Catégorie : Société

  • Baobab+, la startup veut offrir  des tablettes éducatives à 15000 foyers africains

    Baobab+, la startup veut offrir  des tablettes éducatives à 15000 foyers africains

    Fondée par l’entrepreneur Alexandre Coster, cette startup s’est positionnée dans les secteurs énergétique et éducatif en Afrique. Outre le Madagascar, c’est surtout à l’Afrique de l’Ouest que Baobab+ consacre ses activités. La startup s’est inscrite dans une dynamique de développement du continent en vendant à un prix réduit des kits solaires et des tablettes éducatives.

    En Afrique de l’Ouest, les pays comme le Mali, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire sont les pays ciblés par Baobab+. La startup est soutenue par le groupe Microcred. La politique de ventre de Baobab+ donne la possibilité aux populations de payer progressivement durant l’utilisation de leurs kits solaires ou de leurs tablettes éducatives.

    Alexandre Coster explique que l’objectif de la startup est de mettre à disposition de milliers de foyers ses produits. Le responsable de la startup affirme que chaque fois que le client paye, le système se débloque pour le nombre de jours payés et permet de devenir propriétaire de son kit à moyen terme, une fois la somme totale atteinte.

    Selon lui, dès que le client termine son payement il est éligible pour chez Microcred qui lui accorde un crédit pour l’achat de sa tablette. Autre avantage, c’est que les populations peuvent recharger les tablettes éducatives grâce à leurs kits solaires.

  • Nigeria: Aajoh, un algorithme pour diagnostiquer des maladies

    Nigeria: Aajoh, un algorithme pour diagnostiquer des maladies

    Le lancement de la startup Aajoh qui s’est positionnée dans le secteur de la santé devrait être une grande innovation au Nigéria. Aajoh mise sur la technologie pour offrir des services de santé publique. La startup qui a démarré ses activités en début d’année a lancé une application dans ce cadre. Cette application est capable d’utiliser de l’intelligence artificielle pour diagnostiquer des maladies.

    Aajoh a été fondé par cinq jeunes entrepreneurs. Il s’agit de Zuby Onwuta, Charles Ademola, Ike Ilochonwu, Vikas Ramachandra et Simi Adejumo. Ces derniers affirment que la startup est capable de venir en aide à des patients qui se trouvent même dans des endroits reculés. Pour cela, il suffit tout simplement que le malade décrive les symptômes qu’il ressent. Il peut tout expliquer dans un message audio que le médecin peut écouter. À distance, l’application Aajoh peut alors établir le diagnostic en fonction des informations fournies par le malade.

    Simi Adejumo explique que l’application est test auprès de quelques personnes. Aajoh va également être testée par des pharmacies pour confirmer son bon fonctionnement. L’étape suivante consistera à développer l’application pour répondre à la demande sur le terrain. Les cinq entrepreneurs estiment que Aajoh devrait contribuer au désengorgement des hôpitaux pour des services de consultation. L’application va également permettre à des patients d’être pris en charge rapidement, quel que soit le lieu où ils habitent.

  • Afrique du Sud : la startup Uthini promeut l’apprentissage des langues locales

    Afrique du Sud : la startup Uthini promeut l’apprentissage des langues locales

    Pour les professionnels occupés, mais ayant besoin d’apprendre et de parler une langue locale, les options sont limitées. En Afrique du Sud, la ed-tech startup Uthini propose une solution.

    Lancé  en 2016, Uthini est une plateforme d’apprentissage des langues de personne à personne (P2P) qui relie les locuteurs de langue maternelle aux étudiants, en utilisant un parcours d’apprentissage structuré.

    Le processus d’apprentissage est pris en charge par la technologie chatbot, que le locuteur de la première langue utilise comme outil pour fournir un apprentissage des langues pratique et personnalisé aux élèves.

    Uthini a déjà commencé à offrir un programme de langue Zulu aux étudiants de troisième et quatrième année de médecine de l’Université de Witwatersrand, basée à Johannesburg. Cela a commencé en fin de février de cette année et durera huit mois. Environ 550 étudiants participent actuellement au programme, dispensé par plus de 65 tuteurs en langue zulu, dont la majorité est composée d’étudiants universitaires. Uthini propose également au grand public quelques notions en xhosa, une offre basée sur l’abonnement.

