Catégorie : Economie

  • Les PME nigérianes prospèrent grâce à Chioma Ifeanyi-Eze

    Les PME nigérianes prospèrent grâce à Chioma Ifeanyi-Eze

    Cette entrepreneure nigériane a préféré quitter son emploi bien rémunéré pour se consacrer au développement des entreprises dans son pays et en Afrique. Chioma Ifeanyi-Eze tient toujours un discours encourageant envers les initiatives privées. Son objectif est d’aider les petites et moyennes entreprises du continent à avoir un taux de croissance durable.

    Depuis 2015, la Nigériane s’est à cet effet donné les moyens. Chioma Ifenanyi-Eze est la responsable d’AccountingHub, une société de comptabilité.  Elle est également spécialisée dans l’utilisation des stratégies de comptabilité virtuelle et commerciale. Pour elle, il existe un grand fossé entre les activités des PME et leurs capacités financières. Depuis, elle mise sur la technologie et ses connaissances de fiscaliste pour fournir des solutions adéquates aux entreprises.

    Avant de se lancer dans une aventure entrepreneuriale, la jeune entrepreneure a d’abord été employée après ses études avec une dizaine d’expérience en son compte. Elle a occupé le poste de directrice financière de certaines entreprises nigérianes. Chioma Ifeanyi-Eze a même cofondé en 2014 Innabel Logistics, est une entreprise de taille moyenne spécialisée dans le transport aérien, la logistique et les services de soutien. Diplômée de l’université de Jos, la Nigériane conseille aux entrepreneurs d’assurer une « bonne santé financière » à leurs entreprises pour faciliter le développement de ses activités.

    Depuis sa création en 2015, Chioma Ifeanyi-Eze explique que les services d’AccountingHub permettent de trouver des solutions aux problèmes d’audit des petites et moyennes entreprises. Il faut dire qu’en trois ans, la société a fait ses preuves sur le plan national. Plus d’une quarantaine, de petites et moyennes entreprises ont ainsi bénéficié des conseils d’AccountingHub. Résultats, la quarantaine d’entreprises ne fait pas face à des « difficultés de comptabilité ». Chioma Ifeanyi-Eze justifie que ces entreprises sont à jour avec leurs finances et les différents impôts. La jeune entrepreneure souhaite gagner d’autres clients avant de proposer ses services dans d’autres pays de la sous-région.

     

  • Nigeria: Juliet Ehimuan-Chiazor, le prochain Bill Gates?

    Nigeria: Juliet Ehimuan-Chiazor, le prochain Bill Gates?

    Elle est considérée comme l’une des femmes les plus influentes dans le secteur du numérique en Afrique. Juliet Ehimuan-Chiazor est une experte technologie numérique. Diplômée en informatique à l’université de Cambridge, cette entrepreneure a également fait des études en stratégie, entrepreneuriat et comportement organisationnel à la London Business School.

    Depuis 1995, Juliet Ehimuan-Chiazor a travaillé dans plusieurs entreprises. La Nigériane a par exemple occupé le poste de superviseur de la surveillance du rendement et de l’assurance de la qualité à Shell Petroleum Development Company. Avant de rejoindre MSN International en tant que Business Process Manager, Juliet Ehimuan-Chiazor a travaillé pour Microsoft UK comme responsable de programme et superviseur de projets pour des filiales de MSN en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Mais en 2005, Juliet Ehimuan-Chiazor  change de cap et décide de revenir dans son pays. Elle quitte pourtant ses fonctions chez Microsoft pour créer Strategic Insight Consulting, une société qui fournit de programmes de collaboration qui relient les dirigeants et les professionnels africains avec leurs homologues du monde entier. Ces réalisations à la tête de son entreprise lui ont valu d’être nommée en 2011 Country Manager de Google pour le Nigeria. C’est là qu’il fait encore preuve d’initiatives en lançant des services appréciés par plus d’un.

    Améliorer la démocratisation d’Internet

    En tant que Country Manager de Google Nigeria, Juliet Ehimuan-Chiazor est responsable d’une série de produits et services innovants visant à construire l’écosystème en ligne au Nigeria à travers une stratégie à trois volets. Il faut dire que l’entrepreneure a placé l’accès des populations à Internet au centre de ses priorités. Elle considère qu’à l’heure du numérique ce besoin vital devrait être satisfait à un prix abordable pour les Nigérians.

