Catégorie : Société

  • Ghana : Utilisation effective des premiers vaccins contre le paludisme

    Ghana : Utilisation effective des premiers vaccins contre le paludisme

    Le Ghana entre dans une nouvelle phase de la lutte contre le paludisme. Le pays a démarré l’utilisation des vaccins contre la maladie. Le Ghana devient ainsi le second pays à adopter ce vaccin RTS après le Malawi.
    Pour être efficace, le vaccin RTS doit être administré au patient en quatre doses successives suivant un calendrier bien strict. Seuls les enfants de 2 ans, bénéficient pour l’heure de cette première campagne lancée par le ministère ghanéen de la santé et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    Le nouveau vaccin contre le paludisme a passé avec succès tous les tests scientifiques. Son utilisation réduira de 40% les risques du paludisme. C’est pour cela que les professionnels de santé recommandent toujours l’observation des recommandations en vigueur jusqu’ à présent notamment l’utilisation des moustiquaires imprégnés et insecticides.

    « C’est vraiment quelque chose que nous considérons en santé publique comme un rêve qui se réalise, car jusqu’à présent, lorsque vous regardez l’intervention qui a été utilisée pour lutter contre la maladie, nous pensons que ce nouveau vaccin va donner un élan significatif dans la lutte contre le paludisme », explique Richard Mihigo de l’OMS.
    L’OMS a enregistré en 2017, 219 millions de cas de paludisme dans 87 pays. Au Ghana, 5.5 millions de cas ont été enregistrés en 2018.

  • Marie Korsaga : La première astrophysicienne du Burkina Faso

    Marie Korsaga : La première astrophysicienne du Burkina Faso

    Titulaire d’un Doctorat en Astrophysique, Marie Korsaga devient depuis ce 19 avril 2019, la première astrophysicienne de son pays, le Burkina Faso. Cette jeune dame a fait la majeure partie de son cursus universitaire à l’Université de Ouagadougou (jusqu’au DEA), avant de s’envoler pour la France où elle a préparé son doctorat au laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM) puis à l’Université de Cape Town en Afrique du Sud.

    Toute petite, Marie Korsaga se posaient les mêmes questions qui turlupinent tous les gamins de son âge : « De quoi l’univers est-il composé ? Comment la vie est-elle apparue sur terre ? » Marie Korsaga savait qu’elle n’aura pas les réponses à toutes ses questions au Burkina Faso. Dans son pays, l’astronomie n’était pas enseignée à l’époque. Elle décide alors d’embrasser la physique pour devenir ingénieure en génie civil. Son choix a été diversement apprécié par ses proches.

    J’étais confrontée à des propos du genre, -La physique est trop compliquée pour une femme, Ce sera difficile pour toi de t’en sortir là dedans – Et que je risquais même de devenir folle par la suite », se souvient-elle.
    Arrivée en année de maitrise, l’astronomie venait d’être introduite au programme comme matière optionnelle. Marie Korsaga saisit la chance de sa vie pour réaliser ses rêves. « Je vous assure que j’ai tout de suite été éblouie par ce que j’avais appris pendant le cours et c’est là que j’ai découvert que notre connaissance de l’univers était encore jeune et évoluait avec le temps ».

    Après l’obtention de son Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA) en Physique appliquée, elle poursuit ses études doctorales en France où elle intègre le programme « Physique des galaxies » (PDG) du Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM).

    Passionnée de sa matière, Marie Korsaga peut passer des heures à plonger ses interlocuteurs dans son univers. Et seuls les amoureux de l’astronomie arrivent à la suivre. « Je réduis les données brutes (données observationnelles) obtenues avec des grands télescopes observant dans le visible, je les analyse, j’obtiens des cubes de données et des champs de vitesse, j’en déduis des courbes de rotation ».

  • Arielle Kitio : la Camerounaise qui a formé  6000 africains en codage

    Arielle Kitio : la Camerounaise qui a formé  6000 africains en codage

    Arielle Kitio a remporté mercredi 17 avril à Paris, le Prix Margaret de la Femme Digitale Africaine lors de la 7ème édition de la journée de la Femme Digitale. La Camerounaise fondatrice de la startup Cameroon Youth School Tech Incubator (Caysti), forme une nouvelle génération d’Africains passionnés des TIC.

