

    Le couscous d’igname communément appelé wassa  wassa est un plat très prisé au nord du Togo et du Bénin. A Lomé, une startup dénommée Wini farms s’est lancée dans la production et la commercialisation de ce mets traditionnel.  Les premiers résultats sont impressionnants.

    Préparé dans des conditions hygiéniques irréprochables et emballé par un film laminé avec une feuille d’aluminium à l’intérieur, le wassa wassa de Wini farms est apprécié dans les grandes villes du Togo et à l’extérieur. En effet ils sont de plus en plus nombreux les Togolais de la diaspora à passer la commande du Wassa wassa.

     

    Facile à transporté, le produit  est disponible en paquet de 250 et 500g. Précuit, il se consomme rapidement selon la préférence de chaque client. Préparé sans additif chimique, Wassa wassa peut être consommé par tout le monde. Il est conseillé aux personnes à fort prévalence du diabète à cause de son  index glycémique bas.

    Actuellement disponible  à Lomé chez  Made in Togo situé à cassablanca, et à Winishop à Agoe Cacaveli, le produit est attendu  bientôt dans les boutiques d’alimentation et les supermarchés du pays.

    « Le défi et objectif  majeur pour tout entrepreneur  est l’écoulement de son produit et nous  mettons le nécessaire pour pouvoir satisfaire la demande sans cesse croissante », a déclaré Ephrem Koutoumna, le responsable de Wini farm avant de lancer un appel aux « suggestions pour la satisfaction de la demande ».

    Ephrem Koutoumna convie les Togolais à soutenir le projet en opérant un changement de comportement. « c’est mieux de consommer ce qu’on connait et on sait faire », conclut-il.

    Basé à Lomé quartier Cacaveli, Wini farms commercialise en dehors du wassa wassa, des volailles  et produits carnés élevés dans des conditions naturelles.

     

  • Fibre : la statrup qui  simplifie les procédures de location de logements à Lagos

    Fibre : la statrup qui  simplifie les procédures de location de logements à Lagos

    Louer un appartement au Nigéria tout comme dans plusieurs capitales africaines n’est pas aisée. Non seulement la procédure de location demande du temps, il faut également avoir un budget conséquent. Les propriétaires des appartements exigent généralement deux ans de caution. Le jeune nigérian Obinna Okwodu, propriétaire de la startup Fibre a imaginé une  solution adaptée aux jeunes professionnels et cadres moyens.

    Fibre est une plateforme numérique qui propose à ses clients, des résidences avec des procédures de paiements allégés. La startup ne propose pas des prêts immobiliers mais des plans de paiement adaptés aux bourses des clients.

    «Dans la plupart des cas, nous ne possédons pas les propriétés que nous louons. Nous travaillons en partenariat avec les propriétaires et agissons en tant qu’agent, en les aidant à trouver un occupant approprié de leurs propriétés. Nous recevons et versons également des revenus de location pour le compte de nos partenaires propriétaires », peut-on lire sur le site de la startup.

    Fibre est une initiative d’ Obinna Okwodu. Né aux USA, Obinna a effectué son enfance au Nigéria avant de poursuive ses études universitaires à Cambridge, à l’Université du Massachusetts Institute of Technology. Là il obtient B.Sc. (Baccalauréat universitaire en sciences) en génie civil et en sciences de la gestion. Obinna Okwodu  a travaillé un an chez Morgan Stanley avant de revenir créer son entreprise au Nigéria.

    Sa passion, pour le bâtiment, il la tient de son père. « Mon père est ingénieur civil. Nous passions les samedis après-midi sur ses chantiers de construction à Lagos. Son travail a été l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai commencé à me soucier des structures et j’ai décidé d’étudier le génie civil à l’Université. C’est pourquoi j’ai choisi d’en apprendre davantage sur l’immobilier et d’essayer de faire la différence sur le marché immobilier du Nigéria », explique-t-il.

    Fibre fait partie des 30 entrepreneurs les plus prometteurs en 2018. Ses services couvrent essentiellement la grande ville de Lagos.

