Catégorie : Economie

  • Le Madagascar a un internet plus rapide que le Royaume-Uni, la France et le Canada

    Le Madagascar a un internet plus rapide que le Royaume-Uni, la France et le Canada

    Le Madagascar, considéré comme l’ un des pays les plus pauvres du monde, a l’une des plus grandes vitesses d’Internet haut débit en Afrique et a une vitesse moyenne beaucoup plus rapide que certaines des nations les plus riches du monde, selon un rapport de UK Cable, qui recueille les données de 200 pays.

    À 24,9 mégabits par seconde, la vitesse du haut débit de Madagascar est plus de deux fois supérieure à la moyenne mondiale. Non seulement cela signifie-t-il que la nation insulaire africaine a l’une des vitesses Internet la plus rapide sur le continent, mais elle se classe au 22ème rang mondial, surpassant le Canada, la France ou encore le Royaume-Uni.

    La vitesse du haut débit à Madagascar est le fruit du système de câbles sous-marins est-africains (EASSy), long de 10 000 kilomètres. Un câble sous-marin à fibre optique qui s’étend du Soudan à l’Afrique du Sud. En 2014, le plus grand fournisseur d’accès Internet du pays, Telecom Malagasy, a signé un accord avec la division d’exploitation internationale de Hong Kong Telecom pour y parvenir.

    Mais malgré ce qui semble être un avantage technologique, l’Internet haut débit de Madagascar sert à peine sa population. Seulement 13% de ses 25 millions d’habitants ont accès à l’électricité et seulement 2,1% de la population a accès à Internet. Il n’y a que 2,75 adresses IP pour 1 000 personnes, contre une moyenne mondiale de 558 par personne.

    Madagascar n’est pas le seul pays connecté au système de câble sous-marin est-africain. Le câble à fibres optiques doit être relié aux pays allant de l’Afrique du Sud au Soudan.

  • Au Ghana, la startup Complete Farmer veut assurer la sécurité alimentaire du pays

    Au Ghana, la startup Complete Farmer veut assurer la sécurité alimentaire du pays

    La startup agri-technologique ghanéenne Complete Farmer a lancé sa plateforme de ‘web farming’, qui permet aux utilisateurs de parrainer des fermes en échange de retours sur investissement garantis après récolte.

    Lancé l’année dernière, Complete Farmer vise à assurer la sécurité alimentaire au Ghana tout en permettant aux utilisateurs de gagner de l’argent à partir de l’agriculture à distance.

    Les utilisateurs peuvent parrainer des gestionnaires de ferme, surveiller les progrès dans le confort de leur foyer, pour ainsi faire des bénéfices après la récolte, comme Complete Farmer vend des produits aux acheteurs.

    « Nous sommes ravis de lancer cette plateforme. Avec elle, les créateurs de mode, commerçants, employés d’entreprise, retraités et autres personnes de tous horizons peuvent posséder une ferme et profiter des avantages sans lever le petit doigt », a déclaré Andrew Quartey, directeur technologique de la startup. Et d’ajouter, « nous nous sommes engagés à assurer la sécurité alimentaire au Ghana et à créer des emplois pour les agriculteurs et les jeunes, en plus de faire croître la richesse de nos clients grâce à l’agriculture. »

    Il est prévu que les fermes d’ananas soient ouvertes à la commandite sous peu, tandis que l’on s’attend à ce que Complete Farmer fasse en sorte qu’au moins deux autres fermes de culture soient disponibles avant la fin de l’année.

    Depuis le lancement de la plateforme en juin, Complete Farmer a mis en vente un total de 153 acres de fermes de piment, de manioc et de gingembre, dont les 53 acres de fermes de piment ont été vendues en quatre semaines.

  • Nigeria : Aliko Dangote mise sur une nouvelle raffinerie de pétrole

    Nigeria : Aliko Dangote mise sur une nouvelle raffinerie de pétrole

    Au Nigeria, une raffinerie de pétrole construite par le milliardaire Aliko Dangote représentera la moitié des actifs de son conglomérat lorsqu’elle sera achevée en 2019.