    Chez Caysti, Arielle Kitio apprend aux enfants de 7 à 15 ans, les bases du codage. Elle traverse tout le Cameroun d’écoles en écoles pour inciter les plus petits à s’intéresser à la robotique ou encore à l’intelligence artificielle. En 2019, elle peut se flatter d’avoir formé au moins 6000 enfants. Les élèves sortis de la startup Caysti ont déjà remporté 7 awards technologiques internationaux. Arielle Kitio ne se contente pas de ces succès. Elle rêve de voir ses apprenants au rang Mark zuckerberg, fondateur de Facebook ou encore Bill Gate.

    La jeune doctorante en génie logiciel de 26 ans a créé AbcCode, le premier logiciel de l’Afrique sub-saharienne qui initie les enfants au codage, à la robotique et aux bases de l’Intelligence Artificielle dans leur langue naturelle.

    « abcCode se situe à mi-chemin entre les approches d’apprentissage du code par le dessin et l’écriture du code. Le jeune apprenant est ainsi mieux préparé pour les langages de programmation «évolués ». Il a une meilleure maitrise des règles de sa langue naturelle. Ecrire son programme de façon ludique le rend plus conscient de sa pensée « algorithmique », a-t-elle déclare sur startup.orange.com.

    Tout est parti d’un constat simple ; le  manque d’intérêt des filles aux filières informatiques. « Je me suis rendue compte que les filles étaient moins intéressées par la technique, l’ordinateur et la configuration de réseaux. Elles déléguaient aux garçons qui, pour leur part, n’étaient pas au courant des opportunités ni des débouchés », déplore Arielle Kitio.

     

     

     

  • Tanzanie: SomaApp aide des étudiants défavorisés à continuer leurs études

    Tanzanie: SomaApp aide des étudiants défavorisés à continuer leurs études

    En Tanzanie, la startup SomaApp a mis en place un produit qui les étudiants à supporter le coût élevé des études universitaires.  Il s’agit d’une application mobile qui répertorie des bourses d’études, des stages et des conférences financées par des fonds nationaux et internationaux, qu’elle met à la disposition des étudiants.

    SomaApp est dirigé par un entrepreneur passionné de finance, de commerce et de développement. Il s’agit de Isaya Yunge. Considéré comme l’un des plus jeunes talents de sa génération, il se définit comme un transformateur. En effet, en tant qu’entrepreneur dynamique, la préoccupation de Isaya Yunge est de trouver régulièrement des solutions aux défis qui se posent à sa communauté, notamment dans le secteur de l’éducation.

    Comme dans la plupart des pays sur le continent, le coût des études supérieures a explosé ces dernières années. Contraignant ainsi des étudiants et leurs parents à se tourner vers des prêts pour payer les frais de scolarité. Dans cette situation, certaines familles se voient endettées. Isaya Yunge confie avoir lui-même éprouvé des difficultés durant ses études universitaires.

    Opportunités

    Pour remédier à cela SomaApp se proposer de « la vie aux étudiants ». Le fait est qu’il existe en ligne plusieurs opportunités de financement d’études que les étudiants peuvent saisir. D’autres canaux de financements peuvent également couvrir les frais d’études pour un étudiant nécessiteux.

    Parce que ces opportunités sont difficiles à trouver, l’application mobile de SomaApp les répertorie dans une base. Les étudiants du secondaire, du premier cycle et des cycles supérieurs trouvent ainsi sur l’application des bourses. Il leur suffit d’entrer leurs données, leur niveau d’étude et SomaApp leur affiche une longue liste de bourses dont ils peuvent bénéficier.

    SomaApp espère attirer d’autres étudiants issus de familles défavorisées ou à faibles revenus. « Nous voulons permettre aux jeunes en Afrique d’accéder à des opportunités qui ouvriront des portes à leur prospérité économique grâce aux nouvelles compétences », justifie Isaya Yunge. Ce sera aussi un moyen de leur offrir des ressources qui peuvent leur permettre de concevoir des projets innovants dans leur pays.