  • Komi Agbokou : le roi du chocolat, le visage du social business au Togo

    Komi Agbokou : le roi du chocolat, le visage du social business au Togo

    Titulaire d’une maitrise en psychologie de la santé (obtenue à l’Université de Lomé), Komi Agbokou a poursuivi ses études en Allemagne avant de s’installer définitivement au Togo . Sans aucune connaissance préalable du secteur agroalimentaire, ce père de deux petites filles est devenu le roi du chocolat au Togo. Il a crée Choco Togo, la première coopérative qui transforme sur place, le cacao des producteurs togolais en chocolat. En avril 2019, Eric Agbokou est élevé au rang des Chevaliers de l’ordre de mérite Agricole par le premier ministre togolais.

    Au Togo, Komi Agbokou est le visage du social business. Cet entrepreneur formé aux techniques de fabrication du chocolat en Italie, place au cœur de ses démarches, le bonheur de l’homme. Intrigué par les conditions de vie misérables des producteurs du cacao de son pays, il a entrepris d’acheter les produits de leurs récoltes à des prix intéressants. Les fèves achetées  sont ensuite transformées sur place pour obtenir du chocolat 100% naturel « made in Togo ».

    « Les Cacaoculteurs sont plus importants que le Cacao! Qu’ils soient honorés, respectés et encouragés à vivre du fruit de leurs labeurs. Faire de la cacaoculture une profession et une Business! Et jamais une fatalité ! Tel est notre combat! Tel est la mission qu’assigne Choco Togo », a-t-il déclaré au lendemain de sa décoration.

    Dans la région des Plateaux où est produite l’amélanodo, une variété de cacao recherchée, Eric Agbokou ne se contente pas de racheter les fèves des producteurs. Il les encourage à consommer eux aussi le fruit de leur travail. Avec des ustensiles de cuisine ordinaires, Eric apprend régulièrement aux producteurs de cacao les techniques traditionnelles de fabrication du chocolat. Pour lui, le chocolat ne doit pas être un luxe pour les producteurs de cacao.

    En effet dans un documentaire dérangeant produit par sa structure, Komi Agbokou a montré aux yeux du monde l’extrême pauvreté des cacaoculteurs du Togo et leur ignorance quasi-totale du chocolat. Sur une dizaine de producteur de cacao interviewés, personne n’ avait auparavant consommé du chocolat.


    « Depuis que la culture du cacao est introduite au Togo, nos grands parents et nos pères ne se sont jamais posé la question de savoir à quoi ce la sert », déplore-t-il.

    Ajourd’hui, Agbokou peut être fier. La qualité de son chocolat est reconnue sur le plan international. En 2016, il fut invité à présenté son produit à la Francophonie des solutions en France.  Sa structure participe régulière au salon mondial du chocolat et son stand attire à chaque fois des milliers de curieux.  Eric a créé une centaine d’emplois directs et des milliers d’emplois indirects.

  • Musa Darboe : le Gambien qui abandonne un poste d’ingénieur aux USA pour la riziculture

    Musa Darboe : le Gambien qui abandonne un poste d’ingénieur aux USA pour la riziculture

    Fils d’un grand fermier gambien, Musa Darboe a passé son enfance dans les rizières de la région Central River. Contrairement aux enfants de la ville qui se livrent à divers activités ludiques, Musa et ses frères passaient leurs journées dans les champs de riz.

    Le Riz occupait une place importante dans sa famille. C’est la principale source de revenu. La riziculture a permis au père de Musa de payer la scolarité de ses enfants ainsi que des autres membres de la grande famille. Les affaires prospéraient pour lui. Propriétaires des plus grandes fermes de la région, c’est chez lui que les autres fermiers venaient louer le matériel agricole. A chaque saison, la famille de Musa constituait une importante réserve de riz.

    « Économiquement, tout provenait du riz. Nous en consommons et nous en vendons aussi. Nous n’avons jamais eu à acheter du riz », se rappelle Musa.

    En 2000 Musa Darboe arrive aux Etats Unis d’Amérique où il vit le rêve américain. Il a un bon boulot d’ingénieur chez Verizon Wireless avec un salaire annuel 85000 dollars, une femme et des enfants. Entre temps, son père décède et la famille a du mal à pérenniser l’héritage.