    Aliko Dangote a bâti sa fortune sur le ciment, bien que son vaste empire commercial englobe aussi la minoterie, l’agriculture et l’immobilier. Aujourd’hui, il construit la plus grande raffinerie de pétrole au monde et se développe également en engrais, dans le but de résoudre les problèmes de longue date sur les marchés de l’énergie au Nigeria.

    Répondre aux attentes

    Bien que le Nigeria soit le premier producteur de pétrole brut d’Afrique, il importe la quasi-totalité de son pétrole en raison du mauvais entretien de ses quatre raffineries publiques. Dangote espère répondre aux besoins en carburant de l’ensemble du pays.

    Le directeur général du groupe Dangote, Devakumar Edwin, a déclaré que la raffinerie de 10 milliards de dollars devrait être achevée en décembre 2019. « À l’heure actuelle, le ciment est la plus grande partie du groupe, d’ici 2020, la raffinerie sera la plus grande en termes d’actifs », a-t-il déclaré.

    Dangote Cement, la plus grande société cotée au Nigeria, a attiré des investissements de Dubaï et des fonds d’investissement sud-africains. Il a dégagé en 2017 un bénéfice de 920,8 millions de dollars, sois une hausse de 60% par rapport à 2016, et est évalué à 4 milliards de dollars.

    Selon les informations, la raffinerie de pétrole, qui sera d’une capacité de 650 000 barils par jour, ciblerait également les marchés d’exportation. Elle sera en mesure de traiter différentes qualités de brut, y compris l’huile de schiste. En effet, la société avait eu des entretiens avec des entreprises, notamment Vitol et Shell, au sujet de la fourniture de pétrole brut et de la levée de produits pétroliers destinés à la vente à l’étranger.

    La société a emprunté 3,3 milliards de dollars pour le projet, organisé par Standard Chartered Bank. Le reste sera financé par des capitaux propres et par des agences d’exportation.

  • Le Nigeria relance sa compagnie aérienne nationale à la fin de l’année

    Le Nigeria relance sa compagnie aérienne nationale à la fin de l’année

    Le Nigeria a dévoilé un nouveau transporteur national mercredi, près de 15 ans après que la compagnie aérienne nationale précédente, Nigerian Airways a cessé ses opérations. La nouvelle compagnie aérienne sera connue sous le nom de Nigeria Air.

    Le ministre d’État nigérian de l’aviation, Hadi Sirika, a fait cette annonce et a dévoilé la nouvelle image de marque de la compagnie aérienne au salon aéronautique international de Farnborough au Royaume-Uni.
    Le nom a été choisi après que le ministère nigérian de l’Aviation a invité les jeunes et les étudiants nigérians à contribuer « de leurs idées à la créativité dans le développement du nouveau porte-drapeau nigérian», selon le site web nameyourairlinenigeria.com, dédié à l’initiative.

    Selon Sirika, le gouvernement fédéral espère lancer ses opérations d’ici la fin de l’année.
    Les Nigérians ont accueilli l’annonce avec scepticisme en exprimant leur incertitude quant à la capacité du gouvernement fédéral à soutenir une compagnie aérienne nationale, surtout compte tenu de ses antécédents avec les transporteurs nationaux précédents.

    Leurs craintes peuvent être apaisées par des rapports selon lesquels la compagnie aérienne sera principalement détenue et gérée par un groupe d’investisseurs privés encore non identifiés. Le gouvernement nigérian ne détiendra pas plus de 5% (maximum) du nouveau transporteur national et ne participera pas à la gestion du nouveau transporteur national, a déclaré Sirika lors d’une conférence de presse à Farnborough.
    Aucun investisseur privé n’a été nommé, mais le gouvernement dirige les négociations pour l’achat d’avions et le dessin du logo.

