Catégorie : Société

  • ElBalto: la startup égyptienne d’e-santé lance un service de consultation mobile

    ElBalto: la startup égyptienne d’e-santé lance un service de consultation mobile

    La startup égyptienne ElBalto a lancé une application mobile qui offre aux utilisateurs des consultations vidéo en ligne via un réseau de médecins agréés par les clients.

    Les consultations vidéo offertes sur ElBalto seront initialement disponibles dans les spécialisations de psychiatrie, pédiatrie, nutrition et gynécologie, tandis que la startup offrira également des visites à domicile dans des domaines comme l’orthopédie et la cardiologie.

    « Actuellement, l’Égypte souffre d’un déséquilibre important dans la distribution de personnels de santé, avec des médecins concentrés dans les grandes villes et les milieux urbains », a confié le cofondateur et PDG de la startup, Mahmoud Abdalla.

    Ce dernier a été personnellement inspiré pour la création de cette solution quand il est devenu père et qu’il devrait aller toutes les deux semaines pour un rendez-vous chez le médecin avec la famille afin d’obtenir des réponses à des questions fondamentales ou pour suivre un traitement. Une tâche qui n’était pas facile pour un couple qui travaille déjà. Aujourd’hui, avec ce produit, il compte à la fois aider les patients qui sont éloignés des centres hospitaliers, et par là, dématérialiser une partie du service.

    La solution d’ElBalto prendra un pourcentage sur les honoraires de chaque consultation menée à travers sa plateforme.

    La boite a un plan d’expansion. « Pour les consultations vidéo en ligne, nous commençons avec l’Égypte en général. En ce qui concerne les visites à domicile, un service qui suivra le lancement, nous commencerons par des zones sélectionnées, notamment New Cairo, Zayed City et October City, basée sur des études de marché », a déclaré le PDG, qui ambitionne par ailleurs d’internationaliser sa solution.

     

  • Temie Giwa-Tibosun [32 ans] a déjà livré 10.000 banques de sang au Nigeria

    Temie Giwa-Tibosun [32 ans] a déjà livré 10.000 banques de sang au Nigeria

    Cette entrepreneure nigériane sauve des vies. Temie Giwa-Tibosun a créé en 2015 LifeBank, une plateforme qui approvisionne des centres de santé nigérians en sang. L’entrepreneure a misé sur la technologie pour améliorer l’accès à des transfusions sanguines au Nigeria. LifeBank travaille en effet avec les banques de sang, les hôpitaux et des donneurs de sang. Pour Temie Giwa-Tubosun il est important de s’assurer de la disponibilité de sang pour sauver des vies.

    Formée aux États-Unis où elle a étudié à l’université de Minnesota, la jeune entrepreneure a décidé de rentrer dans son pays pour mettre son savoir-faire à la disposition de ses compatriotes. Alors qu’elle travaillait pour une organisation non gouvernementale, celle qui est considérée comme l’une des femmes les plus inspirantes du Nigéria a constaté le manque de sang dans les hôpitaux du pays, notamment dans les localités pauvres.

    Elle raconte que des femmes enceintes après leur accouchement perdaient parfois la vie à cause des manques de sang. D’autres accidentés et même des enfants sont aussi victimes de ce manque de sang récurrent. À cela s’ajoutent les manquements constatés dans les hôpitaux, notamment l’absence d’une organisation qui permet de ranger les banques de sang selon les groupes sanguins et de les protéger dans de bonnes conditions.

    Livraison rapide

    Depuis trois ans, LifeBank aide donc les hôpitaux à localiser les fournitures médicales essentielles telles que le sang, l’oxygène et les vaccins. L’équipe de la plateforme se charge ensuite de la livraison aux hôpitaux. Temie Giwa-Tibosun affirme qu’il s’agit d’un processus basé sur l’utilisation de technologie, de big data et de logistique. LifeBank dispose d’une quarantaine de banques de sang.

    En cas de besoin l’entrepreneure évoque la rapidité de la livraison dans les hôpitaux. « Nous disposons de voitures et de moto pour éviter les embouteillages. Nous pouvons faire la livraison en moins d’une heure », justifie-t-elle, avant de préciser qu’il existe un système de fermeture Bluetooth qui protège les boîtes qui contiennent le sang.