    La vie de Musa Darboe a basculé le jour où, un de ses frères restés au village, l’appelle pour lui demander de l’argent pour payer du riz.

    « J’ai été choqué. Nous n’avons jamais eu à acheter du riz, alors pourquoi devons-nous en acheter maintenant?  »

    Se sentant interpellé, il décide  dans un premier temps de revenir en Gambie pendant les vacances pour aider les siens.  A son arrivée, il découvre l’état de désespoir dans lequel est resté sa famille et sa communauté depuis la mort de son père.  Musa Darboe prend sur lui, d’abandonner son travail aux USA pour se consacrer à la riziculture en Gambie.

    « Ils ne me croyaient pas. Ils ont pensé qu’en raison des opportunités que j’avais aux États-Unis, il n’était pas idéal pour moi de revenir en Gambie pour devenir agriculteur. Certains disent que je suis fou », se rappelle-t-il.

    Musa Darboe a d’abord contacté les agriculteurs américains chez qui il a appris les meilleurs techniques pour pratiquer une riziculture efficace et efficiente. Il crée Maruo Farms Ltd et modernise le secteur. Actuellement Musa est dans un processus d’expansion de ses fermes mais il est confronté au désintéressement de la jeunesse aux métiers agricoles.

    « Comment pouvons-nous encourager et inciter la population jeune à rejoindre le secteur agricole vieillissant? L’âge moyen d’un agriculteur en Gambie est d’environ 53 ans. Ce n’est pas bon », déplore-t-il.

     

  • Chef Anto : la promotrice du festival de cuisines africaines We Eat Africa

    Chef Anto : la promotrice du festival de cuisines africaines We Eat Africa

    Fille d’un père médecin et d’une mère nutritionniste,la Gabonaise  Chef Anto n’a pas opté pour la voie toute tracée pour elle.  Alors que son père l’imaginait, médecin, Anto Cocagne a préféré  s’orienter vers l’art culinaire.  Il a fallu l’intervention d’un oncle de sa famille pour que son père la laisse s’inscrire au lycée hôtelier Lesdiguières de Grenoble puis le «  Harvard » de la cuisine française : l’École Supérieure de Cuisine française Grégoire Ferrandi, à Paris.

    Titulaire d’un BTS en Arts culinaires à Lesdiguières, une Licence en Management des unités de restauration à l’IUT Pierre Mendès France de Grenoble et un Bachelor Restaurateur option Traiteur Organisateur de Réceptions à Ferrandi,  Anto Cocagne fut dans un premier temps commis avant de gravir les échelons pour devenir chef de cuisine.

    Pour diversifier ses recettes, elle entreprend un voyage aux USA où elle découvre de nouvelles saveurs « et un service différent de celui enseigné dans les écoles de cuisine françaises. »

    De retour en France Chef Anto a travaillé pour  de grandes maisons et des personnalités de renom comme Alain Hascoët, chef de l’hôtel cinq étoiles Le Carlton, à Cannes, ou encore Eric Pras, Meilleur Ouvrier de France en 2004, désormais trois étoiles au guide Michelin.

    Chef Anto s’installe  à son compte  et devient cheffe à domicile et consultante. « A travers mon métier de cheffe à domicile, je fais découvrir à mes clients, à 95% non Africains, une cuisine qui leur était jusque-là étrangère. Ma plus belle gratification est leur enthousiasme face aux recettes que je leur présente et leur désir de découvrir l’Afrique autrement après cette expérience. Organiser We Eat Africa s’inscrit dans cette continuité logique qui me tient à coeur de populariser les cuisines d’Afrique », explique-t-elle sur africavivre.com.

    Ne trouvant pas de cadre pour exprimer leurs talents en occident, le chef Anto et ses collègues cuisiniers africains ont lancé en 2018 à Paris, la première édition du festival des cuisines africaines « We Eat Africa ».

    « L’Afrique c’est 54 pays, c’est 54 façons de cuisiner. Vous partez d’un produit comme le manioc, suivant les pays chacun le traite de façon différente. Les gens avaient besoin de voir un autre visage de l’Afrique, côté gastronomie », explique-t-elle. Son festival met avant non seulement les chefs africains mais aussi les épices et plats et boisson du continent.