     

     

     

  • Mozambique: de nouvelles espèces découvertes dans une forêt protégée

    Mozambique: de nouvelles espèces découvertes dans une forêt protégée

    En mai dernier des scientifiques ont, pour la première fois, exploré une forêt vierge perdue cachée dans un volcan mozambicain. L’endroit se situe au-dessus des plaines du nord du Mozambique. On y trouve le mont Lico, une falaise isolée de plus de 700 mètres à l’intérieur de laquelle on peut trouver la forêt tropicale cachée et protégée.

    Il faut dire que cette forêt vierge est restée cachée pendant des années avant d’être découverte en 2012 par le biologiste Julian Bayliss. Du 10 au 24 mai, les scientifiques ont escaladé une centaine de mètres d’une paroi rocheuse proche de la verticale pour explorer la forêt tropicale non perturbée. Selon les informations, cette forêt offre une référence que les scientifiques peuvent utiliser pour comparer l’effet complet de l’interférence humaine sur les forêts tropicales.

    L’équipe de scientifiques est dirigée par Julian Bayliss et est composée de biologistes, des botanistes, des lépidoptéristes et d’autres experts du Mozambique, du Swaziland, d’Afrique du Sud et du Royaume-Uni. Les chercheurs ont été aussi aidés par des grimpeurs pour réussir leur expédition. L’équipe a confié avoir découvert une nouvelle espèce de papillon et une espèce de souris qui n’a pas encore été classée.

    Les scientifiques s’attendent à trouver d’autres espèces non découverts. Parce qu’il s’agit d’une forêt pluviale, les scientifiques expliquent que des plantes et des animaux uniques s’y sont développés et peuvent aider à mieux comprendre le passé et l’avenir du monde naturel.

    Le mont Lico, cet écosystème plus isolé, pourrait révéler encore plus de flore et de faune uniques. Les scientifiques ont appelé les autorités mozambicaines à prendre des dispositions pour assurer la protection de la forêt tropicale.

  • En Gambie, le combat de passionnés pour pour sauver l’écosystème

    En Gambie, le combat de passionnés pour pour sauver l’écosystème

    La Gambie connaît bien les effets du changement climatique. 70% de sa population dépend de l’agriculture pour survivre, et les cultures et les populations sont régulièrement touchées par les inondations et les sécheresses. Seul un tiers du pays se trouve à plus de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui rend le pays et surtout sa capitale, située sur la côte, vulnérable à l’élévation du niveau de la mer.

    Pour ne rien arranger, les entreprises étrangères posent des problèmes énormes avec leur gestion des déchets plastiques. À Gunjur, une ville côtière populaire auprès des touristes, où une usine de transformation alimentaire chinoise a été accusée de déverser des déchets dans la mer, les pêcheurs et les voisins ont régulièrement protesté contre un meilleur traitement de leurs côtes. En mars dernier par exemple, ils ont enlevé des tuyaux censés transférer les déchets de l’usine dans la mer.

    Effet Jammeh ?

    Depuis, des groupes se sont formés pour lutter en faveur de l’environnement. Un mois après que l’ancien président Yahya Jammeh a perdu les élections et quitté le pays, les activistes ont organisé la première manifestation environnementale depuis des décennies, contre la démolition d’une partie d’un parc forestier connu pour abriter des singes et une grande variété d’oiseaux. Les protestations ont forcé le gouvernement à admettre que la démolition était illégale, et assuré qu’une grande partie du parc est restée intacte.

    Pour certains observateurs, le départ de Jammeh aura déclenché une prise de conscience générale. « Son départ a ouvert la voie à une réflexion plus approfondie sur les questions environnementales et l’activisme en Gambie », a déclaré Sidat Yaffa, directeur d’un programme sur les changements climatiques à l’Université de Gambie.
    Si l’ancien leader avait été à l’origine de certaines mesures comme l’interdiction des sacs en plastique ou encore le nettoyage des rues, beaucoup d’autres problèmes environnementaux n’ont jamais été abordés pendant le règne de Jammeh.