    Le gouvernement fédéral nigérian a subi de nombreux revers dans ses nombreuses tentatives de création d’un nouveau transporteur national depuis la fin des opérations de Nigerian Airways en 2003.
    Décrite comme la «compagnie aérienne à la croissance la plus rapide d’Afrique» à son apogée dans les années 1980, Nigeria Airways a été minée par la mauvaise gestion, amassant des millions de dollars de dettes à sa fermeture.

  • Dieuveil Malonga: la gastronomie africaine a un Chef!

    Dieuveil Malonga: la gastronomie africaine a un Chef!

    Dieuveil Malonga est un chef congolais de 25 ans qui a grandi en Allemagne et est venu en France où il a travaillé à Marseille en tant que sous-chef, avant de jouer dans la téléréalité TopChef.

    Né au Congo-Brazzaville puis adopté par une famille allemande, sa passion pour la cuisine va rapidement prendre le dessus. Et c’est dernière les fourneaux que son métissage va devenir une force: il qualifie sa cousine d’afro-fusion.

    Selon lui, l’afro-fusion est un pont culinaire entre la cuisine africaine et mondiale. Une alchimie gustative née de ses influences françaises, congolaises et allemandes, un moyen de faire connaître la cuisine africaine. « Les gens se plaignent toujours que la cuisine africaine n’est pas assez connue, mais ils ne font rien de concret pour en parler à plus de gens », regrette-t-il.

    Départ

    Né à Linzolo, une ville à 20 kilomètres de Brazzaville, Dieuveil Malonga doit son amour pour la cuisine à sa grand-mère, célèbre dans la région. C’est à l’âge de 13ans qui va migrer à Cologne en Allemagne. Adopté par une famille au sein de laquelle tout lui paraissait étranger, il a commencé à fusionner des produits africains et allemands, histoire d’occuper son temps. « C’était vraiment bon! C’est là que l’afro-fusion a commencé pour moi » se rappelle-t-il.

    Le système éducatif en Allemagne permettant aux étudiants de se spécialiser très tôt, Dieuveil Malonga décide alors de suivre un cours culinaire de trois ans. « Pendant ce cours, quand mes potes utilisaient des pommes de terre, j’ai toujours trouvé des alternatives. Par exemple, j’utiliserais du manioc, etc. » confie-t-il.

    Désormais dix ans qu’il est dans l’afro-fusion, ce chef a écrit un livre qui est maintenant utilisé par mes anciens professeurs.

    En 2016, il avait participé à l’émission de téléréalité TopChef en France. Si l’aventure télévisuelle française a tourné court, Dieuveil Malonga s’est estimé satisfait de sa participation. « J’ai continué à me rendre sur le continent africain. Quand je vais au Rwanda: je me rends auprès d’une famille rwandaise et durant une semaine, je goûte les plats confectionnés par la maman. J’observe les ingrédients qu’elle va chercher au marché.

    Puis la semaine suivante, j’essaie de rendre gastronomique sa cuisine en veillant à ne modifier aucun goût par rapport à son plat », explique-t-il. Et les restaurants africains sont nombreux à demander ces conseils « Au Kenya, au Nigéria, au Ghana en Afrique francophone, vous avez beaucoup d’établissements qui s’en réfèrent à mon expertise dans la formation des cuisiniers, dans la préparation des menus ou même sur la sélection des plats et de leurs ingrédients».

    La reconnaissance de son expertise, Dieuveil Malonga la doit à ces incessantes recherches culinaires. C’est ainsi qu’il a réussi à rendre gastronomique plusieurs plats comme pour cette spécialité ivoirienne : la purée d’igname accompagnée de langoustines, d’huile de cacao et de gingembre avec de la crème de petits pois au piment.

    Malgré son emploi du temps déjà surchargé, Dieuveil Malonga ne s’arrête pas là. Il s’est même densifié ces derniers mois avec le lancement de « Chefs in Africa ». Objectif, proposer sur la plateforme les services de différents chefs cuisiniers du continent africain. Toutes les nationalités sont représentées avec autant de caractéristiques liées aux traditions culinaires de chacun.