    Apprendre et connecter

    Uthini – qui est un mot zoulou et xhosa signifiant «que dites-vous?» – aide à connecter et à réconcilier les Sud-Africains tout en permettant aux locuteurs de langue maternelle indigène de gagner de l’argent et de bénéficier économiquement de leurs connaissances linguistiques.

    Uthini est née après que les co-fondateurs Miguel Da Costa et Thomas Wrigley se sont demandé comment ils pourraient avoir un impact significatif sur l’Afrique du Sud.

    « Nous nous concentrons sur les langues indigènes sud-africaines, qui sont parlées par la majorité de la population, mais qui ont été marginalisées et leurs locuteurs économiquement défavorisés, avec l’anglais comme langue dominante dans les sphères commerciales et autres » confie-t-il Miguel Da Costa. Celui-ci fait la limite des tutorats basés sur le chat vidéo comme Verbling, qui sont, selon lui, un peu moins chère et plus pratique, dit-il, mais manquent de structure de cours et requièrent encore de gros morceaux de temps, une connexion Internet haut débit et du matériel haut de gamme sans  aucune interaction humaine ou occasion d’utiliser réellement la langue.

    Uthini, cependant, fournit la commodité et l’accessibilité des applications, la structure et un niveau élevé d’interaction interpersonnelle individualisée des cours. Cette solution peut aussi maintenir le contrôle sur la qualité du contenu du cours, surveiller la qualité des commentaires fournis et élargir le bassin de facilitateurs.

    Selon Da Costa, cela rend l’apprentissage des langues efficace et de hautes qualités beaucoup plus accessible et plus abordable que jamais.

    La start-up, autofinancée jusqu’à sa sélection pour migrer vers l’incubateur Injini ed-tech du Cap à la fin de l’année dernière, facture aux établissements ou utilisateurs individuels un abonnement qui leur donne 12 leçons par mois.

    Dans les mois à venir, la startup veut s’étendre au Kenya pour faire apprendre le Swahili.

  • Afrique du Sud : Vula Mobile, la startup d’e-santé qui séduit

    Afrique du Sud : Vula Mobile, la startup d’e-santé qui séduit

    Lancé en juillet 2014, la startup d’e-santé en Afrique du Sud Vula Mobile a plus que doublé sa base d’utilisateurs en 2017 en élargissant son offre, tout en augmentant de manière significative le nombre de patients qu’elle servait. Succès.

    Vula Mobile a initialement permis aux agents de santé de recueillir des informations de base sur les patients, de prendre des photos, de faire un test oculaire et de capturer un bref historique médical avant de l’envoyer directement à un spécialiste.

    Les agents de santé peuvent demander conseil sur une plate-forme de messagerie dédiée, et décider du meilleur traitement pour le patient. En regardant ce qu’il décrit comme « l’énorme potentiel » du marché mondial de la santé mobile, la startup a étendu son offre à d’autres domaines de la santé au cours des derniers mois. Ce qui a permis à la startup d’enregistrer une croissance importante en 2017, faisant plus que doubler le nombre d’agents de santé enregistrés, passant de 1 775 il y a un an à 4000 actuellement.

    La microentreprise, qui mesure son impact en termes de patients aidés par trimestre, a connu une augmentation de 250% à cet égard l’année dernière, avec 5 888 patients au dernier trimestre de 2017, contre 2 397 patients sur la même période en 2016.

    « Au-delà de l’impact sur les soins individuels des patients, Vula a été reconnu comme un outil de formation expérientiel. Les agents de santé primaires apprennent au cas par cas comment gérer les conditions avec des conseils spécialisés » a déclaré la start-up.

    D’ailleurs, l’université de Pretoria et les départements de médecine familiale de l’Université du KwaZulu-Natal utilisent Vula pour surveiller et former à distance leurs étudiants associés en médecine et en clinique, à en croire les promoteurs de la startup.