    Mais maintenant, dans son plan de développement national triennal, le nouveau gouvernement a reconnu que le changement climatique était «l’un des facteurs externes les plus importants» qui ralentissaient la croissance économique, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et du tourisme.

    Mais dans la course au développement si nécessaire en Gambie, le gouvernement a également réitéré son espoir d’investissements étrangers, qui, selon les militants, se font souvent au détriment de la faune et des écosystèmes autour de leurs maisons.

    Pourtant, les activistes n’abandonnent pas. Mis à part les manifestations qui attirent l’attention, beaucoup sont impliquées dans la lutte quotidienne moins médiatisée qui s’adapte à un climat changeant.

  • Domingo Té: ce prêtre qui voue sa vie à la lutte contre la toxicomanie en Guinée-Bissau

    Domingo Té: ce prêtre qui voue sa vie à la lutte contre la toxicomanie en Guinée-Bissau

    Il y a dix ans, les Nations Unies ont qualifié la Guinée-Bissau de premier narco-État africain. Un point d’entrée pratique en Afrique de l’Ouest avec un gouvernement chroniquement instable, le pays est devenu une terre fertile aux cartels de la drogue de l’Amérique latine fournissant le marché européen en pleine croissance. Dans le lot, Domingo Té, un prêtre catholique mène sa bataille.

    Domingo Té, âgé de 51 ans, est fondateur d’un centre de désintoxication. Il est à l’avant-garde de la crise de son pays, alors qu’un flot ininterrompu de drogues traversant l’Afrique de l’Ouest affecte les Guinéens à une échelle sans précédent.

    Si les responsables bissau-guinéens font désormais allusion à une diminution des drogues qui traversent le pays, une quantité significative ne s’en sortira jamais, et la toxicomanie est toujours à la hausse. Pourtant, il n’y a pas d’aide financée par l’État pour les jeunes ayant des problèmes de toxicomanie et le seul hôpital psychiatrique du pays, le centre de la Jeunesse de Quinhamel, ne garde pas les patients pendant plus de trois jours.

    Au cours des 15 dernières années, sur une population totale de 1,8 million d’habitants, plus de 3 800 Bissau-Guinéens sont passés dans ce centre, dont environ les trois quarts luttent contre la toxicomanie.

    De l’urgence

    « C’est une urgence. L’État ne fait rien, alors nous devons le faire », dit Té. L’ampleur du problème lui est apparue dans un « ordre de Dieu ». Fils de cultivateurs de riz et de haricots dans les campagnes bissau-guinéennes, il n’avait pas pu aller à l’université quand il était jeune: il n’y en avait tout simplement pas dans le pays à l’époque. Il a passé trois ans à étudier la toxicomanie et la psychiatrie dans un centre de formation technique au Portugal et obtient en fin de compte un diplôme en travail social dans son pays.

    Depuis, les connaissances de Té lui permettent d’aider avec le conseil et la thérapie de groupe, de jeunes sous dépendance de la drogue. Le travail de groupe aide les patients qui ont souvent été aliénés de leurs familles et de leurs amis à tisser des liens sociaux, premier pas vers la réinsertion dans la société. Le centre met également l’accent sur les enseignements chrétiens, avec l’étude de la Bible, la messe et les chants religieux.

    « Nous adaptons notre modèle de travail à la réalité ici en Guinée-Bissau », dit-il. Cela signifie un budget très serré: chaque patient doit débourser environ 2,50 dollars par jour, ce qui couvre la nourriture, l’hébergement et les déplacements hospitaliers si nécessaire. Cela signifie également plus de soutien de la part des familles » explique le pasteur.

    Mais alors qu’une approche sociale et spirituelle de la réadaptation a aidé beaucoup de gens à trouver leur emploi, Té n’est pas un psychiatre. Il accepte des personnes de tous les milieux et de toutes les religions, mais son but est clair: « Je suis pasteur, donc je dois amener les gens à Dieu.»