    C’est également avec le concours de Juliet Ehimuan-Chiazor que Google Nigeria a lancé Get Nigerian Businesses Online, un programme national qui fournit des outils gratuits que des responsables d’entreprises peuvent utiliser pour créer des sites web ou d’autres plateformes en ligne en un temps record. Get Nigerian Businesses Online veut soutenir les entreprises dans leurs services en ligne.

    Depuis 2011, Juliet Ehimuan-Chiazor collectionne les prix pour ses bonnes actions à la tête de Google Nigeria. Entre autres, l’entrepreneure a été récompensée en tant que « personnalité informatique de l’année au Prix national du mérite en technologie de l’information en 2012.

  • En Tanzanie, le premier parc éolien pourra alimenter près d’un million de foyers

    En Tanzanie, le premier parc éolien pourra alimenter près d’un million de foyers

    La Tanzanie a autorisé une filiale de Windlab Ltd en Australie à construire un parc éolien de 300 MW de Miombo Hewani dans la partie centrale du pays. Windlab Developments Tanzania Ltd a obtenu un certificat d’évaluation d’impact environnemental et social pour le projet près de la ville de Makambako à la jonction de Njombe, Iringa et Mbeya.

    L’entreprise a indiqué que le projet sera réalisé en plusieurs phases, la première partie utilisant jusqu’à 300 millions de dollars pour 100 MW comprenant jusqu’à 34 éoliennes et une ligne de transmission vers le réseau électrique national. Le certificat signé le 30 mai 2018 par le ministre d’État au cabinet du vice-président (Union et Environnement), M. Makamba, a été le premier à être délivré en Tanzanie pour un parc éolien. Cet accord met la Tanzanie sur la bonne voie pour exploiter les ressources éoliennes afin de produire de l’électricité et rejoint le Kenya, qui possède un parc éolien de 300 MW à Turkana, dans le nord du pays.

    Mélange de production d’électricité

    L’objectif du projet est d’injecter de l’électricité dans le réseau d’ici septembre 2018 après avoir achevé une ligne de transmission. Windlab a obtenu une subvention du ministère des Affaires étrangères de Finlande pour financer l’entreprise. La société espère obtenir un financement supplémentaire.

    Le directeur général de Windlab, Roger Price, a déclaré qu’en développant Miombo Hewani, le cabinet mettrait à profit l’expérience acquise dans plus de 50 projets éoliens en Amérique du Nord, en Australie et en Afrique australe.
    La première phase de Miombo Hewani devrait augmenter la capacité du réseau national de plus de 5% et générer suffisamment d’énergie pour alimenter près d’un million de foyers.

    Il faut noter que moins d’un tiers de la population tanzanienne de plus de 55 millions d’habitants a actuellement accès à l’électricité. Le taux de croissance du pays a été en moyenne de 6% au cours de la dernière décennie, ce qui a nécessité de nouveaux investissements dans la production d’électricité. Son plan à moyen terme consiste à diversifier les sources d’électricité au gaz naturel, à l’énergie solaire, à l’énergie éolienne, à la géothermie et au charbon afin de réduire la dépendance à l’énergie thermique qui dépend du diesel ou du mazout lourd.

  • Kenya: Raphael Ndaiga, le chef 2.0 qui promeut les menus africains

    Kenya: Raphael Ndaiga, le chef 2.0 qui promeut les menus africains

    Des croisades alimentaires de Jamie Oliver à la «révolution alimentaire» d’Ocean Robbin, les chefs populaires ont eu un impact énorme sur la façon dont les gens préparent les repas et mangent. Et ce n’est pas différent en Afrique, où un chef kenyan redéfinit la cuisine maison et promeut les menus africains à travers des cours sur Facebook sur une page qui a attiré plus d’un demi-million de personnes. Son nom, Raphaël Ndaiga.

    Raphael Ndaiga croit que tout le monde peut faire un délicieux repas d’où qu’ils soient. « Peu importe où vous êtes, un oignon est le même, le bœuf est le même, les tomates sont les mêmes, ce qui est différent, c’est comment ils se réunissent pour créer un plat », convainc-t-il sur sa page.