    Cette année, la deuxième édition du festival « We Eat africa » sera spécialement dédiée aux femmes. Elle se tiendra à Dakar du 24 au 28 avril 2019.

  • SafeBoda : l’application qui réinvite le taxi-moto en Ouganda  

    SafeBoda : l’application qui réinvite le taxi-moto en Ouganda  

    Apparus au Bénin dans les années 90, les taxi-motos  sont devenus au fur des années l’un des principaux moyens de transports dans plusieurs pays africains. Moins couteux, accessibles et rapides, les taxi-motos livrent une rude concurrence aux taxis ordinaires. Malgré les avantages qu’offre ce moyen de transport, il n’est pas sans danger. Mal formés, souvent imprudents, les conducteurs de ces engins à deux roues causent des accidents parfois mortels. En Ouganda, une jeune startup dénommée SafeBoda se lance dans la modernisation du secteur.

    Ricky Rapa Thomson est un jeune entrepreneur de 30 ans. Faute de moyens, il fut contraint à abandonner les études pour se lancer dans le Boda Boda (appellation des taxi-mots en Ouganda). Il fut affecté par le décès tragique d’un de ses amis également conducteur du Boda Boda. Il décide alors de porter désormais un casque. Mieux, il en achète un second pour ses passagers. Bien que sa démarche fût diversement appréciée par ses clients, Ricky Rapa Thomson ne se décourage pas pour autant.

    En 2014, il fait la rencontre Max et Alastair avec qui il crée l’application SafeBoda.  Ils forment les conducteurs au code de la route et améliorent leurs conditions de travail. Désormais mieux équipés, les conducteurs sont inscrits sur une plateforme mobile qui permet de les identifier plus facilement. Les passagers depuis leurs positions peuvent faire appel à un Boda boda en un clic.  La plateforme enregistre en 2017, 1000 conducteurs et son promoteur  fait partie des 30  jeunes entrepreneurs africains les plus prometteurs en 2018 selon le Le Monde Afrique.

    La startup de Ricky Rapa Thomson et ses amis a contribué à réduire les cas d’accident de circulation à Kampala. Une étude menée à l’hôpital national de référence Mulago à Kampala par des chercheurs de l’Université Makerere a révélé qu’environ 40% des traumatismes crâniens survenus à l’hôpital étaient dus à des accidents  impliquant des boda-bodas.

    L’identification des conducteurs inscrits sur la plateforme rassure les passagers. En cas de désagréments les clients peuvent se plaindre devant les responsables de la plateforme et le conducteurs indélicats sera facilement repéré et sanctionné.

    Gozem

    Au Togo et au Bénin, la startup Gozem a également développé une plateforme mobile similaire  au SafeBoda avec des prestations quasi identiques. « Gozem est une plateforme technologique de transport pour l’Afrique de l’Ouest Francophone. Notre objectif est d’offrir la simplicité, la sécurité, et la fiabilité de nos services aux passagers et aux conducteurs locaux, en commençant par les motos-taxi (ou «zemidjans») au Togo et au Bénin », peut-on lire sur leur site.

  • Kofo Akinkugbe : l’unique productrice des cartes certifiées Europay Mastercard Visa de la CEDEAO

    Kofo Akinkugbe : l’unique productrice des cartes certifiées Europay Mastercard Visa de la CEDEAO

    La lauréate du prix du meilleur entrepreneur  2017  de la fondation Fate, Kofo Akinkugbe est une femme d’affaire qui impressionne aussi bien par son parcours professionnel que ses réalisations entrepreneuriales.  La PDG de  la SecureID Group  s’illustre dans le secteur de la haute technologie. Ses entreprises SecureID Limited (créée en 2005) et SecureCard Manufacturing (créée en 2012) sont respectivement spécialisées dans la personnalisation et la création des cartes à puces électroniques.

    Kofo Akinkugbe fait partie du cercle fermé des 8 producteurs des puces électroniques en  polycarbonate  en Afrique. Dans la sous-région ouest-africaine elle est l’unique sur ce marché.  Son groupe est la seule  usine de cartes certifiée EMV (Europay Mastercard Visa) en Afrique de l’Ouest.