    Près de 10000 unités de sang livrées

    Image result for Temie Giwa-Tubosun

    Pour maintenir ses services et sauver des vies, LifeBank organise chaque année des campagnes de don de sang dans le pays. Ces campagnes ont lieu au moins quatre fois chaque année et permettent d’approvisionner les dépôts de sang de la startup. Temie Giwa-Tibosun ajoute aussi que la plateforme bénéficie du soutien de plus de 5000 donneurs de sang bénévoles.

    Depuis 2015, LifeBank a livré près de 10000 unités de sang. La plateforme collabore avec une centaine d’hôpitaux dans le pays. En plus de Lagos, la startup espère couvrir d’autres villes du pays. Temie Giwa-Tibosun compte à cet effet sur des investisseurs qui peuvent financer ses activités.

  •  L’Afrique du Sud annonce une première mondiale dans la lutte contre la tuberculose

     L’Afrique du Sud annonce une première mondiale dans la lutte contre la tuberculose

    Le département de la santé de l’Afrique du Sud a été lundi le premier au monde à annoncer le lancement d’un nouveau médicament beaucoup plus efficace pour lutter contre la tuberculose multirésistante (TB-MR).

    Jusqu’à présent, les injectables ont été utilisés, mais ils sont connus pour leurs effets secondaires vicieux. Il a été annoncé que le nouveau médicament, la bédaquiline, remplacerait les régimes de traitement actuels pour les adolescents et les adultes, dès le début de leur traitement.

    Dr Norbert Njeka, un directeur dans le département de la santé, a confirmé. Celui-ci a déclaré que les provinces qui n’étaient pas encore équipées pour le déploiement « seront capables de le faire », tandis que l’Afrique du Sud est le « premier pays à prendre cette décision ».

    Jusqu’à présent, le nouveau médicament avait été déployé dans de petites poches à travers le pays, mais cette mise à l’échelle est susceptible de réduire l’impact de la maladie de façon exponentielle.

    Suivre les traces de l’Afrique du Sud

    Médecins Sans Frontières a publié un communiqué disant que l’organisation « félicite le Département national de la Santé de l’Afrique du Sud » d’être le « premier pays au monde à prendre cette mesure audacieuse visant à élargir l’accès à un nouveau médicament efficace, rendant le traitement TB-TB plus satisfaisant, et de réduire l’impact dévastateur des effets secondaires causés par les agents injectables ».

    Chaque année, environ un demi-million de personnes contractent la tuberculose multirésistante dans le monde, et l’Afrique du Sud en porte un lourd fardeau avec 19 000 d’entre elles.

    En septembre de cette année, les délégués de plusieurs pays se réuniront à New York pour la première réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose. Médecins Sans Frontières a appelé l’Afrique du Sud à « envoyer la plus haute délégation possible, y compris le président, le ministre de la Santé et les membres de la société civile » pour encourager les autres pays à suivre ses traces.

  • Autonomisation: Carolyn Seaman, la porte-voix de jeunes filles nigérianes

    Autonomisation: Carolyn Seaman, la porte-voix de jeunes filles nigérianes

    La trentaine, cette entrepreneure nigériane est la fondatrice et directrice artistique de Girls Voices Initiative, une organisation à but non lucrative qui aide des jeunes filles à apprendre les unes des autres. Dans ce cadre, Carolyn Seaman a mis à la disposition des jeunes filles un cadre propice pour leur permettre de se connecter.

    Carolyn Seaman travaille depuis plus de cinq ans des recherches et travaille sans relâche pour développer des documentaires et des contenus médiatiques autour du développement du genre. En parallèle, l’entrepreneure est également consultante en développement pour des entreprises à Abuja.

    En 2014 elle a travaillé en tant que consultante spécialiste des filles à Girl Hub Nigeria où a fourni un soutien technique à l’élaboration d’une stratégie spatiale solide et sûre et d’un kit de formation pour Girl Hub.  La même année elle s’est portée volontaire auprès d’Intel Corporation en s’engageant avec des jeunes femmes pour aider l’organisation à comprendre comment la technologie peut améliorer leurs vies, leurs besoins, leurs compétences, leurs espoirs et leurs passions.

    Il y a deux ans, elle a été la seule entrepreneure africaine à participer au programme de formation de World Pulse aux Etats-Unis. Elle y a alors été distinguée pour ses efforts. Grâce à cette récompense, celle que l’on considère comme une militante a renforcé ses actions sur le terrain, notamment les sensibilisations sur les questions liées au mariage des enfants, l’autonomisation des filles. Carolyn Seaman est ainsi à l’origine d’émissions radiophoniques visant à mobiliser l’action communautaire en faveur de l’autonomisation des filles dans le pays.