     

  • Le Kenya se prépare pour le coton OGM à partir de l’année prochaine

    Le Kenya se prépare pour le coton OGM à partir de l’année prochaine

    Le Kenya devrait commencer à produire du coton génétiquement modifié sur une base commerciale l’année prochaine. Le pays deviendra le premier en Afrique de l’Est à cultiver des OGM dans les champs ouverts, et le quatrième en Afrique après l’Afrique du Sud, le Burkina Faso et le Soudan.

    Le lancement pour la commercialisation est prévu en janvier 2019, alors que les agriculteurs planteront probablement leurs premières semences de coton en mars de cette même année. Cette avancée fait suite à la récente approbation des essais de performance nationaux pour le coton par l’Autorité nationale de gestion de l’environnement (Nema).

    Déjà, l’Organisation de recherche sur l’agriculture et l’élevage du Kenya (Kalro) a planté le premier coton dans des champs ouverts pour des tests environnementaux à Kibos, Kisumu, dans l’ouest du pays.

    « Nous nous attendons à ce que dans les sept prochains mois nous ayons suffisamment de données provenant des essais sur le terrain pour examen par les différentes agences gouvernementales, y compris Nema », a déclaré le directeur de l’Institut de recherche horticole de Kalro Dr Charles Waturu.

    Les essais de performance nationaux seront menés dans cinq autres sites à travers le pays – Mwea, Bura Tana, Katumani, Kampiya Mawe et Perkerra – à un coût estimé à 75 000 dollars pour deux ans.

    « Comparé aux graines de coton conventionnelles qui produisent environ 2 500 kg par acre, les rendements en coton sont doubles », a ajouté le Dr Waturu.

    En Afrique de l’Est, seuls l’Ouganda et le Kenya conduisent des essais en champ confiné sur le coton, le maïs et le manioc. La Tanzanie a récemment revu sa loi sur les OGM, ouvrant la voie à des scientifiques dans le pays pour commencer à mener des essais en milieu confiné.

    A noter que le coton fait partie des six cultures qui ont fait l’objet d’essais en milieu confiné. Les autres sont le maïs tolérant à la sécheresse, le sorgho biofortifié, le manioc résistant aux virus, le manioc amélioré nutritionnellement et les fleurs coupées de gypsophila paniculata.

     

     

  • AKoin, la cryptomonnaie du rappeur Akon qui va ‘sauver de l’Afrique’ 

    AKoin, la cryptomonnaie du rappeur Akon qui va ‘sauver de l’Afrique’ 

    S’exprimant lundi au Festival des Lions de Cannes, le chanteur américano-sénégalais a déclaré qu’il pensait que la crypto monnaie peut être « le sauveur de l’Afrique ». A cet effet, il a annoncé le lancement d’AKoin sa propre crypto monnaie.

    Annonçant sa nouvelle initiative, le chanteur ambitionne sur le site officiel d’AKoin que son application sera disponible sur chaque téléphone mobile d’ici décembre. Mais pas que. Il projette également de construire une « cryptoville » dans son pays, le Sénégal, qu’il appellera « le vrai Wakanda ».

    Tout comme ce territoire fictif de Wakanda dans la Black Panther de Marvel, Akon promet que sa ville sera un environnement futuriste. Le site web indique qu’Akon a été « doté » d’un espace de 2 000 acres par le président du Sénégal pour construire la ville qui portera également son nom. L’artiste la veut la première ville 100% crypto, avec AKoin au centre de la vie transactionnelle.