    Avec des fonds limités, il se concentre de plus en plus sur la spiritualité, plutôt que de la formation et de l’éducation. Avec plus d’argent, dit Té, il aimerait ouvrir une salle de classe pour offrir une formation professionnelle en charpenterie, en maçonnerie et en TIC afin de permettre à ses patients de commencer une carrière enrichissante et durable. Il aimerait également ouvrir deux ou trois autres centres dans l’est du pays pour répondre à la demande croissante.

  • Namibie: premier pays africain à atteindre les objectifs mondiaux de lutte contre le VIH

    Namibie: premier pays africain à atteindre les objectifs mondiaux de lutte contre le VIH

    La Namibie est sur le point de devenir le premier pays d’Afrique à atteindre l’objectif de l’ONUSIDA, à savoir que 73% des personnes touchées par le VIH suppriment leur charge virale. Bernard Haufiku, ministre de la Santé et des Services sociaux, a déclaré que 77,4% des personnes ayant participé à un échantillonnage ont montré un niveau élevé de suppression de la charge virale et ont atteint les chiffres revendiqués.

    S’exprimant lors de la Conférence internationale sur le Sida, il a déclaré qu’une génération sans sida est à la portée de la Namibie. Pour donner du poids à son commentaire, il a présenté quelques faits tels que: 86% de la population namibienne vivant avec le VIH sont conscients de leur statut infectieux ; 96% qui comprennent qu’ils sont infectés par le virus reçoivent un traitement et 91% des patients sous traitement ont supprimé charge virale.

    Cela implique que la Namibie est très proche de l’objectif «90-90-90» de l’ONUSIDA pour 2020, soit deux ans plus tôt que prévu. Linda-Gail Bekker, MBChB, présidente de la société internationale de lutte contre le sida, qui a parrainé la réunion biennale, a déclaré qu’il y avait toujours un processus très encourageant dans la région malgré les défis à venir.

    Signes d’espoir

    En 2015, la Namibie a mis en œuvre un plan d’accélération qui augmente rapidement les services de dépistage et de traitement du VIH dans le but d’atteindre les objectifs 90-90-90 de l’ONUSIDA à l’échéance 2020.

    En 2017, le pays a procédé à l’évaluation de l’impact du VIH sur la population pour estimer la suppression de la charge virale du VIH et les progrès accomplis. L’enquête concernait les 14 régions de Namibie. Plus de 23 000 personnes ont participé et fourni l’échantillon de sang pour les tests.

    Le ministre de la Santé et des Services sociaux a déclaré que les résultats de l’enquête ont montré une incidence plus faible du VIH. L’incidence directement mesurée était de 50% inférieure à 5 ans plus tôt. Dans l’étude, il a signalé un taux d’incidence de 12,6% – un taux de 15,7% chez les filles et les femmes et de 9,3% chez les hommes et les garçons.

  • Les africains pourront désormais accéder gratuitement aux données satellitaires de l’Europe

    Les africains pourront désormais accéder gratuitement aux données satellitaires de l’Europe

    Les chercheurs africains intéressés par l’observation de la Terre disposeront désormais de données gratuites à utiliser dans le cadre d’un nouvel accord visant à utiliser la technologie satellitaire pour soutenir le développement durable.

    Le département des sciences et de la technologie de l’Union africaine a récemment conclu un accord avec le programme Copernicus de la Commission européenne, qui génère quotidiennement 12 téraoctets de données d’observation de la Terre.

    Considéré comme le troisième fournisseur mondial de données, le portail, à travers trois ensembles de satellites, offre des photographies aériennes numériques de la topographie de la mer, de la température du sol, des changements de végétation et des conditions météorologiques. Dans le cadre de cet accord, les scientifiques et les institutions africaines recevront également un soutien technique de la part des agences de recherche et spatiales Européennes, ce qui facilitera le processus de collaboration entre les pays et les agences.