    En effet, Ndaiga a développé son palais tôt dans la vie. Son père avait l’habitude de travailler pour le restaurant Carnivore, un lieu de divertissement haut de gamme à Nairobi où Ndaiga ferait plus tard un apprentissage avant de rejoindre le collège.

    A 24 ans, ce jeune Kenya a décidé d’entreprendre en cuisine professionnellement et a rejoint la célèbre école culinaire, le collège Utali.  «Après avoir terminé mes études, je suis allé à Orlando, aux États-Unis, et j’ai travaillé dans un restaurant, après quoi je suis allé au Royaume-Uni et j’ai travaillé dans un hôtel cinq étoiles » raconte-t-il.

    Après avoir acquis de l’expérience, il est retourné au Kenya et a choisi de s’éloigner du travail dans les restaurants pour enseigner des cours de cuisine en ligne et en privé. Cependant Ndaiga confie qu’il se sentait retenu parce qu’il a maintenant la liberté de faire ce qu’il veut pour créer un menu, créer des recettes et cuisiner différents plats … Ce qu’il pense qu’il n’aurait jamais pu faire en travaillant dans un restaurant.

    Ses ambitions à long terme sont de rassembler le continent à travers sa cuisine. « L’impact que je veux pour mon Afrique, c’est d’être le gars qui encourage les gens à aimer leur cuisine, le gars qui rassemble les familles, je veux être l’Africain Jamie Oliver », ambitionne-t-il.

  • eMsika: la startup zambienne qui alimente l’Afrique en intrants agricoles

    eMsika: la startup zambienne qui alimente l’Afrique en intrants agricoles

    En Zambie, la starup eMsika aide les agriculteurs à trouver, acheter et recevoir des intrants agricoles de manière rapide, fiable et pratique, ainsi qu’à accéder aux marchés pour leurs produits.

    Lancé en 2016, eMsika est un magasin de commerce électronique pour les agriculteurs qui répertorie plus de 300 produits dans 10 différentes catégories d’intrants agricoles.

    La startup permet à ses clients de s’approvisionner en intrants et même de contacter les fournisseurs dans leur langue locale. En seulement deux ans, elle a connu une croissance fulgurante. Alors qu’elle avait été lancée avec des fonds externes, eMsika roule désormais sur ses propres revenus et poursuit son expansion à l’extérieur de la Zambie, dans des pays comme le Zimbabwe, la RDC, la Namibie ou encore le Mozambique.

    Désormais, le nouvel objectif de eMsika est de s’étendre à travers le continent entier. Pour cela, les promoteurs ont établi des partenariats avec des entreprises et des organisations locales de premier plan. « Nous avons six fournisseurs dans différents secteurs agricoles, y compris l’élevage, la volaille et l’horticulture, plus une base de données de 500 agriculteurs et 200 000 des affiliés », confie Gilbert Mwale, directeur général de la startup.

    Récemment, les promoteurs ont introduit des fonctionnalités de commerce mobile qui complètent l’utilisation du site Web pour tous les clients qui se trouvent dans des zones sans Internet. Ils ont également mis en place un centre d’appels pour les agriculteurs qui veulent en savoir plus sur certains produits avant de les acheter. A cet effet, ceux qui vivent dans des régions éloignées ont les mêmes possibilités que ceux des zones urbaines d’obtenir des intrants agricoles auprès des fournisseurs de leur choix, comme s’ils étaient juste à côté.

  • Afrique du Sud: des drones pour lutter contre la corruption sur les chantiers

    Afrique du Sud: des drones pour lutter contre la corruption sur les chantiers

    En Afrique du Sud, le gouvernement utilise désormais des drones pour prévenir la corruption sur les chantiers de construction à Johannesburg.

    Les travailleurs sud-africains de la construction qui envisagent d’exagérer les fournitures ou de bafouer les règlements de sécurité peuvent maintenant remarquer qu’un drone plane au-dessus d’eux.

    En effet, le département de développement des infrastructures de la province de Gauteng a lancé une flotte de drones qui seront utilisés dans des projets de construction de moniteurs, y compris ceux de Johannesburg et des environs.