    Pour Kofo Akinkugbe les femmes ont bel et bien leur place dans le secteur manufacturier : « Il y a des problèmes de genre dans le secteur manufacturier, mais les choses sont beaucoup plus faciles maintenant, il n’y a plus de place pour les erreurs, le contrôle de la qualité est maintenant essentiel. Ainsi, les femmes sont encouragées à se joindre au secteur manufacturier ».

    Diplômée  en mathématique à l’Université de Lagos (Ngéria), elle a bénéficié de la bourse Chevening du gouvernement britannique pour un MBA à la Strathclyde Graduate Business School, en Écosse. Elle a exercé dans le secteur bancaire chez  International Merchant Bank Plc et Chartered Bank Limited entre autres.

    Aujourd’hui, les entreprises Kofo Akinkugbe fournissent leurs services à 16 pays sur le continent africain. En 2012, Kofo a remporté le prix Africa Business Awards pour l’entrepreneuriat. Mariée et mère de deux enfants, Kofo Akinkugbe est décrite comme une philanthrope par ses proches.

  • Ntsiki Biyela : la première sud-africaine noire productrice de vins

    Ntsiki Biyela : la première sud-africaine noire productrice de vins

    En Afrique du sud, elle est une référence pour les noirs et surtout les femmes qui hésitent encore à embrasser le secteur de la viticulture, longtemps chasse gardée des Européens.  Ntsiki Biyela (41 ans) est la propriétaire de la marque de vin Aslina Wines créée en 2017. Diplômée  en viticulture et en œnologie à l’université de Stellenbosch, Ntsiki Biyela maitrise la chaine de production de ses vins ; de la culture des raisins jusqu’à la commercialisation. Et pourtant rien ne la prédestinait à un tel avenir.

    Issue d’une famille modeste (mère ménagère),  elle grandit  à KwaZulu-Natal, une province côtière de l’Afrique du Sud plutôt réputée pour la fabrication de la bière locale. Après l’obtention de son baccalauréat, elle a essayé sans succès de poursuivre ses études en chimie. Bénéficiaire d’une bourse d’étude, elle s’est retrouvée malgré elle à étudier la viticulture, un domaine qui lui était nouveau.

    « C’était une réelle opportunité pour moi d’étudier le vin, mais c’aurait pu être autre chose. J’avais une telle soif d’apprendre que j’aurais tout accepté», se souvient-elle. Dans sa nouvelle université, Ntsiki Biyela goute pour la première fois au vin. «Je n’ai pas trouvé ça très bon. Mais avec le temps, je suis tombée amoureuse de ce breuvage en constante évolution » avoue-t-elle.

    En 2004, Ntsiki Biyela devint la première vigneronne noire d’Afrique du sud et travaille pour Stellekaya  wines. Cinq (5) ans plus tard, elle reçoit la distinction de la « Femme vigneronne de l’année ».

    Après 12 ans d’expérience chez Stellekaya, Ntsiki Biyela quitte ses fonctions de responsable de vigneron et crée en 2017, sa propre marque de vin Aslina Wines. Très vite ses produits sont prisés par les spécialistes du vin. La même année, elle produit 12000 bouteilles exportées aux  USA, en Europe en Asie et au Ghana.

    Faute de moyens, elle ne dispose pas pour le moment de sa propre cave, mais cela ne l’empêche pas d’atteindre ses objectifs. « Je loue plusieurs endroits dans la région pour fabriquer mon vin.J’effectue aussi le mélange des grappes que j’achète à différents viticulteurs de la région. Il faut constamment se déplacer d’un endroit à l’autre. Un jour, j’espère posséder au moins ma propre cave… » a-t-elle indiqué sur  tv5monde.com

    Début avril, Ntsiki Biye était au Japon dans le cadre d’un voyage professionnel au cours duquel elle a croisé d’autres professionnels de son domaine.

    « Les mots ne peuvent pas expliquer, je suis en admiration et plein de gratitude pour l’amour et l’hospitalité que j’ai reçu de la communauté japonaise. De la douane quand j’arrive, aux amis que j’ai rencontrés. Je ne peux même pas compter comme je pourrais manquer pour nommer les personnes que j’ai rencontrées et les endroits que j’ai visités. Le respect des gens est grand au Japon », peut-on lire sur sa page Facebook.