    Pendant ce temps, la recherche d’impact de Stellenbosch Orthopedics sur l’impact de Vula a révélé que 33% des références Vula étaient gérées en donnant au médecin des conseils sur la façon d’administrer l’urgence au centre de santé primaire. Cela signifie que moins de patients ont dû être transportés pour obtenir des soins de santé spécialisés.

    Vula Mobile est maintenant utilisé pour les références orthopédiques dans les hôpitaux de Kimberley, Johannesburg, Pietermaritzburg, East London, Bloemfontein et Port Elizabeth.

  • Au Kenya, Usalama permet d’envoyer un signal en cas de danger

    Au Kenya, Usalama permet d’envoyer un signal en cas de danger

    Au Kenya, la startup Usalama veut relier les utilisateurs aux fournisseurs de services d’urgence via le mobile, tout en fournissant un accès aux données en temps réel sur un centre de réponse en ligne.

    La plateforme Usalama est composée de trois éléments interconnectés: une application mobile pour l’utilisateur final reliée au centre de réponse en ligne pour les fournisseurs d’urgence, qui est à son tour est associé à une plateforme pour leurs agents sur le terrain.

    En cas de détresse, les utilisateurs secouent simplement leur téléphone pour ouvrir l’application ou appuyez longuement sur le volume pour déclencher l’alerte. Cette notification contient les coordonnées GPS exactes de l’utilisateur, son nom, son numéro de téléphone et d’autres données.

    L’appel de détresse est envoyé au plus proche parent de l’utilisateur et au centre de réponse en ligne du fournisseur d’urgence. Le fournisseur de services le transmet à son application, l’agent destinataire pouvant alors répondre.

    « Nous nous concentrons sur quatre types d’urgences: les urgences médicales, les urgences de sécurité, les secours en bordure de route et la violence sexiste » confie Edwin Inganji, fondateur de la startup.

    L’idée d’Usalama est née en 2012. Edwin Inganji était un étudiant de première année à l’Université Strathmore à Nairobi quand il fut agressé dans la rue par des gens armés.

    « Au Kenya, le système d’urgence 911 a été négligé et n’est pas fonctionnel. Les méthodes actuelles d’accès aux situations d’urgence sont lentes, lourdes et inefficaces, tandis que les prestataires de services d’urgence sont mal reliés aux personnes en détresse, ce qui entraîne des réponses lentes, des blessures aggravées et, dans certains cas, la mort » pense le jeune kenyan.

    Usalama a été créé pour résoudre ce problème, avec la première version de l’application lancée en août 2017.

    Jusqu’ici autofinancée, la startup génère des revenus en facturant les fournisseurs de services d’urgence mensuellement pour l’utilisation de sa plateforme. Actuellement, il a 5000 téléchargements actifs.

    Désormais, Edwin Inganji veut ajouter des services d’urgence gouvernementaux sur la plateforme pour étendre la portée de Usalama et assurer des services d’urgence efficaces à tous les utilisateurs, au simple toucher d’un bouton.

  • Au Bénin, des entrepreneurs transforment la jacinthe d’eau en dépolluant

    Au Bénin, des entrepreneurs transforment la jacinthe d’eau en dépolluant

    Les activités de cette startup béninoise sont appréciées par les habitants du nord du pays. Ces derniers qui sont en grande partie des pêcheurs estiment que Green Kepper Africa leur a permis de se débarrasser de la jacinthe d’eau, une plante invasive qui ne leur permet plus de pêcher des poissons. La startup a en effet trouvé le moyen de tirer profit de la jacinthe d’eau. Cette plante est désormais ramassée et séchée. Green Keeper Africa transforme la jacinthe d’eau en un produit dépolluant.

    A la tête de cette startup, deux entrepreneurs. Ingénieurs de formation, ils peuvent ramasser des kilogrammes de jacinthe d’eau par jour. Ils se réjouissent d’avoir trouvé un moyen pour tirer profit de cette plante invasive. Depuis sa création, la startup dispose d’une quinzaine d’employés. Pour développer Green Keeper Africa, les deux entrepreneurs ont tissé des partenariats avec des entreprises pétrolières. Ils leur offrent des gammes de produits dépolluants.