    Le premier drone a décollé lundi 21 mai et suivra la liste ambitieuse des 340 projets du gouvernement provincial qui devraient être terminés au cours des trois prochaines années. Gauteng dépense 4,5 milliards de rands (près de 360 ​​millions de dollars) pour ces projets. Il est donc logique qu’ils aient besoin d’aide pour garder un œil sur eux.

    Les visites de sites des drones ont pour but de contrôler la qualité du travail et de s’assurer que les projets respectent leurs calendriers, a indiqué le département dans un communiqué. Les drones sont le dernier effort pour rendre le département plus expert en technologie et « sauter le pas » avec les opportunités de la « quatrième révolution industrielle ».

    Cependant, cela concerne plus que l’adoption de la technologie. L’un des plus grands scandales de corruption en Afrique du Sud a impliqué la construction des sites de la Coupe du monde 2010. Et bien que cette collusion en coulisse ait pu être trop sophistiquée pour qu’un drone puisse se repérer, une grande partie de la corruption dans le secteur des infrastructures se produit sur les chantiers de construction.

    Sur l’ensemble du continent, la corruption peut ajouter une «prime d’inefficacité» de 40% au coût des projets d’infrastructure. Les projets de construction publics ont pour but de stimuler la production et la richesse d’une nation, mais en Afrique, ils finissent souvent par peser sur les économies qui sont déjà à la traîne.

  • Fake news: le combat stratégique en Afrique sur fond de lois liberticides 

    Fake news: le combat stratégique en Afrique sur fond de lois liberticides 

    Les fake news sont-elles en train de prendre « le pouvoir » sur le continent ? La toile africaine subit depuis quelques années l’emprise de fausses informations, induisant souvent plusieurs internautes dans l’erreur. Cette désinformation se fait parfois à dessein avec des robots spéciaux. Un consultant togolais en communication explique que les fake news peuvent être diffusées pour différentes raisons.

    L’expert cite en exemple les dernières élections au Kenya qui ont vu des hommes politiques créer de faux comptes et sites d’informations. Ils ont ensuite sponsorisé des publicités sur YouTube et Instagram dans le but de discréditer leur adversaire. Cependant, des voix s’élèvent pour mettre fin à la diffusion de fausses informations.

    Contourner les fake news par la vérification

    Des journalistes et des professionnels de la communication ne manquent pas de décrier ce qu’ils considèrent comme un obstacle à la diffusion de bonnes informations. Pour cela, ils proposent souvent aux internautes des astuces ou des techniques avec lesquelles ils peuvent s’assurer de la véracité d’une information. Le réseau social Facebook met également des outils éducatifs à la disposition de ses utilisateurs. Ils peuvent se servir des outils pour repérer et limiter la diffusion de fausses nouvelles à des occasions spéciales comme les élections.

    Les pouvoirs publics se sont aussi positionnés dans la lutte contre la prolifération de fausses informations. C’est notamment à travers les décrets ministériels ou des lois votées par des parlements que certains États envisagent combattre les fake news. Les dirigeants essuient cependant des critiques. Des spécialistes des questions liées à l’Internet en Afrique expliquent que l’argument brandi par les Etats leur permet de restreindre certaines libertés fondamentales comme le droit à l’information. Selon les experts tout est fait par les autorités publiques pour contrôler les réseaux sociaux dans des limites disproportionnées.

    Des lois jugées liberticides

    Il faut dire que la plupart de ces lois censées mettre fin aux fake news violent aussi la vie privée des populations. En Tanzanie, la loi sur les communications électroniques et postales oblige désormais les blogueurs ou autres responsables de plateformes en ligne à se faire enregistrer par l’État moyennant un payement annuel. Cette loi donne un pouvoir de contrôle aux autorités qui doivent d’abord certifier toutes les plateformes en ligne avant leur fonctionnement. Grâce à toutes les informations que peuvent détenir les autorités sur les blogueurs ou autres utilisateurs des réseaux sociaux, elles ont la possibilité de tout contrôler sur le « web tanzanien ».