    L’entrepreneure affirme que la voix de des filles doit compter dans nos sociétés. Pour Carolyn Seaman, des conditions doivent être créé pour permettre à de jeunes filles de développer leur potentialité. « Je veux apprendre aux filles à utiliser leur voix pour influencer leurs vies, et à sensibiliser la communauté au sort des jeunes filles qui sont mariées trop jeunes et se voient refuser des opportunités éducatives et professionnelles », soutient-elle.

  • Santé: la majorité des Tanzaniens s’assurent facilement grâce à cette entrepreneure

    Santé: la majorité des Tanzaniens s’assurent facilement grâce à cette entrepreneure

    Cette entrepreneure est la fondatrice de Jamii, une start-up de micro-assurance mobile qui permet l’accès à une assurance maladie abordable pour les communautés à faible revenu. Lilain Makoi s’intéresse depuis quelques années au secteur de la fintech. Ses actions font d’elle l’un des entrepreneurs les plus connus en Tanzanie. Elle a d’ailleurs été distinguée à différentes reprises, notamment comme l’une des femmes les plus innovantes en Afrique par le World Economic Forum en 2016.

    Considérée comme un modèle d’entrepreneur dans le domaine de la collecte des fonds, Lilian Makoi explique avoir toujours voulu entreprendre pour réussir. « Dès mon plus jeune âge, j’avais de grandes ambitions et mon père m’a inculqué l’idée que je pouvais les atteindre », se rappelle-t-elle. Après ses études universitaires, la jeune femme a fait ses pas dans l’entrepreneuriat en créant ses deux premières entreprises. Il s’agissait d’une entreprise culinaire, de livraison de nourriture diététique, et d’un service de ménage et de nettoyage.

    Après ses premières expériences, Lilian Makoi devient une employée d’une société de fournisseur dans le secteur des télécommunications. Elle y occupe le poste de responsable du développement des affaires. Son expérience de travail dans le secteur des télécommunications lui a permis de maîtriser les questions de la technologie mobile. Cela lui a également permis de se familiariser avec l’espace de paiements mobiles en pleine expansion.  C’est alors qu’elle décide de créer Jamii.

    Sauver les familles à faible revenu

    Selon l’entrepreneure, plus de 70% de la population tanzanienne faisait partie du segment à faible revenu qui luttait contre le financement des soins de santé avant la création de Jamii. Elle a ensuite échangé avec plusieurs assureurs pour bien comprendre les défis du secteur. Lilian Makoi affirme qu’elle a constaté que les coûts d’administration de l’assurance étaient très élevés.

    Depuis, avec la création de Jamii, Lilian Makoi offre à ses compatriotes une solution qui leur permet d’effectuer toutes les tâches administratives à partir de leur téléphone dans le cadre de leur assurance. La startup de Lilian Makoi a aussi mis en place une plateforme qui a rendu l’assurance maladie 100% sans argent et sans papier, permettant à son partenaire d’assurance de lancer un produit d’assurance maladie d’un dollar abordable pour les familles à faible revenu. L’entrepreneure ambitionne toujours résoudre d’autres problèmes dans le pays grâce à la technologie.

     

  • Multidiplômée aux USA, elle rentre au Nigéria pour lancer un programme d’éducation technologique

    Multidiplômée aux USA, elle rentre au Nigéria pour lancer un programme d’éducation technologique

    Oreoluwa Somolu Lesi est une passionnée d’informatique. Titulaire d’un baccalauréat en économie de l’Université d’Essex, au Royaume-Uni, et d’une maîtrise en analyse, conception et système d’information de gestion de la London School of Economics and Political Science, cette entrepreneure a également un certificat en sciences appliquées: multimédia et rédaction technique de la Harvard University Extension School. Multidiplomée, la Nigériane s’investit dans la promotion de l’informatique et encourage les femmes à s’intéresser à ce domaine.

    La Nigériane a été associée technologique au Centre de prévention du suicide à Newton aux États-Unis. Elle a ainsi coordonné et dirigé les activités liées à la technologie et aux médias en ligne de ce centre. En 2005 elle a décidé de revenir dans son pays. L’entrepreneure s’est alors rendu compte que les femmes sont sous-représentées dans la technologie sur le continent. Oreluwa Somolu Lesi décide alors de fonder en 2008 Technology Empowerment Centre (WTEC), une entreprise dont les actions touchent désormais de nombreuses femmes au Nigéria.