    Les deux responsables de Green Keeper Africa expliquent que la jacinthe mélangée avec de l’hydrocarbure est un bon combustible. La startup dispose également d’une clientèle dans le secteur de BTP. D’ici 2020, Green Keeper Africa espère conquérir de nouveaux clients dans la sous-région ouest-africaine, notamment en Côte d’Ivoire, au Togo ou encore au Nigéria.

  • Mali: Lenali, le concurrent de Facebook [en langues locales] est né

    Mamadou Gouro Sidibé a choisi de créer un réseau social pour ses compatriotes. Cet entrepreneur malien a fait des études à l’étranger. Il explique avoir bénéficié d’une bourse d’études qui lui a permis de faire des études à Saint-Pétersbourg et Paris. L’entrepreneur a surtout travaillé pour le CNRS en France.

    Lorsqu’il est rentré au Mali, il a décidé de créer Lenali, un réseau social destiné aux personnes illettrées. Ces dernières qui ne maîtrisent par le français, peuvent utiliser Lenali basé essentiellement sur des langues comme le bambara, le soninké, le songhay, le mooré ou encore le wolof.

    Il s’agit en effet d’une application qui permet directement aux utilisateurs d’avoir accès à différentes fonctionnalités grâce à la voix. Les utilisateurs peuvent faire des appels, envoyer des messages vocaux dans les différentes langues ou encore publier des photos.

    En plus de Lenali, Mamadou Gouro Sidibé travaille depuis quatre ans sur la mise en place de services de messagerie et de voix sur internet. Son ambition est de concurrencer les grands services étrangers en proposant aux usagers africains des produits conçus par un Africain.

    Depuis son lancement il y a plus d’un an, Lenali a été téléchargé plus de 20000 fois. L’entrepreneur s’emploie à faire connaître davantage son application. Mamadou Gouro Sidibé peut aussi compter sur des organisations du pays qui envisage opter pour Lenali dans le cadre de leurs différentes campagnes de sensibilisation.

  • Au Cameroun, Eloi Monkam, 29 ans, rapproche le médecin des patients

    Au Cameroun, Eloi Monkam, 29 ans, rapproche le médecin des patients

    Eloi Hermann Monkam a misé sur ses compétences en informatique et en médecine pour innover. Titulaire d’une licence en informatique, l’ancien étudiant de la faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Douala est aujourd’hui docteur.

    À moins de trente ans, le Camerounais dirige depuis janvier 2017 MH-OR, son entreprise qui s’est spécialisée dans le domaine de la télémédecine. L’homme explique avoir toujours voulu entreprendre. Il s’agit selon lui de montrer aux jeunes de sa génération l’importance pour eux de développer leur esprit créatif. Eloi Hermann Monkam est lui guider par la volonté de contribuer au développement de son continent.

    Celui qui confie être passionné par l’écriture a publié aux éditions Edilivre l’ouvrage « Le Modificateur d’Avenir ». Le Camerounais aime également le design, la méditation et passe ses journées à consulter des patients au centre médical de Logpom-Douala. Il y a un an, Eloi Hermann Monkam a lancé une application télémédicale dénommée Théa (That Health again). L’application permet à tout patient quelle que soit sa position géographique de discuter en ligne gratuitement et en temps réel avec un médecin.

    Améliorer la qualité des soins

    À ce jour, la startup d’Eloi Hermann Monkam compte 30 médecins et 4 pharmaciens venant de 5 pays d’Afrique (Burkina Faso, Cameroun, Mali, Benin, Sénégal). MH-OR dispose également de deux laborantins, deux informaticiens et trois assistantes en ligne.

    Depuis avril 2017, Thea compte près de 30 000 visiteurs et 6500 patients réguliers provenant de différents pays d’Afrique, notamment du Togo, Côte d’Ivoire, Mali, Bénin,  Cameroun, Botswana, Rwanda. Depuis son lancement, Thea offre ses services à des patients grâce à des efforts d’Eloi Hermann Monkam et son équipe. L’entrepreneur espère toutefois l’appui des investisseurs pour l’accompagner dans son initiative.