    Dans le cadre de «Akoin Ecosystem», les consommateurs pourront acheter, conserver et dépenser des crypto monnaies directement à partir de leurs smartphones. « Cela redonne le pouvoir au peuple et ramène la sécurité dans le système monétaire », a expliqué Akon. Et d’ajouter que « cela permet également aux gens de l’utiliser de façon à ce qu’ils puissent progresser et ne pas permettre au gouvernement de faire ce qui les empêche de fonctionner. »

    Cependant, Akon a admis qu’il ne connaissait pas tous les aspects techniques de sa nouvelle entreprise. La cryptomonnaie est une monnaie numérique ou virtuelle qui fonctionne indépendamment d’une banque centrale. Il utilise la cryptographie (la conversion de l’information en un code presque incontrôlable) pour sécuriser et vérifier les transactions. Ce qui rend presque impossible la contrefaçon.

     

     

  • André Siaka, figure de proue du management au Cameroun

    André Siaka, figure de proue du management au Cameroun

    À 69 ans, André Siaka fait partie des hommes d’affaires les plus connus au Cameroun. Ce manager hors pair totalise plusieurs années d’expérience. L’homme a fait notamment ses preuves à la tête de la Société anonyme de brasserie du Cameroun (SABC) et en tant que patron des patrons camerounais.

    C’est un dirigeant intelligent qui a su construire une brillante carrière professionnelle après ses études supérieures. André Siaka s’est formé en France en étudiant l’ingénierie à l’École polytechnique de Paris. Très tôt, il devient le directeur de la filiale Cameroun de Société Générale. Malgré son jeune âge André Siaka fait montre d’un savoir-faire qui surprend plus d’un. Ce qui lui vaut de devenir en 1976, à moins de 30 ans, un acteur principal de la direction de la société anonyme des brasseries du Cameroun (SABC). André Siaka devient en effet directeur général de la SABC où il passe une trentaine d’années.

    Alors qu’il dirige depuis 1993 le groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM), ce chef d’entreprise apprécié par ses pairs décide de démissionner en 2008. On le dit très convaincant et toujours passionné par les projets sur lesquels il travaille. André Siaka a fondé Routes d’Afrique (Routd’Af), son entreprise avec laquelle il se positionne désormais le secteur de la construction d’infrastructures au Cameroun. Routd’Af a également une vision continentale avec l’objectif de fournir ses services dans d’autres pays africains.

    Respecté par son entourage, André Siaka est aussi un conseiller pour ses proches. L’homme d’affaires leur prodigue des conseils dans le management des entreprises. Comme c’est souvent le cas où il partage aussi ses expériences avec la jeune génération d’entrepreneurs. André Siaka reste administrateur et président de conseil d’administration de certaines sociétés nationales.

    Distingué à plusieurs reprises, celui qui est le consul honoraire de Monaco au Cameroun est un grand motivateur. Selon lui le monde l’entreprise rime avec compétition. Un constat qui le pousse constamment à répéter à de jeunes entrepreneurs l’importance de cultiver l’originalité et de s’adapter aux différents changements.

     

  • En Afrique du Sud, Bianca Hansen fabrique une bière artisanale avec du pain recyclé

    En Afrique du Sud, Bianca Hansen fabrique une bière artisanale avec du pain recyclé

    L’entreprise de Bianca Hansen fait partie de celles qui fabriquent en Afrique du Sud de la bière artisanale. L’entrepreneure a cofondé Toast Ale SA une entreprise qui utilise du pain recyclé pour brasser de la bière artisanale.

    Bianca Hansen explique qu’à la base son intention était de créer une entreprise qui lutte contre le gaspillage alimentaire. En Afrique du Sud plus de 30% des aliments produits sont gaspillés. L’État reconnait aussi que de nombreux habitants arrivent difficilement à manger chaque jour. L’entrepreneure confie avoir été inspiré par Tristam Stuart un entrepreneur qui lutte également contre le gaspillage alimentaire.

    Pour se lancer dans l’entrepreneuriat, Bianca Hansen a choisi d’utiliser les surplis de pain des boulangeries. Selon elle, ces pains ne sont pas consommés et finissent généralement dans des sites d’enfouissement.