    Autonomisation

    Image result for Oreoluwa Somolu Lesi

    WTEC organise annuellement un programme d’éducation technologique et de mentorat pour des filles. Oreoluwa Somolu Lesi a également conçu un programme qui doit développer chez les femmes des compétences technologiques. Ce programme porte sur l’utilisation des outils en ligne et le développement professionnel. Son objectif est d’encourager les filles et les femmes nigérianes à utiliser la technologie pour s’autonomiser socialement et économiquement.

    Auteur de plusieurs livres, celle qui estime remplir sa tâche pour le développement de son pays mène des réflexions sur « l’information pour le développement », le « genre et le développement » et comment les Africains doivent raconter leurs propres succès. Oreoluwa Somolu Lesi est surtout membre de l’Association pour la Communication Progressive dont le but est de responsabiliser et soutenir l’organisation, le mouvement social et les individus dans l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication.

    Dans le cadre du projet intitulé Vision 2020 Youth Empowerment and Restoration Initiative, l’entrepreneure dirige la sensibilisation des étudiants nigérians sur l’utilité pour eux de faire carrière dans la science et la technologie. Oreoluwa Somolu Lesi a été boursière Ashoka en 2013, elle a aussi obtenu le Prix de l’agent de changement Anita Borg pour son engagement envers les questions des femmes en informatique au Nigeria.

  • En RDC, WapiMED allie santé et transfert d’argent pour guérir   

    En RDC, WapiMED allie santé et transfert d’argent pour guérir   

    Si la RDC est peut-être un terrain difficile pour l’éclosion des startups technologiques, la société d’e-santé WapiMED est lui, en train de monétiser sa plateforme, qui combine soins de santé et paiements.

    Lancé en 2016, WapiMED est un répertoire géolocalisé pour les fournisseurs de soins en Afrique, aidant les utilisateurs à trouver et à accéder aux professionnels de la santé répertoriés. Mais pas que. La startup développe aussi MEDpay, considéré par les promoteurs comme le «  Western Union ou MoneyGram pour les dépenses de santé en Afrique ».

    A en croire José Zefu Kimpalou, co-fondateur de WapiMED, le service proposé par la startup combine les paiements en ligne, les services bancaires mobiles et les cartes de paiement dans le but de faciliter les transferts de fonds entre les expéditeurs d’argent de la diaspora africaine et les prestataires de soins de manière simple, rapide et sécurisée dans leurs pays d’origine.

    Image result for WapiMED

    « En utilisant MEDpay, l’expéditeur d’argent sait exactement comment l’argent sera utilisé pendant que les prestataires de soins reçoivent des patients pour lesquels les factures sont prépayées. C’est une expérience gagnant-gagnant » rassure José Zefu Kimpalou

    Kimpalou a été inspiré pour lancer WapiMED après avoir découvert la plateforme américaine de réservation de rendez-vous Zocdoc. L’objectif est d’améliorer la façon dont la diaspora africaine soutient les membres de la famille lorsqu’ils ont besoin d’un traitement dans leur pays d’origine.

    WapiMED est autofinancé, mais a été sélectionné pour participer au programme d’entrepreneuriat Tony Elumelu (TEEP), lui donnant accès à une subvention de 5 000$ US.

    Bien que fonctionnant uniquement en RDC pour le moment, WapiMED a également des prestataires de soins enregistrés dans plusieurs autres pays, dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun.

  • Somalie: les réfugiés se lancent dans la lutte contre les sachets plastiques

    Somalie: les réfugiés se lancent dans la lutte contre les sachets plastiques

    Loin de leurs maisons, les réfugiés du camp de Dadaab à l’Est du Kenya, se lancent dans la vente d’un déchet plastique pour, à la fois protéger l’environnement que de trouver des revenus. Le réfugié somalien Adow Sheikh Aden est devenu célèbre quand il a commencé à ramasser des bouteilles d’eau vides, des seaux cassés et de vieux jerrycans autour de l’un des plus grands camps de réfugiés du monde.

    « Tout le monde avait l’habitude de rire et de dire que je suis fou parce que je ramasse des ordures. Ici, il n’est pas normal de faire de telles choses. Mais ensuite j’ai expliqué que je contribuais à garder notre environnement propre et notre communauté en bonne santé, et que je vendais le plastique pour gagner de l’argent afin de mieux gérer ma vie et ma famille», a déclaré Aden au camp de réfugiés de, dans le comté de Garissa, dans l’est du Kenya, près de la frontière somalienne.