    Il envisage traduire son application dans d’autres langues comme l’arabe, le swahili ou le portugais. De nouvelles fonctionnalités vont aussi être ajoutées à l’application. Elles concernent des services de banques de sang et des Rendez-vous pour des examens physiques approfondis chez des spécialistes. Eloi Hermann Monkam espère aussi travailler en collaboration avec des médecins d’autres pays africains. Son objectif est de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins de santé sur le continent. Dans cinq ans, le responsable de Thea veut avoir 1 million de patients africains.

  • HydroIQ, la startup qui veut résoudre les problèmes d’eaux en Afrique

    HydroIQ, la startup qui veut résoudre les problèmes d’eaux en Afrique

    Afin de résoudre le problème de l’eau en Afrique, des startups technologiques interviennent pour numériser le système d’accessibilité et de facturation pour les consommateurs. Au rang de ces startups, HydroIQ.

    Selon les chiffres avancés par les Nations Unies, les deux tiers de la population mondiale pourraient vivre dans des conditions de stress hydrique d’ici 2025, et la majorité de ces personnes vivront en Afrique subsaharienne. La région africaine est déjà confrontée à des problèmes constants en raison de la pénurie d’eau qui, parfois, n’atteint jamais les consommateurs. En effet, environ 50 % de l’eau fournie par les services publics sur le continent est perdu avant d’atteindre le consommateur, à cause d’un réseau de distribution inefficace et mal géré. Pour ne rien arranger, le coût des pertes d’eau est supporté par les consommateurs.

    Afin de pallier ces manquements, la startup HydroIQ veut rendre l’eau plus accessible aux populations africaines grâce à la technologie. Propulsée par trois technologies majeures, la startup kenyane de surveillance de l’eau s’appuie sur l’internet des objets, l’analyse de données et l’automatisation des paiements.

    Désignée première startup africaine de 2018 par Startup.info, HydroIQ est également la première opératrice de réseau d’eau virtuelle au monde. La société a été fondée par deux entrepreneurs, Brian Bosire et Victor Shikoli, qui sont déterminés à révolutionner l’accès et la distribution de l’eau en Afrique.

    Fonctionnement

    HydroIQ fonctionne en utilisant un dispositif intelligent de mesure qui, lorsqu’il est branché sur le réseau d’approvisionnement en eau existant, peut transformer le système d’eau traditionnel en un réseau d’eau intelligent.

    Il peut être installé dans les foyers pour suivre la consommation en temps réel. De cette façon, les consommateurs ne paient que ce qu’ils utilisent. Avec une base de répartition alimentée en argent mobile, le paiement pour la consommation est également numérisé et rendu facile. Des avantages supplémentaires permettent aux consommateurs de recevoir des notifications lorsque l’eau est faible. La détection de fuite en temps réel envoie des alertes pour une détection précoce et une action rapide.

    Selon des sources, jusqu’à 45 % des revenus sont perdus en raison du manque d’infrastructures et de systèmes de paiement des factures. Avec HydroIQ, de tels obstacles seront être surmontés.

    Par ailleurs, la startup entend résoudre le problème de l’eau en Afrique en rendant son modèle économique durable, évolutif et adaptable grâce à l’utilisation des technologies numériques. En se concentrant à fournir aux consommateurs africains la facilité et la commodité de payer pour ce qu’ils utilisent, le processus numérisé réduira davantage les coûts initiaux pour les consommateurs, en fournissant une valeur standard élevée à ses clients, à en croire les porteurs du projet.

    Cette année, HydroIQ compte installer des compteurs dans 1 500 foyers et entend élargir et développer les connaissances du marché pour répondre aux besoins des consommateurs. Avec un objectif d’atteindre 34 000 foyers d’ici 2019, il devrait couvrir plus de 300 000 dans les cinq prochaines années.