    Les autorités éthiopiennes ont quant à elles acquis des logiciels espions qui leur permettent de surveiller des journalistes et des dissidents. En Égypte, le gouvernement a déployé des technologies qui limitaient l’accès des utilisateurs à l’Internet, interdisant les appels vocaux sur les applications de médias sociaux en avril dernier et bloquant des centaines de sites locaux et internationaux dans un contexte de répression médiatique généralisée.

    Au Togo, le gouvernement s’est engagé en conseil des ministres à lutter contre les fausses informations sur les réseaux et les applications de messagerie. Beaucoup craignent néanmoins que cela soit un moyen pour les autorités de collecter des données personnelles pour mieux surveiller les réseaux sociaux. Dans d’autres pays comme le Burundi, l’État a pris des mesures jugées liberticides pour les journalistes.

    Arme politique

    Outre le droit à l’information qui est menacée, l’Internet ou les réseaux mobiles sont aussi coupés pour des raisons politiques. Une dizaine de pays de l’espace numérique africains ont souffert de cette « fermeture intentionnelle ». En Afrique centrale, au cours de l’année écoulée, des Camerounais de la région anglophone ont ainsi été privés d’Internet durant de longue semaine à cause de manifestations anti-gouvernementales.

    Plongée dans une instabilité politique, la République démocratique du Congo est aussi concernée. Le gouvernement du président Kabila n’hésite pas à couper la connexion Internet pour les Congolais en violation des lois. Le Kenya s’illustre pour sa part en Afrique de l’est avec la fermeture des réseaux sociaux. Les autorités kenyanes ont souvent évoqué des raisons sécuritaires dénoncées par des organisations non gouvernementales nationales et internationales. En décembre 2017, pour un temps, les populations n’ont pas eu accès à Twitter, Facebook et YouTube.

    Des associations de défenses des droits numériques citent aussi l’Algérie et le Maroc. Il est reproché à aux gouvernements de ces pays de contrecarrer les flux Internet pour les populations. En Afrique de l’Ouest, le régime du président Faure Gnassingbé du Togo utilise aussi la coupure des connexions mobiles pour dissuader les manifestations d’opposition. Les dernières coupures de la connexion Internet ont entraîné des pertes économiques pour le pays.

    Dénonciation

    Image result for internet shutdownEn dehors des organisations de défense des droits de l’homme, des experts du numérique déplorent aussi les constats sur le continent. Des organismes spécialisés commencent d’ailleurs à évoquer des sanctions. C’est le cas du Centre africain d’information sur les réseaux (AFRINIC), une agence basée à Maurice qui gère et attribue l’enregistrement des adresses IP Internet. L’AFRINIC estime qu’un refus d’adresse IP doit être opposé aux gouvernements qui supervisent une coupure d’Internet ou de leurs organes connexes.

    Des personnalités civiles du continent affirment aussi que ces législations sont en train de faire régresser l’Afrique en matière de droit à l’information. Le philanthrope Mo Ibrahim considère de son côté que la décision des États de contrôler ou de fermer l’Internet est un crime qui ne doit pas être toléré. Il n’encourage pas la diffusion des fausses informations. L’homme d’affaires déclare qu’elles peuvent être combattues autrement. « La pénétration d’Internet doit s’accentuer sur le continent. Elle peut stimuler la scène technologique dans les différents pays », rappelle-t-il.

     

     

  • En Afrique, l’écosystème agri-tech a évolué de 110% depuis 2016

    En Afrique, l’écosystème agri-tech a évolué de 110% depuis 2016

    L’espace agri-tech africain est en plein essor: le nombre de startups sur le marché a augmenté de 110% au cours des deux dernières années et plus de 19 millions de dollars ont été investis dans le secteur au cours de cette période.

    L’Agrinnovating pour l’Afrique: Exploring the African Agri-Tech Startup Ecosystem Report 2018, publié récemment a enregistré 82 start-ups agritech en opération en Afrique au début de 2018, avec 52% de ces entreprises lancées au cours des deux dernières années.

    Le rapport fait le suivi des activités annuelles de ces startups dès 2010, mais constate que cette activité est restée limitée jusqu’à la fin de 2015. Le boom actuel a commencé en 2016 et au cours des deux années suivantes, 43 nouvelles entreprises ont été lancées en Afrique.