    Des réfugiés entrepreneurs

    Ayant fui la guerre en Somalie, Aden fait partie d’un petit groupe de réfugiés qui ont lutté contre les déchets plastiques générés à Dadaab pour en tirer des revenus. Le projet de recyclage des déchets de Dadaab, mis en place par la société de la Croix-Rouge du Kenya il y a un peu plus d’un an, ne compte que huit employés réfugiés. Mais les premiers résultats sont prometteurs, et le plan est de grandir.

    L’étape suivante consiste à former les réfugiés à l’entrepreneuriat afin qu’ils puissent prendre le contrôle du projet, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis de l’aide. S’il n’y a pas de données précises sur la quantité de déchets plastiques produits à Dadaab, les travailleurs humanitaires estiment que des centaines de milliers de tonnes sont produites chaque année.

    Située à 475 km à l’est de la capitale du Kenya, Nairobi, Dadaab abrite plus de 200 000 réfugiés, en grande partie originaires de Somalie, qui dépendent de l’aide.

     

  • Diplômée du MIT, elle rentre au Nigéria pour recycler les déchets

    Diplômée du MIT, elle rentre au Nigéria pour recycler les déchets

    À Lagos, l’entreprise de Bilikiss Adebiyi abat un travail considérable dans la gestion et le recyclage des déchets depuis six ans. Intéressée par la « réutilisation des déchets » elle explique avoir eu l’idée de fonder WeCyclers pour mettre son expérience et son savoir-faire au service de son pays. Son entreprise WeCyclers donne aux communautés à faible revenu dans les pays en développement une chance de tirer parti de la valeur des déchets et de nettoyer leurs quartiers grâce à un programme de recyclage basé sur des incitations.

    L’entrepreneure de 35 ans a eu un parcours universitaire riche. Diplômée en informatique et titulaire d’un Master of Business Administration (MBA) au Massachusetts Institute of Technology (MIT), elle a travaillé pendant cinq ans chez IBM comme ingénieure logiciel. Préoccupée par les conditions difficiles dans lesquelles vivent une bonne partie de ses compatriotes, elle a décidé de revenir au Nigéria en 2012.

    L’objectif de Bilikiss Adebiyi est de toujours recycler une grande quantité de déchets auprès de ces ménages tout en leur offrant des billets de tombola. L’entrepreneure incite les habitants à participer au recyclage des déchets. Les ménages collectent leurs déchets qu’ils mettent à la disposition de WeCycles. L’effort des habitants est récompensé en nature avec des produits alimentaires ou d’autres biens. Certains ménagent peuvent aussi bénéficier de temps de communication gratuits sur leur téléphone.

    Avec une centaine d’employés qui se déplacent dans Lagos à vélo pour collecter les déchets, Bilikiss Adebiyi ambitionne construire au Nigéria un grand réseau de recyclage. Selon l’entrepreneure, ce sera aussi un moyen de changer le comportement « environnemental » des populations et de participer aussi à la lutte contre le chômage de masse.

    Image result for Bilikiss Adebiyi

  • Ghana: une école remporte un trophée mondial de robotique

    Ghana: une école remporte un trophée mondial de robotique

    Au Ghana, Opoku Ware School a fait la fierté du pays en remportant le premier prix du Global Innovative Award, un championnat du monde de robotique, compétition qui s’est tenue dans le Michigan au cours du week-end passé.

    Le Ghana s’offre de plus en plus une place de choix en technologie, non seulement en Afrique, mais désormais dans le monde. En témoigne cette victoire d’une école ghanéenne au Global Innovative Award, une compétition mondiale de robotique tenue chaque année dans le Michigan aux États-Unis.

    Opoku Ware School, un lycée basé à Kumasi a battu tous les autres établissements venus des 4 coins du monde, notamment du Pakistan, de l’Inde, de la Chine, de l’Europe et/ou encore des États-Unis.

    Les champions émergents, OWASS, comme on les appelle, devraient apporter le trophée en Afrique, au Ghana en plus des nombreux trophées individuels qu’ils ont remportés lors de l’événement. L’équipe comprenait 5 étudiants et un entraîneur ainsi qu’un contingent de Old Boys passionné aux États-Unis.

    Toutefois, ce n’est pas la première fois que le Ghana se fait célébrer dans cette compétition. Puisqu’en 2016, le trophée revenait à Prempeh College, une autre école ghanéenne basée à Kumasi.