  • Rwanda: la startup Kasha contrôle la  santé reproductive des femmes

    Rwanda: la startup Kasha contrôle la  santé reproductive des femmes

    En Afrique, une femme qui achète des contraceptifs ou des préservatifs est très susceptible d’attirer des regards curieux et inconfortables, pourtant conseillés pour « contrôler » la forte natalité sur le continent.

    La perception et l’attitude du public vis-à-vis des femmes qui achètent des services de santé reproductive pourraient les intimider et entraîner des conséquences telles que les grossesses non désirées et les maladies sexuellement transmissibles, entre autres.

    Cependant, au Rwanda, une start-up technologique locale a mis en place une plateforme de commerce électronique pour permettre aux femmes d’accéder aux produits et aux informations sur les soins de santé. La startup Kasha, qui existe depuis bientôt deux ans, a permis à des milliers de femmes d’accéder à une gamme de produits de santé pour femmes garantissant la confidentialité et la qualité.

    Selon Joanna Bichsel, cofondatrice et PDG de la startup, Kasha existe parce que les femmes sont la plus grande opportunité d’affaires et la façon dont les femmes accèdent aux produits de santé est une expérience inconfortable et embarrassante. « La technologie peut permettre un accès confidentiel à des produits de santé pour femmes à grande échelle », a-t-elle déclaré.  Avec l’émergence du commerce électronique en Afrique de l’Est, Joanna Bichsel et l’autre cofondatrice, Amanda Arch, ont pris le temps de comprendre les difficultés rencontrées par une partie des femmes rwandaises qui accèdent aux produits de santé. Les deux, anciennes employées de Microsoft, ont déménagé au Rwanda après s’être senties frustrées par le fait que les innovations technologiques vitales qu’ils avaient vues se dérouler sur la scène technologique de Seattle n’atteignaient pas le monde en développement

    jusqu’à présent, la startup a pu mobiliser environ 1,5 million de dollars en capitaux leur permettant d’établir une présence dans le pays avec une équipe composée de 20 personnes.

    Efficacité

    Image result for Rwanda: la startup Kasha

    Simple plateforme web au départ, la startup dispose désormais d’une application  afin d’avoir une hotline dédiée, une plateforme WhatsApp, une application et un USSD pour les clients sans accès à internet et smartphones. Cette dernière option est d’ailleurs jusqu’aujourd’hui la plus utilisée, avec près de 10 000 ventes rien que par le USSD.

    De leurs ventes jusqu’à présent, environ 30 % sont dans les zones rurales avec de bas salaires, 50 % sont des personnes à revenu moyen et environ 20 % sont des professionnels.

    S’il est vrai que le défi commun entre les plateformes de commerce électronique à travers le monde est que leurs produits ont souvent un prix de marge élevé alors qu’ils tentent de réaliser un bénéfice, Kasha fait les choses autrement. La startup a relevé le défi en nouant des partenariats stratégiques avec des fournisseurs et des distributeurs en leur accordant des prix de volume. De cette façon, ils vendent les produits au même prix que les détaillants avec la commodité de la livraison et la confidentialité. L’entreprise a également un modèle d’affaires en collaboration avec des fabricants tels que Unilever ayant en outre des produits moins chers. « Nous avons construit notre modèle d’affaires pour garder nos produits vraiment abordables. La plupart d’entre eux sont des produits de base, donc vous ne pouvez pas avoir une marge élevée », a déclaré Bichsel.

    L’entreprise a également travaillé sur différents modèles de livraison pour les produits en fonction de ce que l’acheteur peut se permettre. Dans certains cas, ils ont des livraisons de porte-à-porte, alors que dans d’autres, ils ont des points de livraison près de l’emplacement des clients.

    La hotline fournit également des informations aux utilisateurs, y compris une option de consultation par téléphone avec un professionnel de la santé sur des produits tels que la régulation des naissances et les méthodes de planification familiale.

    Leur approche leur a valu des partenariats avec le ministère de la Santé pour améliorer l’accès à des services tels que la santé reproductive dans les zones rurales et les endroits les moins bien desservis.

    L’entreprise cherche actuellement à s’étendre et couvrir totalement Kigali. Avec l’adoption actuelle, la startup va également conquérir le marché kenyan avant la fin de cette année.