    Ce rapport montre que si le Kenya a été le pionnier du secteur agro-technologique africain, l’intérêt croissant pour l’Afrique de l’Ouest au cours des deux dernières années signifie que cette région domine désormais le marché; et abrite deux des trois principaux écosystèmes aigri-tech du continent.

    Actuellement, le Kenya et le Nigéria se classent en tête des deux premiers marchés agri-tech du continent; tandis que le Ghana se classe troisième. Ensemble, ces trois pays représentent plus de 60% ces startups actives en Afrique.

    Au cours de cette période, plus de 19 millions de dollars américains ont été investis dans ce domaine, avec des chiffres annuels de collecte de fonds en croissance rapide. Le montant des fonds recueillis en 2017 a augmenté de plus de 121% par rapport à 2016.

    « Les possibilités d’innovation dans le domaine de l’agriculture sont vastes. Une vision renouvelée du secteur pourrait libérer une valeur énorme pour l’ensemble de l’Afrique. C’est pourquoi ce rapport est si passionnant- il met en lumière la mesure dans laquelle les entrepreneurs du continent bousculent déjà l’industrie agricole » note le rapport.

    Les startups identifiées sont particulièrement impliquées dans l’application du commerce électronique à l’industrie agricole, avec des plateformes de commerce électronique axées sur l’agriculture qui compte pour 32,9% des startups. Les plateformes de partage d’informations et de connaissances sont également populaires; tandis qu’un nombre important d’entrepreneurs se concentrent sur la fourniture de solutions fintech pour les agriculteurs. Au total, six sous-secteurs sont examinés dans le rapport.

  • Transport Aérien: Top 5 aéroports les plus achalandés d’Afrique

    Transport Aérien: Top 5 aéroports les plus achalandés d’Afrique

    Les vols en provenance et à destination de l’Afrique ont récemment augmenté pour diverses raisons telles que le nombre croissant d’Africains vivant à l’étranger et les opportunités commerciales et touristiques tentantes que le continent a à offrir.

    En conséquence, certains aéroports africains ont vu un nombre croissant de vols et, par conséquent, sont devenus certains des aéroports internationaux les plus fréquentés en termes de mouvements d’avions et de trafic de passagers. Voici un aperçu des cinq aéroports les plus fréquentés du continent.

    Oliver Tambo International Airport, Johannesburg (Afrique du Sud)

    Related imageSitué à 23 kilomètres au nord-est du centre-ville de Johannesburg, l’aéroport international Oliver Tambo (ORTIA) est l’aéroport le plus achalandé et le plus important d’Afrique du Sud et du continent. En 2016, l’aéroport a accueilli plus de 20 millions de passagers et devrait atteindre entre 24 et 28 millions de passagers dans les années à venir.

    ORTIA sert d’aéroport principal pour les vols sans escale locaux et internationaux en provenance et à destination de l’Afrique du Sud. Cet aéroport est le centre névralgique du transporteur aérien national South African Airlines, en plus des autres compagnies aériennes locales.

    Aéroport international du Caire, Le Caire (Égypte)

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    L’aéroport international du Caire est situé près de la capitale, Le Caire, à 22 km au nord-est du centre-ville dans le district d’Héliopolis. C’est l’un des aéroports les plus fréquentés du monde arabe et de l’Afrique. Deuxième plus grand aéroport en Afrique après ORTIA, il sert de plaque tournante primaire de diverses compagnies aériennes égyptiennes, y compris EgyptAir, Nile Air et EgyptAir Express. Il est administré par la Société égyptienne de gestion des aéroports et de la navigation aérienne avec quatre terminaux et plus de 14,5 millions de voyageurs transitant chaque année.

    Cape Town International Airport, Le Cap (Afrique du Sud)

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    Ouvert en 1954, l’aéroport international du Cap est maintenant le deuxième plus grand aéroport d’Afrique du Sud (après ORTIA) et le troisième plus fréquenté du continent. Il est situé à 20 kilomètres à l’est de Cape Town et est considéré comme l’un des meilleurs aéroports de toute l’Afrique. Il dispose de cinq terminaux facilement accessibles à pied. L’aéroport est utilisé par plus de 8,5 millions de passagers chaque année. Il a des vols directs vers plusieurs destinations en Afrique du Sud, y compris Durban, Johannesburg et d’autres villes, en plus de destinations internationales à travers le monde.