    Avec Toast Ale AS, l’entrepreneure brasse grâce à ces pains une bière artisanale délicieuse et très consommée dans le pays. Elle se réjouit du produit qu’elle offre à la population. D’autant plus que 100% des profits générés par la vente des bières sont versés à un organisme de bienfaisance dénommé Soil for Life pour lutter contre la faim dans le pays. Bianca Hansen ajoute que ces fonds permettent à des familles de se nourrir chaque jour.

    L’entrepreneure se concentre désormais sur l’expansion de sa bière dans le pays ainsi que dans des pays voisins. L’entrepreneure veut s’allier à 200 nouveaux restaurants du pays pour augmenter ses ventes. Bianca Hansen veut atteindre 24000 litres de bière vendus cette année. Cela va éviter le gaspillage de 2000 kg de pain, selon elle.

     

  • Fanta Diaite [19 ans], nouvel espoir de l’agroalimentaire sénégalais

    Fanta Diaite [19 ans], nouvel espoir de l’agroalimentaire sénégalais

    À moins de vingt ans, Fanta Diaite sait prendre de grandes initiatives. Cette jeune sénégalaise dirige Agri’bio, une structure qui produit et vend des produits agricoles, notamment des fruits et des légumes. Grâce à des formations agricoles, elle a eu l’idée d’exploiter les terres appartenant à sa famille. Elle peut compter sur des membres de sa famille qui l’aident dans la production. Les produits de Agri’bio sont achetés par des grossistes.

    Pour bien fonctionner, Agri’bio dispose d’un ingénieur agronome qui fait des études de rentabilité et conseille les produits à cultiver chaque saison. Pour la jeune entrepreneure, c’est au continent de travailler ses terres. « Nous devons produire et consommer nos produits. Nous devons réduire les importations », explique-t-elle.

    Produire et transformer

    Étudiante en gestion et management des entreprises, elle a participé à des séminaires de mentoring et des Boot camp qui lui permettent de croire en ses capacités. Les jours de cette jeune responsable d’entreprise sont occupés par des cours et des réunions avec ses collaborateurs qui sont généralement des amis et des membres de sa famille. Très jeune, Fanta Diaite fait preuve d’abnégation et confie braver les difficultés pour réussir. « Je veux réussir dans ce que j’entreprends. Je prends en compte les critiques constructives. J’oublie celles qui ne peuvent pas me faire avancer », affirme-t-elle.

    Agri’bio ambitionne se positionner dans l’agroalimentaire. Fanta Diaite veut se lancer la transformation et la vente de produits comme la noix de coco. Pour cela, la responsable envisage recourir à des aides financières. « La transformation nécessite la construction d’un local, des machines, des moyens de transports et de distributions », justifie-t-elle.

    Sauver des vies

    Fanta Diaite est aussi la responsable de la startup Ame Dome qui lui a permis d’être distinguée en mai dernier comme l’un des trois jeunes entrepreneurs prometteurs du Sénégal. Ame Dome est une plateforme de santé en ligne censée aider les femmes enceintes. Fanta Diaite explique que la plateforme va relier le corps médical (sages-femmes, gynécologues, médecin, pédiatre) et les femmes enceintes du pays.

    Les femmes enceintes vont disposer d’un carnet de grossesse numérique qui leur permettra de suivre un contrôle régulier avec leurs médecins traitants. Ame Dome devrait être utile à des femmes enceintes qui vivent loin de la capitale et dans des zones reculées.

    En attendant, elle envisage bénéficier d’une incubation pour développer sa plateforme e-santé et d’autres projets. « Il y a d’autres problèmes à régler au Sénégal grâce au digital », fait-elle savoir. Elle invite des jeunes de son âge à s’intéresser à l’entrepreneuriat qu’elle considère comme « important » et « utile ». « Nous sommes des milliers à arriver sur le marché de l’emploi chaque année avec des compétences presque identiques », explique-t-elle, avant de faire remarquer : « nos projets peuvent nous permettre de créer des emplois et d’être stable financièrement ».