    La Sud-africaine ne se limite pas à l’expansion de son entreprise. Elle partage également son savoir faire avec les jeunes de 18 à 25 ans dans le cadre d’un projet intitulé  « Pinotage Development Youth Academy ».

     

  • Nompumelelo Mqwebu réinvente les saveurs de la cuisine sud-africaine

    Nompumelelo Mqwebu réinvente les saveurs de la cuisine sud-africaine

    L’année dernière, l’agence de tourisme Explore Sideways, a fait savoir que l’industrie du tourisme alimentaire en Afrique du Sud a connu une croissance régulière au cours des trois dernières années. Pourtant, la cuisine locale est manifestement absente. Dans le pays, il existe plus des restaurants qui offrent des spécialités étrangères.

    Mais on assiste désormais à l’éclosion d’une génération de chefs cuisiniers qui s’activent à valoriser une culture alimentaire mise en veilleuse et détruite par des années d’apartheid. Parmi eux, on retrouve, Nompumelelo Mqwebu qui s’emploie à faire connaître toutes les recettes alimentaires sud-africaines. Reconnu pour ses talents de cuisiniers, l’homme bâti sa réputation sur des recettes comme le dessert de citrouille. Il explique s’être inspiré de sa grand-mère pour en faire l’un des délices locaux les plus prisés dans le pays.

    Influence culinaire

    Selon Nompumelelo Mqwebu, on ne peut dire que l’Afrique du Sud souffre d’un manque de diversité culinaire. Il explique que cette diversité n’a pas souvent été valorisée. « Si je dis cuisine sud-africaine, tout le monde hoche la tête, mais personne ne sait ce que c’est », justifie Miles Khubeka, un autre chef cuisinier.

    Il faut dire que l’évolution de la cuisine indigène locale en Afrique du Sud a une histoire longue et complexe. Elle s’explique par l’arrivée des colons au XIXe siècle et la fusion des traditions culinaires locales avec les influences culinaires extérieures, allant des plats hollandais et britanniques aux délices apportés par les esclaves et les travailleurs de Madagascar, d’Indonésie, de Malaisie, d’Inde et des pays côtiers africains.

    Promotion

    Miles Khubeka et Nompumelelo Mqwebu s’engagent ainsi à attirer l’attention sur une partie de la culture sud-africaine. Les deux chefs d’entreprises connaissent des réussites. Le premier dirige Vuyo’s, un restaurant très connu à Soxeto. Le second a été récompensé en mai dernier à l’occasion de l’International Gourmand Awards en Chine.

    Le livre de cuisine 2017 de Nompumelelo Mqwebu comporte différentes recettes sud-africaines. Le chef de cuisine explique que c’est une manière de marquer le début d’une nouvelle culture alimentaire sud-africaine. Il évoque la créativité d’autres chefs cuisiniers comme lui qui ne sont pas seulement guidés par la volonté de revenir à une cuisine traditionnelle.

    Des repas plus sains

    Cette génération de chefs cuisiniers partage surtouts son savoir-faire. La cuisine sud-africaine a commencé à être donc enseignée depuis peu. Les chefs cuisiniers déplorent que la cuisine internationale occupe une place trop importante dans les écoles culinaires sud-africaines.

    Les deux chefs cuisiniers ne souhaitent pas voir disparaître totalement les importants secrets de la cuisine sud-africains. « Après votre drapeau et votre hymne national, votre cuisine est la troisième chose la plus importante qui vous définit comme une culture », affirme Miles Khubeka.

    L’objectif des chefs cuisiniers est de revenir à des recettes locales avec des repas plus sains et à base de plantes. « Nous devons le faire nous-mêmes. Personne ne le fera pour nous », déclare Miles Khubeka. Avec ces collègues, ils espèrent que la prochaine génération de cuisiniers va parfaire leur travail. « J’espère que ces jeunes chefs seront fiers de nos ingrédients locaux et créeront des recettes autour d’eux, de sorte que toute la scène alimentaire en Afrique du Sud change ».