    Aéroport international Mohammed V, Casablanca

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    L’aéroport international Mohammed V, du nom du défunt Sultan du Royaume du Maroc, est un aéroport international situé à 30 km au sud de Casablanca dans la commune de Nouaceur. Avec environ 8 millions de passagers qui utilisent l’aéroport chaque année, c’est le principal aéroport du pays et le 4ème plus important et le plus fréquenté d’Afrique après Johannesburg, Le Caire et Cape Town.

    La construction de l’aéroport a débuté en 1951 au service de l’US Air Force sous le nom de Nouasseur Air Base. C’était une base aérienne pour les bombardiers du Strategic Air Command. Les Américains ont rendu les installations de base aux autorités marocaines en 1963.

    Il y a plus de 30 compagnies aériennes qui utilisent l’aéroport qui est maintenant la plaque tournante des compagnies aériennes marocaines Royal Air Maroc, Jetairfly, Air Arabia Maroc et RAM Express. Il dispose de deux terminaux opérationnels desservant près de 100 destinations, tandis qu’un troisième est hors service.

    Aéroport international Murtala Muhammed, Lagos (Nigéria)

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    L’aéroport international Murtala-Muhammed est situé dans la ville d’Ikeja, à 22 km au nord-ouest de Lagos, la capitale du Nigeria. Il a d’abord été nommé Aéroport international de Lagos, mais il a ensuite été changé pour honorer l’ancien dirigeant militaire du Nigeria, Murtala Muhammed. L’aéroport, qui dispose de deux terminaux, l’un pour les vols internationaux et l’autre pour les vols locaux, a subi de nombreuses rénovations pour desservir les 7,6 millions de passagers qui transitent par ses portes chaque année.

    L’aéroport est utilisé par environ 40 compagnies aériennes desservant plus de 60 destinations dans le monde entier. C’est la plaque tournante des transporteurs Arik Air, Nigeria Airlines et Aero Contractors.

  • Simbarashe Mhuriro [32 ans], le nouveau visage de l’énergie solaire au Zimbabwe

    Simbarashe Mhuriro [32 ans], le nouveau visage de l’énergie solaire au Zimbabwe

    Cet entrepreneur zimbabwéen est l’un des acteurs les plus impliqués dans le secteur des énergies renouvelables. Simbarashe Mhuriro dirige Oxygen Private Energy Limited une société zimbabwéenne de développement des énergies renouvelables axée sur les projets solaires photovoltaïques, qu’il a fondée.

    Simbarashe Mhuriro, 32 ans, explique sa passion pour la production d’énergie et de développement d’énergie renouvelable. C’est dans cette optique que son entreprise s’est spécialisée dans centrales électriques à l’échelle industrielle et les projets d’échelle commerciale. Classé parmi les entrepreneurs les plus prometteurs du continent, Simbarashe Mhuriro fait aussi partie des jeunes les plus influents de sa génération.

    L’entrepreneur compte développer une analyse de rentabilisation bancale pour le développement d’un projet de toit solaire photovoltaïque hors réseau de 20 MW. Le projet est réalisé en collaboration avec Old Mutual Property Group, société zimbabwéenne spécialisée dans l’immobilier. Il est estimé à 28 millions de dollars. Dans ce cadre Oxygen Private Energy Limited a reçu environ un million de dollars de la Banque africaine de développement.

    Simbarashe Mhuriro explique qu’à terme le projet atteindra une production nette d’électricité de 32 GWh par an. Il fournira une alimentation compétitive et fiable à des centaines de petites et moyennes entreprises à travers le pays. Le jeune entrepreneur confie que Oxygen Private Energy Limited va être acquis par un investisseur institutionnel. Cela va permettre à l’entreprise de passer de la production d’électricité au financement et à la gestion d’actifs pour des projets d’énergie renouvelable. Il nourrit le rêve d’inscrire dans quelques années sa société à la Bourse du Zimbabwe.