    Un pas dans la lutte contre le changement climatique

    L’Afrique est extrêmement vulnérable à l’impact du changement climatique par rapport aux autres continents. Même en émettant la plus petite part mondiale des gaz à effet de serre, le continent connaît des sécheresses, des vagues de chaleur, des inondations et une augmentation du niveau de la mer plus fréquemment. À ce titre, l’utilisation de la technologie spatiale pourrait aider les gouvernements à améliorer, non seulement leur capacité d’analyse, mais également à tirer parti des nouvelles connaissances à des fins de planification.

    La ratification de l’accord par l’UA montre également que les États membres commencent lentement à se rendre compte de l’impact que la science et la technologie spatiales peuvent avoir sur la myriade de défis auxquels le continent est confronté.

    Pendant des années, l’argument a été que l’Afrique a trop de problèmes à traiter allant de la pauvreté à la sécurité alimentaire, la maladie et l’éducation. Mais lentement, la réflexion a évolué, d’autant plus que le coût des plus petits satellites a diminué et que la technologie est devenue accessible.

    Beaucoup de pays africains manquent de l’expertise humaine ou du capital pour financer ces projets satellites. Mais de plus en plus de pays commencent à comprendre que l’acquisition d’informations géo spatiale pourrait améliorer l’agriculture, protéger les forêts tropicales de la déforestation , prévenir le changement climatique, améliorer la planification des catastrophes et fournir un accès Internet aux communautés rurales.

  • Francisca Awah, la Camerounaise qui voue sa vie à la lutte contre la traite les êtres humains

    Francisca Awah, la Camerounaise qui voue sa vie à la lutte contre la traite les êtres humains

    Le mois dernier, la Camerounaise Francisca Awah, 35 ans, s’est exprimée devant un auditoire composé d’Ivanka Trump et de la secrétaire d’État américain, lorsqu’elle a été honorée pour sa contribution à la lutte contre la traite des êtres humains.

    Qui est-elle ?

    Il y a seulement trois ans, Awah vivait dans l’esclavage moderne, pris au piège et maltraité en tant que travailleuse domestique au Koweït. Tout a commencé au printemps 2015, quand a répondu à une annonce pour un poste d’enseignante en anglais au Koweït. Le salaire était bon, mieux que tout ce qu’elle pouvait gagner dans sa ville natale de Kumba, dans le sud-ouest du Cameroun avec son diplôme de Maitrise. Elle avait un fils de deux ans à soutenir, et quand on lui a offert le travail, elle a accepté.

    Mais une fois arrivée au Koweït, la Camerounaise témoigne qu’elle avait été immédiatement amenée travaillée comme domestique dans une maison privée, employée par une agence. Elle dit qu’elle avait été déplacée entre les maisons pendant quelques semaines, puis s’est finalement retrouvée avec une famille koweïtienne, qui, dit-elle, a confisqué son passeport, désormais contraint à travailler de longues heures, parfois sous le soleil koweïtien, avec très peu de sommeil, pour un salaire de 250 dollars par mois.

    Soutenir les victimes

    Dans les mois qui ont suivi le retour d’Awah chez elle suite à une aide d’une agence américaine, elle a commencé à partager son histoire, à essayer de sensibiliser le public au risque de trafic. Elle était tout à fait consciente que si les gens trouvaient des difficultés lorsqu’ils rentreraient dans leurs pays, ils pourraient être victimes d’un nouveau trafic. « Si vous sauvez quelqu’un et que la personne n’est pas autosuffisante, qu’attendez-vous? » s’interroge-t-elle.

    A cet effet, elle a mis en place une organisation à but non lucratif appelée « Survivors Network ». L’organisation fournit un emploi intérimaire aux victimes de la traite dans une ferme avicole. Elle dispose également d’une microfinance qui aide les femmes à créer leur propre entreprise.

    Depuis, Fransica Awah défend également l’éducation des femmes et enseigne aux gens à repérer les signes de la traite, en faisant passer le message dans les églises, les écoles, les stations de radio locales et les médias sociaux. Depuis l’ouverture, son organisation a conseillé plus de 500 femmes africaines piégées dans la servitude domestique au Koweït et au Liban sur la façon de rentrer chez elles.

    Awah admet qu’il peut être difficile de continuer à raconter son histoire, mais le faire est devenu l’un de ses outils les plus puissants.